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Fil généraliste: Soleil - vent solaire - Champ magnétique - Héliosphère
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Sujet: Fil généraliste: Soleil - vent solaire - Champ magnétique - Héliosphère (Lu 93281 fois)
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Tartar
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Re : Soleil, et évènement récent.
«
Réponse #30 le:
29 Mai 2008 à 18:54:52 »
De la fragilité des comètes et de leur destruction à l'approche du soleil:
http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-cometes-nature.htm
Soit c'est une comète passée assez loin et donc non détruite par effets de marée ou chaleur.
Soit la proximité est faible et c'est la parallaxe qui nous trompe.
Soit ce n'est pas une comète.
Je pense que les jets coronaux sont sans rapport.
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Tout envisager, ne rien croire.
TDC
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Re : Soleil, et évènement récent.
«
Réponse #31 le:
06 Juin 2008 à 16:07:01 »
J'ai eu beau rechercher, aucune trace de l'Objet qui aurait pu continuer son chemin n'est identifiable dans les 5 jours qui suivent ce qui pourrait être un impact.
J'en déduis que l'Objet a bel et bien rencontré notre étoile, et que sa trajectoire ne m'est pas apparue évidente. Je pense que TARTAR a soulevé une hypothèse intéressante, supposant que l'Objet pourrait venir dans le sens "loin vers caméra".
Pour le moment, je n'ai aucun argument pouvant laisser supposer le contraire. Cela pourrait toutefois avoir son importance, ne serait-ce que pour mieux imagine ce qu'aurait pu être la trajectoire continue de l'Objet, si celui ci n'avait pas rencontré le Soleil.
Pour ce qui est des éjections, et ne me basant que sur mes observations, ce qui ne représente donc en aucun cas un raisonnement scientifique, je constate qu'avant ou après le contact supposé, le soleil n'émet rien de comparable avec les phénomènes observés au moment supposé de l'impact, et le lendemain.
De plus, les éjections du lendemain ont ceci de particulier qu'elles sont diffusées au départ de 4 points opposés de la sphère que représente notre Soleil.
Sud-Est (à l'impact supposé), Sud-Ouest, Nord-Est et Nord-Ouest. Dans les images que j'ai pu regarder, je n'ai pas trouvé de phénomène similaire.
Pour ce qui concerne la queue de ce qui pourrait donc être une comète, même si effectivement sur les 2 autres vidéos, la queue semble être plus longue (200 000km pour la vidéo bleue, 1 000 000km pour les 2 autres), cette longueur reste parfaitement incompatible avec toutes les observations énoncées comme étant celles de comètes.
Les comètes les plus connues ont des queues de plusieurs millions de km, et ont des dimensions en général de quelques dizaines de mètres, certaines, des exceptions, allant jusqu'à 45km.
Là, nous parlons d'un Objet entre 10 et 40 000km de diamètre.
Qui plus est, au moment ou sa queue devient visible, cet Objet se situe à moins de 7/8 heures de son impact supposé. TOUTES les comètes observées arborent leur gigantesque queue des jours voire des semaines avant leur passage aux abords du Soleil.
Ce qui m'amène donc à "imaginer", qu'il est plus certainement question d'une astre autre qu'une comète, ce qui pourrait justifier que la queue sommes toutes de petites taille serait de la matière brulée et éjectée, à l'approche du Soleil.
Que cet astre est très probablement gigantesque. Je l'ai mesuré grosso modo pour 232 000km de diamètre, mais par soucis d'estimation "acceptable", j'ai divisé cette mesure par 10, puis encore arrondi à la dizaine, inférieure. Ca nous laisse quand même 20 000km de diamètre.
Que cet astre n'a pas continué ce qui semble être sa trajectoire, et qu'il a donc rencontré notre Soleil. JE n'irais pas jusqu'à parler d'une rencontre de surface ou en altitude, quel que ce soit le cas, je suppose que l'astre s'est désintégré.
Pour finir, étant donnée mon estimation de la taille de l'objet, je suppose qu'il s'agit d'un astre "réel".
Il reste toutefois l'arrière pensée de SL9, mais dans le cas présent, nous avons un problème d'incompatibilité avec la dimension de l'Objet.
Si cet Objet est Humain, une bombe "TEST" comme auraient pu l'être celles de SL9, alors il est envisageable qu'un effet spécifique ait pu être réalisé pour produire une visibilité de l'Objet le laissant apparaître comme gros. A ce niveau là, mes spéculations seraient assez mal venues, étant données les tailles et effets de cette observation, cependant je ne parviens pas non plus à m'imaginer qu'un astre de 20 000km de diamètre ait pu passer aussi près du Soleil, et encore moins ait pu impacter le Soleil, sans que personne n'en parle.
A la limite, qu'un objet aussi gros ait seulement pu passer aussi près de nous sans que personne n'en parle me semble déjà parfaitement inacceptable...
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labbe
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Re : Soleil, et évènement récent.
«
Réponse #32 le:
06 Juin 2008 à 21:58:23 »
Tu as changé tes liens de ton premier post TDC ?
Car ce n'est plus la même séquence.
Y'a plus de comète.....
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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume
TDC
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Re : Soleil, et évènement récent.
«
Réponse #33 le:
07 Juin 2008 à 03:25:04 »
Effectivement Monsieur l'Abbé, les vidéos actuelles sont celles du début du mois en cours, sauf la première.
J'ai conservé celles en question sur ce fil, pour étude.
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TDC
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Re : Soleil, et évènement récent.
«
Réponse #34 le:
09 Juin 2008 à 06:51:07 »
Liens des vidéos mises à jours dans le premier post.
