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Bien évidemment, RIM dépose son dossier.Le Conseil d'Etat avait ordonné le rétablissement de RIM,déjà en fréquence partagée depuis 1992.
L'arrivée de Sud Radio à Paris fait polémique25.08.11 | 14h16 • Mis à jour le 25.08.11 | 14h16Sud Radio aura mis plus de cinquante ans pour "monter" à Paris. C'est chose faite depuis le 10 août. La radio du Grand Sud, reçue de Bordeaux à Marseille, est désormais diffusée à Paris et en Ile-de-France. Dans la capitale, la station, qui a présenté sa conférence de rentrée mercredi 24 août, occupe le 99.9 FM, l'ancienne fréquence d'Europe 1 Sport, rendue il y a un an par le groupe Lagardère.Il s'agit d'une véritable aubaine pour l'antenne qui, d'un seul coup, "double sa zone de couverture", se félicite Jean-Eric Valli, président du Sud Radio Groupe. Désormais diffusée auprès de 25 millions d'auditeurs potentiels, elle se veut "la quatrième radio généraliste" derrière Europe 1, RTL et France Inter. Elle se rapproche de ses rivales, qui peuvent tabler en moyenne sur 40 millions d'auditeurs potentiels.L'attribution de la fréquence parisienne arrive à point nommé : la radio vient de traverser une période délicate. Un déficit de 2,7 millions d'euros en 2009 a obligé Sud Radio à demander à bénéficier d'une procédure de sauvegarde. Deux ans plus tard, sa santé financière reste fragile. En 2010, elle a enregistré un bénéfice de 40 000 euros pour un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros. La radio ne réalise que 1,6 % de part d'audience. La diffusion en Ile-de-France va "nous apporter une visibilité supplémentaire, notamment auprès des annonceurs", escompte M. Valli.A l'antenne, Sud Radio ne compte pas pour autant perdre son accent du Sud-Ouest, "son ADN". Son credo : attirer vers elle nombre d'auditeurs qui ont "le coeur au Sud mais dont la vie professionnelle est à Paris", prévoit Mathieu Quétel, le directeur général. Pour cela, elle se flatte de proposer "la seule émission quotidienne sur le rugby".Sud Radio dit vouloir "rompre avec le politiquement correct" et mettre en oeuvre une "interactivité" avec les auditeurs, insiste Jean-Eric Valli. Une démarche qui pourrait conduire l'antenne sur les traces de RMC et de RTL. Aux intonations de café du commerce des "Grandes Gueules" de RMC répondra "Ménard en liberté", une libre parole animée chaque matin par Robert Ménard, transfuge de RTL. D'emblée, l'ancien président de Reporters sans frontières prévient qu'il ne se fixe "aucune limite". Et d'ajouter : "A la différence de RMC, je ne donnerai pas systématiquement raison aux auditeurs.""Rien à voir avec RMC"Mathieu Quétel se défend de s'inspirer de la radio concurrente : "La grille n'a strictement rien à voir avec celle de RMC", dit-il, tandis que M. Valli insiste qu'"il n'y a pas de duplication". Alain Weill, le PDG du groupe NextRadioTV, propriétaire de RMC, ne se formalise pas : "La concurrence, sur le principe, ce n'est pas ce qui me dérange."Ce qui le dérange, en revanche, c'est l'attribution de l'ancienne fréquence d'Europe 1 Sport à la radio méridionale. RMC, RTL, Europe 1 et NRJ, regroupées dans le Syndicat des radios généralistes privées (SRGP), ont "vivement protesté auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)", indique M. Weill. Le patron de NextRadioTV affirme que le CSA n'aurait pas dû accorder cette fréquence parisienne à Sud Radio, car selon la législation, dit-il, une antenne de cette importance "n'avait pas le droit de racheter des fréquences locales". Il s'étonne aussi que parmi "les 56 candidats à la reprise d'Europe 1 Sport, celui qui l'a emporté est une radio placée en procédure de sauvegarde".RTL fait savoir que le SRGP va "engager un recours devant le Conseil d'Etat en septembre". En août, le syndicat avait déjà engagé la même procédure contre l'attribution d'autres fréquences à Sud Radio, à Limoges et à Clermont-Ferrand.Guy DutheilArticle paru dans l'édition du 26.08.11