RECHERCHES > Recherches & Evènements

Fil généraliste: Nasa - Lune - Mars - Militaires - Astronautes - coopérations

(1/44) > >>

dificultnspa:

source


--- Citer ---Des astronautes américains sur mars en 2037 

Marc Mennessier
03/09/2008 | Mise à jour : 23:40 |


La Nasa va cependant procéder par étapes, en prévoyant des séjours lunaires de longue durée avant 2020.
 

Jusqu'à présent, le record du plus long vol spatial jamais réalisé par un homme est de 437 jours, 17 heures et 58 minutes, soit un peu plus de 14 mois. Il est détenu depuis 1995 par le cosmonaute russe Valeri Polyakov. Mais c'était à bord de l'ancienne station soviétique Mir qui faisait des ronds au-dessus de la Terre, à seulement 400 kilomètres d'altitude. À travers son hublot, Polyakov pouvait contempler à loisir le merveilleux spectacle de notre planète et avoir une pensée émue pour ses proches à chaque fois que Mir survolait la «sainte terre» de Russie. En cas d'avarie ou de maladie, lui et ses équipiers savaient qu'une capsule Soyouz pouvait les rapatrier sur Terre en quelques heures. Toutes choses qui seront impossibles aux éventuels futurs explorateurs de la planète Mars dont la distance par rapport à la Terre varie, selon les années, du fait de sa trajectoire elliptique, entre 56 et 400 millions de kilomètres.

Même les astronautes des missions lunaires Apollo, entre 1969 et 1972, pouvaient contempler le lever de Terre et se rassurer en se disant qu'en cas de pépin le retour au bercail ne leur prendrait que quelques jours.

Les effets de l'apesanteur


La Nasa, qui a l'ambition d'envoyer un homme sur Mars d'ici à 2037, comme le déclarait il y a un an Michael Griffin, l'administrateur de l'agence spatiale américaine, a presque trente ans devant elle pour relever cet immense défi, technologique bien sûr, mais aussi et surtout, ô combien humain.

Les Américains comptent procéder par étapes en multipliant, dans un premier temps, les vols de longue durée vers la station spatiale internationale (ISS), dont l'assemblage devrait être quasiment terminé en mai 2010, notamment pour évaluer les effets de l'apesanteur sur l'organisme humain. Surtout, ils prévoient de retourner sur la Lune avant 2020, au moyen d'un nouveau système de transport spatial (avec la capsule Orion et le lanceur Ares) pour y construire des installations pérennes dans lesquelles des hommes pourront séjourner pendant six mois (la mission Apollo la plus longue avait duré 12 jours).

Si l'Europe et notamment la France ne manifestent pour l'instant guère d'intérêt pour les vols habités vers la Lune ou Mars, d'autres puissances spatiales à commencer par la Russie, le Japon, mais aussi la Chine (qui doit envoyer pour la troisième fois des hommes dans l'espace avant la fin du mois), l'Inde et la Corée du Sud fourbissent leurs armes.

Les Russes veulent s'allier avec les Européens pour moderniser leur capsule Soyouz dans le cadre du projet CSTS, et les Japonais et les Coréens comptent envoyer une sonde sur la Lune respectivement d'ici à 2015 et 2025. Quant aux Indiens, ils prévoient de mener 60 missions spatiales d'ici à 2013, y compris vers la Lune et Mars.

Mais beaucoup de spécialistes contestent l'utilité d'envoyer des hommes si loin pour accomplir des tâches dont pourraient aussi bien s'acquitter des robots qui, c'est bien connu, n'ont pas d'états d'âme. Le débat n'est pas tranché et les deux options ne sont sans doute pas exclusives l'une de l'autre.
--- Fin de citation ---






source


--- Citer ---L'homme peut-il supporter un voyage vers Mars ?

Thierry Vigoureux
03/09/2008 | Mise à jour : 23:37 |


Pour l'astronaute Jean-François Clervoy et son frère Patrick, psychiatre aux armées, l'équipage devra s'apparenter à une microsociété humaine pour limiter les désordres psychologiques.
 

