Veille ufologique américaine
Pour répondre aux besoins des militaires, les satellites espions sont amenés à faire de fréquentes corrections d'orbite. Cette exigence implique que leurs satellites disposent de réserve d'énergie plus importantes que la plupart des autres engins qui sillonnent l'espace au dessus de la Terre.L'hydrazine, une substance chimique hautement toxique, est le carburant de choix pour les moteurs de satellites "classiques". Cette substance irritante attaque le système nerveux central et peut être mortelle à forte dose.
WASHINGTON - Le président des Etats-Unis George Bush a décidé qu'un missile serait tiré pour abattre un ancien satellite espion qui devrait s'écraser sur terre au cours de la première semaine de mars, a annoncé jeudi un responsable de la Maison Blanche.Le conseiller adjoint à la Sécurité nationale James Jeffries a expliqué aux journalistes que le président Bush avait pris cette décision en raison du danger représenté par le carburant contenu dans satellite. Ce carburant -de l'hydrozyne- pourrait être mortel en cas d'inhalation.C'est un navire américain qui lancera le missile, modifié pour l'occasion. Le général James Cartwright, vice-président de l'état-major américain, a précisé que le tir aurait lieu juste avant l'entrée prévue dans l'atmosphère et qu'un second tir pourrait être envisagé en cas d'échec. L'objectif est de toucher le réservoir afin de limiter la quantité de carburant qui retomberait sur Terre.La décision de détruire ce satellite est particulièrement délicate. L'an dernier, Washington avait protesté après que la Chine a détruit un de ses anciens satellites météo au cours d'un test militaire.Le risque est de projeter des débris, qui pourraient soit rester en orbite et heurter d'autres satellites, soit retomber sur Terre. Mais si le satellite américain revenait dans l'atmosphère, il ne serait pas entièrement détruit par l'échauffement de l'air et plus d'une tonne de débris pourraient s'écraser sur Terre, entraînant des risques pour les habitants sur des milliers de kilomètres.Les Etats-Unis n'ont pas dévoilé la date exacte ni le lieu probable de l'impact. AP