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Les signes de la récession
Natacha:
Quelques chômeurs en plus, pour la fin de l'année.
--- Citer ---
La Camif dépose son bilan, après plus de soixante ans d'activité
Jeudi 23 octobre, 20h00
Le groupe de vente par correspondance Camif, fondé en 1947 pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre, s'est déclaré, jeudi 23 octobre, en cessation de paiement. Camif Particuliers (780 salariés) et Camif SA (200 salariés) ont successivement annoncé leur dépôt de bilan.
L'avenir des deux sociétés dépend désormais du tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres). Celui-ci fera connaître sa décision en début de semaine mais le président de Camif Particuliers, Pierre Jullien, ne s'est pas montré optimiste sur le sort de cette société, détenue à 66 % par le fonds Osiris Partners depuis décembre 2007. "Il n'y a guère d'espoir de redressement", a-t-il déclaré à la presse. Dans un communiqué, Camif Particuliers a attribué sa défaillance à des "tensions de trésorerie", conjuguées à la crise économique. "La situation est dramatique, on se dirige vers la liquidation", a confié Jocelyne Baussant, déléguée syndicale FO, avant d'expliquer la situation aux 500 salariés "sous le choc," réunis dans la cafétéria. Pour Jean-Charles Laurent, délégué CFDT, "tout devrait aller très vite. Les lettres de licenciement pourraient arriver fin novembre".
De son côté, Camif SA s'est déclarée également "en cessation de paiement avec demande d'une poursuite d'activité", a expliqué Louis Mallet, son président. Cette dernière, qui emploie 200 personnes, "propose un plan d'équilibre pour 2009 et 2010 au tribunal de commerce", a précisé M. Mallet. La société devrait donc poursuivre son activité, au contraire de Camif Particuliers, sa principale filiale.
Ces deux cessations d'activité interviennent quarante-huit heures après l'annonce par La Redoute de son intention de supprimer 672 emplois d'ici quatre ans, dans le cadre d'un "plan de relance" destiné à faire face au "déclin de la vente par correspondance traditionnelle". La Camif avait été fondée à l'initiative de la Mutuelle des instituteurs (Maif).
http://fr.news.yahoo.com/2/20081023/tts-la-camif-depose-son-bilan-apres-plus-c1b2fc3.html - admn : la page n'existe plus
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Natacha:
Etonnant ! : "le luxe résiste" ;D
--- Citer ---[La crise financière rend les Français frileux sur leurs vacances d'hiver
(extrait)
mer 22 oct, 17h09
La crise financière a rendu les Français frileux pour leurs vacances d'hiver, ces derniers hésitant à réserver des séjours, alors qu'ils étaient encore très enclins à partir pour la Toussaint, observaient mercredi des professionnels du secteur.
"Actuellement, nous enregistrons une chute de 30% des prises de commande pour la saison s'étalant du 1er novembre au 30 avril comparé à l'année précédente", constate Jean-Marc Rozé, secrétaire général du SNAV-Les professionnels du voyage, dans un entretien à l'AFP.
"Nous avons une crise de confiance doublée d'une crise financière. Les consommateurs ne passent pas à l'acte, ils attendent, d'autant plus que les vacances ne sont pas des biens de première nécessité", ajoute-t-il. Forte de 1.400 adhérents, le SNAV représente 60% du marché des agents de voyage en France (tours opérateurs et distributeurs).
Seuls les premiers prix et le luxe résistent. "Mais le gros du marché, le milieu de gamme, recule".
"Il s'agit de voir s'il s'agit d'un simple retard dans les prises de commande ou d'une tendance de fond", observe-t-il. Traditionnellement, les futurs vacanciers réservent en septembre et octobre pour les congés d'hiver.
Les Français semblent avoir les yeux rivés sur leur budget. Ainsi, parmi les différents types de destination, les séjours lointains souffrent plus que les proches.
"Les réservations long-courrier reculent entre 10 et 20% par rapport à l'an passé et celles moyen-courriers entre 10 et 0%", constate René-Marc Chikli, président du Centre d'étude des tour-opérateurs (Ceto) --représentant environ 80 tour-opérateurs détenant 80% des parts de marché en France--.
