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Auteur Sujet: Fil généraliste: Nasa - Lune - Mars - Militaires - Astronautes - coopérations  (Lu 77493 fois)

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Des astronautes américains sur mars en 2037 

Marc Mennessier
03/09/2008 | Mise à jour : 23:40 |


La Nasa va cependant procéder par étapes, en prévoyant des séjours lunaires de longue durée avant 2020.
 

Jusqu'à présent, le record du plus long vol spatial jamais réalisé par un homme est de 437 jours, 17 heures et 58 minutes, soit un peu plus de 14 mois. Il est détenu depuis 1995 par le cosmonaute russe Valeri Polyakov. Mais c'était à bord de l'ancienne station soviétique Mir qui faisait des ronds au-dessus de la Terre, à seulement 400 kilomètres d'altitude. À travers son hublot, Polyakov pouvait contempler à loisir le merveilleux spectacle de notre planète et avoir une pensée émue pour ses proches à chaque fois que Mir survolait la «sainte terre» de Russie. En cas d'avarie ou de maladie, lui et ses équipiers savaient qu'une capsule Soyouz pouvait les rapatrier sur Terre en quelques heures. Toutes choses qui seront impossibles aux éventuels futurs explorateurs de la planète Mars dont la distance par rapport à la Terre varie, selon les années, du fait de sa trajectoire elliptique, entre 56 et 400 millions de kilomètres.

Même les astronautes des missions lunaires Apollo, entre 1969 et 1972, pouvaient contempler le lever de Terre et se rassurer en se disant qu'en cas de pépin le retour au bercail ne leur prendrait que quelques jours.

Les effets de l'apesanteur


La Nasa, qui a l'ambition d'envoyer un homme sur Mars d'ici à 2037, comme le déclarait il y a un an Michael Griffin, l'administrateur de l'agence spatiale américaine, a presque trente ans devant elle pour relever cet immense défi, technologique bien sûr, mais aussi et surtout, ô combien humain.

Les Américains comptent procéder par étapes en multipliant, dans un premier temps, les vols de longue durée vers la station spatiale internationale (ISS), dont l'assemblage devrait être quasiment terminé en mai 2010, notamment pour évaluer les effets de l'apesanteur sur l'organisme humain. Surtout, ils prévoient de retourner sur la Lune avant 2020, au moyen d'un nouveau système de transport spatial (avec la capsule Orion et le lanceur Ares) pour y construire des installations pérennes dans lesquelles des hommes pourront séjourner pendant six mois (la mission Apollo la plus longue avait duré 12 jours).

Si l'Europe et notamment la France ne manifestent pour l'instant guère d'intérêt pour les vols habités vers la Lune ou Mars, d'autres puissances spatiales à commencer par la Russie, le Japon, mais aussi la Chine (qui doit envoyer pour la troisième fois des hommes dans l'espace avant la fin du mois), l'Inde et la Corée du Sud fourbissent leurs armes.

Les Russes veulent s'allier avec les Européens pour moderniser leur capsule Soyouz dans le cadre du projet CSTS, et les Japonais et les Coréens comptent envoyer une sonde sur la Lune respectivement d'ici à 2015 et 2025. Quant aux Indiens, ils prévoient de mener 60 missions spatiales d'ici à 2013, y compris vers la Lune et Mars.

Mais beaucoup de spécialistes contestent l'utilité d'envoyer des hommes si loin pour accomplir des tâches dont pourraient aussi bien s'acquitter des robots qui, c'est bien connu, n'ont pas d'états d'âme. Le débat n'est pas tranché et les deux options ne sont sans doute pas exclusives l'une de l'autre.





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L'homme peut-il supporter un voyage vers Mars ?

Thierry Vigoureux
03/09/2008 | Mise à jour : 23:37 |


Pour l'astronaute Jean-François Clervoy et son frère Patrick, psychiatre aux armées, l'équipage devra s'apparenter à une microsociété humaine pour limiter les désordres psychologiques.
 

Pour se rendre sur la planète Mars, il faut compter près de trois ans de voyage aller-retour et être capable de vivre en vase clos pendant tout ce temps, dans des conditions extrêmes, loin, très loin de la Terre. Comment les hommes réagiront-ils lorsque notre planète ne sera plus, pour eux, qu'un minuscule point lumineux dans le ciel, quand les communications avec «le sol» mettront un quart d'heure avant de leur parvenir et qu'ils ne devront plus compter que sur eux pour gérer les imprévus et les situations de crise (accident, maladie, problèmes relationnels ou psychologiques…) ?

Lors des entretiens de médecine aérospatiale qui se sont tenus cet été à Megève (Haute-Savoie), l'astronaute Jean-François Clervoy et son frère Patrick, psychiatre au service de santé des armées, ont abordé ces questions qui ne peuvent être éludées avant une hypothétique mission martienne humaine prévue aux alentours de 2030 ou 2040.

Le retour d'expérience repose, pour l'instant, sur les missions spatiales passées mais aussi sur les patrouilles des sous-marins nucléaires stratégiques qui durent en moyenne trois mois ainsi que sur les expéditions de scientifiques dans les lointaines Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Prochainement, six volontaires, dont deux recrutés par l'Agence spatiale européenne (ESA), vont passer 500 jours isolés dans une enceinte spécialement aménagée pour simuler les conditions, notamment psychologiques, d'un voyage vers Mars.

Selon les frères Clervoy, l'équipage idéal se compose de quatre à neuf personnes afin de reproduire une «microsociété». Trois couples leur paraît être le bon équilibre numérique afin d'instaurer une harmonie de groupe, sans aller toutefois jusqu'au minivillage, impossible à envoyer vers la planète rouge. La configuration «sous-marin nucléaire», avec sa forte hiérarchie militaire où un recours à la force permet de résoudre un conflit majeur entre individus, ne peut être reproduite dans l'espace. À défaut d'un commandement structuré, une équipe soudée par la confiance mutuelle s'avère nécessaire autour d'un leader incontesté. Celui-ci est susceptible de trancher dans certains cas. En revanche, les équipages à deux ou trois semblent être la pire formule. Un binôme russe d'une mission Mir, l'ancienne station orbitale soviétique, s'était fâché et ne se parlait plus. Le centre de contrôle à terre qui avait perçu ce malaise, avait du recourir à un stratagème - commettre une erreur anodine - pour que les deux spationautes se réconcilient.

 
Rapatriement d'urgence exclu

 

La fréquence des attitudes obsessionnelles ou paranoïaques lors des séjours dans les Taaf (Terres australes et antarctiques françaises) amène l'hivernant, comme le futur spationaute au long cours, à se demander : «Qu'est ce que je suis venu faire ici ?» Parmi les possibilités de réponses à ces comportements, la créativité reste tributaire du contexte très technique de la mission. Celle-ci demande aux spationautes d'appliquer des procédures préétablies et longuement répétées au simulateur. Pas d'improvisation possible, ni d'épanouissement. Or, cette faculté de créer apparaît essentielle à Jean-François Clervoy qui a séjourné trois fois à bord d'une navette américaine. «Jouer du saxo ou prendre des photos m'a aidé à m'extraire de ce monde», confie-t-il en soulignant la nécessité de disposer aussi d'un espace personnel à bord.

