Veille ufologique américaine
Endeavour prête pour une mission de secours Source : AP19/09/2008 | Mise à jour : 12:52 | La navette spatiale Endeavour a été mise tôt ce matin sur le pas de tir de Cap Canaveral pour une éventuelle mission de secours en cas d'incident dans la mission du téléscope Hubble.Endeavour est arrivée sur le pas de tir à l'aube après un voyage qui aura duré toute la nuit. C'est la première fois que l'agence spatiale américaine positionne une navette en tant que vaisseau de secours.La navette Atlantis avec sept astronautes à son bord doivent décoller le mois prochain pour une mission de réparation du téléscope géant.Le décollage prévu le 10 octobre pourrait toutefois être retardé en raison de problème sur la cargaison: une trop forte exposition au soleil a endommagé les batteries de remplacement du téléscope.Endeavour doit être capable de décoller en moins d'une semaine après le décollage programmé d'Atlantis au cas cette dernière connaîtrait des dégâts irréparables durant le vol.
J'aimerais bien savoir quel est la véritable raison qui les poussent à aller trifouiller hubble ...
Succès complet pour la mission du ravitailleur européen ATV Jules VerneIl y a 14 heuresTOULOUSE (AFP) — Le premier ravitailleur européen ATV (Automatic Transfer Vehicle) de la Station spatiale internationale (ISS) a effectué lundi un retour parfait dans l'atmosphère avant de se désintégrer au-dessus du Pacifique.Après deux manoeuvres de désorbitation réussies "sur la trajectoire parfaite envisagée", le vaisseau européen Jules Verne est entré vers 15H20 (13H20 GMT) dans l'atmosphère, où il a commencé à se désintégrer dans une zone d'interdiction de vol de 200 km de large et 2.500 km de long dans l'océan Pacifique.Le Jules Verne avait livré six tonnes de matériel, de l'eau et des ergols (carburants), à la station spatiale internationale, après son amarrage, le 3 avril dernier.Véritable "camion de l'espace", l'ATV, de forme cylindrique, mesurant 10,3 m de long et 4,5 m de diamètre, s'était désamarré de l'ISS le 9 septembre. Il était alors chargé de 900 kg de détritus solides et de 264 kilos d'eaux usées.Le succès de la mission a été salué par les responsables du Centre national d'études spatiales (Cnes) de Toulouse, où était installé le centre de contrôle, de l'Agence spatiale européenne (Esa), et d'EADS Astrium, constructeur du vaisseau spatial.Des applaudissements ont fusé près de la salle des opérations de contrôle, alors que trois techniciens saluaient la "mort" du Jules Verne par les mots "Bye, bye Jules" brandis sur des panneaux, avant que l'ensemble des équipes ne se réunisse pour improviser une photo de famille."Il y a eu énormément d'activités, de manoeuvres et pendant ces cinq mois nous avons été beaucoup plus actifs" que prévu, a déclaré à l'AFP Alberto Novelli, chef de la division opération mission ATV pour l'Esa, félicitant l'ensemble des équipes ayant travaillé à ce projet.Certains, tel John Ellwood, chef de projet ATV pour l'Esa, évoquait déjà d'autres possibilités que les missions premières du ravitailleur européen."Cette mission n'est qu'une première étape", a souligné François Auque, PDG d'EADS Astrium, le constructeur de l'engin spatial, dont quatre autres exemplaires sont prévus."L'Europe doit maintenant prendre les décisions qui s'imposent pour préparer l'avenir du transport spatial et de l'exploration humaine de l'espace", a-t-il ajouté, jugeant nécessaire que l'Europe conforte "son rang de grande puissance spatiale".Le directeur de la Nasa, Mike Griffin, s'était déjà prononcé pour la construction par l'Europe d'un vaisseau spatiale habité en partant de l'ATV. La navette spatiale américaine doit être retirée du service en 2010, date du lancement du 2e ATV, et son remplacement ne devrait pas être assuré avant 2015.Le retour dans l'atmosphère de l'ATV s'est déroulé sans incident après deux manoeuvres de désorbitation de 6 et 15 minutes. Sa désintégration a été observée par des techniciens embarqués dans deux avions de la Nasa, un DC8 et un Gulfstream, et à partir de l'ISS.L'ATV s'est désintégré selon "un processus en cascade", à quelque 2.500 km à l'est de la Nouvelle-Zélande, 6.000 km à l'ouest du Chili et 2.500 km au sud de Tahiti.Quelque 200 débris, allant d'une taille d'un centimètre à un élément, le port d'amarrage en acier, d'environ 200 kilos, ou des réservoirs en titane, devaient plonger dans l'océan Pacifique, a indiqué à l'AFP Fernand Alby, responsable des activités débris et surveillance de l'espace au Cnes.Plus discret malgré le succès de son équipe, Lionel Baize, chef de projet au Cnes, évoquait avec la fin du Jules Verne un "match qui a duré 12 ans" et dont il a "entendu le coup de sifflet final".
