Medias / Campagnes... > Pages d'Histoire
Fil généraliste: découvertes archéologiques en Egypte (tombes - pyramides ...)
labbe:
Mystère des pyramides.
civilisation avancée 10000 ans av 1/3
civilisation avancée 10000 ans av 2/3
civilisation avancée 10000 ans av jc 3/3
dificultnspa:
--- Citer ---Connue sous le nom de "stèle de l'Inventaire" et également découverte à Giseh, elle est considérée par la plupart des égyptologues modernes comme faisant état d'événements fictifs. Elle précise que Khoufoui (Khéops en grec) a vu le Sphinx. Comme Khoufoui-Khéops, constructeur supposé de la Grande Pyramide ( sur laquelle il y aurait aussi bien des choses à dire ), est le prédécesseur de Khâfrê-Khéphren, il est évident que ce dernier n'a pu ordonner l'aménagement du monument.
Au vu de cette hérésie, les sommités de la profession ont donc préféré discréditer la deuxième stèle et son contenu gênant pour mieux mettre en valeur une syllabe du nom "Khâfrê" inscrite sur une stèle de Thoutmosis à moitié détruite.
Parmi les égyptologues reconnus, très peu ont fait preuve de l'honnêteté de Selim HASSAN. En 1949, il déclarait : " Hormis la ligne tronquée inscrite sur la stèle de granite de Thoutmosis IV et ne prouvant rien, aucune inscription ancienne ne relie le Sphinx à Khâfrê. Si solide qu'elle nous apparaisse, nous devons qualifier cette indication de "circonstancielle", jusqu'à ce qu'un heureux hasard offre au monde une référence précise à l'érection de cette statue."
--- Fin de citation ---
Extrait de ce site
Etant en train de lire : L'empreinte des Dieux de Graham Hancock qui nous parle de cette stèle, j'ai voulu en savoir plus.
J'ai fais quelques recherches complémentaires sur internet mais il y a peu de site qui en parle, les voici pour ceux que ca intéresse :
http://antarctica.canalblog.com/
http://martinon.wifeo.com/egypte.php
modération : la page n'existe plus
titilapin2:
Il s'agit de la stèle suivante:
source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_G1C
-------------------------------------------------
Complexe funéraire de Khéops
Le complexe funéraire de Khéops fut érigé sous la IVe dynastie (v. -2650). Composé d'un temple funéraire, de pyramides subsidiaires, d'annexes et d'une vaste nécropole de fonctionnaires contemporains du pharaon, le complexe est toutefois dominé par la grande pyramide, la plus grande pyramide d'Égypte qui fut, jusqu'au début du XXe siècle, le plus volumineux et le plus massif monument jamais construit. Elle a détenu le record de la hauteur durant 4 000 ans[1]. Elle est considérée, depuis au moins 2 000 ans, comme une des sept merveilles du monde. Les savants du XIXe siècle se jugeaient incapables de reproduire les prouesses techniques de la pyramide. Des théories pseudo-scientifiques, mystiques, voire farfelues sont alors apparues afin de tenter d'en percer les mystères. Mais la pyramide est avant tout un tombeau faisant partie d'un vaste complexe pyramidal classique de l'Ancien Empire, représentant une des plus pures et des plus abstraites œuvres d'art jamais conçues.
Carte des pyramides de Gizeh
La pyramide de Khéops fait partie d'un complexe plus large, constitué :
- d'un temple funéraire en deux parties, une basse appelée « temple de la vallée » et une partie haute située à proximité de la pyramide, ces deux parties étant reliées par une chaussée servant de galerie de communication[2] ;
- d'un ensemble composé de la pyramide de Khéops, de trois pyramides de reines, d'une pyramide satellite, ceint d'une muraille, relié à la galerie de communication par l'intermédiaire de la partie haute du temple ; de celui-ci il ne subsiste qu'une partie du pavement en basalte d'une grande cour à ciel ouvert qui occupait l'essentiel du temple ; - de multiples mastabas regroupés en trois cimetières ou villes de mastaba situées à l'orient derrière les pyramides des reines, au sud de la grande pyramide et à l'occident de la pyramide du roi, dans le désert.
Avec la pyramide de Khéops, deux autres pyramides à faces lisses, les pyramides de Khéphren et de Mykérinos dominent le plateau de Gizeh.
