type: PAN, très haute altitude
circonstance: mission sts48
date: 1991.09.15, autour de 20h30 GMT
acquisition: instrument de mesure, une caméra de la navette Discovery
source: officielle, NASA
Résumé:
Lors d'une mission de la navette spatiale Discovery des phénomènes lumineux inexpliqués sont capturés par une caméra de la navette:
- des points dans l'espace changent très brutalement de trajectoire
- des trajectoires non linéaires sont détectées après analyse des images
- une succession d'événements montrent un comportement non-libre* des objets observés: un flash suivi d'un changement de direction d'un point lumineux puis d'une traînée lumineuse de la Terre vers l'espace: c'est cette succession d'événements qui va être développée ici.
Le fait que les données vidéo soient publiquement accessibles est aussi une caractéristique exceptionnelle de ce cas.
*un comportement libre équivaut ici à celle d'un corps sans intelligence soumis uniquement aux forces naturelles comme les forces de gravitation, électromagnétique, mécanique...
STS-48
STS: Shuttle Transport System : mission des navettes de la NASA
STS-48, 15 septembre 1991
Il est entre 20h30 et 20h45 GMT la navette (Discovery) est en orbite à 570km d'altitude proche de la côte ouest de l'Australie. Sa trajectoire est de 57 degrés (sens horaire) par rapport à l'équateur. La navette va entrer dans le jour, le ventre en premier. La caméra est dirigée vers la face nuit de la Terre, le Soleil est vers la droite avec réflexion de sa lumière en haut à gauche de la vidéo.

Sur l'image la visée de la caméra correspond en gros à la direction opposée de celle de la navette sur son orbite.
Je vous propose d'abord un extrait de la vidéo avant de voir les principales expliquations :
Video 1Quatres analyses sont utilisées :
James Oberg,
Jack Kasher,
Mark Carlotto,
Lan Fleming
Les expliquations en faveur des particules de glace - thèse officielle de la NASA
par James Oberg un ex-officier de contrôle des missions STS et sous-contractant à la NASA parmis d'autres activités cf
CVArguments :
iciLes points qui me semblent importants : - Les particules sortent de l'ombre de la navette et sont illuminées par le levé de soleil orbital (http://www.lowcarbluxury.com/sts107-orbitalsunrise.jpg).
> Permet d'expliquer l'apparition soudaine de M1 (cf. notation de Carlotto) l'objet principal. L'article de Carlotto rejette cette hypothèse.
- Le particules devaient être proche pour être illuminées par le soleil en même temps que la navette.
> Oberg part du principe implicite que ceux sont de petites particules libres : raisonnement circulaire qui lui permet de conclure qu'elles devaient être proche pour être visibles.
- Il est impossible à partir de la vidéo de déterminer la durée d'allumage des verniers* parce que le phénomène peut être invisible. Si ceux sont des allumages, on sait qu'ils ont duré au minimum 1.2s suivant les données télémétriques les plus proches de l'événement.
> Permet de rejeter une partie indépendante de l'article de Kasher. Cette partie représente 3% de l'information (mesurée en nombre de caractères).
*N.B : il existe 44 systèmes de fusées sur la navette, on parle ici des verniers qui servent à stabiliser la navette et non des réacteurs principaux plus puissants.
Plus important, la datation venant des mesures télémétriques encodée dans une vidéo distribuée 8 ans plus tard par la NASA suite à une requête FOIA, est selon toute vraissemblance fausse: cette datation qui tendait à lier le flash observé avec l'activation des verniers, a été ajoutée pour une raison inconnue sur la vidéo originale.
Ainsi, il n'y aurait jamais eu d'allumage de verniers lors du flash :
Lien.
- Les changements de direction brutaux (>135 degrés) des particules peuvent être des illusions d'optique dues au passage de la 3D à la 2D
- L'ajustement de l'assiette de la navette par les verniers est imperceptible (modifie le variation de l'angle d'incidence de 0.01 degré par seconde) :
"[...] de loin trop faible pour être remarqué [...] [cela] bougerait à peine la ligne de visé du champ de la caméra suivant l'axe horizontal."
> L'analyse de Carlotto suggère qu'au contraire l'utilisation des verniers occasionnerait une déviation mesurable de la trajectoire des repères astronomiques.
