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Auteur Sujet: Connaissances sur mars (eau, glace, opale, méthane, vie?)  (Lu 111817 fois)

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dificultnspa

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Edit Lapin pour remettre en // la question dans le futur de Void et la réponse de dificultnspa dans le passé:




Comme le nez au milieu du visage. Par quel phenomene geologique (?) a bien put être crée cette énorme cicatrice ?

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/mars-a-peut-etre-ete-modelee-par-la-chute-dun-enorme-asteroide_16011/



http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/mars-a-peut-etre-ete-modelee-par-la-chute-dun-enorme-asteroide_16011/

Citer
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Une collision cataclysmique de la planète Mars avec un astéroïde pourrait en avoir modelé la surface et provoqué la différence entre ses deux hémisphères telle que nous l’observons actuellement.

Une équipe d’astronomes dirigée par Jeffrey Andrews-Hanna, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a retiré par traitement informatique tous les éléments de relief formant la région montagneuse de Tharsis, afin de tenter d’expliquer la transition brutale observée entre les différentes parties de la croûte martienne, mince d’un côté, épaisse de l’autre. Ce nettoyage virtuel a mis au jour les traces d’un immense cratère de 10.600 kilomètres de long sur 8.600 km de large, quatre fois plus grand que tout ce qui est connu dans notre Système solaire.

Selon Andrews-Hanna, seule une collision avec un astéroïde ou une comète pourrait expliquer une telle dépression, ce qui correspond aussi à une des deux hypothèses émises jusqu’à présent pour expliquer pourquoi l’hémisphère nord est constitué de plaines présentant un relief faible, alors que le sud comporte une croûte plus épaisse et accidentée.

Sur base de simulations en trois dimensions, une équipe dirigée par Margarita Marinova, du California Institute of Technology (Caltech) à Pasadena (Californie), a déterminé que l’objet devait mesurer entre 1.600 et 2.700 km de diamètre et être animé d’une vitesse relative de 6 à 10 km/seconde lors de l’impact, qui se serait effectué sous un angle de 30 à 60 degrés.

Vue d’artiste de la collision entre Mars et un astéroïde. Crédit Nasa

Trois équipes parviennent à la même conclusion

Une autre confirmation de cette hypothèse est venue d’une troisième équipe, dirigée par Francis Nimmo (université de Californie à Santa Cruz), qui a simulé, toujours sur ordinateur et en 3D, le comportement de la surface martienne après un tel choc. Selon ses travaux, la collision entraînerait la formation d’un cratère correspondant à celui qui est observé, modifierait le champ magnétique, événement dont la planète conserve d’ailleurs des traces, et provoquerait la formation de plaines.

D’autres bassins de la surface présentent un tel aspect elliptique, note Andrews-Hanna. Ainsi, une météorite aurait formé la vaste dépression, le bassin Borealis, et les énormes quantités de matière éjectées seraient retombées de l’autre côté de la planète, augmentant l’épaisseur de sa croûte.

Steven Squyres, connu comme le directeur du programme MER des robots martiens Spirit et Opportunity, estime que ce faisceau d’indices ne démontre pas de façon irréfutable qu’une ou plusieurs météorites sont à l'origine de l’aspect actuel de Mars, mais qu’il s’agit d’une hypothèse raisonnable et d’un pas en avant significatif. Ces études paraissent en ce moment sous la forme de plusieurs articles dans la revue scientifique Nature.[/size]

Cet article me rappelle les théories de Velikovski qui, d'après l'étude des légendes et mythes des différents peuples de la terre, affirmait que Mars avait été percuté, non pas par un astéroide, mais par Vénus à l'époque ou celle ci n'était pas sur son orbite actuelle.

Dans une autre source on nous dit que Vénus n'était en fait qu'un satellite d'une planète géante qui se trouvait entre Mars et Jupiter et que Vénus se serait trouvé expulser suite à la destruction de cette planète dont il ne reste que la ceinture d'astéroide.

Cela expliquerait en partie le mythe de la guerre entre les Dieux et notamment entre Mars et Vénus justement, qui se sont combattus  dans les temps anciens.
Les hommes de l'époque racontant à leur manière ce qu'il pouvait voir dans le ciel.

Les théories de Velikovski vont bien sur beaucoup plus loin que ca, mais ce n'est pas le sujet de ce fil.
« Modifié: 10 Décembre 2009 à 00:13:12 par Nemo492 »
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dificultnspa

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Complément à ce sujet, le Science et Vie de septembre 2008 publie un sujet sur : "Mars, c'est bien un choc qui l'a défigurée".

"Si la vie a existé sur Mars, l'impact en aurait fait disparaitre toute trace".

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« Réponse #2 le: 26 Octobre 2008 à 15:35:41 »

Le mystère de la calotte polaire de Mars résolu

 22 Septembre 2008  Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie
Source de la traduction FR: http://pagesperso-orange.fr/pgj-new/0908-nouvelles.htm#Canopus
 

Crédit : ESA/ Image Courtesy of F. Altieri (IFSI-INAF) and the OMEGA team
   
Les scientifiques peuvent maintenant mieux expliquer pourquoi la calotte glaciaire australe résiduelle de Mars est mal placée, grâce aux données du vaisseau spatial Mars Express de l'ESA - le système de temps martien est à blâmer. Et aussi le plus grand cratère d'impact sur Mars - bien qu'il ne soit pas près du pôle Sud.
 
Comme la Terre, Mars a des calottes polaires gelées, mais à la différence de la Terre, ces calottes sont faites aussi bien de glace de dioxyde de carbone que de glace d'eau. Pendant l'été de l'hémisphère Sud, une grande partie de la calotte glaciaire se sublime, un processus dans lequel la glace retourne directement en gaz, laissant ce qui est connu comme la calotte polaire résiduelle. Le problème est que tandis que la calotte d'hiver est à peu près symétrique au pôle Sud, la calotte résiduelle est décalée d'environ trois à quatre degrés.

Ce déplacement, qui a déconcerté les scientifiques planétaires pendant des années, a été résolu par des scientifiques en 2005 mais maintenant, grâce à Mars Express de l'ESA, de nouvelles information sont disponibles pour expliquer le déplacement.

Marco Giuranna de l'Istituto di Fisica dello Spazio Interplanetario CNR (IFSI), Rome, Italie, et ses collègues ont utilisé le Spectromètre Fourier Planétaire (PFS) de Mars Express  pour mesurer la température de l'atmosphère martienne depuis le sol jusqu'à une altitude de 50 kilomètres au-dessus de la région polaire Sud.

L'équipe a utilisé les profils pour dresser une carte de la manière dont l'atmosphère change en température et autres caractéristiques sur plus de la moitié de l'année martienne. Ils ont surveillé la manière dont le dioxyde de carbone s'imbrique dans la calotte glaciaire australe lorsque l'automne martien se change en hiver martien. "Ce n'est pas un processus franc. Nous avons constaté que deux systèmes régionaux de temps se sont développés de la mi-automne à travers l'hiver," dit Giuranna.

Ces systèmes de temps sont dérivés de forts vents d'Est qui caractérisent la circulation atmosphérique martienne aux latitudes moyennes. Ils soufflent directement dans Hellas Basin, la plus grande structure d'impact sur Mars avec un diamètre de 2.300 kilomètres et une profondeur de 7 kilomètres. La profondeur et la forte élévation des parois du cratère guident les vents et créent ce qu'on appellent des ondes de Rossby sur Terre.

Ces ondes redirigent les vents de haute altitude sur Mars et forcent le système de temps vers le pôle Sud. Dans l'hémisphère Ouest de Mars, ceci crée un fort système à basse pression près du pôle Sud, et un système à haute pression dans l'hémisphère Est, à nouveau près du pôle Sud.

Giuranna a constaté que la température du système à basse pression est souvent au-dessous du point de condensation pour le dioxyde de carbone, aussi le gaz se condense et tombe du ciel sous forme de neige et s'accumule au sol sous forme de gel. Dans le système à haute pression, les conditions ne sont jamais appropriées pour la neige, aussi seulement le gel au sol se produit. Par conséquent, la calotte polaire sud est construite par deux mécanismes différents.

Les secteurs qui ont une couverture neigeuse étendue ne subliment pas en été parce qu'ils reflètent plus de lumière du Soleil dans l'espace que la surface gelée. Les grains de gel tendent à être plus grands que les grains de neige et à avoir des surfaces plus approximatives. La texture irrégulière emprisonne plus de lumière du Soleil, conduisant la sublimation.

Ainsi le secteur Ouest de la calotte polaire australe, construite de neige et de gel, non seulement a une plus grande quantité de glace de dioxyde de carbone déposée mais la sublime également plus lentement pendant l'été, alors que le secteur Est construit de gel disparaît complètement. Ceci explique pourquoi la calotte résiduelle n'est pas symétriquement placée autour du pôle sud.

"Ceci a été une curiosité martienne pendant de nombreuses d'années," dit Giuranna. Grâce à Mars Express, les scientifiques planétaires comprennent maintenant une nouvelle facette de ce stupéfiant monde étranger.
 
 http://www.esa.int/esaSC/SEMO78Q4KKF_index_0.html

 
Citer

 
The residual south polar cap 
Mars polar cap mystery solved

 
22 September 2008
Scientists are now able to better explain why Mars’s residual southern ice cap is misplaced, thanks to data from ESA’s Mars Express spacecraft - the martian weather system is to blame. And so is the largest impact crater on Mars – even though it is nowhere near the south pole.
 