La fusée privée Falcon1 entre dans l'histoireLaurent Suply (lefigaro.fr) avec AP29/09/2008 | Mise à jour : 17:38 | Commentaires 11 .Le décollage de Falcon 1 (SpaceX) L'entreprise américaine SpaceX a réussi, après trois échecs, le premier lancement de sa fusée, qui ouvre l'ère du «low-cost» pour le secteur spatial. Revivez cette première en vidéo. La quatrième aura été la bonne. Après trois tentatives ratées, l'entreprise américaine SpaceX a réussi à envoyer en orbite son lanceur Falcon 1 depuis la Terre. Cette fusée à deux étages a décollé d'un îlot du Pacifique, au sud-ouest de Hawaï avec à son bord une charge factice de 165 kg. D'une hauteur de 21 mètres, elle s'est ensuite placée avec succès sur une orbite un peu plus haute que celle de la Station Spatiale Internationale (ISS). http://fr.youtube.com/watch?v=To-XOPgaGsQ&eurCe succès fait suite à trois échecs. Le dernier en date, le 2 août, avait causé la perte de trois satellites expérimentaux de la Nasa et du Pentagone, ainsi que des cendres d'un astronaute et d'un acteur de Star Trek, après une collision entre les deux étages de la fusée (en vidéo).Elon Musk, fondateur de SpaceX et magnat du web grâce au système de micro-payement PayPal, a salué cette première historique pour le secteur aérospatial privé : « Beaucoup de gens pensaient que nous n'en étions pas capables. Seule une poignée de pays sur Terre ont réussi cela. C'est d'habitude une affaire de pays, pas d'entreprise. Nous avons réussi. »Falcon1 est en effet la première fusée privée à carburant liquide lancée depuis la Terre, sur le modèle des Arianes européennes, des Delta américaines ou des Soyouz russes. Depuis les années 90, les lanceurs privés Pegasus placent des satellites en orbite, mais avec des carburants solides, et après avoir été largués par des avions à 12.000 mètres d'altitude. Le lancement du Falcon1 est une nouvelle étape pour le secteur spatial privé, quatre ans après le vol du SpaceShipOne, premier véhicule privé à avoir envoyé un homme dans l'espace, lui aussi largué à haute altitude. Ce premier succès de SpaceX, qui profite d'un programme de financement de la Nasa, pourrait en effet changer la donne dans un secteur monopolisé par des consortiums publics. Doté d'un moteur économique et d'un étage qui devrait à terme être réutilisable, Falcon1 devrait rapidement proposer des lancements « low-cost » pour les satellites commerciaux. Le premier Flacon9, un lanceur plus imposant, devrait être livré au centre spatial Kennedy de la Nasa à la fin de l'année pour un premier vol en 2009. Mais Elon Musk voit plus loin. Si la fiabilité est au rendez-vous, SpaceX pourrait en effet se placer sur les rangs pour effectuer les livraisons vers l'ISS après la mise à la retraite des navettes américaines à l'horizon 2010. SpaceX a en effet dans ses cartons une capsule spatiale nommée Dragon, qui devrait pouvoir transporter un équipage de 7 astronautes. Et pourquoi pas, estime son fondateur, les envoyer un jour sur Mars.
