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Auteur Sujet: Connaissances sur mars (eau, glace, opale, méthane, vie?)  (Lu 108974 fois)

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titilapin2

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Re : Du Méthane sur Mars... donc de la vie ?
« Réponse #15 le: 11 Novembre 2008 à 11:55:16 »

Mars: du méthane mais pas de volcan?

Le méthane martien ne serait pas d’origine volcanique. Du moins l’hypothèse est-elle peu probable, selon l’étude d’un chercheur américain, Vladimir Krasnopolsky, qui a traqué dans l’atmosphère martienne un autre gaz recraché en grandes quantités par les volcans terrestres : le dioxyde de souffre (SO2). Depuis que l’un des instruments de la sonde européenne Mars Express a découvert du méthane dans l’atmosphère de la planète rouge, la course est engagée pour en trouver la source.

Sur Terre le méthane est principalement produit par des organismes vivants, d’où l’excitation des chercheurs. L’autre source probable du méthane est géologique. Il pourrait ainsi résulter d’une activité volcanique. Reste à trouver ces volcans. Krasnopolsky, de la Catholic University of America à Washington, a étudié la présence de SO2 pour repérer les éventuelles émanations volcaniques. Ses mesures réalisées avec l’un des télescopes de Hawaii n’ont révélé aucune trace de SO2.

Pour autant il serait prématuré d’en conclure que le méthane martien est d’origine biologique. D’autres mécanismes géologiques peuvent être à l’œuvre (lire ci-contre). Les futures mesures du PFS (Planetary Fourier Spectrometer) de Mars Express, qui a détecté le méthane en 2004, devraient permettre d’affiner les recherches. Après plusieurs mois d’inactivité pour cause de panne, le PFS est de retour, a précisé cette semaine l’Agence spatiale européenne. Un problème sur un moteur a empêché le spectromètre de fonctionner de juillet à septembre mais la panne est réparée et le PFS est opérationnel.

source

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Les origines mystérieuses du méthane martien

En quelle quantité le méthane est-il présent dans l’atmosphère de la planète Mars ? Ce gaz a-t-il une origine organique ? Volcanique ? Sur Terre, le méthane est produit par des organismes vivants, d’où le vif intérêt des spécialistes de Mars pour ce gaz détecté dans l’atmosphère martienne. Le chercheur Sushil Atreya (Université du Michigan) qui participe à la mission Mars Express, a proposé un nouveau scénario pour expliquer la formation de méthane sur Mars. Exit les microbes producteurs de méthane, Atreya décrit un processus géologique.

En réagissant avec les roches, l’eau produirait de la serpentine, un silicate de magnésium, qui libèrerait des molécules d’hydrogène. L’hydrogène réagirait à son tour avec le dioxyde de carbone pour produire du méthane, selon Sushil Atreya, qui fait partie de l’équipe scientifique du spectromètre PFS de Mars Express.

Beaucoup de données doivent être précisées avant que cette hypothèse, ou une autre, puisse être accréditée. Les concentrations du méthane dans l’atmosphère sont très différentes d’une étude à l’autre, variant de 10 parts par milliard à 250 en passant par 45 parts par milliard. L’un des instruments embarqués à bord de Mars Express qui peut permettre de préciser ces données est justement le PFS (Planetary Fourier Spectrometer).

Or, selon le site de la revue Nature, le PFS est victime d’un dysfonctionnement depuis deux mois et pour l’instant les techniciens n’ont pas réussi à réparer la panne. Les vibrations de la sonde affecteraient l’un des composants du spectromètre. Le sort de l’instrument n’est pas encore fixé. En cas de panne durable, les planétologues devront attendre l’arrivée du futur laboratoire martien de la NASA, le MSL, dont le lancement est prévu en 2009.

source

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17.05.06 Le méthane sur Mars
 
    
La découverte de traces de méthane (CH4), notamment par Mars Express, dans l'atmosphère martienne laisse perplexes les scientifiques qui ont bien du mal a déterminer son origine. Bien que la quantité découverte sur Mars soit somme toute assez dérisoire, environ 10 particules par million (PPM) dans l'atmosphère, les conditions martiennes font que ce gaz ne peut pas subsister plus de 600 ans. Cela signifie que le méthane est produit d'une façon ou d'une autre et que cette source doit générer au moins 150 tonnes chaque année, quantité minimale pour que les instruments de Mars Express détectent ces 10 PPM dans l'atmosphère.

Cependant, il n'y a pas cinquante hypothèses pour expliquer sa présence. Elle peut s'expliquer soit par une activité volcanique ou hydro thermique ou, pourquoi pas, liée à la présence d'une forme de vie ! Sur Terre le méthane est un sous-produit du métabolisme biologique. Autant d'ire, qu'il s'agit d'un marqueur biologique. Le méthane serait ainsi produit par des bactéries productrices de ce gaz. Enfin dernière hypothèse, mais bien moins probable, le méthane détecté proviendrait d'une comète qui se serait écrasée il y a quelque centaines d'années.

On en serait resté là si une équipe de scientifiques n'avait pas émis une nouvelle hypothèse, tout à fait crédible, pour expliquer l'origine de ce gaz.

Cette hypothèse se base sur des mesures d'échantillons d'eau souterraine prélevés en Afrique du Sud, dans le bassin de Witwatersrand qui abrite des roches sédimentaires vielles de plus de 2,9 milliards d'années. Les scientifiques voulaient découvrir la source du méthane dans ce bassin.

Ils proposent qu'un processus non biologique, c'est-à-dire abiologique soit responsable des émissions de méthane détectées dans l'atmosphère martienne. Une source radiolytique d'hydrogène (H2), réagissant biologiquement ou abiologiquement avec du CO2 dissous dans de l'eau interstitielle, pourrait former le méthane à fleur de terre et expliquer la présence des traces de ce gaz sur Mars aujourd'hui. L'hydrogène radiolytique se forme quand le rayonnement provenant de la désintégration naturelle des éléments radioactifs collisionne des molécules d'eau, les transformant en hydrogène et oxygène.

