N'y a-t-il pas une fréquente confusion entre gravité terrestre, antigravité, gravité appliquée à la propulsion ?
Car tout système propulsif permet à un mobile de s'affranchir de la gravité terrestre : montgolfière, fusée, jet d'air sortant d'un ballon de baudruche qui se vide... courant d'air circulant autour du lifter sous l'effet de la haute tension, vitesse et portance d'un avion qui lui permet de voler, etc..
En quelque sorte nous maîtrisons déjà tout un tas de systèmes antigravité !
La véritable "antigravité" est celle, qui sous la forme d'un champ de force, accélérerait positivement ou négativement les particules matérielles. Toute particule matérielle se trouvant dans un tel champ de force y étant soumise, presque indépendamment de l'épaisseur et de la densité de cette matière. C'est d'ailleurs bien ce qui se produit avec le champ de force de la gravité terrestre : toute particule matérielle est accélérée vers le centre de la terre, et aucun écran n'est efficace pour l'affaiblir.
L'intérêt majeur est triple : d'une part pouvoir accélérer fortement, plus fortement que les moteurs de fusée savaient le faire jusqu'ici, d'autre part compenser localement cette très forte accélération que d'ordinaire le corps humain ne pourrait supporter, enfin de dévier les particules et les objets ayant une trajectoire de collision avec le vaisseau.
Dès lors, le voyage intersidéral, voire inter galactique devient possible, puisque de telles accélérations permettent d'atteindre en une durée relativement courte une vitesse relativiste (0,8 C).
Le voyage intersidéral se présente alors en 2 ou 3 phases :
1) accélération (ex : 500 G) jusqu'à une vitesse proche de C
2) vitesse de croisière (ou pas de phase 2)
3) décélération (500 G) jusqu'à une vitesse proche de 0
L'inconvénient étant évidemment la dilatation du temps, très marquée. A notre retour sur terre, nos enfants seraient bien plus âgés que nous-mêmes.
Nota : ce n'est pas moi qui ait trouvé toutes ces notions, je ne fais que résumer !
Bref, comment obtenir cette antigravité sous forme de champ de force ?
Claude Poher déclare y parvenir en se basant sur le raisonnement suivant (théorie des Universons): si un champ de force est capable d'accélérer la matière (ce qui est vrai et prouvé), alors la matière en étant accélérée peut produire un tel champ de force.
Il va donc se débrouiller pour accélérer avec une brutalité inouïe des particules matérielles, en l'occurrence des électrons, qui présentent l'avantage d'être chargés négativement. Pour ce faire, il crée une céramique partiellement supraconductrice dans laquelle se trouvent des nanotunnels, et il soumet celle-ci à un champ électrique considérable (il s'agit d'une décharge dont la puissance a atteint le mégawatt, bien qu'il ait réussi à fortement diminuer cette valeur dans ces dernières expérimentations).
Les électrons chargés négativement sont alors brutalement accélérés à l'intérieur des nanotunnels, créant le champ de force (sous la forme d'un flux très faiblement divergent). La céramique est conçue de manière à amplifier ce flux, Claude Poher ayant créé au sein de celle-ci un gradient de supraconduction. En quelque sorte, les électrons sont accélérés dans la zone non supraconductrice de la céramique, et le champ de gravité émis est amplifié dans le zone supraconductrice. Ce flux, certes de très faible intensité, traverse effectivement n'importe quelle matière interposée, et est bien détecté par divers types d'accéléromètres, et même dernièrement par un simple bac rempli d'eau dont le contenu s'agite une fraction de seconde. Par ailleurs, la céramique est violemment autopropulsée dans l'autre sens, cette propriété étant particulièrement intéressante, bien qu'il ne s'agisse cette fois-ci que de propulsion.
Podkletnov aurait procédé à Moscou d'une façon similaire, mais en accélérant des ions dans un enceinte sous vide, avec une alimentation monstrueuse. Contrairement à Claude Poher, il n'aurait pas obtenu l'autopropulsion du dispositif (ou alors il l'obtiendrait, mais sans que celle-ci soit observable), en revanche, le champ de force de gravité émis sous forme de flux aurait été d'une telle puissance qu'il aurait percé le mur du laboratoire, ce qui est tout de même inquiétant sachant que ce flux en théorie ne perd presque pas de son intensité en traversant la matière !)
La troisième méthode serait celle basée sur la rotation, et sur la fameuse force centrifuge (qui n'existe d'ailleurs pas, car elle n'est en réalité qu'une somme d'une infinité de vecteurs d'accélération en un point donné...)
Là encore, on se fonde sur le même principe : en accélérant la matière, celle-ci va émettre un champ de force.
Il s'agira donc de faire tourner des particules matérielles à une vitesse folle, mais qui ne peut dépasser C, évidemment.
Le flux sera émis en couronne dans le plan de rotation, ce qui ne présente pas beaucoup d'intérêt, puisque tout se compense. Ainsi un anneau en rotation placé sur la tranche ne peut pas monter, puisque le champ qu'il émet s'exerce en haut comme en bas.
Mais souvenons nous qu'un supraconducteur de conception spéciale est capable d'amplifier ce flux. Il s'agit dès lors d'appliquer cette amplification à l'endroit que l'on souhaite, pour obtenir un flux permettant de sustenter ou propulser.
Maintenant l'aspect gyroscopique.
Il faut beaucoup d'énergie pour arriver à faire tourner un gyroscope sur lui-même. Pour s'en rendre compte, il suffit de saisir par sa poignée un aspirateur traineau en fonctionnement (ou comment faire de la physique amusante en même temps que le ménage...) et lui imprimer un mouvement rotatif. La résistance est forte, et c'est d'ailleurs là tout le principe et l'intérêt du gyroscope.
En faisant tourner sur lui-même un gyroscope, j'augmente donc l'énergie du système. Cette augmentation d'énergie devrait se traduire par une augmentation du champ de force émis par le système.
Si maintenant je tentais de faire tourner ce système à deux axes dans un troisième axe, il me faudrait une énergie encore bien plus considérable. Je confèrerais à mon système une gigantesque énergie (et il la consommerait effectivement !), mais j'augmenterais d'autant le champ de force d'antigravité émis vers l'extérieur du système.
Et je pourrais, en outre, appliquer le principe d'amplification déjà vu dans la direction choisie, de la même façon que sur le système à un seul axe. Une difficulté réside cependant dans les contraintes mécaniques très fortes qui s'exercent sur le système, et qui risquent de le disloquer.
Peut-on dès lors imaginer des systèmes comportant un nombre important d'axes ? Pourquoi pas. On sait faire tourner les particules matérielles sans contact dans le vide, c'est ce qui se passe dans les accélérateurs de particules en boucle. En façonnant d'une certaine manière, dans sa configuration spatiale et temporelle le champ magnétique guidant ces particules, il serait possible de reproduire un gyroscope à n axes sans aucune pièce mécanique.
Peut-être trouverions-nous quelque chose de cet ordre dans le générateur photographié sur la notice PACL ?