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Auteur Sujet: le manuscrit Voynich  (Lu 5623 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

herveboy

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le manuscrit Voynich
« le: 07 Novembre 2009 à 16:30:36 »

ceci n'est pas un conseil de lecture puisque jusqu'ici personne n'a pu traduire ni comprendre ce manuscrit si improbable et dont nul n'a su dater sa création et donner un nom à son auteur.


                                                      ---  ///////////////// ---


Le manuscrit Voynich apparaît le 19 août 1666, lorsque le recteur de l'Université de Prague, Joannes Marcus Marci, l'envoie au célèbre jésuite Athanase Kircher qui était entre autres choses spécialiste de cryptographie. Il se présente comme un octavo de 15 cm sur 27, la couverture manque et selon la pagination, vingt-huit pages sont perdues. Le texte est enluminé de bleu, de jaune, de rouge, de brun et de vert. Les dessins représentent des femmes nues de petite taille, des diagrammes (astronomiques?) et environ quatre cents plantes imaginaires.

L'écriture semble une écriture médiévale tout à fait courante. L'examen graphologique permet de conclure que le scribe connaissait la langue qu'il utilisait: il a copié d'une façon cursive et non pas lettre par lettre. Le chiffre employé paraît simple, mais personne n'arrive à le résoudre. En 1912, un libraire appelé Wilfred Voynich achète le manuscrit à l'école jésuite de Mondragone, à Frascati, en Italie. Il le ramène aux États-Unis, où de nombreux spécialistes se mettent à la tâche, dont les célèbres cryptanalystes Newbold et Friedman. Le manuscrit est maintenant propriété de l'Université de Yale et disponible en ligne sur http://highway49.library.yale.edu/.


Le mystère du manuscrit de Voynich
Pour la Science no 323, Septembre 2004
Gordon Rugg est professeur au Département de mathématiques et d'informatique de l'Université de Keele, en Angleterre, et rédacteur en chef de la revue Expert Systems.



Une nouvelle analyse d'un document médiéval énigmatique suggère qu'il ne contient que des suites de mots dépourvues de sens.
En 1912, Wilfrid Voynich, un libraire américain spécialiste de livres rares, fit la découverte de sa vie dans la bibliothèque de la Villa Mandragone près de Rome: un manuscrit de quelque 230 pages écrit en caractères étranges et illustré de surprenants dessins de plantes, de sphères célestes et de baigneuses. À première vue, le manuscrit ressemblait à un manuel d'alchimiste ou d'herboriste, mais il était entièrement codé. Certains détails des illustrations suggéraient que l'ouvrage avait été rédigé entre 1470 et 1500, et une lettre du XVIIe siècle jointe au manuscrit indiquait qu'il avait été acheté en 1586 par l'Empereur Rodolphe II. Le manuscrit avait ensuite disparu jusqu'à ce que Voynich le redécouvre.
Voynich a demandé aux meilleurs cryptographes de l'époque de décoder les caractères étranges, qui ne correspondent à aucune écriture connue. Cependant, après 90 années d'efforts, personne n'a été capable de déchiffrer le manuscrit, et sa nature comme son origine restent un mystère. Devant ces échecs répétés, on a commencé à douter de l'existence d'un message à déchiffrer: le manuscrit de Voynich est peut-être un canular sophistiqué dépourvu de sens.
Comment un mystificateur aurait-il pu concevoir 230 pages présentant tant de régularités dans la structure et la répartition des mots? Le manuscrit de Voynich semble trop compliqué pour n'être qu'un assemblage de mots incohérent. J'ai toutefois découvert que l'on peut reproduire bon nombre de ses caractéristiques à l'aide d'un outil de codage simple qui existait au XVIe siècle. Le texte engendré grâce à cette technique ne peut évidemment avoir de sens, mais il ressemble pourtant étrangement au manuscrit original. Ce résultat ne prouve pas que le manuscrit de Voynich soit une mystification, mais il renforce la théorie selon laquelle un aventurier anglais du nom d'Edward Kelley aurait fabriqué le document pour escroquer Rodolphe II. L'empereur aurait acheté l'oeuvre 600 ducats, soit près de 50 000 euros actuels.
La première tentative de décryptage du manuscrit de Voynich à l'époque moderne date de 1921. William Newbold, un professeur de philosophie de l'Université de Pennsylvanie, a remarqué que chaque caractère de l'écriture du manuscrit, souvent appelée « voyniche », présentait de minuscules traits visibles au microscope. Selon lui, ces traits étaient des coups de plume et formaient une sténographie grecque ancienne. En interprétant ce code, Newbold a prétendu que le manuscrit de Voynich avait été écrit par le philosophe du XIIIe siècle Roger Bacon. Quelques années plus tard, cependant, on s'est aperçu que les traits microscopiques n'étaient en fait que des craquelures naturelles de l'encre.