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titilapin2
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Fil généraliste: Soleil - vent solaire - Champ magnétique - Héliosphère
«
Réponse #35 le:
07 Octobre 2008 à 13:11:09 »
Un article intéressant du "National Geographic"
Kimberly Johnson - for National Geographic News - June 30, 2008
http://news.nationalgeographic.com/news/2008/06/080630-earth-core.html
C'est en anglais -
Bengarno
le traduit au mieux :
June 30, 2008 Juin 30, 2008
Une nouvelle étude affirme que l'évolution rapide dans les remous, le mouvement de la Terre du noyau externe liquide affaiblissent le champ magnétique dans certaines régions de la surface du globe.
"Ce qui est étonnant, c'est la rapidité, presque soudaine, des modifications qui interviennent dans le champ magnétique de la Terre», a déclaré le co-auteur de l’étude Nils Olsen, un géophysicien au National Space Center de Copenhague.
Les résultats suggèrent même que les changements rapides se produisent simultanément dans le métal liquide, 1900 milles (3000 km) sous la surface, at-il déclaré.
Le flux tourbillonnant de fer en fusion et de nickel solide au centre de la terre déclenche un courant électrique, qui génère la planète champ magnétique.
L'étude, publiée récemment dans Nature géosciences, a étudié le champ magnétique de la Terre en utilisant neuf années d'une très grande précision des données par satellite.
Flip-Flop
Les fluctuations du champ magnétique ont eu lieu dans plusieurs régions lointaines sous la Terre, ont constaté les chercheurs.
En 2003, les chercheurs ont déterminé les changements prononcés dans le champ magnétique dans la région australasienne. En 2004, toutefois, les changements ont porté sur l'Afrique australe.
Les modifications suggèrent la possibilité d'une prochaine inversion du champ magnétique terrestre», a déclaré étude la co-auteur Mioara Mandea, une scientifique allemande au Centre de recherche en géosciences à Potsdam.
Le champ magnétique terrestre s'est inversée des centaines de fois au cours des milliards d'années, et le processus pourrait prendre des milliers d'années pour les compléter.
La diminution du champ magnétique ouvre la voie à des particules chargées d’intenses radiations, mentionnent les scientifiques
Les données satellitaires montrent le champ géomagnétique en baisse dans la région de l'Atlantique Sud, Mandea dit, ajoutant que l'un de forme ovale situé à l'est du Brésil est nettement plus faible que les latitudes similaires dans d'autres parties du monde.
C'est dans cette région que la protection par effet du champ magnétique est fortement réduite, ce qui permet à des particules de haute énergie du disque de la ceinture de radiations de pénétrer profondément dans les couches supérieures de l'atmosphère à des altitudes inférieures à une centaine de kilomètres (62 milles)," mentionne Mandea .
Les particules, cependant, n'ont pas d'effet techniques et les équipements hertziens et peut endommager l'équipement électronique sur les satellites et les avions, Olsen danois de l'espace centre.
L'étude des documents rapidement à quel point la circulation dans le centre de la Terre est en train de changer, a déclaré Peter Olson, un professeur de géophysique à l'Université Johns Hopkins à Baltimore, au Maryland, qui n'a pas participé à la recherche.
En utilisant l'imagerie par satellite, les chercheurs mesurent les changements de près, a-t-il déclaré.
"Elles fournissent une bonne raison de poursuivre ce suivi plus," d'après Olson.
http://www.forum-quebec.com/forum/viewtopic.php?t=1841
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Une inversion du champ magnétique en cours?
Une étude récente montre que des changements rapides dans le mouvement de brossage de la matière liquide du manteau supérieur de la Terre affectent le champ magnétique à la surface de la planète en plusieurs endroits
.
Le géophysicien Nits Olsen, co-auteur de cette étude et membre du Centre spatial national danois, a déclaré : « Le plus surprenant est ce changement soudain et rapide dans le champ magnétique ». Cette étude, publiée dans Nature Geoscience, a modélisé le champ magnétique en utilisant des données satellitaires très précises faites sur une période de neuf ans.
Les chercheurs ont découvert que des fluctuations du champ magnétique avaient eu lieu dans diverses régions profondes de la Terre, dans le secteur australasien en 2003, en Afrique du Sud en 2004.
Mioara Mandea, une scientifique du Geo Forschungs Zentrum, le Centre allemand de recherches en géosciences de Potsdam, a déclaré que ces changements « pouvaient faire penser à la survenue d'une inversion du champ magnétique »,
Le champ magnétique terrestre s'est inversé des centaines de fois tout au long des derniers milliards d'années et ce processus pourrait prendre des milliers d'années pour arriver à son terme. La baisse du champ magnétique, selon les scientifiques, laisse passer dans la haute atmosphère des particules irradiées. Mandea précise que si les données satellitaires indiquent une baisse du champ magnétique en Afrique du Sud, une région du Brésil oriental est plus faible qu'ailleurs dans le monde à des latitudes équivalentes, et ce de manière significative
« C'est dans cette région, ajoute-t-elle, que le bouclier magnétique est sérieusement réduit, ce qui permet à des particules de la ceinture de radiation de pénétrer loin dans la haute atmosphère à des altitudes inférieures à 100 kilomètres. »
Pour Olsen, « ces radiations n'ont pas d'influence sur la température terrestre. Quoi qu'il en soit, les particules affectent les équipements techniques et les radios, elles peuvent aussi endommager les équipements électroniques des satellites et des avions ».
Brève dans Nexus septembre-octobre en provenance du site National Geographic
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Mouvements frénétiques dans le noyau terrestre…
Mouvements frénétiques insoupçonnés dans le noyau terrestre…
Des scientifiques danois viennent d’analyser près de neuf années d’enregistrements de mesures du champ magnétique terrestre obtenues avec le satellite Oersted. Elles révèlent des mouvements plus rapides qu’on ne l’imaginait à l’intérieur du noyau liquide ferreux de notre planète.
Il n’y a plus de doute aujourd'hui que l’origine du champ magnétique de la Terre réside bien dans des mouvements turbulents du noyau externe liquide de notre planète. L’étude du champ magnétique de la Terre a une histoire longue et riche en surprises.
