Pour découvrir Thomas Cook, son style, son talent de conteur, sa façon inégalable de raconter une histoire, il faut le chercher dans la Noire de Gallimard ou dans la collection Polars Points/Le Seuil.
J'aime beaucoup les polars, souvent excellents, parce que souvent bien écrits, fouillés, documentés, intelligents et subtiles, la question n'est pas là.
Mais il n'empêche que Thomas Cook n'a rien a faire dans ce genre. Qui a eu la lubie ou la bêtise de l'y cantonner?Dans " Les leçons du mal ", par exemple, Thomas Cook raconte, certes, de sombres destins imbriqués les uns dans les autres, mais en faisant revivre le Sud, la Louisiane, le Delta du Mississipi, si particulier, si peu
" américain ", où certaines personnes parlent encore un langage châtié et agissent avec une élégance distanciée, où les façons de grands seigneurs d'avant la guerre de Sécession sont encore palpables.
Où la différence de classes, le fossé immense entre les classes, engendre des drames qui ricochent sur plusieurs générations.
Excellente traduction de Philippe Loubat-Delranc; Cela vaut la peine de le signaler.

Le résumé par l'éditeur (Le Seuil)
Jack Branch est un fils de bonne famille, professeur dans le petit lycée de Lakeland, Mississippi. Très impliqué dans son métier, soucieux de justice dans un pays encore marqué par la guerre de Sécession, il se prend d’affection pour un élève taiseux et renfrogné du nom d’Eddie Miller. Eddie se tient à l’écart de la communauté, résigné, écrasé par le poids de son ascendance : il est le fils du « tueur de l’étudiante », mort en prison quinze ans plus tôt. Le mal se donne-t-il en héritage ? Peut-on sauver les gens d’eux-mêmes ?
Pour libérer Eddie de son fardeau, Jack lui suggère de mener une enquête sur son père. Le maître et l’élève découvrent peu à peu un monde où le bien et le mal se confondent, chargé de violence et de mirages : un monde de ténèbres.
Le livre est bien mieux que le résumé...avec une fin aussi triste que réussie. N'hésitez pas, vous ne perdrez pas votre temps.