Une anomalie sérieuse de Hubble retarde le départ d’AtlantisPar Jean Etienne, Futura-SciencesSur le même sujetUne panne majeure affectant l’ensemble des instruments du télescope spatial Hubble a été détectée il y a quelques jours, bousculant le planning de la mission de maintenance qui devait décoller de Cap Canaveral le 14 octobre prochain.Sur le télescope spatial Hubble, la transmission des données acquises par les cinq instruments principaux est gérée par un ordinateur dédié, dont le rôle est de les enregistrer en mémoire et de les formater avant qu'elles soient envoyées dans un ordre déterminé vers les différents utilisateurs sur Terre. Ce dispositif, qui constitue le cœur du système de communications, est connu sous le nom de Control Unit/Science Data Formatter (CU/SDF). Samedi 27 septembre, ce CU/SDF a brusquement cessé de fonctionner, après 18 années de service pratiquement ininterrompu. Dès lors, le prestigieux instrument, s’il reste capable d’observer et de communiquer avec la Terre, ne peut plus transmettre ni images ni données scientifiques. Allard Beutel, porte-parole de la Nasa, a clairement annoncé que l’instrument était « définitivement en panne » et qu’il n’existait aucun moyen de le réparer. Cette panne survient alors que la quatrième mission de service (SM4), composée de sept astronautes, se prépare à prendre le départ à bord de la navette Atlantis et à rejoindre le télescope spatial afin de remplacer certains éléments et en apporter de nouveaux, dans le but de prolonger son exploitation jusqu’en 2012. Décision a donc été prise de retarder cette opération dans l’attente d’un examen plus approfondi de la défaillance de Hubble, et surtout d’envisager les mesures à prendre pour y remédier. Un instrument redondant, mais…Pour cela, la Nasa a le choix. Lors de la conception de l’instrument, les techniciens avaient décidé d’installer un second CU/SDF en redondance, nommé Side B (le premier étant Side A) susceptible de prendre la place de l’original en cas de panne. L’Agence spatiale américaine se dirige actuellement vers cette procédure, mais celle-ci n’est pas exempte de difficultés multiples. En effet, excepté un bref essai lors de la mise en orbite de Hubble le 25 avril 1990 par la navette Discovery, Side B n’a plus été sollicité et est resté totalement inactif durant plus de 18 années. Nul ne pouvant prévoir comment un dispositif électronique aussi complexe a pu supporter l’environnement spatial durant une telle période, sa réactivation promet quelques sueurs froides… Et ce n’est pas tout, car chacun des cinq instruments scientifiques de Hubble est équipé de deux interfaces de communication séparées, l’une vers Side A, l’autre vers Side B. Chacun devra être désactivé et remis en marche en mode de sécurité, avant de basculer les communications d’une interface vers l’autre, puis réactivé. Il est aisé de comprendre que ces interfaces de réserve n’ont plus été utilisées depuis la même période, ce qui ne rassure pas les techniciens. Un réveil douloureuxAlors seulement, Side B pourra être réveillé. Les techniciens ne dissimulent pas leur inquiétude devant une opération aussi complexe, d’autant que l’ensemble complet – Side B et les interfaces de réserve – n’a jamais fonctionné qu’au sol, avant le lancement. On navigue donc en aveugle… Et ce n’est pas encore tout, car le 11 septembre dernier, à 10 h TU exactement, le spectrographe infrarouge NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) a refusé de se remettre en route après une interruption programmée, justement, pour en vérifier le fonctionnement avant la visite de maintenance. Selon les données reçues au centre de contrôle, la pompe du système de refroidissement de l’instrument s’est mise à tourner à une vitesse trop élevée, provoquant un arrêt d’urgence après six heures de fonctionnement. Deux autres tentatives, les 14 et 15 septembre, ont également échoué. L’origine de la panne n’est pas encore déterminée avec certitude, les techniciens estimant qu’il pourrait s’agir d’une mauvaise mesure de la vitesse du rotor induite par des particules de glace introduites accidentellement dans le cryostat de NICMOS lors d’essais au sol avant le lancement, et qui se seraient ensuite détachées. S’il s’agit de la cause réelle, cette glace devrait fondre et se dissoudre progressivement pendant que l’appareil se réchauffe. Mais cela prendra plusieurs semaines… En attendant on reste dans le doute, et un rapport avec la défaillance majeure survenue à Side A deux semaine plus tard n’est pas totalement exclu. Faut-il remplacer le CU/SDF ?Bref, la Nasa possède bien les moyens de remettre Hubble en fonctionnement, mais cette opération est risquée. Ce qui lui fait envisager la possibilité de remplacer purement et simplement l’ensemble CU/SDF par les astronautes de la prochaine mission. Un Side C de réserve existe bien, entreposé dans les locaux de l’agence spatiale. Mais celui-ci non plus n’a pas été testé depuis plus de 18 ans, et les techniciens, s’ils se décident à l’utiliser, devront prendre toutes les précautions possibles pour en vérifier préalablement le bon fonctionnement. Point noir cependant, les responsables de la mission, déjà particulièrement chargée et qui constitue la dernière intervention humaine avant la mise à la retraite de l’instrument, devront vraisemblablement décider quel volet ils devront en sacrifier pour insérer ce supplément au programme… Alors seulement, le CU/SDF redondant prendra la place de l’instrument original à bord de Hubble, servant de réserve à Side B si celui-ci a pu être mis en route (on devrait le savoir dans le courant de la semaine), ou d’instrument principal dans le cas contraire. Dans tous les cas, l’envol d’Atlantis et de la quatrième mission de service (SM4) sera reporté, vraisemblablement de quatre mois car la Nasa évoque actuellement un départ pour février 2009 au plus tôt.