Les mesures du rapport du méthane à l'hélium, à l'hydrogène et à l'éthane ainsi que la composition isotopique du carbone et de l'hydrogène composant le méthane et l'éthane durant les changements journaliers et saisonniers ont pu aider à distinguer entre les sources de méthane non biologiques et biologiques.

Les scientifiques indiquent également qu'un instrument bien spécifique envoyé sur Mars, à bord d'un rover, serait capable de découvrir l'endroit où les émissions de méthane sont localisées et y mener des expériences qui pourraient en découvrir l'origine.

Source: http://www.flashespace.com/html/mai06/17b_05.htm
« Modifié: 12 Août 2012 à 23:32:32 par katchina »
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Un souffle de méthane
« Réponse #16 le: 11 Novembre 2008 à 12:18:59 »

Lapin: promis la NASA ne s'intéresse au Méthane que pour le transport et pas la vie ;)

[justify]Un souffle de méthane
 
4 mai 2007 : Le 16 janvier 2007, une flamme bleue éblouissante a jailli au travers des sables du désert de Mojave. A bien des égards, cela ressemblait à l'essai ordinaire d'un moteur de fusée mais c'était bien différent. «Alors que la plupart des fusées de la NASA brûlent de l'oxygène et de l'hydrogène liquides ou des produits chimiques solides, nous étions entrain de tester un moteur au méthane, » dit le chef de projet Terri Tramel, du Centre de vol spatial Marshall de la NASA (« MSFC »).

   
Test de mise à feu d’un moteur de 3,4 tonnes de poussée, à l’oxygène liquide /méthane. [Crédit: Mike Massee/XCOR.]

Le moteur principal, construit et mis à feu par le contractant de la NASA, Alliant Techsystems / XCOR Aerospace, est encore à un stade peu avancé de développement et n'est pas prêt pour l'expérimentation dans l'espace mais, si la technologie fait ses preuves, des moteurs au méthane comme celui-ci pourraient devenir une des clefs pour l'exploration de l'espace lointain.

Le méthane (CH4), composant principal du gaz naturel, est abondant dans le système solaire externe. On peut le trouver sur Mars, Titan, Jupiter et beaucoup d'autres astres. Avec du carburant l'attendant à sa destination, une fusée partant de la Terre pourrait ne pas emporter le propergol nécessaire à son retour, réduisant ainsi considérablement le coût d'une mission.

Il est étonnant de constater que, jusqu'à présent, ce gaz inflammable n'a été utilisé dans aucun moteur de vaisseau spatial. Il pourrait ne plus en être ainsi car, maintenant, les scientifiques et les ingénieurs du Centre Marshall, du Centre de Recherches Glenn et du Centre Spatial Johnson développent des moteurs à oxygène liquide /méthane comme option pour le futur. « Plusieurs pistes sont explorées, y compris par des concurrents comme la société K.T. Engineering », note Tramel.

« Ce travail est financé par le programme de développement des technologies de l'exploration de la NASA et il montre comment les technologies développées pour l'exploration pourraient être utilisées pour mener les futures missions scientifiques » dit Mark D. Klem, directeur du Projet de développement avancé de propulsion et cryogénie au Centre de recherches Glenn.

« Le méthane a beaucoup d'avantages », continue Tramel. « La question est, pourquoi ne pas avoir fait ces tests auparavant ? »

L'hydrogène liquide employé par la navette spatiale doit être stocké à une température de -252,9°C, seulement 20 degrés au-dessus du zéro absolu ! Le méthane liquide, par contre, peut être stocké à la température beaucoup moins froide et plus maîtrisable de -161.6°C. Cela signifie que les réservoirs de méthane n'auraient pas besoin d'autant d'isolation. Ils seraient plus légers et coûteraient moins cher à lancer dans l'espace. Les réservoirs pourraient également être plus petits, parce que le méthane liquide est plus dense que l'hydrogène liquide, ce qui économiserait encore du poids et de l'argent.

Le méthane est également plus sûr pour l'environnement humain. Alors que certains carburants de fusée sont potentiellement toxiques, le méthane est ce qu'on peut appeler un carburant « vert » dit Tramel. « On ne doit pas revêtir de vêtements HAZMAT* pour le manipuler comme pour les autres carburants utilisés à bord de la plupart des véhicules spatiaux aujourd'hui ».

*Les vêtements « HAZMAT » (pour HAZardous MATerials) sont des vêtements du genre scaphandre donnant une protection corporelle totale à l'utilisateur.

Mais l'attrait principal du méthane est qu'on le trouve ou qu'on peut le produire sur beaucoup de mondes que la NASA pourrait vouloir visiter un jour, y compris Mars.

Bien que Mars ne soit pas riche en méthane à l'état natif, on pourrait le produire aisément en utilisant le processus de Sabatier : il suffirait de mélanger de l'anhydride carbonique (CO2) à de l'hydrogène (H2), puis de chauffer le mélange pour produire du CH4 et de l'H20, c'est-à-dire du méthane et de l'eau. L'atmosphère de Mars contient en abondance de l'anhydride carbonique et le peu d'hydrogène nécessaire pour le processus pourrait être importé de la Terre ou être obtenu in situ à partir de la glace d'eau.

En s'éloignant toujours plus du soleil, il serait encore plus facile de trouver du méthane. Sur Titan, la plus grosse lune de Saturne, il pleut littéralement du méthane liquide. Sa surface est parsemée de lacs et de fleuves de méthane et d'autres hydrocarbures. Ces lacs et fleuves pourraient un jour servir de dépôts de carburant. Une fusée propulsée au méthane pourrait permettre à une sonde robotique d'atterrir sur Titan. Après qu'elle ait recueilli des échantillons géologiques, elle remplirait ses réservoirs d'hydrocarbures locaux et rallumerait ses réacteurs pour renvoyer les échantillons sur Terre. Une telle mission de retour d'échantillons du système solaire externe n'a encore jamais été étudiée.

