Veille ufologique américaine
Un ancien dirigeant d'UBS rembourse 8 millions d'euros de salaire AFP - dimanche 9 novembre 2008 L'ancien directeur général de la banque suisse en difficulté UBS a annoncé dimanche qu'il renonçait à 12 millions de francs (8 M d'euros) prévus dans son contrat, sous la pression des autorités qui ont appelé les dirigeants de la société à rembourser leurs "bonus immérités". "J'ai en tout rendu 12 millions de francs qui me revenaient selon le contrat de travail", a déclaré Peter Wuffli dans un entretien avec l'hebdomadaire alémanique NZZ am Sonntag.L'ancien directeur général d'UBS, qui a quitté ses fonctions en juillet 2007, a justifié sa décision comme "un geste de solidarité avec les dirigeants et les employés d'UBS qui font un travail remarquable dans une situation difficile". "UBS mérite toute confiance", a-t-il ajouté."Ni les banques, ni les régulateurs n'ont pris la mesure des risques", a reconnu M. Wuffli à propos des pertes subies par la première banque suisse, qui a bénéficié à la mi octobre d'un vaste plan de sauvetage des autorités nationales, à hauteur de 60 milliards de dollars.Le ministre suisse des Finances Hans-Rudolf Merz a appelé samedi "les dirigeants d'UBS à rembourser spontanément ces bonus immérités"."L'idée initiale des bonus a été en partie pervertie", a-t-il affirmé dans des entretiens avec les quotidiens Le Temps et la Neue Zurcher Zeitung, en dénonçant des "choses inacceptables" et en martelant que "les personnes concernées doivent procéder à la restitution de leurs bonus".UBS a annoncé récemment qu'elle envisager de réclamer, lors de son assemblée générale du 27 novembre, le remboursement des bonus accordés à ses dirigeants par le passé.http://fr.news.yahoo.com/2/20081109/tbs-un-ancien-dirigeant-d-ubs-rembourse-f41e315.html - admn : la page n'existe plus
L'américain Circuit City dépose son bilanREUTERS - lundi 10 novembre 2008Circuit City Stores, numéro deux américain de la distribution d'électronique grand public, annonce son dépôt de bilan, à quelques semaines du début de la période des fêtes. Le groupe est ainsi devenu le plus grand distributeur à demander cette année à être placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.Circuit City est victime du durcissement des conditions de crédit et de la dégradation de ses parts de marché face à ses concurrents comme Best Buy ou Wal-Mart Stores.La semaine dernière, il avait annoncé la fermeture de 155 magasins, soit plus de 20% de son réseau, et la réduction de 17% de ses effectifs aux Etats-Unis. Il avait alors expliqué envisager d'autres mesures de restructuration.Dans le document de demande de dépôt de bilan transmis à la justice, le directeur financier de Circuit City, Bruce Besanko, indique que le distributeur a demandé à bénéficier de cette clause de sauvegarde afin de poursuivre sa restructuration."Le recours au chapitre 11 est dû principalement à trois facteurs qui ont ensemble contribué à une crise de liquidités ayant empêché l'entreprise de mener à bien ces objectifs de restructuration (...): érosion de la confiance des fournisseurs, réduction des liquidités et une crise économique internationale", explique Besanko.DES FOURNISSEURS DURCISSENT LEURS CONDITIONSLa société a fini dans le rouge sur cinq des six derniers trimestres.Ces dernières semaines, des fournisseurs affectés par la crise du crédit ont durci leurs conditions, demandant parfois à être payés avant de livrer les commandes.Le principal concurrent de Circuit City, Best Buy, a fait savoir qu'il pourrait racheter certains magasins vendus par des concurrents en difficulté. Le distributeur pourrait toutefois souffrir de la mise en liquidation de certains magasins de Circuit City qui écouleront leurs stocks à bas prix en pleine période des fêtes de fin d'année, souligne Dan Binder, analyste à Jefferies & Co."Sur le long terme, Best Buy, qui domine le secteur, en bénéficiera. Mais à court terme, il pourrait être affecté par les liquidations", explique-t-il."Il y a déjà une demande peu soutenue et probablement une offre trop importante. Cela va encore renforcer cette situation".Selon la demande de dépôt de bilan, Circuit City avait 3,4 milliards de dollars d'actifs (2,6 milliards d'euros) et 2,32 milliards de dollars de dettes (1,8 milliard d'euros) au 31 août ainsi que plus de 100.000 créanciers.Jonathan Stempel et Martinne Geller, version française Marc Angrand et Gwénaëlle Barzichttp://fr.news.yahoo.com/4/20081110/tbs-usa-circuit-city-7318940.html - admn : la page n'existe plus