Autre contrainte : tout rapatriement d'urgence est exclu, une fois la capsule lancée à 25 fois la vitesse du son, voire plus. Une solution consisterait à lancer deux vaisseaux développés par deux équipes différentes afin de se porter mutuellement secours. Le retour pose aussi de nombreux problèmes avec ses déceptions potentielles («rien n'a changé depuis mon départ» ou «tout est différent»). Sans oublier l'anxiété de retrouver sa place parmi les siens.
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Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

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La NASA prépare la conquête de Mars


La planète rouge, prochaine destination de l'humanité

Crédits : NASA
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Le directeur de la NASA Mike Griffin a tracé les grandes lignes de la mission d’endurance lunaire qui devra obligatoirement être accomplie ]avant de penser à envoyer des humains vers Mars.

Lors du Congrès International Astronautique de Glasgow en Ecosse, Griffin a déclaré que Mars ne serait pas automatiquement la prochaine destination d’une mission habitée sous prétexte que des humains sont déjà allés sur la Lune.

Il croit fermement que les connaissances acquises sur la Lune sont trop maigres pour se diriger tête baissée vers la planète rouge.
"La totalité de l’expérience humaine sur la Lune représente moins de 27 jours de travail d’un seul homme- sur un monde de la taille de l’Afrique. Seules les connaissances que nous pourrons récolter sur la Lune nous permettront de franchir une étape vers la conquête de Mars" déclare-t-il.

Pour améliorer notre savoir, tester la logistique nécessaire et les différents facteurs humains d’une mission martienne potentielle, Griffin propose une mission lunaire très élaborée. La durée d’un voyage vers Mars serait simulée à bord de la Station Spatiale Internationale, puis la manœuvre d’atterrissage martienne serait reproduite sur la Lune.

"L’expérience consistera à placer une équipe sur la station spatiale pendant une durée de sept à huit mois. Après l’alunissage, les membres de l’expédition devront survivre pendant une période allant de 9 mois à un an sur la Lune sans assistance autre que le matériel emporté.

"Après cette étape, il faudra retourner sur la station spatiale pour les six à sept mois que prendrait normalement le voyage retour de Mars vers la Terre. Tout ça sans aide supplémentaire car se sont les conditions qui attendent les futurs voyageurs. Si nous ne parvenons pas à réussir complètement cette mission, cela signifie que les premiers voyageurs vers Mars seraient incapables de revenir, "

De nombreuses agences spatiales comme la China National Space Administration ou l’Agence Spatiale Européenne partagent le point de vue de Griffin et souhaitent collaborer aux futures missions vers l’ISS et la Lune.

GA

Unisciences.com

02/10/2008

http://www.unisciences.com/espace/news/nasa_conquete_mars.php?id=254
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« Modifié: 10 Août 2012 à 18:34:43 par katchina »
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Les petits secrets de la NASA lors des missions lunaires - pb de poussière
« Réponse #2 le: 11 Octobre 2008 à 01:31:29 »

Les petits secrets de la NASA lors des missions lunaires



LA lune est couverte d'une poudre grise qui cause des problèmes jusqu'ici inconnus du grand public

Crédits : NASA
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Les missions vers la Lune se sont déroulées de 1969 à 1972. Alors que les grandes manœuvres pour y retourner sont en cours d’élaboration, on découvre aujourd’hui l’envers du décor. Ainsi le principal problème auquel les astronautes ont fait face, n’est pas d’ordre technique ou lié à l’éloignement de notre planète, mais la poussière, omniprésente et envahissante sur la Lune.

Le professeur Larry Taylor  de l’Université du Tennessee  nous détaille tous les désagréments que nous ne saurions voir. La poussière donc, était un véritable fléau, causant un syndrome baptisé le ‘rhume des foins lunaire’. Fin et rugueux à la fois, cette petites particules s’immiscent partout : dans les vêtements des astronautes, et dans les cabines, formant des nuages de poussière.

Taylor et ses collègues vont présenter leurs recherches sur la poussière lunaire dans une publication à venir le 9 octobre prochain. La Nasa est particulièrement attentive aux conclusions en vue de préparer au mieux les voyages vers la lune prévus pour 2018.

Tous ces troubles proviennent des particularités inhérentes au sol lunaire. La poudre grise s’est créée avec les micrométéorites qui viennent s’écraser sur notre satellite naturel, et de leur impact avec les roches qui forment la lune. En effet en percutant le sol, les météorites dégagent de la chaleur. En se refroidissant, le sol se retrouve couvert d’une fine couche translucide qui recouvre la poussière.


Les membres de l’équipage d’Apollo 17, Harrison “Jack” Schmitt et Gene Cernan, ont même eu des difficultés à bouger leurs bras lors de leur marche sur la lune, tant la poussière pénétrait les joints de leurs combinaisons. Pour ne rien arranger, la poussière lunaire possédait de l’énergie statique, qui la rendait collante. Les rayons ultra violets conduisent les électrons hors de la poussière lunaire la journée, alors que le phénomène s’inverse la nuit, sous l’influence des rayons du soleil qui les bombarde d’électrons.

La solution ? Utiliser ce magnétisme !

Taylor a dessiné un filtre magnétique qui protège de la poussière. Il a aussi découvert des particularités du sol lunaire : des micro ondes font fondre le sol en moins de temps qu’une tasse de thé met a bouillir. Le scientifique envisage donc un moyen de transport qui utiliserait des micro ondes pour parcourir le paysage lunaire. Il est à noter que ce processus permet également de produire de l’oxygène dans le véhicule et aussi de se protéger des radiations venues de l’espace. Sur Terre notre atmosphère nous protège des radiations cosmiques, or la lune en est dépourvue et ces radiations peuvent menacer la santé des hommes sur la lune.

Plus grave, la poussière lunaire peut aussi menacer la santé des astronautes. D’après Bonnie Cooper du Centre Spatial de la NASA Johnson, si jamais par mégarde on en respire, alors de minuscules morceaux de fer entreraient alors dans le sang, causant des dégâts considérables  La colonisation de la lune nécessite encore de grands efforts !

J.L.

Unisciences.com

30/09/2008

http://www.unisciences.com/espace/news/poussiere_lune.php2.php?id=246&page=2
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« Modifié: 10 Août 2012 à 18:38:36 par katchina »
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L'homme sur MARS pour longtemps, et alors?
« Réponse #3 le: 25 Octobre 2008 à 00:51:59 »

L'homme sur MARS pour longtemps, et alors?

«Si des astronautes doivent aller sur Mars, ce qui est envisagé vers 2040, ils doivent être prêts à y passer le restant de leurs jours», estime l’Américain Edwin «Buzz» Aldrin, deuxième homme à avoir foulé le sol lunaire le 21 juillet 1969.

«Les opportunités d’un séjour sur Mars sont meilleures que nulle part ailleurs, à cause des conditions proches de la Terre, bien meilleures que sur la Lune», selon le pilote du module lunaire d’Apollo 11.

En dépit d’une atmosphère totalement inadaptée à l’homme, Mars recèle notamment de grandes quantités d’eau sous forme de glace, qui pourraient être mises à profit par d’éventuels colons. Ces derniers ne doivent cependant pas espérer rentrer chez eux, le voyage entre notre planète et Mars devant durer au moins une année et demie.

L’astronaute imagine le scénario suivant: «A l’âge de 30 ans, on leur donne une opportunité. S’ils acceptent, nous les entraînons, et, à 35 ans, nous les envoyons. Lorsqu’ils auront atteint 65 ans, qui sait quelles avancées scientifiques auront eu lieu? Alors ils pourront prendre leur retraite sur place, ou peut-être pourrons-nous les ramener.»

 Mais quel est donc le problême de tout ces gens avec la durée du voyage?


Voyez ce texte, futuriste?