Like Earth, Mars has frozen polar caps, but unlike Earth, these caps are made of carbon dioxide ice as well as water ice. During the southern hemisphere’s summer, much of the ice cap sublimates, a process in which the ice turns straight back into gas, leaving behind what is known as the residual polar cap. The problem is that while the winter cap is symmetrical about the south pole, the residual cap is offset by some three to four degrees.

This misplacement, which has puzzled planetary scientists for years, was solved by scientists in 2005 but now, thanks to ESA’s Mars Express, new information is available to explain the misplacement. 
 
Marco Giuranna of the Istituto di Fisica dello Spazio Interplanetario CNR (IFSI), Rome, Italy, and colleagues have used the Planetary Fourier Spectrometer (PFS) onboard Mars Express to measure the temperature of the martian atmosphere from the ground up to an altitude of 50 km above the south polar region.

The team used the profiles to chart the way the atmosphere changes in temperature and other characteristics over more than half a martian year. They monitored the way carbon dioxide builds into the southern ice cap as the martian autumn, or fall, turns into the martian winter. “It is not a straightforward process. We found that two regional weather systems developed from mid-fall through the winter,” says Giuranna.
 
 
 
 Mars Express
These weather systems are derived from strong eastward winds that characterise the martian atmospheric circulation at mid-latitudes. They blow straight into the Hellas Basin, the largest impact structure on Mars with a diameter of 2300 km and a depth of 7 km. The crater’s depth and the steep rise of the walls deflect the winds and create what are called Rossby waves on Earth.

These waves reroute the high altitude winds on Mars and force the weather system towards the south pole. In the western hemisphere of Mars, this creates a strong low-pressure system near the south pole, and a high-pressure system in the eastern hemisphere, again near the south pole.
 
 
Giuranna found that the temperature of the low-pressure system is often below the condensation point for carbon dioxide, so the gas condenses and falls from the sky as snow and builds up on the ground as frost. In the high-pressure system, the conditions are never appropriate for snow, so only ground frost occurs. Thus, the south polar cap is built by two different mechanisms.

The areas that have extensive snow cover do not sublimate in the summer because they reflect more sunlight back into space than the surface frost. Frost grains tend to be larger than snow grains and have rougher surfaces. The ragged texture traps more sunlight, driving the sublimation.
 
 
So the western area of the southern polar cap, built of snow and frost, not only has a larger amount of carbon dioxide ice deposited but also sublimates more slowly during the summer, while the eastern area built of frost disappears completely. This explains why the residual cap is not symmetrically placed around the south pole.

“This has been a martian curiosity for many years,” says Giuranna. Thanks to Mars Express, planetary scientists now understand a new facet of this amazing, alien world.
 
 
Notes for editors:
 
'PFS/MEX observations of the condensing CO2 south polar cap of Mars' by M. Giuranna, D. Grassi, V. Formisano, L. Montabone, F. Forget, L. Zasova is to be published in a forthcoming edition of the journal Icarus.
 
 
For more information:
 
Marco Giuranna, Istituto di Fisica dello Spazio Interplanetario CNR, Rome, Italy

Vittorio Formisano, Principal Investigator, Mars Express Planetary Fourier Spectrometer
Istituto di Fisica dello Spazio Interplanetario CNR, Rome, Italy

Agustin Chicarro, ESA Mars Express Project Scientist
« Modifié: 10 Août 2012 à 19:02:47 par katchina »
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« Réponse #3 le: 03 Novembre 2008 à 10:33:40 »

Exploration martienne : Un nouveau minéral observé
mercredi 29 oct, 18 h 40
 


Notre connaissance de l'évolution de la planète Mars se précise, cette fois grâce aux données recueillies parl'orbiteur américain Mars Reconnaissance.

Les instruments de cette sonde ont détecté de la silice hydratée, communément appelée opale, à la surface de larges régions de la planète voisine de la Terre.

La découverte d'opale permet d'estimer que de l'eau liquide était présente à la surface de Mars il y a deux milliards d'années, soit près d'un milliard d'années plus tôt qu'estimé jusqu'à aujourd'hui.

Cette découverte s'ajoute également aux autres preuves qui montrent que l'eau a joué un rôle central dans la formation des paysages martiens.

Les minéraux hydratés sont habituellement des signes de la présence d'eau sur la planète voisine de la Terre.

Jusqu'à aujourd'hui, deux groupes de minéraux hydratés avaient été observés sur Mars: des phyllosilicates et des sulfates. Les premiers se sont formés il y a 3,5 milliards d'années lorsque de la roche est entrée en contact avec de l'eau. Ensuite, il y a environ 3 milliards d'années, des sulfates hydratés se sont formés à partir de l'évaporation d'eau salée et parfois acide.

La nouvelle découverte, l'opale, représente le plus jeune des trois groupes de minéraux hydratés observés à ce jour. Il se serait formé aux endroits où de l'eau liquide aurait été altérée par une activité volcanique ou par l'impact de météorites.

Source
modération : lien sur page d'actualité yahoo
« Modifié: 10 Août 2012 à 19:08:56 par katchina »
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Le 26 mai 2008 à 13h31
 
Un « Yellowstone » sur Mars, preuve d'une vie passée ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Le rover Spirit vient de faire une découverte intéressante sur Mars : des dépôts de silice presque purs. Sur Terre, il s’en forme autour de sources chaudes,  comme à Yellowstone aux Etats-Unis, où ils sont associés à des formes de vie microbiennes. Il est malheureusement impossible d’analyser ces dépôts pour y rechercher des microfossiles.

Phoenix vient d'arriver sur la Planète rouge mais les robots mobiles Spirit et Opportunity, qui travaillent depuis janvier 2004, continuent leur exploration et réalisent régulièrement de fructueuses trouvailles. Les scientifiques s'intéressent de près à la découverte par Spirit de dépôts de silice dans le cratère Gusev. Cette observation n’est pas vraiment nouvelle car elle avait déjà été annoncée en 2007 par les chercheurs de la Nasa. C’est cependant aujourd’hui qu’ils livrent les résultats de leurs analyses dans Science.

Tout a commencé alors que Spirit venait juste de sortir d’une phase d’inactivité imposée par l’hiver martien et son faible ensoleillement peu propice à alimenter en énergie les panneaux solaires du rover. Il s’était cependant placé sur le bord de Columbia Hills, des collines peu élevées (100 m)  situées sur le plancher volcanique du cratère Gusev.
 
Immobilisé à Low Ridge, près d'une zone appelée Home Plate (voir la photographie de la figure), le rover avait profité de pentes à 25° pour optimiser la recharge des ses batteries à l’aide de ses panneaux. Les 10 watts-heures par sol (le jour martien, long de 24 heures et 39 minutes) étant tout juste suffisants pour assurer la survie de Spirit pendant l’hiver. Les beaux jours revenus, la Nasa avait commandé au rover de faire demi-tour et de retourner en direction d’un lieu baptisé Tyrone (voir la figure 1), que Spirit avait déjà traversé.


Figure. Crédit: Nasa/JPL/University of Arizona

Pressés par la nécessité de faire rejoindre au rover ses quartiers d’hiver, les chercheurs n’avaient alors pas eu le temps d’analyser le sol étonnamment blanc révélé par une tranchée creusée par Spirit lui-même (voir la photo de la figure 4). On savait quand même que le sol de Tyrone était riche en sulfates, des minéraux qui se forment souvent, mais pas toujours, en présence d’eau.La tranchée creusée par le va-et-vient des roues de Spirit n’avait donc fait probablement que révéler un dépôt particulier de sulfates mais l’un des géologues de l’équipe chargéE de Spirit avait émis l’hypothèse qu’il pouvait s’agir de dépôts de silice. Sur place (zone A sur  photo 1), on fit donc appel au Miniature Thermal Emission Spectrometer (Mini-TES) afin de déterminer la nature de ce mystérieux sol blanc.

Le spectre fourni par Mini-TES démontra de façon indubitable qu’il contenait de la silice pure à 90%, un record pour ce que l’on connaissait alors du sol martien. Or, sur Terre, une telle teneur n’est possible qu’en présence d’une grande quantité d’eau chaude réagissant avec des roches, précisément ce qui se passe, par exemple, avec la source chaude bien connue de Yellowstone : Octopus spring (voir les figures 2 et 3).
 

Figure 2. La source chaude de Yellowstone Octopus spring. Remarquez les dépôts blancs en silice presque pure. Crédit : Allan Treiman, LPI

L'apparence de l'opale

Il se trouve que l’on savait déjà que Home Plate s’était formé à la suite d’un phénomène volcanique, probablement en présence d’eau ou de glace car on avait remarqué des roches provenant visiblement d’une éruption, déposées sur des sédiments constitués de cendres. Les dépôts de silice, que l’on retrouve dans une zone de plus de 50 m de long, confirment cette analyse et les chercheurs pensent être en présence des restes d’un système hydrothermal, fait de geysers, de sources d’eau chaudes et de fumerolles, très semblable à celui de Yellowstone.


