Veille ufologique américaine
23 Février 2009 La planète Saturne est proche de la comète Lulin.Attendez 21H00 TU que la planète Saturne soit suffisamment haute dans le ciel pour la trouver au-dessus de l'horizon sud-est. Avec une paire de jumelles, vous trouverez à sa droite la comète Lulin, découverte en 2007, qui sera assez brillante pour être visible à l'oeil nu. Elle sera aussi brillante que la planète Saturne.http://www.futura-sciences.com/fr/sciences/ephemerides/ciel/d/la-planete-saturne-est-proche-de-la-comete-lulin_1340/
Saturne : les contorsions de l’anneau FPar Jean Etienne, Futura-Sciences Cette configuration d’aspect chaotique de l’anneau F de Saturne est provoquée par le passage de la petite lune Prometheus. Prometheus, ou Prométhée, satellite de forme irrégulière de 119 x 87 x 61 kilomètres découvert par les astronomes Stewart A. Collins et D. Carlson sur les images transmises par la sonde Voyager 1 en 1980, fait partie de l’étonnante catégorie des lunes bergères. Huit lunes bergères, ou « satellites bergers », orbitent autour de Saturne. Leurs orbites s’inscrivent à proximité immédiate de la bordure d’un des anneaux de la planète, dont elles délimitent très exactement l’étendue en agissant sur les matériaux qui le composent, les empêchant de se disperser. S’ils s’éloignent de l’anneau, par exemple sous l’effet de perturbations provoquées par un autre satellite, ces matériaux fugueurs sont immédiatement renvoyés dans l’anneau, ou s’agrègent à la lune bergère. Cette image du 29 octobre 2004 montre un pont de matière attirée par Prométhée depuis l'arête interne de l’anneau F. Crédit Nasa/CassiniTrois gardiens pour un anneau L’anneau F est particulièrement bien gardé, puisqu’il comporte trois lunes bergères à l’intérieur (Prométhée, S/2004 S 4 et S/2004 S 6) et deux (Pandore et S/2004 S 3) à extérieur. Mais une telle complexité n’est pas sans effet sur l’intégrité de la structure. Ainsi, Prométhée plonge littéralement dans l’arête intérieure de l’anneau lors de chaque passage à l’apoastre, y provoquant des vagues, des creux ou des nœuds et balayant sur sa surface une partie de la matière rencontrée. Elle y trace un véritable sillon apparaissant en sombre. Sur cette nouvelle image prise par la sonde Cassini le 14 janvier 2009, l’anneau est éclairé par la face opposée selon un angle de 18 degrés. La distance à Saturne est de 555.000 kilomètres et la valeur de résolution, au niveau de l’anneau, est de 3 kilomètres par pixel.Sur cette nouvelle image prise le 14 janvier 2009, Prométhée pénètre et interagit avec l’anneau F, y laissant un sillon et de nombreuses perturbations. Crédit Nasa/Cassini
Le plus grand rassemblement astronomique jamais organiséLes "100 heures d'astronomie" auront lieu du 2 au 5 avril 2009. Une opération sans précédent qui se déroulera simultanément et en continu tout autour du globe terrestre. Son objectif est de permettre au plus grand nombre de personnes de découvrir les merveilles du ciel.L'Année mondiale de l'astronomie va connaître un sommet, du jeudi 2 au dimanche 5 avril 2009, avec les "100 heures d'astronomie". Ce projet-phare se déroulera simultanément sur des milliers de sites dans le monde entier où des astronomes professionnels mais aussi amateurs et des animateurs de centres scientifiques feront partager leur passion pour l'astronomie. Il s'agit du plus grand rassemblement astronomique jamais organisé à l'échelle mondiale.En France, de très nombreuses activités seront proposées, pendant 4 jours et 4 nuits, dans une trentaine de sites isolés où la pollution lumineuse est réduite mais aussi au coeur même des villes. Il sera possible, si la météo le permet, d'observer avec des instruments le ciel diurne ou nocturne, en particulier les paysages de la Lune (au voisinage de son premier quartier, période où l'on observe les plus beaux cratères) et la planète Saturne. Simultanément sont organisées des rencontres avec des astrophysiciens et des astronomes amateurs, des visites d'expositions, des conférences thématiques, des événements artistiques, etc. Pour tous les visiteurs, ce sera l'opportunité de découvrir des objets célestes et d'appréhender les merveilles du cosmos.Les "100 heures d'astronomie" sont coordonnées par la Société Astronomique de France avec le soutien de l'Association Française d'Astronomie, de l'association Planète Sciences et de l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne.Téléchargez le Programme des 100 heuresSource et illustration: CNES / INSU & AMA09