C’est en effet grâce à la découverte des inversions du champ magnétique terrestre et leur fossilisation dans certaines roches, comme les basaltes océaniques, que les géologues et les géophysiciens ont pu démontrer la théorie de la dérive des continents de Wegener ou, plus exactement, la théorie de l’expansion des fonds océaniques, devenue fla théorie de la tectonique des plaques.
La surveillance attentive des variations du champ magnétique terrestre commence avec Gauss, même si les marins avaient enregistré les variations du champ magnétique de la Terre à la surface du globe avant lui. Avec la découverte du noyau liquide de la Terre et la détermination de son caractère ferreux, donc conducteur, il devint évident que l’étude fine des composantes du champ magnétique de la Terre, et de leurs variations temporelles, pouvait nous apprendre beaucoup de chose sur la dynamique interne de notre planète.
C’est pourquoi plusieurs générations de satellites ont été lancées pour cartographier depuis l’espace le champ magnétique de la Terre et observer ses variations dans le temps. L’un des derniers, baptisé du nom du célèbre physicien Oersted, est danois.
Les mesures d’Oersted sont exploitées depuis 1999 par les scientifiques du monde entier.
C’est le premier satellite dédié à la mesure complète du champ magnétique terrestre depuis le lancement en 1979 du satellite américain Magsat pour une durée de 6 mois seulement. Il embarque plusieurs magnétomètres mesurant l’intensité et la direction du champ magnétique, dont l’instrument français OVH (OverHauser).
Des métaux trop agités …
Le géophysicien
Nils Olsen
a récemment entrepris d’utiliser les 9 années d’enregistrements du satellite Oersted et il vient de publier dans Nature geoscience le résultat de ses investigations.
Des fluctuations rapides du champ magnétique terrestre ont été mises en évidence sur des périodes de quelques mois seulement. L’accumulation des données a permis de faire taire des composantes de bruit dans le signal enregistré pour faire apparaître clairement ces fluctuations.
En résolvant ce qu’on appelle un problème inverse en géophysique, il est alors possible de remonter aux mouvements du fluide conducteur dans le noyau de la Terre.
La résolution spatiale et temporelle atteinte a permis de discerner des mouvements bien localisés au sommet de la partie fluide du noyau et les accélérations de l’alliage liquide de fer et de nickel ont surpris les chercheurs qui ne s’attendaient pas à de telles valeurs se modifiant en quelques mois seulement.
Selon eux, ces mouvements posent des contraintes nouvelles sur les simulations numériques que l’on peut réaliser sur ordinateur pour comprendre les détails de la géodynamo et son couplage avec les autres phénomènes géophysiques, comme la rotation de la Terre.
Bien que le satellite Oersted soit toujours opérationnel, son successeur est déjà prévu. Il s’agira de trois petits satellites baptisés Swarm.
Source Futura Sciences.
Source:
http://homme-et-espace.over-blog.com/article-20717082-6.html
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Modifié: 16 Août 2009 à 23:28:53 par titilapin2
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La Terre pourrait perdre le Nord magnétique
«
Réponse #36 le:
07 Octobre 2008 à 13:20:30 »
La Terre pourrait perdre le Nord magnétique LE MONDE | 24.04.02 | 12h44
Des variations importantes du champ magnétique, observées par des satellites dans certaines régions du globe, préfigurent peut-être une inversion des pôles. Ce phénomène s'est déjà produit plusieurs fois dans l'histoire de la planète.
La terre est-elle en train de perdre la boussole ? C'est ce que pourrait amener à penser une étude de chercheurs du département de géomagnétisme et paléomagnétisme de l'Institut de physique du globe de Paris (IPG), qui viennent de publier leurs travaux dans la revue Nature.
Nous baignons tous dans le champ magnétique terrestre, sans nous en apercevoir.
Nous en prenons conscience essentiellement lorsque nous devons nous orienter à l'aide d'une boussole. C'est la manifestation la plus évidente de l'existence du magnétisme
terrestre, qui existe depuis plus de 3 milliards d'années et qui est engendré, à 3 000 kilomètres sous nos pieds, par l'agitation du noyau de fer liquide de notre planète. Du fait de la présence de ce fer liquide (qui se transforme en une graine solide à partir de 5 000 km de profondeur), celle-ci se comporte comme un gigantesque aimant dont les lignes de champ sont actuellement bien organisées en un dipôle, avec un pôle nord et un pôle sud magnétiques orientés, peu ou prou, dans l'axe de rotation de la Terre.
Mais cette configuration dipolaire n'est pas permanente. Elle varie en fonction des mouvements du noyau liquide terrestre et, dans le passé, il est arrivé à plusieurs reprises que la position des pôles magnétiques soit complètement inversée. De tels changements ont été mis en évidence par les études paléomagnétiques réalisées sur les basaltes volcaniques anciens. Ces derniers contiennent en effet des grains magnétiques qui ont conservé l'orientation et l'intensité du champ magnétique terrestre de l'époque de leur solidification.
Or une inversion, avant de se produire, est annoncée par une série d'étapes intermédiaires, qui se manifestent par des anomalies du champ magnétique. Ce sont peut-être de tels événements que vient de mettre en évidence l'équipe de l'IPG, dirigée par Gauthier Hulot.
Au terme de son étude, elle conclut que
"le mécanisme mis en œuvre dans les variations constatées pourrait être similaire à celui des inversions magnétiques".
Sans toutefois pouvoir affirmer avec certitude qu'un tel phénomène est en préparation.
QUATRE GRANDES RÉGIONS
Les chercheurs - parmi lesquels Mioara Mandea, de l'IPGP, et
Nils Olsen, de l'Institut de recherches spatiales danois de Copenhague
- ont accumulé les indices. Ils ont observé l'évolution du champ magnétique terrestre depuis vingt ans, à partir des mesures prises par le satellite américain Magsat en 1980 et par le
satellite danois Oersted (qui embarquait des instruments du CNES) en 2000
.