Deutsche Post met fin à son aventure américaine en supprimant 15.000 emploisAFP - lundi 10 novembre 2008 Le géant allemand de la logistique Deutsche Post a mis fin lundi à son aventure ruineuse dans la livraison express aux Etats-Unis, qui aura coûté au total près de 15.000 emplois et englouti plusieurs milliards d'euros. Le groupe allemand, encore détenu à hauteur de 31% par l'Etat, a annoncé qu'il allait arrêter à compter du 30 janvier ses livraisons express sur le marché domestique américain, gérées par sa filiale DHL, pour se concentrer sur les expéditions internationales.Conséquence: 9.500 emplois vont être supprimés, en plus des 5.400 déjà sacrifiés cette année dans cette division très lourdement déficitaire.Le bilan social total risque d'être plus lourd: selon la presse allemande, quelque 20.000 emplois dépendraient, via des sous-traitants, de DHL Express.La restructuration va coûter 3 milliards d'euros sur deux ans, et vaudra à Deutsche Post d'essuyer une perte nette cette année. L'entreprise n'a pour autant pas renoncé à payer un dividende, a assuré son patron Frank Appel lors d'une conférence de presse."Il n'y a pas d'alternative" à ce plan social, a assuré M. Appel. [...] Suite sur le lien ci-dessous.http://fr.news.yahoo.com/2/20081110/tbs-deutsche-post-met-fin-son-aventure-a-f41e315.html - admn : la page n'existe plus
L'Autriche secouée par des milliers de licenciements à la Poste et dans les telecomsAFP - lundi 10 novembre 2008La suppression annoncée de milliers d'emplois notamment à la Poste et dans les télécommunications en Autriche met dans l'embarras les dirigeants politiques, déjà empêtrés dans la privatisation de la compagnie aérienne Austrian Airlines. Alors que le gouvernement a engagé ces dernières années une campagne de privatisations massives, les derniers fleurons encore partiellement contrôlés par l'Etat multiplient les annonces de mauvaises nouvelles.L'opérateur de téléphonie historique Telekom Austria, dont l'Etat détient encore 27,37%, devait en principe confirmer lundi la suppression de 2.500 postes sur ses quelque 11.400 salariés en Autriche, face à la chute de son activité en téléphonie fixe.Cette décision, attendue de longue date, coïncide avec le dernier coup de tonnerre dans le paysage social autrichien: l'annonce ce week-end de la suppression d'ici à 2015 de 9.000 emplois sur un effectif de 24.000 et de la fermeture des trois quarts des bureaux de la Poste.Entrée en Bourse en mai 2006 et contrôlée à 51% par l'Etat, la Poste a précisé lundi, par la voix de son PDG Anton Wais, vouloir se "préparer à temps" à l'ouverture à la concurrence en 2011 du marché du courrier dans l'Union européenne. Il a refusé de commenter les chiffres.Le projet, qui doit être formellement adopté mercredi par l'entreprise, a suscité une levée de boucliers des syndicats et élus locaux. [...]Suite sur le lien ci-dessous.http://fr.news.yahoo.com/2/20081110/tbs-l-autriche-secouee-par-des-milliers-12dde96.html - admn : la page n'existe plus
Italie: la récession ne fait plus de douteAFP - lundi 10 novembre 2008L'entrée de l'Italie dans la récession ne fait plus de doute, après l'annonce lundi du pire recul de la production industrielle depuis dix ans, selon des économistes. En septembre, la production industrielle a baissé de 2,1% par rapport au mois d'août, a annoncé l'institut de statistiques Istat, alors que les économistes tablaient sur un recul de 1,7%, selon un consensus établi par l'agence Dow Jones Newswires.Ce recul, dû en particulier à la baisse de la production de l'industrie du cuir, du bois, du textile et des moyens de transport, est le plus important depuis décembre 1998.Sur un an, à nombre de jours travaillés égal, la production industrielle a chuté de 5,7%.Cette mauvaise nouvelle prouve, selon les économistes, que le PIB du troisième trimestre, dont la première estimation doit être publiée vendredi, s'est lui aussi contracté, après un recul de 0,3% au deuxième trimestre.Ce qui signifierait une entrée du pays dans la récession, définie comme deux trimestres consécutifs de contraction du PIB. [...]Suite sur le lien ci-dessous.http://fr.news.yahoo.com/2/20081110/tbs-italie-la-recession-ne-fait-plus-de-f41e315.html - admn : la page n'existe plus
Natacha, tu mets les cachets avec, pour qu'on puisse arriver à dormir avec un minimum de sinistrose ?
