Veille ufologique américaine
j ai trouvé aussi ça :http://www.almaleh.com/voynichf.htm
Travail de prédécesseursLa littérature qui détaille les tenants et aboutissants du manuscrit est relativement peu abondante, y compris dans le milieu scientifique. Pour certains, l’explication est que le manuscrit ne fait pas partie du programme de recherche d’un organisme gouvernemental ou universitaire, et ainsi, sans moyens financiers importants (temps-homme, ordinateurs, recherches en réseaux….), seuls les « amateurs » éclairés et passionnés continuent la recherche. Le manuscrit est dans le milieu scientifique une forte coloration alchimique, et donc se trouve à l’écart de recherches fondamentales ou technologiques. Mais il y a un fait objectif en matière scientifique, c’est non pas le déchiffrement de symboles alchimiques, avec un possible langage ésotérique, mais le déchiffrement d’un nombre important de feuillets d’une écriture dont nous ne connaissons pas le sens littéral.Les diverses tentatives de déchiffrement évoqués dans les pages précédentes sont le travail d’individualité, de chercheurs… dont les conclusions écrites sont peu nombreuses. Nous laisserons de côté le travail contesté maintenant par tous de Newbold, et nous détaillerons trois documents : - Les Livres Maudits, de Jacques Bergier. Si l’auteur est la référence française en alchimie, mystique, histoire et mythologie égyptienne, rosicrucienne, franc-maçonne, aux côtés de L. Pauwels, il a été aussi un scientifique à ses débuts (même si l’on peut aisément conjuguer et marier la pensée scientifique et la pensée religieuse, ou idéologique). Le livre date de 1971, et présente un peu plus d’un dizaine de livres qui à travers les siècles ont été victimes de la censure politique ou religieuse, bien au delà des « simples » autodafés, anciens ou plus récents (ceux notamment de la Seconde Guerre mondiale). J. Bergier présente, sous un côté objectif, l’histoire de ces livres, et des conspirations attachées à leur destruction. Nous aurions pu prétendre à creuser le chapitre de 13 pages sur le Manuscrit Voynich si le reste de son récit était objectif, ou du moins le plus possible, et historique, dans les limites que nous impose l’Histoire. Or, J. Bergier a une trame tout au long de ses explications : il y a une conspiration historique et mondiale qu’il dénomme « les hommes en noir », ceux-ci étant chargés de détruire tout ce qui pourrait se réléver dangereux pour le monde, l’humanité, la vérité, et la croyance en Dieu. Ils seraient une « Saint alliance contre le savoir ». Si sa pensée, ses recherches historiques étaient bien construites, nous aurions pu creuser donc la piste qu’il développe. Mais dans certaines chapitres, nous pouvons lire des phrases du genre « j’aurai tendance à prendre Dee (John) à la lettre et à penser que par auto-hypnose produite par son miroir, ou par d’autres manipulations, il a réussi à franchir une barrière entre les planètes ou entre les dimensions », ou bien « …, ce qui ne ressemble à aucune langue connue (langue enochienne). Il paraît sue si on prononce correctement ce rituel, on est entouré par un ellipsoide d’invisibilité à une distance de 45 centimètres du corps. Je n’y vois pas d’objection ». L’hypothèse de J. Bergier sur le manuscrit est que la tentative de déchiffrement est passée par l’envoi de clichés photographiques dudit manuscrit à des scientifiques, et que les « hommes en noir », n’ont pas eu la puissance nécessaire pour éviter la propagation des photos, et ainsi auraient contraints Newbold à produire une traduction volontairement erronnée. Il conclut en disant que Newbold est mort de manière naturelle, ce qui tranche d’ailleurs avec tous les autres exemples qu’il prend, où forcément chacun décède par d’étranges moyens ou de mystérieuses façons.- MS Voynich, an elegant enigma, de M.E. d’Imperio, de 1976. Ce livre, disponible aux éditions Aegean Park Press (USA), reste le plus complet, en 123 pages. C’est un ouvrage de compilation d’idées, de significations, de présentations de tout ce que l’on sait sur le manuscrit, sans que l’auteur tente d’y apporter ses lumières, ou sa vision du manuscrit. Il nous paraît objectif car le plus complet possible. Sa conclusion est « quelques suggestions pour des recherches ultérieures » développées en 5 points sur deux courtes pages :- examen scientifique du matériau afin de procéder à des comparaisons par rapport à d’autres manuscrits historiquement authentifiés- en savoir plus sur l’histoire du manuscrit en cherchant dans les archives, correspondances…- recherches collatérales en alchimie, médecine, cryptographie au moyen-age- saisir l’ensemble du texte en informatique, soit 250.000 caractères afin d’améliorer les chances de déchiffrement- démarche globale du texte et des dessins, avec une approche regroupant les efforts de recherche de plusieurs scientifiques entre eux.- La thèse de plus de 500 pages, d’Antoine Casanova, qui était un temps disponible sur internet. Cette étude est par certains égards remarquable. Elle est très quantitative, et cryptographique, ce qui paraît normal eu égard à la formation informatique de l’auteur. Il centre sa brillante étude sur le déchiffrement, avec des hypothèses, des moyens bien construits, réfléchis et ordonnés, digne d’une belle démarche scientifique. A ceci près, qu’il s’abstient de toute réflexion historique, artistique… pour affiner son étude. Les hypothèses prises pour comparer l’entropie du manuscrit à d’autres langues ou livres sont plus de l’ordre de la théorie que de la pratique. La théorie dans son cas a été de prendre différentes langues et différents livres de comparaison sans lien possible avec le manuscrit. La pratique aurait pu permettre de prendre des textes latins, tchèques, polonais… et des livres de cette langue et de cette époque pour tenter des comparaisons les plus pertinentes possibles
Bonjour Là et Demain,Histoire de lancer le pavé dans la marre : est-ce que justement ce style n'est pas nécessaire pour donner volontairement un aspect de bizarrerie ?Evidemment, je suis influencé dans cette suggestion par ma propre opinion sur les dessins 'ummites' et sur le manuscrit de Voynich... Ils sont l'un comme l'autre très douteux à mes yeux.Pour répondre à ta question, je suis assez d'accord avec les qualificatifs de "petit" et "caché", et j'ajouterai : "non structuré", "non linéaire". Cela m'évoque aussi les théories compliquées des société secrètes ( comme les rosicruciens par exemple ) où l'on peut retrouver un mélange hétéroclite de notions de différents âges, différentes cultures...