Une auditrice en colère craque en direct - RMC 21-07-2010
Tous les jours, vivre la peur au ventre du lendemain fait craquer, Je suis bouleversée que cette dame s’excuse de craquer à l’antenne d’une radio.
Difficile de se révolter tous ensemble, de s’organiser, même les syndicats n’arrivent plus à faire converger les luttes sociales.
j'ai décidé de combattre à ma manière et depuis plusieurs années je dépense le peu d’argent que je gagne en faisant très attention à qui je le donne, j'incite mes proches, les personnes que je rencontre à faire de même dans l’espoir de qu’ils ne se trompent pas de cible (la faute « aux autres »)
Je ne vais plus dans les supermarchés, (merci encore à Christian Jacquiau), je fais mes courses au plus proche de chez moi, (je n’ai pas de voiture) compare les prix, mange peu mais des produits respectueux de la nature et du travail des hommes, si possible, je ne suis jamais bien certaine de cela !
Je ne vais plus au cinéma (sauf pour voir quelques documentaires et films qui ont besoins de gagner des sous pour continuer à informer, faire partager des idées ou donner une ouvre à voir qui n’est pas trop calibrée…) J’achète le plus souvent des livres d’occasion, Je n’achète plus d’objets neufs, j’essaye de réparer, ou récupère les objets des autres...
Bon, bref, Je participe le moins possible à enrichir « les plus gros » ceux qui vendent de la nourriture dangereuse pour la santé, ceux qui divisent les gens les incitant à consommer toujours plus, créant des loisirs préfabriqués et uniformisés entrainant frustration, avidité, jalousie et insatisfaction.
Tout n’est pas sombre, les gens changent doucement, l’argent manquant, les difficultés croissantes font prendre du recul, et ce n’est peu être pas que cela, le sens de la vie, de leur vie devient certainement une préoccupation de plus en plus évidente. Après avoir fait le tour de la matérialité avec sa satisfaction rapide débouchant sur du vide, vide de sens, je ressens les personnes autour de moi plus à l’écoute d’eux même et de leurs besoins simples.
J'essaye autant que possible de sourire, parler et regarder les gens autour de moi et donner du sens à la fraternité, à la valeur de chaque personne et dire le plus possible que ce sentiment n’a jamais cessé d’exister entre les Hommes.
Il se peut qu’un jour pas si lointain nous nous regardions et nous entendions mieux et sachions dire dans une grande majorité, un grand NON, à ce que l’on nous impose socialement, politiquement et mondialement.