http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A1f4cfhRkPVKDwcBLgBjAQx.;_ylu=X3oDMTBybWpoN25zBHNlYwNzcgRwb3MDMgRjb2xvA2lyZAR2dGlkAw--/SIG=12hjel60o/EXP=1257693649/**http%3a//www.apprendre-en-ligne.net/crypto/mystere/voynich.html
edit : page d'accueil de yahoo

« Modifié: 01 Septembre 2010 à 00:15:47 par katchina »
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alice

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #1 le: 07 Novembre 2009 à 21:43:23 »

Dans cette radio, ils en ont parlé aussi:
http://www.exocet-raje.net/index.php?q=Voynich
c'est passionnant ces écrits.
Quelle serait ton hypothèse?
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"on est tous le con d'un autre"

herveboy

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #2 le: 07 Novembre 2009 à 22:18:20 »

c'est vrai que certains attribuent la paternité du manuscrit à Bacon, mais comment peuvent-ils en être sûrs, puisque que personne n'a pu à ce jour décrypter ces écrits hermétiques. Je suis en train de lire un magazine dans lequel un auteur prétend connaître les grandes lignes de la teneur de ce manuscrit, mais c'est une tentative parmi d'autres. Ce qui en découle toutefois c'est que l'auteur, ou plutôt les auteurs qui auraient été au nombre de huit, ont des connaissances en langues anciennes, dont le vieux "haut" Allemand, en astronomie, et ont manié la plume avec une dextérité sans égal, car les mots sont rédigés avec une assurance que dénote le fait qu'ils ne sont pas des associations de lettres.
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House

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #3 le: 07 Novembre 2009 à 23:44:31 »

un herbier extraterrestre ?
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herveboy

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #4 le: 09 Novembre 2009 à 10:15:11 »

il est vrai aussi que les plantes ne correspondent à rien de connu.
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bruss

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #5 le: 09 Novembre 2009 à 17:24:13 »

j ai trouvé aussi ça :
http://www.almaleh.com/voynichf.htm lien mort
« Modifié: 12 Avril 2012 à 09:22:53 par Diouf »
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Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut - Cicéron

djshotam

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #6 le: 09 Novembre 2009 à 19:12:33 »

Bonjour,
 
la première fois que j en ai entendu parler c'était par l intermédiaire d un jeu video dans la série les chevaliers de baphomet.
 
il y a dans l histoire des artefacts dont n ignore de quand, ou bien de ou ils proviennent.
il a aussi la carte de piri reis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_de_Piri_Reis
 
Dans la mediathèque de mon village, j ai vu cet après midi justment qu il y aurait un ouvrage traitant de ce fameux manuscrit.
 
j essaierai de l emprunter pour me renseigner et informer ce forum
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Cordialement,
djshotam



contre la peur, il vous faut une arme, et l'humour en est une.

herveboy

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #7 le: 09 Novembre 2009 à 21:19:36 »

tu vois bruss, le site que tu as trouvé sur le manuscrit Voynich est un des exemples mêmes qui démontrent la pluralité des origines prétendues à cet ouvrage, et qui s'essaie de lui trouver un auteur.