Pour se rendre sur la planète Mars, il faut compter près de trois ans de voyage aller-retour et être capable de vivre en vase clos pendant tout ce temps, dans des conditions extrêmes, loin, très loin de la Terre. Comment les hommes réagiront-ils lorsque notre planète ne sera plus, pour eux, qu'un minuscule point lumineux dans le ciel, quand les communications avec «le sol» mettront un quart d'heure avant de leur parvenir et qu'ils ne devront plus compter que sur eux pour gérer les imprévus et les situations de crise (accident, maladie, problèmes relationnels ou psychologiques…) ?

Lors des entretiens de médecine aérospatiale qui se sont tenus cet été à Megève (Haute-Savoie), l'astronaute Jean-François Clervoy et son frère Patrick, psychiatre au service de santé des armées, ont abordé ces questions qui ne peuvent être éludées avant une hypothétique mission martienne humaine prévue aux alentours de 2030 ou 2040.

Le retour d'expérience repose, pour l'instant, sur les missions spatiales passées mais aussi sur les patrouilles des sous-marins nucléaires stratégiques qui durent en moyenne trois mois ainsi que sur les expéditions de scientifiques dans les lointaines Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Prochainement, six volontaires, dont deux recrutés par l'Agence spatiale européenne (ESA), vont passer 500 jours isolés dans une enceinte spécialement aménagée pour simuler les conditions, notamment psychologiques, d'un voyage vers Mars.

Selon les frères Clervoy, l'équipage idéal se compose de quatre à neuf personnes afin de reproduire une «microsociété». Trois couples leur paraît être le bon équilibre numérique afin d'instaurer une harmonie de groupe, sans aller toutefois jusqu'au minivillage, impossible à envoyer vers la planète rouge. La configuration «sous-marin nucléaire», avec sa forte hiérarchie militaire où un recours à la force permet de résoudre un conflit majeur entre individus, ne peut être reproduite dans l'espace. À défaut d'un commandement structuré, une équipe soudée par la confiance mutuelle s'avère nécessaire autour d'un leader incontesté. Celui-ci est susceptible de trancher dans certains cas. En revanche, les équipages à deux ou trois semblent être la pire formule. Un binôme russe d'une mission Mir, l'ancienne station orbitale soviétique, s'était fâché et ne se parlait plus. Le centre de contrôle à terre qui avait perçu ce malaise, avait du recourir à un stratagème - commettre une erreur anodine - pour que les deux spationautes se réconcilient.

 
Rapatriement d'urgence exclu

 

La fréquence des attitudes obsessionnelles ou paranoïaques lors des séjours dans les Taaf (Terres australes et antarctiques françaises) amène l'hivernant, comme le futur spationaute au long cours, à se demander : «Qu'est ce que je suis venu faire ici ?» Parmi les possibilités de réponses à ces comportements, la créativité reste tributaire du contexte très technique de la mission. Celle-ci demande aux spationautes d'appliquer des procédures préétablies et longuement répétées au simulateur. Pas d'improvisation possible, ni d'épanouissement. Or, cette faculté de créer apparaît essentielle à Jean-François Clervoy qui a séjourné trois fois à bord d'une navette américaine. «Jouer du saxo ou prendre des photos m'a aidé à m'extraire de ce monde», confie-t-il en soulignant la nécessité de disposer aussi d'un espace personnel à bord.

Autre contrainte : tout rapatriement d'urgence est exclu, une fois la capsule lancée à 25 fois la vitesse du son, voire plus. Une solution consisterait à lancer deux vaisseaux développés par deux équipes différentes afin de se porter mutuellement secours. Le retour pose aussi de nombreux problèmes avec ses déceptions potentielles («rien n'a changé depuis mon départ» ou «tout est différent»). Sans oublier l'anxiété de retrouver sa place parmi les siens.
--- Fin de citation ---

titilapin2:
La NASA prépare la conquête de Mars

La planète rouge, prochaine destination de l'humanité

Crédits : NASA
--------------------------------------------------------------------------------

Le directeur de la NASA Mike Griffin a tracé les grandes lignes de la mission d’endurance lunaire qui devra obligatoirement être accomplie avant de penser à envoyer des humains vers Mars.