La Terre vue de l'espace : Aral, la glace et le selSource : ESA Cette image prise par Envisat montre une mer d’Aral prise par les glaces, à cheval sur la frontière entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, en Asie Centrale. En fait de mer, il s’agit plutôt d’un grand lac salé. Autrefois le quatrième plus grand lac de la planète, la mer d’Aral a rétréci régulièrement au cours des cinq dernières décennies. Dans les années 1960, les planificateurs soviétiques ont dévié les eaux des deux principaux fleuves alimentant la mer – l’Amou-Daria (visible au sud) et le Syr-Daria (au nord-est) – afin d’irriguer les plantations de coton de la région. Dans les années 1980, très peu d’eau parvenait encore à la mer, si bien que les concentrations en sels et en minéraux ont augmenté. La zone blanchâtre qui entoure la mer actuelle et qui ressemble à de la neige est en fait un terrain désertique salé, maintenant appelé Désert de l’Aralkoum. En 1989, la mer d’Aral s’est scindée en deux – le grand lac en forme de fer à cheval au sud et un lac plus petit au nord. La Petite Mer d’Aral est considérée comme pouvant encore être sauvée, tandis que la Grande Mer d’Aral devrait s’assécher complètement à l’horizon 2020. A la fin du siècle dernier, la mer s'est divisée en trois lacs résiduels principaux. La mer l'Aral vue par la caméra Meris d'Envisat. Crédit Esa
En images : un mirage surprenant déformant le lever de LuneLe mois dernier, la pleine Lune est apparue de façon surprenante, en raison d'un mirage faisant apparaître une image inversée de l'astre près de la ligne d'horizon. Le phénomène, baptisé "lever de Lune en vase étrusque" par Jules Verne, était visible depuis différents lieux de la surface terrestre. Il a été créé par la lumière de la Lune, réfractée à travers une couche d'inversion de l'atmosphère terrestre, où de l'air froid se retrouve piégé près de la surface. Un photographe ayant immortalisé la scène a également expliqué avoir observé que le bord inférieur de l'astre était ourlé de rouge tandis qu'un liseré vert bordait son sommet. Semblables au célèbre "rayon vert'" du Soleil, ces phénomènes surviennent quand l'atmosphère terrestre agit comme un prisme, décomposant la lumière en différents rayons, envoyés dans des directions distinctes.(http://www.maxisciences.com/lune/le-fameux-vase-etrusque-lunaire_2267_h140.jpg)(http://www.maxisciences.com/lune/les-etapes-du-lever-de-lune-reunies-sur-un-seul-cliche_2268_h140.jpg)(http://www.maxisciences.com/lune/premieres-etapes-du-lever-de-lune_2269_h140.jpg)(http://www.maxisciences.com/lune/dernieres-etapes-du-lever-de-lune-en-vase-etrusque_2270_h140.jpg)Apparaissant lorsque la lumière réfléchie par la Lune subit une réfraction à travers une couche atmosphérique d'air froid, ce phénomène surnommé "lever de Lune en vase étrusque" donne naissance à un curieux mirage, que certains ont réussi à immortaliser. crédits photos : Nasa
Un docu sur la matière noire :
Deimos, lune de Mars, observée en détail par la sonde MRODeimos, la plus petite des deux lunes de Mars a été photographiée par la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter avec une résolution de 20 m par pixel de sorte que des détails de 60 mètres sont visibles.Ces images ne vont pas révolutionner les connaissances scientifiques que nous avons de Deimos qui ressemble plus à un astéroïde qu'à un satellite. Elles le montrent tel qu'il est ; un monde ovoïdal de 12 km, sombre, lisse et très peu cratérisé qui se caractérise par de longues stries. Le cratère le plus grand mesure environ 3 km et la période orbitale de la petite lune est de 1 jour, 6 heures et 17,9 minutes.Sa surface est recouverte d'une épaisse couche de régolithe qui a fini par effacer le relief en remplissant les cratères les plus anciens. De subtiles variations de couleurs - plus rouge dans les secteurs les plus homogènes et moins