je cite: "Pour répondre aux nombreuses demandes, ce manuscrit est en fait l'oeuvre d'un sujet de Rodolphe II (... Prague dans les années 1580-1610), qui pour s'attirer les faveurs et grâces de l'Empereur, a présenté un livre décrivant la pierre philosophale, c'est à dire l'élixir de longue vie, à un empereur totalement crédule, curieux, et versé dans l'alchimie. En présentant ce traité, l'auteur du manuscrit s'assurait une protection réelle et forte, même vis à vis de l'Eglise. En effet, en éliminant l'auteur et/ou son oeuvre, Rodolphe aurait pris le risque de ne pas avoir enfin la pierre philosophale, son Graal."


Mais ce n'est pas si simple, si on fait des recherches sur divers moteurs de recherches ou à travers des lectures personnelles, on s'aperçoit qu'ils s'agit à chaque fois d'hypothèses ou de thèses gratuites. Toutefois, je te remercie pour avoir donné ce lien car le panorama des pages du manuscrit est sublime! Bien amicalement, Herveboy.
« Modifié: 15 Décembre 2009 à 21:59:52 par herveboy »
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ressac

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #8 le: 15 Décembre 2009 à 02:02:14 »

Intéressant!

Quelques articles sur le sujet :

Determining the Possibility of Deciphering an Unintelligible Text by Text Clustering: The Case of the Voynich Manuscript
-> http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=21886142 [cet article est en japonais!!]

The mystery of the Voynich manuscript
-> http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=15881857

Ces articles sont anglais mais peut-être peut-on les trouver en français.

Ah oui et j'oubliai :
Dans le catalogue de la blibliothèque "Orbis" de l'université de Yale où se trouve désormais le manuscrit :

http://orbis.library.yale.edu/cgi-bin/Pwebrecon.cgi?Search_Arg=voynich&SL=None&Search_Code=TALL&PID=YO70B_AumE4qIsKaHwbxGThwTt&SEQ=20091214200430&CNT=50&HIST=1

Et, oui, c'est de l'anglais, qu'est ce que j'y peux? Rien la preuve que j'aurais mieux fait d'aller me coucher au lieu de traînailler....


« Modifié: 15 Décembre 2009 à 08:20:21 par ressac »
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ressac

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Re : le manuscrit Voynich
« Réponse #9 le: 15 Décembre 2009 à 20:29:24 »

D'abord le suport, le manuscrit de Voynich, scanné (ou photographié je ne sais pas) sur le site de la bibliothèque Beinecke à l'université de Yale (personnellement je trouve que c'est une honte qu'ils conservent autant de pièces qui n'appartiennent pas à l'histoire de leur pays, c'est comme ce type qui a démanteler un cloître du Moyen Age pour le remanteler pierre par pierre sur un building à New York je crois bien... enfin cet exemple est loin d'être le pire, mais vous vous en doutez)

Donc le manuscrit :
http://beinecke.library.yale.edu/dl_crosscollex/SetsSearchExecXC.asp?srchtype=ITEM    lien mort

En 1999, Antoine Casanova a soutenu une thèse à l'université de Paris 8 dans le département Langage, Informatique, Technologie: http://voynich.free.fr/these.pdf  lien mort

page 29:
"14 novembre 1998 —Première édition
Introduction

     LE MANUSCRIT de Voynich est une énigme et notre intention est de la
résoudre. Nous n’avons pas la prétention d ‘apporter sa solution dans
notre présente étude mais nous désirons contribuer à son étude.
     Jusqu’alors, la seule étude universitaire du manuscrit de Voynich fut faite, en
1969 par Jeffrey KRISCHER, lors de son graduate study à l’université de
Harvard. Il l’intitula « The Voynich manuscript » ..."

Bibliographie: p. 317 à 324

Au bas de la page il est fait mention d'un projet à l'échelle européenne: l'Electronic Voynich Manuscrit Transcription (EVMT). En tapant le titre entier dans google on tombe d'abord sur... la thèse de Casanova

Bon biensûr, pour être comprise, cette étude demande des connaissances que pour la plupart nous n'avons pas, mais on peut toujours glaner des informations plus générales ici et là.