Lors du Congrès International Astronautique de Glasgow en Ecosse, Griffin a déclaré que Mars ne serait pas automatiquement la prochaine destination d’une mission habitée sous prétexte que des humains sont déjà allés sur la Lune.

Il croit fermement que les connaissances acquises sur la Lune sont trop maigres pour se diriger tête baissée vers la planète rouge.

"La totalité de l’expérience humaine sur la Lune représente moins de 27 jours de travail d’un seul homme- sur un monde de la taille de l’Afrique. Seules les connaissances que nous pourrons récolter sur la Lune nous permettront de franchir une étape vers la conquête de Mars" déclare-t-il.

Pour améliorer notre savoir, tester la logistique nécessaire et les différents facteurs humains d’une mission martienne potentielle, Griffin propose une mission lunaire très élaborée. La durée d’un voyage vers Mars serait simulée à bord de la Station Spatiale Internationale, puis la manœuvre d’atterrissage martienne serait reproduite sur la Lune.

"L’expérience consistera à placer une équipe sur la station spatiale pendant une durée de sept à huit mois. Après l’alunissage, les membres de l’expédition devront survivre pendant une période allant de 9 mois à un an sur la Lune sans assistance autre que le matériel emporté.

"Après cette étape, il faudra retourner sur la station spatiale pour les six à sept mois que prendrait normalement le voyage retour de Mars vers la Terre. Tout ça sans aide supplémentaire car se sont les conditions qui attendent les futurs voyageurs. Si nous ne parvenons pas à réussir complètement cette mission, cela signifie que les premiers voyageurs vers Mars seraient incapables de revenir, "

De nombreuses agences spatiales comme la China National Space Administration ou l’Agence Spatiale Européenne partagent le point de vue de Griffin et souhaitent collaborer aux futures missions vers l’ISS et la Lune.

GA

Unisciences.com

02/10/2008

http://www.unisciences.com/espace/news/nasa_conquete_mars.php?id=254

titilapin2:
Les petits secrets de la NASA lors des missions lunaires



LA lune est couverte d'une poudre grise qui cause des problèmes jusqu'ici inconnus du grand public

Crédits : NASA
--------------------------------------------------------------------------------

Les missions vers la Lune se sont déroulées de 1969 à 1972. Alors que les grandes manœuvres pour y retourner sont en cours d’élaboration, on découvre aujourd’hui l’envers du décor. Ainsi le principal problème auquel les astronautes ont fait face, n’est pas d’ordre technique ou lié à l’éloignement de notre planète, mais la poussière, omniprésente et envahissante sur la Lune.

Le professeur Larry Taylor de l’Université du Tennessee nous détaille tous les désagréments que nous ne saurions voir. La poussière donc, était un véritable fléau, causant un syndrome baptisé le ‘rhume des foins lunaire’. Fin et rugueux à la fois, cette petites particules s’immiscent partout : dans les vêtements des astronautes, et dans les cabines, formant des nuages de poussière.

Taylor et ses collègues vont présenter leurs recherches sur la poussière lunaire dans une publication à venir le 9 octobre prochain. La Nasa est particulièrement attentive aux conclusions en vue de préparer au mieux les voyages vers la lune prévus pour 2018.

Tous ces troubles proviennent des particularités inhérentes au sol lunaire. La poudre grise s’est créée avec les micrométéorites qui viennent s’écraser sur notre satellite naturel, et de leur impact avec les roches qui forment la lune. En effet en percutant le sol, les météorites dégagent de la chaleur. En se refroidissant, le sol se retrouve couvert d’une fine couche translucide qui recouvre la poussière.