Figure. Crédit : Allan Treiman, LPI

Une telle découverte excite évidemment beaucoup les exobiologistes comme Jack Farmer. Ce dernier avait d’ailleurs fourni des échantillons rocheux en provenance de sources chaudes et de fumerolles, situées à Yellowstone et en Nouvelle Zélande, pour calibrer Mini-TES. Il se trouve que d’après ces derniers, c’est l’opale, un dépôt de silice amorphe au fond des vasques hydrothermales et constituant des geyserites, qui se rapproche le plus de la découverte de Spirit.

]On trouve fréquemment des micro-organismes associés à de tels systèmes hydrothermaux et la finesse des dépôts en silice fait qu’ils sont d’excellents conservateurs des traces de vie microbienne. Malheureusement, les instruments de Spirit ne sont pas assez efficaces pour détecter la présence de fossiles de ce genre et il faudra attendre que des robots de la prochaine génération, en cours de développement et spécifiquement conçus pour ce genre d’analyse, rejoignent la Planète Rouge. Nul doute que ce site sera alors une zone prioritaire dans les programmes d’explorations.
 

Figure 4. Le dépôts de silice blanc découvert par hasard par Spirit. Crédit : Nasa/JPL-Caltech/Cornell

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/un-yellowstone-sur-mars-preuve-dune-vie-passee_15617/

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/320/5879/1063
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:28:20 par katchina »
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22.05.07 Nouvelle preuve que de l'eau a coulé sur Mars
« Réponse #5 le: 03 Novembre 2008 à 11:56:23 »

22.05.07 Nouvelle preuve que de l'eau a coulé sur Mars
 
Le spectromètre APXS de Spirit, un des 2 rovers de la mission MER de la NASA sur Mars, vient de révéler de fortes concentrations de silice dans un échantillon de la surface martienne, nouvelle preuve que cette planète a recelé dans son passé d'importantes quantités d'eau en surface.

Cet échantillon est composé à 90% de silice de sorte que le processus qui pourrait avoir produit une telle concentration de silice requiert la présence d'eau.

Aujourd'hui, la planète rouge est un monde globalement sec et froid depuis 3,5 milliards d'années. Il est probable que cela n'a pas toujours été le cas. Les récentes missions d'exploration de Mars de la NASA (Mars Global Surveyor, Mars Odyssey, MER A&B) et de l'ESA (Mars Express depuis fin 2003) ont maintenant confirmé que Mars, juste après la fin de son accrétion, devait avoir des conditions très proches de celles de la Terre primitive.

Ce sont notamment les indices montrant un rôle de l'eau significatif dans l'histoire de cette planète corrélés à ceux indiquant une activité volcanique sûrement intense qui ont amené les scientifiques à voir dans Mars de grandes similitudes avec la Terre, lorsque ces planètes se sont formées, il y à 4,6 milliards d'années.

Quant à la Vie, tout indique qu'elle a été possible sur Mars. L'ensemble des conditions nécessaires à son apparition a été réuni à un moment dans son histoire.

Note

Le spectromètre APXS est un des 7 instruments montés sur les rover Spirit et Opportunity utilisé pour analyser les particules Alpha et le rayonnement X émis par les roches. Il renseigne les scientifiques sur les différents éléments minéralogiques les composant.
http://www.flashespace.com/html/mai07/22_05.htm
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:20:22 par katchina »
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25.05.07 Nouvelle preuve que de l'eau a coulé sur Mars : Les images en 3-D !
« Réponse #6 le: 03 Novembre 2008 à 12:02:53 »

25.05.07 Nouvelle preuve que de l'eau a coulé sur Mars : Les images en 3-D !
 
En marge de notre article Nouvelle preuve que de l'eau a coulé sur Mars (22.05.07) découvrez en 3-D l'échantillon du sol qui s'est révélé riche en silice et les paysages environnants Spirit, le rover de la NASA. (nécessite des lunettes anaglyphes).



   
sol 1201                                                       sol 1202

L'échantillon du sol qui s'est révélé riche en silice
Crédits NASA / JPL & flashespace (3-D)

A noter 10 fois plus de photos sur le lien: http://www.flashespace.com/html/mai07/25_05.htm
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:20:56 par katchina »
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07.11.08 Des panaches de méthane sur Mars (vie, volcanisme, météorite?)
« Réponse #7 le: 07 Novembre 2008 à 06:33:54 »

07.11.08 Des panaches de méthane sur Mars
 
Des scientifiques du centre Goddard de la NASA affirment avoir découvert des panaches de méthane, s'estompant rapidement et à localiser de façon très précises ces sources. Sur Terre, le méthane est un gaz qui est produit principalement par l'activité biologique.

Il va de soit que cette découverte est à confirmé. Un article doit être publié prochainement dans la revue Science, dès qu'il aura été validé par la revue américaine.

Méthane

La présence de méthane sur Mars rend perplexe la plupart des scientifiques parce que cet élément est lié à la vie (du moins sur Terre). Sa découverte n'est pas une surprise. Ce qui l'est ce sont ces fameuses sources tant recherchées depuis que des quantités dérisoires, environ 10 particules par million (PPM) dans l'atmosphère, ont été découvertes il y a quelques années sur Mars par Mars Express.

Les conditions martiennes font que ce gaz ne peut pas subsister plus de 600 ans. Cela signifie que le méthane est produit d'une façon ou d'une autre et que cette source doit générer au moins 150 tonnes chaque année, quantité minimum pour que les instruments de Mars Express détectent ces 10 PPM dans l'atmosphère.

Plusieurs hypothèses

La présence de méthane peut s'expliquer par une activité volcanique ou hydro thermique. Sous la surface, il pourrait exister une activité chimique où le méthane serait le résultat de l'activité volcanique avec de l'eau et le basalte. Toutefois, aucune sonde en orbite autour de la planète Mars n'a jamais détecté le moindre signe de telles activités. Reste l'hypothèse la plus fascinante, celle de la présence d'une forme de vie, le méthane étant un marqueur biologique. Le méthane serait ainsi produit par des bactéries productrices de ce gaz.

Enfin, il n'est pas exclu, mais cela nous apparaît peu probable que le méthane détecté proviendrait d'une comète qui serait écrasée il y a quelque centaines d'années.

L'hypothèse de l'activité volcanique est corroborée par des observations qui montrent à l'évidence une activité récente de la sorte sur la planète. Des cônes volcaniques, certains de 600 m de hauteur ont également été découverts, ce qui semblerait indiquer qu'une activité volcanique récente, voire toujours existante. Ces volcans, en formation pousseraient vers le haut la glace. Toutefois, les scientifiques ne sont pas encore en mesure de le prouver.

Il semble également y avoir activité volcanique récente dans les caldeiras - grands cratères provoqués par l'effondrement de la chambre de magma après une éruption volcanique. L'âge des caldeiras peut être mesuré en comptabilisant les cratères d'impacts à l'intérieur. Les observations de Mars ont montré que certaines caldeiras sont finalement bien plus jeune qu'initialement pensé et n'on pas plus de 100 à 150 millions d'années. Le plus surprenant, c'est que certaines semblent âgées de seulement quelques millions d'années, ce qui à l'échelle géologique est tout récent.

source
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:23:26 par katchina »
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harlock

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Finalement, les petits hommes verts , les martiens existent belle et bien, sous forme de bactérie !?
Ou plus probablement une activitée géologique.
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Loacoon

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Ou les 2 ;).
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Nemo492

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Du Méthane sur Mars... donc de la vie ?
« Réponse #10 le: 11 Novembre 2008 à 00:08:37 »

Cet article de Brian Berger pour Space.com, publié en 2005, et la publication des travaux dans la Revue Nature quelques mois plus tard, n'avaient pas été remarqués à l'époque.

Exclusif : Des chercheurs de la NASA pensent
avoir trouvé des preuves d'une Vie actuelle sur Mars.


[justify]WASHINGTON - Deux scientifiques de la NASA affirment qu'ils ont découvert des preuves solides que la vie existe actuellement sur la planète, cachée dans des grottes, entretenue par des poches d'eau. La Revue Nature a publié leur article le 20 octobre 2005.

Carol Stoker et Larry Lemke, du Centre de Recherches Ames de la NASA, ne prétendent pas détenir des preuves directes de la vie sur Mars, mais avoir observé des signatures de méthane et d'autres signes tangibles d'une possible activité biologique, semblable à ce qu'on a récemment trouvé dans des grottes sur Terre.

Stoker et son équipe avaient depuis longtemps émis la théorie selon laquelle le sous-sol Martien pourrait abriter des organismes biologiques qui auraient développé des stratégies inhabituelles pour se reproduire dans des environnements extrêmes. En 2003, ils s'étaient rendus dans le sud de l'Espagne près du Rio Tinto - ainsi nommé à cause de sa nuance rougeâtre - du fait de la présence de fer en dissolution dans de l'eau très acide.

Avant cette expédition Stoker nous avait expliqué qu'en étudiant ces eaux, elle souhaitait caractériser la potentialité d'un "bioréacteur chimique" dans les profondeurs. C'est-à-dire un écosytème microbien qui pourrait controler la chimie de l'environnement en surface.

