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Justice.Beaucoup de choses à dire, garde à vue, réforme du code pénal, rôle du juge d'instruction, etc.Et modernisation - en mettant les détenus au travail pour réduire les coûts? Pourquoi pas? - des prisons, véritables horreurs de saleté et d'indignité.Mais, en tout premier lieu, face aux récidives criminelles quasi hebdomadaires, renoncer aux peines de sureté - inefficaces puisque rarement appliquées dans leur totalité - et donc:Légiférer urgemment afin de mettre un terme définitif aux remises de peine = que toute peine criminelle de sang soit effectuée jusqu'au bout, pas un jour de moins.D'où, plus que jamais, la nécessité d'un environnement carcéral digne et propre.
La récidive est à la fois le tourment et l'obsession de la majorité : sept lois ont été votées depuis 2004, visant toutes à durcir les peines ; Eric Ciotti, le député UMP de Nice et bras armé du chef de l'Etat à l'Assemblée, ne jure d'ailleurs que sur "le caractère dissuasif de la sanction".La récidive est pourtant un phénomène assez mal connu, et il est douteux que l'alourdissement des peines puisse la réduire. Une passionnante étude de la direction de l'administration pénitentiaire, passée assez inaperçue cet été dans les Cahiers d'études pénitentiaires et criminologiques, vient utilement recadrer le débat, et indirectement proposer des solutions.Le chiffre, d'abord, est énorme : 59 % des détenus sont de nouveau condamnés dans les cinq ans qui suivent leur libération, et 46 % d'entre eux à de la prison ferme.Les mineurs sont les plus exposés à la récidive, surtout dans les deux premières années de liberté, mais l'aménagement des peines et la liberté conditionnelle font chuter les taux dans des proportions spectaculaires : pour éviter la récidive, mieux vaut préparer la sortie que condamner lourdement...
Exigeons l’élection du directoire de la BCE au suffrage universel !!