Les membres de l’équipage d’Apollo 17, Harrison “Jack” Schmitt et Gene Cernan, ont même eu des difficultés à bouger leurs bras lors de leur marche sur la lune, tant la poussière pénétrait les joints de leurs combinaisons. Pour ne rien arranger, la poussière lunaire possédait de l’énergie statique, qui la rendait collante. Les rayons ultra violets conduisent les électrons hors de la poussière lunaire la journée, alors que le phénomène s’inverse la nuit, sous l’influence des rayons du soleil qui les bombarde d’électrons.

La solution ? Utiliser ce magnétisme !

Taylor a dessiné un filtre magnétique qui protège de la poussière. Il a aussi découvert des particularités du sol lunaire : des micro ondes font fondre le sol en moins de temps qu’une tasse de thé met a bouillir. Le scientifique envisage donc un moyen de transport qui utiliserait des micro ondes pour parcourir le paysage lunaire. Il est à noter que ce processus permet également de produire de l’oxygène dans le véhicule et aussi de se protéger des radiations venues de l’espace. Sur Terre notre atmosphère nous protège des radiations cosmiques, or la lune en est dépourvue et ces radiations peuvent menacer la santé des hommes sur la lune.

Plus grave, la poussière lunaire peut aussi menacer la santé des astronautes. D’après Bonnie Cooper du Centre Spatial de la NASA Johnson, si jamais par mégarde on en respire, alors de minuscules morceaux de fer entreraient alors dans le sang, causant des dégâts considérables. La colonisation de la lune nécessite encore de grands efforts !

J.L.

Unisciences.com

30/09/2008

http://www.unisciences.com/espace/news/poussiere_lune.php2.php?id=246&page=2

titilapin2:
L'homme sur MARS pour longtemps, et alors?
«Si des astronautes doivent aller sur Mars, ce qui est envisagé vers 2040, ils doivent être prêts à y passer le restant de leurs jours», estime l’Américain Edwin «Buzz» Aldrin, deuxième homme à avoir foulé le sol lunaire le 21 juillet 1969.

«Les opportunités d’un séjour sur Mars sont meilleures que nulle part ailleurs, à cause des conditions proches de la Terre, bien meilleures que sur la Lune», selon le pilote du module lunaire d’Apollo 11.

En dépit d’une atmosphère totalement inadaptée à l’homme, Mars recèle notamment de grandes quantités d’eau sous forme de glace, qui pourraient être mises à profit par d’éventuels colons. Ces derniers ne doivent cependant pas espérer rentrer chez eux, le voyage entre notre planète et Mars devant durer au moins une année et demie.

L’astronaute imagine le scénario suivant: «A l’âge de 30 ans, on leur donne une opportunité. S’ils acceptent, nous les entraînons, et, à 35 ans, nous les envoyons. Lorsqu’ils auront atteint 65 ans, qui sait quelles avancées scientifiques auront eu lieu? Alors ils pourront prendre leur retraite sur place, ou peut-être pourrons-nous les ramener.»





Mais quel est donc le problême de tout ces gens avec la durée du voyage?




Voyez ce texte, futuriste?

« On partait en général début mars, pour revenir en octobre, témoigne Aimé Lefebvre, qui a passé trois ans sur des bateaux en baie de Terre-Neuve, de 1936 à 1938. Huit mois sans voir la terre, sauf quand on débarquait un marin blessé. » Paradoxalement, c'est quelqu'un qui n'a jamais mis le pied sur un bateau de pêche qui est à l'origine de Mémoire de terre-neuvas.




Source:Petites histoires de la Grande pêche - Saint-Malo




Oui, les marins de tout pays sont partis à la découverte ou à la chasse et pêche, avec les soucis, les drames, mais ils ont construit le monde d'aujourd'hui en grande partie, alors pourquoi est-ce si incroyable d'envoyer des Hommes sur MARS?

