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Le milliardaire américain Paul G. Allen, cofondateur de Microsoft, a sorti de sa retraite son vieux complice, Burt Rutan, pour se lancer dans un nouveau projet encore plus fou que le Space Ship One. En octobre 2004, les deux hommes avaient remporté le prix X-Prize de 10 millions de dollars en réalisant deux vols suborbitaux avec le même engin en l’espace de deux semaines. Cet avion-fusée a ouvert l’ère du tourisme spatial et donné naissance à Virgin Galactic.Avec Stratolaunch Systems, Allen et Rutan vont beaucoup plus loin. Leur but est de construire un avion porteur capable d’amener un lanceur à 30.000 ft d’altitude (soit environ 10.000 mètres). Au début des opérations, le lanceur emportera uniquement des charges marchandes (ravitaillement pour la station spatiale ou satellites). Ce n’est qu’au bout de cinq ans qu’il est envisagé d’embarquer des passagers, qu’ils s’agissent d’astronautes ou de touristes. Le coût d’un lancement sera de seulement 5 à 10 % inférieur à celui des techniques classiques actuelles, mais selon Paul G. Allen cela sera suffisant pour faire la différence, d’autant que le dispositif offrira une plus grande souplesse.Suite et Source
Le fantasme des automobilistes coincés dans les bouchons s'est un peu rapproché de la réalité lundi, avec l'annonce par une société américaine du succès du premier vol d'essai de sa voiture volante.Le prototype baptisé "Transition" --un petit avion qui peut circuler sur route avec les ailes repliées-- a volé pendant huit minutes, ouvrant la voie à sa commercialisation d'ici un an, a précisé la firme Terrafugia."Avec ce vol, nos équipes ont montré leur capacité à rendre réel ce qui était jusqu'à maintenant considéré comme un rêve impossible à réaliser", se félicite le fondateur de l'entreprise, Carl Dietrich.D'une autonomie de 787 km, "Transition" est large de 2,3 m en version voiture --ce qui lui permet de se garer dans un garage classique-- et de 8 m quand ses ailes sont déployées pour voler.Pour s'envoler, l'engin a besoin d'une piste de 762 mètres de long, rendant de fait impossible le rêve de s'envoler au-dessus des embouteillages, sauf à prévoir son décollage à l'avance.De nombreuses entreprises ont déjà tenté de vendre une voiture volante, mais aucune n'est parvenue à céder plus de quelques modèles. D'un coût de 279.000 dollars, "Transition" a déjà été commandé à une centaine d'exemplaires, assure Terrafugia.Aujourd'hui, grâce à de nouveaux matériaux et à une conception assistée par ordinateur, de tels engins sont moins chers et plus légers."Est-ce que tout le monde en conduira un dans cinq ans comme dans (le dessin animé) les Jetson? Non", reconnaît Winfield Keller, vice-président de l'Association internationale de la voiture volante, une fédération professionnelle."Mais nous arrivons à un stade où d'ici 10 ou 15 ans, les personnes qui possèderont et piloteront de tels engins seront des gens comme vous et moi", assure-t-il.Les constructeurs espèrent aussi d'ici là séduire les forces de l'ordre, la police aux frontières ou même l'armée, en plus des passionnés d'aviation.A l'heure actuelle, Terrafugia cible surtout les pilotes qui cherchent un peu plus de flexibilité et de moindres frais liés au stationnement de leur avion --qu'ils pourraient donc ranger dans leur garage personnel.Deux autres entreprises au moins se sont également lancées dans la course à la voiture volante --ou à des engins approchants. La société néerlandaise PAL-V a testé un prototype de véhicule tenant de la voiture et de l'hélicoptère. La firme basée en Californie Moller International développe de son côté un avion personnel à décollage et atterrissage verticaux.