 
Cette image de radar en fausses couleurs montre ce que certains chercheurs croient être des lacs de méthane liquide sur Titan. Crédit : NASA/ESA/Cassini
 
Les atmosphères de Jupiter, de Saturne, d'Uranus et de Neptune contiennent toutes du méthane et la surface de Pluton est couverte de glace de méthane congelé. De nouveaux types de missions vers ces mondes pourraient être envisagés avec des fusées au méthane.

Cette première série d'essais de mise à feu de moteur principal de 3,4 tonnes de poussée a été un succès, mais des défis restent à remporter avant que des fusées au méthane soient opérationnelles dans de vraies missions. « Un des grands problèmes posé par le méthane est la difficulté de sa mise à feu », dit Tramel. Certains carburants pour fusée s'enflamment spontanément une fois mélangés à leur oxydant mais le méthane exige une source d'allumage et il peut être difficile de faire fonctionner une telle source dans le système solaire externe où les températures chutent à des centaines de degrés en dessous de zéro. Tramel et ses collègues du Centre Marshall et du Centre Glenn travaillent actuellement pour s'assurer que la mise à feu pourra se faire en toutes conditions.

Tramel pense que les efforts continus de la NASA permettront que ces défis soient surmontés. Elle est persuadée que des moteurs oxygène liquide / méthane seront employés dans les fusées du futur. La flamme bleue dans le désert a été un magnifique premier signe de cette perspective.

Commentaire :

Pour nous, branche française de la Mars Society, les travaux tendant à mettre au point les moteurs au méthane sont un élément essentiel de progrès puisque, d'une part, ils confirment l'intention de la NASA d'aller plus loin que la Lune dans un avenir proche mais aussi parce qu'effectivement on ne voit pas bien comment ont pourrait faire l'économie de tels moteurs si l'on veut se rendre sur Mars avec les technologies existantes aujourd'hui.

http://www.planete-mars.com/news/index.php?id=346]source
« Modifié: 12 Août 2012 à 23:38:09 par katchina »
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Fil généraliste connaissances de mars (eau, glace, vie?)
« Réponse #17 le: 19 Novembre 2008 à 00:18:51 »

Nouvelle preuve en faveur d’un ancien océan sur Mars


[justify]Les données du spectromètre de Mars Odyssey sont ici superposés à la topographie d’une région du nord de Mars (Elysium) : les zones rouge à jeune indique la richesse en potassium. - (University of Arizona)

Si, aujourd’hui, l’eau est présente sur la planète rouge sous forme de vastes dépôts souterrains de glace, elle a vraisemblablement coulé sur sa surface à l’époque (lointaine) où un climat plus chaud régnait sur Mars. Une des hypothèses avancées depuis les années 70 est que deux vastes océans, l’un de la taille de l’Amérique du Nord, l’autre recouvrant une surface équivalant à 20 fois la mer Méditerranée, ont baigné la surface martienne il y a plusieurs milliard d’années. Le plus petit de ces océans aurait recouvert les plaines du nord de Mars, zones exceptionnellement plates et lisses.

L’équipe du géologue James Dohm (University of Arizona, US) a utilisé les données du spectromètre de rayons gamma de l’orbiteur Mars Odyssey –qui ‘’plonge’’ jusqu’à 30 cm de profondeur- pour étudier la composition chimique du sol martien le long d’une ligne considérée comme l’ancienne frontière de l’océan. Les chercheurs ont observé que les concentrations de potassium, de thorium et de fer sont plus importantes sous la ligne de rivage supposée des deux paléo-océans. Cette répartition correspond au scénario d’un dépôt dans des sédiments océaniques, précisent les chercheurs, dont les résultats seront publiés dans la revue Planetary and Space Science.

L’ensemble des résultats collectés ces dernières années sur Mars, par les orbiteurs et par les robots explorateurs, tend à démontrer que la surface de la planète a été plus humide et plus chaude dans le passé mais qu’elle a rapidement évolué vers une planète sèche et inhospitalière, contrairement à sa voisine

source : Cécile Dumas  Sciences et Avenir.com  18/11/08
« Modifié: 12 Août 2012 à 23:40:50 par katchina »
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La planète Mars autrefois recouverte d’océans gigantesques
« Réponse #18 le: 20 Novembre 2008 à 22:37:17 »

La planète Mars autrefois recouverte d’océans gigantesques
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Les relevés fournis par le spectromètre à rayons gamma embarqué par le vaisseau de la NASA, Mars Odyssey, en orbite autour de la planète Mars apportent de nouvelles preuves. Les scientifiques estiment que Mars a eu dans le passé le tiers de sa surface recouvert d’océans.

«Nous avons comparé les données du spectromètre à rayons gamma en matière de potassium, thorium et en fer autour des supposés littoraux martiens, qui garderaient la trace d’un océan du passé qui aurait recouvert le tiers de la surface de la planète rouge, et une autre séparation intérieure, témoin d’un océan plus petit». Ces explications sont celles de l’expert en géologie planétaire James M. Dohm, chercheur à l’Université de l’Arizona.

Les scientifiques se demandent si la concentration d’éléments observés pourrait être le témoin d’eau et de rochers, soit de véritables côtes comme celles que nous connaissons ici, sur Terre. Le spectromètre à rayons gamma est piloté par William Boynton, du Lunar and Planetary Laboratory, qui dépend de l’Université d’Arizona. Cet instrument possède la capacité unique de détecter les éléments enterrés à plus de trente centimètres du sol, grâce justement aux rayons gamma qu’ils émettent. C’est de cette façon que le spectromètre a pu mesurer en 2002 ce qui aura été confirmé par la suite par le robot explorateur Phoenix : il y a toujours de l’eau glacée sur Mars.