Carol Stoker nous disait en 2003 : "Une telle découverte au Rio Tinto signifierait que nous sommes parvenus à mettre en évidence une stratégie métabolique nouvelle. Pour cette raison, elle repésente une bonne analogie avec la recherche de la vie sur Mars."

Aujourd'hui, en comparant les résultats des découvertes au Rio Tinto avec les données collectées par les télescopes terrestres et en orbite, dont Mars Express, Stoker et Lemke ont solidement étayé leur hypothèse première que la vie existe sous la surface de Mars.

Les deux scientifiques avaient d'une part considéré que les signatures fluctuantes du méthane sur Mars pourraient être le signe d'une biosphère active en sous-sol, et observé d'autre part les concentrations de jarosite à la surface. Il s'agit d'un sulfate basique de fer formé par oxydation de la pyrite dans certains sols. On le trouve sur Terre dans des geysers et précisémment au Rio Tinto. Ces environnements inhospitaliers recèlent cependant des formes de vie.

Opportunity, l'un des Rovers d'exploration martienne, avait découvert de la jarosite et d'autres sels minéraux en se posant sur Merdiani Planum. Le site avait été choisi parce que les scientifiques pensaient précisémment que la zone avait été couverte d'une mer salée.

Les recherches de Stoker et Lemke pourraient conduire à creuser le sol martien pour trouver la vie en profondeur, où la présence d'eau stagnante expliquerait les curieuses signatures du méthane qu'ils ont analysées.

Un de leurs collaborateurs rapporte que les responsables de l'équipe sont très intrigués par la source de ce méthane : "Ils n'attendent plus qu'une chose, c'est qu'on se mette enfin à creuser."

La NASA prévoit de lancer en 2009 un nouveau rover, le MSL, qui cependant ne devrait pas permettre de creuser très profondément. Le Mars Science Laboratory sera bien plus performant que les robots actuels, "avec une autonomie de deux années terrestres, soit une année martienne grâce à l'emport d'un RTG (Radioisotope Thermoelectric Generator).
Il disposera de divers instruments permettant de détecter d'éventuelles traces d'eau, d'analyser précisément les roches, d'étudier les minéraux présents à la surface de Mars, et de caméras pouvant photographier en haute résolution.
" Il aura recours à la spectrométrie de masse pour étudier la présence de méthane avec une sensibilité jamais atteinte jusqu'ici.

En 1996, une équipe de chercheurs de la NASA et de l'Université de Stanford avaient causé une intense polémique en publiant leurs travaux : ils pensaient avoir établi que des météorites trouvées dans une région de l'Antarctique (Allen Hills) renfermaient des microfossiles, c'est-à-dire la preuve d'une vie passée sur Mars. La controverse déclenchée autour de ALH84001 avait duré plusieurs années. http://www.nirgal.net/alh84001.html[/justify]

Source

Revue Nature, 15 Juillet 2004
Revue Nature, 20 Octobre 2005
« Modifié: 11 Novembre 2008 à 02:25:06 par Nemo492 »
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07.11.08 Des panaches de méthane sur Mars (vie, volcanisme, météorite?)
« Réponse #11 le: 11 Novembre 2008 à 09:49:11 »

07.11.08 Des panaches de méthane sur Mars

Méthane
    
Des scientifiques du centre Goddard de la NASA affirment avoir découvert des panaches de méthane, s'estompant rapidement et à localiser de façon très précises ces sources. Sur Terre, le méthane est un gaz qui est produit principalement par l'activité biologique.

Il va de soit que cette découverte est à confirmé. Un article doit être publié prochainement dans la revue Science, dès qu'il aura été validé par la revue américaine.

Méthane

La présence de méthane sur Mars rend perplexe la plupart des scientifiques parce que cet élément est lié à la vie (du moins sur Terre). Sa découverte n'est pas une surprise. Ce qui l'est ce sont ces fameuses sources tant recherchées depuis que des quantités dérisoires, environ 10 particules par million (PPM) dans l'atmosphère, ont été découvertes il y a quelques années sur Mars par Mars Express.

Les conditions martiennes font que ce gaz ne peut pas subsister plus de 600 ans. Cela signifie que le méthane est produit d'une façon ou d'une autre et que cette source doit générer au moins 150 tonnes chaque année, quantité minimum pour que les instruments de Mars Express détectent ces 10 PPM dans l'atmosphère.

Plusieurs hypothèses


La présence de méthane peut s'expliquer par une activité volcanique ou hydro thermique. Sous la surface, il pourrait exister une activité chimique où le méthane serait le résultat de l'activité volcanique avec de l'eau et le basalte. Toutefois, aucune sonde en orbite autour de la planète Mars n'a jamais détecté le moindre signe de telles activités. Reste l'hypothèse la plus fascinante, celle de la présence d'une forme de vie, le méthane étant un marqueur biologique. Le méthane serait ainsi produit par des bactéries productrices de ce gaz.

Enfin, il n'est pas exclu, mais cela nous apparaît peu probable que le méthane détecté proviendrait d'une comète qui serait écrasée il y a quelque centaines d'années.

L'hypothèse de l'activité volcanique est corroborée par des observations qui montrent à l'évidence une activité récente de la sorte sur la planète. Des cônes volcaniques, certains de 600 m de hauteur ont également été découverts, ce qui semblerait indiquer qu'une activité volcanique récente, voire toujours existante. Ces volcans, en formation pousseraient vers le haut la glace. Toutefois, les scientifiques ne sont pas encore en mesure de le prouver.

Il semble également y avoir activité volcanique récente dans les caldeiras - grands cratères provoqués par l'effondrement de la chambre de magma après une éruption volcanique. L'âge des caldeiras peut être mesuré en comptabilisant les cratères d'impacts à l'intérieur. Les observations de Mars ont montré que certaines caldeiras sont finalement bien plus jeune qu'initialement pensé et n'on pas plus de 100 à 150 millions d'années. Le plus surprenant, c'est que certaines semblent âgées de seulement quelques millions d'années, ce qui à l'échelle géologique est tout récent.

http://www.flashespace.com/html/nov08/07a_11_08.htm

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La présence d’eau et de méthane aux mêmes endroits sur Mars est-elle un indice supplémentaire d’existence d’une vie ?


Concentrations de vapeur d’eau
 
20 septembre 2004

ESA PR 51-2004. Des analyses récentes exécutées à partir de données fournies par la sonde Mars Express de l’ESA révèlent que, dans l’atmosphère de Mars, les concentrations de vapeur d’eau et de méthane coïncident de manière importante.
 
Ces résultats, provenant de données obtenues par le Spectromètre planétaire à transformée de Fourier (PFS), nous font mieux comprendre les processus géologiques et atmosphériques spécifiques à Mars et ouvrent de nouvelles pistes concernant l’existence d’une vie actuelle sur la Planète rouge. 
 
 
Arabia Terra

Le PFS a observé qu’à une altitude comprise entre 10 et 15 kilomètres de la surface, la vapeur d’eau est présente dans l’atmosphère de manière uniforme et est intimement mélangée à ses autres composantes. Il a aussi constaté, à proximité de la surface, sa présence sous des formes plus concentrées dans trois grandes régions équatoriales : Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia. Dans ces endroits, cette concentration est deux à trois fois supérieure à celle des autres régions observées. Comme l’indique Vittorio Formisano, responsable de recherche du PFS, ces zones de plus forte concentration de la vapeur d’eau correspondent également à celles où la sonde Odyssey de la NASA a repéré une couche de glace hydrique à quelques dizaines de centimètres sous la surface.

De nouvelles analyses détaillées des données fournies par le PFS confirment également que le méthane n’est pas réparti de manière uniforme dans l’atmosphère, mais qu’il se concentre dans certaines zones. L’équipe en charge du PFS a constaté que ses zones de plus forte concentration sont les mêmes que celles où la vapeur d’eau et la glace hydrique souterraine sont également concentrées. On peut supposer que cette corrélation spatiale entre la vapeur d’eau et le méthane s’explique par une origine souterraine commune.
 

Concentrations de méthane

Dans un premier temps, on s’est intéressé à cette couche de glace souterraine dont l’existence pourrait s’expliquer par la théorie de la « table de glace », selon laquelle la chaleur thermique dégagée sous la surface entraînerait une remontée de divers matériaux et d’eau, laquelle gèlerait avant d’atteindre la surface du fait de la température très basse qui y règne (plusieurs dizaines de degrés Celsius en dessous de zéro). D’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les relations entre d’une part cette table de glace et d’autre part la présence et la répartition de la vapeur d’eau et du méthane dans l’atmosphère.
En d’autres termes, les processus géothermiques qui « alimentent » la table de glace peuvent-ils également transporter de la vapeur d’eau et d’autres gaz, comme le méthane, vers la surface ? Peut-il y avoir de l’eau liquide sous cette table de glace ? Des formes de vie bactérienne peuvent-elles exister dans l’eau située sous la table de glace, produire du méthane et d’autres gaz, et les libérer vers la surface puis dans l’atmosphère ?