Deux barques solaires du pharaon Khéops furent découvertes en pièces détachées au fond d'une fosse. L'une d'entre elles a été réassemblée et est actuellement conservée au musée dit « de la barque solaire », à proximité de la pyramide.
La pyramide de Khéops a bénéficié, pour son érection, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l'extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l'intérieur du monument. Deux écoles s'affrontent ; il y a les partisans d'un projet unique et les partisans de trois projets successifs[4]. Il semble que l'architecte en fut le vizir Hémiounou.
Les pyramides subsidiaires
Les pyramides des reines : de gauche à droite G1A, G1B et G1C
Trois pyramides de reines se situent à l'est de la pyramide de Khéops, entre l'enceinte et la nécropole est. Une quatrième pyramide dite satellite fut découverte en 1991 entre celles-ci et le coin sud-est de la grande pyramide. Elles sont de type à faces lisses mais, fortement dégradées, leurs parements se limitent à quelques pierres de la première assise. Elles ont toutes une structure interne constituée d'un massif en gradins. Leurs entrées font face au nord et toutes possèdent un caveau creusé dans la roche, dépourvu de sarcophage. Leur attribution étant encore sujet à controverse, elles sont différenciées scientifiquement par les termes G1A, G1B et G1C, la pyramide satellite par G1D. G1A et G1B possèdent chacune une fosse à barque près de la face sud de la pyramide.
La pyramide G1A[7]
Article détaillé : Pyramide G1A.
Cette pyramide a perdu les deux tiers de sa hauteur initiale. Le secteur est de la pyramide garde les traces d'une plate-forme qui supportait peut-être une chapelle funéraire mais aucun élément ne permet encore de l'affirmer. La sépulture est attribuée par l'égyptologue Reisner à la première épouse de Khéops, la reine Mérititès Ire, en raison de sa proximité avec le mastaba de son fils Kaouab Ier. Mark Lehner, quant à lui l'attribue à la reine Hétep-Hérès Ire, de par la proximité du tombeau avec sa cachette royale (voir ci-dessous)[8].
La pyramide G1B[9]
Article détaillé : Pyramide G1B.
Une chapelle de culte était accolée contre sa face est. Cette pyramide avait, près de sa face sud, une fosse à barque aujourd'hui disparue sous un chemin d'accès au site. Les égyptologues Mark Lehner et Rainer Stadelmann l'attribuent à la reine Mérititès Ire. Zahi Hawass propose la reine qui a enfanté le successeur de Khéops, le souverain Djédefrê.
La pyramide G1C[10]
Article détaillé : Pyramide G1C.
Cette pyramide est la mieux préservée des pyramides subsidiaires. Toutefois, elle est restée inachevée, des tracés de conception étant encore visibles aux angles de la base du monument. Un temple d'Isis d'époque tardive (XVIIIe dynastie) est accolé contre la face est de la pyramide. Ce temple fut construit en incorporant les éléments de l'antique chapelle funéraire. Une stèle (la stèle de l'inventaire), datant du Nouvel Empire fut découverte dans les vestiges du temple. Cette stèle épigraphe porte une inscription nous permettant d'attribuer la pyramide à la reine Hénoutsen[11].
La pyramide G1D[12]
Article détaillé : Pyramide G1D.
Une pyramide satellite a été découverte en 1991 par l'équipe de Zahi Hawass, dirigeant actuel du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes (2007). Elle porte le nom de G1D et est située près de l'angle sud-est et à l'est de la grande pyramide, à l'extérieur de l'enceinte. Cette pyramide a livré le deuxième plus ancien pyramidion connu après celui de la pyramide rouge à Dahchour. Ce monument est identifié par son découvreur à la pyramide subsidiaire du Ka bien que ce type d'édifice cultuel ait toujours été placé à l'intérieur du péribole de la pyramide principale d'un complexe pyramidal.
Source
Notes
1 - ↑ Le record fut battu par les constructeurs de la cathédrale de Lincoln dont le sommet culmine à 160 mètres vers 1310.
2 - ↑ Des vestiges du temple bas ont été mis au jour lors de l'aménagement d'une autoroute qui traverse la ville de Gizeh en direction du Caire. Ils ont été laissés sur place et sont visibles sur le terre-plein séparant les deux voies express qui a été transformé pour l'occasion en petit parc.