Nokia Siemens supprime 1.250 postes en Finlande et en AllemagneAssociated Press - mardi 11 novembre 2008 Nokia Siemens a annoncé mardi le licenciement de 1.250 employés en Finlande et en Allemagne dans le cadre d'un plan de réduction des coûts annoncé en juin 2006. Lire la suite l'articleLa décision affectera 750 salariés en Finlande et 500 en Allemagne, a précisé Nokia Siemens Networks, entreprise créée conjointement par Nokia et Siemens en juin 2006. A l'époque, le groupe avait prévu de supprimer 9.000 postes. Jusqu'ici, 6.000 emplois ont été supprimés, dont 2.300 en Allemagne en mai 2008, précise Nokia Siemens.Nokia Siemens Networks a ajouté avoir conclu un accord pour revendre son usine de Durach, en Allemagne, à l'actuelle direction du site, qui reprendra les quelque 500 employés. Le groupe supprimera aussi une cinquantaine de postes en Egypte et une vingtaine aux Etats-Unis, et des réductions de faible ampleur sont également à attendre dans d'autres pays. APhttp://fr.news.yahoo.com/3/20081111/tbs-finlande-allemagne-nokia-emploi-f8250da.html - admn : la page n'existe plus
Le câblo-opérateur Virgin Media supprime 2.200 postes en Grande-BretagneAssociated Press - rmardi 11 novembre 2008L'opérateur de télécommunications et télévision par câble Virgin Media a annoncé mardi la suppression de 2.200 postes d'ici 2012 dans ses services en Grande-Bretagne, dans le cadre d'une réorganisation officiellement sans lien avec la crise économique. La plupart des 2.200 emplois, ce qui représente environ 15% des effectifs totaux, seront supprimés avant la fin 2010. Selon le porte-parole John West, cette mesure devrait permettre au groupe d'économiser 120 millions de livres (147,4 millions d'euros/185 millions de dollars) par an d'ici 2012.Virgin Media est né de la fusion récente des câblo-opérateurs NTL et Telewest avec l'opérateur de télécommunications Virgin Mobile. APhttp://fr.news.yahoo.com/3/20081111/tbs-gb-virgin-media-emplois-f8250da.html - admn : la page n'existe plus
Volvo: 1.000 suppressions d'emplois prévues en Suède et en Amérique du NordAssociated Press - mardi 11 novembre 2008 Le groupe suédois Volvo a annoncé mardi son intention de supprimer 1.000 emplois supplémentaires en Suède et en Amérique du Nord. Les licenciements vont toucher 900 employés en Suède et 100 en Amérique du Nord travaillant dans l'unité Volvo Powertrain, a précisé Morten Wikfors, porte-parole du constructeur de camions et d'autocars.Il a expliqué qu'un grand nombre de consultants et d'autres salariés intérimaires seraient également affectés.Volvo Powertrain est notamment en charge de la fabrication de moteurs et de boîtes de vitesse pour les camions.Le groupe Volvo a déjà annoncé le licenciement de 1.400 salariés dans des usines en Belgique et en Suède et de 1.350 autres dans son unité de construction. Il compte plus de 100.000 employés à travers le monde, en comptant ses filiales Renault Trucks, Mack Trucks et Nissan Diesel. APhttp://fr.news.yahoo.com/3/20081111/tbs-suede-volvo-suppressions-emplois-f8250da.html -admn : la page n'existe plus
Le groupe Volvo annonce la suppression de 900 emplois supplémentairesAFP - mardi 11 novembre 2008 Le groupe suédois Volvo a annoncé mardi la suppression de 900 emplois supplémentaires en Suède dans la branche Volvo Powertrain qui fabrique des moteurs, en raison d'une baisse de la demande, selon un porte-parole du groupe. "Il s'agit de 900 personnes en Suède (...)" sur trois sites différents au centre et au sud du pays, notamment à Göteborg (deuxième ville de Suède où se situe le siège du groupe, ndlr), a indiqué à l'AFP Maarten Wikforss, porte-parole du groupe Volvo."Nos grands clients sont des fabricants de poids lourds et de machines, notamment Volvo poids lourds et Volvo construction (...). Et quand ces groupes procèdent à des réductions d'effectifs, comme c'est le cas actuellement, il est certain que cela a une incidence sur la production", a-t-il expliqué."S'il y a moins de camions et de machines, il y a moins de demande de boîtes de vitesse et de moteurs", produits par Volvo Powertrain, a-t-il ajouté.Ces nouvelles suppressions de postes viennent s'ajouter aux 2.850 annoncées en plusieurs fois par le groupe depuis le 30 septembre.http://fr.news.yahoo.com/2/20081111/tbs-le-groupe-volvo-annonce-la-suppressi-f41e315.html - admn : la page n'existe plus