L’instrument PFS a également détecté des traces d’autres gaz dans l’atmosphère martienne. Un rapport à ce sujet est actuellement examiné par des pairs. D’autres études détermineront s’il existe un lien de causalité entre ces gaz et l’eau et le méthane, ce qui contribuera à apporter une réponse aux questions non résolues. Des observations in situ effectuées par de futures missions d’atterrisseurs martiens apporteront peut-être une réponse plus complète à ces énigmes.

Note aux rédactions

Ces résultats seront communiqués aujourd’hui 20 septembre par Vittorio Formisano, à l’occasion de la Conférence internationale consacrée à Mars (19 au 23 septembre) et organisée par l’Agence spatiale italienne (ASI) à Ischia (Italie).

L’instrument PFS doit étudier, avec une résolution spectrale sans précédent, les champs de température dans l’atmosphère, la poussière, le cycle de l’eau et du monoxyde de carbone ainsi que ses variations, la répartition verticale de l’eau, les interactions sol-atmosphère et les espèces gazeuses mineures. L’acquisition de ces données (gaz « biomarqueurs » et étude chimique de l’environnement atmosphérique) contribuera à déterminer s’il existe actuellement une vie sur Mars.

Source: http://www.esa.int/esaCP/SEM2J61XDYD_France_0.html

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Science
Le méthane est le composant principal du gaz naturel.

Formation
C’est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence d’oxygène. Il est fabriqué par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobiques c’est-à-dire sans oxygène.

Le méthane est ainsi le seul hydrocarbure classique qui peut être obtenu rapidement et facilement grâce à un processus biologique naturel. Nous utilisons principalement du gaz naturel et donc du méthane fossile, mais l’utilisation du méthane renouvelable, aussi appelé biogaz, est en développement : Suède, Allemagne, Danemark, Viet-Nam, Cambodge, Chine, Inde...

Le méthane se dégage naturellement des zones humides peu oxygénées comme les marais et les terres inondées. Il se forme aussi dans l’estomac des mammifères. Ce gaz est d’ailleurs présent en faible quantité dans les flatulences humaines [1].

Des quantités importantes de méthane sont piégées sous forme d’hydrates de méthane (clathrates) au fond des océans ; leur exploitation est envisagée (2007).

Le méthane dans l'Univers
(source ESA)



Vue d'artiste de la sonde Huygens dans l'atmosphère d'azote - méthane de TitanLe méthane a été retrouvé à l'état de traces dans plusieurs nuages interstellaires.

Le méthane se trouve partout sur Titan, et même sous forme de lacs, de rivières, et de mers. Sa présence en a été établie dès 1944. Au point que la chaleur dégagée par la sonde Huygens, lors de l'impact du 14 janvier 2005 a provoqué un notable dégagement de méthane gazeux.
Titan présente une atmosphère uniforme d'azote-méthane. Il ne pleuvait pas lorsque la sonde Huygens s'est posée sur Titan, mais l'ESA n'exclut pas que des averses de méthane y soient fréquentes. Simplement, l'aridité du sol absorberait rapidement ces précipitations, à la manière des déserts terrestres.

Des traces de méthane ont également été découvertes dans l'atmosphère de Mars.[3]

Quelque part, dans l'Univers, une vie à base de méthane et non plus d'eau est-elle concevable sinon possible ?

C'est l'une des grandes questions posées par cette mission. Avec Cassini c'est donc toute notre conception des exoplanètes (et donc du monde) qui est à revoir.
L'atmosphère de méthane y permettrait le vol de « moins lourds que l'air » au point que les planétologues de l'ESA, rêvent d'y envoyer des ballons, des montgolfières, des robots mobiles… afin de comprendre ce monde extraterrestre dont on ne vient d'explorer qu'une infime partie.
Dans quatre milliards d'années, lorsque le soleil enflera démesurément avant d'exploser et d'engloutir la Terre, les planétologues s'amusant à imaginer le temps qu'il ferait sur Titan, pensent qu'il devrait faire bon y vivre dans son atmosphère de méthane (pendant un bref moment seulement).

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thane
« Modifié: 11 Août 2012 à 01:43:11 par katchina »
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Vie sur Mars : la preuve par le méthane ?
« Réponse #12 le: 11 Novembre 2008 à 11:08:41 »

Vie sur Mars : la preuve par le méthane ?

Mercredi 28 juillet 2004 
La découverte la plus stimulante de l'année 2004 n'est pas due, comme on pourrait être tenté de le croire, aux deux rovers américains Spirit et Opportunity, mais à la sonde européenne Mars Express, et plus spécialement à l'un de ses instruments, le PFS, dont l'importance avait jusqu'à présent été éclipsée par la puissante caméra couleur HRSC ou le fameux radar MARSIS. Ce spectromètre a en effet décelé des traces de méthane dans l'atmosphère martienne, une découverte aux implications profondes, et qui confirme brillamment des mesures indépendantes réalisées peu de temps auparavant par deux observatoires terrestres. D'après les données collectées, la teneur en méthane varierait entre 10 et 30 ppbv (ppbv signifiant une partie par milliard, soit une molécule de méthane pour un milliard d'autres molécules). S'il s'agit de quantités infimes, elles n'en sont pas moins réelles, et les doutes qui avaient initialement été émis quant à la capacité du PFS de détecter d'aussi petites concentrations sont désormais levés.

Sur la planète rouge, le méthane a une durée de vie d'environ 300 ans. Sa détection dans l'atmosphère martienne implique donc forcément l'existence d'un mécanisme qui ne cesse de le régénérer. L'explication la plus conservatrice serait de considérer que ce méthane est actuellement craché par la bouche d'un volcan, ce qui ne serait par surprenant, étant donné la prépondérance des édifices volcaniques sur Mars. Si l'origine volcanique du méthane martien est moins enthousiasmante qu'une origine biologique, elle prouverait qu'il existe encore localement sur Mars des poches de chaleur, et que la planète n'est donc pas un astre mort.

Sur Terre, le méthane atmosphérique est cependant principalement produit par des êtres vivants (en particulier des bactéries méthanogènes), et il est tout à fait possible qu'il en soit de même pour Mars. Si elle se confirme, l'hypothèse biogénique, qui est non seulement fascinante, mais aussi scientifiquement raisonnable, pourrait bien bouleverser à jamais notre vision de l'Univers.

Pour avancer, les scientifiques doivent absolument dresser la carte de répartition du méthane dans l'atmosphère martienne. Or, si le méthane a pu être détecté à la fois depuis la Terre et l'orbite martienne, seul le PFS est aujourd'hui en mesure d'effectuer la cartographie du méthane martien, ce qui donne à l'Europe une avance majeure sur les Etats-Unis. Certes, les spectromètres des deux observatoires (basés à Hawaii et au Chili) qui sont crédités de la découverte du méthane martien depuis la surface terrestre possèdent un pouvoir de résolution supérieur au PFS de Mars Express, mais ils ne peuvent absolument rien contre la distance qui sépare la Terre de la planète rouge. En tournant autour de Mars, le PFS a une vue imprenable sur l'atmosphère martienne et ses mystères.

L'établissement d'une carte de la répartition du méthane est absolument essentiel, car la concentration de ce gaz n'est en effet pas homogène, comme on aurait pu logiquement s'y attendre. Cette hétérogénéité implique qu'il existe à la surface de Mars des régions ou le méthane est émis, et des régions ou le méthane disparaît (ce que les spécialistes des sciences de l'atmosphère nomment des puits). La nature de ces puits, qui ponctionnent le méthane à l'interface entre l'air et le sol, est pour l'instant inconnue. Le méthane pourrait également n'être présent que dans les couches les plus basses de l'atmosphère martienne. Ainsi, si on considère que seuls les 10 premiers kilomètres de l'atmosphère renferment le précieux gaz, l'air au-dessus de reliefs importants, comme le dôme de Tharsis par exemple, en contiendrait bien moins, la teneur pouvant finir par passer en dessous de la limite de détection du spectromètre PFS de Mars Express.

L'un des arguments en faveur d'une origine biogénique serait de corréler les sources de méthane avec des indices d'habitabilité. Ainsi, il est d'ores et déjà certain que l'air situé à l'aplomb de la région d'Arabia Terra est enrichi en méthane. Or, comme l'a montré la sonde américaine Mars Odyssey, le sol de ce secteur renferme d'importantes concentrations de glace. Plus intéressant encore, le PFS a observé de son côté une forte concentration en vapeur d'eau au niveau d'Arabia Terra, ce qui semble indiquer que la glace du sol est réchauffée par une source de chaleur et s'évapore sous forme de vapeur dans l'air martien. Se pourrait-il que cette glace fondue permette le développement de bactéries méthanogènes ? Dans ce domaine, l'équipe du PFS attendait beaucoup du radar MARSIS. Embarqué lui aussi sur Mars Express, cet instrument est capable de sonder la surface martienne sur plusieurs kilomètres de profondeur, et de détecter des poches de glace ou d'eau liquide. Malheureusement, son déploiement a été retardé pour des raisons de sécurité (la fiabilité du mécanisme de déploiement ayant effectivement été mise en cause), et le radar ne dépliera ses antennes qu'au mois d'octobre. Il est donc peu probable que l'équipe du PFS accepte de retarder la publication de ses résultats jusqu'à l'arrivée des données du radar MARSIS.