Source:20 minutes


http://ufocenter.over-blog.org/article-24040749.html

titilapin2:
 

 
   
24.10.08 Pas d'eau sur la Lune (2)
 

Les observations faites par la sonde lunaire Selene (JAXA) du cratère Shackleton tendent à montrer qu'il ne contiendrait pas de glace d'eau ! Un coup dur pour la NASA qui veut faire de ce site une base lunaire habitée.

Le cratère Shackleton

Ce cratère ressemble à une sorte de cône tronquée d'un diamètre de 21 km environ à son sommet et de 7 km à sa base. Il se différencie des autres cratères par une profondeur plus grande (4,2 km). Situé au pôle sud de la Lune, il est en permanence à l'ombre et donc un endroit où il pourrait y avoir de la glace.

De nouvelles images prises le satellite d'exploration lunaire japonais Selene indiquent que le cratère ne contiendrait pas de glace. Les images ont été prises au milieu de l'été lunaire, lorsqu'assez de lumière solaire diffuse de la paroi interne au sommet du cratère pour l'éclairer faiblement. En se basant sur un modèle de la forme du cratère, les scientifiques estiment que les températures au fond du cratère sont inférieures à 90 kelvins, assez froides pour qu'il y ait de la glace. Les images ne montrent pourtant aucun éclat particulier qui trahirait la présence de glace pure. Il n'y a donc peut-être pas de glace du tout, ou alors elle se trouve mélangée au sol en faible quantité concluent les chercheurs.

La question de l'eau

Jusqu'à présent, on n'a détecté sur la Lune que des traces de deutérium (H3) ce qui suggérait que de l'eau gelée aurait pu rester sous forme de glace au fond de cratères restés en permanence dans l'ombre (essentiellement dans les zones polaires). Cette eau aurait été apportée par les météorites qui ont bombardé la Lune juste après sa formation et qui la bombardent encore dans une moindre mesure.

On n'a jamais eu de preuve directe d'existence de glace à la surface, ou dans les roches. Lorsque des sondes se sont écrasées sur la Lune comme Lunarsat, Clementine ou SMART-1, les scientifiques espéraient voir depuis la Terre un panache dont l'analyse spectrale nous aurait renseigné sur sa teneur en eau. Les résultats ont tous été négatifs.

Quant à la sonde américaine Lunar Prospector dédié à la recherche d'eau (1998), elle a détecté suffisamment d'hydrogène pour en déduire qu'il y avait de la glace d'eau sur la Lune concentrée aux deux pôles, principalement localisée au fond des cratères, où les rayons solaires ne pénètrent jamais et les températures ne dépassent pas les -40°Celsius. Pour la NASA cet énorme réservoir d'eau douce devait faciliter l'implantation d'une colonie lunaire.

Base lunaire

La base lunaire que souhaitent construire les Etats-Unis sur les remparts du cratère Shackleton, au pôle sud, se fera progressivement, sur plusieurs années. Bien que le site définitif de son installation n'ait pas encore été choisi, cette région de la Lune revient souvent dans les conversations des experts. Elle présente de nombreux avantages dont une amplitude thermique faible, un fort taux d'ensoleillement qui permet un rendement suffisant des unités de production d'énergie.

http://www.flashespace.com/html/oct08/24a_10_08.htm

----------------------------------------------------------------

20.10.06 Pas d'eau sur la Lune ?
 
La colonisation du pôle sud de la Lune pourrait être bien plus difficile si l'on en croit une étude qui tend à montrer que le satellite de la Terre pourrait ne pas contenir des quantités significatives de glace d'eau à sa surface. Pire encore, si l'eau y est véritablement présente, ce sera probablement sous forme de grains minuscules et dispersés dans le régolite (la poussière lunaire), et non de gisements de glace faciles à exploiter, affirme Donald Campbell de l'Université de Cornell, sur la base d'images radar de très grande précision d'une région du pôle sud. Or, de la glace d'eau, même mélangée à du régolite, serait une ressource nécessaire pour soutenir une activité humaine à long terme sur la Lune.