Thèses Alternatives
Jack Kasher Ph.D Physics & Astronomy :
CVIl fut le premier à publier en 1994 une analyse de la mission STS-48.
Arguments:
iciKasher donne 5+1 arguments séparés qui invalident la thèse des particules de glace.
L'argument (+1) rapide à comprendre est que la mise au point de la caméra était sur l'infini donc que des particules proches de la navette n'auraient pas été visibles. A partir du moment où l'on prouve que les particules sont éloignées la thèse des particules de glace libres influencées par les fusées de la navette ne tient plus : document video en français avec Kasher ici .
Ci-dessous sont résumés dans l'ordre les autres arguments :
- 1/ L'analyse cinématique de la trajectoire de M1 montre qu'après une phase linéaire M1 est à l'arrêt pendant environ 1 seconde ce qui est incompatible avec une intéraction avec un flux de matière venant de la navette.
Les illusions 3D->2D expliquant un possible arrêt sont évacuées car même dans ce cas la particule ne doit pas s'arrêter mais plutôt afficher un ralentissement. Par ailleurs une simulation faisant intervenir un changement d'angle de vu expliquant un arrêt ponctuel de la particule, la placerait à 300 pixels à gauche de la vidéo (preuve dans les annexes non fournies dans le lien - si vous mettez la main dessus je suis intéressé).
- Arguments intégrés dans la section I de l'article de Kasher :
La durée du flash ne correspond à aucune combinaison possible de durées d'utilisation des verniers.
La vitesse d'éjection des gaz fait que pour une particule cible à environ 20m, son accélération doit débuter à environ 0.008s après le flash soit 60 fois plus vite que ce qui est observé.
- 2/ L'origine des forces ne peut provenir que d'un seul vernier (cf. annexes).
Donc si l'on arrive à isoler le comportement propre de 2 particules vis à vis de l'origine de la force alors on peut trouver la position de la source en cherchant le lieu d'intersection des trajectoires (linéaires) après le changement de direction des particules.

Or le lieu de l'intersection ne se se trouve pas dans la direction de la navette car les trajectoires des particules divergent dans cette direction.
"Isoler le comportement" signifie soustraire ce comportement à la trajectoire des particules après intéraction (modification de leur direction).
De plus le raisonnement est valable en 2D pour les mouvements linéaires (ce qui est linéaire en 3D le reste en 2D). Il suffit alors de faire les calculs pour 2 composantes des coordonnées (annexes).
- 3/Les raisons de cet argument sont complexes et il manque les annexes.
En résumé Kasher affirme que les données observées pour la vitesse terminale de M1 dans le cas de l'hypothèse particule-de-glace-proche diffère d'une magnitude >1000 par rapport à la vitesse théorique basée sur la vitesse d'éjection des gaz.
- 4/reprise d'un sous-argument apparaissant en 1/
Connaissant le délai de réaction de M1, on compare la vitesse probable des gaz éjectés pour M1 à 20m avec leur vitesse théorique : 40m/s contre 2.7km/s .
- 5/On met la particule M1 dans les conditions initiales v=2m/s à 25m de distance (choisies pour des raisons données dans les annexes)
On cherche à savoir où se trouverait la particule sous l'impact d'un gaz à 2,7km/s. Connaissant la vitesse terminale (98% du gaz éjecté) on en déduit que M1 devrait être à 36km lorsqu'il atteint cette vitesse.
Or il est difficile d'imaginer une particule même grosse (30cm par exemple) réfléchissant de la lumière, visible à cette distance .
En outre, dans ce cas précis, connaissant la direction finale de M1 on peut localiser le vernier à l'origine du mouvement de M1 soit à 21km de la position de la navette.

Finalement Kasher écrit :
Et que sont ces 2 traînées [NDT: de la Terre vers l'espace] qui passe à travers les régions occupées par M1 et 2 des autres objets à l'extrême droite ? Je dois admettre que je ne fais que des spéculations; mais on doit tout de même se demander s'ils étaient des sortes de missiles qui furent tirés vers les vaisseaux et si plusieurs d'entre eux ont changé de direction pour les esquiver. Tirer des missiles est évidemment un acte hostile avec des implications effrayantes. Cela implique que quiconque ait lancé les missiles, considérait M1 comme une menace, pensait disposer d'un système d'arme capable de toucher M1 et que la présence de M1 n'était pas une surprise.