Les chercheurs, qui rassemblent différents types de spécialistes des sciences, comparent les résultats de ce qu’ils pensent être les frontières des océans, aux autres parties de la planète. Le ‘petit’ océan aurait ainsi 10 fois la taille de la Mer Méditerranée, ou encore la taille de l’Amérique du Nord. Les plaines du Nord de la planète Mars auraient été de vastes réservoirs d’eau, quelques millions d’années plus tôt…

Le plus grand océan atteindrait 20 fois la taille de la Mer Méditerranée[/b]. Les zones riches en potassium, thorium et fer traduiraient la présence dans le passé de ces deux océans. Pour mettre au point la modélisation de la surface, l’instrument à bord de Global Surveyor a été sollicité. Mars Global Surveyor est une mission conjointe de la NASA et du Jet Propulsion Laboratory, destinée à cartographier la planète Mars.

Toutes ces découvertes sont mentionnées dans un numéro spécial à venir de la revue ‘Planetary and Space Science’.[/u] Des chercheurs italiens, espagnols, coréens ou canadiens ont participé à la rédaction de cet article.

Cela fait 20 ans que les scientifiques débattent à propos de l’existence possible d’océans, dans le passé de la planète la plus proche de la Terre. L’une de ces études a été rédigée par Baker et ses collaborateurs. Leur thèse est que quelques millions d’années auparavant, une gigantesque explosion volcanique aurait déclenché des inondations. Il se serait formé des mers et des lacs à cette époque. Du coup, des conditions climatiques plus favorables auraient aussi vu le jour, pendant plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’années.

Les questions qui trottent dans les têtes des scientifiques sont comment et quand l’eau a existé sur Mars ? Bien entendu, l’eau étant un élément essentiel à la vie, c’est aussi la possibilité de la vie sur Mars qui est étudiée.

Toutes les images de Mars Global Surveyor
Le site de l'Université de l'Arizona
Le site du Jet Propulsion Laboratory

J.L.  Unisciences.com   19/11/2008
modération : lien sur page d'accueil de unisciences
« Modifié: 12 Août 2012 à 01:57:10 par katchina »
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20.11.08 Des glaciers enterrés sur Mars
« Réponse #19 le: 22 Novembre 2008 à 00:58:41 »

20.11.08 Des glaciers enterrés sur Mars
 
    
La sonde Mars Reconnaissance Orbiter a découvert des glaciers massifs enterrés sur Mars. Ils représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique ! Une ressource naturelle précieuse pour les futures missions humaines d'exploration de la planète rouge.

Les pentes courbes descendant lentement de sommets plus abrupts aux latitudes moyennes sur Mars sont donc probablement des glaciers massifs recouverts de débris

La nature de ces reliefs connus depuis plusieurs décennies restait controversée. Les hypothèses étaient qu'il pouvait s'agir de glaciers recouverts de terre ou d'empilements rocheux remplis de glace. Ils étaient plus grands que les dépôts en éventail de débris trouvés au pied des fortes pentes sous les faibles latitudes. Les bords en forme de lobe sont aussi raides et les dépôts montrent de multiples marques incurvées à leur surface évoquant un matériel visqueux.

Les chercheurs à l'origine de cette découverte ont utilisé le radar de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter pour analyser deux de ces dépôts dans la région Hellas à l'est. Ils ont trouvé que ces zones sont effectivement constituées essentiellement de glaces d'eau, vraisemblablement formées au cours d'une autre époque climatique lorsque la planète était plus inclinée.

Si ces deux dépôts sont bien représentatifs de tous les autres présents sous ces latitudes, l'ensemble de ces glaciers contiendrait alors le plus grand volume d'eau martienne en dehors des pôles.



Crédits ESA / DLR / FU Berlin

Note

Les observations de la planète rouge faites par les sondes américaines Mars Global Surveyor et Mars Odyssey ont indiqué que Mars aurait été affectée par une période glaciaire tout récemment, à l'échelle de la planète évidemment.

De 400.000 à 2,1 millions d'années en arrière, Mars a subi une grande inclinaison de son axe de rotation. Ce phénomène a provoqué une augmentation sensible de la température de ses pôles. Cette forte chaleur a provoqué un dégagement dans l'atmosphère de grandes quantités de vapeur d'eau et de poussière ainsi qu'une expansion importante de la glace qui a recouvert les régions s'étendant autour des deux pôles jusqu'aux latitudes 30 degrés. La couche de glace de surface présente entre les latitudes 30 et 60 degrés s'est alors retrouvée aux pôles de la planète.[/justify]


Source: http://www.flashespace.com/html/nov08/20b_11_08.htm
« Modifié: 12 Août 2012 à 23:42:50 par katchina »
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Découverte de vastes glaciers enterrés sur Mars
« Réponse #20 le: 22 Novembre 2008 à 01:16:04 »

Publié le 20 novembre 2008 à 19h05

Découverte de vastes glaciers enterrés sur Mars


le Mont Olympus sur Mars, le plus gros du systeme Solaire ...!



Image de l'Echus Chasma, l'une des plus vaste source d'eau de la planète Mars, prise par la sonde Mars Express de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Photo: Reuters  Agence France-Presse  Washington

De vastes glaciers enterrés ont été découverts sur Mars à des latitudes inférieures à ce que l'on pensait précédemment, selon une découverte dévoilée jeudi faite avec le radar de pénétration du sol de la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter.

Jusqu'à présent les scientifiques n'avaient trouvé de vastes étendues glacières qu'au pôle nord de la planète.

«Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique», souligne le géophysicien John Holt de l'Université du Texas, principal auteur de cette étude publiée dans la revue américaine Science datée du 20 novembre.

«Un des glaciers est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur par endroits de près de 800 mètres», précise-t-il.

Dans la mesure où l'eau est l'une des conditions sine qua non à la vie telle que nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est un signe encourageant pour les scientifiques en quête de la vie hors de la Terre, relève ce chercheur.