Le manuscrit a été édité en 2005 aux édition Jean-Claude Gawsewitch. La préface est de Pierre Barthélémy, "ingénieur de recherche au CNRS".

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/16796

Bon j'y vais sur la pointe des pieds avec ce sujet.

Il y a un article écrit par Gordon Rugg dans la revue Scientific American, juillet 2004, volume 291, n°1

L'article est paru dans la revue française Pour la Science, septembre 2004, n° 323
C'est l'article que j'ai cité dans sa version anglaise dans mon message précédent et que l'on peut commander ici -> http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=15881857 lien mort

Je suis tombée par wikipedia sur ce qui semble être la version française parue dans Pour la Science. J'ai le magazine avec moi, c'est la même traduction: http://apprendre-en-ligne.net/crypto/mystere/voynich.html

Parcontre il y a des éléments du texte original qui ne figurent dans la traduction comme:
-  il écrit que durant les années 1600, il semblerait que deux étudiants aient tenté de déchiffrer le manuscrit, avant que celui-ci ne disparaisse pendant près de 250 ans juqu'a son acquisition par Voynich.

- deux paragraphes ont sauté mais ils ne concernent pas directement le manuscrit. Rugg dit que ces recherches sur le manuscrit de Voynich pourrait permettre d'aider la recherche, notamment dans le domaine médical.

Quand il est dit "Le manuscrit de Voynich semble n'être à première vue ni un texte codé, ni un langage inconnu, ni une production aléatoire. " C'est l'inverse : "...the Voynich manuscript appeared to be either an extremely unusual code, a
strange unknown language or a sophisticated hoax...". En lisant l'article on se rend compte de toute façon que c'est une erreure. Il n'y a pas de négation ici. Et Rugg est plus spécifique quand il emploie le terme de "canular sophistiqué" (sophisticated hoax). Enfin...


Je vous enverrais bien l'article en version originale, mais la société Scientific American n'a pas l'air de plaisanter au sujet des droits d'auteur donc....

j ai trouvé aussi ça :
http://www.almaleh.com/voynichf.htm 


Il s'agit d'une étude de François Almaleh, ancien banquier, amateur d'art, bibliophile, il touche sa bille en infomatique.

on peut trouver le document en format pdf sur son site:
http://www.ms-voynich.com/livre.pdf  lien mort

P.72 à74

Citer
Travail de prédécesseurs

La littérature qui détaille les tenants et aboutissants du manuscrit est relativement peu abondante, y compris dans le milieu scientifique. Pour certains, l’explication est que le manuscrit ne fait pas partie du programme de recherche d’un organisme gouvernemental ou universitaire, et ainsi, sans moyens financiers importants (temps-homme, ordinateurs, recherches en réseaux….), seuls les « amateurs » éclairés et passionnés continuent la recherche. Le manuscrit est dans le milieu scientifique une forte coloration alchimique, et donc se trouve à l’écart de recherches fondamentales ou technologiques. Mais il y a un fait objectif en matière scientifique, c’est non pas le déchiffrement de symboles alchimiques, avec un possible langage ésotérique, mais le déchiffrement d’un nombre important de feuillets d’une écriture dont nous ne connaissons pas le sens littéral.

Les diverses tentatives de déchiffrement évoqués dans les pages précédentes sont le travail d’individualité, de chercheurs… dont les conclusions écrites sont peu nombreuses. Nous laisserons de côté le travail contesté maintenant par tous de Newbold, et nous détaillerons trois documents :

