Solution:
Élise ou la Vraie Vie est un drame socio-sentimental français réalisé en 1969 par Michel Drach. Ce film est inspiré du roman éponyme de Claire Etcherelli.
DistributionMarie-José Nat : Elise
Mohamed Chouikh : Arezki
Bernadette Lafont : Anna
Jean-Pierre Bisson : Lucien
Catherine Allégret : Didi
Alice Reichen : La grand-mère
Martine Chevalier : La belle-soeur
Mustapha Chadli : Mustapha
Jean-Pierre Darras : Le commissaire
Albert Michel : L'ouvrier au café
Fiche techniqueRéalisation : Michel Drach
Scénario et dialogues : Michel Drach , Claude Lanzmann et Claire Etcherelli d'après son roman homonyme paru en 1967 (prix Femina)
Production : ONCIC - Office National Commerce Industrie Cinéma (Alger) Port-Royal Films
Producteur : Georges Casati
Directeur de la photographie : Claude Zidi
Assistant-réalisateur : Alain Corneau
Montage : Carlos de Los Lianos
Durée : 104 minutes (1h44)
Date de sortie : mai 1970 (festival de Cannes)
source:
http://fr.film.wikia.com/wiki/%C3%89lise_ou_la_vraie_vieCRITIQUE:
Genre : Amour raflé.
On comprend pourquoi le film de Michel Drach fit scandale à sa sortie, il y a quarante ans, alors que la guerre d'Algérie restait un sujet tabou en France. Le courage de son engagement, sa mise en scène simple et directe ont encore aujour¬d'hui la force d'un uppercut. En plein conflit algérien, Elise quitte Bordeaux pour rejoindre son frère, monté à Paris travailler en usine par solidarité avec la classe ouvrière. Embauchée à son tour, elle découvre la dureté du travail à la chaîne. Autour d'elle, uniquement des ouvriers immigrés dont une majorité d'Algériens, méprisés par des contremaîtres racistes et harcelés par la police dès qu'ils sortent de l'usine. Elise tombe amoureuse de l'un d'entre eux, Arezki, militant du FLN...
Michel Drach a pris à bras-le-corps le roman de Claire Etcherelli, prix Femina en 1967, en reconstituant parfaitement le contexte violent de l'époque. Ratonnades, rafles, perquisitions humiliantes (comme dans la scène si forte où la police force Arezki à se déshabiller devant Elise), autant d'exactions de sinistre mémoire que Drach condamne d'autant mieux à travers le regard de plus en plus horrifié de la jeune femme. Le racisme est partout, au comptoir des bistrots comme à l'usine, et les mots « bicots » et « ratons » forment un bruit de fond aussi détestable que le bruit des machines de montage. En madone ouvrière confrontée à l'inadmissible, Marie-José Nat est bouleversante. Ce drame d'amour politique fait encore mal aujourd'hui.
Guillemette Odicino
source:
http://www.telerama.fr/cinema/films/elise-ou-la-vraie-vie,10742,critique.phpEXPLICATION DES INDICES:
Indice 1 : Bordeaux, Elise quitte Bordeaux pour Paris.
Indice 2 : Paris dans les années 50.
Indice 3 : Une arrestation à Paris. Le film montre des rafles dans plusieurs scènes.
Indice 4 : Transport Parisien des années 50, les protagonistes utilisent ces bus.
Indice 5 : Chaine dans une usine automobile, où travaillent les protagonistes.
Indice 6 : L’amoureux d’Elise est membre du FLN.
Indice 7 : Photo du film. Où habite Arezki.
Indice 8 : Bernadette Laffont.
Indice 9 : Marie-José Nat.
Mon avis:
Je connais mal cette période ; la guerre d’Algérie. Ce film m’a appris, je ne pensais pas que l’ambiance raciste était aussi forte. La peur, la pression que pouvait ressentir les algériens émigrés à cette époque est bien montrée dans ce film. Ça fait froid dans le dos !