«Outre leur valeur scientifique, ces glaciers pourraient être de précieuses sources d'eau pour les futures missions d'exploration de la planète rouge», souligne John Holt.

Une couche de débris rocheux a probablement préservé ces glaciers, restes d'une période glaciaire sur Mars qui avait recouvert de glace de vaste zones de la planète vers l'équateur.

Ces coulées de roches autour de formations géologiques plus élevées avaient énormément intrigués les scientifiques qui analysaient les images de ces régions martiennes transmises dans les années 70 par les sondes américaines Viking.

Ces grands glaciers rappellent ceux détectés sous des socles rocheux dans l'Antarctique, note John Holt.

Source: http://www.cyberpresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/200811/20/01-802655-decouverte-de-vastes-glaciers-enterres-sur-mars.php
« Modifié: 12 Août 2012 à 01:59:16 par katchina »
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Re : 20.11.08 Des glaciers enterrés sur Mars
« Réponse #21 le: 22 Novembre 2008 à 01:23:23 »

Les glaciers cachés de Mars dévoilés par un radar

NOUVELOBS.COM | 21.11.2008 | 23:00

D’immenses glaciers se cachent sous des couches rocheuses de la planète Mars, non pas aux pôles mais dans des régions centrales de l’hémisphère nord et sud. Il s’agirait des plus grosses réserves d’eau de la planète rouge.



Vue d'artiste des glaciers martiens. (NASA/JPL)

Les chercheurs soupçonnaient certains reliefs martiens d’être des traces de glacier : le radar embarqué à bord de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter a confirmé que sous les débris de roches observés dans les deux hémisphères de la planète Mars, aux latitudes moyennes, se cachent d’immenses glaciers. Il pourrait s’agit de la plus grosse réserve de glace de la planète, selon John Holt, l’un des signataires de l’article publié dans la revue Science le 21 novembre.

Holt et ses collègues ont sondé les reliefs du bassin d’Hellas, situé dans l’hémisphère sud, à l’aide du radar de la sonde MRO de la Nasa. Le retour des ondes radio indique qu’elles traversent ces reliefs et sont renvoyées par une couche plus profonde sans perdre beaucoup de leur intensité : cela correspond à la rencontre des ondes radar avec une couche de glace, expliquent les chercheurs. Les glaciers enterrés dans le bassin d’Hellas sont épais de 800 mètres et contiennent 28.000 kilomètres cube de glace d’eau.

La présence de ces dépôts de glace n’est pas une surprise. Leur formation a été expliquée par des simulations du climat martien. On sait en effet que l’orientation de la planète Mars par rapport au Soleil a varié au cours de son histoire. L’équipe de François Forget (Laboratoire de météorologie dynamique, Paris 6) a ainsi modélisé les répartitions des dépôts de glace en fonction de l’obliquité de la planète -les variations de l’orientation de son axe. Leurs résultats coïncident avec ce qui est aujourd’hui observé.

Les simulations des chercheurs français (publiées en 2006) expliquaient notamment pourquoi le bassin d’Hellas hébergeait des formations glaciaires très spectaculaires. Il y a 5,5 millions d’années, lorsque l’obliquité de Mars était de 45° (contre 22,5° aujourd’hui), la vapeur d’eau remontant du pôle sud en été passait à l’est du bassin où les masses d’air froid provoquaient une forte condensation et donc des précipitations importantes.

Si des Terriens peuvent un jour se promener sur Mars et réaliser des carottages, ils seront sans doute avides d’étudier ces glaces conservées à l’abri depuis des millions d’années –comme les calottes polaires sur Terre.

source
« Modifié: 12 Août 2012 à 02:04:19 par katchina »
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Les traces radioactives des anciens océans de Mars
« Réponse #22 le: 22 Novembre 2008 à 14:19:03 »

Le 21 novembre 2008 à 11h26
 
Les traces radioactives des anciens océans de Mars

La sonde Mars Odyssey en orbite autour de la Planète Rouge a fourni une nouvelle preuve de l’existence d’océans dans le passé lointain de Mars. Cette preuve a été obtenue en étudiant depuis l’espace le taux de radioactivité gamma de la surface de la planète à l’aide du spectromètre à rayons gamma équipant la sonde.
 
On a récemment trouvé dans le paysage martien des traces dont une interprétation probable est celle de l’occurrence de la pluie sur Mars. Beaucoup plus certaine, notamment depuis les observations livrées par les rovers Spirit et Opportunity est l’existence de mers et même d’un océan couvrant un tiers de la surface de Mars il y a plusieurs milliards d’années. Une équipe internationale menée par le géologue planétaire James M. Dohm de l’Université d’Arizona vient d’en donner une nouvelle preuve.

Pour l’obtenir, les chercheurs ont utilisé le fait que certains isotopes des éléments potassium, thorium et fer sont radioactifs et émettent des rayons gamma. Ces isotopes sont présents dans certaines roches et on sait qu’ils peuvent être transportés par des circulations d’eau pour être ensuite déposés et concentrés en différents endroits sur la planète. On peut donc espérer recueillir des informations sur la présence d’eau dans le passé de Mars et même remonter à son transport à la surface de la planète.

Les rayons gamma étant très pénétrants et l’atmosphère de Mars ténue, il est possible, depuis l’espace, de mesurer et même cartographier la radioactivité gamma du sol martien. Il faut pour cela prendre le temps d’enregistrer suffisamment de photons gamma et isoler le signal provenant bien du sol de la planète, et pas de son environnement, et surtout des isotopes recherchés. C’est ce qui a été fait avec le Gamma Ray Spectrometer (spectromètre à rayon gamma) équipant la sonde Mars Odyssey, capable de détecter les isotopes de fer, thorium et potassium radioactifs présents dans le sol jusqu'à 30 cm de profondeur.

