26.02.09 AuroraMAX : Des aurores boréales en direct sur le Web
L’Agence spatiale canadienne, la ville de Yellowknife, l’Université de Calgary et la société Astronomy North ont annoncé aujourd’hui le lancement d’AuroraMAX, un projet de sensibilisation et d’observation en ligne qui permettra la diffusion sur le Web d’aurores boréales en direct de la ville de Yellowknife. Cette initiative conjointe vise à améliorer notre compréhension des aurores aux échelles tant locale que nationale. «
Yellowknife est, depuis longtemps, l’une des meilleures villes du monde pour observer les aurores boréales, et notre communauté est fière d’avoir la chance de montrer au monde entier la beauté de son ciel à l’aide de cette technologie », de dire Gordon van Tighem, maire de Yellowknife. «
AuroraMAX est bien plus qu’un simple observatoire en ligne, c’est une invitation à venir admirer par vous-même les aurores de Yellowknife ».«
L’Agence spatiale canadienne est fière de participer à cette initiative de promotion des aurores boréales, l’un des plus grands trésors du Grand Nord », de dire Steve MacLean, président de l’Agence spatiale canadienne. «
Nous en avons beaucoup à apprendre et à découvrir sur les aurores boréales, particulièrement de la part de nos collègues de Yellowknife qui possèdent de vastes connaissances à leur sujet et qui souhaitent partager leur savoir avec les communautés du reste du pays et du monde entier ».
Une équipe, dirigée par le physicien de l’espace Eric Donovan, de l’Université de Calgary, exploite le premier réseau de caméras aurorales qu’elle a mis au point. Cette équipe fournit également l’appui scientifique et technique nécessaire au bon déroulement du projet. Les images qui seront produites dans le cadre d’AuroraMAX deviendront une partie importante de la contribution du Canada à la mission THEMIS de la NASA, laquelle est axée sur l’étude des aurores. De plus, ces images seront utilisées par des scientifiques des quatre coins du monde.
« C
e projet sera très avantageux pour nous », d’indiquer Eric Donovan. «
Les images qui seront produites dans le cadre de l’initiative AuroraMAX constitueront un ajout de taille aux efforts que nous déployons sur le plan scientifique ».
AuroraMAX Le projet AuroraMAX sera géré conjointement par l’Agence spatiale canadienne et Astronomy North, une société vouée à l’observation et à l’exploration du ciel nordique et à l’explication de sa nature et de la culture qui y est associée. «
Ce projet ne pouvait pas mieux tomber », de dire James Pugsley, président d’Astronomy North. «
Au fur et à que l’on se rapprochera du maximum solaire, les aurores augmenteront en quantité et en intensité. Les aurores constituent le plus beau spectacle de lumière au monde, et grâce à AuroraMAX, tous les Canadiens pourront les admirer aux premières loges ».
Les aurores se produisent lorsque des particules chargées émises par le Soleil entrent en collision avec les gaz qui se trouvent dans la haute atmosphère terrestre. Ces particules proviennent principalement des taches solaires, raison pour laquelle Yellowknife, lieu de prédilection pour l’observation des aurores boréales, attend toujours avec impatience le maximum solaire, c’est-à-dire le moment où l’activité du Soleil est à son maximum dans le cadre de son cycle de 11 ans.
Source:
http://www.flashespace.com/html/fev09/26_02_09.htm--------------------------------------------------------------
20.02.07 THEMIS : 5 satellites pour comprendre l'origine des aurores boréales et australes Les cinq petits satellites de la mission THEMIS ont été lancés par une fusée Delta 2 le 17 février 2007 à Cap Canaveral (Time History of Events and Macroscale Interactions during Substorms).Cette mission, qui comporte aussi des observations coordonnées au sol, étudiera les processus explosifs appellés sous-orages magnétosphériques. Ils se produisent à grande distance de la Terre, dans la queue magnétique qui se forme lors de l'interaction entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre, et sont notamment à l'origine des aurores boréales et australes.
Aurores boréales et australesLe vent solaire est un vent de particules chargées (principalement des électrons et des protons), ou plasma, issu de la couronne solaire. Son interaction avec le champ magnétique terrestre conduit à la formation, dans l'environnement lointain de la Terre, d'une queue magnétique située dans la direction opposée au Soleil. Le vent solaire transmet des particules et de l'énergie qui s'accumulent dans cette queue magnétique. Mais plusieurs fois par jour, des événements explosifs s'y produisent : les sous-orages magnétosphériques. Ceux-ci provoquent une reconfiguration rapide de la queue magnétique et une forte accélération, le long du champ magnétique et en direction de la Terre, des particules chargées. Dans des régions terrestres de haute latitude, ces particules précipitent soudainement dans la haute atmosphère et engendrent des aurores boréales et australes intenses pouvant durer d'une dizaine de minutes à des heures.