Allemagne: les conseillers du gouvernement voient une croissance 2009 nulle BERLIN - Les "cinq sages", économistes renommés faisant office de consultants auprès du gouvernement allemand, prévoient une croissance nulle l'an prochain pour l'Allemagne et ne sont guère tendres avec les mesures de relance décidées par Berlin, selon un rapport publié mercredi."Le Produit intérieur brut (PIB) va stagner l'an prochain" après une hausse attendue de 1,7% cette année, selon les économistes. Le gouvernement table jusqu'ici sur une croissance minime de 0,2% en 2009.Pour les "cinq sages", "les critères sont remplis pour parler d'une récession" l'an prochain en Allemagne, tant le ralentissement est brutal, et même si techniquement le PIB ne devrait pas reculer.Conséquence de cette panne conjoncturelle: le chômage, en recul depuis plusieurs mois et qui vient de passer sous la barre symbolique des 3 millions, va repartir à la hausse. Les économistes tablent sur une augmentation de 1,1% du nombre de sans emploi en moyenne l'an prochain.Les "cinq sages" profitent par ailleurs de leur rapport pour mettre une mauvaise note aux mesures de relance que vient de présenter Berlin: "un bric-à- brac de projets isolés qui doivent juste donner l'impression que le gouvernement agit."(©AFP / 12 novembre 2008 11h46)
Ces villes américaines touchées par la criseDe notre envoyé spécial à New York, Florentin Collomp12/11/2008 | Mise à jour : 09:24 | Trente des cinquante États américains sont déjà en récession et dix-neuf au bord d'y entrer. Une taxe sur les sacs en plastique à New York, une augmentation des tickets d'entrée à Disneyland en Californie, des centaines de professeurs licenciés à Dallas, des réductions de budget pour la police et les pompiers et la fermeture de 17 bibliothèques à San Diego… Les villes et les États américains adoptent des mesures drastiques pour tenter d'équilibrer leurs budgets frappés par la crise économique. Constitutionnellement, les collectivités territoriales ne peuvent être en déficit. La chute des recettes fiscales due au ralentissement de l'activité est donc immédiatement traduite par les élus locaux en plans de réductions de coûts qui, à leur tour, risquent d'aggraver la situation pour les citoyens précaires.Trente des cinquante États américains sont déjà en récession et dix-neuf au bord d'y entrer selon Moody's Economy.com. La moitié d'entre eux a déjà adopté des mesures d'économies ou augmenté la fiscalité. Le déficit cumulé de tous les États pour l'année prochaine pourrait dépasser 100 milliards de dollars, selon le Center on Budget and Policy Priorities. En juin, 45 000 employés locaux avaient déjà été licenciés dans le pays, sur un total de 20 millions de «fonctionnaires» territoriaux, dont l'emploi n'est protégé par aucun statut comparable à celui en vigueur en France. Dans sa première conférence de presse, vendredi, Barack Obama a souligné la nécessité pour l'État fédéral de venir en aide aux collectivités locales en difficulté pour éviter les suppressions d'emploi.L'État de New York est l'un des plus touchés. Il subit de plein fouet la crise financière à Wall Street, dont il tire normalement 20 % de ses recettes fiscales. Plus de 100 000 postes supprimés et la quasi-disparition des profits des entreprises du secteur pourraient entraîner un trou de 12,5 milliards de dollars l'année prochaine et de 47 milliards sur les quatre années à venir. «New York est à l'épicentre d'une extraordinaire crise financière à Wall Street, souligne le gouverneur démocrate David Paterson. Nous n'avons d'autre choix que d'adopter des mesures agressives pour réduire les dépenses de l'État. Aucun département ne sera épargné.» La ville de New York est concernée au premier chef.Une «situation dramatique»Le maire, Michael Bloomberg, candidat à un troisième mandat, a présenté la semaine dernière un budget comprenant 1,5 milliard de dollars d'économies. 