Pour interpréter les mesures, on s'appuie sur l'idée qu’au cours des âges, si de l’eau et des océans ont existé sur Mars, les isotopes radioactifs présents dans les roches au-dessus des rivages des mers et des océans y ont été progressivement entraînés par le cycle de l’eau et son transport en surface, de la même façon que, sur Terre, l’érosion des roches par l’eau transporte les sels minéraux dans les océans où ils s’accumulent. En observant depuis l’espace, on devrait donc repérer des régions où la radioactivité gamma est plus intense.
 

Cette carte 3D surimpose les données du GRS de Mars Odyssey avec les données topographiques de l'altimètre laser à bord de la sonde Mars Global Surveyor. La flèche rouge indique le bouclier de volcans d’Elysium dans l’hémisphère nord de Mars, vu obliquement vers le sud-est. En bleu-violet, les zones pauvres en potassium et en rouge-jaune des dépôts sédimentaires riches en potassium dans les basses terres au-dessous des sites d'atterrissage de Mars Pathfinder (PF) et Viking 1 (V1). Crédit : NASA/JPL/University of Arizona

Les chercheurs ont bien retrouvé ces zones en dépouillant les données fournies par l’instrument GRS de la sonde martienne. Mieux, les données coïncidaient avec la localisation d’anciens océans couvrant un tiers de la surface de la planète déduite de sa géologie depuis de nombreuses années, grâce aux images du sol prises depuis l’espace par les multiples missions martiennes.

La radioactivité gamma a ainsi révélé les rivages d’un jeune océan ayant existé il y a quelques milliards d’années dans les plaines de l’hémisphère nord de la planète rouge, dont la superficie était d’environ dix fois celle de la Méditerranée. Un deuxième rivage l’entourait, trace d’un océan disparu recouvrant un tiers de la surface de Mars dans un passé plus reculé encore et dont l’existence était toujours sujette à controverses. Sa superficie était d’environ vingt fois la Méditerranée et il semble bien que l’on tienne là un argument fort en faveur de son existence.

En effet, Mars diffère de la Terre parce qu’elle n’a pas de gros satellite comme la Lune. Il n’y avait donc pas de marées dans les océans de la Planète Rouge. De plus, ces derniers étaient probablement recouverts de glace, ce qui supprime les vagues. Difficile donc d’interpréter avec confiance les traces d’un rivage à partir de la géologie de surface seule.

Dohm pense que les débats vont continuer encore longtemps, malgré ces résultats, et il n’y aura probablement unanimité dans la communauté des géologues martiens que lorsque des hommes auront pris pied sur Mars grâce à plusieurs missions d’explorations. De quoi rendre encore plus impérieuse la mise au point de nouveaux moyens de propulsion comme avec par exemple l'utilisation de l’antimatière...


Une reconstitution possible des océans martiens. Crédit : Michael Carroll

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« Modifié: 12 Août 2012 à 23:47:30 par katchina »
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Découverte d'immenses glaciers souterrains sur la planète Mars
« Réponse #23 le: 22 Novembre 2008 à 14:56:43 »

Découverte d'immenses glaciers souterrains sur la planète Mars 


L'un des plus spectaculaires des glaciers rocheux de Mars est trois fois plus étendu que Los Angeles. Crédits photo : AFP

La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter de vastes glaciers enterrés sous le sol de la planète rouge à des latitudes inférieures à ce que l'on pensait précédemment.


La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter de vastes glaciers enterrés sous le sol de la planète rouge à des latitudes inférieures (autour de 45° sud) à ce que l'on pensait précédemment, a révélé hier la revue Science.

«Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique» de Mars, souligne le principal auteur de l'étude, John Holt de l'université du Texas (États-Unis). «L'un d'entre eux est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur de près de 800 mètres par endroits». L'eau étant indispensable à la vie telle que nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est un signe encourageant pour les scientifiques en quête de vie extraterrestre.

Ces glaciers pourraient également approvisionner en eau les futures missions d'exploration martienne, ajoute le chercheur. Vestiges d'une période glaciaire passée, ils ont été probablement préservés par une couche de débris rocheux, à l'instar des glaciers souterrains de l'Antarctique.]

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« Modifié: 12 Août 2012 à 23:53:04 par katchina »
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elevenaugust

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Re : Nouvelle preuve en faveur d’un ancien océan sur Mars
« Réponse #24 le: 22 Novembre 2008 à 21:50:29 »

Il y a d'autres indices que l'eau a coulé en abondance autrefois sur Mars.

Regardez ces images de la sonde Pathfinder:

admn : image indisponible

Un agrandissement:
admn : image indisponible

La surface du fond de ce cratère ressemble furieusement au fond sablonneux d'une étendue d'eau. ;D
« Modifié: 19 Octobre 2015 à 00:03:55 par katchina »
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IPACO, le nouvel outil destiné aux analyses photos et vidéos d'ovnis est en ligne: www.ipaco.fr

jerome

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Re : Nouvelle preuve en faveur d’un ancien océan sur Mars
« Réponse #25 le: 23 Novembre 2008 à 20:25:05 »

Oui on dirait mon coin favori pour les palourdes - les grosses , bien sur ... - mais alors comment
se fait il que ces traces qui dateraient de " gazillions " d ' années sooient encore là , quand on
sait maintenant qu ' il y a du vent et des tempetes mahousses sur Mars (dust devils ) ???

Sur ma plage et avant le jusant , s ' il y a un vent un peu costaud , ça " lisse " le sable ...

So what   ???  :P
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Vidéo : Survol de roches sédimentaires à la surface de Mars: NASA/JPL
« Réponse #26 le: 06 Décembre 2008 à 21:24:28 »

Des roches martiennes évoquent un climat cyclique

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Des chercheurs rapportent avoir identifié sur Mars des dépôts cycliques de roches sédimentaires similaires à ceux observés sur Terre. Cette découverte pourrait révéler une histoire des variations des conditions de surface ayant régné sur Mars pendant des dizaines de millions d'années.