« On partait en général début mars, pour revenir en octobre, témoigne Aimé Lefebvre, qui a passé trois ans sur des bateaux en baie de Terre-Neuve, de 1936 à 1938. Huit mois sans voir la terre, sauf quand on débarquait un marin blessé. » Paradoxalement, c'est quelqu'un qui n'a jamais mis le pied sur un bateau de pêche qui est à l'origine de Mémoire de terre-neuvas.

Source:Petites histoires de la Grande pêche - Saint-Malo



Oui, les marins de tout pays sont partis à la découverte ou à la chasse et pêche, avec les soucis, les drames, mais ils ont construit le monde d'aujourd'hui en grande partie, alors pourquoi est-ce si incroyable d'envoyer des Hommes sur MARS?

Source:20 minutes

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« Modifié: 10 Août 2012 à 18:45:37 par katchina »
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Pas d'eau sur la Lune et des problèmes pour la future base NASA
« Réponse #4 le: 25 Octobre 2008 à 02:05:08 »

 
24.10.08 Pas d'eau sur la Lune (2)
 

    
Les observations faites par la sonde lunaire Selene (JAXA) du cratère Shackleton tendent à montrer qu'il ne contiendrait pas de glace d'eau ! Un coup dur pour la NASA qui veut faire de ce site une base lunaire habitée.

Le cratère Shackleton

Ce cratère ressemble à une sorte de cône tronquée d'un diamètre de 21 km environ à son sommet et de 7 km à sa base. Il se différencie des autres cratères par une profondeur plus grande (4,2 km). Situé au pôle sud de la Lune, il est en permanence à l'ombre et donc un endroit où il pourrait y avoir de la glace.

De nouvelles images prises le satellite d'exploration lunaire japonais Selene indiquent que le cratère ne contiendrait pas de glace. Les images ont été prises au milieu de l'été lunaire, lorsqu'assez de lumière solaire diffuse de la paroi interne au sommet du cratère pour l'éclairer faiblement. En se basant sur un modèle de la forme du cratère, les scientifiques estiment que les températures au fond du cratère sont inférieures à 90 kelvins, assez froides pour qu'il y ait de la glace. Les images ne montrent pourtant aucun éclat particulier qui trahirait la présence de glace pure. Il n'y a donc peut-être pas de glace du tout, ou alors elle se trouve mélangée au sol en faible quantité concluent les chercheurs.

La question de l'eau

Jusqu'à présent, on n'a détecté sur la Lune que des traces de deutérium (H3) ce qui suggérait que de l'eau gelée aurait pu rester sous forme de glace au fond de cratères restés en permanence dans l'ombre (essentiellement dans les zones polaires). Cette eau aurait été apportée par les météorites qui ont bombardé la Lune juste après sa formation et qui la bombardent encore dans une moindre mesure.

On n'a jamais eu de preuve directe d'existence de glace à la surface, ou dans les roches. Lorsque des sondes se sont écrasées sur la Lune comme Lunarsat, Clementine ou SMART-1, les scientifiques espéraient voir depuis la Terre un panache dont l'analyse spectrale nous aurait renseigné sur sa teneur en eau. Les résultats ont tous été négatifs.

Quant à la sonde américaine Lunar Prospector dédié à la recherche d'eau (1998), elle a détecté suffisamment d'hydrogène pour en déduire qu'il y avait de la glace d'eau sur la Lune concentrée aux deux pôles, principalement localisée au fond des cratères, où les rayons solaires ne pénètrent jamais et les températures ne dépassent pas les -40°Celsius. Pour la NASA cet énorme réservoir d'eau douce devait faciliter l'implantation d'une colonie lunaire.

Base lunaire

La base lunaire que souhaitent construire les Etats-Unis sur les remparts du cratère Shackleton, au pôle sud, se fera progressivement, sur plusieurs années. Bien que le site définitif de son installation n'ait pas encore été choisi, cette région de la Lune revient souvent dans les conversations des experts. Elle présente de nombreux avantages dont une amplitude thermique faible, un fort taux d'ensoleillement qui permet un rendement suffisant des unités de production d'énergie.

http://www.flashespace.com/html/oct08/24a_10_08.htm

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20.10.06 Pas d'eau sur la Lune ?

 
    
La colonisation du pôle sud de la Lune pourrait être bien plus difficile si l'on en croit une étude qui tend à montrer que le satellite de la Terre pourrait ne pas contenir des quantités significatives de glace d'eau à sa surface. Pire encore, si l'eau y est véritablement présente, ce sera probablement sous forme de grains minuscules et dispersés dans le régolite (la poussière lunaire), et non de gisements de glace faciles à exploiter, affirme Donald Campbell de l'Université de Cornell, sur la base d'images radar de très grande précision d'une région du pôle sud. Or, de la glace d'eau, même mélangée à du régolite, serait une ressource nécessaire pour soutenir une activité humaine à long terme sur la Lune.

La possibilité que le pôle sud abrite des gisements de glace substantiels avait été évoquée pour la première fois en 1992 quand des images radar acquises par la sonde Magellan montraient des traces d'eau au fond de cratère des pôles de Mercure. Certains astronomes s'étaient alors empressés de faire un rapprochement avec les pôles lunaires qui sont pour ainsi dire similaires à ceux de Mercure.

Mais c'est en 1996 que les premiers indices suggérant la présence d'eau, sous forme de glace, ont été réunis par les astronomes. La sonde Clementine révélait alors l'existence de traces de glace sur les parois d'un cratère situé au pôle sud de la Lune. Deux ans plus tard, en 1998, Lunar Prospector indiquait la présence d'hydrogène et par inférence, d'eau à une profondeur d'environ 1 m toujours au pôle sud du satellite. Cependant, le radiotélescope d'Arecibo n'a pas pu confirmer cette dernière découverte (observation dans la longueur d'onde de 22 cm).
 
http://www.flashespace.com/html/oct06/20a_10.htm

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25.10.06 Exploration de la Lune : la problématique de l'eau 

 
Aujourd'hui, bien malin celui qui peut dire si la Lune contient des quantités significatives de glace d'eau sur sa surface. Si deux sondes ont semble t'il découvert des traces d'eau sur le plancher de cratères d'impact situés au pôle Sud, les radiotélescopes d'Arecibo et Robert C. Byrd Green Bank n'ont pas pu confirmer son existence.

Ce ne sont pas ces incertitudes qui vont retarder le retour de l'Homme sur la Lune (La NASA vise décembre 2019). S'il est indéniable que l'eau est un paramètre essentiel, ce n'est pas avant quelques décennies que les problèmes de ravitaillement en eau se poseront sur la Lune.

En effet, les premières missions humaines seront avant tout dédiées à l'exploration des sites d'atterrissage et dureront au grand maximum 3 semaines. Il n'y aura aucun problème pour transporter depuis la Terre les réserves en eau nécessaires. Les premières étapes de la colonisation de la Lune se feront à bord de sorte de mobil homes, puis s'en suivra la construction de bases en dures. Ce n'est qu'à ce moment là que se posera la problématique de l'eau. Avec l'accroissement de la colonie lunaire et de l'activité afférente, les besoins seront tels que la NASA aura bien du mal à ravitailler en suffisance.

L'eau et l'oxygène que l'on peut en tirer, sont deux éléments indispensables à la présence permanente d'une petite colonie. En effet, l'eau est constituée d'un atome d'oxygène pour 2 atomes d'hydrogène, ce qui fournit en sus d'une utilisation biologique évidente un mélange carburant/comburant idéal. La colonisation de la Lune serait donc grandement facilitée par la découverte de vastes quantités d'eau accessibles. Toutefois, si ces réservoirs d'eau existent, leur exploitation ne sera pas une tâche facile puisqu'ils seront soit tapis au fond de cratère situés aux pôles ou enfouis sous la surface de la Lune. Et encore, il faudra déterminer si ces dépôts sont exploitables et si nous serons alors capable d'extraire l'eau, car elle sera mélangée à d'autres éléments dans de faibles concentrations.