Une autre façon de confirmer la biogénicité du méthane est de rechercher d'autres biomarqueurs, qui ne manqueraient pas d'être relâchés dans l'atmosphère par des bactéries méthanogènes. Les biomarqueurs les plus prometteurs sont l'ammoniac et le formaldéhyde. Dans l'atmosphère martienne, ces gaz ont une durée de vie très brève (quelques heures à quelques dizaines d'heures), et leur présence serait très difficile à expliquer autrement que comme le résultat d'une activité biologique. Le PFS étant un instrument puissant, il ne fait aucun doute que les scientifiques responsables de son fonctionnement se sont lancés dans la recherche de cet autre biomarqueur qu'est l'ammoniac. Avec, tout semble l'indiquer, un certain succès ...

Le 15 juillet 2004, quelques jours seulement avant l'ouverture du COSPAR, le site Internet de la BBC avait effectivement annoncé la détection d'ammoniac dans l'atmosphère martienne par la sonde Mars Express. Cette annonce avait cependant été vigoureusement démentie dans la foulée par l'agence spatiale européenne. Lors du COSPAR, le responsable du PFS, Vittorio Formisano, m'a clairement indiqué que la BBC s'était trompée, et qu'il n'avait jamais mentionné la détection d'ammoniac par le PFS. Et de fait, contrairement à ce qu'annonçait l'article de la BBC, l'ammoniac n'a jamais été évoqué au COSPAR.

Cependant, lors d'une conférence consacrée aux derniers résultats de l'exploration martienne, et qui réunissait des personnalités de premiers rangs comme Steve Squyres (scientifique en chef des rovers américains) ou Colin Pillinger (le père de la sonde Beagle 2), Agustin Chicarro (impliqué dans la mission Mars Express) a indiqué que d'autres substances gazeuses avaient également été détectées aux côtés du méthane. Pressé de questions par un public enthousiaste, Agustin Chicarro a refusé de s'étendre sur la question du méthane et a simplement indiqué que les résultats du PFS seront très prochainement publiés dans une grande revue scientifique (Science ou Nature).

Alors, Mars Express a-t-elle vraiment détectée de l'ammoniac dans l'atmosphère martienne ? Le docteur Michael Mumma, qui dirige l'une des deux équipes ayant détecté le méthane martien depuis le sol terrestre, estime que le PFS n'a pas la puissance suffisante pour distinguer la raie d'absorption de l'ammoniac (qui serait superposée à l'une des raies du dioxyde de carbone). Mais le PFS n'aurait-t-il pas des talents cachés, qui mettraient l'ammoniac à sa portée ? Les paris sont ouverts ...

Comme le reconnaît le docteur Vittorio Formisano dans une interview qu'il a donné à la journaliste scientifique Linda Moulton Howe, s'il espérait depuis longtemps être capable de discerner du méthane dans l'atmosphère martienne grâce au PFS, jamais il n'avait songé à la portée de cette découverte. Si la cartographie du méthane actuellement en cours de réalisation nous permet de déceler à la surface de Mars des régions qui sont encore volcaniquement actives, alors Mars Express rentrera en grande pompe dans le panthéon des missions martiennes qui ont changé le cours de l'histoire. Et si cette carte, ainsi que la détection d'autres indicateurs gazeux comme l'ammoniac ou le formaldéhyde, permet de confirmer la présence de formes de vie sur Mars, alors la première sonde martienne jamais lancée par l'Europe aura relégué à la seconde place, dans un stupéfiant retournement de situation, toutes les sondes américaines jamais lancées vers la planète rouge ...
 
Source: http://www.nirgal.net/chroniques/chronique_cospar2004_methane.html

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Le 30 mars 2004 à 08h00
 
Du méthane sur Mars : encore une découverte majeure en perspective ?

Si elle est confirmée, c'est une découverte majeure, aux répercutions considérables : le spectromètre PFS de la sonde européenne Mars Express, qui s'est placée en orbite fin 2003, aurait détecté des traces de méthane, un gaz d'origine biogénique, dans l'atmosphère martienne.

Le méthane est un gaz instable dans les atmosphères planétaires comme celle de la Terre ou de Mars. Sur Terre, il disparaît en une dizaine d'années par réaction photochimique. Or, l'atmosphère terrestres contient environ 700 ppb (parties par milliard) de méthane (si l'on ne tient pas compte de l'augmentation liée aux activités humaines). Si l'on observe en permanence du méthane dans l'atmosphère terrestre, c'est qu'un mécanisme n'arrête pas de le régénérer. Sur notre planète, ce sont les êtres vivants eux-mêmes qui sont responsables de l'émission continuelle de méthane dans l'atmosphère (principalement les bactéries vivant dans la panse des ruminants et au fond des marais). Le méthane est donc un formidable marqueur de l'activité biologique, même s'il peut également être produit de façon abiogénique par des volcans.

On comprend donc que la détection de méthane dans l'atmosphère martienne nourrisse les rêves de nombreux exobiologiques depuis des décennies. Le petit atterrisseur britannique Beagle 2, qui a disparu lors de son atterrissage le 25 décembre 2003, devait renifler l'atmosphère de Mars pour y déceler du méthane. L'un des quatre finalistes du projet Scout, l'orbiteur Marvel, avait lui aussi pour objectif la recherche de méthane dans l'air martien. Contre tout attente, et face à la machine de guerre de la NASA, il semble que le bénéfice de cette découverte soit sur le point de revenir à la sonde Mars Express.

Le spectromètre infrarouge PFS embarqué sur l'orbiteur européen aurait en effet détecté la raie d'absorption du méthane, qui se situe dans l'infrarouge à 3,3 microns. Sa concentration serait très faible (10,5 parties par milliard), mais le gaz serait bel et bien présent dans l'atmosphère martienne. Le résultat du PFS semble confirmé par les travaux de plusieurs équipes, qui ont identifié avec succès la raie d'absorption caractéristique du méthane dans l'atmosphère martienne au moyen de puissants télescopes terrestres basés à Hawaii ou au Chili.

Comment expliquer la présence de méthane dans l'atmosphère de Mars, alors que ce gaz possède là bas une durée de vie de 440 années, si aucun processus ne vient le remplacer ? L'explication la plus prudente serait de considérer que ce méthane est actuellement craché par la bouche d'un volcan. Cependant, aucun édifice volcanique n'est en activité sur Mars, et les instruments TES et THEMIS, respectivement embarqué sur les sondes Mars Global Surveyor et Mars Odyssey, n'ont décelé aucune anomalie thermique pouvant témoigner d'une éruption ou d'une coulée de lave.

La seconde hypothèse est bien plus fascinante, et pourrait bien bouleverser à jamais notre vision de l'Univers : le méthane serait rejeté par des petites populations de bactéries méthanogènes actuellement vivantes, et pelotonnées dans des fractures de la croûte. La plus grande concentration en méthane a d'ailleurs été mesurée par les télescopes au sol au niveau de la ceinture équatoriale martienne, précisément à l'aplomb des régions ou la sonde Mars Odyssey a découvert de grandes quantités de glace dans le premier mètre du sol. Il est donc possible d'imaginer qu'en été, les températures soient suffisantes à l'équateur pour provoquer l'apparition sporadique d'eau liquide, qui permettrait alors le développement d'organismes méthanogènes. Ces derniers obtiendraient de l'énergie en combinant de l'hydrogène avec le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère martienne, la réaction donnant naissance à un déchet gazeux, le méthane.

Il est également possible d'envisager que le méthane provienne d'un réservoir formé dans un passé lointain, et qui dégazerait de temps à autre. Ce réservoir pourrait par exemple prendre la forme de poches de gaz. En piégeant dans son réseau cristallin un grand nombre de molécules de méthane, la glace peut également former des clathrates, qui pourraient abonder dans les calottes polaires martiennes. Dans les deux cas, le méthane actuellement détecté dans l'atmosphère martienne ne serait donc pas émis par des microorganismes vivants, mais proviendrait de la fuite d'un gisement de méthane mis en place dans le passé, et dont l'origine pourrait aussi bien être géologique que biologique.

Si elle se confirme, la découverte de Mars Express est sensationnelle, plus encore que celle du rover Opportunity, qui a observé des preuves attestant de l'existence d'une ancienne mer salée au niveau de la région équatoriale de Terra Meridiani. Avec l'accélération des missions robotiques et la mise au point d'instruments toujours plus performants, Mars dévoile peu à peu ses secrets. La cartographie prochaine du cratère Endurance par Opportunity, le déploiement du radar de Mars Express début avril, ainsi que les données collectées par les autres instruments de cette sonde pourraient bien constituer un tournant décisif dans l'exploration martienne.

Même si la planète rouge a sans doute encore plus d'un tour dans son sac, il est donc tout à fait possible qu'elle consente enfin à nous livrer dans les années à venir la réponse à la question qui taraude l'humanité depuis la nuit des temps. Celle de savoir si la vie est une étincelle unique, ou si au contraire elle a des chances de flamboyer dans tout l'Univers...