3 000 emplois seront supprimés dans les services municipaux. Le recrutement de 1 000 policiers prévu en janvier a été annulé. «Nous n'allons pas revenir aux jours sombres des années 1970 où les réductions de services publics n'ont fait que détruire notre qualité de vie», a toutefois voulu rassurer Bloomberg. La ville était alors en proie à une criminalité galopante, à la saleté et à une pauvreté croissante. Le budget prévoit tout de même de fermer des casernes de pompiers et des dispensaires dentaires qui prodiguent des soins à 17 000 habitants défavorisés chaque année. Parallèlement, Bloomberg prévoit d'augmenter les impôts fonciers, les taxes sur la consommation et de créer une taxe de 6 cents sur chaque sac en plastique utilisé dans les magasins.En Californie, Arnold Schwarzenegger fait face à un trou de 11,2 milliards de dollars. Son contrôleur financier a alerté sur «un risque très réel» de manque de liquidité avant la fin de l'année et de difficultés pour l'État à emprunter vu la situation de ses finances. Le gouverneur, évoquant «une situation dramatique», propose d'augmenter les taxes sur les voitures, l'alcool ou les tickets à Disneyland. Dans l'incapacité de payer ses employés, la ville californienne de Vallejo s'est, elle, carrément déclarée en faillite en mai dernier.
L'industrie plonge dans la récession Cy. L.10/11/2008 | Mise à jour : 20:49 | Commentaires 10 TENDANCE. La production de biens de consommation (comme l'informatique) progresse légèrement en septembreAprès un repli de 1,6 % au deuxième trimestre, la production industrielle a reculé de 0,7 % au troisième trimestre.2008 restera à coup sûr dans les annales comme une annus horribilis pour l'industrie française. L'Insee a annoncé lundi un recul de 0,5 % de la production industrielle au mois de septembre par rapport à août. Ceci porte son repli à 0,7 % sur l'ensemble du troisième trimestre. En un an, l'industrie a vu sa production reculer de 2,1 %. Si on exclut l'impact positif de la production énergétique - qui pèse beaucoup en volume quand les prix sont élevés -, l'industrie manufacturière a donc reculé de 2,5 % en un an. On peut désormais officiellement considérer ce secteur comme étant en récession.Sombre au premier abord, le panorama est pourtant un peu plus contrasté dans le détail et offre quelques lueurs d'espoir à moyen terme. En effet, la production a finalement moins chuté en septembre que ne l'anticipaient les économistes. Ces derniers s'attendaient à un repli beaucoup plus marqué, sur la foi des enquêtes très dégradées sur le moral des industriels publiées pendant l'été. Le chiffre de lundi incite donc quelques-uns, comme Bucco Tullia, économiste chez HVB-UniCredit, à estimer que finalement le PIB de la France pourrait rester positif au troisième trimestre. L'Insee doit publier sa première estimation vendredi. Pour l'instant, la plupart des observateurs, y compris au sein du ministère de l'Économie, s'attendent à un recul de cet indicateur, le second consécutif.Recul de l'automobileAutre motif d'espoir, plus fondé celui-ci : quelques secteurs industriels offrent une résistance plus importante qu'escomptée. En fait, le recul de la production en septembre est essentiellement dû à la poursuite de l'effondrement de l'industrie automobile (- 3,1 % par rapport à août). À l'inverse, certains autres secteurs tirent encore leur épingle du jeu : la production de biens de consommation progresse légèrement, de 1,5 % entre le deuxième et le troisième trimestre. Signe que les ménages ont peut-être recommencé à consommer au cours des dernières semaines. « La baisse du cours du pétrole, le repli de l'euro et les assouplissements monétaires passés et à venir pourraient permettre à l'économie française de sortir progressivement de l'ornière à partir de l'été prochain », en conclut Marc Touati, chez Global Equities.