Selon lui, les Français qui avaient projeté de voyager très loin se rabattent sur plus près pour dépenser moins. Seules les vacances à la neige seraient épargnées. "Les skieurs surveilleront les prix sur place", prédit-il.
Les vacances de Toussaint, en revanche, se portent bien. "Beaucoup de voyages ont été réservés avant le déclenchement de la crise financière et très peu ont été annulés ensuite", constate-t-il.
Et M. Rozé de renchérir: "quand on a une crise, les effets ne se font pas sentir sur les départs proches". [...]
http://fr.news.yahoo.com/2/20081022/tfr-la-crise-financiere-rend-les-francai-f56f567.html - admn : la page n'existe plus
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Natacha:
Noyeux Joël !
--- Citer ---CHINE : Les usines du Père Noël tournent au ralenti .
Les sapins et les décorations de Noël fabriqués dans le sud de la Chine sont d'habitude raflés dès l'automne par les acheteurs américains et européens. Cette année, ils peinent à trouver preneurs.
Images de l'enfant Jésus, chaussettes de Noël, couronnes de l'Avent, bougeoirs, boules, étoiles dorées, guirlandes lumineuses, toutes ces décorations scintillantes reposent dans l'obscurité d'un entrepôt du sud de la Chine, dans l'attente d'aller un jour garnir un sapin de Noël ; elles ne savent pas combien de temps elles devront attendre pour cela, ni même si elles atteindront un jour leur destination ! Le directeur de l'usine, M. Pan, ne le sait pas non plus. Le 8 octobre, en regardant ces amoncellements de décorations, il lui semblait sentir un souffle lugubre venu de l'autre côté de l'océan.
"Les commandes ont sacrément diminué par rapport aux autres années. Nous avons déjà dû réduire nos effectifs de 20 % et les ouvriers qui restent n'ont rien à faire !" nous a-t-il confié. M. Pan est le directeur de la société Huadu Toys Ltd. de Chenghai (dans le Guangdong), dont l'activité principale est la fabrication de décorations de Noël. Depuis qu'il est dans le métier, M. Pan ne se rappelle pas avoir connu un tel phénomène. Les autres années, en octobre, le Père Noël était toujours ponctuel pour arroser ce côté du globe de la manne des dépenses effectuées à ce moment-là par les ménages américains et européens (un tiers de leurs dépenses annuelles) ; il plongeait ainsi dans la joie une fois par an les membres de l'industrie du jouet en Chine.
"Tous les ans, plusieurs mois avant Halloween et Noël, une grande effervescence règne déjà dans les ateliers, où les hommes et les machines travaillent à plein régime." M. Pan peut toujours compter, en cette période de l'année, sur la folie d'achats qui s'empare des consommateurs européens et américains. "Nos clients font d'habitude une razzia sur tout ce qu'ils trouvent et il ne reste rien après leur passage. Ils expédient par bateau tout ce que l'usine peut produire." Mais cette année le Père Noël de l'autre côté de l'océan n'est pas au rendez-vous.
La crise financière née à Wall Street balaie toute la planète ; la peur d'une grande récession et le spectre du chômage gèlent complètement les envies d'achat des Américains. Cette année, les fêtes de Noël risquent fort d'être marquées par une consommation atone et un climat glacial.
"Les professionnels du secteur admettent tous une baisse de la moitié à un tiers des commandes, qui, en outre, sont plus tardives et plus éphémères. Les autres années, nous enregistrions [...]
Suite sur le lien ci-dessous.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=90766
--- Fin de citation ---
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Natacha:
Grandes vacances pour Wasteels ?...
--- Citer ---Voyages Wasteels en cessation de paiement
22/10/08
Le voyagiste, qui emploie 277 employés avec 60 agences en France et réalise un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros, s'est vu refuser une ligne de crédit de 1,5 million d'euros par sa banque.
Le voyagiste français Voyages Wasteels, victime de la crise financière, s'est déclaré en cessation de paiement avec une demande de redressement judiciaire, a annoncé mercredi son dirigeant Laurent Wasteels à l'AFP. Il s'est rendu au tribunal de commerce de Bobigny pour déclarer la société en cessation de paiement, a-t-il précisé. Une audience en chambre du conseil doit encore avoir lieu pour examiner cette demande.