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/univers/d/du-methane-sur-mars-encore-une-decouverte-majeure-en-perspective_3441/
et http://www.nirgal.net/chroniques/chronique_methane.html

« Modifié: 12 Août 2012 à 01:51:32 par katchina »
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Faits marquants et dernières découvertes sur Mars
« Réponse #13 le: 11 Novembre 2008 à 11:28:52 »

Faits marquants et dernières découvertes   sur Mars
 

Le point sur les dernières découvertes des sondes martiennes, l'analyse des résultats, les faits marquants de l'exploration. Cette page spéciale vous permet de connaître les dernières avancées de notre connaissance de la planète rouge et les nombreuses questions que soulèvent les nouvelles découvertes.
 
 
Dernière mise à jour :  11/08/2005 20:50 

En bref :

Voici les titres des découvertes ou faits marquants développés sur cette page :

Mars Express :

Mars Express confirme la présence de Méthane dans l'atmosphère martienne !

Méthane + vapeur d'eau + glace sous-superficielle = vie ?

Outre le méthane, Mars Express détecte aussi du formaldéhyde !

Découverte d'une mer de glace sous la surface martienne !

Opportunity :

Une mer d'eau salée propice à la vie ?...

En définitive plutôt une étendue d'eau acide et salée

Les billes d'hématite !

Les traces de roue d'Opportunity : bizarre bizarre...

Spirit :

Des traces d'une évaporation ancienne d'eau ?

« Pot of Gold », une roche mystérieuse, un exemplaire unique dans le cratère de Gusev !



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Mars Express : corrélation entre la concentration de vapeur d'eau et de méthane dans l'atmosphère et la présence de glace dans le sous-sol !

Mars Express confirme la présence de Méthane dans l'atmosphère martienne !

EXCLUSIF : Les explications de Jean-Pierre Maillard concernant la détection de méthane dans l'atmosphère martienne : 


Jean-Pierre Maillard de l’Institut d'Astrophysique de Paris (CNRS) et co-découvreur de la présence de méthane dans l’atmosphérique martienne a répondu aux questions d'Orbit-Mars concernant la récente détection de ce gaz par la sonde européenne Mars Express.

« Qu'en est-il quant à l'hypothèse d'une source biologique actuelle de ce méthane? Nous avons indiqué dans le résumé que c'était une hypothèse plausible. Le méthane a une durée de vie de 340 ans dans les conditions d'ensoleillement de Mars. Il faut donc une source pour le renouveler. Nous avons fait aussi la recherche de SO2, le gaz des volcans. Ce gaz est absent. Donc une origine volcanique semble exclue. En dehors d'une origine bactérienne souterraine la seule autre possibilité pourrait être les produits d'une comète ayant heurtée Mars ce que l'on ne peut pas exclure, mais on n'en a aucune preuve. Cette exploration de Mars apportera peut-être la réponse. »

Des organismes vivants sont-ils à l'oeuvre sur Mars ou dans ses profondeur à l'heure actuelle ? Le mystère reste entier !


Les articles publiés sur Orbit-Mars à ce sujet :

Mars Express confirme la présence de méthane : 

Du méthane détecté par trois équipes différentes : 

Il est également possible que le méthane détecté par le PFS et les observatoires terrestres soit d'une origine biologique "indirecte" dirons-nous. En effet, des scientifiques pensent qu'il pourrait résulter de la transformation du kerogen, qui constitue les restes fossiles d'êtres vivants, en pétrole et méthane sous l'effet de la chaleur géothermique souterraine. Des photographies de la sonde Mars Global Surveyor dans Meridiani Planum (la région par ailleurs explorée par le robot Opportunity) présenteraient peut-être les traces de cette activité au bord de certains cratères d'impact.


Méthane + vapeur d'eau + glace sous-superficielle = vie ?

L'instrument PFS de Mars Express a également détecté, dans l'atmosphère des mêmes régions martiennes où il a trouvé du méthane, une concentration plus forte que la normale en vapeur d'eau ! Mieux encore, ces régions s'avèrent être celles où la sonde américaine Mars Odyssey a détecté de la glace d'eau dans les premiers mètres sous la surface. Les régions particulièrement concernées sont Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia.

Coïncidence ?
... Selon les scientifiques, il semble clair que ces trois observations sont liées. Mais les explications sur leurs origines restent incertaines.

La thése actuellement privilégiée est celle de la "table de glace".

Selon cette théorie, la chaleur géothermique souterraine ferait circuler vers la surface de l'eau et d'autres matériaux : puis ces matériaux gèleraient à cause de la température de surface d'environ -23°C. Peut-il par conséquent y circuler de l'eau, ainsi qu'une forme de vie bactérienne en dessous de la "table de glace" ? (voir  )Des bactéries productrices de méthane, ce qui expliquerait les trois observations ?


Outre le méthane, Mars Express détecte aussi du formaldéhyde !

Du formaldéhyde (CH2O) a été détecté en grande quantité dans l'atmosphère martienne par le spectromètre PFS de Mars Express. Cette molécule est produite par oxydation du méthane. Etant donné que la présence de méthane dans l'atmosphère martienne est aujourd'hui avérée, il est normal de trouver du formaldéhyde dans cette même atmosphère. Cependant, ça n'est pas sa présence mais sa quantité qui a surpris les scientifiques. Il y aurait en effet 10 à 20 fois plus de formaldéhyde que de méthane dans l'atmosphère martienne ! Seulement voilà... le formaldéhyde ne peut "survivre" dans l'atmosphère martienne que pendant 7 heures et demi ! S'il est présent dans de telles quantités dans l'atmosphère, cela veut donc dire qu'il est produit en continu et, qui plus est, à grande vitesse ! Ce qui implique que le méthane, à l'origine du formaldéhyde, soit produit également à cette vitesse en continu ! CQFD ! Ainsi 2,5 millions de tonnes de méthane seraient produites par an. Selon les scientifiques, c'est trop pour qu'un processus géologique seul soit à l'origine de cette production de méthane. Il semble donc que l'hypothèse biologique se renforce. Existe-t-il des colonies microbiennes productrices de méthane dans le sous-sol de Mars ? Peut-être... seul l'avenir nous le confirmera !


Découverte d'une mer de glace sous la surface martienne !

Cette nouvelle a fait sensation dans toute la communauté scientifique ! Cette image semble donc montrer une mer d'eau gelée, dans la région d'Elysium Planitia, aux alentours de l'équateur martien. On peut y apercevoir ce que pourraient être les équivalents de nos morceaux de glace en Arctique ou en Antarctique, sur des dizaines de kilomètres. L'eau qui aurait formé cette mer proviendrait de sous la surface martienne, et serait sortie d'une série de fractures désignées Cerberus Fossae. La glace d'eau est instable sur Mars du fait de la basse pression atmosphérique, et se sublime (c'est à dire passe de l'état solide à gazeux), mais certains encroits glacés semblent avoir été protégés par la couche de poussières et de cendres. Le fait que la région soit clairsemée montre qu'il s'agit d'une formation récente, d'environ 5 millions d'années. La question est de savoir si la glace est encore là ou non, et si l'eau liquide peut se trouver à quelques mètres de profondeur, et cela, c'est le radar Marsis qui nous le dira...



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Opportunity : le passé humide de Terra Meridiani !

Plus d'un an après son arrivée sur Mars dans la région de Meridiani Planum, le robot Opportunity de la NASA continue sa mission d'exploration. Mais il a déjà largement montré que l'eau liquide a joué un grand rôle dans cette région martienne.


Une mer d'eau salée propice à la vie ?...

Les premières observations et analyses de roches faites par Opportunity ont montré que la région de Meridiani Planum était jadis humide, l'hypothèse de l'existence d'une ancienne mer salée a même été évoquée.
En savoir plus :

Opportunity : l'eau a coulé sur Mars et la vie a pu s'y épanouir 

Opportunity sur le rivage d’une ancienne mer salée ! 

Le géologue électronique a bien prouvé qu'il y a eu une étendue d'eau (dont la grandeur reste cependant à déterminer) dans Meridiani Planum. Le climat aurait-il pu alors être favorable à l'apparition et à l'épanouissement de la vie dans cette région ? La réponse à cette question reste en suspens...
En savoir plus :

Une découverte sans précédent, un début de réponse sur nos origines 

Le point complet et les détails de la découverte 


En définitive plutôt une étendue d'eau acide et salée

D'autant plus que d'après de nombreux scientifiques, la réponse à cette question pourrait être négative. En effet, s'il semble avéré que la région de Meridiani ait hébergé jadis une étendue d'eau salée, la présence d'un minéral particulier dans les roches analysées, la jarosite (sulfate de fer hydraté), prouve que cette eau était très acide. Les scientifiques penchent donc plutôt pour un lac acide ou un système hydrothermal acide jadis dans la région de Meridiani Planum. Dans un tel environnement, seules des formes de vie très primitives et surtout très résistantes ont pu exister, mais aucune hypothèse ne peut être exclue pour le moment. Une chose est sûre : le milieu humide d'autrefois dans Meridiani n'était pas aussi propice à la vie que les scientifiques de la NASA ont voulu nous le faire croire après les premiers résultats du robot.


Les billes d'hématite !

Dès les premières photographies du sol martien prises par Opportunity, les scientifiques ont été étonné d'y voir une multitude de petites sphérules de 1 à 2 mm de diamètre baptisées "myrtilles" par les ingénieurs de la mission. Ces billes qui tappissent toute la plaine de Meridiani Planum, et sont même présentes au coeur des roches, sont constituées d'hématite et ont été formées en présence d'eau.