Des phénomènes explosifs analogues ont lieu dans d'autres contextes, notamment dans la couronne solaire, et dans les machines de type « Tokamaks » destinées à réaliser en laboratoire la fusion contrôlée. Seulement, les scientifiques ne savent pas encore exactement où et comment ces sous-orages magnétosphériques se déclenchent.
Tel est l'objectif de la mission THEMIS financée par la NASA dans le cadre des missions moyennes (MIDEX) qui jusqu'ici n'ont mis en oeuvre qu'un engin spatial à la fois. Mais pour THEMIS, ce sont cinq petits satellites équipés d'instruments identiques qui ont été conçus. Ils seront chacun placés sur une orbite différente, et à partir de février 2008 les satellites se retrouveront alignés dans la queue magnétique tous les quatre jours et réaliseront des mesures coordonnées des décharges électriques et des variations du champ magnétique.(1) Le Space Science Laboratory (SSL) de l'Université de Californie à Berkeley (UCB) a proposé la mission THEMIS et a construit la plupart des instruments embarqués. Les 5 satellites de THEMIS, et leurs instruments, ont été construits dans un temps record : le tir aura lieu moins de 4 ans après la sélection.
Participations françaises dans THEMISEn France l'industriel français 3D Plus et deux laboratoires, le CETP (CNRS-UVSQ-UPMC) et le CESR (CNRS-UPS), sont impliqués dans THEMIS, mission soutenue par le CNES.
Le CETP (Centre d'Etude des Environnements Terrestre et Planétaires, Velizy), laboratoire mixte CNRS - Universités "Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines" et "Pierre et Marie Curie", a été sollicité pour fournir une partie de ces instruments : les antennes magnétiques destinées à mesurer les champs magnétiques fluctuants. Le CESR (Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements, Toulouse), un laboratoire mixte CNRS - Université Paul Sabatier, va élaborer un serveur de données, miroir de celui de THEMIS. Le CETP et le CESR participeront activement à l'analyse scientifique des résultats et à leur interprétation. Un industriel français a fourni les mémoires de bord et les préamplificateurs associés aux antennes magnétiques (3D Plus(2), Buc). La participation française a bénéficié du soutien du CNES.
Ces mesures permettront d'effectuer une « coupe radiale » de la queue magnétique, ce qui est nécessaire pour comprendre l'enchaînement des processus dynamiques lors des sous-orages, de savoir où se déclenche le sous-orage et comment la perturbation correspondante se propage. En complément des mesures in situ par les satellites, un réseau très complet d'observatoires sol constitué de caméras plein ciel et de magnétomètres, est en cours d'installation. Le réseau de caméras donnera une image quasi-instantanée de la localisation et de la dynamique des aurores qui forment dans l'atmosphère une image des processus qui se développent dans la queue magnétique de la Terre. L'atmosphère joue alors un rôle d'écran, analogue à un écran de télévision sur lequel les électrons accélérés viennent former l'image. Le réseau de magnétomètres permettra de mesurer les perturbations du champ magnétique terrestre au niveau du sol lors des sous-orages. Ce réseau est localisé au Canada et en Amérique du Nord. Une partie importante de ce réseau est gérée par les professeurs et les élèves des écoles(3).
© Institut National des Sciences de l'Univers
Source:
http://www.flashespace.com/html/fev07/20c_02.htm----------------------------------------------------------
A propos de l'Agence spatiale canadienneÉtablie en 1989, l'ASC est chargée de coordonner, au nom du gouvernement du Canada, tous les programmes et politiques civils dans le domaine spatial. L'ASC dispense ses services dans les quatre grands axes suivants : observation de la Terre, exploration et sciences spatiales, télécommunications par satellite et sensibilisation à l'espace et éducation. L'ASC mise sur la collaboration internationale pour favoriser le développement industriel et la recherche scientifique de calibre mondial au profit de l'humanité.