Enfin, à moyen terme, la présence d'eau renforcerait l'attrait économique de l'exploitation des ressources lunaires et de son utilisation à des fins scientifiques. Dans l'optique de la mission habitée vers Mars, la Lune doit servir à tester et valider de nombreux éléments-clés de la mission. L'habitat et les moyens de déplacement seront testés sur la Lune, et la NASA envisage de concevoir des installations automatiques fabriquant les propergols indispensables exactement comme on le prévoit sur Mars, à partir des réserves d'eau.

http://www.flashespace.com/html/oct06/25a_10.htm
 
 
« Modifié: 10 Août 2012 à 18:49:37 par katchina »
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La NASA rend public le manifeste d'Orion d'ici à 2020 (remplacant la navette)
« Réponse #5 le: 25 Octobre 2008 à 02:16:31 »

7.11.07 Orion : Nouveau calendrier prévisionnel
 
 
La NASA vient de rendre public un nouveau calendrier prévisionnel pour le programme Orion. Le premier vol habité vers la Station spatiale est maintenant prévu en septembre 2013, seulement 3 ans après le retrait des navettes. Initialement, la NASA prévoyait de lancer le premier Orion en 2014 - 2015.

Ce premier vol habité d'Orion s'inscrit dans une série de 3 vols d'essais avant la qualification de l'engin. Il surviendra après un vol automatique prévu en septembre 2012 et précédera le dernier vol d'essais en 2014. La phase opérationnelle doit débuter en 2015.

Cependant, de nombreux spécialistes doutent des capacités de la NASA à tenir cette date. Au sein même de l'Agence, des voix s'élèvent pour dire que 2013 est difficilement jouable. En mai 2006, des erreurs de conception et un surpoids de l'engin avaient contraint les ingénieurs à revoir leur copie, reportant de facto le premier vol en 2015. Or, gagner 2 ans dans le cadre d'un programme de cette envergure est très surprenant d'autant plus que les budgets alloués aux différentes branches de ce programme n'ont pas été augmentés de façon significative. Enfin, et cela va de soi, Ares 1, le lanceur d'Orion, devra être qualifié pour le vol habité en 2013, ce qui à priori devrait être le cas.

Si la conception d'Orion semble aujourd'hui figée, la NASA se bat toujours pour réduire sa masse Et on peut se demander où l'Agence compte raboter encore quelques kilogrammes. Depuis le début du projet, plusieurs versions ont été successivement dévoilées. A chaque fois, si les modifications apportées sont significatives elles visent avant tout à réduire la masse de l'engin. La dernière version en date, la 606 (juillet 2007) laissera sa place à une nouvelle version dévoilée en décembre 2007.

Orion

Orion doit remplacer les navettes spatiales, qui seront remisées après l'achèvement de la construction de la Station spatiale internationale prévue avant 2010.

Orion est un engin spatial constitué de trois modules : un module pressurisé (le module de commande), un module de service et un système d'évasion d'urgence..

La NASA a prévu de s'appuyer sur un Orion de base pour développer plusieurs versions susceptibles d'être adaptées à une multitude de missions, vers la Station (relève d'équipage, transport de fret, rehaussement d'orbite), évoluer en orbite basse, comme le faisait la navette spatiale, rejoindre la Lune et Mars. Pour cela, la NASA développera autour de la plate-forme de l'Orion de base une famille de véhicules spatiaux. 5 versions, 4 habitables et 1 vaisseau cargo, sont prévues.
 
http://www.flashespace.com/html/nov07/27a_11.htm


Orion  Crédit NASA

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13.07.07 Orion : Les dernières modifications
 
Face à de nouvelles contraintes budgétaires[/u] et dans un souci de réduire la masse d'Orion, la NASA a décidé de modifier le contrat la liant à Lockheed Martin, le contractant principal d'Orion et d'apporter quelques modifications à l'Orion de base.

Dénommé Orion 606, cette nouvelle version sera passée en revue d'ici quelques semaines. Les modifications apportées sont significatives et visent avant tout à réduire la masse de l'engin.

   Orion 606

Elles ne remettent pas en cause les capacités d'emport initiales d'Orion et encore moins les 5 m de diamètre du module de Commande.

Module de Service



Dans cette version la tour du Système d'interruption de lancement (LAS) devient plus grande. Le module de Service a été entièrement redessiné. Il est maintenant 'en capsulé' et de plus petite taille que sur les projets précédents. La configuration des éjecteurs à également été revue. De fait, cette version réduit sensiblement la masse du véhicule spatial et de plus allège les efforts aérodynamiques sur les panneaux dissipateurs de chaleurs.

Module de Commande



Concernant le module de Commande, la NASA a modifié l'emplacement de la trappe du sas d'entrée et réduit de 4 à 3 le nombre d'éjecteur de chaque système RCS utilisées pour les manœuvres orbitales. Quant aux panneaux solaires, ils reprendront la forme circulaire de ceux qui équipent le lander Phoenix et seront constitués de 10 segments.

Enfin, un nouvel aménagement interne permettra de mieux stocker les consommables dans la partie basse et le système de parachutes près de l'écoutille supérieure.

Note

La NASA a également apporté quelques modifications au contrat qui la lie avec Lockheed Martin, le contractant principal d'Orion. La phase de fabrication a été étendue de 2 années et le véhicule pressurisé destiné à convoyer du fret vers la Station spatiale a pour le moment été abandonné.

D'autres photos sur le site:

source


16.10.06 La NASA rend public le manifeste d'Orion d'ici à 2020

 
Le premier vol d'Orion est toujours prévu en septembre 2014, soit 4 ans après le retrait des navettes qu'il doit remplacer. Initialement prévu en 2018, le retour de l'homme sur la Lune est maintenant prévu fin 2019, début 2020.

2009

Ce manifeste débute dès 2009 avec le premier essai en vol du premier étage d'Ares I, le lanceur d'Orion. Comme indiqué dans notre article daté du 09.10.06, cet étage sera constitué de 4 segments SRB fonctionnels et le cinquième sera factice tout comme l'étage supérieur.

2009 à 2011


De 2009 a 2011, une série d'essais plus poussés sont prévus de façon à qualifier le lanceur pour le vol habité de septembre 2014.

Un test d'arrêt d'urgence est prévu en mai 2009 et conduira aux vitesses transsoniques. Suivra en août 2010 un tir visant à explorer la zone de pression dynamique maximale sur le lanceur. Les tests prévus en février 2011 (test de montée à une altitude non-nominale) et septembre (vol en haute altitude) prépareront le premier essai grandeur nature de 2012.

2012

En septembre 2012 est prévu le premier essai grandeur nature d'un Ares I entièrement opérationnel. Le premier étage sera constitué de 5 segments SRB et transportera un Orion inhabité et son système d'interruption du lancement pour un vol suborbital.

Septembre 2013 (Orion 3)


En septembre 2013, première tentative de placé un Orion inhabité (Orion 3) en orbite terrestre. La mission est prévue pour durer environ 2 semaines. L'engin spatial devant suivre une trajectoire dont l'inclinaison sera similaire à celle de la Station spatiale internationale.

Juin 2014 (Orion 4)

Nouveau lancement d'un Orion inhabité prévu en juin 2014. Cette fois-ci, l'Orion rejoindra la Station spatiale pour les premières tentatives et validation des procédures de rendez-vous avec la Station mais sans s'amarrer.