En savoir plus : 
Je vous conseille également la lecture de cet excellent article  de Philippe Labrot, responsable du site Nirgal.net, qui évoque plusieurs hypothèses pouvant expliquer la présence d'hématite dans Meridiani Planum.


Les traces de roue d'Opportunity : bizarre bizarre...

Lorsque le robot Opportunity est sorti du cratère Endurance qu'il explorait, il a croisé les traces de roue qu'il avait laissé quelques semaines avant sur le sol de la plaine martienne. La différence entre les traces fraîches et anciennes est saisissante : le sol sur lequel ont été laissées les anciennes traces semble s'être recomposé et relevé tandis que les traces récentes sont beaucoup plus foncées et profondes dans le sol. Le souffle du vent ou un dépôt de poussière ne semble pas pouvoir expliquer cette observation étrange. Plusieurs hypothèses ont été évoquées allant d'une chimie possible organique dans le sol, à une chimie prébiotique capable de retenir et de concentrer les traces d'humidité... La présence d'une fine couche de bactéries présentes sous la surface a également été évoquée, mais rien ne permet de le vérifier ! (source :  )



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Spirit : la difficile quête des preuves d'écoulement d'eau dans le cratère de Gusev

Le robot Spirit n'a pas eu autant de chance que son confrère Opportunity... En effet, alors que l'on s'attendait à trouver des preuves évidentes d'un écoulement passé d'eau liquide dans le cratère de Gusev, Spirit observe surtout de nombreuses preuves de volcanisme au sein de ce cratère !

On sait en effet que le volcan Appolinaris Patera, situé au nord du grand cratère a déversé ses laves vers le sud jusqu'à Gusev et a pu aussi recouvrir la région de nombreux dépôts volcaniques. Cependant, il est certain que Gusev a également eu dans son histoire un épisode liquide et humide comme le confère la grande vallée asséchée Ma'adim Vallis qui débouche en plein dans le cratère.

Les rares observations faites par Spirit qui attestent d'une présence passée d'eau liquide prouvent une activité liquide très ancienne, remontant peut-être à plusieurs milliards d'années... Peut-être même contemporaine ou antérieur au cratère lui-même... Les roches sur lesquelles le robot a trouvé ces preuves ont probablement été amenées là, au coeur du cratère, par charriage d'un courant d'eau ou ont été dégagées par l'impact lui-même.


Le rocher Humphrey, première preuve de la présence passée d'eau dans la région de Gusev trouvée par Spirit : 

Le deuxième rocher attestant de l'action de l'eau, Mazatzal, sur les bords du cratère Bonneville : 

Après ces premières preuves peu concluantes, d'autres observations intéressantes ont été faites par le robot :

Des traces d'une évaporation ancienne d'eau ?

L'analyse de tranchées faites par Spirit dans le sol a montré une concentration de magnésium et de soufre dans le sol. Les scientifiques de la mission pensent qu’il pourrait s’agir de sulfate de magnésium, formé lorsque de l’eau liquide se serait infiltrée dans le sol puis évaporée, laissant derrière elle les minéraux qui la constituaient, dont le sel. Cette analyse corrobore l’observation de zones -supposées- d’évaporites derrière les Columbia Hills par la sonde Mars Global Surveyor en orbite.
Autre découverte faite par Spirit qui rejoint cette thèse : de mystérieuses formations blanchâtres ont été observées dans le sol après le passage des roues du robot. Il pourrait également s’agir d’évaporites.


« Pot of Gold », une roche mystérieuse, un exemplaire unique dans le cratère de Gusev !

Enfin, la plus importante des découvertes faites par le robot Spirit revient à une petite roche à l’allure biscornue baptisée « Pot of Gold ». Cette roche représentait en effet de l’or pour les scientifiques de la mission ! Les instruments de Spirit y ont détecté de l’hématite pour la première fois dans le cratère de Gusev ! Rappelons que l’hématite est un minéral qui se forme en présence d’eau (bien qu’une autre forme de ce minéral soit d’origine volcanique). Cette pierre a été très probablement sculptée par l’action de l’eau, peut-être accompagnée d’un composé acide. En effet, l’aspect de la roche est étonnant, « Pot of Gold » paraît comme rongée de l’intérieur et la surface de la roche est parsemée de formes irrégulières au bout desquelles ont peut apercevoir ce qui ressemblerait à… des sphérules ! Oui, « Pot of Gold » recèle de grandes similitudes avec les roches qu’Opportunity a pu étudier de l’autre côté de la planète.

En savoir plus :
 
 
Faits marquants et dernières découvertes   
 

Le point sur les dernières découvertes des sondes martiennes, l'analyse des résultats, les faits marquants de l'exploration. Cette page spéciale vous permet de connaître les dernières avancées de notre connaissance de la planète rouge et les nombreuses questions que soulèvent les nouvelles découvertes.[/justify]
 
attention plein de clics pour aller plus loin sur site:  
Source: http://orbitmars.futura-sciences.com/mars_event.php
« Modifié: 12 Août 2012 à 01:45:53 par katchina »
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Re : Du Méthane sur Mars... donc de la vie ?
« Réponse #14 le: 11 Novembre 2008 à 11:34:29 »

[justify]Une question de méthane

La découverte de la vie sur un autre monde que notre Terre serait une des découvertes les plus importantes de l'histoire. Malgré que la plupart des scientifiques croient qu'il y a de la vie là-bas, en d'autres lieux de notre Univers, ce n'est pas la même chose que de réellement savoir qu'il y en a.

De ce que nous savons pour l'instant, à part notre Terre, le meilleur candidat de notre système solaire pour soutenir la vie est Mars. Il y a des milliards d'années Mars était plus chaude qu'elle ne l'est aujourd'hui. Elle avait une atmosphère plus épaisse, avec des rivières, des lacs et des océans. La vie pourrait très bien y être apparue. Cependant, Mars est plus petite que la Terre et plus éloignée du Soleil. Son atmosphère s'est échappée dans l'espace et la planète est devenue un désert gelé. Malgré cela, les descendants d'une ancienne vie martienne pourraient être encore là, au-dessous de la surface. « La » question est de savoir comment nous y prendre pour la chercher. C'est bien grand, Mars.

Les expéditions habitées seraient préférables, parce que les êtres humains sont flexibles et peuvent mieux répondre aux heureux hasards. Malheureusement, nous ne pouvons pas encore envoyer quelqu'un sur Mars; nous sommes limités à envoyer des robots. Ils ne sont pas aussi bons parce qu'ils sont moins adaptables à des situations inattendues. Être obligés de faire des observations depuis la Terre ou l'espace est pis encore. À moins de picorer au hasard à la surface d'un monde, nous avons besoin d'observations simples qui peuvent rapporter des preuves de vie, comme en cherchant la présence de méthane dans l'atmosphère de la planète.

Les molécules de méthane sont composées de quatre atomes d'hydrogène attachés à un atome de carbone. Le méthane est un produit chimique commun dans les nuages de gaz situés entre les étoiles. Les planètes et les étoiles se forment à partir de ces nuages. Quand une étoile commence à briller, les températures élevées détruisent tout méthane ramassé avec le matériau primordial. Les grosses planètes situées loin du Soleil, comme Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune peuvent retenir le méthane indéfiniment. Mais les petites, placées plus près du Soleil, ne le peuvent pas. Dans l'atmosphère de notre Terre, le méthane peut s'évaporer pour être détruit dans la couche d'ozone, et tout ce qui survit à cette couche est décomposé par les rayons solaires. Sur notre monde le méthane ne va pas durer plus que quelques décennies. Malgré cela, il y en a passablement dans notre atmosphère. Il provient de la décomposition de matériaux végétaux dans les marais et les marécages, et du système digestif des bestiaux, des termites, et, dans une certaine mesure, de nous. Autrement dit, la présence de méthane dans l'atmosphère de notre Terre est une preuve qu'il y a de la vie sur la Terre. Nous avons détecté du méthane sur Mars également. Est-ce une preuve qu'il existe une vie martienne?

Sur Mars, tout méthane disparaîtrait dans quelques siècles. Il faut que quelque chose fasse le réapprovisionnement. Les volcans peuvent émettre du méthane à partir des restes d'anciennes vies ensevelies dans les roches. Cependant, Mars est maintenant complètement solidifiée et l'activité volcanique s'y est arrêtée il y a des milliards d'années. Une autre preuve intéressante, c'est que le méthane n'est pas uniformément réparti à travers l'atmosphère. Il y en a plus dans certains endroits que dans d'autres. Est-ce là qu'il nous faut commencer à chercher? Bien sûr, les créatures microscopiques qui vivent dans le sol ne seront pas faciles à trouver. On prévoit des missions spatiales qui vont creuser dans le sol à la recherche de minuscules Martiens. Il est ironique que la meilleure preuve de la vie vienne de la décomposition et de la flatulence.

Source: http://www.nrc-cnrc.gc.ca/fra/education/astronomie/tapping/2007/2007-05-09.html
« Modifié: 12 Août 2012 à 01:53:58 par katchina »
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