La possibilité que le pôle sud abrite des gisements de glace substantiels avait été évoquée pour la première fois en 1992 quand des images radar acquises par la sonde Magellan montraient des traces d'eau au fond de cratère des pôles de Mercure. Certains astronomes s'étaient alors empressés de faire un rapprochement avec les pôles lunaires qui sont pour ainsi dire similaires à ceux de Mercure.

Mais c'est en 1996 que les premiers indices suggérant la présence d'eau, sous forme de glace, ont été réunis par les astronomes. La sonde Clementine révélait alors l'existence de traces de glace sur les parois d'un cratère situé au pôle sud de la Lune. Deux ans plus tard, en 1998, Lunar Prospector indiquait la présence d'hydrogène et par inférence, d'eau à une profondeur d'environ 1 m toujours au pôle sud du satellite. Cependant, le radiotélescope d'Arecibo n'a pas pu confirmer cette dernière découverte (observation dans la longueur d'onde de 22 cm).
 
http://www.flashespace.com/html/oct06/20a_10.htm

--------------------------------------------------------------

   
25.10.06 Exploration de la Lune : la problématique de l'eau 
 

Aujourd'hui, bien malin celui qui peut dire si la Lune contient des quantités significatives de glace d'eau sur sa surface. Si deux sondes ont semble t'il découvert des traces d'eau sur le plancher de cratères d'impact situés au pôle Sud, les radiotélescopes d'Arecibo et Robert C. Byrd Green Bank n'ont pas pu confirmer son existence.


Ce ne sont pas ces incertitudes qui vont retarder le retour de l'Homme sur la Lune (La NASA vise décembre 2019). S'il est indéniable que l'eau est un paramètre essentiel, ce n'est pas avant quelques décennies que les problèmes de ravitaillement en eau se poseront sur la Lune.

En effet, les premières missions humaines seront avant tout dédiées à l'exploration des sites d'atterrissage et dureront au grand maximum 3 semaines. Il n'y aura aucun problème pour transporter depuis la Terre les réserves en eau nécessaires. Les premières étapes de la colonisation de la Lune se feront à bord de sorte de mobil homes, puis s'en suivra la construction de bases en dures. Ce n'est qu'à ce moment là que se posera la problématique de l'eau. Avec l'accroissement de la colonie lunaire et de l'activité afférente, les besoins seront tels que la NASA aura bien du mal à ravitailler en suffisance.

L'eau et l'oxygène que l'on peut en tirer, sont deux éléments indispensables à la présence permanente d'une petite colonie. En effet, l'eau est constituée d'un atome d'oxygène pour 2 atomes d'hydrogène, ce qui fournit en sus d'une utilisation biologique évidente un mélange carburant/comburant idéal. La colonisation de la Lune serait donc grandement facilitée par la découverte de vastes quantités d'eau accessibles. Toutefois, si ces réservoirs d'eau existent, leur exploitation ne sera pas une tâche facile puisqu'ils seront soit tapis au fond de cratère situés aux pôles ou enfouis sous la surface de la Lune. Et encore, il faudra déterminer si ces dépôts sont exploitables et si nous serons alors capable d'extraire l'eau, car elle sera mélangée à d'autres éléments dans de faibles concentrations.

Enfin, à moyen terme, la présence d'eau renforcerait l'attrait économique de l'exploitation des ressources lunaires et de son utilisation à des fins scientifiques. Dans l'optique de la mission habitée vers Mars, la Lune doit servir à tester et valider de nombreux éléments-clés de la mission. L'habitat et les moyens de déplacement seront testés sur la Lune, et la NASA envisage de concevoir des installations automatiques fabriquant les propergols indispensables exactement comme on le prévoit sur Mars, à partir des réserves d'eau.

http://www.flashespace.com/html/oct06/25a_10.htm
 
 

Navigation

[0] Index des messages

[#] Page suivante

Sortir du mode mobile