En Chine, des milliers d'entreprises ferment dans la région de CantonLE MONDE | 12.11.08 | 14h30 • Mis à jour le 12.11.08 | 15h12Le vaisseau amiral de l'économie chinoise navigue par gros temps, secoué par la tempête de la crise financière : la province du Guangdong qui, voici trente ans, fut la figure de proue de l'extraordinaire décollage de la Chine et en symbolisa plus tard la réussite, est aujourd'hui l'une des régions les plus touchées de la République populaire. "On pourrait dire que c'est ici que tout a commencé et que c'est ici que tout pourrait finir", grince un observateur étranger basé à Canton qui ne croit pourtant pas au scénario catastrophe.Le Guangdong (province de Canton ou Guangzhou, sud-est du pays) représente un tiers des exportations de la Chine, un huitième de ses recettes fiscales et 25 % des investissements étrangers. Si elle était une nation indépendante, elle serait la 23e économie mondiale !Depuis fin 2007, la machine à produire du miracle s'est grippée et le krach de septembre a amplifié la tendance. Entre janvier et juillet, plus de 3 000 PME de l'industrie du jouet, la plupart des sous-traitants, ont fermé boutique. Alors que personne n'a encore pu détrôner Hongkong de sa place de premier investisseur "étranger" dans le Guangdong (plus de 60 %), plusieurs milliers d'entreprises originaires de cette région voisine ont mis la clef sous la porte. Et les experts remarquent que 95 % d'entre elles ne reviendront pas en Chine continentale, préférant se délocaliser au Vietnam, au Cambodge, au Bangladesh. Surtout celles du secteur textile. Outre l'industrie du jouet, les fabricants de chaussures et d'ameublement sont les principales victimes.Le renchérissement des matières premières, l'appréciation de la monnaie chinoise, le yuan, la flambée des prix du pétrole, le coût social plus élevé en raison de lois destinées à garantir les droits des ouvriers, la hausse des salaires et l'augmentation du salaire minimum, ainsi que les velléités gouvernementales de protéger l'environnement et de garantir la sécurité du consommateur ont rajouté des contraintes aux menaces qui planent sur la province. [...]Source et suite de l'article ici :http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/12/en-chine-des-milliers-d-entreprises-ferment-dans-la-region-de-canton_1117650_1101386.html#ens_id=1117746 - admn : page d'accueil
La baisse de recettes due à la "crise" fera augmenter le déficit prévu de la Sécurité sociale à 9,3 milliards en 2008, contre 8,9 milliards initialement prévus, et 10,5 milliards en 2009, contre 8,6 milliards prévus, a annoncé mercredi le ministre du Budget, Eric Woerth.Devant le Sénat, qui débutait mercredi l'examen du budget de la Sécurité sociale (PLFSS), le ministre a fait part de son intention de "tirer les conséquences de la crise que nous vivons sur nos prévisions de recettes".En 2008, "compte tenu de la révision de nos prévisions de recettes, le déficit du régime général serait de 9,3 milliards d'euros, à un niveau comparable à celui de 2007", a-t-il indiqué.De la même façon, "le déficit du régime général ne serait plus de 8,6 milliards d'euros en 2009 mais de 10,5 milliards d'euros", a dit M. Woerth.