Le magnétisme terrestre peut en effet être mesuré soit par des observatoires répartis à la surface du globe, soit par des satellites. Une telle observation est possible car le manteau entourant le noyau liquide de la Terre, formé de silicates, constitue un médiocre conducteur électrique par rapport au noyau et est donc "transparent" pour le champ magnétique.
Les scientifiques ont constaté des variations du champ magnétique dans quatre grandes régions du globe. La première, située sous l'océan Pacifique, dans l'hémisphère Nord, est sujette à un changement assez faible.
C'est aussi "l'endroit où le champ magnétique terrestre est le plus intense et le plus proche d'une structure dipolaire", constate Gauthier Hulot.
Les trois autres régions, en revanche, sont le siège de modifications beaucoup plus importantes. L'une d'elles se trouve dans l'hémisphère Sud, sous l'Afrique - dans cette zone, "le champ est moins intense et présente une structure beaucoup plus éloignée de la structure dipolaire"- et les deux autres sont situées aux pôles.
Ces variations sont en relation avec les mouvements circulaires, dans un sens et dans l'autre, qui agitent le fer liquide à la surface du noyau terrestre. L'observation directe de cette agitation étant impossible, les chercheurs ont eu recours à des simulations numériques reconstituant une Terre et un champ fictifs, à partir de modèles élaborés par l'Institut de géophysique et physique planétaire de Los Alamos (Nouveau-Mexique) et le département de sciences planétaires de l'université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland).
Or ces simulations ne font pas apparaître la disparité constatée entre les deux hémisphères de la Terre, pour ce qui est de l'ampleur des variations récentes du champ magnétique.
Comment expliquer cette structure asymétrique ?
D'après les mesures effectuées par les observatoires magnétiques terrestres, dont certains
existent depuis trois siècles, l'importante variation notée dans la zone africaine semble être une caractéristique relativement jeune du champ magnétique terrestre. Et elle est liée "mathématiquement au fait que l'intensité du dipôle de la Terre a globalement diminué depuis deux mille ans", ajoute Gauthier Hulot.
"DES PÔLES UN PEU PARTOUT
"
La structure dipolaire du champ magnétique terrestre s'affaiblit en effet et l'intensité du champ magnétique terrestre, après avoir connu un pic il y a 2 000 ans, a décru depuis de 20 % et continue de décroître de façon accélérée. Si ce processus continue à ce rythme, l'ensemble de la structure dipolaire est appelé à disparaître, avec pour conséquence "la disparition de la notion de pôle magnétique", prédisent les chercheurs. On trouverait alors sur notre planète "de nombreux pôles sud et des pôles nord un peu partout".
Tous ces indices sont-ils vraiment les signes précurseurs d'une inversion du champ magnétique terrestre ?
Les scientifiques restent prudents. Un argument pourrait plaider en faveur de la survenue d'un tel phénomène : il n'y a pas eu d'inversion depuis 780 000 ans, alors que les études depaléomagnétisme indiquent que, depuis 10 millions d'années, les inversions arrivent statistiquement tous les 200 000 ans environ en moyenne. Dans une certaine mesure, "l'époque actuelle est inhabituellement stable et une inversion ne serait pas aberrante", estime Gauthier Hulot.
Mais d'autres arguments vont dans le sens contraire. L'intensité du champ magnétique terrestre, même si elle est actuellement en décroissance rapide, reste néanmoins élevée par rapport à celle de périodes passées, et elle pourrait très bien s'inscrire à nouveau à la hausse. En outre, il arrive que le champ magnétique terrestre connaisse des "excursions", sortes d'inversions manquées qui n'arrivent pas à leur terme. Beaucoup d'observations et d'études seront encore nécessaires avant que l'on sache si la Terre est, ou non, en train de perdre la boule.
Christiane Galus
Un phénomène à fréquence variable
Les scientifiques supposaient, depuis le début du XXe siècle, que le champ magnétique de la Terre s'était inversé à plusieurs reprises au cours de son histoire. Mais cette hypothèse n'a pu être confirmée qu'avec la mise au point, dans les années 1960, de la méthode de datation isotopique potassium-argon utilisant des spectromètres de masse. Cette technique a permis de dater plusieurs coulées volcaniques vieilles de 4 millions d'années, puis d'établir la chronologie des inversions survenues pendant les 5 derniers millions d'années. On sait aujourd'hui que la fréquence moyenne de ce phénomène évolue considérablement dans le temps, avec de longues périodes calmes. Les recherches en paléomagnétisme ont aussi servi à mieux connaître la tectonique des plaques, grâce à l'étude du magnétisme ancien de roches de continents différents et de même période.
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 25.04.02
Source primaire:
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--272866-,00.html
modération : La consultation des articles parus depuis moins de 3 jours est ouverte à tous. Au-delà, l'accès aux archives est payant ou réservé aux abonnés du Monde.fr.
Source secondaire:
http://www.jacquesfortier.com/Zweb/JF/TerreCreuse/P%C3%B4lesInversion.html
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Modifié: 16 Décembre 2010 à 23:35:31 par katchina
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Ces champs magnétiques qui font douter les astrophysiciens
«
Réponse #37 le:
11 Octobre 2008 à 00:12:40 »
Ces champs magnétiques qui font douter les astrophysiciens
Les astronomes ont utilisé le plus grand radiotéléscope du monde pour réaliser leurs recherches
Crédits : NRAO/AUI
--------------------------------------------------------------------------------
A l’aide d’un radio télescope puissant, des astronomes ont pour la première fois observé directement le champ magnétique d’une galaxie naissante, tel qu’il était il y a plus de 6,5 milliards d’années.