3 - ↑ a b Gilles Dormion, La chambre de Chéops, 2004, (ISBN 9782213622293), p.276-277
4 - ↑ Gilles Dormion, La chambre de Chéops, 2004, (ISBN 9782213622293), p.68-72
5 - ↑ a b Jean-Philippe Lauer, Le temple funéraire de Khéops à la grande pyramide de Guizeh, Annales du service des antiquités de l'Égypte, t.XLVI, p.245-259
6 - ↑ a b Jean-Philippe Lauer, Note complémentaire sur le temple funéraire de Khéops, Annales du service des antiquités de l'Égypte, t.XLIX, p.111-123
7 - ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.142
8 - ↑ Mark Lehner, The complete pyramids, 1997, p.116
9 - ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.143
10 - ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.144
11 - ↑ Avec quelque réserve puisque cette stèle date de la XVIIIe dynastie. Elle n'est donc pas contemporaine du complexe funéraire
12 ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.150-151
13 - ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.165-170
14 - ↑ La fosse sud mesure 51,50 mètres de long sur sept mètres de large et huit de profondeur
13 - ↑ Iorwerth Eiddon Stephen Edwards, Les pyramides d'Égypte, 1992, p.363
14 - ↑ Les dimensions de ces éléments varient de 10 cm à 23 m.
15 - ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.190-223
16 - ↑ Zahi Hawass, Trésors des pyramides, 2003, p.194
17 - ↑ Ils représentent les limites des concessions allouées aux différentes missions de recherche
18 - ↑ Sydney Aufrère, Jean-Claude Golvin, L'Égypte restituée, t.3, 1997, p.36
19 - ↑ Jean-Philippe Lauer, Le mystère des pyramides, 1988, (ISBN 9782258023680), p.22
------------------------------------------------------------
La pyramide G1C est l'une des quatre pyramides subsidaires du complexe funéraire de Khéops. Elle est la plus au sud des trois pyramides dites des reines.
Plan de la pyramide G1C attribuée à Hénoutsen
Vue de la descenderie de la pyramide G1C attribuée à Hénoutsen
Vue de la chambre funéraire de la pyramide G1C attribuée à Hénoutsen
Temple d'Isis de la pyramide G1C attribuée à Hénoutsen
D'une base de 46,25 mètres de côté et d'une hauteur de 29,60 mètres, la pyramide G1B se situe à 3,80 mètres au sud de G1A et est la mieux préservée des pyramides subsidiaires. Toutefois, elle est restée inachevée, des tracés de conception étant encore visibles aux angles de la base du monument. Une niche, profonde de quatre centimètres fut creusée dans le mur sud de la chambre funéraire.
Un temple d'Isis d'époque tardive (XVIIIe dynastie) est accolé contre la face est de la pyramide. Ce temple fut construit en incorporant les éléments de l'antique chapelle funéraire. Une stèle (la stèle de l'inventaire), datant du Nouvel Empire fut découverte dans les vestiges du temple. Cette stèle épigraphe porte une inscription nous permettant d'attribuer la pyramide à la reine Hénoutsen[1] :
« L'Horus vivant Medjou Hor, roi de Haute et Basse-Égypte, Khoufou, a reçu la vie. C'est à côté de la Demeure-du-Sphinx, au nord-ouest de la Demeure-d'Osiris, seigneur de Rôsétaoui, qu'il a établi la Demeure-d'Isis. C'est à côté du temple de cette déesse qu'il a construit sa pyramide. C'est à côté de ce temple qu'il a construit une pyramide pour la fille du roi, Hénoutsen. »
Notes 1↑ Avec quelques réserves puisque cette stèle date de la XVIIIe dynastie. Elle n'est donc pas contemporaine du complexe funéraire
titilapin2:
Concernant l'histoire "officielle" de l'Egypte et sa partie la plus ancienne:
Période prédynastique égyptienne
La période prédynastique est la dernière période de la préhistoire égyptienne. Elle fait la transition entre le néolithique et la formation d'un État par unification du pays et centralisation des pouvoirs aux mains des dynasties pharaoniques.