Septembre 2014 (Orion 5)

Si Orion 4 a rempli sa mission, le 1er vol habité est prévu en septembre 2014. La NASA reste assez vague sur ce que pourrait être cette première mission. Cependant, on sait que la mission doit durer environ 15 jours avec probablement un amarrage à la Station spatiale.

Décembre 2014 (Orion 6)

Dans le cadre de la nouvelle stratégie de l'exploration spatiale des Etats-Unis, la NASA va développer une famille de vaisseaux spatiaux dérivés d'Orion (projet Constellation).

En décembre 2014 est prévu le premier tir de la version cargo de l'Orion de base pour un séjour orbital d'au moins 90 jours. A priori il s'agira d'une version dépensable et non pressurisé.

Mai 2015 (Orion 7)

En mai 2015, on devrait assister à la première grande mission opérationnelle d'Orion avec un séjour orbital de quelque 180 jours. Orion 7 sera la première mission à transporter un équipage de 3 astronautes et à expérimenter le vol de longue durée. Il transportera une cargaison pour la Station spatiale.

Mai 2015 Orion 8


Nouveau lancement d'un vaisseau cargo Orion à destination de la Station spatiale internationale pour une durée de 30 jours.

Juillet 2015 (Orion 9)

Nouveau lancement d'un vaisseau cargo Orion à destination de la Station spatiale internationale pour une durée de 30 jours.

Septembre 2015 (Orion 10)

Deuxième mission d'ampleur pour Orion à destination de la Station spatiale internationale pour une durée de 180 jours. Cette fois ci, Orion sera utilisé pour la rotation des équipages. Il transportera les 3 astronautes et 2 ou 3 de ces astronautes remplaceront alors l'équipage en place dans la Station spatiale.

Décembre 2015 (Orion-11)

Nouveau lancement d'un vaisseau cargo Orion, non pressurisé à destination de la Station spatiale internationale pour une durée de 30 jours.

2016

L'année 2016 marquera une nouvelle étape de l'exploration humaine du Système Solaire par la NASA avec les premiers essais en vol de la version lunaire de l'Orion.

Juin 2018

Premier tir d'Ares V, le lanceur utilisé pour les missions lunaires il est prévu en 2018. Ares V est un lanceur à 2 étages équipés de boosters. Le premier étage est composé d'un étage central autour duquel sont installés 2 boosters à 5 segments RSRB/M (dérivés du premier étage d'Ares I). Quant à l'étage central, il est dérivé du réservoir extérieur de la navette et propulsé par le moteur RS-68.

Pour ce premier vol d'essai, la NASA utilisera un Ares V équipé d'un étage de transfert factice (EDS : Earth Departure Stage). Seuls le premier étage et étage central seront pleinement opérationnels. L'étage central sera équipé de 5 moteurs RS-68.

Juin 2019


En juin 2019 est prévu le premier lancement du Module d'atterrissage lunaire (LSAM) au moyen d'un Ares V équipé, pour la première fois, de l'étage de transfert EDS et de l'Orion lunaire (Orion 12) qui transportera 4 astronautes.

Cette mission sera cruciale pour la suite du programme lunaire de sorte qu'un sans faute sera nécessaire. En effet, plusieurs premières seront tentées. L'Orion et le LSAM accroché à l'étage EDS devront s'amarrer en orbite comme l'ont fait les missions Apollo des années 60-70. enfin, le Module d'atterrissage lunaire, inhabité devra valider de façon autonome les phases de descente et d'atterrissage sur la Lune et celles de remontée en orbite lunaire et d'amarrage à l'Orion resté en orbite avec ses 4 passagers.

Une fois le LASM lâché pour se poser sur la surface de la Lune, l'Orion sera mis dans la même configuration que celle qui prévaudra lorsque le LASM débarquera sur la lune avec 3 des 4 astronautes et qu'Orion sera mis en veille pendant toute la durée de l'activité sur la Lune, jusqu'au retour du LASM.

L'ensemble de la mission est prévue pour durer 21 jours. Une tentative de sortie extravéhiculaire est prévue en orbite terrestre. Un astronaute tentera de rejoindre le LSAM par l'espace'.

Décembre 2019 / …

Pour Noël 2019, la NASA nous promet l'homme sur la Lune avec la mission Orion 13 ! Et six mois plus tard une nouvelle mission lunaire (Orion 14, juin 2020).

Ares I et Orion

 
Orion


Orion et le module d'atterrissage lunaire (LSAM)

 
L'Orion de base

 
Crédit NASA

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« Modifié: 10 Août 2012 à 23:28:23 par katchina »
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Re : La NASA rend public le manifeste d'Orion d'ici à 2020
« Réponse #6 le: 25 Octobre 2008 à 09:00:16 »


Intéressant tout ca titilapin...

Moi ce que je remarque c'est qu'il leur faut 13 lancement avant de pouvoir envoyer quelqu'un sur la lune...

Avec Apollo, il n'en aura fallu que 11.

Et à l'époque il fallait tout inventer.

Les hommes auraient-ils été plus intelligents, plus efficaces, qu'ils en voulaient plus en 1960 ? ou alors étaient-ils plus imprudents ?

Ou ne serait ce que pour ne pas se presser et travailler sur d'autres projets beaucoup plus secrets ? et faire patienter et tenir en haleine le public ?



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Sans elle pas de survie possible.

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Re : La NASA rend public le manifeste d'Orion d'ici à 2020
« Réponse #7 le: 25 Octobre 2008 à 10:55:10 »

Salut Dificult' c'est sûrement l'une des hypothèses comme aussi le souci de faire des économies en démultipliant les actes de prudence  :)

24.08.06 Le CEV s'appellera Orion
     
La NASA vient de baptiser du nom d'Orion son véhicule d'exploration avec équipage (CEV). Ce nom fait référence à la constellation d'Orion, une des plus lumineuses du ciel et sur laquelle se sont appuyés bon nombre d'explorateurs de tout temps pour s'orienter la nuit.

Cette annonce survient quelques semaines après que la NASA ait nommé ses deux prochains lanceurs. Ares I, pour le lanceur d'Orion et Ares V pour le lanceur cargo, initialement connu sous le nom de CaLV.

Orion est le véhicule spatial conçu dans le cadre du programme Constellation et doit remplacer la navette dès son retrait prévu en 2014. Si officiellement la NASA vise 2014 pour l'entrée en service d'Orion, des informations circulent et laissent entendre que le programme souffre de plusieurs mois de retard de sorte qu'il est peu probable que le premier vol d'Orion respecte cette échéance (lire notre article Orion ne sera pas lancé en 2014 !).

A partir d'Orion, la NASA prévoit de développer toute une famille de véhicules spatiaux, dont une version capable de rejoindre la Lune. La première mission vers la Lune, repoussée de 2 ans est prévue en 2020.

Orion, un super Apollo

Orion ne sera pas un engin révolutionnaire. Pour limiter les coûts de développement et rendre l'engin fiable à plus de 99 %, la NASA a décidé de s'appuyer sur des technologies éprouvées et de revenir au concept des capsules de type Apollo. La NASA abandonne donc le concept d'engin ailé de type navette au profit d'une capsule de forme comique largement inspirée du programme Apollo.

Dans sa version de base, Orion sera capable de transporter jusqu'à 6 astronautes et une charge pour des missions de desserte de la Station spatiale. En version lunaire, Orion transportera 4 astronautes et du fret. Notez qu'une version dérivée de l'Orion de base sera développé pour rejoindre Mars.