Le rôle du champ magnétique tel que celui de notre galaxie la Voie Lactée est notamment de contrôler le taux de fécondité des étoiles, comme une sorte d’effet de dynamo. Dans ce processus, le lent mouvement de rotation des galaxies génère un champ magnétique qui croît très lentement. Les astrophysiciens estiment que pour atteindre la vitesse actuelle, il a fallu entre 5 et 10 milliards d’années.
Cependant cette belle mécanique est mise à mal par la nouvelle étude publiée
ce 2 Octobre
dans la revue
Nature
. Les données enregistrées ont souligné le fait que les
protogalaxies avaient un champ magnétique 10 fois supérieur à la valeur moyenne du champ de la Voie Lactée.
Arthur Wolfe
, Professeur d’Astrophysique à San Diego est comblé :
« C’est une surprise totale […], le champ magnétique que nous avons mesuré est au moins d’un ordre de magnitude plus grand que la valeur moyenne du champ magnétique détecté dans notre propre galaxie. »
La jeune protogalaxie est baptisée
DLA-3C286
, elle se situe dans le Nord du ciel printanier. Cet article est le fruit d’un travail collaboratif de différentes structures auquel se sont jointes les universités de Berkeley, de San Diego et de Santa Cruz, toutes des universités californiennes, ainsi que la National Science Foundation. Les champs magnétiques demeurent un domaine d’expérimentation peu connu. Encore très récemment on ne savait que très peu de choses à ce sujet, qui prend une ampleur de plus en plus grande aussi bien dans le processus de formation des galaxies, mais également dans leur évolution.
04/10/2008
http://www.unisciences.com/espace/news/champ_magnetique_astrophysicien.php?id=258
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Modifié: 16 Décembre 2010 à 23:36:57 par katchina
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Le champ magnétique de Saturne démasqué
«
Réponse #38 le:
11 Octobre 2008 à 00:16:46 »
Le champ magnétique de Saturne démasqué
Le champ magnétique de Saturne
Crédits : Europlanet
--------------------------------------------------------------------------------
Les observations de la
sonde de la NASA Cassini
ont permis de dresser pour la première fois une carte en 3 D des intenses sources d’émission radio du champ magnétique de Saturne.
Les ondes radio sont émises par des électrons en interaction avec les lignes du champ magnétique autour des anneaux de Saturne. Les précédentes observations de Cassini avaient déjà souligné la corrélation entre l’intensité des UV des aurores de Saturne et les radiations kilométriques (SKR).
Toutes ces mesures ont été effectuées par le
centre de Cassini (RPWS).
Les résultats ont été présentés à la presse par
Baptist Cecconi,
membre de
l’Observatoire de Paris
. Il affirme
« l’animation montre les sources d’ondes radio qui se rassemblent et courbent les lignes de champs magnétique ».
Cependant les sources d’émission radio sont difficiles à détecter. Seuls les passages au-dessus de Saturne à haute altitude permettent de les identifier clairement.
Le modèle qui résulte de ce travail mené par Cassini montre que les lignes actives de champ magnétique peuvent être tracées autour des latitudes polaires, à la fois dans l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud. Ces zones correspondent bien aux localisations des aurores.
Cependant il y a des différences mineures entre les émissions provenant du Nord de celles de l’hémisphère Sud. Ceci s’explique par l’interaction du champ magnétique de Saturne avec le vent solaire.
La mission Cassini-Huygens est une mission spatiale automatique réalisée par une collaboration entre le
Jet Propulsion Laboratory (JPL)
pour la NASA, l'Agence
spatiale européenne (ESA) et l'Agence spatiale italienne (ASI).
Son objectif est l'étude de la planète Saturne et de plusieurs de ses satellites, dont Titan. La sonde spatiale
Cassini-Huygens
, composée de la
sonde Cassini
et du
module Huygens
s'est placée en orbite autour de la planète. Huygens a atterri sur Titan.
Le nom de la mission est un hommage à Jean-Dominique Cassini, astronome français d'origine italienne du XVIIe siècle à l'origine d'observations et de découvertes fondamentales concernant Saturne dont la structure annelée des anneaux, et à Christiaan Huygens, astronome néerlandais du même siècle, qui a découvert Titan. Si Galilée avait le premier mis en évidence l'aspect étrange de Saturne, les instruments rudimentaires dont il disposait ne lui permettaient cependant pas de différencier les anneaux de la planète.
J.L.
Unisciences.com
06/10/2008
http://www.unisciences.com/espace/news/champ_magnetique_saturne.php?id=260
modération : le lien ouvre sur une page d'accueil
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Modifié: 16 Décembre 2010 à 23:37:44 par katchina
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Le pôle magnétique terrestre est-il en train de s'inverser?
«
Réponse #39 le:
11 Octobre 2008 à 01:22:50 »
Le pôle magnétique terrestre est-il en train de s'inverser?
Malgré son rôle fondamental pour le développement de la vie sur Terre, le magnétisme terrestre demeure très mal connu
Crédits : Tracy
--------------------------------------------------------------------------------
Le pôle Nord Magnétique de la Terre se déplace et s’affaibli.
C’est l’une des conclusions de l’étude
des anciennes coulées de lave
, qui nous offre une meilleure compréhension de ce phénomène encore mal connu.
L’origine du champ magnétique terrestre est déterminée. On ne sait pas bien comment ça marche mais on sait que le noyau incandescent de la terre y est pour quelque chose.
Tous les astres de notre système solaires ne possèdent pas de champ magnétique, certain oui, d’autres non.
On sait aussi que le champ magnétique s’inverse périodiquement, la
dernière fois c’était il y a 780 000 ans.
Par contre les scientifiques se demandent toujours comment et pourquoi.
De plus les conséquences d’un changement de polarité pourraient être dangereuses pour notre espèce, car il nous protège diverses radiations émanant du soleil et du cosmos.