"La crise bancaire nous a porté un coup extrêmement dur par le non renouvellement de ligne de crédit utilisé en basse saison", alors que la trésorerie du groupe était déjà fragilisée par un recul des ventes depuis le printemps, a déclaré M. Wasteels. "J'ai cherché des partenaires ou des repreneurs mais cela n'a pas été couronné de succès", a poursuivi l'actionnaire du voyagiste. Il a notamment sollicité le groupe allemand Thomas Cook, avec qui Voyages Wasteels travaille déjà, mais en vain, a-t-il poursuivi.Voyages Wasteels, qui emploie 277 employés et réalise un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros, "s'est retrouvé à court d'argent après que sa banque HSBC lui ait refusé une ligne de crédit de 1,5 million d'euros", avait fait savoir plus tôt Marie-Thérèse Marre, déléguée syndicale Unsa. Le voyagiste doit en effet payer les missions de billetterie en cours chaque mois au BSP, organisme qui centralise le paiement des billets aériens émis par les agences de voyage. Or, comme certains clients professionnels le payent avec un délai de 30 à 45 jours, Wasteels assure normalement la jonction grâce à une ligne de crédit, a expliqué Mme Marre.
M. Wasteels "était prêt à réinjecter 1,5 million d'euros, en échange d'une garantie de la banque qu'elle accorderait une ligne de crédit", a poursuivi la déléguée syndicale, mais il n'a pas réussi à obtenir une telle assurance. Le comité d'entreprise a également demandé si d'autres sociétés appartenant au même actionnaire, comme Wasteels International, pourrait venir en aide à la société française, mais cela n'a pas été possible, selon Mme Marre.
De même le Comité d'entreprise s'est tourné vers la principauté de Monaco, dont Laurent Wasteels est citoyen, pour savoir si elle "pourrait peut-être conforter cette ligne de crédit", a encore fait savoir Mme Marre. Des courriers ont également été adressés au Premier ministre français, ainsi qu'aux ministres du Tourisme, des Finances et du Travail. Wasteels Voyages, qui a été créé en 1951, est un réseau indépendant qui compte plus de 60 agences en France.
Au début du mois, le tour-opérateur Switch, propriétaire du site "partirpascher.com", a déjà été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Créteil. (source AFP)
http://www.lesechos.fr/info/service/300303504.htm
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Natacha:
Modérateur, à l'aide stp, j'hésite sur le choix du fil de discussions... :-\ Ici ? ou peut-être mieux dans Krach ? :-\
Des nouvelles fraiches ... très fraiches ...
--- Citer ---Bourses : 25 000 milliards de dollars partis en fumée
Samedi 25 octobre 2008, 13h52
Octobre, mois maudit pour les marchés boursiers. Après 1929, 1987 et 1989 : 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de 25 %. "Peut-être l'automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l'humeur des milieux financiers : l'hiver approche", notait l'économiste John Kenneth Galbraith dans son livre consacré au krach de 1929.
Vendredi 24 octobre, qui marquait le 79e anniversaire du plongeon à Wall Street, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire. A Paris, l'indice CAC 40 a terminé la séance en baisse de 3,54 %, après avoir perdu plus de 10 % en cours de journée et être passé sous la barre des 3 000 points. Tokyo a cédé 9,60 %, Bombay 11 %. A Wall Street, l'indice Dow Jones a reculé de 3,59 % à l'issue d'une séance marquée par des mouvements de panique. "Une séance comme celle-là ne fait que prolonger l'agonie", a estimé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, interrogé par l'AFP. "De la peur à l'état pur", a observé pour sa part Gina Martin, de Wachovia Securities.
Les chiffres donnent le vertige. Depuis le début de l'année, les grandes places boursières internationales ont perdu presque la moitié de leur capitalisation. Cela signifie qu'environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis. Certaines places ont presque disparu du paysage. La Bourse de Reykjavik a perdu 94 % de sa valeur, Moscou 72 %, tout comme Bucarest.
