Le seul enfant qu'a "analysé" Freud était le petit Hans.
On ne peut même pas dans ce cas parler d'analyse, puisqu'elle a été réalisée
par l'intermédiaire de son père !
Un non-sens total !!
Ca m'a toujours scié...

Mais bon, il n'est pas le seul psychanalyste ou théoricien qu'on pourrait entarter.
Encore aujourd'hui, en France, on stigmatise les parents d'enfants autistes.
La situation est dramatique pour ces familles, car les parents sont rendus
à tort responsables des troubles de leur enfant, ce qui peut paradoxalement induire chez ces parents des troubles psychopathologiques, un comble...
A l'heure actuelle, ces enfants sont parfois retirés par les services sociaux de leur autorité parentale
pour défaut de soin !!
Bref, 40 ans de retard sur les études concernant cette pathologie...
Pour y avoir travaillé 10 ans, je peux affirmer que la psychiatrie est vraiment l'enfant pauvre de la médecine.
Peu de patients sont réellement soignés et soignables au sens d'une véritable guérison.
Au mieux on peut les gaver de traitements, médicaments afin de les rendre plus "gérables"; je parle bien entendu de pathologie bien plus lourdes que la dépression par exemple, bien que j'aie déjà vu des états de dépressions appelés "mélancolies" qui était catastrophiques et terriblement destructeurs, il ne faut donc pas minimiser cet état.
Les hôpitaux psychiatriques sont surtout, par manque de personnel soignant, des endroits où l'on place des patients
afin de protéger la société.
Pour le commun des mortels, la maladie, qu'elle soit psychique ou physique fait peur, tout comme la pauvreté etc...
La démarche actuelle consiste donc à occulter d'une manière ou d'une autre, ce qui n'est qu'une triste réalité.
Bien sûr, je ne peux pas nier et j'en suis d'ailleurs heureux, qu'à l'intérieur de certaines structures, généralement plus petites, à taille humaine et dans le cas de pathologies plus légères, on arrive à de bons résultats proches d'une véritable guérison, mais c'est un pourcentage mineur.
C'est bel et bien pour ces raisons et d'autres, elles inadmissibles, comme par exemple des faits de violence que j'ai pu observer de la part de "soignants..." à l'encontre de patients que j'ai quitté un métier que j'aimais tant !
On peut se battre longtemps pour essayer de faire évoluer les choses, les comportements et les attitudes, mais beaucoup d'autres comme moi, ont du abandonner.
Ce combat use terriblement.
Difficile de lutter contre la structure de ces grosses institutions...
je retiendrai toujours la remarque d'un "ancien" qui lui aussi avait lutté et essayé de changer certaines choses et avait reconcé.
Me voyant me démener et me battre, il m'avait dit un jour
"tu sais, cette institution est une très vielle dame, tu vas te crever à essayer de la mobiliser...'.
J'ai du me rendre à l'évidence longtemps après; il avait raison !
C'est clair, j'y ai laissé des plumes, certaines volent encore.