Une nouvelle étude vient apporter sa pierre à l’édifice de la compréhension du magnétisme terrestre, publiée le
26 septembre dans la revue Science
. En particulier, le rôle du second champ est mis en évidence. Le champ magnétique terrestre se compose de sortes de demi cercles qui joignent un pole magnétique à un autre, ces pôles magnétiques sont d’ailleurs proches des pôles Nord et Sud traditionnels. Le second champ est donc le deuxième demi-cercle, en termes de taille. Il semble que son rôle lors d’inversion est déterminant.
Brad Singer
de
l’université du Wisconsin
, associé à l’expert en paléomagnétisme
Kenneth Hoffman
nous explique ce processus, à partir d’analyses effectuées en Allemagne.
« Quand la coulée de lave est éjectée puis se refroidi dans le champ magnétique terrestre, elle conserve la mémoire du champ magnétique à cet instant
» précise
Singer
. « Il est très difficile de détruire ceci dans une coulée de lave une fois que c’est formé. Vous avez alors une trace de la direction du paléochamp magnétique qui existait sur Terre ».
Les chercheurs se sont focalisés sur les pierres qui datent d’époques d’inversement et qui peuvent donc témoigner de ce qu’il s’est passé. Ils effectuent des prélèvements sur divers sites, remontant des millions d’années en arrière. Ainsi lors de périodes troubles liées au moment de l’inversion, il existait plusieurs zones magnétiques fortes. Singer illustre son propos :
« Si vous étiez présent lors des éruptions qui marquèrent Tahiti par exemple, votre boussole ne montrerait ni le pôle Sud, ni le pôle Nord, mais l’Australie ».
Les preuves s’accumulent pour suggérer que nous approchons l’un de ces états de transition, car le champ magnétique terrestre est faible et décroit rapidement. Les scientifiques essaient de prévoir son comportement futur.
On s’attend à ce qu’il intervienne dans 1500 ans. Mais comme ce cycle n’est pas stable, les estimations sont à prendre avec des précautions. Nul ne sait vraiment quand il aura lieu.
J.L
Unisciences.com
01/10/2008
http://www.unisciences.com/physique/news/fin_magnetisme.php2.php?id=248&page=2
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Modifié: 16 Décembre 2010 à 23:38:27 par katchina
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IBEX - Recherches sur l'Héliosphère
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Réponse #40 le:
21 Octobre 2008 à 01:38:26 »
La Nasa a lancé dimanche la sonde IBEX (Interstellar Boundary Explorer) qui doit explorer les confins du système solaire. Sa mission de deux ans consistera à capturer des images et cartographier les confins de notre système solaire où commence, à des dizaines de milliards de kilomètres de la Terre, l'espace interstellaire.
La sonde qui pèse 462 kg se trouvait à bord d'une fusée Pegasus, qui a été larguée d'un gros porteur tri-réacteur Lockheed L-1011 volant à 12.000 mètres au dessus du Pacifique sud à la verticale des Iles Marshall.
NASA | IBEX | What are the Boundaries of our Solar System?
IBEX est dotée d'instruments qui lui permettront de prendre des images et d'établir la première cartographie de la vaste zone de turbulences et de champs magnétiques entremêlés où les particules des vents solaires chauds se heurtent aux particules interstellaires provenant des autres étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée.
David McComas, responsable scientifique de la mission, explique : "
Les régions frontalières de l'espace interstellaire, souvent considéré comme étant la limite du système solaire, sont essentielles car elles nous protègent de la plupart des rayons galactiques les plus dangereux. Sans cette zone, ces rayons pénétreraient dans l'orbite terrestre, rendant les vols orbitaux humains beaucoup plus dangereux.
"
AFP
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Modifié: 29 Avril 2010 à 23:46:22 par katchina
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Re : IBEX - Recherches sur l'Héliosphère
«
Réponse #41 le:
21 Octobre 2008 à 23:52:22 »
Un satellite qui explore les limites du système solaire
Vue d'artiste du satellite IBEX Crédits : NASA -
-------------------------------------------------------------------------------
Les régions les plus éloignées de notre système solaire vont bientôt être étudiées dans les moindres détails par une sonde spatiale dont le lancement est prévu dimanche prochain par la NASA.
Le projet porte le nom d’IBEX, Interstellar Boundary Explorer, il va être lancé à partir du site de l’atoll de Kwajalein dans le sud du Pacifique. Il sera opérationnel durant
deux années en orbite haute soit à plus de 30 000 km de la Terre.
Le vent solaire, un flux de particules chargées émis par le Soleil forme une gigantesque bulle protectrice qui englobe le système solaire, on l’appelle l’héliosphère. A la frontière de cette bulle une onde de choc se forme là où le vent solaire rencontre les gaz et les poussières de en provenance de l’espace interstellaire.
IBEX est conçu pour
détecter les atomes dont la température s’élève et qui sont éjectés
hors de la couche de choc
. Cette zone agit comme un véritable bouclier qui empêche les rayons cosmiques dangereux chargés de particules venant de notre galaxie de pénétrer dans notre système solaire.
"Ces frontières nous protègent de l’environnement chaotique qui constitue notre propre galaxie
" a déclaré, le directeur des opérations du projet IBEX
Nathan Schwadron
lors de la conférence de presse de vendredi dernier.
"
Tout les
six mois
nous ferons la synthèse des observations pour
construire des cartes
qui répertorieront l’origine de ces atomes et leur vitesse de croisière. A partir de ces informations nous serons en mesure d’analyser les propriétés de la frontière et surtout des particules qui forment les nuages interstellaires
" explique
Herb Funsten
un membre de l’équipe du laboratoire de Los Alamos.
Les sondes Voyager I et II ont été les premières à explorer cette région qui se situe à plus de 4 fois la distance qui sépare le Soleil de Pluton. Voyager I a franchit la barrière en 2004 et Voyager II l’a traversé l’année dernière.