L'inventeur des subprimes terrassé par sa créatureLE MONDE | 12.11.08 | 14h50La crise du crédit ne donne pas envie de rire. Pourtant, certains de ses effets amènent parfois à se demander si elle ne participe pas d'une plaisanterie un peu perverse.Prenons l'exemple de la banque Franklin, basée à Houston (Texas). Le 7 novembre, on apprenait que la Federal Deposit Insurance Corporation la mettait en saisie. Elle détenait 3,7 milliards de dollars (2,9 milliards d'euros) de dépôts et 46 agences, lesquels ont été transférés à, cela ne s'invente pas, la Prosperity Bank.La Franklin a été fondée il y a moins de dix ans par Lewis Ranieri, son président. Un nom qui parle à ceux qui s'intéressent à l'histoire des institutions, ou qui ont dans leur bibliothèque un exemplaire de Liar's Poker (Poker menteur). C'est M. Ranieri qui a eu l'idée de faire de prêts hypothécaires immobiliers des actifs financiers qui s'achètent et se vendent comme les autres. A la fin des années 1970, il dirigeait, chez Salomon Brothers, le service de courtage qui a imaginé les principes fondateurs de la titrisation, lesquels ont engendré le marché des dérivés de crédit, qui a donné naissance aux obligations adossées à des dettes, les fameux produits financiers qui ont déclenché l'apocalypse que nous vivons aujourd'hui. Il est donc un brin ironique que la banque fondée par M. Ranieri ait été une des victimes de la crise immobilière.Autre cas inimaginable. Goldman Sachs, le temple de la banque d'affaires, s'est séparé de 10 % de ses 33 000 salariés au cours de la semaine. Là encore, rien de surprenant à première vue. Sauf qu'on compte au nombre des victimes un certain William Tanona, qui était un analyste spécialisé... dans la banque d'investissement, justement. Conclusion : Goldman ne juge plus nécessaire de se doter d'une expertise sur son propre secteur d'excellence. L'ironie associe souvent farce et tragédie : la crise a joué à MM. Ranieri et Tanona un tour pendable. On ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurerhttp://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/12/l-inventeur-des-subprimes-terrasse-par-sa-creature_1117663_1101386.html
12 novembre 200812/11/2008 PARIS (AFP) Deux entités du groupe français MBO (1.100 salariés), spécialisé dans la visite médicale, ont été placées mercredi en liquidation judiciaire, avec une poursuite de l'activité jusqu'à fin décembre, par le tribunal de commerce de Nanterre, a-t-on appris de source syndicale."Les juges ont prononcé la liquidation judiciaire de deux entités du groupe MBO --Innovex et la branche MBO elle-même-- en demandant une poursuite de l'activité jusqu'à la fin décembre pour laisser à un repreneur la possibilité de se présenter", a indiqué à l'AFP Jean Philippe Verreaux, délégué CFE-CGC, à l'issue de l'audience."La troisième entité du groupe MBO, la SDIT, qui emploie environ 450 salariés à temps partiel, aurait été cédée à un autre groupe, mais elle ne relève pas du tribunal de Nanterre et nous n'avons pas de précision à ce sujet", a ajouté M. Verreaux.La SDIT (société de diffusion et d'information thérapeutique), basée à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), est une société de visiteurs médicaux employant essentiellement des femmes à temps partiel. Les visiteurs médicaux effectuent des visites chez les médecins libéraux pour faire la promotion des médicaments des laboratoires pharmaceutiques.La direction du groupe de MBO n'avait pas pu être jointe par l'AFP mercredi après-midi.AFPhttp://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_5847179.html?xtor=RSS-3 - admn : le lien ouvre sur une page d'actualité
Grande Bretagne: British Telecom ajoute à la récession en supprimant 10.000 emploisAFP - jeudi 13 novembre 2008 Alors que tous les voyants économiques sont au rouge au Royaume-Uni et que les suppressions d'emplois accélèrent fortement, l'opérateur téléphonique BT a assené un coup supplémentaire jeudi en annonçant un énorme plan social visant à supprimer 10.000 postes d'ici fin mars. L'opérateur a tiré ainsi les conséquences du piètre bénéfice dégagé au deuxième trimestre par sa division internationale BT Global Services, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 15%."Trois de nos branches d'activité, BT Retail (détail), BT Wholesale (gros) et Openreach (qui s'occupe du débouclage) sont en ligne avec les objectifs ou au-delà", a noté le directeur général Ian Livingston dans un communiqué, "mais les bénéfices de BT Global Services ne sont simplement pas suffisants et nous prenons une action décisive pour remettre les choses en place", a-t-il dit.La mauvaise performance de cette branche était connue depuis le 31 octobre, où BT avait lancé un avertissement sur résultat inattendu, annonçant du même coup le remerciement du directeur général français de cette branche, François Barrault, remplacé immédiatement par le directeur financier Hanif Lalani.Mais l'ampleur des suppressions d'emplois, dont 4.000 sont déjà effectives, a été un choc jeudi, d'autant que M. Livingston a laissé entendre qu'il pourrait y en avoir d'autres. "Nous avons besoin de continuer à faire des économies", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.Le groupe va ainsi supprimer 6,4% de ses 160.000 emplois, pour la plupart des emplois temporaires ou sous contrat externe. Les emplois directs seront réduits de 4%, généralement par des départs volontaires, les emplois indirects de 12%. La plupart des suppressions visent le Royaume-Uni. [...]Source et suite de l'article :http://fr.news.yahoo.com/2/20081113/tbs-grande-bretagne-british-telecom-ajou-f41e315.html - admn : la page n'existe plus