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Auteur Sujet: UOIF (Union des organisations islamiques de France / Musulmans de France)  (Lu 49 fois)

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Capitaine Renard

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Vu l'actualité un sujet utile à garder quelque part.

Etant donné la complexité du dossier il ne s'agit ici bien sûr que d'une piste de départ.

Qu’est-ce que l’UOIF ?

Extrait :

L’UOIF est née en 1983, en Meurthe-et-Moselle, à l’initiative de deux étudiants étrangers, irakien et tunisien, qui se réfèrent alors au chef religieux libanais Fayçal Mawlawi, dans la mouvance des Frères musulmans, mouvement islamiste créé en Egypte en 1928. Après avoir pris la défense des deux jeunes filles exclues du collège de Creil (Oise) pour avoir porté un voile, en 1989 – une affaire qui les propulse sur le devant de la scène médiatique –, l’UOIF investit le secteur social dans les années 1990 et passe de l’Union des organisations islamiques « en » France à l’Union des organisations islamiques « de » France. En 1992, elle fonde l’Institut européen de sciences humaines de Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), destiné à former des imams et des cadres religieux.
En 2002, l’UOIF devient l’un des interlocuteurs privilégiés du nouveau ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy. Celui-ci l’impose au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM), créé en 2003, et, en dépit d’une base réticente, l’UOIF s’engage dans le processus, espérant qu’il lui apporte la reconnaissance des pouvoirs publics. En 2005, elle publie même une fatwa (avis religieux) appelant les musulmans au calme lors des émeutes en banlieue. Depuis 2011, elle s’est retirée du fonctionnement du CFCM, même si elle cherche aujourd’hui à le réintégrer.
Constituée selon un schéma pyramidal, l’Union, filiale de l’Union des organisations islamiques d’Europe, rassemble plus de 250 associations françaises, un réseau qui couvre tous les domaines de la vie sociale, conformément à la vision globalisante de l’islam des Frères musulmans.
En février, elle a adopté un nouveau nom, Musulmans de France, dans le but de se défaire de la réputation d’être la tête de pont en France des Frères musulmans. Aujourd’hui présidée par Amar Lasfar, dont le mandat s’achève, l’organisation semble en perte de vitesse. Sa direction a fait peu de place aux jeunes nés en France. Depuis le milieu des années 2000, son dynamisme militant des années 1990 est concurrencé par le développement du salafisme.
Sur son site, l’organisation promeut une « lecture authentique et ouverte de l’islam », qui permet « de développer une pensée et des positions conformes à l’islam tout en intégrant le cadre républicain français ». Les positions de ses membres couvrent un large spectre, de l’imam de Bordeaux Tareq Oubrou, artisan d’un islam libéral, à des membres plus conservateurs. L’islamologue Tariq Ramadan participe généralement au grand rassemblement organisé chaque année par l’UOIF au Bourget (Seine-Saint-Denis), qui attire des dizaines de milliers de visiteurs, même s’il était absent cette année. A plusieurs reprises, des invités de l’UOIF ont déclenché des polémiques en raisons de propos ou d’écrits tenus auparavant et certains ont même été interdits d’entrée sur le territoire.


source :>> L’UOIF, Marine Le Pen et Emmanuel Macron : le point sur la polémique (lemonde.fr)

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Extrait :

Financement

L’UOIF affirme que seuls 30% de ses fonds proviennent de sources étrangères. Cependant, la politologue Fiammetta Venner constate dans son ouvrage OPA sur l'islam de France : les ambitions secrètes de l'UOIF, publié en 2005, qu’une grande partie des fonds dits d’origine française proviennent en réalité des grands mécènes du Golfe persique.

Ainsi, les donateurs qataris versent une grande partie des fonds dédiés par l’UOIF à leurs acquisitions immobilières, comme le décrit le chercheur et maître de conférences en sciences politiques Haoues Seniguer dans un entretien accordé au quotidien Libération :

« Il est avéré que des membres de l’UOIF se rendent dans le Golfe pour lever des fonds. L’argent transite sous la forme de liquidités ou d’investissements dans des murs ou projets en lien étroit avec la vision islamique de l’émirat. Il peut s’agir de mécènes qataris évoluant autour des cercles dirigeants du Qatar, dans la mesure où le régime qatari est de type néopatrimonial, oligarchique, où le privé et le public sont donc imbriqués »

Récemment, le Qatar a financé (4,4 million d'euros) la construction de la mosquée Assalam de Nantes, gérée par l’Association islamique de l’Ouest de la France (AIOF), un satellite régional de l’UOIF; ainsi que la mosquée As Salam de Mulhouse, administrée par l’Association des musulmans d'Alsace, aussi été érigée grâce à un don de 2 millions d’euros de la part de l'ONGQatar Charity; de même le Qatar finance la future grande mosquée à Marseille.

Dans le cadre de sa stratégie de financement, l'UOIF a engagé un processus d'autonomisation financière. Elle a investi le marché du halal à effet de générer du flux de trésorerie tant sur le marché français qu'à l'export. Officieusement, ce marché représenterait un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros par an. Elle détiendrait un monopole de fait pour l'exportation vers les pays du Golfe.

Relations avec la FOIE

L'UOIF est membre de la Fédération des organisations islamiques en Europe (FOIE). La FOIE était dirigée depuis Londres par Ahmed al-Rawi. Aujourd'hui, elle est dirigée par Chakib ben Makhlouf, récemment élu pour un mandat de quatre ans, qui est assisté par un conseil d'administration composé par des représentants des grandes fédérations de différents pays d'Europe.