D'après la NASA, la forme conique se prête mieux pour un retour sur Terre. Les contraintes de chaleur et de pression sont bien mieux maîtrisées que celles subies par un véhicule ailé, surtout pour les missions de retour de la Lune. La masse d'Orion sera de 25 tonnes pour un diamètre de 5 mètres, le volume de la capsule représentant 2,6 fois celui des Apollo des années 70.
 
http://www.flashespace.com/html/aout06/24_08.htm


Orion, la prochaine génération de véhicules spatiaux de la NASA
« Modifié: 10 Août 2012 à 23:30:42 par katchina »
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Re : La NASA rend public le manifeste d'Orion d'ici à 2020
« Réponse #8 le: 25 Octobre 2008 à 12:22:27 »

16.05.06 Orion ne sera pas lancé en 2014 ! (mis à jour septembre 2006)
      
Dans un communiqué laconique, la NASA a été contrainte de reconnaître qu'Orion ne serait pas prêt en 2014 comme initialement prévu. Avec le retrait annoncé des navettes en 2010, les Etats-Unis seront sans véhicule de transport spatial pendant au moins 5 ans ! La desserte de l'ISS sera assurée par les seules capsules Soyouz et son ravitaillement par des vaisseaux cargo Progress (Russie), ATV (Europe) et HTV (Japon)

Bien que la NASA se dise optimiste pour un lancement d'Orion courant 2014, rien n'est moins sûr. La phase 1 du projet enregistre déjà un retard de 5 mois et le programme accuse des surcoûts budgétaires significatifs. Ce retard s'explique par des erreurs dans les conceptions initiales d'Orion et de son lanceur, un poids qui ne cesse de s'alourdir depuis les premières études exploratoires et les modifications apportées pour remédier à ces problèmes.

Masse d'Orion

La masse d'Orion a toujours été un sujet de préoccupation. D'environ 25 tonnes, la masse d'Orion (module de commande + module de service) a été le facteur principal du choix d'un premier étage à cinq segments de SRB (Solid Rocket Boosters). Le déficit de performances est provoqué par des erreurs d'évaluation du poids et des moteurs du véhicule qui exige cinq segments SRB dans une configuration qui n'a jamais été testée en vol. La structure, l'aérodynamique, les vibrations et le comportement de cette configuration ne sont pas du tout maîtrisés. Déjà on s'inquiète de facteurs extérieurs (conditions météorologiques …) à même de retarder, voire d'annuler le lancement. Rappelons que le lanceur et Orion formeront un ensemble haut d'environ 100 m. Et quand on sait que dans le cas d'une mission lunaire deux lancements distincts seront nécessaires on comprend mieux le risque que fait peser le report ou l'annulation d'un des deux tirs.

Mais ce n'est pas le seul souci. Bien que le module de commande ne pèse 'que' de 11 à 14 tonnes selon la version, les ingénieurs s'inquiètent de la capacité du système de parachutes à freiner la chute du module lors de son retour sur Terre et à le poser en douceur sur le sol. Bien qu'un système similaire ait démontré toute sa fiabilité lors des missions Apollo, il faut garder à l'esprit qu'Orion, avec un diamètre d'environ 5 m est 2,5 fois plus volumineux que les capsules Apollo.

Enfin, la conception du module de service également été revue après la décision de la NASA d'écarter l'option d'un système de propulsion oxygène/méthane, plus difficile à développer, au profit de technologies éprouvées (système hypergolique utilisant de l'hydrazine ou propulsion hydrogène/oxygène liquide).

Dernières pilules à avaler pour la NASA, le coût opérationnel d'Orion et sa fiabilité.

Coûts

Alors qu'un des objectifs majeurs du programme Orion/CLV était de rendre l'accès à l'espace moins onéreux qu'au moyen de la navette, une étude de la Cour des Comptes US démontre déjà que le coût du lancement avoisinera les 580 millions de dollars, un chiffre à comparer aux 450 à 500 millions de dollars dépensés pour chaque vol du shuttle. Seule pointe d'optimiste, cette étude se base sur les coûts globaux du programme, sans prendre en compte l'utilisation commerciale ou militaire du système de lancement, ce qui permettrait d'en réduite significativement le coût.

Fiabilité


Enfin, parmi les exigences de la NASA, le système de lancement Orion/CLV doit être plus fiable que la navette. Un taux de perte de 1/2000 est visé. Or, de l'avis même de spécialistes du secteur, il est peu probable que ce taux sera atteint. Historiquement, le lanceur le plus sur est le Soyouz russe avec une série de 68 lancements sans échec. La navette se clase deuxième avec 67 missions sans échec.
 
 

Ares I et Orion

Crédit NASA

http://www.flashespace.com/html/mai06/16_05.htm

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 04.09.06 Lockheed Martin va construire Orion
 
Après avoir retenu les concepts de véhicule de transport spatial privé de Rocketplane Kistler (K-1, RpK), associé à Orbital Sciences et de SpaceX (Dragon, Space Exploration Technologies Corporation) la NASA vient de choisir Lockheed Martin comme principal contractant pour concevoir, développer et construire Orion, la prochaine génération de véhicules spatiaux des Etats-Unis.

Ce contrat d'un montant d'environ 3,9 milliards de dollars va renforcer un peu plus la compétitivité de Lockheed Martin mais également les firmes associées à ce projet d'envergure. En effet, Lockheed Martin s'est entourée de United Space Alliance, Honeywell, Hamilton Sundstrand, et Orbital Sciences Corp.

United Space Alliance exploite la navette spatiale, Honeywell conçoit notamment des hardware et software nécessaires à l'avionique de systèmes aérospatiaux tant civils que militaires. Quant à Orbital Sciences, opérateur de lancement que l'on ne présente plus elle est impliquéedans le projet d'engin spatial réutilisable K-1 sélectionné par la NASA (programme COTS). Enfin, Hamilton Sundstrand fournira 13 systèmes principaux du CEV, y compris le système de détection et d'extinction d'incendie, le système de commande de l'oxyde de carbone et de suppression d'humidité, le système de commande de la pression atmosphérique à bord, le système de surveillance atmosphérique, la ventilation de la carlingue et le stockage de l'eau potable et de conditionnement d'air.

On le voit, au travers de ces deux annonces, les Etats-Unis se donnent les moyens de garantir leur accès à l'espace pour plusieurs décennies, et cela non seulement en ce qui concerne les vols humains vers l'orbite basse et la Station Spatiale Internationale, mais bien au-delà, et ce d'une manière particulièrement économique puisque les tables à dessin sont actuellement recouvertes de diverses variantes du véhicule spatial dévolues à des missions variées vers la Lune, mais aussi Mars.

http://www.flashespace.com/html/sept06/04_09.htm

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04.09.06 L'Orion de base
 
Orion est un engin spatial constitué de trois modules. L'Orion de base comprend un module pressurisé (le module de commande), un module de service et un système d'évasion d'urgence. Son énergie sera fournie par des panneaux solaires évolués à triple jonction, orientés vers le Soleil par un simple système à cardan. Tout comme Apollo, Orion fonctionnera en 28 volts continus.

Le module de commande
, un cône réutilisable conçu sur le modèle Apollo, aura un diamètre d'environ 5 mètres. Il sera 2,5 fois plus grand qu'une capsule Apollo. Ce volume sera suffisamment vaste pour transporter un équipage de 6 personnes, une charge utile et tout l'équipement nécessaire au soutien vie de cet équipage pour la totalité de la mission, c'est-à-dire du départ au retour sur Terre. Pour les premières missions, Orion devrait abriter un équipage de 4 astronautes pour des missions d'un peu plus de 2 semaines. Ce qui est légèrement plus long que les missions de navettes qui durent moins de 15 jours. Pour les missions inhabitées, il fournira un espace pressurisé pour la cargaison avec des capacités d'amarrage avec d'autres véhicules spatiaux et des possibilités de rentrée atmosphérique.