Vous trouverez, à l'adresse ci-dessous, des images d'aurores ainsi qu'une vidéo montrant des exemples d'images semblables à celles qui seront produites par l'observatoire :
ftp://ftp.space.gc.ca/users/communication/1_SEMAINE/090223_yellowknife/For more information, please contact
Agence spatiale canadienne
Andrea Matte
Relations avec les médias
450-926-4370
Andrea.matte@asc-csa.gc.cawww.asc-csa.gc.caou
Université de Calgary, Relations extérieures
Grady Semmens
Gestionnaire principal des communications, Recherche
403-220-7722
gsemmens@ucalgary.cawww.ucalgary.caou
Ville de Yellowknife
Debbie Gillard
Gestionnaire municipale
867-920-5646
Debbie.gillard@yellowknife.cawww.yellowknife.caou
Astronomy North
James Pugsley
Président
867-669-0863
info@astronomynorth.comwww.astronomynorth.comSource:
http://www.marketwire.com/press-release/Agence-Spatiale-Canadienne-954279.htmlhttp://nouvelles.gc.ca/web/article-fra.do?m=/index&nid=434949--------------------------------------------------------------
Les aurores boréales du Grand Nord, en direct sur votre ordinateur
Le projet AuroraMAX permettra bientôt à tous les internautes du monde de voir en direct les aurores boréales qui se produisent dans le ciel de la ville de Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest, dans le Grand Nord canadien.Futur observatoire en ligne, AuroraMAX a été créé grâce à la collaboration de l'Agence spatiale canadienne, de la ville de Yellowknife, de l'Université de Calgary et du groupe Astronomy North. Dès l'automne prochain, des caméras pointées vers le ciel de Yellowknife retransmettront, en temps réel via Internet, des images de ces voiles lumineux et colorés qui semblent danser dans la haute atmosphère.
Les aurores polaires (car les aurores de produisent aux deux pôles de la Terre, l'adjectif «boréal» étant employé pour désigner le phénomène quand il apparaît dans l'hémisphère Nord) sont le résultat de l'interaction entre des particules éjectées par le Soleil (le vent solaire) et les gaz de la haute atmosphère terrestre.
Comme les particules émises par le Soleil sont chargées électriquement, elles suivent les lignes de force de la magnétosphère - c'est-à-dire le «cocon» magnétique qui entoure la Terre - et se trouvent déviées, selon la polarité de leur charge électrique, vers le pôle Nord ou le pôle Sud.
En percutant les atomes gazeux de la haute atmosphère terrestre, les particules solaires donnent naissance à l'émission lumineuse qui est à l'origine des aurores polaires.
Ce phénomène est généralement plus intense entre les latitudes de 65 à 75 degrés. La ville de Yellowknife, située un peu au nord du 62e parallèle, est donc un lieu privilégié pour observer les aurores. Chaque année, quelque 15.000 touristes se rendraient d'ailleurs à Yellowknife pour admirer les aurores boréales qui s'y produisent.
Mais au-delà de l'aspect souvent spectaculaire des aurores boréales, le projet AuroraMAX a des objectifs scientifiques. Les données accumulées dans le cadre de ce projet permettront en effet de mieux comprendre le phénomène des aurores boréales, et feront également partie de la contribution canadienne à une mission de la Nasa: Themis (vidéo explicative ci-dessous).
Avec la mission Themis, l'agence spatiale américaine tente, grâce à l'étude des aurores polaires, de mieux comprendre le fonctionnement de la magnétosphère terrestre et ses interactions avec les émissions du Soleil.
Grâce à cette mission, la Nasa annonçait l'été dernier qu'elle avait percé le mystère de la «danse» des aurores:
«
Tandis qu'elles capturent et stockent l'énergie du vent solaire, les lignes du champ magnétique de la Terre s'étirent très loin dans l'espace. Une reconnexion magnétique libère l'énergie stockée dans ces lignes de champ magnétique, catapultant des particules chargées vers l'atmosphère terrestre» (détails et vidéo, sur ce blogue Science, dans l'article La Nasa dévoile le secret de la danse des aurores boréales, et publie un immense catalogue Web d'images et de vidéos).
À propos du projet AuroraMAX, lire les communiqués de l'agence spatiale canadienne et de l'Université de Calgary et visiter le site Astronomy North. Voir également cet article de Wikipedia sur le phénomène des aurores polaires et le site officiel du projet Themis de la Nasa.
(Photo par Wikipedia: aurore boréale en Alaska)
Publié par Jean-Charles Condo le vendredi 27 février 2009 à 8H27
Source:
http://science.branchez-vous.com/2009/02/aurore_boreale_nasa_yellowknif.html