Rien n'y fait. Ni la mise en oeuvre de gigantesquesplans de sauvetage bancaires, ni l'annonce de plans de relance économique massifs ou les appels au calme lancés par les dirigeants politiques et monétaires ne parviennent à enrayer la chute des Bourses. Les investisseurs sont de plus en plus convaincus que l'économie mondiale n'échappera pas à une récession longue et douloureuse.
Le dernier espoir qui subsistait, celui que les pays émergents résistent à la crise, est en train de s'envoler. En Chine, le marché immobilier donne des signes de craquement, ce qui risque de fragiliser l'ensemble du système bancaire. Les fermetures d'usines se multiplient, les entreprises se trouvant privées de leurs débouchés dans les pays occidentaux. En Russie et dans tous les pays producteurs de pétrole, les revenus tirés des ventes de brut fondent au fur et à mesure que le prix du baril s'écroule. Le cours du brent est tombé vendredi à 62 dollars, soit une baisse de plus de 55 % en trois mois.
La crise des subprimes dégénère en crise économique globale, qui menace les pays les plus faibles. Vendredi, l'Islande, au bord de la faillite, a annoncé avoir signé un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros). Et la liste des pays en grande difficulté ne cesse de s'allonger : Ukraine, Pakistan, Argentine, Hongrie,etc.
Aux Etats-Unis et en Europe, la contamination de"l'économie réelle "commence à se matérialiser. Selon les chiffres publiés vendredi, l'économie britannique s'est contractée de 0,5 % au troisième trimestre, soit le recul le plus important depuis 1990. EnEspagne, le taux de chômage est remonté à son plus haut niveau depuis quatre ans. En France, le climat des affaires est tombé à son plus bas niveau depuis 1993. Quant au marché immobilier, il donne des signes de craquement. Le nombre de transactions devrait chuter de 25 % en 2008, ont indiqué jeudi les notaires.
Certains secteurs vacillent. Au premier rang d'entre eux, l'automobile. Renault va fermer ses usines en Europe de l'Ouest durant les vacances de la Toussaint. Le président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piëch, prédit "une traversée du désert".
Au vu de cette détérioration du paysage économique, les opérateurs boursiers s'attendent à un effondrement des profits des entreprises.
Tous les secteurs sont touchés. Selon une étude du courtier Cazenove, les plus exposés sont, dans l'ordre, la construction, les mines, les grands magasins, l'assurance-vie et la banque. Les valeurs refuges défensives se réduisent à une peau de chagrin : produits de grande consommation, spiritueux...
A la Bourse de Paris, la moins mauvaise performance revient à GDF Suez, qui affiche un recul de 21,66 % depuis le début de l'année. La plus mauvaise est le fait de Renault, dont l'action a baissé de 77,12 % depuis le 1er janvier.
L'inquiétude des investisseurs est d'autant plus grande que les marges de manoeuvre monétaires et budgétaires commencent à s'épuiser. En premier lieu, les taux d'intérêt s'approchent de leur plancher. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) pourrait annoncer, mardi, une nouvelle baisse de son taux directeur, fixé aujourd'hui à 1,5 %. En Europe, les opérateurs s'attendent aussi à un geste de la Banque centrale européenne,dont le taux principal s'établit à 3,75 %. Au Japon, la banque centrale est dans l'incapacité d'agir, son taux directeur se situant à 0,5 %.
Sur le plan budgétaire, les injections de fonds publics pour sauver les banques vont se traduire par une hausse sensible des dettes publiques et par un recours massif à l'emprunt de la part des Etats. Cet afflux d'obligations du Trésor sur les marchés financiers risque de provoquer une forte remontée des taux d'intérêt à long terme qui jouent un rôle majeur dans le financement de l'économie. "Les marchés broient du noir et imaginent le pire avec un caractère autoréalisateur, notent les économistes du Crédit agricole. La question de la confiance reste centrale, et personne ne sait bien aujourd'hui quel élément catalyseur est susceptible de la restaurer de manière durable."
http://fr.news.yahoo.com/64/20081025/twl-bourses-25-000-milliards-de-dollars-acb1c83.html - admn : la page n'existe plus
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