Découpage temporel
Le découpage temporel de la période prédynastique varie légèrement selon les auteurs. On retient généralement le découpage suivant :
prédynastique ancien :
Badarien (-4500 à -3800),
Amratien ou Nagada I (-3800 à -3600),
Mérimdien,
Omarien,
Shamarkien,
prédynastique récent :
Gerzéen ou Nagada II (-3600 à -3300),
Méadien,
Post-Shamarkien,
protodynastique ou Nagada III (-3300 à -3000/-2900)
Concernant les Badariens et la civilisation la plus ancienne:
Badari est un site archéologique qui donne son nom à une culture néolithique de l'ancienne Égypte (Badarien ou Prédynastique ancien, XLIVe siècle av. J.-C., XXXIXe siècle av. J.-C.), caractérisée par un ensemble de nécropoles, localisées sur une trentaine de kilomètres au sud de la Moyenne-Égypte (Badari, Hemamieh).
C’est un centre fort de civilisation, fusionnant des apports multiples du nord-est, du sud et de l’ouest. Le Ouadi Hammamat semble avoir été une voie privilégiée des contacts avec le nord-est, par la mer Rouge. Le site de Tasa, au nord du secteur, paraît plus influencé par les cultures du nord de la vallée du Nil.
À Badari, le contenu des pots d’offrandes atteste une pratique agricole (blé, orge, ricin), avec un riche outillage de faucilles de silex. Chasse et pêche sont abondamment pratiquées. La richesse du matériel badarien témoigne de relations avec l’Orient, spécialement l’Asie antérieure du sud-ouest et le Sinaï (cuivre), peut-être avec la Mésopotamie (stéatite émaillée). La céramique rouge à bord noir laisse supposer des contacts avec le Nil soudanais (Néolithique de Khartoum), l’industrie lithique s’apparente plutôt au modèle saharien.
Le site de Badari laisse peu de traces d’habitat. Seules des huttes ovales de structures légères ont été retrouvées. Par contre il laisse des centaines de tombes, évoluant de la tombe à fosse ovale à la fosse rectangulaire, souvent inhumations multiples de deux ou trois individus, tapissées en vannerie, pouvant contenir un mobilier funéraire important, notamment en poterie d’offrande.
La belle qualité de la céramique caractérise le « badarien » : poterie rouge polie, à bord noir, parfois décorée (motifs géométriques en clair), ou brune à bord noir. Il s’y ajoute l’artisanat du cuir, de l’os, de l’ivoire et le travail de la pierre (palettes à fard en schiste, broyeurs, colliers de perles en cornaline, jaspe, albâtre, brèche et calcite). La présence de perles de cuivre et de turquoise est notable. La ronde-bosse représente des figurines féminines en terre cuite ou ivoire, parfois aussi animales.
Source 1: http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_pr%C3%A9dynastique_%C3%A9gyptienne
______________________________________________________________________________________________________________________________________________
L'époque protohistorique - 6000 à - 3100
Fayoum néolithique (ou Quarounien) 6000 - 4700
Prédynastique ancien - NAGADA I - 5500 - 4000
Prédynastique récent - NAGADA II 4000 - 3500
Protodynastique (ou préthinite) - NAGADA III 3500 - 3150
Vers - 6000 avant JC. les premières populations apparaissent dans la vallée du Nil. L'avancée du désert a certainement poussé l'homme vers l'étroite bande de terre fertilisée par les eaux du fleuve.
Toutes les caractéristiques de la culture égyptienne apparaissent vers cette date. La chasse est progressivement remplacé par la culture et l'élevage. C'est l'aménagement de la culture autour du Nil, c'est-à-dire l'occupation du territoire par les agriculteurs qui va marquer les débuts de cette civilisation. La transition entre une culture tribale nomade et une civilisation sédentaire s'achève.
Dans ces communautés agricoles se développent des chefferies, de plus en plus grandes, voire de véritables petits royaumes. Ces chefferies constituent ce qui va devenir les nomes.
La période prédynastique (6000 - 3150), voit une division géographique s'opérer autour de 2 foyers de civilisation : en Basse-Egypte, autour de Bouto et Saïs ; en Haute-Egypte, autour de Nekhen (Hiéraconpolis).
Source 2: http://boubouss.chez-alice.fr/egypte/egypte.htm
titilapin2:
Chronologie
La plus ancienne chronologie complète disponible fut établie par un prêtre égyptien hellénisé, Manéthon, à qui Ptolémée II (-282/-246) avait demandé de rédiger en grec une histoire de l'Égypte. Son oeuvre suppose que les Égyptiens conservaient dans les archives des temples des listes royales remontant aux origines de la monarchie égyptienne.