Kevin Lewis et ses collègues ont analysé les images stéréo de Mars prises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter pour pouvoir observer ces couches à une résolution d'environ un mètre. Grâce à cette technologie, les chercheurs ont pu discerner des cycles de strates à plusieurs endroits de la région Arabia Terra de la planète, preuve que des variations cycliques se sont produites en surface par le passé. Ces strates contiennent plusieurs dépôts dont beaucoup dépassent les 10 mètres d'épaisseur et sont structurés en plus grandes unités.

Les chercheurs avancent que ce sont des événements climatiques cycliques dans l'ancienne atmosphère martienne qui ont produit ces alternances de strates sédimentaires plutôt que des phénomènes plus brutaux comme le volcanisme ou l'impact de météorites. Cette découverte pourrait aussi apporter une mesure de temps relative dans l'histoire des roches martiennes.

Mars est la quatrième planète du système solaire en partant du Soleil et la deuxième plus petite après Mercure. Elle fait partie des planètes telluriques. Elle est nommée d’après le dieu romain de la guerre Mars, identifié au dieu grec Arès, en raison de son apparence rougeâtre. Pour la même raison, elle est aussi appelée la « planète rouge ».

Plusieurs missions spatiales d’observations puis d’explorations depuis les années 1960 permettent de mieux connaître les caractéristiques de Mars : sa géographie, son atmosphère, etc.

Mars possède deux satellites naturels : Déimos et Phobos nommés d’après la mythologie grecque où Phobos (la peur) et Déimos (la terreur) sont les enfants d’Arès.

Mars peut être observée à l’œil nu. Son éclat est bien plus faible que la Lune ou le Soleil, et ne dépasse que très rarement celui de Vénus ou Jupiter. Cependant, lors des configurations les plus favorables (lors d'oppositions rapprochées), son éclat peut dépasser l'éclat maximum de Jupiter, avec une magnitude apparente maximale de -2,91.

La Planète rouge a aussi influencé un grand nombre d’auteurs de science fiction. Les principaux aspects de ces fictions ont été inspirés par les observations télescopiques de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, antérieures aux visites par des sondes, qui laissaient supposer l’existence de mers et de canaux. 

source : J.L. Unisciences.com   06/12/2008
modération : lien sur page d'accueil

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Des roches martiennes évoquent un climat cyclique

Des chercheurs rapportent avoir identifié sur Mars des dépôts cycliques de roches sédimentaires similaires à ceux observés sur Terre . Cette découverte pourrait révéler une histoire des variations des conditions de surface  ayant régné sur Mars pendant des dizaines de millions d'années.



Kevin Lewis, du California Institute of Technology à Pasadena et ses collègues ont analysé les images stéréos de Mars prises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter pour pouvoir observer ces couches à une résolution d'environ un mètre. Grâce à cette technologie, les chercheurs ont pu discerner des cycles de strates à plusieurs endroits de la région Arabia Terra de la planète, preuve que des variations cycliques se sont produites en surface par le passé.

Ces strates contiennent plusieurs dépôts dont beaucoup dépassent les 10 mètres d'épaisseur et sont structurés en plus grandes unités. Les chercheurs avancent que ce sont des événements climatiques cycliques dans l'ancienne atmosphère martienne qui ont produit ces alternances de strates sédimentaires plutôt que des phénomènes plus brutaux comme le volcanisme ou l'impact de météorites. Cette découverte pourrait aussi apporter une mesure de temps relative dans l'histoire des roches martiennes.


Séries de couches rocheuses sédimentaires cyclique dans Arabia Terra

source

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Les 'terrasses' martiennes, témoins du climat passé de Mars?


Les dépôts réguliers au fond du cratère Becquerel (zone de 1,2 km de large): image obtenue par HiRISE. (NASA/JPL-Caltech/University of Arizona)

Des cycles climatiques répétés pendant des millions d’années sur Mars auraient-ils dessiné ces étonnants reliefs en terrasses dans les Des cycles climatiques répétés pendant des millions d’années sur Mars auraient-ils dessiné ces étonnants reliefs en terrasses dans les roches sédimentaires? C’est l’hypothèse avancée par une équipe de chercheurs dans la revue Science publiée aujourd’hui.

Grâce aux mesures topographiques stéréo réalisées par la caméra haute résolution HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (Nasa), Kevin Lewis (Caltech, Pasadena, USA) et ses collègues ont découvert l’existence d’un relief répétitif au fond de plusieurs cratères de la région d’Arabia Terra, juste au nord de l’équateur.

Ces reliefs, ressemblant à un paysage cultivé en terrasses, sont formés de couches de sédiments épaisses de quelques mètres (10 mètres maximum), qui semblent s’être déposées selon un rythme précis.

La cadence aurait été donnée par les variations de l’orbite de Mars, selon les chercheurs. L’obliquité de Mars, l’inclinaison de son axe, varie davantage que celui de la Terre, stabilisée par la présence de la Lune. Ces changements ont un impact sur le climat de la planète puisque, en fonction de son inclinaison, ce ne sont pas les mêmes régions qui sont les plus exposées aux rayons du Soleil.

Sur Mars, l’obliquité varie de plusieurs dizaines de degrés selon un cycle connu de 100.000 ans. Les chercheurs suggèrent qu’une terrasse correspond à un cycle de 100.000 ans et que les paquets de 10 terrasses qui se distinguent et se répètent coïncident avec une période d’un million d’années. L’ensemble des reliefs observés sur Arabia Terra témoigneraient de 12 millions d‘années d’histoire climatique martienne. Cependant, à l’heure actuelle, les mécanismes précis expliquant comment se sont formés ces dépôts sédimentaires en fonction des changements climatiques restent à éclaircir.