Orion utilisera un mélange de GOX/ethanol pour son système de contrôle et navigation. Son bouclier thermique ablatif et non-réutilisable dont l'extrémité sera attachée au module de commande en huit points. Le reste de la capsule est recouvert d'isolateurs thermiques.

Quant au module de service
, il ne sera pas pressurisé. Il supportera le système de propulsion et tous les sous-systèmes associés. Il sera en charge de la distribution de l'énergie, et embarquera tous les équipements nécessaires à l'activité opérationnelle d'Orion en orbite. Enfin, Orion sera pourvu d'un système d'évasion de secours, similaire dans sa conception à celui qui équipait les capsules Apollo.

Notez que le système d'amarrage d'Orion à la station ne sera pas compatible avec celui installé sur la Station. La raison est simple, d'une masse importante, le système APAS (Androgynous Peripheral Assembly System) de la Station n'était pas compatible avec les exigences des missions lunaires. L'APAS est installé sur les adaptateurs pressurisés des nœuds de jonction de la Station et permet à la navette de s'y amarrer. Cette approche nécessitera l'installation de nouveaux ports d'amarrage sur la Station spatiale internationale.

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« Modifié: 11 Août 2012 à 00:02:14 par katchina »
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11.06.06 Programme Constellation : Allocation des tâches aux differents centres de la NASA 
 
La NASA vient d'annoncer la répartition des responsabilités de ses différents centres pour le programme Constellation d'exploration humaine et robotique de la Lune et de Mars. Cette distribution reflète comment l'agence entend optimiser l'utilisation des équipements, des ressources et des personnels pour son initiative pour l'exploration spatiale.

Cette organisation découle de l'expérience et de l'expertise acquise par les différents centres de la NASA, mais également de compromis politiques afin de repartir au mieux l'activité entre les différents Etats concernes et ménager ainsi le soutien que la NASA pourra obtenir au Congres pour son projet.


L'allocation des différentes responsabilités aux centres de l'agence s'est faite de la manière suivante :
 
Centre de recherche Ames, Californie

Le centre Ames sera responsable du développement des systèmes de protection thermiques et des systèmes d'information. Cela inclut le développement des boucliers thermiques et des parachutes de freinage qui équiperont le nouveau véhicule CEV (Crew Exploration Vehicle). Ce centre de recherche procedera également au développement du LCOSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) qui sera lancé avec le LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) en 2008, et qui impactera le pole sud de la Lune a la recherche de glace d'eau. Les systèmes d'information destinés a apporter un support au programme Constellation au niveau de la sécurité, de la fiabilité, et de l'assurance qualité seront également développés a Ames. Enfin ce centre apportera un support au niveau des algorithmes de navigation, de guidage et de pilotage du CEV.

Pour en savoir plus :
http://www.arc.nasa.gov/

Centre de recherche en vol Dryden, Californie

Le centre Dryden sera en chargé des opérations et des tests d'intégration pour les capsules d'éjection en cas d'échec au décollage pour le CEV (Crew Exploration Vehicle). Les tests de ce système, des systèmes d'évacuation, d'atterrissage et de récupération, de rentrée atmosphérique, des profils de rentrée et d'atterrissage, et de sauvegarde du champ de tir seront également assumés par le centre Dryden.

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/dryden/home/index.html

Centre de recherche Glenn, Cleveland

Le centre Glenn supervisera le développement du module de service du CEV (Crew Exploration Vehicle) et de la jupe permettant d'adapter ce module au lanceur. Cela permettra ainsi a ce centre d'apporter une vision indépendante et une analyse extérieure par rapport au maître d'oeuvre du CEV. Le module de service fournira au CEV des capacités importantes de manoeuvres grâce a ses systèmes propulsifs, permettra de générer de l'énergie avec ses panneaux solaires, et régulera la température du véhicule grâce aux différents radiateurs embarqués. Le centre Glenn sera également responsable de certains éléments de l'étage principal du CLV (Crew Launch vehicle).

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/glenn/home/index.html

Centre spatial Goddard, Maryland

Le centre Goddard sera en charge des systèmes de communication, de poursuite et de support du CEV (Crew Exploration Vehicle). Le développement des algorithmes de navigation et des systèmes avioniques sera également assuré par ce centre, conjointement avec le centre Ames. Enfin le travail entamé sur la mission du LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter), dont le lancement est prévu en 2008, n'a pas été remis en cause et sera donc poursuivi a Goddard.

Pour en savoir plus :
http://www.gsfc.nasa.gov/

Jet Propulsion Laboratory, Californie

Le JPL aura pour objectif principal de mettre en place une procédure de gestion des systèmes pour les opérations de développement. Ce centre sera donc responsable de la coordination entre les différents centres et planifiera les différents processus d'ingénierie-système associés aux développements et à la préparation des opérations missions. Le JPL apportera également un support lors de la phase de développement avancée des protections thermiques du CEV (Crew Exploration Vehicle), en collaboration avec le centre Ames.

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/jpl/home/index.html

Centre spatial Johnson, Houston

Le centre spatial Johnson, accueillant traditionnellement le corps des astronautes, assurera la gestion du programme Constellation. L'intégration du CEV (Crew Exploration Vehicle), du CLV (Crew Launch Vehicle) et du CaLV (Cargo Launch Vehicle) pour toutes les missions opérationnelles se fera ainsi au centre Johnson. Il aura également en charge le module habité, et fournira un support aux opérations en vol du CLV. Enfin, le JSC (Johnson Space Center) planifiera les missions, procédera aux entraînements des équipages et dirigera le centre de commande.

Pour en savoir plus :
http://www.jsc.nasa.gov/

Centre spatial Kennedy, Floride

Le passé du centre spatial Kennedy à fait de ce lieu le centre traditionnel à partir duquel les astronautes sont envoyés dans l'espace. Cette tradition perdurera puisque les lancements seront effectues à partir du KSC (Kennedy Space Center). La gestion des opérations au sol à également été attribuée à ce centre, qui assurera la gestion de toutes les activités liées aux opérations sol pour le lancement et l'atterrissage, incluant les procedures au sol avant le lancement et les systèmes de récupération.

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/kennedy/home/index.html

Centre de recherche Langley, Virginie

Le programme de développement avancé du module de commande et du système d'atterrissage, ainsi que les tests du CEV (Crew Exploration Vehicle) ont été confiés au centre Langley de la NASA Celui-ci supervisera également l'intégration du système d'abandon au décollage pour le CEV, apportant ainsi une vision extérieure et indépendante sur ce programme.

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/langley/home/index.html

Centre spatial Marshall, Alabama

Le centre Marshall supervisera le projet portant sur les véhicules de lancement du programme Constellation, gérant ainsi toutes les activités se rapportant au CaLV (Cargo Launch Vehicle) et au CLV (Crew Launch Vehicle). Le premier étage du CLV sera également développé par ce centre qui assurera les tests de démonstration des véhicules de lancement. Enfin l'établissement de deux bureaux dédiés à l'exploration robotique de notre satellite et aux atterrisseurs lunaires lui a également été confié. Ces deux bureaux géreront le LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) et le LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite), et mèneront des études sur les besoins des étages de descente vers la Lune.