GA
Unisciences.com
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20/10/2008
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Modifié: 16 Décembre 2010 à 23:39:32 par katchina
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Ibex en orbite pour explorer les confins du système solaire
«
Réponse #42 le:
22 Octobre 2008 à 00:04:14 »
Le 20 octobre 2008 à 17h35
Ibex en orbite pour explorer les confins du système solaire Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La Nasa vient de lancer Ibex, un satellite chargé de cartographier les confins de notre système solaire, une région très mal connue où débute l’espace interstellaire.
Le satellite Ibex (Interstellar Boundary Explorer Mission), dont il n’existe encore aucun équivalent actuellement en orbite, a été lancé dimanche 19 octobre 2008 à 17 h 45 TU par une fusée aéroportée Pegasus larguée depuis Stargazer, un Lockheed triréacteur volant au-dessus du Pacifique sud. Après une ascension d’étant parfaitement déroulée selon le planning prévu, Ibex s’est placé sur une orbite circulaire provisoire de 96 km.
D’une masse totale de 462 kg, ce qui inclut moteur de manœuvre et carburant, la sonde a ensuite été hissée sur son orbite définitive, dont l’apogée culmine à 322.000 km de la Terre.
Intégration d'Ibex à son étage propulseur. Crédit Nasa
Pour toute instrumentation, Ibex emporte deux détecteurs de particules à haute énergie, de 10 eV à 2 keV pour IBEX-Lo, et de 300 eV à 6 keV pour IBEX-Hi. Ils détecteront les particules provenant de deux sources principales : les ceintures de radiations qui entourent notre planète et la vaste zone de turbulences où le vent solaire heurte de plein fouet les particules interstellaires provenant des autres étoiles de notre galaxie.
Depuis sa position au-delà des ceintures de radiations, Ibex pourra tourner ses détecteurs vers les confins du système solaire et ne recevoir que les particules qui en proviennent.
Il sera enfin possible de cartographier cette région encore très mal connue, qui n’a été jusqu’ici explorée qu’à deux reprises par les sondes Voyager 1 et 2, lancées en 1977
.
La mission d'Ibex est d'étudier la frontière de notre système solaire et nous aider à comprendre comment ce bouclier protège la vie sur Terre et les astronautes dans l'espace contre les rayonnements provenant de l'espace interstellaire. Crédit Nasa
«
Les régions frontalières de l'espace interstellaire, souvent considérées comme étant la limite du système solaire, sont essentielles car elles nous protègent de la plupart des rayons galactiques les plus dangereux
», explique
David McComas
, responsable scientifique de la mission et directeur de la division science spatiale et ingénierie du
Southwest Research Institute à San Antonio (Texas).
Au moins deux années d'observations
Ibex se présente sous une forme monolithique de section hexagonale, de 58 cm de long sur 91,5 cm de section pour une masse de 80 kg, à laquelle il faut ajouter 27 kg de propergols (hydrazine). La charge utile représente 26 kg. L’injection sur son orbite définitive se fait au moyen d’un étage de propulsion à carburant solide de 462 kg.
Détecteur IBEX-Lox. Crédit Nasa
Les communications
sont assurées via
deux antennes paraboliques (transmission et réception)
offrant des liaisons à 320 kbps avec le sol, et 2 kbps avec les satellites de communications TDRSS en orbite géosynchrone. Il est alimenté par un jeu de panneaux solaires lui fournissant 116 watts de puissance.
La durée de vie d’Ibex,
prévue pour 2 années,
pourra cependant être prolongée en fonction de l’état du vaisseau et du carburant disponible à bord.
Le satellite Ibex en orbite (vue d'artiste). Crédit Nasa
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/ibex-en-orbite-pour-explorer-les-confins-du-systeme-solaire_17089/
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Webcast Update: IBEX is in Orbit!
«
Réponse #43 le:
22 Octobre 2008 à 00:15:55 »
Webcast Update: IBEX is in Orbit!
Sunday, October 19
After a smooth countdown and climb toward space, NASA's IBEX spacecraft is in orbit.
This is the beginning of NASA's two-year IBEX mission to study the interactions of hot solar wind colliding with the cold vastness of space, mapping the boundaries of our solar system.
IBEX October 2008
From Dave McComas, IBEX Principal Investigator
We have made huge progress over the past month and are now only two and half weeks away from launch on October 19th! The picture shows our IBEX spacecraft mounted on the front of the Pegasus rocket, just as we are enclosing it within the fairing (the aerodynamic front of the rocket that opens up and falls away once we are above the atmosphere). The flight out to Hawaii and then on to Kwajalein is scheduled to start on October 10th so we are finally almost there.
Another interesting thing that happened this month was that I got interviewed on NPR's "Science Friday." I was talking about the solar wind, which has been diminishing over the past decade and a half, down to the lowest levels ever measured (since the beginning of the space age). Anyway, as part of that interview I also got to talk about how the solar wind interacts with the galaxy and about how IBEX will image that interaction. The folks at NPR also posted a new video that describes the IBEX mission and science for us.
You can listen to the Science Friday segment or view our new Mission Video at
http://www.sciencefriday.com/program/archives/200809266
.
Since June 2005 I have been introducing a new team member each month (you can see them all in our archive, so this month for launch, I thought we might tell you a little more about me. I'll leave my story to a professional writer as usual, but wanted to share with you my favorite picture of myself. That's me in fourth grade - you'll see below that that was a really big year for me.
Dave McComas
By Michelle Nichols, Adler Planetarium Educator
The launch of IBEX is just around the corner! As such, it seems fitting that the October 2008 Monthly Highlight interviewee be the leader of the project, the person who has seen it from its earliest concepts to the present day: Dave McComas, the Principal Investigator for the Interstellar Boundary Explorer mission.