Il en subsiste des abrégés fournissant une liste de rois classés en trente et une dynasties, regroupées de la période thinite à la Basse Époque. Les critères de la classification de Manéthon ne nous sont pas connus, mais qu'en tout état de cause il a compulsé des sources égyptiennes, encore que le concept de dynastie qu'il utilise ne corresponde pas à celui que nous pratiquons en Occident. En effet, les dynasties de Manéthon n'ont aucun rapport avec le lien du sang mais avec la ville dont est originaire le pharaon fondateur de la dynastie et qui sert, dans la majorité des cas de capitale dynastique. On trouve donc principalement, tout au long de l'histoire égyptienne des dynasties memphites (Ancien Empire), hérakléopolitaines (Première période intermédiaire), thébaines (Moyen et Nouvel Empire), originaires d'Avaris (période Hyksôs pendant les XVe et XVIe dynasties), tanites (Nouvel Empire et Troisième Période Intermédiaire).
Il existe aussi quelques chronologies contemporaines de l'Égypte pharaonique comme le papyrus de Turin, la pierre de Palerme ou encore la liste de règne du temple d'Abydos datant de Séthi Ier. Cependant ces documents sont a utiliser avec précaution car on ne connait pas les critères de choix ni de classement qui en sont à l'origine. On remarque ainsi, que certains pharaons sont absent de la liste d'Abydos (Hatchepsout, Akhénaton et Toutânkhamon notamment).
Dans les livres consacrés à l'Égypte ancienne, on peut trouver quelques différences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens.
Les Égyptiens divisaient l’année en trois saisons : Inondation (Akhet), Germination (Peret) et Chaleur (Shemou), suivies de cinq jours supplémentaires ou épagomènes. Chaque saison comptait quatre mois de trente jours chacun. À l’origine, le début de l’Akhet coïncidait avec le lever héliaque de Sothis qui a lieu, d’après le calendrier julien, le 19 juillet. Toutefois, étant donné que l’année solaire compte 365 jours et six heures – et non 365 jours -, cette différence de six heures entraîna un décalage croissant entre l’année civile et l’année solaire : de telle sorte que la saison Akhet débuta à plusieurs reprises en hiver. Il s'y ajoute que les Égyptiens n’employaient pas de datation absolue. Les événements étaient datés d’après les années de règne de pharaon, p. ex. an 2, 3e mois de l’Akhet, 2e jour sous la Majesté du roi Untel.
Heureusement pour nous, tous les 1460 ans, le début de l’année civile égyptienne (le 19 juillet dans le calendrier julien) coïncide avec le lever héliaque de Sothis, c’est-à-dire l’apparition de l’étoile au lever du soleil. Cette coïncidence frappa les Égyptiens, qui la consignèrent, notamment en 139 de notre ère. Cette dernière date sert de repère et permet ainsi une datation absolue des règnes : en l’an 9 d’Amenhotep Ier par exemple, il y eut aussi coïncidence du début de l’année civile et du lever héliaque de Sothis ; l’an 7 correspondrait donc à -1545.
Il n’empêche que l’établissement d’une datation absolue constitue un vrai casse-tête pour les égyptologues : non seulement, pour être exact, il faudra connaître le lieu de l'observation du lever héliaque de Sothis, mais encore, au Moyen Empire, l'an 1 d'un roi correspondait au début l’année civile qui suivait son avènement ; au Nouvel Empire l'an 2 du règne commençait 365 jours après le jour de l'avènement ; et enfin, à la Basse Époque, il commençait le jour du lever héliaque de Sothis suivant l'avènement, l'an 1 du règne pouvant être ainsi réduit à quelques jours.
Obs. : - L'orthographe des noms est différente selon que l'on translittère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom transcrit de l'égyptien ancien) est identique à Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique du nom du dieu, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom sans antéposition tel que connu des premiers égyptologues ; ainsi, Raneb et Nebrê sont le même personnage, un roi de la IIe dynastie.
Liste des pharaons
Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources égyptiennes, ce qui explique pourquoi, dans les listes des souverains établies par les égyptologues, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des lacunes dans la chronologie, parfois volontaires, les Égyptiens ayant eu une conception de l’historiographie différente de la nôtre.
Malgré cela, la plupart des pharaons, et, semble-t-il, les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus.
Les listes suivantes sont basées sur les Aegyptiaca de Manéthon, mises à jour par les découvertes récentes :
les pharaons par ordre chronologique ;
les pharaons par ordre alphabétique.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pharaon
Navigation
[#] Page suivante
Sortir du mode mobile