Estimations et comparaisons
Performances estimées de M1 en fonction de sa position par rapport à la navette :
éloignement de 16km : 100G - 1km/s
éloignement de 160km : 1000G - 11km/s
Horizon 2700km : 18000G - 190km/s
Vitesse de libération du système solaire : 16.6 km/s
Apollo 10 en rentrée atmosphérique : 12 km/s
X-43, avion sans pilote, le plus rapide des avions officiels : 3.3 km/s
- Présentation de Kasher pour la TV, en français sur dailymotion, mots clés : jack kasher sts48
Mark J. Carlotto B.S., M.S., Ph. D in Electrical Engineering - Carnegie-Mellon
20 ans d'expérience dans la télédétection par satellite et le traitement d'images numériques
Arguments:
iciPoints principaux & informations supplémentaires :
- Il existe 2 repères astronomiques que l'on peut extraire de la vidéo : les trajectoires des étoiles Polaire et Errai.
Suivant la variation de position de ces étoiles, le taux de conversion angle/pixel est de 0.065 deg/pixel (probablement isotropique) : donc un mouvement d'un point vers la droite de 1 pixel correspondrait à un mouvement de la caméra vers la droite de 0.065 deg , afin de le recentrer.
Or un allumage de vernier de 1s (hypothèse prudente) occasionnerait après 10 secondes un décalage entre 0.175 deg et 0.363 deg suivant les chiffres fournis par Oberg. Soit une variation de 2 à 6 pixels : non detectée sur la vidéo.
- Dans une première phase M1 suit apparement la courbe de la Terre. Comme d'autres objets.
- L'étude du graphe de luminosité (résolution 8 bits) de M1 montre que lors de son apparition aucun changement brusque n'est visible.
Au contraire on observe une variation graduelle pendant 1 seconde. Or une forte variation est attendue pour un objet sortant de l'ombre de la navette.
- On partage les objets en 2 groupes celui avec M0, noté A, et celui à droite (M4-M7) noté B.
On s'apperçoit après analyses des luminosités (P13), que B est plus proche de la navette que A et/ou est composé d'objets plus gros que ceux de A. Par ailleurs le groupe B semble aussi réagir au flash mais 1.5s
après le groupe A.
Or dans le cas d'une intéraction avec les gaz de propulsion de la navette et en supposant que les particules aient des tailles comparables on doit aboutir à une observation inverse : le groupe B doit bouger
avant le groupe A.
- Les fréquences de scintillation des particules sont inconsitantes avec celles traditionnellement obervées.
Exemple donné de fréquence type : 7Hz. La fréquence pour M6 est d'environ 0.5Hz - d'autres comme M1 et M4 ne scintillent pas .
La fréquence de scintillation d'un objet dépend de sa vitesse de rotation : plus un objet est gros moins il scintille. Par ailleurs si l'on se place dans l'hypothèse de particules libres, une valeur proche de 0 pour la plupart des objets montre qu'ils ont a peu près la même taille.
- Carlotto propose un modèle de la trajectoire de M1 dans l'espace fondée en partie sur la variation de sa luminosité.
Pour l'éloignement de M1, les arguments pour rejeter le cas "distance intermédiaire" (page 12) sont discutables mais au vu des autres éléments, le positionement de M1 sur la ligne d'horizon est probable.
Dans ce cas là, Carlotto suggère une vitesse terminale proche de 400km/s atteinte en 1s à partir d'une vitesse de base de 25km/s. Le détail des calculs n'est pas donné.
Lan Fleming
Lan Fleming, B. Sc. Metallurgical Engineering Illinois Institute of Technology, M. Sc. Computer Science DePaul University.
Computer Systems Analyst in the Artificial Intelligence Department at Southwest Research Institute from 1987-1990.
Since 1990 he has been a Computer Systems Specialist at the Intelligent Systems Laboratory at Johnson Space Center, Houston, initially for Lockheed Engineering and Science Company and currently for Hernandez Engineering, Inc.
Sur la courbure de certaines trajectoires et autres anomalies :
ici - Traite des hypothèses de déformation de lentille et de trajectoires affectées par la sublimation des particules de glace.
> permet de rejeter ces hypothèses.
L'article suivant doit être très intéressant mais je n'ai lu que les 3 premières pages. Le reste me semble très technique:
ici