Growing up in Milwaukee, Wisconsin among a father who was a lawyer and two of three siblings who also eventually chose the law as a profession, it would have seemed natural for Dave to also become a lawyer, but that wasn't "in the stars" for him. Dave has always been interested in science, and thought of himself as an inventor, constantly spending time building and trying, taking things apart, and putting them back together in new ways when he was young.
"I found inventing to be really interesting when I was young because it allowed me to figure out how things worked and then use the parts in some new and unintended ways. As I grew older I zeroed in on physics as the key to unlocking the secrets of the Universe
." Dave's parents encouraged him to be inquisitive, to be intellectual, and to learn about all sorts of things.
It was not an easy road for Dave to take while in school. He has dyslexia, a learning disability that manifests itself as difficulties with written words and letters. Because of this, Dave did not substantially learn to read until a fourth grade teacher worked hard with him to develop strategies to compensate for his reading problems. Thanks to this teacher, he did learn to read, and he has become an adequate reader (although still an inadequate speller) who has worked hard throughout his life to deal with his weakness in reading.
In high school, he decided that he wanted to study physics. While Dave was in college at the Massachusetts Institute of Technology, he worked at the MIT Center for Space Research as an undergraduate researcher in the laboratory, obtaining hands-on knowledge by helping graduate students and professors build instruments for a sounding rocket. He felt that this experience was an important step in his development as a scientist and is also something that he recommends to those who might want to be scientists. He says, "
Get in the lab and do something. Get your hands dirty!"
After earning his bachelor's degree, Dave began working at the Los Alamos National Laboratory in the Space Group, allowing him to further his interest in space research. While there, he had the opportunity to work in what he says he can only describe as an "apprenticeship" with one of the great space experimentalists - Dr. Sam Bame. Dave was allowed to have his desk moved into Sam's lab, where he viewed and participated in all elements of the work with Sam designing and building space hardware. After two and a half years in the lab, Dave went to graduate school and earned his Ph.D. at the University of California at Los Angeles, where he studied space physics.
http://www.ibex.swri.edu/
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Voyager 2 : les surprises de l'ultime frontière
«
Réponse #44 le:
22 Octobre 2008 à 00:27:10 »
Le 12 décembre 2007 à 09h33
Voyager 2 : les surprises de l'ultime frontière Par Jean Etienne, Futura-Sciences
Partie depuis plus de trente ans, la sonde américaine Voyager 2 continue imperturbablement de tracer sa route vers l'infini. Trois années après sa jumelle Voyager 1, elle se trouve à la limite de la sphère d'influence du Soleil et pénètre dans le vide intersidéral, non sans créer la surprise.
Voyager 1, légèrement plus rapide, avait déjà franchi cette étape en décembre 2004. Cependant, son instrument de mesure de plasma étant en panne, elle n'avait pu que signaler ce passage sans effectuer d'analyse précise. En revanche, le même appareil est pleinement opérationnel à bord de Voyager 2. Et les informations qu'il transmet à la Terre sont pour le moins surprenantes.
Heliosheath : l'enveloppe du Soleil
Il existe un point d'équilibre entre le Soleil et son environnement, un endroit précis où la force des particules à haute énergie formant le vent solaire et celles en provenance du reste de l'Univers s'équilibre.
A cette limite, nommée heliosheath (que l'on pourrait traduire par enveloppe du Soleil), située à 14,1 milliards de kilomètres, les vents solaires ralentissent d'abord pour s'engouffrer ensuite dans le vide intersidéral en créant des zones de turbulence. Mais alors que Voyager 1 avait très nettement franchi cette borne naturelle en 2004, Voyager 2 l'a franchie… cinq fois. Et rien n'indique que c'est fini.
Position des sondes Voyager fin 2007. Crédit Nasa
Puisque l'intensité du vent solaire varie en fonction de l'activité de notre étoile, l'héliosheath semble palpiter et sa distance, tantôt se rapproche, tantôt s'éloigne. Selon John Richardson, chercheur au MIT's Kavli Institute for Astrophysics and Space Science, la limite de l'héliosheath pourrait encore rattraper la sonde, complétant de précieuses données que ses instruments sont déjà en train de fournir.
Mais la plus grande surprise provient de l'intensité des champs magnétiques rencontrés, probablement engendrés par le gaz de densité extraordinairement faible qui fuse continuellement vers l'extérieur et déforme sans arrêt cette zone que les astrophysiciens pensaient parfaitement sphérique.
Consommation et réserve d'énergie des deux sondes au 7 décembre 2007.
Des températures imprévues
L'autre surprise a été enregistrée lorsque Voyager 2 est passée de l'intérieur de la zone d'influence du Soleil vers l'extérieur. La température mesurée, qui était restée plus élevée que prévu, a brusquement chuté et atteint maintenant une valeur dix fois plus faible que ce que les modèles prévoyaient. Les physiciens n'ont pas encore trouvé d'explication définitive à ce phénomène.
"
Il s'agit bien d'une onde de choc d'un genre différent de tout ce que nous connaissions
", déclare
John Richardson
. Selon les chercheurs, cette fraîcheur inattendue pourrait résulter de particules très chaudes, situées au-delà du seuil de détection de la sonde, et qui absorbent ainsi davantage d'énergie que ce que l'on supposait.
Position et vélocité des deux sondes au 7 décembre 2007.
Au début de la prochaine décennie, Voyager 2 franchira l'héliopause, abordant un espace interstellaire complètement extérieur à la zone d'influence du Soleil, de son champ magnétique et des vents solaires. Selon les techniciens de la Nasa, la sonde pourrait continuer à fonctionner jusqu'en 2020, et l'espoir n'est donc pas vain d'enfin en savoir plus sur l'environnement de cette ultime frontière, là où la main de l'Homme… Mais ne préjugeons pas.
La sonde Voyager 2 en route vers l'ultime frontière....
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/voyager-2-les-surprises-de-lultime-frontiere_13892/
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