- Les Livres Maudits, de Jacques Bergier. Si l’auteur est la référence française en alchimie, mystique, histoire et mythologie égyptienne, rosicrucienne, franc-maçonne, aux côtés de L. Pauwels, il a été aussi un scientifique à ses débuts (même si l’on peut aisément conjuguer et marier la pensée scientifique et la pensée religieuse, ou idéologique). Le livre date de 1971, et présente un peu plus d’un dizaine de livres qui à travers les siècles ont été victimes de la censure politique ou religieuse, bien au delà des « simples » autodafés, anciens ou plus récents (ceux notamment de la Seconde Guerre mondiale). J. Bergier présente, sous un côté objectif, l’histoire de ces livres, et des conspirations attachées à leur destruction. Nous aurions pu prétendre à creuser le chapitre de 13 pages sur le Manuscrit Voynich si le reste de son récit était objectif, ou du moins le plus possible, et historique, dans les limites que nous impose l’Histoire. Or, J. Bergier a une trame tout au long de ses explications : il y a une conspiration historique et mondiale qu’il dénomme « les hommes en noir », ceux-ci étant chargés de détruire tout ce qui pourrait se réléver dangereux pour le monde, l’humanité, la vérité, et la croyance en Dieu. Ils seraient une « Saint alliance contre le savoir ». Si sa pensée, ses recherches historiques étaient bien construites, nous aurions pu creuser donc la piste qu’il développe. Mais dans certaines chapitres, nous pouvons lire des phrases du genre  « j’aurai tendance à prendre Dee (John) à la lettre et à penser que par auto-hypnose produite par son miroir, ou par d’autres manipulations, il a réussi à franchir une barrière entre les planètes ou entre les dimensions », ou bien « …, ce qui ne ressemble à aucune langue connue (langue enochienne). Il paraît sue si on prononce correctement ce rituel, on est entouré par un ellipsoide d’invisibilité à une distance de 45 centimètres du corps. Je n’y vois pas d’objection ». L’hypothèse de J. Bergier sur le manuscrit est que la tentative de déchiffrement est passée par l’envoi de clichés photographiques dudit manuscrit à des scientifiques, et que les « hommes en noir », n’ont pas eu la puissance nécessaire pour éviter la propagation des photos, et ainsi auraient contraints Newbold à produire une traduction volontairement erronnée. Il conclut en disant que Newbold est mort de manière naturelle, ce qui tranche d’ailleurs avec tous les autres exemples qu’il prend, où forcément chacun décède par d’étranges moyens ou de mystérieuses façons.

- MS Voynich, an elegant enigma, de M.E. d’Imperio, de 1976. Ce livre, disponible aux éditions Aegean Park Press (USA), reste le plus complet, en 123 pages. C’est un ouvrage de compilation d’idées, de significations, de présentations de tout ce que l’on sait sur le manuscrit, sans que l’auteur tente d’y apporter ses lumières, ou sa vision du manuscrit. Il nous paraît objectif car le plus complet possible. Sa conclusion est « quelques suggestions pour des recherches ultérieures » développées en 5 points sur deux courtes pages :

- examen scientifique du matériau afin de procéder à des comparaisons par rapport à d’autres manuscrits historiquement authentifiés
- en savoir plus sur l’histoire du manuscrit en cherchant dans les archives, correspondances…
- recherches collatérales en alchimie, médecine, cryptographie au moyen-age
- saisir l’ensemble du texte en informatique, soit 250.000 caractères afin d’améliorer les chances de déchiffrement
- démarche globale du texte et des dessins, avec une approche regroupant les efforts de recherche de plusieurs scientifiques entre eux.


- La thèse de plus de 500 pages, d’Antoine Casanova, qui était un temps disponible sur internet. Cette étude est par certains égards remarquable. Elle est très quantitative, et cryptographique, ce qui paraît normal eu égard à la formation informatique de l’auteur. Il centre sa brillante étude sur le déchiffrement, avec des hypothèses, des moyens bien construits, réfléchis et ordonnés, digne d’une belle démarche scientifique. A ceci près, qu’il s’abstient de toute réflexion historique, artistique… pour affiner son étude. Les hypothèses prises pour comparer l’entropie du manuscrit à d’autres langues ou livres sont plus de l’ordre de la théorie que de la pratique. La théorie dans son cas a été de prendre différentes langues et différents livres de comparaison sans lien possible avec le manuscrit. La pratique aurait pu permettre de prendre des textes latins, tchèques, polonais… et des livres de cette langue et de cette époque pour tenter des comparaisons les plus pertinentes possibles




« Modifié: 12 Avril 2012 à 09:29:34 par Diouf »
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là et demain

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Récurrence d'un style étrange ? Donnez vos exemples.
« Réponse #10 le: 12 Février 2010 à 11:26:09 »

C'est bien une question.