Source : Cécile Dumas  Sciences-et-Avenir.com  05/12/08

Une magnifique vidéo de 38 secondes.
modération : le lien vidéo n'existe plus - voir la vidéo sur le lien source du texte.

 

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Le climat de Mars dominé par l’axe de ses pôles


Couches sédimentaires régulières sur Mars vues par MRO dans le cratère Becquerel. Crédit : Nasa/JPL/Ciel et Espace Photos

Les variations d'inclinaison de l'axe de rotation de la planète rouge ont rythmé son histoire climatique. Les scientifiques peuvent désormais l’affirmer, dans un article paru dans la revue Science du 5 décembre, grâce à une série d’images obtenues par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO).

Sur ces clichés à très haute résolution (quelques dizaines de centimètres), les planétologues du Caltech (California Institute of Technology, États-Unis) ont étudié des strates régulières de dépôts sédimentaires à l’intérieur de quatre cratères de la région d’Arabia Terra, au nord de l'équateur. Celles-ci contiennent des informations climatiques sur des époques bien plus anciennes que les couches de glace déjà observées en bordure des calottes polaires.

Il apparaît que chaque strate sédimentaire a mis 100000 ans à se former. Or, cette durée correspond au délai pour que l’axe de rotation de Mars revienne à sa position initiale après avoir varié. Dans ce mouvement, plus la planète est inclinée, plus les pôles reçoivent le rayonnement solaire, ce qui réchauffe le climat global. De plus, les couches sédimentaires forment des groupes de 10 relativement homogènes, ce qui trahit d’autres cycles plus ou moins prononcés sur un million d'années.

source

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Autre source: http://www.flashespace.com/html/dec08/05_12_08.htm


« Modifié: 13 Août 2012 à 00:20:26 par katchina »
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Re : 20.11.08 Des glaciers enterrés sur Mars
« Réponse #27 le: 06 Décembre 2008 à 21:46:24 »

Un petit retour sur la découverte de glace par la sonde Mars Phenix:

MARS INCREDIBLE FINDING

Mars Evidences
admn : vidéo indisponible
« Modifié: 19 Octobre 2015 à 00:04:48 par katchina »
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Vidéo : Survol de roches sédimentaires à la surface de Mars: NASA/JPL
« Réponse #28 le: 07 Décembre 2008 à 11:11:04 »

Survol des couches sédimentaires dans le cratère Becquerel


Survol de roches sédimentaires à la surface de Mars

Crédit vidéo : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona/Solar System Visualization Team.

Vidéo créée à partir des images collectées par la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter de la région de Arabia Terra,
à la surface de Mars, où furent découvertes d’importantes couches de roches sédimentaires, témoin de changements
climatiques cycliques sur plus de 12 millions d’années à la surface de la planète.

source
« Modifié: 19 Octobre 2015 à 00:05:34 par katchina »
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BEL23

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Re : Nouvelle preuve en faveur d’un ancien océan sur Mars
« Réponse #29 le: 19 Décembre 2008 à 20:40:07 »

Des poches d’eau (non acide!) sur Mars

La découverte –tant attendue- de carbonates sur Mars attesterait de l’existence, dans le passé de la planète rouge, de poches d’eau où les conditions étaient favorables à la vie. Cependant ces minéraux n’apportent pas la preuve de l’existence d’un ancien océan.

Depuis le temps qu’on en cherche, mobilisant les sondes envoyées en orbite autour de Mars, mettant à contribution les robots roulant sur sa surface… On a enfin trouvé une quantité significative de carbonates sur Mars ! Ces minéraux se forment en présence d’eau, lorsqu’elle réagit avec le CO2 atmosphérique et un élément chimique (comme le calcium, le fer ou le magnésium). Autant dire que ces carbonates sont une signature très recherchée de la présence ancienne d’eau -une eau pas acide.

L’étude publiée aujourd’hui dans la revue Science, annonçant la découverte de carbonates sur des affleurements rocheux de la région de Nili Fossae, n’est pas la première détection de carbonates sur Mars. Il y a cinq ans des carbonates avaient été détectés en très petites quantités dans des poussières martiennes. Le robot Phoenix en a récemment trouvé, selon la Nasa.

Un faisceau d’indices avait fait naître l’espoir de découvrir de grandes étendues de carbonates qui auraient témoigné de la présence, dans le passé, de vastes océans martiens. A une époque où le climat martien aurait été plus chaud, grâce à une atmosphère plus riche en CO2.

Même s’ils sont très riches d’enseignements sur l’histoire climatique de Mars, les carbonates découverts grâce à l’un des instruments de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, ne suffisent pas pour valider ce scénario. Bethany Ehlmann (Brown University, Providence, USA) et ses collègues ont mis en évidence une zone d’environ 10 km2 dans la région de Nili Fossae et d’autres dépôts plus petits.

Cela ressemblerait donc davantage à des poches d’eau où les carbonates on pu se former plutôt qu’à la signature d’un ancien océan. Un autre scénario supposait que les eaux devenues acides à une certaines période de l’histoire de Mars aient dissous les carbonates. Cette découverte montre que l’ensemble de la planète n’aurait pas subi cette acidité et que des zones d’eau au pH neutre auraient subsisté.

Sur la Terre, une énorme quantité de CO2 d’origine atmosphérique est piégée dans les carbonates. Rien de comparable n’est pour l’instant observé sur Mars. Même s’ils étaient libérés dans l’atmosphère martienne, les carbonates découverts ne bouleverseraient pas le climat…

Tout cela forme un tableau complexe du passé climatique de Mars qui n’est finalement pas surprenant, sachant que l’axe de la planète rouge varie davantage que celui de la Terre, modifiant périodiquement la façon dont les rayons du Soleil bombardent sa surface.

source


Les carbonates sont visibles en vert sur cette image obtenue par MRO dans la région de Nili Fossae. (NASA/JPL/JHUAPL/MSSS/Brown University)
« Modifié: 13 Août 2012 à 00:37:08 par katchina »
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