La FOIE est l'initiatrice directe du fort développement en France de l'UOIF et de ses nombreuses associations satellites, ainsi que de l'ouverture en 1990, de l'Institut européen des sciences humaines, sis à Château-Chinon, et spécialisé dans la formation d'imams et dans l'enseignement de la langue arabe. Cet institut aurait formé entre 1990 et 2004 plus de trois cents imams. La FOIE a été à l'origine de la création du Conseil européen de la recherche et de la fatwa, dont la fonction est d'étudier et d'émettre des fatwas collectives qui répondent aux musulmans d'Europe et résolvent leurs problèmes, conformément aux règles et objectifs de la charia musulmane.

Idéologie

Selon Frank Frégosi, chercheur au CNRS, « L'UOIF est incontestablement le représentant des Frères musulmans en France. Elle incarne le canal historique de cette mouvance, même si, aujourd'hui, ses dirigeants veulent faire oublier cette filiation embarrassante. »

À plusieurs reprises, des dirigeants de l'UOIF ont repris publiquement la devise des Frères musulmans : « Le Coran est notre Constitution ».
La confrérie des Frères musulmans « promeut l'islam politique ».

En février 2017, l'UOIF change de nom et devient « Musulmans de France ». Pour Tareq Oubrou, membre de l'organisation et imam de Bordeaux, ce changement marque la volonté de l'organisation de s'éloigner des Frères musulmans.


Activités

Les rencontres des musulmans de France

Depuis 1984, l'UOIF organise chaque année la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), appelée aussi le « congrès du Bourget » en référence à la fois au lieu où se déroule cette manifestation et au fait que se tient habituellement aussi le congrès de l'organisation. Ce rassemblement est devenu le plus grand rassemblement musulman en France avec une participation de plus de trente mille personnes chaque année (cent mille avancée par l'organisation en 2005 et cent cinquante mille en 2009). Selon l'UOIF, la trentième session (celle de 2013) a rassemblé 170 000 personnes, en faisant le premier rassemblement musulman en Occident.

En pleine bataille sur la loi sur le voile islamique, l'assistance avait émis des sifflets lorsqu'il fut rappelé que la loi française oblige les femmes à être photographiées tête nue sur les papiers d'identité.

Parmi les thèmes débattus lors des rencontres de mai 2006 : la vie et la pratique musulmanes au quotidien et l'investissement des musulmans dans la politique. Parmi les conférenciers Hani Ramadan et Hassan Iquioussen. Les rencontres ont accueilli le député UMP des Yvelines, Christine Boutin pour participer à un débat intitulé « Vivre ensemble : obstacles et aspirations ».

Critiques

L'UOIF est souvent considérée proche de l'idéologie des Frères musulmans et est parfois accusée par certains de soutenir des positions extrémistes.

Laurence Marchand-Taillade, secrétaire nationale du Parti radical de gauche et présidente de l'Observatoire de la laïcité du Val-d'Oise (OLVO), dénonce la présence lors du congrès de l'UOIF à Lille en février 2016, de personnalités ayant appelé au djihadisme en Syrie, condamné la coalition arabo-occidentale contre l'État islamique ou encore soutenant le Hamas. Nicolas Dupont-Aignan et Jérôme Guedj condamnent également la venue de « prédicateurs qui sèment la haine, dont les paroles sont la négation même du pacte républicain, qui ont pour seul objectif de déstabiliser notre République ».

Parmi les figures les plus controversées, l’on peut citer Nabil Ennasri, spécialiste du Qatar très proche de Youssef al-Qaradâwî, Mohamad Ratib Al-Nabulsi, islamologue syrien prônant la peine de mort pour les apostats, et Abouzaid El Mokrie El Idrissi, un professeur à l'université de Casablanca soutenant la destruction de l'État d'Israël.

Les personnalités invitées aux congrès annuels de l’UOIF ont souvent été l’objet de polémiques par le passé. Ainsi, en 2012, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait interdit la participation de six personnalités controversées au rassemblement.

Selon Fiammetta Venner, l'UOIF a « une stratégie de conquête ». L'essayiste se reporte à une déclaration, des années 1990, d'Ahmed Jaballah, cofondateur de l'UOIF : « L'UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique ».

Double-discours

Dans un essai publié en 2005, Fiammetta Venner dit avoir repéré la nature « intégriste » de l’UOIF derrière son double-discours sur la laïcité, l'antisémitisme, etc, et reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir institutionnalisé cette organisation au sein du Conseil français du culte musulman.

En septembre 2004, Fouad Alaoui, secrétaire général de l'UOIF, rencontre les dirigeants du CRIF et déclare, après un débat « franc et serein » que « les deux communautés [doivent] participer à un effort en faveur de la paix sociale. Notre condamnation de l'antisémitisme est totale, de même que nous sommes inquiets de la montée du racisme et de l'islamophobie ». Le 26 mai 2014, l'UOIF dénonce l'attentat antisémite à Bruxelles, qui a fait quatre morts. Elle dénonce aussi les crimes de l'organisation État islamique.

Néanmoins, début 2015, le Premier ministre Manuel Valls déclare s'inquiéter de son « influence » et affirme vouloir « combattre son discours ».


source :>> Union des organisations islamiques de France (wikipédia.org)

« Modifié: 18 Juin 2017 à 03:57:20 par Capitaine Renard »
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