Je remarque depuis longtemps une similitude de style, d'apparence, commune à diverses manifestations mystérieuses -ou étranges.
Comment définir ce style ?
Disons que son apparence n'est en rien "high tech", et peu rectiligne.
Je le situerais plus facilement au Moyen-âge.
Il use de rondeurs et d'appendices. Il évoque en moi les qualificatifs "petit" et "caché".
Bien que rappelant une autre époque de notre histoire, il me semble posséder un caractère intemporel et définitif.

Partagez-vous cette impression ?
Donnez-vos propre exemples.

Voici les miens. Ils vous sont sûrement déjà familiers et vous en connaissez l'origine.






 





Edit : Récurrence avec 2 r et un c, c'est mieux.
« Modifié: 17 Février 2010 à 12:03:42 par Nemo492 »
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Duncan

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Re : Récurrence d'un style étange ? Donnez vos exemples.
« Réponse #11 le: 14 Février 2010 à 19:44:27 »

Bonjour Là et Demain,

Histoire de lancer le pavé dans la marre : est-ce que justement ce style n'est pas nécessaire pour donner volontairement un aspect de bizarrerie ?

Evidemment, je suis influencé dans cette suggestion par ma propre opinion sur les dessins 'ummites' et sur le manuscrit de Voynich... Ils sont l'un comme l'autre très douteux à mes yeux.

Pour répondre à ta question, je suis assez d'accord avec les qualificatifs de "petit" et "caché", et j'ajouterai : "non structuré", "non linéaire". Cela m'évoque aussi les théories compliquées des société secrètes ( comme les rosicruciens par exemple ) où l'on peut retrouver un mélange hétéroclite de notions de différents âges, différentes cultures...
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House

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Re : Récurrence d'un style étange ? Donnez vos exemples.
« Réponse #12 le: 14 Février 2010 à 21:38:35 »



dans le même style ?
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là et demain

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Re : Re : Récurrence d'un style étange ? Donnez vos exemples.
« Réponse #13 le: 14 Février 2010 à 23:54:42 »

Bonjour Là et Demain,

Histoire de lancer le pavé dans la marre : est-ce que justement ce style n'est pas nécessaire pour donner volontairement un aspect de bizarrerie ?

Evidemment, je suis influencé dans cette suggestion par ma propre opinion sur les dessins 'ummites' et sur le manuscrit de Voynich... Ils sont l'un comme l'autre très douteux à mes yeux.

Pour répondre à ta question, je suis assez d'accord avec les qualificatifs de "petit" et "caché", et j'ajouterai : "non structuré", "non linéaire". Cela m'évoque aussi les théories compliquées des société secrètes ( comme les rosicruciens par exemple ) où l'on peut retrouver un mélange hétéroclite de notions de différents âges, différentes cultures...

Le rapport avec les théories de telle ou telle société secrète ne m'apparaît pas évident, Duncan.

Donner volontairement un aspect de bizarrerie ? La question peut se poser.
Mais on peut en poser une autre: n'y a-t-il pas une véritable culture commune (et "native" ?) à ceux qui ont produit ces choses ? 
Autrement dit, ceux qui les produiraient ne pourraient s'empêcher de les produire. Elles n'auraient pour nous aucune signification là où nous l'attendons, et même jamais de signification là où nous voudrions en trouver une.
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là et demain

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Re : Récurrence d'un style étange ? Donnez vos exemples.
« Réponse #14 le: 15 Février 2010 à 00:02:00 »

@House

A mon tour de me faire casser mon fil :D. Bien fait pour moi ;D.
Oui, il y a de l'appendice...pileux.
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