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L'autisme
Frankyouri:
salut à tous.
Je profites de ma découverte pour vous faire partager si besoin le blog de ce canadien (québécois apparemment) qui a apparemment été prof de philo et propose des sujets qui l'intéresse sur ce blog...
pseudo proteus 42222 sur you tube
http://www.youtube.com/user/Proteus42222#p/a/5A922837FCFE2750/2/iabMqLgem_w
Il a notamment travaillé sur l'autisme et fait valoir selon moi avec des très bonnes paroles à quels points ils sont des exemples pour nous
Dieu merci ! Les autistes sont là !
Frankyouri:
argumentaire sur l'autisme que je trouverais intéressant de développer sur l'antenne (si ça n'a pas déjà été fait bien sur)
il doit y avoir des personnes intéressantes pour nous présneter ce thème sur l'exemple que sont les autistes pour nous.
qu'en dis tu Laurent? (si tu trouves une personne adéquate bien sur)
port-royal-transworld:
--- Citation de: DecemberTen le 03 Février 2012 à 10:35:11 ---Encore aujourd'hui, en France, on stigmatise les parents d'enfants autistes.
La situation est dramatique pour ces familles, car les parents sont rendus à tort responsables des troubles de leur enfant, ce qui peut paradoxalement induire chez ces parents des troubles psychopathologiques, un comble...
--- Fin de citation ---
Bonsoir DT,
Je viens de voir un sujet à ce propos au journal télévisé de France 2 ce dimanche soir peu après 20 heures (+ ou - 20 heures 15). Je l'ai pris en cours mais une maman d'un enfant autiste a dû aller en Belgique pour trouver une structure spécialisée. L'enfant y suit un cursus scolaire et accomplit des progrès fulgurants.
Cette mère de famille évoque, justement, la culpabilité que les psys font peser sur les parents.
(Il a également été fait allusion à une possibilité de traitement psychanalytique de l'autisme.)
katchina:
Je n'ai pas entendu tout-à-fait ça. J'ai cru comprendre qu'il était question d'interdire aux psychanalystes de traiter les autistes car c'était néfaste pour eux et que les psychanalystes culpabilisaient les parents.
Mais là c'est toujours le même problème, entre les psychanalystes qui sont restés des freudiens basiques et ceux qui en sont restés aux balbutiements de Bettelheim, on ne peut pas s'en sortir.
DecemberTen:
Je vous ferai donc une réponse collective, belles dames. :)
Effectivement dans le sujet de France 2 que j'ai regardé tout comme vous deux, il était bien question d'interdire les pratique psychanalytiques pour traiter les autistes.
J'étais, je l'avoue un peu surpris d'apprendre que ces pratiques étaient toujours d'actualité en France.
Je le suis d'autant et même plus, en ce qui concerne la culpabilisation des parents de ces enfants, qui est une pratique non seulement antédiluvienne, mais aussi depuis longtemps abandonnée dans les pays occidentaux, obsolète et très traumatique pour les parents, un non-sens total est une pratique honteuse, mais qui a l'avantage pour les institutions françaises, de se dédouaner de tout résultat positif dans le non-traitement de la pathologie, puisque c'est la faute des parents/.//
Alors oui, les choses sont différentes ici en Belgique, bien qu'en comparaison avec l'avancement de la psychiatrie au Québec, nous soyons encore un peu malgré tout à la traine.
Nombre de professionnels belges se réfèrent aux études québecoises ou mieux encore font des stages là-bas, par exemple à l'Université de Laval qui semble bien être à la pointe dans le domaine.
Moi-même, j'étais très emballé par ce que j'y avais lu, et envisageais réellement d'y faire un stage.
Je ne suis pas du tout étonné par le témoignage de cette dame qui témoignait et qui avait trouvé une structure plus adaptée en Belgique, avec résultats positifs et probants à la clef.
Ce n'est pas nouveau; déjà "de mon temps", nous accueillions des patients français dans nos unités psy.
Il apparait qu'il y a un manque flagrant de places dans les structures françaises et qu'en plus ce sont généralement simplement des hôpitaux psychiatriques lambda, non spécialisés tant au niveau de la formation du personnel soignant qu'au niveau des unités, puisqu'il y a un mélange des pathologies dans ces structures fourre-tout...
Ici c'est bien plus structuré dans les hôpitaux psy qui sont généralement divisés en petites structures bien distinctes, ce qui évite le mélange des pathologies.
Imaginez un instant comment pourrait se sentir un autiste au contact direct avec d'autres patients ayant développé d'autres pathologies; je pense par exemple à des schizophrènes, des dépressifs ou maniaco-dépressifs, psychotiques de tous genres, ce comprenant des psychopathes par exemple.
Le repli sur soi et la difficulté à communiquer qui sont déjà de gros problèmes à la base chez eux, ne peut au contact d'autres pathologies, que s'amplifier et dégénérer.
A cela j'ajouterai le manque de formation du personnel.
Je crois savoir qu'en France, le niveau des infirmières exerçant dans ces hôps psy est celui de l'infirmière basique, ce qui n'a rien de péjoratif...
Je ne pense pas qu'il existe de formation spécialisée pour les infirmières chez vous, à la différence ici que nous avons des infirmières spécialisées en psychiatrie...
Donc des infirmières qui ont une formation semblable et généraliste mais en plus durant tout leur cursus étudiant, une formation à la psychiatrie, l'approche des patients qui n'est pas la même que dans les hôps généraux (évident), de nombreux stages obligatoires dans des structures spécialisées etc...
De même pour le reste du personnel, généralement des éducateurs spécialisés, ergothérapeutes, qui eux aussi ont les bases nécessaires à l'approche de des patients psy.
Il y a aussi le problème des formations. Ici, beaucoup de soignants, médecins, psychologues font beaucoup de stages et se remettent à niveau de nombreuses fois dans leur carrière "snoezelen etc..".
C'est fondamental, et ils y sont d'ailleurs, encouragés et sollicités par la direction de leurs structures ou hôpitaux.
A noter aussi que les équipes sont vraiment pluridisciplinaires; des réunions d'évaluation de chaque patients ont lieu chaque semaine et le médecin psychiatre n'a pas nécessairement le dernier mot ! ;D
Voilà, sans vouloir trop pousser de cocorico à une patte, il me semble qu'effectivement ces patients soient mieux traités ici que chez vous; l'important n'étant pas de jeter l'opprobre sur la psychiatrie française, mais d'essayer de faire changer les choses à votre niveau, il est grand temps.
Personnellement, j'ai le souvenir d'avoir eu dans mon service, un jeune patient de 18 ans, français dont les parents, tous deux médecins à Paris avaient renoncé à le confier à des institutions chez vous.
Eux aussi, malgré le problème de déplacements que sont hospitalisation ici pouvait entrainer étaient ravis et nous ont fait part d'une réelle évolution dans son comportement.
Après quelques temps, il reprenait le train seul d'ici à Paris et sans accompagnement !
Maintenant, il n'y a pas de miracles, la maladie est toujours là, mais pour ces parents, la moindre amélioration est un soulagement, car la maladie de leur enfant est très difficile à gérer, tant au niveau pratique que relationnel et psychologique/émotionnel...
C'est donc un non-sens total que de culpabiliser encore des parents d'enfants autistes !
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