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/marshall/home/index.html

Centre spatial Stennis, Missouri

L'expérience accumulée par le centre spatial Stennis dans le domaine de la propulsion des lanceurs depuis 40 ans a tout naturellement oriente les choix de la NASA. L'agence spatiale américaine a en effet décide de lui confier tous les tests portant sur les systèmes propulsifs. Le premier moteur qui sera testé sera le J-2X, très proche du moteur testé dans ce même centre qui fut utilisé sur les lanceurs Saturn V embarquant les modules Apollo. Le J-2X sera utilisé dans le programme Constellation pour propulser l'étage supérieur du CLV (Crew Launch Vehicle).

Pour en savoir plus :
http://www.nasa.gov/centers/stennis/home/index.html

Crédit

Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numero 38 du 8/06/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur :
http://www.bulletins-electroniques.com
 

Cargo Launch Vehicle (gauche) et le CEV et son lanceur, le CLV (Crew Launch Vehicle)

Crédit NASA

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« Modifié: 10 Août 2012 à 23:44:23 par katchina »
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Finalement, pas de glace sur la Lune ?
« Réponse #10 le: 25 Octobre 2008 à 16:19:19 »

Finalement, pas de glace sur la Lune ?  

Le cratère Shackleton au pôle sud de la Lune est en permanence à l'ombre et est donc un endroit où il pourrait y avoir de la glace. De nouvelles images prises par un appareil photo stéréo à bord du satellite d'exploration lunaire japonais KAGUYA (SELENE) indiquent toutefois que le cratère ne contiendrait pas de glace.


Cliché réalisé en novembre 2007 par la sonde (Une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'Homme pour explorer de plus près des objets du système...) KAGUYA.
Le cratère Shackleton est juste au dessus de la marque du copyright.

Les nouvelles images ont été prises au milieu de l'été lunaire, lorsque que suffisamment de lumière  solaire diffuse de la paroi interne au sommet du cratère pour l'éclairer faiblement. En se basant sur un modèle de la forme du cratère, Junichi Haruyama, de la Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA), et ses collègues estiment que les températures au fond du cratère sont inférieures à 90 kelvins, assez froides pour qu'il y ait de la glace.

Les images ne montrent pourtant aucun éclat particulier qui trahirait la présence de glace pure. Il n'y a donc peut-être pas de glace du tout, ou alors elle se trouve mélangée au sol en faible quantité concluent les chercheurs.

Source: Science, AAAS & EurekAlert
Illustration: JAXA

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5929
« Modifié: 10 Août 2012 à 23:48:16 par katchina »
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Re : 24.10.08 Pas d'eau sur la Lune
« Réponse #11 le: 25 Octobre 2008 à 18:36:53 »

Curieux pas l'info sur le site de la mission ?

http://www.jaxa.jp/press/2008/10/20081009_kaguya_e.html

PS : y'a un post dédié a la mission japonaise lapin. Ca serait cool de faire un sujet par mission.
La chinoise : vide lol
La Japonaise presque vide.
L'indienne : surement vide aussi
 ;)
« Modifié: 25 Octobre 2008 à 18:39:10 par labbe »
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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume

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Re : 24.10.08 Pas d'eau sur la Lune
« Réponse #12 le: 25 Octobre 2008 à 19:52:56 »

Bonsoir Labbe,

Il s'agit à mon humble avis d'une information générale indépendante du résultat d'une mission ou d'une autre.
C'est certes l'analyse des photos de la mission Japonaise mais avec pour thème: cela va contrarier les futures projets de la Nasa

Je poste un lien dans la mission Japonaise (puisque analyse avec la photo) pointant vers le fil de discussion relatif à l'eau si tu veux.

Par contre seule la mission Japonaise propose de belles photos.

Je peux aussi en pied de message rappeler les liens des missions de cette manière:

--------------------------------------------------------------------------

La mission Inde est ouverte ici: Inde et l'espace

La mission Japonaise est ouverte ici: Sonde Kaguya Selene - Jaxa
« Modifié: 10 Août 2012 à 23:49:38 par katchina »
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27.10.08 Aldrin : Pour aller sur Mars il faut des colons prêts à y rester
« Réponse #13 le: 27 Octobre 2008 à 01:09:57 »

27.10.08 Aldrin : Pour aller sur Mars il faut des colons prêts à y rester
 
    
Pour Edwin Aldrin, le deuxième astronaute américain à avoir foulé le sol lunaire, les pionniers martiens attendus vers 2040 pour coloniser la planète rouge devront se faire à l'idée d'y passer le restant de leurs jours, sans possibilité de retour sur Terre.

Aussi désagréable soit-elle, cette question du non retour mérite que l'on s'y intéresse. Bien qu'à priori aucune agence spatiale ne planche sur un tel scénario, cette idée n'est pas aussi saugrenue qu'elle y parait.

Allez sur Mars, y séjourner et en revenir, très clairement on ne sait pas faire. Les sauts technologiques à franchir sont si nombreux que pour alléger 'la charge de travail' quelques certains spécialistes ont planché sur des scénarii de missions qui font l'économie du retour sur Terre.

Ils sont partis de constats implacables dont celui de la durée de vie des martionautes et de leur capacité à fabriquer le carburant nécessaire à leur retour.

Brèves explications


Quelque soit le profil de mission envisagé, le voyage vers Mars et le séjour sur la planète ne pourront pas être sur à 100 %. Ce taux sera plus proche des 50 % que des 100. Quant à la durée de vie des martionautes, elle sera très courte. En plus des risques liés au voyage et ceux inhérents à toutes activités d'exploration et de travail sur une autre planète, il faut savoir que dès qu'ils quitteront la Terre, ils seront constamment exposés aux radiations. Rayons cosmiques et autres éruptions solaires pendant le voyage et dans une proportion moindre, radiations lorsqu'ils seront sur la planète rouge.

Quant au retour sur Terre, il implique la production sur place de l'énergie nécessaire à l'engin qui sera utilisé pour rejoindre le véhicule de retour, stationné en orbite martienne. Il n'est pas question d'acheminer depuis la Terre ce carburant. Il faudra donc le fabriquer sur place. Très clairement on n'en est pas capable. Le saut technologique à franchir est considérable. Il passe par la conception d'une usine dédié à cette activité qu'il faudra lancer, déployer sur Mars et lui laisser le temps nécessaire à fabriquer ce carburant sans coup férir.

Note

Comme tiens à le rappeler l'astronaute, Mars est la planète qui présente le plus de similitude avec la Terre. En dépit d'une atmosphère totalement inadaptée à l'homme, cette planète est bien mieux accueillante pour nous que la Lune. Elle recèle de grandes quantités d'eau sous forme de glace qui pourraient être mises à profit par d'éventuels colons.

Utilisation des ressources


L'utilisation in situ des ressources est loin d'être acquise. Dans ce domaine on attend beaucoup des premières missions lunaires. Un peu trop peut-être. On nous ressasse qu'à partir de la glace martienne on saura capable d'en extraire de l'oxygène ou de l'hydrogène pour les besoins de l'équipage mais également de la fabrication du carburant mais ce que l'on sait moins c'est que sur Terre on n'est pas capable de le faire à une échelle similaire. Les bases situées aux pôles terrestres ne sont toujours pas autonomes en énergie.
 
http://www.flashespace.com/html/oct08/27b_10_08.htm

EDIT sans rien de plus:
Info repris le 30/10  par: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5949

http://ufologie.over-blog.net/article-24238584.html
« Modifié: 10 Août 2012 à 23:52:49 par katchina »
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BEL23

  • Invité

Apparemment les pôles de la lune manquerait de glace....Lien

Une grande image du pôle sud de la lune ICI

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