rouge à proximité des cratères d'impact frais et au-dessus des arêtes, sont visibles. Ces variations de couleurs sont probablement dues à l'exposition des matériaux à l'environnement spatial, ce qui provoque leur assombrissement rougeâtre. Des matériaux de surface plus lumineux ont moins été exposés à l'espace en raison d'impacts récents ou d'éboulements du régolithe.Notez que pour l'exploration humaine du Système Solaire, Phobos et Deimos pourraient être utilisés comme postes-avancés. Ils sont d'excellents promontoires martiens et pourraient servir de base pour l'exploration à distance de Mars. Depuis leur surface, les astronautes pourraient télécommander des robots en temps réel, en s'affranchissant ainsi du délai de communication Terre - Mars, qui rend les opérations de pilotage particulièrement laborieuses. Une telle solution serait idéale pour étudier sans les perturber d'éventuels écosystèmes martiens.Dans le cas de Phobos, les scientifiques soupçonnent l'existence de poches d'eau sous sa surface de sorte que l'utilisation de cette ressource naturelle est à l'étude.Source: NASA & flashespace.comIllustration: NASA/JPL-Caltech/University of Arizona
La sonde New Horizons aperçoit Triton, lune de NeptuneLa sonde New Horizons a réalisé l'automne dernier un superbe cliché de Triton, lune de Neptune, lors de son voyage vers Pluton et la Ceinture de Kuiper.La sonde était à 3,75 milliards de kilomètres de Neptune le 16 octobre 2008 lorsque l'instrument LORRI (Long Range Reconnaissance Imager) s'est verrouillé sur la planète et l'a capturée. Le vaisseau suivait une séquence programmée de commandes faisant partie de son contrôle annuel. La NASA a publié l'image jeudi après-midi."Nous voulions examiner la capacité de LORRI de mesurer un faible objet près d'un autre beaucoup plus lumineux en utilisant un mode de suivi spécial," commente le scientifique Hal Weaver du projet New Horizons, du Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory," et la paire Neptune-Triton répond parfaitement à ce besoin. "LORRI a été actionné dans le format 4 par 4 (les pixels originaux sont arrangés par groupes de 16), et le vaisseau spatial a été placé dans un mode de suivi spécial pour permettre des temps d'exposition plus longs. "Nous avions besoin d'atteindre les sensibilités les plus élevées possible", ajoute Weaver.Les scientifiques de la mission souhaitaient également mesurer Triton lui-même. "Parmi les objets visités par les vaisseaux spatiaux à ce jour, Triton est de loin le plus similaire à Pluton ", explique le chercheur principal de New Horizons, Alan Stern. Le vaisseau spatial Voyager 2 a pris des images spectaculaires de Triton au cours de son survol de Neptune en 1989, témoignant de l'activité cryovolcanique et de l'aspect rugueux du terrain.Triton n'est que légèrement plus grand que Pluton (2 700 km de diamètre par rapport aux 2 400 km de Pluton). Les deux objets ont des atmosphères principalement composées d'azote, de gaz avec une pression de surface de seulement 1/70 000ème de celle de la Terre, et des températures de surface relativement froides (-390° F pour Triton et -370° F sur Pluton). Il est largement admis que Triton a été autrefois un membre de la Ceinture de Kuiper (comme Pluton l'est encore) qui a été capturé en orbite autour de Neptune, probablement au cours d'une collision au début de l'histoire du Système solaire.De par sa position privilégiée, New Horizons peut observer Neptune et Triton à des angles de phase solaires (l'angle Soleil-objet-vaisseau spatial) qui ne sont pas réalisables pour les équipements terrestres, et ce point de vue unique peut fournir des indications sur les propriétés de la surface de Titan et l'atmosphère de Neptune.LORRI va continuer d'observer la paire Neptune-Triton au cours des contrôles annuels jusqu'à la rencontre avec Pluton en 2015.New Horizons est actuellement en hibernation électronique, à 1,93 milliards de kilomètres de la Terre, et s'éloigne du Soleil à la vitesse de 61 991 km par heure.Voir aussi cette news et les commentaires associés dans le forum.Source: NASA & Gilbert Javaux - PGJ AstronomieIllustrations: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute