Médias / Campagnes... => Pages d'Histoire & In Memoriam => Discussion démarrée par: titilapin2 le 04 septembre 2008 à 09:50:12

Titre: Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 04 septembre 2008 à 09:50:12
Photo non datée du crâne de Toumaï.
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L'âge de Toumaï - 7 millions d'années - mis en cause par le découvreur
Il y a 2 jours
(http://afp.google.com/hostednews/img/afp_logo.gif?hl=fr)


Du rififi chez les scientifiques sur comme interpréter les faits, le contexte, l'environnement. Il n'y a pas que les ufologues qui ont des difficultés à dater les événements:

PARIS (AFP)

L’âge de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), qui représenterait la plus ancienne espèce connue d’hominidé avec 7 millions d’années, est remis en question dans un commentaire publié par le découvreur du fossile, Alain Beauvilain, dans le South African Journal of Science.

En février dernier, le « père » scientifique de Toumaï, le paléontologue Michel Brunet, professeur au Collège de France, fixait dans une étude publiée dans les Annales de l’Académie américaine des sciences (PNAS) à 7 millions d’années l’âge du crâne mis au jour en 2001 à l’ouest de la vallée du Rift, dans le Djourab tchadien. Il confirmait ainsi la première estimation, basée sur la comparaison avec l’âge, connu par ailleurs, des fossiles d’animaux trouvés à proximité.

Ce chiffre a été obtenu par l’analyse isotopique des sédiments du site de la mise au jour, a déclaré à l’AFP Alain Beauvilain, géographe, qui dirigeait la mission sur le terrain à l’origine de la découverte. Il serait en effet possible d’en déduire l’âge du crâne si celui-ci avait été « pris » dans les sédiments. Or « ce n’était pas le cas », précise-t-il.

Le Pr Brunet, qui n’était pas sur place au moment de la découverte, a toujours écrit que le crâne était « incrusté » dans les sédiments, qu’il en avait été « extrait », note M. Beauvilain dans son article publié dans le dernier numéro de la revue de l’Académie des Sciences d’Afrique du Sud. Or, explique-t-il, photos prises sur place à l’appui, il reposait sur le sol, « sur une surface constituée de sable meuble sans cesse remaniée par le vent ». Il a été tout simplement « ramassé ».

Cela signifie, relève-t-il, qu’il pouvait provenir d’un tout autre endroit avant d’être entraîné jusque-là par l’érosion, notamment celle des vents, comme c’est le cas dans les déserts pour tout objet.

Cette éventualité, a-t-il expliqué dans son entretien, est confirmée par le fait que le crâne était en grande partie « recouvert d’une gangue bleuâtre ». Cela signifie qu’il « avait été fossilisé, recouvert de concrétions et ramené une, sinon plusieurs fois en surface, ce que montre la patine ».

M. Beauvilain remet en cause pour la même raison les conclusions du Pr Brunet concernant un autre fossile célèbre, trouvé au Tchad en 1995, la mandibule d’Abel, alias Australopithecus bahrelghazali, « officiellement » estimé entre 3 et 3,5 millions d’années.

« Considérant la durée au cours de laquelle ces fossiles peuvent avoir été laissés à découvert, la probabilité qu’ils aient été déplacés (…) par la combinaison de l’érosion et de la déflation éolienne (…) est bien plus forte que celles qu’ils n’aient connu aucun déplacement », écrit-il.

« Comme les paléontologues expérimentés le savent bien, il peut y avoir une différence considérable entre l’âge du substrat (le sol, ndlr), et celui d’un fossile traînant à sa surface », insiste-t-il.

« Il faut rappeler les choses telles qu’elles se sont passées », a-t-il dit à l’AFP, en reprenant l’histoire de la découverte telle qu’il l’avait déjà rapportée dans un ouvrage paru en 2003, « Toumaï, l’aventure humaine ».

Le professeur Brunet avait présenté Toumaï en 2002 dans la revue Nature comme étant, à sept millions d’années, le doyen de l’humanité. Pour le dater définitivement, il avait confié à des chercheurs du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS) le soin d’estimer l’âge des sédiments desquels le crâne avait été « extrait ».

Ils avaient utilisé pour la première fois le béryllium 10, isotope radioactif du béryllium, et daté Toumaï à 7,04 millions d’années. Cette période est proche de celle où les chimpanzés et les hominidés ont divergé dans l’évolution.

admn : lien source non fourni,
source de remplacement (http://www.tchadactuel.com/?p=2470)

(http://www.ouest-france.fr/of-photos/2008/09/02/SIGETOUMAI__apx_470__w_ouestfrance_.jpg)
  crâne fossile de Toumaï, découvert en 2001 au Tchad, a-t-il bien 7 millions d'années ? : Archives AFP


Titre: Re : L'âge de Toumaï - 7 millions d'années - mis en cause par le découvreur
Posté par: titilapin2 le 04 septembre 2008 à 09:53:13
Selon Alain Beauvilain, l'un des découvreurs du fossile, rien ne prouve que le crâne du plus vieil hominidé connu soit vieux de 7 millions d'années.


Polémique sur l'âge de notre ancêtre Toumaï

Depuis sa découverte, Toumaï a déchaîné les passions scientifiques. Il est maintenant accepté que son crâne, découvert en 2001 au Tchad, appartient à la plus ancienne espèce connue d'hominidé. Sahelantropus tchadensis (son nom scientifique) mesurait 1 mètre, pesait environ 35 kg. Mais est-il bien né il y a 7 millions d'années ?

Le géographe Alain Beauvilain, qui dirigeait l'expédition sur le terrain, remet en cause les estimations du directeur scientifique de la mission, le célèbre paléontologue Michel Brunet, qui n'était pas sur place lors de la découverte. L'inimitié entre les deux hommes s'est certes envenimée ces dernières années - Michel Brunet récoltant la majeure partie des honneurs - mais ses arguments sont troublants.

La datation n'est pas une preuve

Dans un article paru dans le South African Journal of Science, le géographe rappelle que l'âge de Toumaï avait été établi grâce à des fossiles de mammifères, trouvés à proximité, appartenant à des espèces qui vivaient il y à 7 millions d'années. En février, ce résultat a été conforté grâce à une toute nouvelle méthode de datation des sédiments qui l'entouraient, réalisée par le Centre national de la recherche scientifique (Cnrs). En effet, il est impossible de dater directement le fossile.

Ces datations indirectes ne prouvent rien, assure Alain Beauvilain. Michel Brunet a toujours écrit que le crâne était « incrusté » dans ces sédiments, qu'il en avait été « extrait ». « Ce n'était pas le cas, » assure le géographe. Photos à l'appui, il assure que le crâne reposait sur le sol, « sur une surface constituée de sable meuble, sans cesse remaniée par le vent. » Toumaï n'aurait pas été extrait, mais « ramassé ».

Et ça change tout. Le fossile pouvait provenir d'un autre lieu et avoir été entraîné par l'érosion. Selon lui, la « gangue bleuâtre » qui recouvrait le crâne indique qu'il avait été fossilisé, recouvert de concrétions et ramené une, sinon plusieurs fois à la surface. « La probabilité qu'il ait été déplacé est bien plus forte que celle qu'il n'ait connu aucun déplacement. »

source (http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Polemique-sur-l-age-de-notre-ancetre-Toumai-_3636-696038_actu.Htm)
Titre: Re : L'âge de Toumaï - 7 millions d'années - mis en cause par le découvreur
Posté par: titilapin2 le 04 septembre 2008 à 10:18:51
Un article de 2005 pour se rappeler les événements:

TOUMAÏ : suite et fin de la controverse ?

Trois ans après sa découverte au Tchad, de nouveaux fossiles et une reconstruction en trois dimensions de son crâne permettent d’en apprendre un peu plus sur Toumaï. Pour son découvreur, Michel Brunet, ces nouvelles données confirment plus que jamais qu’il s’agit du plus vieil hominidé connu à ce jour.

Deux articles dans Nature

Depuis sa découverte en 2002 par l’équipe de Michel Brunet, Toumaï, un crâne vieux de 7 millions d’années, a semé le trouble chez les paléontologues : comment expliquer la présence de cet hominidé* – le plus ancien connu à ce jour – dans le désert tchadien, alors que la théorie la plus en vogue place les premiers hommes à l'est du rift africain ? Certains paléontologues français pensent d'ailleurs qu’il ne peut s'agir d’un hominidé. Brigitte Senut et Martin Pickford, co-découvreurs d’Orrorin (un hominidé de 6 millions d’années), estiment ainsi que Toumaï est plus vraisemblablement un ancêtre des grands singes.

Visiblement agacé par cette polémique (voir également le point de repère), Michel Brunet avait annoncé qu’il ne répondrait à ces critiques que par une publication scientifique dans une « revue internationale à comité de lecture ». C’est désormais chose faite puisque, le 7 avril 2005, Toumaï faisait la une de la prestigieuse revue Nature** avec deux articles, l'un montrant une reconstitution virtuelle du crâne avant sa fossilisation, et l'autre décrivant de nouveaux ossements. Autant d’éléments qui, pour Michel Brunet, confirment que Toumaï est bien un hominidé.

source et suite  (http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=4123)
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Titre: Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 20 septembre 2008 à 00:41:27
Les hommes de Néanderthal n'étaient pas stupides

Agence France-Presse

Londres

Les hommes de Néanderthal n'étaient pas aussi stupides que l'on croit et apparaissent aussi doués pour faire des outils que l'ancêtre de l'homme moderne, l'homo sapiens, selon une nouvelle étude américano-britannique.

L'étude publiée dans le Journal of Human Evolution met en doute la théorie selon laquelle les hommes de Néanderthal, une espèce qui a disparu d'Europe il y a quelque 28 000 ans après avoir cohabité pendant 10 000 ans avec les homo sapiens, s'est éteinte parce qu'elle n'était pas capable de fabriquer d'aussi bons outils.

Des équipes de chercheurs de l'Université d'Exeter en Angleterre, de la Southern Methodist University de Dallas, la Texas State University, et de la Think Computer Corporation, ont passé trois ans à produire des outils de pierre.

Ils ont recréé des outils faits à partir d'éclats de silex et ont comparé le type d'outils créés par les hommes de Néanderthal et ceux faits par les homo sapiens.

Pour vérifier si les homo sapiens avaient une capacité supérieure à fabriquer des outils, les chercheurs ont analysé les données sur le nombre d'outils produits, leur capacité à couper, la quantité de matériau brut nécessaire et la durabilité des outils.

Les scientifiques ont conclu qu'il n'y avait pas de différence statistique entre l'efficacité des deux techniques.

D'autres études ont expliqué la disparition des hommes de Néanderthal par le refroidissement du climat et leur incapacité à adapter leur méthodes de chasse alors que des espèces comme les mammouths et les bisons migraient vers le sud.

source :
http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080826/CPSCIENCES/80826135/5144/CPSCIENCES (http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080826/CPSCIENCES/80826135/5144/CPSCIENCES)
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Titre: Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 20 septembre 2008 à 14:40:05
(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1a/Charles_Darwin_by_G._Richmond.jpg/397px-Charles_Darwin_by_G._Richmond.jpg) (http://www.darwinisme.org/images/darwin10.gif)

L'évolution par la sélection naturelle grande théorie darwinnienne.


Au darwinisme d'origine, le darwinisme de Darwin, a succédé le néo-darwinisme actuel, encore appelé "théorie synthétique de l'évolution". Cette théorie est critiquée par le néo-lamarckisme. D'autre part, au darwinisme social de la fin du XIXème siècle a succédé récemment la sociobiologie. Preuve que les dogmes de la biologie continuent encore et toujours d'évoluer, d'être contestés ou confirmés.


Né le 12 février 1809, à Shrewsbury, dans le Shropshire, Charles Robert Darwin est le cinquième enfant d'une riche famille britannique. Son grand-père, Erasmus Darwin, est un médecin et un savant célèbre. En 1825, le jeune homme entame des études de médecine à l'université d'Edimbourg. Peu motivé, il préfère quitter Edimbourg pour l'université de Cambridge où il poursuit des études afin de devenir pasteur anglican. Il y rencontre alors le géologue Adam Sedgwick et le naturaliste John Stevens Henslow. Deux rencontres qui se révéleront déterminantes. En 1831, c'est Henslow qui a l'idée providentielle d'adresser une lettre de recommandation au capitaine du Beagle, un navire de recherche destiné à améliorer les relevés des côtes de Patagonie. De sorte que, lorsque le Beagle lève l'ancre en décembre de la même année, il a à son bord un jeune naturaliste fraÎchement diplômé : Charles Darwin.
Des Îles du Cap-Vert jusqu'aux Açores, en passant par les côtes sud-américaines, Tahiti, l'Australie et le Cap, la croisière se prolonge jusqu'en octobre 1836. Darwin amasse une somme considérable d'observations en géologie et en biologie. Il s'intéresse aux diverses formations géologiques des Îles et des continents et recense une grande variété d'espèces fossiles et vivantes.
A son retour, Darwin poursuit ses recherches ; un héritage familial le mettant à l'abri du besoin. Il compare alors ses données avec les théories qui circulent. Ses observations géologiques confirment notamment les hypothèses de Sir Charles Lyell. Dans un ouvrage en deux volumes intitulé Principes de géologie (1830-1833), le géologue britannique contestait le catastrophisme. Selon cette théorie longtemps admise, la création des espèces avait lieu par vagues. Chaque vague était détruite par une catastrophe naturelle. Les fossiles ne représentaient alors que des traces des espèces disparues. Cette théorie, largement inspirée de la Bible, imposait la fixité des espèces, leur immuabilité. Or, Lyell affirmait dans ces ouvrages que la surface de la Terre était soumise à des changements continuels induits par des forces naturelles.
Mais si Lyell conteste le catastrophisme, il ne remet pas en cause la fixité des espèces. Darwin va donc plus loin que lui. Le naturaliste note, d'une part, que les fossiles d'espèces supposées éteintes ressemblent beaucoup à certaines espèces vivantes. D'autre part, il n'observe que des variations minimes entre des espèces d'Îles différentes. Pour lui, cela ne fait aucun doute : loin d'être fixes, les espèces se modifient. Il commence à noter ses idées dans ses Carnets sur la transmutation des espèces et en 1838, il a déjà établi les grandes lignes de sa théorie de l'évolution des espèces. Pourtant, il se contente de publier son compte-rendu de voyage… Jusqu'au choc décisif provoqué par le manuscrit d'Alfred Russel Wallace.
En février 1858, ce jeune naturaliste anglais se trouve sur les rivages de Ternate, dans les Moluques (Indonésie), en proie aux fièvres du paludisme. Les rares moments de répit lui laissent le temps de rédiger un court texte sur un problème qui le hante depuis trois ans : " la survivance du plus apte ". Après avoir signé sa lettre, il l'adresse à un naturaliste anglais en le priant de la transmettre à sir Charles Lyell, le célèbre géologue. Le premier destinataire de la lettre n'est autre que Charles Darwin. Ce dernier est alors obligé d'admettre ce fait incroyable : presque aux antipodes, un compatriote a, sans avoir eu connaissance de ses travaux, rédigé le résumé parfait de sa théorie. Sur les instances de Lyell, Darwin se résout à publier ce qui à ses yeux n'est que " l'extrait d'un essai sur l'origine des espèces ". L'éditeur, jugeant le titre trop complexe, l'abrège et Sur l'origine des espèces est présenté au public britannique le matin du 24 décembre 1859. Le soir même, les 1250 exemplaires ont été vendus.
La théorie de Darwin sur l'évolution par la sélection naturelle se fonde sur la compétition entre les jeunes de chaque espèce pour leur survie. Les survivants, qui donneront naissance à la génération suivante, possèdent les caractéristiques naturelles qui leur ont permis de survivre. Ces caractéristiques sont transmises à leur descendance, faisant de la nouvelle génération une génération mieux adaptée. Darwin établit donc les trois bases fondamentales de la théorie de l'évolution : depuis toujours la faune et la flore ont évolué, les lignées présentent d'innombrables variations de détails et, enfin, la sélection naturelle est si rigoureuse que la moindre variation utile fait triompher la lignée qui la possède. En cela, Darwin reprend à son compte les idées de Lamarck : influence des changements dans les conditions du milieu, hérédité des caractères acquis au cours de la vie (thèse qui sera infirmée plus tard).
Les réactions aux théories de Darwin ne tardent pas. Certains biologistes avancent qu'il est incapable de prouver ses assertions. De plus, comment peut-il expliquer la transmission des variations aux générations suivantes ? Darwin ne peut répondre à ces objections. Il faudra attendre la naissance de la génétique moderne et les lois de Mendel pour pouvoir confirmer ses hypothèses. En fait, de nombreux scientifiques continuent à exprimer des doutes quelque cinquante années plus tard. Mais l'opposition la plus virulente vient des hommes d'Eglise. Les thèses de Darwin sur l'évolution des espèces vont à l'encontre des Ecritures sur la création de l'homme. Il place en effet l'homme au niveau de l'animal et, pis, le fait descendre du singe dans son ouvrage La lignée humaine qu'il publie en 1871. Néanmoins, la quasi-totalité de l'Eglise admet à la fin du XIXe siècle qu'il n'existe pas réellement de contradiction entre le concept d'évolution et les théories bibliques.
Darwin travaillera à développer ses thèses jusqu'à sa mort, le 19 avril 1882. Il aura alors jeté les bases des principales théories modernes sur l 'évolution et aura marqué de son empreinte toute la pensée moderne.

Oeuvres de Darwin:

Sur l'origine des espèces, 1859
La fécondation des orchidées, 1862
Variation des animaux et des plantes domestiques, 1868
La lignée humaine, 1871
L'expression des émotions chez l'homme et les animaux, 1872
Les Plantes insectivores, 1875
Les Îles volcaniques, 1876
Le mouvement chez les plantes, 1880
La formation de l'humus végétal par l'action des vers de terre, 1881

 
Source: http://pagesperso-orange.fr/webiologie/darwin2.html (http://pagesperso-orange.fr/webiologie/darwin2.html)
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Titre: Théories de l'évolution
Posté par: titilapin2 le 20 septembre 2008 à 14:44:05
Jean-Baptiste Lamarck et le Lamarckisme  


(http://ecx.images-amazon.com/images/I/419Z1305P5L._SS500_.jpg)

Quatrième de couverture
Fondateur de la science de la vie qu'il nommera la "biologie", Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829) s'est consacré, durant une longue carrière et malgré bien des incompréhensions, à éclaircir la dynamique du vivant en montrant notamment comment la complexité croissante des organismes vivants est à la fois une réponse aux perturbations que provoque le milieu où ils se développent, mais aussi le gage d'un perfectionnement progressif. Yves Delange rend ici justice à cet homme hors du commun. Pas à pas, il le suit à travers les péripéties d'une existence qui, de l'éveil de la vocation scientifique aux dernières années de travail dans la cécité, de l'invention de la météorologie aux ultimes recherches en biologie, aboutit à cette intuition fameuse et longtemps controversée : l'hérédité des caractères acquis. Yves Delange, lui-même botaniste, n'évoque pas seulement cette vie en admirateur et en confrère. Qu'il restitue le Paris de l'époque (sous la Révolution, la Terreur, l'Empire...), qu'il nous guide dans le jardin des plantes ou nous ouvre les somptueuses collections du Muséum d'histoire naturelle, il ajoute à la connivence du scientifique une précision d'historien et un enthousiasme de romancier.


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Lamarck est l'un des plus grands savants du XIXe siècle. Sa place dans l'histoire des sciences est en effet, celle de fondateur de la théorie de l'évolution, selon laquelle, les êtres vivants actuels, végétaux et animaux - y compris l'homme - ne sont pas sortis tels que nous les connaissons des mains d'un créateur, il y a quelque 6 000 ans, mais sont le résultat d'une longue histoire, commencée il y a plusieurs centaines de millions d'années. Cette théorie, élaborée pour la première fois par Lamarck, allait, avec Darwin, s'imposer comme conception scientifique de l'histoire de la vie.

Né à Bazentin (Somme) dans une famille picarde peu fortunée, qui voue ses enfants à la carrière militaire, Lamarck débute comme officier d'infanterie sur le front de Westphalie pendant la guerre de Sept ans. Obligé de quitter l'armée à la suite d'un accident, il se passionne pour la botanique lors d'un séjour à Monaco (1764). Il entreprend des études de médecine à Paris, en 1768, vivant d'une maigre pension et de petits emplois. Remarqué par Buffon (intendant du Jardin du Roi de 1739 à 1788), il devient correspondant du Jardin. En 1778, l'Imprimerie royale publie sa Flore française, où il donne des clefs dichotomiques permettant à chacun d'identifier les plantes. Cet ouvrage lui apporte une notoriété immédiate et lui vaut d'être élu à l'Académie des sciences l'année suivante. Les années décisives:
Lamarck a presque atteint la cinquantaine qu'il n'a pas encore de véritable situation. C'est alors qu'on lui donne, un peu par condescendance, la chaire d'enseignement des "insectes, vers et animaux microscopiques", au Muséum national d'histoire naturelle, qui vient d'être créé par la Convention. Nous sommes en 1793, en pleine Révolution. à ce moment commence la vraie carrière de Lamarck. Désormais il ne quittera plus le Muséum, et il se consacrera entièrement à l'enseignement et à l'étude qu'on lui a confiés. Il s'y donne tellement que c'est à lui que l'on doit l'invention du terme qui définit son champ d'activité, le mot d'invertébré (et de vertébré, par la même occasion), qu'il propose pour la première fois en 1797. Ces termes nous sont aujourd'hui familiers, mais à l'époque ils étaient tout neufs, comme l'était l'expression d'animaux sans vertèbres. Jusque-là - et depuis Aristote on n'avait pas fait de progrès - on distinguait les animaux à sang rouge et les animaux à sang blanc. Cette distinction n'était cependant pas satisfaisante, car il y avait des animaux "inférieurs" à sang rouge… Les collègues de Lamarck trouvèrent sa distinction si judicieuse qu'ils l'adoptèrent sur le champ. Il y a peu d'exemples de néologisme qui ait connu un succès aussi rapide. Sur sa lancée, Lamarck allait d'ailleurs en créer un autre, en 1800: celui de biologie, pour qualifier l'étude des phénomènes de la vie. Rappelons encore que c'est lui qui, vers la même époque, en 1802, fixe le sens actuel du mot fossile.
La date de 1793 est donc une date cruciale dans la vie de Lamarck, et, par le fait, dans l'histoire des sciences et de la vie. Lamarck se voit en effet confier une tâche immense: il s'agit de mettre de l'ordre dans une masse à peu près inconnue de 150 000 espèces - 90 % du monde animal! Le nom de Linné domine alors le monde des naturalistes: on reconnaÎt - malgré certaines résistances, en particulier celle de Buffon - que c'est lui qui a su donner la première classification claire des végétaux; mais il n'a fait qu'effleurer celle des animaux. Les animaux dits "inférieurs", en particulier, sont restés à l'état de "chaos", ou de "ramas", selon l'expression de Cuvier, qui a jugé prudent, après y avoir fait une incursion, de ne plus s'en occuper, d'autant plus qu'il est difficile d'y utiliser le scalpel. Cuvier se partage l'étude de 10 000 espèces de vertébrés avec Étienne Geoffroy Saint-Hilaire et Lacépède.
Lamarck, ainsi isolé, mettra une bonne demi-douzaine d'années à maÎtriser l'ensemble des animaux restés jusqu'alors pratiquement en dehors du domaine de la science. Ce n'est en effet qu'en 1799 qu'il se trouvera en mesure de proposer un premier plan de mise en ordre des invertébrés sous la forme d'un Prodrome d'une nouvelle classification des Coquilles. Deux ans plus tard, Lamarck manifestera sa maÎtrise en publiant son Système des animaux sans vertèbres, qui deviendra rapidement le livre de chevet des "invertébristes", surtout lorsque, à partir de 1815, il sera devenu la volumineuse Histoire naturelle des animaux sans vertèbres. Entre-temps, Lamarck aura encore écrit, en 1809, la Philosophie zoologique, œuvre relativement mineure, que l'on cite cependant plus souvent que ses ouvrages scientifiques majeurs.
Il ne suffisait pas en effet de délimiter un champ d'études. Il fallait aussi le défricher. Lamarck s'y attela, et, progressivement, il établit les principales classes d'invertébrés, ou, comme il disait, les principales masses. Il prit comme instrument conceptuel de classification ce qu'il appela des plans d'organisation, définis selon la possession et la disposition des différents appareils ou systèmes d'organes: l'appareil digestif, circulatoire, respiratoire, nerveux, etc. Cette considération l'obligea à des études très poussées d'anatomie comparée entre les innombrables espèces d'animaux qui faisaient partie de son domaine d'enseignement et d'études. Dans les mises et remises au point qui en furent le résultat, il sut en remontrer à plus d'une reprise à Cuvier lui-même, par exemple quand celui-ci confondit, en étudiant la Salpa, la bouche avec l'anus, ou encore quand il commit l'erreur de classer les cirripèdes parmi les mollusques, alors que Lamarck soutenait que ces animaux marins se rattachaient plutôt aux crustacés, ce que les études embryologiques menées postérieurement confirmèrent d'une manière éclatante.
Au lieu des deux ou trois classes fourre-tout de Linné, Lamarck proposa une classification raisonnée des invertébrés en treize grands groupes, des crustacés aux arachnides, ou des mollusques aux infusoires et aux polypes, en passant par les tuniciers et les conchifères, pour ne citer que quelques-uns. Ici encore, le succès de son entreprise fut étonnant. Tous les "invertébristes" adoptèrent sa classification, au point que ceux qui s'obstinaient à la refuser - surtout les Anglais - furent rapidement considérés comme des retardataires, même et surtout par ceux de leurs compatriotes qui, comme Webster dès 1814, proclamaient que les noms donnés par Lamarck sont les "vrais noms scientifiques".
Un tel travail de mise en ordre de la plus grande partie du monde animal eût suffi à la gloire d'un homme. Mais Lamarck avait, au cours de cette entreprise titanesque, découvert une autre " vérité ", celle de l'" évolution ".
Il importe d'abord de préciser que le terme d'évolution que nous employons, et qui nous est maintenant familier, ne l'était pas à Lamarck, comme il ne le fut pas à Darwin, car il n'a été introduit dans le vocabulaire scientifique qu'à partir des années 1870. De même, le terme de "transformisme" n'était pas non plus utilisé à l'époque, puisqu'il n'est devenu courant en France que dans les mêmes années.
Nous avons vu comment Lamarck s'était investi dans la mise en ordre de "ses" 150 000 espèces d'invertébrés. Une classification zoologique (ou botanique) est toujours hiérarchique. Comme le fait remarquer Lamarck lui-même à plusieurs reprises, l'idée ne viendrait à personne, dans une présentation du règne animal, de commencer par les mammifères, de poursuivre par les insectes, de revenir aux poissons, de passer par les mollusques pour terminer par les oiseaux.
À l'époque de Lamarck, les tableaux proposant un panorama du monde animal situaient toujours en tête les mammifères, animaux considérés comme les plus proches de l'homme, et donc comme les plus parfaits. On plaçait ensuite dans l'ordre les reptiles, les oiseaux et les poissons, avant de passer aux insectes et aux vers. Comme on le voit, l'ordre hiérarchique observé était descendant. Dans le tableau des invertébrés qu'il était en train de construire, Lamarck avait commencé par suivre le même ordre: en tête il plaçait les mollusques, puis les annélides, les crustacés, les insectes, les vers, les radiaires, pour terminer, au dernier échelon de la hiérarchie, par les polypes, dont le dernier degré était tenu par les "monades".
C'est à force de considérer ce tableau, de le remanier, et ce faisant d'aboutir toujours aux mêmes polypiers, ou monades, à la partie inférieure, que Lamarck découvrit progressivement, dans les années 1797 à 1800, la théorie fondamentale de la transformation des espèces.
Deux concepts qu'il n'avait pas formulés jusque-là se font jour en effet dans son esprit à cette époque. Tout d'abord, celle de la ténuité de la vie dans les derniers représentants de la dernière classe des invertébrés. Les monades sont, dit-il, des animaux à peine doués de l'animalité: on peut, et l'expression vient sous sa plume, les considérer comme des "ébauches" de la vie animale. La dynamique de la réflexion transformiste est lancée à ce niveau le plus bas des invertébrés: ces "ébauches" sont peut-être, écrit Lamarck, "les formes par lesquelles la vie a commencé sur la Terre". À ce moment, un second concept apparaÎt, comme dérivant du premier. Lamarck renverse le tableau de classification des invertébrés qu'il avait dressé d'une manière traditionnelle, en allant du haut vers le bas, des êtres les plus parfaits vers ceux qui l'étaient moins. Il découvre ainsi "la marche que la nature a suivie dans la production des êtres". La théorie de l'évolution est née. En effet, tout s'éclaire désormais: la vie a commencé faiblement autrefois sur la Terre, par des animaux à peine différenciables de la matière. Une fois qu'il a commencé à animaliser ces premiers êtres, dont on peut à peine affirmer qu'ils sont doués de la vie, le "mouvement vital" - la vie est essentiellement un "mouvement", comme nous le concevons encore aujourd'hui - a progressivement "composé" l'organisation, et amené la production d'êtres vivants de plus en plus complexes.
Le pas le plus important était donc fait par Lamarck: celui de l'affirmation de la transformation progressive et successive des espèces, c'est-à-dire celui de l'affirmation de la réalité de l'évolution. Mais il restait d'autres points à régler, en particulier celui de l'apparition même de la vie. On sait que Darwin reculera devant ce problème, et préférera faire appel à la création directe par Dieu des premiers êtres, attitude qui lui sera reprochée par les naturalistes les plus éminents de l'époque, comme Henri Georg Bronn, ou même par Littré. Lamarck refuse cette faute de logique.
Dans les mêmes années où il conçoit la théorie de l'évolution, Lamarck met en place l'idée de la "production" de la vie par des agents naturels. Il dispose déjà, comme nous venons de le voir, du concept de "mouvement vital" pour faire marcher la "machine" animale. Ce mouvement vital est produit par une force, celle de la chaleur, ou, comme il dit du "calorique". Cette chaleur devient alors, pour lui, non seulement l'agent du fonctionnement de la vie, mais aussi celui de sa production. Le "calorique", en pénétrant dans la matière humide, est susceptible, selon lui, d'y provoquer un début d'organisation, c'est-à-dire cette "ébauche" de la vie dont il a parlé chez les animaux situés au plus bas de l'échelle. Le mouvement, une fois enclenché, continue ensuite à perfectionner l'organisation. Ainsi apparaÎtront progressivement les différentes espèces d'animaux. Il n'y a pas besoin de faire appel à un créateur pour lancer, et relancer, la machine merveilleuse qu'est la vie.
Lamarck s'est bien entendu heurté à la même objection que rencontrent les naturalistes d'aujourd'hui: il ne pouvait fournir d'exemple actuel de production de la vie. Pour essayer de répondre à cet argument, il avait soutenu que la vie pouvait naÎtre encore dans les mares stagnantes des pays chauds. Mais, pour Lamarck, la production des êtres primitifs appartenait en réalité à un passé lointain et révolu. Dans ses écrits, en dehors de la réponse ponctuelle faite à ses détracteurs et que nous venons de mentionner, tout ce qui concerne l'apparition de la vie est toujours écrit au passé, et non au présent. Les êtres actuels sont l'aboutissement d'une très longue histoire.
Il est connu que c'est Cuvier qui est le fondateur de la paléontologie des vertébrés. Mais il l'est moins que Lamarck est celui de la paléontologie des invertébrés. Ici encore c'est par défaut de lecture de son œuvre que cet aspect fondamental de son activité scientifique et de sa théorie de l'évolution a été méconnu. Or Lamarck est celui qui a défini le sens actuel du mot "fossile". Jusqu'à lui, on attribuait cette qualification à tout ce qu'on extrayait du sol, c'est-à-dire surtout aux roches. Lamarck propose que désormais on réserve le sens de fossile "aux dépouilles des corps vivants altérés par leur long séjour dans la terre ou sous les eaux, mais dont la forme et l'organisation sont encore reconnaissables". Ici encore cette proposition connut le plus grand succès, car depuis que Lamarck a donné cette définition les naturalistes ont entendu ce terme dans le sens qu'il lui avait donné. Lamarck ne s'est pas contenté, là non plus, de donner une définition. Il a lui-même étudié et défini plus d'un millier de fossiles, ce qui représente l'étude de la plus grande quantité d'êtres disparus qui ait été réalisée de son temps.
Mais c'est surtout dans la manière dont il considère les fossiles que Lamarck a été exemplaire. À l'inverse de Cuvier, dont le souci principal était de souligner les différences entre les espèces, en vue d'établir la théorie du catastrophisme, Lamarck mettait en évidence les ressemblances, et soulignait les analogies qui existaient entre les espèces fossiles et les espèces actuelles. Pour lui les fossiles représentaient ainsi des étapes de la marche de la vie: les espèces actuelles dérivaient des anciennes par descendance. Les espèces anciennes "analogues" aux espèces actuelles étaient en fait, soutenait-il, les mêmes espèces "changées par le temps et les circonstances". Les paléontologistes évolutionnistes actuels ne s'expriment pas autrement que lui.
Lamarck a vécu jusqu'à un âge très avancé: il avait 85 ans à sa mort, en 1829. Il était aveugle depuis plus de dix ans; il n'assurait évidemment plus de cours et n'assistait plus aux séances de l'Académie des sciences, dont il était membre depuis 1795. Il continuait cependant à toucher son traitement au Muséum, et ses émoluments à l'Académie, si bien qu'il n'était pas dans la misère, comme quelqu'un a eu l'idée de le dire à partir de la fin du XIXe siècle, et comme on l'a répété complaisamment depuis.

Il y a donc une légende de Lamarck pauvre, oublié et méprisé. Ceux qui ont approché Lamarck à cette période de sa vie rapportent qu'il avait gardé un caractère enjoué. Sans doute manifestait-il parfois de l'humeur contre ses adversaires qui, comme Cuvier, lui en voulaient de nuire à leur prestige en insistant sur le temps long des phénomènes géologiques et en ruinant ainsi leurs théories des bouleversements universels. Lamarck doit aussi sans doute une partie de sa légende à ses deux filles, qui l'ont entouré de soins affectueux jusqu'à sa mort. Devenues vieilles à leur tour, elles ont pleuré sur elles-mêmes en faisant pleurer sur leur père, et c'est sûrement à ces deux vieilles filles que nous devons la vision du Lamarck oublié, vision que les disciples de Darwin ont reprise avec délectation, pour faire croire que leur grand homme avait tout inventé cinquante ans après la formulation de l'évolution organique des êtres.

Source: http://pagesperso-orange.fr/webiologie/darwin2.html (http://pagesperso-orange.fr/webiologie/darwin2.html)
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Titre: Il était une fois nos ancêtres - Une histoire de l’évolution (note de lecture)
Posté par: titilapin2 le 20 septembre 2008 à 22:14:15
]Il était une fois nos ancêtres - Une histoire de l’évolution

(http://www.pseudo-sciences.org/IMG/jpg/Dawkins2008-09.jpg)


N’ayons pas peur des superlatifs : « Il était une fois nos ancêtres » de Richard Dawkins est une œuvre magistrale. Elle nous propose de remonter le cours de l’histoire de la vie sur notre planète sur quatre milliards d’années en l’espace de huit cent pages. Ce livre est tellement énorme, dans tous les sens du terme, qu’en rendre compte est une tâche périlleuse.

Trois piliers pour un monument

Pour comprendre le défi relevé par Richard Dawkins en réalisant cet ouvrage, il faut d’abord bien avoir à l’esprit quelques points incontournables de la connaissance sur le vivant que ceux qui sont déjà familiers avec la classification phylogénétique du vivant me pardonneront de rappeler.

Le premier est que si nous prenons deux organismes vivants quelconques (disons un hippopotame et un pin maritime) nous pouvons affirmer qu’ils ont un ancêtre commun (pour l’exemple choisi, leur premier ancêtre commun vivait il y a environ 1 300 mllions d’années).

Le second est que nous et tous les organismes vivants qui nous sont contemporains avons tous bénéficié de la même durée d’évolution depuis que leur ancêtre commun unique a vécu, il y a quelques trois milliards d’années : il faut donc se sortir de la tête toutes les « échelles de l’évolution », « chaînons manquants » et autres « fossiles vivants » qui ont pu être enseignés aux plus anciens d’entre nous et viennent encore régulièrement polluer l’information scientifique si ce n’est l’enseignement des sciences.

Enfin il faut comprendre le concept d’ancêtre : la comparaison des différentes espèces entre elles suivant le principe « qui ressemble à qui », en mobilisant l’anatomie comparée, l’embryologie et maintenant la biologie moléculaire est l’objet ce qu’on appelle la phylogénie ; la mise en lumière des homologies permet de caractériser l’ancêtre hypothétique, « hypothétique » non que l’existence de cet ancêtre soit incertaine mais que cet ancêtre a disparu il y a bien longtemps et que nous ne le connaîtrons pas : tout au plus pourrons-nous donner ses caractéristiques et suggérer à qui il n’est pas improbable qu’il ressemble.

Et les fossiles, me direz-vous ? Ôtons-nous de la tête une fois pour toutes que les fossiles sont de bons candidats à ce statut d’ancêtre : ils sont pris en considération ni plus ni moins suivant les mêmes principes que les espèces vivantes, quoiqu’avec évidemment davantage de difficultés, et permettent ainsi de compléter l’arbre du vivant de branches aujourd’hui disparues, en même temps qu’ils contribuent à l’exercice de la datation des événements ; pour ce dernier aspect, la biologie moléculaire, par les « horloges moléculaires » (raisonnements fondés sur la vitesse des dérives génétiques), est venue récemment appuyer le jalonnement « temps » des arbres phylogénétiques.

Nous voilà donc équipés pour le voyage à remonter le temps auquel nous invite Richard Dawkins.

En remontant le temps jusqu’à l’aube de l’évolution

La trame générale de ce livre est de mettre sur la même ligne de départ d’une grande randonnée l’ensemble des espèces vivantes à ce jour et de leur faire remonter les branches de l’arbre du vivant à la recherche de leurs ancêtres, et ce à la même vitesse ; nous prendrons, en ce qui nous concerne, le départ de ce périple avec nos congénères humains et la troupe ainsi constituée grossira à mesure qu’à chaque nœud de l’évolution nous retrouverons des cousins, de plus en plus éloignés, qui réalisent le même périple à la recherche, à l’aube de l’évolution, de notre ancêtre commun à tous.

Nous commençons ce voyage seuls. Quand le compteur de temps indique 10.000 ans nous sommes à l’âge des premiers agriculteurs, puis nous traversons les époques de l’Homme de Cromagnon ( 40 000 ans) , des Homo sapiens archaïques (quelques centaines de milliers d’années), d’Homo ergaster (1,5 million d’années), d’Homo habilis (2 millions d’années)… Le compteur indique environ 6 millions d’années lorsque nous rencontrons nos premiers cousins survivants, remontant eux aussi, à la même vitesse que nous, leur propre branche de l’arbre du vivant ; c’est le rendez-vous n°1, celui avec l’ancêtre commun à l’espèce humaine, aux chimpanzés et aux bonobos (eux-mêmes voyageaient ensemble depuis 4 millions d’années déjà puisque leurs branches se sont séparées il y a 2 millions d’années) ; en parcourant un million d’années de plus notre troupe rejoint ses cousins Gorilles (rendez-vous n°2) ; nous n’avons alors réalisé que la moitié du chemin qui nous mène à l’ancêtre commun que nous (humains, chimpanzés, bonobos, gorilles) partageons avec les orang-outangs puisque cette rencontre (rendez-vous n°3) se situe il y a 14 millions d’années.

Des rendez-vous comme ceux-ci il y en aura trente-neuf ; nous passerons sans encombre la « limite Cétacé-Tertiaire » (il y a 65 millions d’années) marquant la fin du règne des dinosaures, juste avant de retrouver la cohorte des rongeurs (rendez-vous n°10, à 75 millions d’années) puis celle, innombrable, des insectes, mollusques et autres protostomiens au rendez-vous n°26, il y a 590 millions d’années ; nous découvrirons, avec les éponges, les derniers animaux de notre périple au rendez-vous n°31, puis les derniers eucaryotes au n°37 avant de pénétrer, après le grand rendez-vous historique marquant la rencontre entre la cellule et la bactérie, il y a peut-être deux milliards d’années, le monde fascinant des archées et des bactéries.

Mais cette randonnée historique est avant tout une randonnée culturelle… chaque étape du voyage est mise à profit pour illustrer une nouvelle facette de la diversité de la nature tout comme de la biologie de l’évolution ; cette médiation scientifique est assurée par le biais d’histoires que nous racontent nos cousins éloignés à mesure qu’ils nous rejoignent. Comme le dit lui-même Richard Dawkins [2] ces messages qui ponctuent notre route constituent la substance même de l’ouvrage. Chacune de la soixantaine d’histoires qui agrémentent notre parcours peut être lue indépendamment du fil du récit si l’on entend, par exemple, revenir sur la construction des arbres phylogénétiques (que nous explique le gibbon), le phénotype étendu (que nous décrypte le castor), ou tout autre sujet rendu intelligible par les évolutionnistes contemporains. Le sommaire détaillé que l’on trouve au début de l’ouvrage permet cette approche croisée historique ou thématique.

Un pèlerinage de quatre milliards d’années

Le titre original «The Ancestor’s Tale : a pilgrimage to the Dawn of Evolution » (le conte de l’ancêtre : un pèlerinage à l’aube de l’évolution)  n’a pas été repris par l’éditeur car il ne parle pas suffisamment au lecteur non anglophone. La référence permanente aux « pèlerins » dans le livre risque même de désarçonner quelques lecteurs peu au fait de la culture anglaise ; or, anglais, l’auteur l’est jusqu’au bout des ongles. Un décryptage n’est donc peut-être pas inutile. Richard Dawkins a délibérément construit son ouvrage suivant la même trame que celle que Geoffrey Chaucer avait utilisée au XIVe siècle pour les Contes de Canterbury, à savoir des contes insérés dans une trame romanesque : une trentaine de pèlerins faisaient route vers la cathédrale de Canterbury et racontaient en chemin des histoires (les contes : le conte du chevalier, le conte du meunier, le conte du régisseur, le conte du cuisinier, etc.). Ainsi, pour nous, Canterbury (ou Cantorbéry, suivant l’orthographe retenue), le but du pèlerinage, sera le premier organisme vivant, l’Ancêtre, et chacune des millions d’espèces vivantes aujourd’hui, dont la nôtre, compte pour un pèlerin en marche sur cette route à la rencontre de l’ancêtre qui leur est commun.

Ceci dit, par delà la seule référence littéraire au pèlerinage de Chaucer, qu’on imagine bien s’imposer comme allant de soi à qui est pétri de culture anglaise, ce choix éditorial a une portée philosophique et symbolique qui va bien au-delà du clin d’œil littéraire.

Sur le plan philosophique tout d’abord. Ainsi que Richard Dawkins l’explique lui-même [3], son intention était d’écrire une histoire complète de l’évolution depuis l’apparition de la vie, soit sur quatre milliards d’années. Comme nous sommes des humains, la façon qui nous paraît spontanée d’aborder une telle histoire consiste à partir du début et de la terminer par la saga d’homo sapiens ; l’inconvénient de cette approche historique classique, est que dans le même mouvement, chez nombre de lecteurs, et « à l’insu de leur plein gré », l’espèce humaine apparaît en quelque sorte comme étant l’aboutissement de l’évolution ; et effectivement (trop) nombreux sont ceux qui croient sincèrement, qu’ils soient sous une influence religieuse ou non, que l’espèce humaine est cet aboutissement. Or il n’en est rien : notre espèce n’est qu’une parmi des millions de l’aboutissement multiforme aujourd’hui de l’évolution. En abordant, a contrario, l’histoire de l’évolution à partir du temps présent, et quel que soit le choix de point de départ parmi les espèces vivant aujourd’hui, l’hippopotame comme le pin maritime, nous arriverons au même point d’arrivée (l’ancêtre commun) et dans le même temps. Nous entamons donc ce pèlerinage dans notre peau du pèlerin humain que nous sommes, curieux de notre propre histoire, mais en limitant l’anthropocentrisme spontané à cette légitime curiosité.

Sur le plan symbolique, plus qu’un long voyage, ce que le parcours que nous propose Dawkins est déjà assurément, un pèlerinage, une fois libéré de la connotation religieuse ici évidemment hors sujet, est typiquement un « voyage que l’on fait en un lieu avec l’intention de se recueillir ou [une] visite que l’on rend à quelqu’un que l’on admire, à qui on veut rendre hommage ou dont on vénère la mémoire » [4]. Cette référence n’est donc pas si déplacée que cela à la lumière de l’émerveillement croissant dont le lecteur est saisi à mesure qu’il progresse tout au long de ce « voyage d’un naturaliste », émerveillement de même nature que celui, toujours renouvelé, de l’astronome, professionnel ou amateur, qui contemple et se repère dans l’immensité des astres lumineux comme présentement dans l’immense foisonnement des organismes vivants ; émerveillement enfin, à la manière, cette fois, du mathématicien disant la beauté d’une démonstration élégante, devant la puissance de la théorie de l’évolution, de cette « idée dangereuse de Darwin » pour reprendre l’expression de l’ami de Dawkins qu’est le philosophe Daniel Clément Dennett.

Un ouvrage de référence

Il était une fois nos ancêtres est donc véritablement un livre exceptionnel ; il n’est pas de même nature que les ouvrages scientifiques écrits jusqu’à maintenant par Richard Dawkins ; son objectif, contrairement aux célèbres Le gène égoïste ou l’horloger aveugle, n’est pas d’expliciter tel ou tel point de la théorie de l’évolution, mais bel et bien de nous raconter l’histoire de la vie à la lumière de la théorie de l’évolution ; ne vous leurrez néanmoins pas : la contrepartie de la rigueur de l’écriture est que tout aussi agréable que puisse être l’exercice, grâce à la qualité de l’écriture de Dawkins, l’appropriation de cet ouvrage par le lecteur exigera de sa part un véritable travail, travail nécessaire mais ô combien gratifiant.

L’ouvrage met à la disposition du lecteur exigeant une sélection bibliographique susceptible de répondre aux désirs éventuels d’approfondir le sujet (le premier livre suggéré en français n’étant autre que l’excellente Classification phylogénétique du vivant d’Hervé Le Guyader et Guillaume Lecointre) ; une note très intéressante de Yan Wong, élève de Dawkins et co-auteur de plusieurs chapitres, précise et actualise les bases scientifiques des phylogénies présentées ; enfin le lecteur trouvera les indispensables références bibliographiques et index des sujets et auteurs cités. La seule ombre au tableau doit être portée au débit du compte de l’éditeur qui, malgré un cahier de photos central, a réalisé le choix d’une présentation par trop rigoriste ; le caractère exceptionnel d’ Il était une fois nos ancêtres méritait un accompagnement de l’éditeur qui soit à la hauteur ; c’est ce qu’avaient compris et mis en œuvre les éditeurs Weidenfeld & Nicolson pour l’édition anglaise de 2004 [5] en aidant le lecteur par une iconographie adaptée ; il nous sera permis de regretter que l’éditeur français n’ait pas pris suffisamment la mesure du rôle qui est le sien dans la diffusion de l’information scientifique.

source (http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article963)
Titre: Première mondiale : une femme Neandertal reconstituée grandeur nature
Posté par: titilapin2 le 01 octobre 2008 à 22:36:39
Première mondiale : une femme Neandertal reconstituée grandeur nature

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C’est une première mondiale, et c’est pour le numéro d’octobre du National Geographic que l’ancêtre a été reconstitué. Artistes et anthropologues, ont travaillé ensemble afin de constituer ce mannequin. Pour réussir cet exploit, ils ont dû utiliser des ossements vieux de 43 000 ans, et s’inspirer également d’os masculins retravaillés à l’échelle féminine.

Pour le rédacteur en chef du National Geographic, Jamie Shreeve, l’exploit est de taille : "pour la première fois, les anthropologues peuvent aller au-delà des simples fossiles, et travailler sur les véritables gènes d'une espèce humaine aujourd'hui disparue. Nous avons vu ici l'opportunité de faire littéralement prendre corps à ces nouvelles technologies scientifiques en créant une femme de Neandertal grandeur nature, reconstituée en utilisant les dernières avancées en matière de génétique, d'archéologie et de paléontologie.

Source : Yahoo News
Photo : ©National Geographic
Titre: PHOTO IN THE NEWS: DNA-Based Neanderthal Face Unveiled
Posté par: titilapin2 le 01 octobre 2008 à 23:18:55
PHOTO IN THE NEWS: DNA-Based Neanderthal Face Unveiled

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September 17, 2008—Meet Wilma—named for the redheaded Flintstones character—the first model of a Neanderthal based in part on ancient DNA evidence.

Artists and scientists created Wilma (shown in a photo released yesterday) using analysis of DNA from 43,000-year-old bones that had been cannibalized. Announced in October 2007, the findings had suggested that at least some Neanderthals would have had red hair, pale skin, and possibly freckles.

Created for an October 2008 National Geographic magazine article, Wilma has a skeleton made from replicas of pelvis and skull bones from Neanderthal females. Copies of male Neanderthal bones—resized to female dimensions—filled in the gaps.

(The National Geographic Society owns both National Geographic News and National Geographic magazine.)

"For the first time, anthropologists can go beyond fossils and peer into the actual genes of an extinct species of human," said National Geographic's senior science editor, Jamie Shreeve, who oversaw the project.

"We saw an opportunity to literally embody this new science in a full-size Neanderthal female, reconstructed using the latest information from genetics, fossil evidence, and archaeology."

For more on Neanderthals, watch Neanderthal Code, airing Sunday, September 21, on the National Geographic Channel.

—David Braun

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Reconstruction by Kennis & Kennis, photograph by Joe McNally/NGS

D'autres photos ici: http://ngm.nationalgeographic.com/2008/10/neanderthals/neanderthals-photography (http://ngm.nationalgeographic.com/2008/10/neanderthals/neanderthals-photography)

http://news.nationalgeographic.com/news/2008/09/080917-neanderthal-photo.html (http://news.nationalgeographic.com/news/2008/09/080917-neanderthal-photo.html)
Titre: Homo Sapiens - Une nouvelle histoire de l'homme
Posté par: harlock le 13 octobre 2008 à 18:56:12
Je viens de voir un reportage d'arte, trés interressant sur l'origine de l'homo (sapiens etc ... ) et  sur les causes de son évolution (physique) vous pouvez mettre à la poubelle la théorie qui dit que nos ancétre seraient déscendu des arbres et marché dans la savane pour se redresser.

renseignement : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Dambricourt_Malassé (http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Dambricourt_Malassé)

Homo Sapiens - Une nouvelle histoire de l'homme
Un os dans les théories de l'évolution, le sphénoïde !  

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Philipp Tobias et Anne Dambricourt Malassé

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 Jean Chaline 

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Philipp Tobias

 
[justify]Diffusé sur Arte le 29 octobre 2005.
Documentaire écrit et réalisé par Thomas Johnson
Coproduction : Play Film, Arte France, Discovery International Netwok, NMO

Avec la participation de : Philipp Tobias (Paléontologue), Anne Dambricourt Malassé (Paléontologue), Marie-Joseph Deshayes (Orthodontiste), Jean Chaline (Biologiste), Didier Marchand (Biologiste), Wu Xinzhi (Paléontologue), Ron Clarke (Paléontologue), Eric Duboule (Généticien), Nigel Crawhall (Linguiste).
 
Un sujet contreversé
L'émission a été suivie d'un débat concernant les hypothèses développées dans le documentaire, et en particulier sur le mécanisme interne de l'évolution que l'on pourrait assimiler à une sorte de créationnisme : l'Intelligent Design.
Seront invités, pour débattre : Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la théorie de l’évolution, directeur du laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution à Paris-XI ORSAY et Michel Morange, est professeur de biologie (Université Paris-VI et à l’École Normale Supérieure).
Voir en bas de page les réactions d'autres scientifiques.
Voir également la réaction de Thomas Johnson, réalisateur du film, qui réfute toutes les accusations de créationnisme en publiant une lettre ouverte (placé après les vidéos)
 

Le documentaire

Le propos
Depuis les années 1980, une seule théorie de l'évolution de l'Homo s'est véritablement imposée, l'East Side Story. Le moteur de l'évolution serait une adaptation au milieu par la sélection des mutations les plus intéressantes pour l'espèce.

Dans le cas qui nous intéresse, le redressement du corps et la bipédie se seraient ainsi développés chez les hominidés, apportant un avantage stratégique : la faculté de voir au-dessus des longues herbes de la savane.
Depuis les dernières années et les découvertes de Toumaï et d'Abel, la théorie de l'East Side Story est mise à mal.

Yves Coppens son auteur, s'est lui-même interrogé sur sa validité en 2003, dans la revue "La Recherche".
Si la théorie de la savane (autre nom de l'East Side Story) n'est plus aussi prégnante, on recherche toujours pourquoi l'homme s'est redressé et a adopté la bipédie comme moyen principal de locomotion. 

Après ce rappel des théories actuelles, le documentaire s'intéresse principalement aux travaux de 2 chercheuses françaises Anne Dambricourt Malassé et Marie-Joseph Deshayes. A partir de recherches différentes, les deux femmes se sont rencontrées dans leurs conclusions.

Le sphénoïde
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un os situé au centre du crâne, jouerait un rôle clef dans l'évolution de notre espèce, et particulièrement dans notre position redressée et la bipédie.
Se basant sur l'étude des crânes fossiles de nos ancêtres, ainsi que sur le développement actuel de notre espèce, elles décrivent un processus interne d'évolution : l'Inside story !

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L'histoire du sphénoïde sur 60 Ma... (Anne Dambricourt Malassé)

- 60 Ma les prosimiens, le sphénoïde n'est pas encore fléchi, il est plat.
- 40 Ma les simiens, le sphénoïde se plie, la base du crâne est légèrement fléchie, les yeux se sont déplacés des côtés du visage vers la face.
- 20 Ma les premiers grands singes et un sphénoïde qui fléchit
- 6 Ma les australopithèques et pour la 3ème fois le sphénoïde fléchit toujours dans le même sens
- 2 Ma le genre Homo, le corps se redresse encore, et notre petit os du crâne se fléchit encore.
- 150 000 à - 160 000 ans, apparition d'Homo sapiens, 5ème fléchissement, le cerveau se complexifie...

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Nos dents ont de moins en moins de place (Marie-Joseph Deshayes)

De nos jours, le processus d'évolution continue et chacun d'entre nous peut très simplement en mesurer les conséquences.
Ainsi la dentition de l'homme présente une instabilité croissante. Il y a une génération, nos parents avaient des problèmes lors de la sortie des molaires qui ne trouvaient pas leur place dans la bouche. La nouvelle génération rencontre le même type de problème lors de l'arrivée des pré-molaires...
Ce phénomène est de plus en plus fréquent et se rencontre chez 70% des enfants européens, 90% des petits américains et à 95% au Japon.

Réactions scientifiques

D'autres scientifiques interviennent tout au long du documentaire :
- le biologiste Jean Chaline, très critique sur la théorie de l'East Side Story, indique qu'il y a bien une sélection naturelle du milieu, mais quelle est secondaire, elle intervient sur les mutations internes.
- le paléontologue Philipp Tobias, qui indique "nos ancêtres étaient déjà redressés alors qu'ils vivaient dans les arbres" et pour qui "la théorie de la savane est à jeter"...
- Yves Coppens, paléoanthropologue, dit suivre les travaux de ses collegues mais il "continue fermement à penser que le rôle de l'environnement est considérable".

Après la diffusion, les réactions de la communauté scientifique sont nombreuses. (Article Le Monde du 30 octobre 2005)

Pascal Picq, reconnaît à Mme Dambricourt "le mérite d'avoir mis en évidence la flexion du sphénoïde chez les hominidés". "de la face et de la locomotion."
Mme Dambricourt, ajoute M. Picq, "bute sur l'interprétation" . "Pour une raison absolument mystérieuse , précise de son côté M. Ramirez-Rozzi, elle a voulu faire de cet os la pièce centrale de toute l'anatomie humaine. Or on sait depuis longtemps que définir l'homme à partir d'un seul caractère est absurde."
Pour Guillaume Lecointre, professeur au MNHN et spécialiste de systématique, " le film présente la théorie de M me Dambricourt comme une idée révolutionnaire. Ce n'est pas le cas, car les contraintes architecturales de l'évolution sont intégrées dans le darwinisme , précise-t-il. Ce documentaire est de la théologie déguisée en science, et le public est trompé."
Plus rude encore, André Langaney, directeur du laboratoire d'anthropologie biologique du Musée de l'homme (MNHN) et professeur à l'université de Genève, ajoute que Mme Dambricourt " fait du finalisme pour faire plaisir aux intégristes. Ce qu'elle écrit relève de la falsification".


 Et demain ?


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"Notre processus évolutif serait le résultat d'une logique interne qui aurait conduit nos ancêtres d'il y a 60 millions d'années vers l'homme d'aujourd'hui, et qui nous pousse déjà vers l'homme de demain."
On peut imaginer que l'homme de demain aura le crâne de plus en plus bombé et une machoire de plus en plus petite...


En extrapolant, l'homme sera peut être la première espèce à pouvoir modifier ou intervenir sur sa propre évolution... 

Le petit plus...

A noter, un (trop ?) court passage évoque les séances de l'Institut de France où sont présents des sommités scientifiques comme Yves Coppens, Michel Brunet, Brigitte Senut, Tim White... Si l'on sent que les tensions internes sont nombreuses, les débats sont très calmes et les interlocuteurs pratiquent l'humour à froid... ! [/justify] Source: http://www.hominides.com/html/references/homo-sapiens-dambricourt-chaline.htm (http://www.hominides.com/html/references/homo-sapiens-dambricourt-chaline.htm)

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reportage en 4 parties voyez plutot :

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Une découverte qui remet en cause le darwinisme! Partie 1

Lettre ouverte  - Réponse à la mise en accusation du film documentaire
Homo Sapiens, une nouvelle histoire de l'homme Diffusé sur ARTE le 29 Octobre 2005
 

Un film au pilon  par Thomas Johnson Réalisateur

Le film que j'ai réalisé, Homo Sapiens, une nouvelle histoire de l'Homme, diffusé sur Arte, fait débat. Depuis sa diffusion, c'est la confusion. Il enflamme les passions et se retrouve libellé créationniste. Il est pilonné dès sa diffusion, sur la chaîne qui l'a non seulement diffusé mais en plus coproduit ! Un véritable autodafé télévisuel : du jamais vu en France !

Le film documentaire raconte que l'East Side Story, la théorie généralement admise de l'évolution de l'homme, est remise en cause par les récentes découvertes en paléontologie : l'adaptation au changement climatique ne serait pas le seul facteur du redressement de l'homme. Il part donc sur de nouvelles pistes et découvre qu'il existe aussi une Inside story , une histoire interne qui trouve son origine au cour de nos cellules. Paléontologues, biologistes, médecins et généticiens tentent de décrire et de comprendre le phénomène et content une nouvelle histoire de l'homme.


Surprise !

ARTE fait suivre la diffusion du film d'un débat entre Pierre Henry Gouyon, présenté comme "spécialiste de la théorie de l'évolution", - Muséum d'Histoire naturelle-, et Michel Morange, biologiste historien des sciences, - Ecole Normale Supérieure-. Le débat est animé par Michel Alberganti du journal Le Monde . Un débat, annonce-t-il,  " pour compléter le film".
Ni la production du film, ni l'auteur, ni les scientifiques qui apparaissent dans le film n'ont été prévenus de l'enregistrement de ce débat. Je n'ai été informé de son contenu que la veille de sa diffusion : un vendredi soir !

Quel « débat » ! Plutôt une mise en accusation.
Sur le plateau, personne pour défendre les découvertes et hypothèses exposées. Aucune contre partie. Aucune discussion. Le film est passé au pilori, et Anne Dambricourt, paléontologue du CNRS, qui expose ses découvertes dans le film, accusée de falsifier ses données.
Sous la bienveillance du grand animateur, les deux invités accusent tour à tour le documentaire d'avoir trompé les téléspectateurs. D'un commun accord, ils expliquent que le film ne relève pas de la science mais de la "science fiction". Après quinze minutes d'argumentations, ils affirment qu'il ne contient aucune, je cite, justification scientifique à l'hypothèse exposée. Ils considèrent que son but est non pas d'informer sur une nouvelle histoire de l'homme mais de démontrer l'existence d'une puissance divine. Sa stratégie : nier les découvertes de Charles Darwin afin de faire la promotion des idées du créationnisme américain et de l'intelligent design .
Je n'ai pas apprécié les interventions qui ont suivi le film, écrit avec toute sa réserve, Jean-Louis Heim, Professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, département de Préhistoire, dans un courrier qu'il m'envoie après la diffusion : non pas tant pour leur caractère arbitraire, de toute façon hostile à priori pour des raisons qui sont censées échapper à mon jugement, mais parce qu'un véritable débat scientifique n'a même pas été présenté. 

Et c'est bien là le problème ! Deux jours plus tard, la presse écrite s'enflamme et reprend en chœur le contenu du faux débat.
Le Monde du 30 Octobre 2005 publie un article qui titre Un film soupçonné de néo-créationnisme fait débat, qui se termine par une citation diffamatoire et tout à fait gratuite d'André Langaney, Professeur au Musée de l'Homme. Il affirme que les découvertes d'Anne Dambricourt relèvent de la falsification .
Une semaine plus tard, le journal Libération dans son édition du 5 et du 6 novembre, titre à son tour Et Dieu ramena sa science sur Arte, un article qui va plus loin encore. Il assène avec certitude et sans détours : la chaîne a diffusé un documentaire créationniste sur les origines de l'homme.
Au téléphone, les journalistes m'interrogent. Ils me posent, parfois en s'excusant, la question clef : êtes-vous créationniste  ?
Ils me soupçonnent de faire partie d'un complot : un agent du créationnisme américain, infiltré en France pour propager la propagande anti-darwinienne du Bush.

Je leur réponds que je m'appelle certes Thomas Johnson, mais non je ne suis pas américain. Ni créationniste. Ni anti-darwinien ! Que Charles Darwin est pour moi un homme et un scientifique exceptionnel dont les découvertes ont bien évidemment toute leur place dans l'enseignement. Que la campagne menée contre Darwin par les créationnistes américains est une dangereuse et irresponsable. Que je ne suis ni un politicien, ni un idéologue, ni un militant. Je ne suis qu'un simple réalisateur français.

Play Film qui a produit le documentaire, n'est pas non plus, malgré son nom, une entreprise américaine, mais une maison de production française, fondée il y a dix ans à Paris, par Mahmoud Chokrollahi, un français, d'origine iranienne. Hind Saïh qui a produit le film, est elle d'origine marocaine. Discovery Channel , qui a également coproduit ce film avec Arte, n'est pas une chaîne de propagande de l'idéologie bushienne, et Maurice Paleau, leur producteur, est français.
Il s'agit donc d'un film indépendant, qui n'a été, en aucune manière, financé par je ne sais quelle secte ou groupuscule, ni soutenu, ni promu par le Vatican, ni par les sbires intégristes de bush ou les adeptes et idéologues de l'Intelligent Design. Il a été fait comme tant de films documentaires français, de manière tout à fait classique, et ma fois chiche, financé par ses coproducteurs - Arte, Discovery - et par le CNC , n'en déplaise à ses détracteurs, en tant que documentaire scientifique.

Alors que s'est-il passé ? Comment est on arrivé à une mise en accusation si violente et aux relents inquisitoires ?


Source et suite : http://www.hominides.com/html/actualites/actu181105-thomas-johnson-homo-arte.php (http://www.hominides.com/html/actualites/actu181105-thomas-johnson-homo-arte.php)
Titre: Re : Théories de l'évolution
Posté par: katchina le 13 octobre 2008 à 19:13:50
Anne d'Ambricourt était l'invitée de Caroline Guidetti - le 9 août 2007
(rediffusion : 21 décembre 2007))
Titre: Re : Théories de l'évolution
Posté par: harlock le 13 octobre 2008 à 20:13:16
d'accord merci mais le 21/12/2007 c'est un peu passé non   ;D en tout cas sa théorie est vraiment convaincante et je me suis dis tout naturellement mais c'est bien sur elle a raison, c'est logique mais je pense aussi qu'il y a sans doute quelque truc à amliorer ou plutot a approfondir.
Titre: Re : Théories de l'évolution
Posté par: BEL23 le 28 octobre 2008 à 19:29:16
Alors j'ai vi un documentaire sur les primates aujourd'hui dans lequel j'ai appris quelquechose qui n'est pas anodin.....les primates n'ont pas de blanc dans les yeux parce que cela leur ait défavorable lors des combats car l'adversaire peut alors anticiper les mouvements de l'autre...ensuite ils expliquent que le blanc des yeux serait caractéristique d'une espèce ayant une organisation sociale non basée sur le conflit......j'ai alors pensé aux extraterrestres.....ils sont souvent représentés sans blanc dans les yeux....mais apparemment l'explication pourrait être qu'ils portent des lentilles protectrices (ça me fait penser à la vidéo de Roswell où l'un des chirurgiens retire cette pellicule si je ne m'abuse...)....donc pour moi les E.T. auraient un blanc des yeux......
Titre: Re : Théories de l'évolution
Posté par: labbe le 29 octobre 2008 à 11:30:23

Ce qui est quand même sidérant c'est que la morphologie du crâne du gris "type" s'inscrit dans cette théorie.  ;)


Titre: Re : Re : Théories de l'évolution
Posté par: void le 29 octobre 2008 à 22:47:24
donc pour moi les E.T. auraient un blanc des yeux......

Peut-être que certains en ont et d'autres pas, c'est là que ça peut devenir intéréssant.
Titre: Comment l’évolution apprend du passé, pour anticiper le futur
Posté par: titilapin2 le 11 novembre 2008 à 21:07:26
Comment l’évolution apprend du passé, pour anticiper le futur
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Les organismes développent de nouvelles capacités, progressivement, au fil de l’évolution. Ces avancées peuvent se reproduire de façon systématique, selon l’environnement, d’après la publication d’une nouvelle étude.

L’Institut Weizmann a présenté aujourd’hui ce communiqué, qui éclaire les mécanismes de l’évolution. Merav Parter, Nadav Kashtan et Uri Alon, les auteurs de l’étude, suggère qu’un environnement qui a beaucoup varié peut établir des ‘règles d’évolution’. En d’autres termes, les organismes sont capables de générer de nouvelles caractéristiques utiles, avec seulement de petites mutations. Et aussi d’anticiper le futur.

Cette forme d’hyper apprentissage, est une faculté qui témoigne de l’un des grands mystères de l’évolution. Cette possibilité de faire naître la nouveauté fascine les chercheurs. Les dernières découvertes en génétique ainsi qu’en biologie ont été intégrées, et il en ressort que certains organismes ont plus de facilité que d’autres à créer ces variations.

Dans leur étude, les trois auteurs ont commencé à étudier la nature de leur environnement, ainsi que la régularité qui s’en dégageait. Ils ont proposé que les organismes puissent apprendre des environnements passés, et qu’ils puissent se servir de cette information comme d’un avantage pour leur évolution future.

Par exemple, les semences disponibles tendent à varier selon les périodes. Certaines espèces d’oiseaux s’en sont servies pour développer leur bec de façon adaptée à ces différences, afin d’atteindre plus facilement les graines, quelque soit la saison.

Pour vérifier leurs hypothèses, le groupe a mis au point une simulation informatique qui retrace les évolutions des espèces. Ces organismes évoluent d’après deux scénarios. Le premier se produit dans un environnement figé, tandis que le second se déroule dans un environnement instable.

Des deux scénarios, il ressort des organismes différents. Ceux qui ont évolué dans un environnement instable ont pu emmagasiner des informations à propos de leur propre histoire et de leur propre génome, ce qui leur a permis de moduler en conséquence leur aspect.

Plus intéressant encore, ces organismes ont été capables de générer de nouveaux phénotypes utiles au nouvel environnement, l’espèce est ainsi apte à prévoir le futur de l’environnement, à partir des évolutions passées. Si les mêmes règles continuent de s’appliquer, alors ces espèces seront très bien positionnées pour s’adapter au mieux.

Cette étude montre avec force les effets des environnements sur l’évolution biologique, et elle nous amène plus loin en nous faisant comprendre à partir de quels éléments se créent la nouveauté : à partir de la compréhension du passé

J.L.  Unisciences.com    11/11/2008  (http://www.unisciences.com/biologie/news/adaptation_futur.php2.php?id=352&page=2)
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L'adaptation provient des capacités des organismes à tirer des leçons du passé afin d'anticiper le futur

Crédits : War Eagle Piccolo

Titre: Mes félicitations Harlock
Posté par: titilapin2 le 16 novembre 2008 à 15:42:17
@Harlock

Mes félicitations pour avoir découvert ce reportage sur Arte de 2005 qui a fait une énorme polémique et surtout un coup monté pour le débat non contradictoire après la diffusion du reportage.

Je me suis permis de reprendre le paragraphe "Et demain" et de mettre deux photos, l'une provenant du site documentaire du reportage sur   l'évolution de l'homme et l'autre qui est un dessin d'un "gris" tel qu'il est décrit par les abductés.

Mis à part les yeux, ce qui retient mon attention est le rétrécissement de la machoire au fur et à mesure de notre évolution.

Ce trait semble apparaître chez les gris!
Si ceux-ci sont plus vieux que nous en tant que race, cela pourrait confirmer cette théorie.  



 Et demain ?


image invalide

"Notre processus évolutif serait le résultat d'une logique interne qui aurait conduit nos ancêtres d'il y a 60 millions d'années vers l'homme d'aujourd'hui, et qui nous pousse déjà vers l'homme de demain."
On peut imaginer que l'homme de demain aura le crâne de plus en plus bombé et une machoire de plus en plus petite...


Cela image invalide  ou bien le petit gris image invalide ?
 
En extrapolant, l'homme sera peut être la première espèce à pouvoir modifier ou intervenir sur sa propre évolution...   


Et la dernière phrase me fait imaginer que l'homme lui-même ou ses descendants (gris ou pas gris mais à petites machoires) pourraient essayer d'influencer l'évolution de l'espèce ;)

Désolé pour cet aparté ufologique mais comme tout est dans tout  ;)

Lapin pour donner le droit à l'expression à toutes les théories nourrisant la réflexion  

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@Nemo,  est-il possible d'avoir accès à l'émission sur ce post? (citation de Katchina):

Citer
Anne d'Ambricourt était l'invitée de Caroline Guidetti - le 9 août 2007
(rediffusion : 21 décembre 2007))
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: Nemo492 le 16 novembre 2008 à 22:44:55
http://rimovnis.com/SONS/Caroline-010-Anne (http://rimovnis.com/SONS/Caroline-010-Anne) Dambricourt-060703-MONO.mp3

http://icietmaintenant.com/archives/page.php?n=382 (http://icietmaintenant.com/archives/page.php?n=382)
Anne Dambricourt sur Radio Ici & Maintenant! - Durée : 122 minutes.
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 16 novembre 2008 à 22:51:17
Merci pour nous tous et d'avoir ainsi soutenu sa thèse,

Lapin à l'écoute.
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: harlock le 17 novembre 2008 à 15:12:03
merci à toi titlapin avec tes articles, et némo, et à tous.
Titre: Le règne minéral Co-évolue avec la Vie
Posté par: titilapin2 le 17 novembre 2008 à 22:29:41
Le règne minéral Co-évolue avec la Vie

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L’évolution n’est pas seulement le privilège des organismes vivants. Le ‘règne’ minéral évolue lui-aussi en interaction avec la Vie. Les deux-tiers des 4000 types de minéraux terrestres se transforment, directement ou non, avec l’activité biologique.

Cette découverte est le fruit de l’Institut Canergie, et a été publié dans la revue ‘American Mineralogist’. Surtout, ce résultat va permettre aux scientifiques de rechercher différemment la vie sur les autres planètes.

Robert Hazen et Dominic Papineau, géophysiciens, aidés de six de leurs collègues, ont passé en revue les processus physiques, chimiques et biologiques, qui ont progressivement changé la douzaine de minéraux primordiaux issus des poussières interstellaires. Ces mutations progressives ont conduit à l’existence de milliers d’espèces minérales, qui existent aujourd’hui sur notre planète. Contrairement aux espèces vivantes, les espèces minérales sont définies par leurs structures chimique et cristalline.

Robert Hazen présente sa découverte : « C’est une manière différente de regarder les minéraux  ». Il ajoute « l’évolution du règne minéral est clairement différente de celle décrite par Darwin, car les minéraux ne mutent ou ne se reproduisent pas comme par la compétition comme les autres organismes. Mais nous avons trouvé que la variété, ainsi que l’abondance des minéraux, ont considérablement changées, au cours des 4,5 milliards d’années qui recouvrent l’historie de la Terre ».

Tous les éléments chimiques étaient présents au départ dans la poussière du système solaire originel, mais il s’est formé relativement peu de minéraux. Seuls des corps géants comme la terre ou le Soleil peuvent faire émerger une large gamme d’espèces minérales, via les températures extrêmes et la pression exercée par la gravitation. La plupart des éléments étaient trop dispersés dans les nuages de poussières initiaux, pour permettre aux cristaux minéraux de se solidifier.

Le système solaire a pris forme en rassemblant un nombre considérable de petits corps, ces fragments que l’on retrouve aujourd’hui dans les météorites. Les planètes qui bénéficiaient d’une activité volcanique, mais aussi d’une quantité importante d’eau, ont pu générer des centaines de nouvelles espèces minérales. Par exemple Mars et Vénus devraient compter au moins 500 espèces minérales différentes à la surface rocheuse, d’après les estimations de Hazen et son équipe.

Le système solaire a pris forme en rassemblant un nombre considérable de petits corps, ces fragments que l’on retrouve aujourd’hui dans les météorites. Les planètes qui bénéficiaient d’une activité volcanique, mais aussi d’une quantité importante d’eau, ont pu générer des centaines de nouvelles espèces minérales. Par exemple Mars et Vénus devraient compter au moins 500 espèces minérales différentes à la surface rocheuse, d’après les estimations de Hazen et son équipe.

Néanmoins l’apparition de la vie demeure l’élément qui a eu le plus gros impact sur la diversité minérale, il y a environ 4 milliards d’années. « Sur les 4300 espèces minérales sur Terre, sans doute les deux-tiers proviennent de l’activité biologique » explique Hazen. « Il s’agit principalement d’une conséquence de la richesse de notre atmosphère en oxygène, produit de la photosynthèse des algues microscopiques ». Beaucoup de minéraux importants sont oxydés par cet effritement, comme les minerais de fer, de cuivre et beaucoup d’autres métaux.

Les microorganismes et les plantes ont aussi accéléré la production de minerais argileux. Dans les océans, l’évolution des organismes comme les coquillages ont généré de fines couches de dépôt de minéraux comme la calcite, élément qui devrait être extrêmement rare sur une planète sans vie.

« Pendant au moins 2,5 milliards d’années, et peut-être même depuis l’émergence de la vie, la minéralogie terrestre a évolué parallèlement à la biologie  » précise Hazen. L’une des implications majeures de ces découvertes est qu’il va s’avérer crucial d’observer la composition minérale des autres lunes et planètes du système solaire. En effet des preuves déterminantes de leurs influences sur la vie terrestre pourraient être mises en évidence.

Surtout, les scientifiques vont regarder d’un autre œil la composition des exoplanètes. Si celle-ci montrent un environnement minéralogique riche, cela sera certainement le signe d’une activité biologique : la vie. Cette étude souligne aussi les multiples interactions qui coexistent au sein d’un écosystème global comme celui de la terre.

J.L.

Unisciences.com

15/11/2008

Source: http://www.unisciences.com/biologie/news/mineral_evolution.php3.php?id=373&page=3 (http://www.unisciences.com/biologie/news/mineral_evolution.php3.php?id=373&page=3)
admn : page non trouvée
Titre: Le mystère de l'homme de Florès - Arte samedi 29/11/2008 21H
Posté par: titilapin2 le 29 novembre 2008 à 15:44:52
Le mystère de l'homme de Florès - Arte samedi 29/11/2008 21H
Durée : 50 minutes


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Sous-titrage malentendant (Antiope). Stéréo  En 16:9

[justify]Le sujet
En 2003, sur l'île indonésienne de Florès, on découvre de petits squelettes, dont l'existence bouleverse les certitudes sur l'origine de l'homme.

En septembre 2003, dans les grottes calcaires de Liang Bua, sur l'île de Florès, en Indonésie, une équipe dirigée par Mike Morwood découvre les squelettes de sept individus. Les chercheurs surnomment «hobbits» ces mystérieux «hommes de Florès» qui s'apparentent autant à l'australopithèque qu'à l'homo sapiens. Leur existence peut-elle remettre en cause les certitudes des paléontologues sur l'origine de l'homme, qui, selon eux, serait apparu en Afrique ? L'hypothèse soulève une violente polémique. Quatre ans après, le professeur Morwood et son équipe retournent sur l'île en quête de nouveaux ossements, afin de relever s'ils le peuvent l'ADN d'un homo floresiensis. Pour porter la tension à son comble, une équipe concurrente les talonne, avec les mêmes objectifs.

La critique
Il se nomme Homo floresiensis. On a exhumé ses restes fossiles sur l'île indonésienne de Florès, en 2003. C'est indiscutablement un homme, au moins un hominidé, un hominien en tout cas. Sur son île, il a subsisté très longtemps, ne s'est éteint qu'il y a treize mille, voire seulement dix mille ans. C'est dire que les Homo sapiens ont été ses contemporains. Oui, mais il ne mesurait que 1 mètre, ne pesait qu'une vingtaine de kilos et le volume de son cerveau était trois à quatre fois moins important que le nôtre. Alors, qui était-il ?

En attendant mieux, on l'a baptisé Hobbit - comme les homuncules inventés par Tolkien pour son «Seigneur des anneaux». Le problème, c'est que le petit homme de Florès présente à la fois (en réduction) des caractéristiques de l'homme moderne et d'autres qui en font un australopithèque genre Lucy. Pour expliquer sa taille réduite, on a parlé de «nanisme insulaire» - processus évolutionniste classique, observé chez d'autres mammifères, qui, en situation de pénurie alimentaire, privilégie les individus de petite taille. Oui, mais s'agit-il d'un nain insulaire d'homme moderne ou d'hominien primitif ? Le mystère reste entier. On peut seulement conclure que l'être humain n'est pas le fruit d'une évolution linéaire, mais celui d'un in- fi ni foisonnement de «candidats ancêtres» - parmi lesquels les paléontologues ne sont pas près de s'y retrouver.[/justify]

Source: http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2008/11/29/chaine/arte/21/0/le-mystere-de-l-homme-de-flores (http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2008/11/29/chaine/arte/21/0/le-mystere-de-l-homme-de-flores)
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Le mystère de l'homme de Flores  
Un documentaire de Annamaria Talas, Simon Nasht

samedi, 29 novembre 2008 à 21:00
Rediffusions :
30.11.2008 à 14:00
14.12.2008 à 05:00

(Australie, 2008, 52mn) ARTE F   Année 2008   Sources : Arte

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Photo : L'homme de Flores reconstitué par Elisabeth Daynes.

[justify]L'homme de Flores a fait coulé beaucoup d'encre depuis sa découverte. Les différentes partie des squelettes retrouvées ont fait l'objet de nombreuses études : son poignet, son crâne, son cerveau .
 
Le statut même d'espece à part entière lui est refusé par certains scientifiques. Pour l'instant il est déclaré Homo floresiensis.

Communiqué de Arte

Comment la découverte, sur une île indonésienne, de petits squelettes étrangement semblables aux "hobbits" du Seigneur des anneaux semble bouleverser les certitudes sur l'origine de l'homme. Une enquête exceptionnelle.

Septembre 2003, île de Florès, en Indonésie. Dans les grottes calcaires de Liang Bua, une équipe dirigée par Mike Morwood découvre les squelettes de sept individus. Les chercheurs surnomment "hobbits" ces mystérieux "hommes de Florès" qui s'apparentent en même temps à l'australopithèque et à Homo sapiens. Leur existence peut-elle remettre en cause les certitudes des paléontologues sur l'origine de l'homme, qui, selon eux, serait apparu en Afrique ? L'hypothèse soulève une violente polémique qui continue de faire rage aujourd'hui.

Quatre ans après, le Pr Morwood et son équipe retournent sur l'île en quête de nouveaux ossements, afin de relever s'ils le peuvent l'ADN d'un Homo floresiensis. Pour porter la tension à son comble, une équipe concurrente les talonne, avec les mêmes objectifs... [/justify]

Source: http://www.hominides.com/html/actualites/mystere-homme-de-flores-documentaire-0160.php (http://www.hominides.com/html/actualites/mystere-homme-de-flores-documentaire-0160.php)

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[justify]CRITIQUE TELERAMA

Documentaire de Simon Nasht et Annamaria Talas (Australie, 2008). 55 mn. Inédit.

Entre mystère et polémique, telle est l'ambiance de ce documentaire, qui nous fait voyager très loin dans le temps. Récemment encore, il était admis que la seule espèce à avoir côtoyé l'Homo sapiens était l'homme de Neandertal, qui s'est éteint, il y a environ trente mille ans, en Europe. Mais voilà que la découverte sur une île indonésienne, en septembre 2003, des ossements de l'homme de Florès (Homo floresiensis) par l'anthropologue australien Mike Morwood, ossements qui dateraient de seulement dix-huit mille ans, a remis en question cette belle certitude. Une autre espèce d'hominidés aurait donc vécu à une époque récente sur Terre ? L'hypothèse a soulevé une violente controverse au sein de la communauté scientifique. Des spécialistes ont ainsi avancé l'idée que l'homme de Florès, doté d'une boîte crânienne trois fois plus petite que la nôtre, serait, plus simplement, un homme moderne atteint de microcéphalie.

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Mike Morwood tient bon et entreprend actuellement de nouvelles fouilles afin d'appuyer sa thèse. Une thèse intriguante et même passionnante, racontée ici avec juste ce qu'il faut de scénarisation et de vulgarisation pour nous faire entrer, nous aussi, dans le débat.

Sophie Le Gall

Télérama, Samedi 29 novembre 2008
Source: http://television.telerama.fr/tele/emission.php?onglet=critique&id=11086467 (http://television.telerama.fr/tele/emission.php?onglet=critique&id=11086467)
admn : lien sur page d'accueil
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Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 29 novembre 2008 à 22:54:57

J'ai trouvé personnellement le documentaire très bien fait et remettant en cause beaucoup de théories actuelles dont celle de notre ancêtre en Afrique.
La théorie de l'évolution en prend un coup avec un ancêtre très éloigné encore là il y a 12 000 ans...

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Homme de Flores

Homo floresiensis

L'Homme de Florès ou Homo floresiensis est-il un Homo erectus qui a évolué en fonction de son environnement insulaire ? Il semblerait que l'extraordinaire découverte confirme que Homo floresiensis et donc Homo erectus a côtoyé l'homme moderne pendant bien plus longtemps qu'on ne le pensait.

En effet, jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que depuis l’australopithèque, le seul homme préhistorique (hominidé scientifiquement) à avoir côtoyé l’homme moderne (Homo sapiens) était l’homme de Neandertal qui s’est éteint il y a environ 28 000 ans en Europe.

Mais la découverte qui vient d’être faite remet tout en question. En effet, Peter Brown et son équipe ont découvert sur l’île Florès en Indonésie les squelettes d’un nouvel homo baptisé Homo floresiensis.

Comme le dit le paléontologue Jean-Jacques Hublin: "c'est une révolution. Tous les arbres de l'évolution du genre Homo sont à jeter".

Les dernières études sur les légendes locales pourraient être des pistes intéressantes. En effet, il devient de plus en plus évident que l'homme de Florès était encore présent sur l'île à une époque très récente, peut-être même au XVIIe siècle.
 
La découverte d’Homo floresiensis

Sept squelettes de un mètre de haut ont été découverts dans une grotte (Liang Bua), sur une île indonésienne, l'île de Florès.

Les découvreurs les ont baptisés "hobbits" en hommage à l'écrivain J.R.R Tolkien.

D'après les datations, cette nouvelle espèce d'Homo aurait vécu il y a entre 95 000 et 13 000 ans.

Donc, trois espèces d'Homo, au moins, ont coexisté.
Les squelettes présentent toutes les caractéristiques morphologiques de notre genre Homo. Cependant ils ne mesurent qu’un mètre et leur boîte crânienne est plus petite que celle de Lucy, la célèbre australopithèque.

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Outre les fossiles humains dont le squelette presque complet d’une femme (le crâne, la mâchoire, les dents et os du corps), ont été retrouvés des os et des dents de sept autres individus. De plus, des outils et des os d'éléphants nains ont également été retrouvés à leurs côtés.

 Portrait d'homo floresiensis

La petite taille de l'homme de Florès et les 380 centimètres cubes de son cerveau le distinguent de ses contemporains, Homo sapiens, qui évoluaient dans la même région à la même époque.

Le crâne, décrit à la demande de la revue Nature par le paléontologue anglais Chris Stringer, qui ne fait pas partie des découvreurs, présente un "mélange unique de caractéristiques primitives et avancées". Le crâne est de la même taille que celui d'un chimpanzé, la boîte crânienne est basse avec une arcade sourcilière proéminente.

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Crâne d'Homo floresiensis

Cette femme, âgée d'une trentaine d'années, a des mensurations hors normes. En effet, son crâne minuscule est doté d'un cerveau gros comme un pamplemousse.
Elle pesait à peine 25 Kg et mesurait un mètre de haut, soit 25 cm de moins que Lucy.

D'ailleurs, les paléontologues ont d'abord cru qu'ils venaient d'exhumer un enfant. Cependant, malgré sa petite taille cette femme est très bien proportionnée.

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Le visage est délicat, comme celui des humains modernes. Les dents sont de la même taille que les nôtres. Ce sont ces dernières caractéristiques qui placent définitivement homo floresiensis parmi les hominidés.

Le crâne de l'homme de Florès, bien que minuscule, est fait sur le même modèle que celui d'Homo erectus. Ce dernier pourrait donc être l'ancêtre d'Homo floresiensis.
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Crâne d'un Homo erectus

 Théorie sur ce nouvel hominidé

Isolé sur son île, cet Homo erectus aurait évolué vers le nanisme. «Les conditions insulaires peuvent conduire à une réduction de taille chez les mammifères» explique Marie-Hélène Moncel, préhistorienne au Muséum d’histoire naturelle de Paris. «Un des cas les plus connus est le fossile d’un mammouth nain datant de 4.000 ans retrouvé sur l’île de Wrangel au nord-est de la Sibérie».

Selon les spécialistes, Homo floresiensis ne peut être classé parmi les hommes modernes, qu'on suppose sortis d'Afrique il y a 100 000 ans, et installés déjà depuis 60 000 ans dans le nord de l'Australie.

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Crâne d'un Homo sapiens

Par contre Homo floresiensis pourrait être le descendant d’Homo erectus d'Asie, dont le plus connu est l'homme de Java. Ces ancêtres auraient pu atteindre l'île de Flores il y a presque un million d'années en passant sur des bras de terre. Ils arrivaient probablement du continent eurasiatique et ont franchi la ligne de Wallace en bateau.

Quand le niveau de la mer est remonté, cette migration s’est interrompue.
La taille de l'homme de Florès aurait alors évolué à cause de facteurs environnementaux et de l'isolement génétique.

Il faut rappeler qu'on a retrouvé, il y a 6 ans, sur cette même île, des galets rudimentaires datés de
800 000 ans avant notre ère.
Ces outils pourraient donc être la preuve qu'Homo erectus est arrivé sur cette île très tôt.

Homo floresiensis fabriquait des outils et maîtrisait le feu. Des lames de silex noir, finement taillées, ont été découvertes dans les mêmes niveaux que les ossements.

Les découvreurs pensent que cette espèce s'est éteinte, il y a environ 12 000 ans, suite à une catastrophe volcanique. Cependant, rien n'indique qu'elle n'a pas pu survivre plus longtemps.

Peut il encore exister des survivants ? Légendes locales

Cette question peut sembler stupide mais elle a pourtant été posée. En effet, les médias ont ressorti des légendes faisant état des nains, Ebu Gogo dans la langue locale "ancêtre de la forêt qui mange n'importe quoi" , qui vivraient dans les cavernes de l'Ouest de l’île de Flores.

Ces légendes locales parlent de petits hommes habitant dans des grottes qui descendaient pour voler de la nourriture dans les villages. Mais nul ne sait s’il s’agit de mythes créés à partir de découvertes d’ossements ou d’une réalité.

Il est vrai que treize mille ans, à l'échelle biologique, c'est hier. Les chercheurs n'hésitent pas à dire qu'ils ont probablement survécu jusqu'à il y a 12 000 ans..

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Comparatif de l'os d'un bras de l'homme de Florès qui est deux fois plus petit que le nôtre
Recemment, les chercheurs ont même envisagé que l'homme de Florès pouvait être encore en vie au XVIIe siècle au moment de la colonisation de l'île par les Hollandais.

La faune de l'île de Flores: éléphant et dragon

Si Homo floresiensis a subi le "nanisme insulaire", ce n'est pas le cas de tous les animaux qu'ils ont côtoyés. En effet, le dragon de Komodo vivait également sur l'île.

On y trouvait également les stégodons, un groupe d'éléphants asiatiques. Cet éléphant nain mesurait
1,5 m au garrot.

Dernière actualité sur Homo floresiensis(octobre 2005) [/color]

Les paléontologues qui ont découvert l’homme de Flores en 2004 présentent de nouvelles preuves de l’existence d’un Homo de petite taille il y a environ 15.000 ans sur cette île indonésienne. Michael Morwood, Peter Brown et leurs collègues ont trouvé d’autres fossiles d’hominidés dans la grotte de Liang Bua, notamment une mâchoire très similaire à la première. Ils publient ces découvertes dans la revue Nature du 13 octobre.

Les paléontologues qui ont découvert l’hominidé sur Flores, vieux de seulement 18.000 ans, estiment qu’il s’agit d’une nouvelle espèce, Homo floresiensis, qui a évolué vers le nanisme à cause de son isolement insulaire. Malgré sa petite taille et son cerveau pas plus gros que celui d’un chimpanzé, l’homme de Flores avait des outils déjà sophistiqués. Contestant cette théorie, d’autres chercheurs affirment qu’une maladie est la cause de sa petitesse : l’homme de Flores serait microcéphale

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Grotte dans laquelle les restes d'Homo floresiensis ont été retrouvés

Brown et ses collègues ont cependant trouvé d’autres fossiles sur le même site qui accréditent la thèse d’une nouvelle espèce d’Homo. Les os auraient appartenu à neuf individus différents, selon les paléontologues. La mâchoire est très similaire à celle du premier crâne exhumé. Les tibias et les os des bras retrouvés confirment qu’il s’agissait d’êtres de petite taille, environ un mètre de hauteur. En revanche ses proportions sont inhabituelles : il a de longs bras qui rappellent davantage les australopithèques qu’homo erectus.

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Illustration de l'homme de Florès

Si les chercheurs sont moins affirmatifs que lors de leur première publication sur l’arbre généalogique de l’homme de Flores, ils réaffirment qu’il s’agit bien d’une espèce en soi. Le débat n’est sans doute pas clos pour autant. Leurs contradicteurs ont récemment fait savoir qu’ils allaient publier leurs arguments.

L’homme de Florès est bien une espèce à part (décembre 2005)

Avec les neuf nouveaux squelettes partiels découverts par les Australiens, nous avons la certitude que cet hominidé est bien une espèce à part.
En effet, les nouveaux ossements, datés entre 95 000 et 12 000 ans, invalident l’hypothèse d’un cas isolé atteint de nanisme.
Homo floresiensis était tout simplement particulièrement petit.

L'homme de Florès n'est pas un Homo sapiens (novembre 2007)

Nouvelle confirmation que l'homme de Flores est une espèce à part. Il ne s'agit pas d'un Homo sapiens atteint de microcéphalie ou de nanisme d'après les derniers tests effectués par Matthew Tocheri, du Museum d'histoire de Washington, et son équipe.

Les chercheurs ont modélisé en 3D trois os du poignet (scaphoïde, trapezoïde et capitatum). Ces analyses montrent que les os sont morphologiquement proches de ceux des ancêtres de l'homme moderne et des grands singes mais pas d'Homo sapiens ni de Neandertal.

Le lien entre l'homme de Flores et Homo erectus n'est pas établi pour le moment car les chercheurs ne disposent pas d'os du poignet de cette espèce pour la période donnée.

 Source: Science Magazine (en anglais)

V.B (2004) Dernière M.à.J 11.2007

Source: http://www.dinosoria.com/homo_floresiensis.htm (http://www.dinosoria.com/homo_floresiensis.htm) 

L'Homme de Flores 1-3 (http://www.dailymotion.com/video/x7qp2u)
la suite sur dailymotion

Titre: Un cerveau virtuel de Hobbit relance le débat sur l'Homme de Florès
Posté par: titilapin2 le 29 novembre 2008 à 23:05:49
Le 4 février 2007 à 11h51
 
Un cerveau virtuel de Hobbit relance le débat sur l'Homme de Florès

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

La polémique faisait rage entre chercheurs : ce petit squelette humanoïde d'un mètre de haut et surnommé "Hobbit", découvert en 2003 sur l'île de Florès (Indonésie) et datant de 18.000 ans, appartenait-il à une nouvelle espèce d'hominidé ou s'agissait-il d'un Homme moderne atteint d'une maladie génétique ? Les chercheurs disposent désormais d'un indice de plus, et il se révèle surprenant.

Une équipe d'anthropologues de l'université d'état de Floride, conduite par le professeur Dean Falk, a réussi à modéliser à l'aide d'un scanner l'intérieur détaillé de la boîte crânienne de dix individus normaux, puis de neuf personnes atteintes de microcéphalie, ce qui leur a permis d'obtenir une image virtuelle et en trois dimensions de l'aspect du cerveau.

Ces données enregistrées, ils ont ensuite modélisé de la même manière l'intérieur du crâne de l'Homo Floresiensis, ainsi nommé en raison de son origine sur l'île de Flores, et ont corrélé les résultats.

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Modélisation du cerveau de l'Homo Floresiensis. Crédit université d'Etat de Floride.

Ceux-ci sont surprenants. Le cerveau du Hobbit, du moins son aspect, présente toutes les caractéristiques du cerveau humain normal sans aucun indice de maladie génétique. Autrement dit, la voie d'un individu atteint de microcéphalie paraît écartée.

Ces nouvelles données viennent donc renforcer la thèse, très controversée, selon laquelle l'Homo Floresiensis serait bien le représentant fossile d'une espèce humaine différente de l'Homme moderne, ayant vécu il y a seulement 18.000 ans.[/justify]

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Le squelette de l'Homo Floresiensis retrouvé sur l'île de Florès

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/un-cerveau-virtuel-de-hobbit-relance-le-debat-sur-lhomme-de-flores_10328/ (http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/un-cerveau-virtuel-de-hobbit-relance-le-debat-sur-lhomme-de-flores_10328/)
Titre: Trois os qui font de l’ancêtre de Flores un homme différent
Posté par: titilapin2 le 29 novembre 2008 à 23:12:26
ANTHROPOLOGIE

Trois os qui font de l’ancêtre de Flores un homme différent

NOUVELOBS.COM | 12.06.2008 | 21:02

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Différences entre les trois os du poignet des grands singes et des hominidés primitifs (à gauche) et ceux des hommes modernes (à droite). (Image © Science)

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Site Liang Bua

Alors que paléontologues et anthropologues de tous pays continuent à se prendre la tête sur la véritable nature de l’homme de Flores, se demandant s’il s’agit d’une nouvelle espèce ou d’un homme moderne atteint de microcéphalie, Matthew Tocheri et ses collègues ont décidé d’empoigner différemment le problème. Ces chercheurs se sont intéressés à l’anatomie du poignet d’Homo floresiensis. Pour eux, pas de doute, les os de ce poignet sont primitifs et le petit homme de Flores, âgé de seulement 18.000 ans, n’est pas un homme moderne. Il s’agirait donc bien d’une nouvelle espèce.

Le débat sur les fossiles de l’île indonésienne de Flores fait rage depuis 2004, à coup de publications scientifiques contradictoires, sur fond de luttes pas toujours très nobles (lire). Affirmant qu’il n’avait pas d’idée préconçue sur cette question, Matthew Tocheri (Smithsonian Institution, Washingtonn USA) a décidé d’étudier l’anatomie de trois os du poignet gauche -un scaphoïde, un trapézoïde et un capitatum- retrouvés en 2003 sur le site de Liang Bua.

Après comparaison, ces os du carpe situés à la base du pouce et de l’index ressemblent à s’y méprendre à ceux des grands singes ou des premiers hominidés, comme les australopithèques, affirment aujourd’hui dans Science Tocheri et ses collègues australiens et indonésiens. Les hommes modernes et les Néandertaliens ont un poignet très différent de leurs ancêtres, expliquent les chercheurs. On estime que les caractères modernes de cette articulation datent de 800.000 ans environ.

Dans leur article, les auteurs ne comparent pas le poignet de l’homme de Flores à celui d’êtres humains modernes microcéphales. Cependant Tocheri précise que la forme de ces os est déterminée dès le premier trimestre de la grossesse et que les problèmes de croissance du squelette interviennent beaucoup plus tard.

Homo floresiensis n’aurait pas donc pas le même grand-père qu’Homo sapiens ou Homo neandertalensis, concluent les chercheurs. Pour peaufiner leurs conclusions, ils aimeraient comparer le poignet de l’homme de Flores à celui d’un Homo erectus, l’ancêtre qui a quitté l’Afrique il y a environ 1,8 million d’années. Malheureusement, aucun poignet fossile de cette espèce n‘a pour l’instant été retrouvé.

Cécile Dumas Sciences et Avenir.com (21/09/07) (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/homme_et_societe/20070921.OBS6020/trois_os_qui_font_de_lancetre_de_flores_un_homme_differ.html)
Titre: Neandertal Code... comme code ADN ! sur France 5 en novembre 2008
Posté par: titilapin2 le 29 novembre 2008 à 23:47:32
En attendant le documentaire sur l'homme de Florès, en voici un autre sur Néandertal tout aussi passionnant et dans lequel on parle d'hybridation...

Lapin
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Néandertal code

Neandertal Code

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Un documentaire de Tim Lambert

Diffusion sur France 5
le mardi 11/11/08 à 16h00 et
le dimanche 16/11/08 à 21h30

Pour la première fois, des scientifiques commencent à décoder le génome de l'homme de Néandertal. Leurs découvertes initiales laissent entrevoir une nouvelle théorie : cet hominidé primitif aujourd'hui disparu aurait bien plus de points communs avec nous qu'on ne le pense... De Leipzig au Connecticut, ce documentaire livre le fruit des dernières recherches, sous forme d'enquête et de scènes de reconstitution.

Communiqué de la production

Grotte de Vindija, Croatie : un anthropologue retrouve un fragment d'os de la jambe d'un homme mort, là, il y a 38 000 ans. Il contient une quantité dix fois plus importante d'ADN que n'importe quel autre échantillon aussi ancien. On l'appellera dorénavant le V 80. Cette source unique d'informations va permettre pour la première fois de décrypter le code génétique de l'homme de Néandertal. Une chance d'en savoir plus sur cette espèce humaine qui a régné sur le continent européen pendant deux cent mille ans, puis a disparu mystérieusement.

L'homme de Néandertal a-t-il été décimé par l'Homo sapiens venu d'Afrique il y a 40 000 ans ? Ou n'a-t-il pas su résister à la domination de cet être supérieur ? Jusqu'à présent, l'image communément répandue de l'homme de Néandertal était celle d'un être inférieur et cannibale, plus petit, plus robuste mais moins intelligent que l'Homo sapiens. Sa physionomie se caractérisait par des arcades sourcilières proéminentes, un nez très épaté et un cerveau plus gros d'environ 10 %. Ses capacités cognitives semblaient bien moins développées que celles de nos ancêtres, l'Homo sapiens se différenciant au contraire par ses aptitudes à la créativité et à une pensée symbolique.

Les secrets de Neandertal

Or, plusieurs études ont commencé à faire apparaître un esprit néandertalien bien plus complexe qu'on n'imaginait. Ainsi, en Dordogne, on a découvert que l'homme de Néandertal réalisait des peintures rituelles et fabriquait des bifaces de conception très élaborée. Autant d'éléments qui contribuent à renforcer la théorie des anthropologues qui considèrent que les hommes modernes ne sont pas si différents des néandertaliens. L'analyse du V 80 semble leur donner raison.

A Sachem Head, dans le Connecticut, la nouvelle méthode de séquençage de l'ADN, inventée par Jonathan Rothberg, a permis d'accélérer les techniques traditionnelles de décryptage. Cet homme d'affaires spécialisé en biotechnologie a imaginé un procédé cent fois plus rapide que les autres, qui va permettre de soumettre l'échantillon néandertalien du V 80 à la puissance de ses ordinateurs. Pendant l'été 2006, le lancement du Neandertal Genome Project a laissé entrevoir pour la première fois la possibilité d'un séquençage complet du génome de l'homme de Néandertal. Premiers résultats et première surprise avec la découverte de la présence du gène Fox P2 : celui de la parole. Selon Johannes Krause, de l'institut Max-Plancke, à Leipzig : « C'était un des principaux gènes qui différenciaient l'homme moderne de Néandertal. Or il semblerait maintenant que ce dernier, tout comme nous, avait peut-être un langage. » Pour John Hawks, de l'université du Wisconsin, cela s'explique par le fait que leur survie dépendait de leur capacité à chasser en groupe et donc à communiquer entre eux.

Un accouplement possible entre Neandertal et Sapiens ?

La découverte d'autres gènes communs soulève aujourd'hui la question de l'hybridation. Est-il possible que des accouplements aient eu lieu entre les deux espèces ? Probablement, affirment certains scientifiques, d'autant plus que la possibilité d'une descendance viable et fertile est réelle entre deux espèces de mammifères qui ont évolué différemment pendant moins de deux millions d'années. Ce qui expliquerait d'une certaine manière la diversité de notre population, héritière d'un métissage de caractéristiques variées. Pourtant, il faudra attendre encore quelques années avant le déchiffrage complet du génome pour savoir si nous portons toujours des gènes néandertaliens…

Production France 5 / Wall to Wall Media Ltd Production
Année 2008
source (http://www.hominides.com/html/actualites/neandertal-code-adn-documentaire-0154.php)


Néandertal code 1/6 (http://www.dailymotion.com/grandeetoile/video/x7dp6i)
la suite sur dailymotion

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L'ADNmt de Néandertal n'a plus de secret ! (24/08/08)

L'ADNmt de Néandertal
Le génome mitochondrial de néandertal séquencé complétement
L'ADNmt d'un Néandertalien de 38 000 ans a été entièrement séquencé par les équipes du Max-Planck Institute for Evolutionary Anthropology (Allemagne). Les ossements étudiés avaient été exhumés en 1980 dans la grotte de Vindija, en Croatie. Les résultats de l'étude ont été publiés simultanément dans la revue Cell et le magazine anglais Nature.

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Pourquoi l'ADN mithochondrial (l'ADNmt) ?
Réputé plus stable que l'ADN nucléaire, l'ADNmt est transmis de mère en fille. Il a également l'avantage d'être représenté en plusieurs exemplaires dans une seule cellule avec de nombreuses molécules d'ADN similaires.res.

Ce que nous apprend cette étude
L'analyse de ce nouveau matériel montre que les mitochondries de Néandertal ne se retrouvent pas dans la variabilité humaine actuelle. Cela démontre donc que Néandertal n'a pas contribué à l'ADNmt des Homo sapiens modernes.
Par ailleurs en comparant l'ADNmt de Néandertal avec celui des chimpanzés et de l'homme moderne les chercheurs ont pu estimer que la lignée néandertalienne s'est séparée de la nôtre il y a 660 000 ans (+ ou - 140 000 ans).

Du nouveau pour l'évolution de la lignée humaine ?
Les équipes continuent par ailleurs à séquencer le génome nucléaire de Néandertal. Les chercheurs annoncent qu'il pourront effectuer sa publication avant la fin de l'année 2008.
Pour certains scientifiques cela permettra peut-être d'en savoir plus sur les modifications génétiques qui seraient à l'origine de la séparation Sapiens- Néandertal.
Pour d'autres comme le paléontologue Erick Trinkaus (Université Washington à Saint Louis, Missouri) : «Quoi qui ait pu susciter l'émergence du comportement humain il y a 30 000 -40 000 ans, je suis convaincu que ce n'était pas génétique»

C.R. Source : Sciences et Avenir   (http://www.hominides.com/html/actualites/adn-mt-neanderthal-0137.php) 
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 30 novembre 2008 à 23:21:06
Des traces de pas de 345 000 ans !

Attractions touristiques et objets d'une légende effrayante, les empreintes de pas humains les plus anciennes jamais observées révèlent aujourd'hui leur âge exact, grâce à des chercheurs français.

Les plus anciennes traces de pas humains ont 345 000 ans. C'est ce que vient de déterminer une équipe du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) (1), à Gif-sur-Yvette, à l'aide d'une technique de datation peu conventionnelle. C'est par un pur hasard que Stéphane Scaillet et ses collègues se sont intéressés à ces vénérables empreintes. En 2006, le géochronologiste apprend l'existence de mystérieuses "traces de pas du diable". En réalité, des empreintes gravées sur les pentes d'un volcan italien, et qui dateraient de 325 000 à 385 000 ans. Un âge approximatif, mais qui déjà permettait aux chercheurs de révéler un fait exceptionnel: ces traces étaient bien les plus anciennes empreintes humaines découvertes à ce jour ! !

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La taille des traces témoigne de la difficulté d'avancer sur les pentes du volcan lors du passage de trois individus

Stéphane Scaillet ne résiste pas à l'envie d'y voir de plus près. Direction Roccamonfina, Sud de l'Italie. Sur place, le spectacle est saisissant: presque au milieu de nulle part, vaguement protégées par un ruban de chantier, les empreintes de trois individus sont stupéfiantes de réalisme. L'un a décrit un zigzag pour aborder une pente escarpée, l'autre a opté pour une trajectoire en ligne droite et le troisième s'est aidé d'une main pour ne pas glisser. En tout, plus de 57 empreintes, aux côtés de celles de plusieurs mammifères.

Comment ces traces ont-elles résisté aux millénaires ? Ceux qui les ont laissées ont dû s'aventurer sur les flancs du volcan quelques jours seulement après une violente éruption. Sous leurs pieds, une boue de cendres épaisse, qui s'est durcie comme du ciment peu après leur passage. Le volcan a fait le reste: actif jusqu'à il y a 100 000 ans, ses éruptions répétées ont recouvert couche après couche les empreintes fossilisées... Jusqu'à ce que l'érosion finisse par les dévoiler au grand jour. "On les connaît depuis des générations dans la région, rapporte Stéphane Scaillet. Un microtourisme s'est développé et une légende est née de ces “traces de pas du Diable” dont on raconte qu'elles sont celles d'hommes sortis du cratère... Une chose est sûre, si ce sanctuaire est actuellement d'une qualité exceptionnelle, l'érosion va poursuivre son œuvre. Il m'a donc paru important de déterminer avec précision l'âge des empreintes." Seulement les empreintes fossilisées ne peuvent être datées que par la roche qui les porte. Pour ce faire, les scientifiques ont cherché à mesurer la quantité de deux éléments présents dans des échantillons prélevés sur le volcan, le potassium et l'argon.

Pourquoi eux ? En fait, l'un des isotopes de l'argon (2), l'argon 40, est produit au cours du temps à partir de la désintégration radioactive du potassium. La quantité de l'un de ces éléments par rapport à l'autre peut donc révéler l'âge de la roche. Un hic toutefois: le potassium est solide, tandis que l'argon est gazeux, ce qui rend difficile l'analyse. D'où l'idée des chercheurs de transformer artificiellement le potassium restant en un autre isotope de l'argon, l'argon 39, en irradiant l'échantillon dans un réacteur nucléaire. Et voilà la roche du volcan contenant deux isotopes gazeux de l'argon, l'un issu de la désintégration naturelle du potassium au fil des millénaires et l'autre produit en laboratoire, témoin de la quantité de potassium.

Mais un obstacle subsistait: la roche volcanique est très hétérogène et elle contient une foule de matériaux d'âges différents qui peuvent fausser les résultats. Raison pour laquelle les empreintes n'avaient jusque-là pu être datées avec précision. Stéphane Scaillet a donc mis au point une sonde laser permettant d'effectuer une analyse, non plus en "masse", et donc moyenne, des minéraux, mais individuelle. Son secret ? "Le laser chauffe ponctuellement les cristaux, sur quelques millimètres carrés, explique le scientifique. Ainsi, chacun libère ses isotopes d'argon, et l'on peut procéder à la datation." L'âge retrouvé le plus couramment parmi les cristaux analysés est celui de la roche.

C'est ainsi que les cendres d'une autre ère, foulées par trois promeneurs téméraires, ont révélé le leur: 345 000 ans. Un résultat qui indique que les curieux en question étaient bien les premiers hommes: des Homo heidelbergensis, ancêtres d'Homo neanderthalensis et d'Homo sapiens. Et l'histoire ne s'arrête pas là, car d'autres traces existeraient non loin des premières, laissant à penser que ces trois individus n'étaient peut-être pas que de passage. Un véritable sanctuaire archéologique pourrait alors se cacher non loin.

Source: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6051 (http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6051)
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: phoebe1 le 21 décembre 2008 à 19:50:37
Je suis en train de lire "la vie vient d'une intelligence supérieure" de Jean Sider, un bouquin qui mérite d'être lu je pense. Quelques théories évolutionnistes y sont balayées,  il a fait un énorme travail de recherche pour ce livre, c'est une mine d'information, et cela permet une autre approche du "pourquoi et comment on est la"
Je pense que meme si on n'adhère pas, il permet d'en apprendre beaucoup sur les théories de l'évolution et la complexité de cette institution...
Titre: L'extinction de l'homme de Néanderthal n'est pas due au climat
Posté par: titilapin2 le 27 décembre 2008 à 13:26:27
Vie et Terre

Posté par Michel le Samedi 27 Décembre 2008 à 00:00:40

L'extinction de l'homme de Néanderthal n'est pas due au climat

Les causes de la disparition des populations vivant en Europe avant l'arrivée des hommes modernes, il y a 40 000 ans environ, sont au cœur de nombreux débats. Une équipe multidisciplinaire franco-américaine, réunissant archéologues, modélisateurs du climat du passé, paléoclimatologues et écologues, montre que la détérioration climatique ne serait pas responsable de l'extinction de ces populations. Pour le démontrer, les chercheurs ont utilisé un algorithme réservé jusqu'à présent à la prévision de l'impact des changements climatiques sur la biodiversité. Ces travaux ont été publiés le 24 décembre dans la revue PLoS ONE.

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Reconstitution d'un Néandertalien

Quand Homo sapiens arrive en Europe il y a 40 000 ans, cela fait longtemps que Homo neanderthalensis y est présent. Les deux populations vont vivre à des chronologies semblables sur les mêmes territoires. Puis Néanderthal disparaît. Comment expliquer cette extinction ? Les hypothèses foisonnent et divisent les scientifiques. Une des causes envisagée est l'inadaptation de Néanderthal aux détériorations climatiques survenues à cette époque.

Les résultats de l'équipe multidisciplinaire franco-américaine écartent cette hypothèse. Ils montrent qu'en dépit de la détérioration climatique, appelée événement Heinrich 4 (H4), les néanderthaliens auraient pu continuer à occuper les mêmes territoires si les hommes anatomiquement modernes ne les avaient pas investis. Ils privilégient donc plutôt la compétition avec les hommes modernes pour expliquer l'extinction des néanderthaliens. Les chercheurs impliqués appartiennent au laboratoire "De la préhistoire à l'actuel: culture, environnement et anthropologie" (CNRS/Université Bordeaux 1/Ministère de la culture et de la communication/INRAP), au "Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement" (CNRS/CEA/Université Versailles St Quentin), au laboratoire "Environnements et paléoenvironnements océaniques" (CNRS/Université Bordeaux 1/Ecole pratique des hautes études) et à l'Université du Kansas.

Pour parvenir à cette conclusion, ils ont reconstitué le climat de cette époque et analysé la dispersion des sites occupés par les derniers néanderthaliens et les premiers hommes modernes avec un algorithme appelé GARP. Ce dernier était utilisé jusqu'à présent pour prévoir l'impact des changements climatiques sur la biodiversité. Son emploi par les archéologues, modélisateurs du climat du passé, paléoclimatologues et écologues a permis de prendre en compte la localisation des sites archéologiques datés par carbone 14, les informations géographiques et les simulations à haute résolution des différents climats en Europe par le passé. La méthode utilise ensuite une combinaison d'algorithmes prédictifs, analyse la relation existante entre les sites archéologiques attribuables par leur culture à chacune de ces humanités (néanderthaliens et hommes anatomiquement modernes) et les données paléoenvironnementales contemporaines pour prédire la région dans laquelle ces cultures pouvaient subsister. En répétant ce processus plusieurs centaines de fois et en soumettant les résultats à des analyses statistiques de fiabilité, la méthode apprend de ses propres erreurs et obtient ainsi une prédiction optimale. Cet outil permet également de projeter la distribution potentielle d'une population à une époque donnée dans une autre phase climatique de façon à vérifier, après comparaison avec la distribution réelle de sites archéologiques, si la niche originale a subi une contraction ou une expansion.

Grâce à cette méthode originale et performante, les chercheurs ont identifié les territoires occupés par les premiers Homo sapiens arrivant en Europe et les derniers néanderthaliens. Ils ont pu comprendre le rôle de chaque facteur climatique dans leurs distributions respectives.

Selon l'algorithme, les hommes modernes ont occupé des territoires allant jusqu'à une frontière méridionale marquée par la vallée de l'Ebre pendant la phase froide (H4) puis ont investi le sud de la péninsule ibérique au cours de la phase tempérée suivante (GI8). L'étude conclut que les néanderthaliens du sud de la péninsule ibérique auraient été les derniers à disparaître car ils auraient été préservés de la compétition directe avec les hommes modernes par la phase froide, au cours de laquelle les deux populations auraient exploité des territoires distincts. Pour les auteurs, la disparition de Néanderthal serait donc due à la compétition avec Sapiens sapiens.

Source: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6136 (http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6136)
Titre: Disparition des néandertaliens : l'hypothèse climatique serait exclue
Posté par: titilapin2 le 29 décembre 2008 à 18:03:33
Le 29 décembre 2008 à 15h27
 
Disparition des néandertaliens : l'hypothèse climatique serait exclue

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Lorsqu’il y a 40.000 ans Homo sapiens quitte le Proche-Orient pour l'Europe, il y rencontre un Homo neanderthalensis remarquablement adapté depuis au moins 160.000 ans. Durant dix millénaires, les deux espèces se côtoient, puis la plus ancienne disparaît. Pourquoi ?

Plusieurs scénarios sont défendus pour expliquer la disparition de l'homme de Néandertal mais aucun n'a encore remporté l’assentiment général. Parmi eux, l’hypothèse d’un changement climatique est souvent citée.

Aujourd’hui, une équipe multidisciplinaire franco-américaine conduite par William E. Banks (Institut de Préhistoire et de Géologie du Quaternaire, université de Bordeaux), réunissant archéologues, paléoclimatologues et écologistes, tend à démontrer que la détérioration du climat est étrangère à cette disparition. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont adapté un algorithme, nommé Garp, mis au point à l’origine pour l’étude de l’impact des changements climatiques sur la biodiversité.

Les chercheurs ont ainsi reconstitué le climat tel qu’il se présentait en Europe il y a quarante millénaires et y ont superposé les sites occupés par les derniers néandertaliens et les premiers hommes modernes. Ces sites sont connus avec une bonne précision par la datation au carbone 14 et les informations géographiques liées à la modélisation à haute résolution de la climatologie à différentes époques du passé.

La méthode applique ensuite une série d’algorithmes prédictifs afin d’analyser la relation de chacun des sites occupés avec une des deux espèces, H. sapiens et H. neanderthalensis, sur la base des traces de leur culture, ainsi que de leur paléoenvironnement contemporain afin de prédire les régions les plus susceptibles de les voir subsister.

Suivre les niches écologiques

Le même procédé permet aussi de simuler l’effet d’une variation climatique différente sur une population, afin de vérifier, par comparaison avec les données réelles, si la niche originale a subi une expansion ou une contraction.

Cette méthode inédite et pour le moins originale a permis aux chercheurs d’identifier précisément les territoires occupés par les premiers H. sapiens arrivés en Europe vers -40.000, mais aussi par les derniers néandertaliens à y avoir vécu il y a environ 28.000 ans. Il apparaît ainsi que les hommes modernes se sont répandus jusqu’à une frontière méridionale délimitée par la vallée de l’Ebre pendant la phase froide appelée événement Heinrich 4 (ou H4, -40,2 à -38,6 milliers d’années), puis se sont avancés jusqu'au sud de la péninsule ibérique au cours de la phase tempérée suivante (GI8, -38,6 à -36,5 milliers d’années).

Les chercheurs en concluent que les néandertaliens ont été progressivement chassés par l’avancée des hommes anatomiquement modernes, avec lesquels leur existence aurait été mise en compétition et dont ils n’auraient pas supporté la concurrence. D’après l’étude, les derniers néandertaliens auraient vécu au sud de la péninsule ibérique, isolés des territoires occupés par les hommes modernes durant la dernière phase froide.

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Répartition de H. sapiens (images de gauche) et de H. neanderthalensis (images de droite) à trois époques distinctes selon modélisation. Rangée du haut, période pré-H4 (avant la cohabitation des espèces) ; du milieu, période H4 (-40,2 à -38,6 milliers d’années) ; du bas, période GI8 (-38,6 à -36,5 milliers d’années). Les zones où les conditions d’habitabilité sont idéalement réunies sont marquées en gris, les zones confirmées par 6 à 9 modèles théoriques sur 10 en rose et les zones confirmées par tous les modèles (10 sur 10) en rose.[/center]

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/disparition-des-neandertaliens-lhypothese-climatique-serait-exclue_17779/ (http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/disparition-des-neandertaliens-lhypothese-climatique-serait-exclue_17779/)
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: void le 30 décembre 2008 à 10:17:15
Petite remarque "para-scientifique", elle intéressera peut-être certains "crypto-chercheurs". Ces histoires d'homo sapiens et de néandherthal me font systématiquement remonter à la surface les récits épiques sumériens de Gilgamesh et d'Enkidu. Oui, Gilgamesh, le sage éduqué par les dieux, avant de survivre au déluge, aura la tristesse d'observer la mort de son ami Enkidu, qui n'est pas de la même espèce que lui. Enkidu est, dit-on, en lien avec la nature, "sauvage", vie au milieu d'elle et parle le langage des animaux, alors que Gilgamesh est un "demi dieu éduqué" qui a déjà rompu ses liens avec le monde animal.


"L'histoire commence à Uruk, capitale de Sumer où règne le géant Gilgamesh qui est d'origine divine. Il a en effet dans ses veines un sang aux deux tiers celui d'un dieu. Mais cela ne l'empêche pas d'être sans pitié envers ses sujets. Son appétit gastronomique n'a d'égal que son appétit sexuel et son peuple ne peut plus vivre avec un roi si turbulent.

Les dieux constatant l'état d'esprit de Gilgamesh vont tenter de le remettre dans le droit chemin. Pour cela le dieu Assuru va créer Enkidou, un colosse digne du roi d'Uruk. Mais il vient à la vie en pleine nature et en passe la première partie au milieu des bêtes sauvages qui le considèrent comme l'un des leurs. Mais vient le moment où il doit accomplir son rôle. A cette fin, une courtisane d'Uruk lui enseigne le plaisir, dans le mythe il semble que cela amène Enkidu à l'humanité. Les bêtes ne le reconnaissent plus et le fuient."


http://pagesperso-orange.fr/anciennegypte/etr/gilgamesh.htm

"Voilà Enkidu saisi d’une étrange langueur. Il maudit la courtisane, convaincu que cette soudaine faiblesse lui est imputable. Il perd ses forces. Bientôt Gilgamesh craindra réellement pour la vie de son ami. C’est pour sauver son > qu’il ira chez Unapishti chercher le secret de l’immortalité et entreprendre sa longue descente au royaume des morts. Pourtant, Enkidu va mourir, à l’absolu désespoir de Gilgamesh. Celui-ci ira même jusqu’à demander au dieu Nergal , fils d’Ishtar et époux d’Éreshkigal, déesse des enfers, d’ouvrir un trou dans la terre. L’âme d’Enkidu s’en échappe et Gilgamesh le verra sans pouvoir le toucher. Enkidu n’a été créé par les dieux que pour mourir, pour accroître, par sa mort, quelque chose en Gilgamesh qui est aussi la découverte de l’attachement, tout comme Gilgamesh, par la découverte de l’amour, ouvrira à Enkidu les portes de la conscience. L’un des deux, encore une fois, doit mourir."

http://fanstastiquereve.centerblog.net/6393487-Gilgamesh-et-Enkidu

Titre: Vdéo disponible de l'Homme de Flores dit Hobbit
Posté par: titilapin2 le 03 janvier 2009 à 13:32:43

Je viens de mettre à jour le post de l'homme de Flores dit le Hobbit (http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=4375.msg45372#msg45372) avec les vidéos du reportage.

Merci à hanakus2006

Lapin fan de Tolkien à la recherche de la Terre du Milieu
Titre: Sur les traces de l'homme de Palau - Micronésie - Lee Berger - France 5
Posté par: titilapin2 le 03 janvier 2009 à 14:30:09
[France 5] Sur les traces de l'homme de Palau  

France 5 a proposé, mardi 18 novembre 2008 à 15 heures 34, le documentaire écrit par Adam Meyer et réalisé par Ian Marsh, "Sur les traces de l'homme de Palau".

Documentaire/Reportage
GRANDE-BRETAGNE - 2007 - 50 mn
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo

Auteur : Adam Meyer

Le sujet
A la découverte de l'hominidé dont les restes ont été trouvés sur une île de l'archipel de Palau, dans le Pacifique, et gros plan sur les questions qu'il soulève.


C'est sur une île de l'archipel de Palau, dans le Pacifique, que Lee Berger, paléo-anthropologue de l'Université de Johannesburg, découvre dans une grotte une grande quantité d'ossements semblant provenir d'une espèce d'hominidés.

L'équipe de scientifiques appelée à la rescousse par Lee Berger va travailler sans relâche pendant huit jours à trier, répertorier et classer les restes humains qui seront envoyés pour une datation au carbone.

D'hypothèse en conjecture, l'équipe va tenter de percer le mystère de cette tribu perdue de Palau.

Comment ces ossements sont-ils arrivés dans cette grotte difficile d'accès ? Comment et de quoi vivait cette population ? Pourquoi s'est-elle éteinte subitement ? Catastrophe naturelle ? Epidémie fatale ? Invasion et massacre par une autre tribu ?

Malgré des similitudes avec l'homme de Florès, découvert également en Indonésie en 2003 ( stature et boîte crânienne de petite taille ), les ' hommes ' de Palau semblent être bien plus récents.

L'âge mis en évidence par la datation carbone est de 3000 à 1500 ans.

Il est à parier que la résolution de l'énigme de la tribu perdue de Palau ne manquera pas d'apporter de nouvelles pistes pour la compréhension de l'évolution de l'homme.

source (http://www.telleestmatele.com/article-24800159.html)

La critique
Quelques ossements trouvés par un paléoanthropologue sud-africain, Lee Berger, alors qu'il passait ses vacances dans l'archipel de Palau en plein milieu du Pacifique, risquent de modifier les théories de l'évolution. Jusqu'alors, on pensait que la transformation physique, intellectuelle et psychique de l'être humain avait pris des millions et des millions d'années. Or, voilà que ces ossements montrent l'inverse.


En reconstituant l'aspect physique de l'homme de Palau, on découvre en effet qu'il ne dépassait pas le mètre vingt, qu'il était trapu, avait un large nez, une petite boîte crânienne et de grandes dents. Il semblait donc, physiquement, plus proche de Lucy, découverte en 1974 en Ethiopie et vieille de 3 millions d'années, que du pharaon Ramsès II, né en 1305 avant notre ère et dont les mesures scientifiques ont pourtant prouvé qu'il était son contemporain. Il devient donc envisageable, pour les scientifiques, qu'une tribu égarée sur cet îlot se soit transformée afin de s'adapter, en quelques siècles seulement, aux conditions de vie précaires qui lui étaient offertes, jusqu'à disparaître complètement dans l'indifférence générale. Comment ? Maladie ? Tsunami ? Extermination par des peuplades voisines en quête de nourriture ? L'énigme reste aussi opaque que le mystère divin.

source (http://www.youscribe.com/catalogue/tous/l-ile-mysterieuse-2165720)

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L'Homme de Palau 1-3 (http://www.dailymotion.com/video/x7qqdk)
la suite sur dailymotion

Fiche wiki sur Lee Berger (http://en.wikipedia.org/wiki/Lee_R._Berger)

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March 10, 2008...2:52 pm

3,000 year old small body humans in Palau, Micronesia

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PLoS One completely surprised me today by releasing this paper, “Small-Bodied Humans from Palau, Micronesia.” The research comes from South African and American researchers, and the paper was edited by John Hawks, who apparently can really keep a secret it seems. I had no idea about this study and find it a really remarkable find since fossils of another small bodied human, Homo floresiensis, were found about 1,000 miles south of these new findings.

If I read this correctly, a minimum of 25 individuals have been found. Lots more will be found according the authors, which is always welcoming to me. The Palau fossils are of small people, similar in size to the Flores hominins. Preliminary analysis of more than a dozen individuals, including a male weighing about 43 kg and a female weighing about 29 kg, document that these were tiny. Analyzing some of the cranial and dental features like the distinct presence of a maxillary canine fossa, a clearly delimited mandibular mental trigone, moderate bossing of the frontal and parietal squama, a lateral prominence on the temporal mastoid process, reduced temporal juxtamastoid eminences and an en maison cranial vault profile with the greatest interparietal breadth high on the vault indicates that these individuals were simply small H. sapiens adapted for life on a small island.

So how were these bones found? Lead author, Lee Berger, writes to National Geographic News that he was kayaking around rocky islands about 370 miles east of the Philippines, when he found the bones in a pair of caves in 2006. Crazy story! I wish I would find something like that while vacationing. He reports that the,

“the [Ucheliungs and Omedokel] caves were littered with bones that had been dislodged by waves and piled like driftwood. Others had remained buried deep in the sandy floor, and more, including several skulls, were cemented to the cave walls.”

Radiocarbon dating was applied to pinpoint an age for the bones. The antiquity of the bones is between 1,410 and 2,890 years ago, which is remarkably much more recent than 18,000 year old antiquity of the Flores hominins. Along with the small size, the Palau fossils have similar features to H. floresiensis, such as their pronounced supraorbital tori, non-projecting chins, relative megadontia, expansion of the occlusal surface of the premolars, rotation of teeth within the maxilla and mandible, and dental agenesis.

But again, Berger and colleagues do not infer from these features any direct relationship between the peoples of Palau and Flores; however, they conservatively write that these similarities may be a common adaptation in humans of reduced stature. In their own words,

“Based on the evidence from Palau, we hypothesize that reduction in the size of the face and chin, large dental size and other features noted here may in some cases be correlates of extreme body size reduction in H. sapiens. These features when seen in Flores may be best explained as correlates of small body size in an island adaptation, regardless of taxonomic affinity. Under any circumstances the Palauan sample supports at least the possibility that the Flores hominins are simply an island adapted population of H. sapiens, perhaps with some individuals expressing congenital abnormalities.”

Again the paper is published in PLoS One, which is an open access journal. That means you can download the original report and read it for yourself for free. I really recommend you do, this seems like one of the more significant paleoanthropological finds for 2008. Here’s the citation:

Berger, L.R., Churchill, S.E., De Klerk, B., Quinn, R.L., Hawks, J. (2008). Small-Bodied Humans from Palau, Micronesia. PLoS ONE, 3(3), e1780. DOI: 10.1371/journal.pone.0001780[/justify]

Source: http://anthropology.net/2008/03/10/3000-year-old-small-body-humans-in-palau-micronesia/ (http://anthropology.net/2008/03/10/3000-year-old-small-body-humans-in-palau-micronesia/)


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13 mai 2008

L'homme de Flores: le débat change d'île(Agence Science-Presse)  

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Les « petits hommes » de l’île de Flores, ces ossements que l’on dit appartenir à une autre espèce humaine, continuent de faire jaser. La découverte, le mois dernier, de nouveaux squelettes sur une autre île, squelettes qui a priori remettaient en question l'hypothèse de Flores, semble prendre un tour plus médiatique que scientifique.
 
Des milliers d’ossements humains ont été retrouvés sur une île de l’archipel de Palau, âgés de 900 à 2900 ans. Parmi eux, certains des plus anciens sont de petite taille et ont rapidement relancé le même débat qu’on avait eu en 2004 autour de l’île de Flores, à 2000 km plus au Sud (voir la carte) : s’agirait-il d’un groupe d’humains primitifs, qui auraient évolué vers une petite taille au fil des millénaires?

Le découvreur, le paléoanthropologue sud-africain Lee Berger, a en effet présenté sa découverte comme telle : ses « petits hommes » à lui, en raison de leur grand nombre, démontreraient que les « petits hommes » de Flores ne constituent pas une espèce distincte —on parlait alors de descendants de l’Homo Erectus— mais que l’évolution vers le nanisme serait au contraire un trait commun à des populations vivant longtemps isolées sur une île.

Sauf qu’il y a ceux qui remettent carrément en doute que les ossements de Palau représentent une population distincte. L’archéologue américain Scott Fitzpatrick, qui a travaillé là-bas depuis une décennie avait trouvé en 2003, à 4 kilomètres de là, des ossements remontant eux aussi à près de 3000 ans —et tous de taille normale. Les ossements plus anciens de Berger seraient tout simplement des adolescents. « Berger, déclare Fitzpatrick dans une entrevue pour Nature, n’a pas fait de comparaisons adéquates avec d’autres ossements de Palau ».
 
Un des problèmes de cette découverte est sa facture médiatique. Elle a été annoncée le 10 mars par la chaîne National Geographic, qui finançait l’expédition de Lee Berger. L’article scientifique est paru le surlendemain dans la revue Public Library of Science One. Les conclusions qui ont fait le plus de bruit, celles de l’émission de télé, n’ont donc pas été validées par un comité de réviseurs —en fait, un des réviseurs de l’article scientifique est terriblement sévère quant à la validité des résultats.

Un autre problème, souligné dans l’article du journaliste de Nature, est que l’hypothèse du nanisme ne colle pas avec ce qu’on connaît de l’histoire de ces îles de l’Ouest du Pacifique —alors que la présence de descendants de l’Homo Erectus sur l’île de Flores, qui auraient débarqué il y a 70 000 ans et auraient survécu jusqu’à voici 12 000 ans, n’est pas invraisemblable.

L’archéologie confirme que les premiers humains se sont établis dans l’Ouest du Paciifique il y a 3000 ans. Les artefacts démontrent qu’il y a 2500 ans, les habitants de l’archipel de Palau maîtrisaient fort bien l’agriculture. Qu’un groupe ait évolué si vite vers le nanisme en raison du manque de ressources ne colle donc pas.

Pascal Lapointe

Source: http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20565 (http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20565)
Titre: LUCA, 3.8 milliards d'années, ancêtre ultime du vivant
Posté par: titilapin2 le 04 janvier 2009 à 11:50:39
LUCA, 3.8 milliards d'années, ancêtre ultime du vivant

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Un généticien de l'Université de Montréal, en collaboration avec des chercheurs des villes de Lyon et de Montpellier, en France, a publié une étude révolutionnaire qui décrit les caractéristiques du dernier ancêtre commun à tous les êtres vivants, prénommé LUCA (acronyme de Last Universal Common Ancestor).

Selon les résultats de l'étude, dont a fait état un récent numéro de la revue Nature, notre ancêtre vieux de quelque 3,8 milliards d'années n'était pas l'organisme qu'on pourrait imaginer. L'étude vient bouleverser les idées admises et enseignées sur les débuts de la vie sur Terre.

"On croit habituellement que LUCA était un organisme en quête de chaleur ou hyperthermophile, tout comme les êtres étranges qui colonisent aujourd'hui les sources hydrothermales ponctuant les marges continentales des profondeurs océaniques (au-dessus de 90 degrés Celsius), explique Nicolas Lartillot, coauteur de l'article et professeur de bioinformatique à l'Université de Montréal. Nos données suggèrent cependant que LUCA était sensible aux températures plus fortes et qu'il préférait davantage les climats aux températures inférieures à 50 degrés."

L'équipe de recherche a comparé l'information génétique des organismes modernes afin de caractériser l'ancêtre primordial de toute vie sur Terre. "Notre recherche s'apparente à l'étude étymologique des langues modernes, nous tentons d'élucider les fondements de leur évolution, souligne le professeur Lartillot. Nous avons identifié les caractères génétiques communs entre les animaux, les végétaux, les bactéries, à partir de quoi nous avons construit un arbre de vie dont les ramifications représentent des espèces distinctes. Elles proviennent toutes d'un tronc commun, LUCA en l'occurrence, dont nous nous sommes efforcés d'établir plus à fond la composition génétique."

Réconcilier des données divergentes
Les conclusions du groupe marquent un pas important vers le rapprochement d'idées conflictuelles sur LUCA. Elles concordent tout particulièrement bien avec la théorie d'un monde à ARN initial, selon laquelle les premières formes de vie étaient composées d'acide ribonucléique (ARN) plutôt que d'acide désoxyribonucléique (ADN).

Les données viennent particulièrement bien étayer cette théorie. Comme l'ARN est très sensible à la chaleur, il est peu probable qu'il ait pu rester stable sous les températures extrêmes régnant sur Terre au début. Les données du professeur Lartillot et de ces collaborateurs révèlent que LUCA a déniché un microclimat plus froid pour se développer, un constat qui aide à résoudre ce paradoxe et démontre que les microdomaines environnementaux ont joué un rôle essentiel dans le développement de la vie sur Terre.

De l'ARN à l'ADN: Une preuve de l'évolution
"Ce n'est que par après que les descendants de LUCA ont découvert la molécule plus thermostable de l'ADN, qu'ils ont acquise indépendamment (de virus comme on le pense) et qu'ils l'ont utilisée à la place de l'ancien support fragile qu'était l'ARN. Cette invention leur a permis de s'éloigner de leur petit microclimat froid, d'évoluer et de se diversifier en une variété d'organismes sophistiqués capables de tolérer la chaleur," dit le professeur Lartillot.

Source: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6152 (http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6152)
Titre: Darwin sera l'une des figures de l'année 2009
Posté par: titilapin2 le 07 janvier 2009 à 20:54:08
Darwin sera l'une des figures de l'année 2009

Jean-Luc Nothias
05/01/2009 | Mise à jour : 10:49

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Charles Robert Darwin, né le 12 février 1809 à Shrewsbury (Angleterre), peaufine en secret ses recherches avant de faire paraître, en novembre 1859, son ouvrage fondateur : De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
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Il y a 150 ans, l'auteur de la théorie de la sélection naturelle, né il y a exactement deux siècles, publiait son ouvrage de référence.
 
C'est l'un des personnages dont on devrait, plus que jamais, parler en 2009. On célèbre en effet cette année un double anniversaire pour Charles Darwin : sa naissance il y a deux siècles (le 12 février 1809) et la première parution de son ouvrage fondateur, De l'origine des espèces par la sélection naturelle ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie (en novembre 1859).

La «théorie» de l'évolution, qui n'est plus une théorie au sens hypothétique du terme, continue, aujourd'hui encore, de susciter à la fois de vifs débats «théologiques» et des recherches scientifiques aux prolongements très importants pour le monde vivant et pour l'homme en particulier. Des faits scientifiques qui, soit dit en passant, ne préjugent en rien de l'existence, ou non, de Dieu.

Charles Darwin n'est pas l'inventeur du concept d'évolution. D'autres avant lui, dont son propre grand-père, Erasmus Darwin, ou de son temps le chevalier de Lamarck, y souscrivaient déjà. Ce qui va faire la force de Darwin, c'est de tirer de ses observations une vue d'ensemble tout à fait visionnaire du monde vivant dans une perspective historique.

Solide socle scientifique

Sans rien connaître par exemple à la génétique et au rôle moteur des mutations. Mais en minimisant, il est vrai, les problèmes posés par sa théorie, problèmes que la science, à l'époque, ne pouvait pas résoudre. Et qui vont souvent entraîner de la part de ses supporteurs, comme de ses adversaires, de mauvaises interprétations. Les écrits de Darwin vont susciter un extraordinaire bouillonnement. Comme cette réunion organisée en juin 1860 à Oxford par l'évêque Samuel Wilberforce où le prélat, se moquant du darwinien Thomas Huxley en lui demandant s'il descend du singe «par son grand-père ou sa grand-mère», s'attire cette réponse cinglante : «Mieux vaut un singe qu'un imbécile».

Cette effervescence va néanmoins peu à peu disparaître. D'autant que, pour extraordinaire que soit le travail de Darwin, il n'est pas parfait et sera amendé, et consolidé au fur et à mesure de l'avancée des connaissances. Mais le socle scientifique que Darwin a bâti est toujours aussi solide.

Il nous dit que les êtres vivants ont été lentement modelés au cours d'une évolution. Que celle-ci s'opère, entre autres, par le phénomène de sélection naturelle : au sein d'une même espèce, les individus manifestent une capacité naturelle à varier. Ce qui fait que les plus adaptés à leur milieu vont se reproduire davantage que les autres. Et vont donc peu à peu s'imposer. Enfin, Darwin nous dit que les espèces ont des ancêtres communs.

Et ce sera, après de longues années d'éclipse, la renaissance de Darwin lorsque seront redécouvertes, elles aussi, les lois mendéliennes de l'hérédité au début du XXe siècle. Puis la génétique s'introduira dans la botanique, la zoologie, la paléontologie. Avant de construire un «grand arbre de la vie», généalogie du vivant mettant en relation presque filiale les bactéries, les champignons, les végétaux, les animaux…

On sait aujourd'hui que l'évolution n'est pas un long fleuve tranquille. Qu'elle a agi, et agit encore, par paliers et «bouffées». Qu'elle n'est pas une marche glorieuse vers toujours plus de sophistication et de complexité. Qu'elle peut mener à des impasses. Que les espèces ne sont pas immortelles (99 % des espèces nées sur Terre ont aujourd'hui disparu).

Machinerie biologique «contre-évolutive»

Et que ce n'est pas l'être le plus fort, ou le plus intelligent, qui va forcément survivre, mais celui qui sera capable de s'adapter le mieux au changement. Quitte à devenir plus petit, moins complexe, moins «fort».

On est loin de connaître parfaitement la dynamique de l'évolution, même si l'on sait qu'elle est plus ou moins rapide en fonction des circonstances et des espèces. Une bactérie, qui se «reproduit» en se divisant toutes les vingt minutes, a beaucoup plus de chances adaptatives qu'un animal. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle peut, par exemple, développer aussi vite des résistances aux antibiotiques.

Mais on sait aussi qu'il y a une machinerie biologique «contre-évolutive» qui s'oppose aux changements. Les mécanismes à l'œuvre dans l'évolution des espèces ont créé la biodiversité actuelle. Les comprendre peut permettre de mieux la préserver.

Déjà, les chercheurs se tournent vers le futur. Pour tenter de modéliser ce que sera la nature dans des dizaines de milliers de générations, en fonction de divers scénarios d'évolution, par exemple, du climat. Première conclusion : tout est possible…[/justify]

Source: http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/05/01008-20090105ARTFIG00328-darwin-sera-l-une-des-figures-de-l-annee-.php (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/05/01008-20090105ARTFIG00328-darwin-sera-l-une-des-figures-de-l-annee-.php)

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La théorie de l'évolution a nécessité plus de vingt ans de gestation

J.-L. N.
05/01/2009 | Mise à jour : 10:49

Tétanisé par l'enjeu, tant scientifique que religieux, Darwin a failli ne jamais publier ses manuscrits.
 
L'année qui s'achève n'a été marquée par aucune de ces découvertes frappantes qui d'un seul coup révolutionnent le domaine de la science sur lequel elles portent[/i][/color].» En cette fin d'année 1858, Thomas Bell, le très éminent président de la Société linéenne de Londres, la plus prestigieuse dans le monde des sciences naturelles, aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prononcer cette phrase.

Car quelques mois plus tôt, le 1er juillet 1858, des textes avaient été lus devant la docte assemblée, présentés entre autres par le géologue Charles Lyell, une sommité dans son domaine. Des documents signés par Charles Darwin et Alfred Wallace.

De l'avis des historiens de la science, il s'agit là de la première présentation publique de la théorie moderne de l'évolution, que Wallace allait populariser sous le nom de « darwinisme ». Un an plus tard, en novembre 1859, paraissait De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Toujours d'actualité.

Mais avant d'en arriver là, il aura fallu une très improbable succession d'événements, de rencontres, d'intuitions, de travail, de peurs… C'est presque un miracle que cela se soit produit.

Charles Robert Darwin est né le 12 février 1809 à Shrewsbury, une petite ville médiévale des Midlands de l'ouest (Angleterre). Son père était un médecin fort prospère. Et fort mécontent des médiocres résultats scolaires de son fils. Celui-ci entama tout de même des études de médecine, à Edimbourg. Mais ne supportant pas la vue du sang, il s'essaya au droit. Pas plus de succès. Il finit par passer un diplôme de théologie à Cambridge. Charles Darwin était donc, à ce moment-là, en passe de devenir pasteur de campagne.

Entre-temps, sa passion pour l'histoire naturelle ne faisait que croître. Et, à Cambridge, le jeune homme s'était lié d'amitié avec le professeur Henslow, brillant botaniste, artisan du renouveau de cette discipline à l'université. Et quand, en 1831, l'Amirauté demanda à ce professeur de lui recommander un naturaliste pour partir en mission sur le HMS Beagle, il recommanda son élève favori, Charles Darwin. Son père, d'abord opposé à ce départ, finit par céder.

Innombrables échantillons

Et Darwin, à 22 ans, embarqua pour cinq ans et deux jours à bord du Beagle, navire commandé par Robert FitzRoy, un capitaine de 23 ans. Darwin emportait avec lui quelques livres, dont la Bible et le premier volume des Principes de géologie de Charles Lyell, qui allait avoir une grande influence sur lui. Dans cet ouvrage, Lyell, tout en évitant la question de la création de la Terre, soutenait que les forces à l'origine du façonnage de notre planète (érosion, volcans, sédiments) étaient à l'œuvre depuis l'origine du monde.

Pendant ces cinq années de tour du monde à bord du Beagle, Darwin se forgea le caractère, vécut de nombreuses aventures, découvrit de nouvelles espèces vivantes, fit une foule d'observations et rapporta d'innombrables échantillons. Mais après, il ne quittera plus jamais l'Angleterre. Et s'il commença à écrire les prémices de son concept d'évolution des espèces dès 1837 (l'année suivante sa théorie était déjà formulée…), comme en témoignent ses carnets, il n'en souffla mot. Car il voyait aussi bien la puissance du concept que la difficulté à surmonter ses apparentes failles aux yeux de la science d'alors. Sans parler de la religion… Il étoffa sa théorie en 1842, puis en 1844. Mais toujours en secret.

Travaux similaires  

En 1856, seuls quelques proches, dont l'influent Charles Lyell, sont au courant. Darwin ne veut toujours pas s'exposer. Ses manuscrits semblent destinés à rester ad vitam aeternam au fond de ses tiroirs.

C'est alors qu'en 1858 il reçoit une lettre d'un jeune naturaliste gallois, Alfred Russel Wallace, qui travaille en Extrême-Orient. Celui-ci lui demande son avis sur ses travaux qui, surprise, sont en tout point similaires aux travaux et aux conclusions de Darwin. Pour Darwin, nul n'aurait pu faire meilleur résumé de ses textes que Wallace dans sa lettre. Ce dernier prie Darwin de transmettre le document, s'il le trouve satisfaisant, à Lyell, membre de la Société linéenne.

Darwin est alors fort embarrassé. Faut-il transmettre le texte de Wallace et perdre le crédit de ses vingt ans de travaux ? Faut-il publier ses propres textes en lésant Wallace ? La poire va être coupée en deux. Les textes seront finalement présentés comme cosignés et lus devant la Société linéenne de Londres. Un séisme scientifique, d'une ampleur sans précédent depuis la découverte de la gravitation par Newton (1642-1727), était en marche.

Source: http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/05/01008-20090105ARTFIG00313-la-theorie-de-l-evolution-a-necessite-plus-de-vingt-ans-de-gestation-.php (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/01/05/01008-20090105ARTFIG00313-la-theorie-de-l-evolution-a-necessite-plus-de-vingt-ans-de-gestation-.php)

Titre: Re : Darwin sera l'une des figures de l'année 2009
Posté par: void le 07 janvier 2009 à 21:53:18
Et que ce n'est pas l'être le plus fort, ou le plus intelligent, qui va forcément survivre, mais celui qui sera capable de s'adapter le mieux au changement. Quitte à devenir plus petit, moins complexe, moins «fort».

et Bing! Un point Lamarck pour le journaliste !  "Hein ? quoi ? où ? comment ? j'ai rien vu !". Depuis quand la théorie de Darwin admet-elle que les espèces "évoluent POUR s'adapter en DEVENANT plus petite moins complexe ou moins forte" ?

Pourquoi je note ce truc. En fait, c'est parceque ce genre de lapsus, de "glissement" se produis souvent et même chez les scientifiques eux-même. De fait, c'est amusant de les voir défendre une théorie basée sur le hasard (le moteur du Darwinisme, ce sont les mutations génétiques hasardeuses) et parallèlement, montrer une forte tendance à attribuer, sans faire exprès, une intelligence à ces mutations.

Voilà c'était la parenthèse foutage de gueule des darwinistes.
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: Carthoris le 07 janvier 2009 à 22:27:24
 

Bonjour Void,

En préambule, je te présente mes excuses par avance, la biolo et l'étude des espèces n'est pas mon fort, je n'ai donc pas ta pertinence sur le sujet  :-\
il est vrai que ce sont les organismes vivants qui évoluent et se renforcent face au milieu qui lui se transforme ou se dégrade. Mais je ne comprends pas ce qui parait inconcevable dans le fait que lors de cette mutation certaines formes de vies ne pourraient  pas s'affaiblir ou devenir plus petites, est-ce que la regression entraîne fatalement la disparition ?
Titre: Re : Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: void le 07 janvier 2009 à 22:43:55
Bonjour Void,

En préambule, je te présente mes excuses par avance, la biolo et l'étude des espèces n'est pas mon fort, je n'ai donc pas ta pertinence sur le sujet  :-\
il est vrai que ce sont les organismes vivants qui évoluent et se renforcent face au milieu qui lui se transforme ou se dégrade. Mais je ne comprends pas ce qui parait inconcevable dans le fait que lors de cette mutation certaines formes de vies ne pourraient  pas s'affaiblir ou devenir plus petites, est-ce que la regression entraîne fatalement la disparition ?

Attention, je ne discute pas des mécanismes de l'évolution. Mon but était de pointer du doigt les contradictions que les darwinistes entretiennent eux-même vis à vis de leurs croyances et les fréquents dérrapages vers une pensée Lamarckiste. Par exemple, tu dis "ce sont les organismes vivants qui évoluent", mais d'un point de vue strictement darwiniste, cette assertion est fausse, car, d'après le darwinisme, les espèces n'évoluent pas, elles "mutent", et certaines mutations réussissent mieux que d'autres, et plus loin encore, il serait faut de dire "qu'elles mutent", il faudrait plutôt dire les espèces "sont muttés par hasard" et "au petit bonheur la chance" ça les rend adaptés à leur environnement -> c'est ça le darwinisme. Apres, on adhère ou pas, mais si on adhère, il est préférable d'être stricte dans son adhérence, parceque si non, c'est pas du jeu :)

PS : je dis ça, parceque ça m'amuse beaucoup de voir des darwinistes du profond de leur 1500 cm3 de matière grise m'expliquer qu'ils sont le fruit de mutations hasardeuses à partir d'une boue primitive qu'ils jugeraient eux-même parfaitement inerte...
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: BEL23 le 08 janvier 2009 à 09:02:47
"Ce n'est que plus tard, vers le début du XXe siècle, avec la redécouverte des lois de Mendel, que le darwinisme deviendra véritablement une théorie de l'évolution en s'articulant avec les mécanismes de l'hérédité." Lien (http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Origine_des_esp%C3%A8ces)
Titre: L'évolution ignore la marche arrière - Drosophila melanogaster
Posté par: titilapin2 le 14 janvier 2009 à 23:13:18
[justify]Le 13 janvier 2009 à 11h26
 
L'évolution ignore la marche arrière

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Une longue expérience sur la mouche drosophile démontre l’impossibilité pour une espèce d’évoluer à rebours, donc de retrouver son état ancestral, même si les conditions de vie redeviennent semblables à celles du milieu originel.

Petite mouche de 1 à 2 millimètres de long, la drosophile, et plus particulièrement Drosophila melanogaster, parmi plus de 400 autres espèces, est l’enfant chéri des biologistes. Faciles à élever en laboratoire et d’un cycle de reproduction de seulement deux semaines, elles ont servi à de multiples expériences, notamment en génétique. De plus, leurs glandes salivaires possèdent curieusement des chromosomes géants qui en facilitent l’étude. Leur génome a d'ailleurs été entièrement séquencé dès 1998.

Aujourd'hui, c'est à la théorie de l'évolution que cet insecte apporte sa pierre. Une équipe de chercheurs de l'Institut scientifique Gulbenkian au Portugal conduite par Henrique Teotonio a soumis la drosophile à différents milieux différant par la quantité de nourriture et l’humidité durant plus de 500 générations et variant au cours du temps.

Ces mouches provenaient d’une souche prélevée dans la nature en 1975 et ont été élevées en laboratoire durant deux décennies dans diverses conditions environnementales. Les insectes ont ensuite été introduits dans un environnement reproduisant leurs conditions de vie ancestrales durant 50 générations.

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Drosophila melanogaster. Source Commons

L'évolution ne sait pas faire demi-tour...  

A ce terme, Henrique Teotonio et ses collègues ont examiné le chromosome 3 des drosophiles. Toutes s'étaient rapprochées de leurs caractéristiques génétiques originelles mais de manière très imparfaite. Non seulement cette évolution à rebours ne s’était pas effectuée avec la même rapidité pour tous les gènes, mais encore celle-ci semble s’arrêter dès que les mouches présentent un bon degré d’adaptation à leur environnement héréditaire.

Autrement dit, certains insectes, qui peuvent avoir retrouvé extérieurement leur état ancestral – et présentent donc un phénotype identique à celui de leurs aïeux –, peuvent en revanche être génétiquement différentes. L’évolution serait donc à sens unique.

« On n'arrive à prévoir les changements au niveau de l'ADN qu'une fois sur deux », conclut Henrique Teotonio, ajoutant que les connaissances actuelles sur les liens entre gènes et évolution restent insuffisantes pour prédire la capacité d’adaptation d’une espèce aux variations du milieu.

Ces découvertes fournissent d’autres perspectives dans la compréhension sur l’évolution des organismes vivants. D’une part, elle démontre que l’évolution se produit par des changements dans la distribution des allèles dans une population donnée de génération à génération, plutôt que par mutations successives. D’autre part, même si certaines mouches présentent un phénotype identique à celui de leurs ancêtres, elles peuvent être génétiquement très différentes. D’où un nouveau type de biodiversité…

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/levolution-ignore-la-marche-arriere_17916/ (http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/levolution-ignore-la-marche-arriere_17916/)
Titre: Un cerveau de l'âge du fer
Posté par: titilapin2 le 17 janvier 2009 à 20:11:30
Un cerveau de l'âge du fer

Mise à jour le lundi 15 décembre 2008 à 9 h 11

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Photo: York Archaeological Trust
 
Les restes d'un cerveau humain datant d'au moins 2000 ans ont été mis au jour dans le nord de l'Angleterre

La paléontologue Rachel Cubitt, du York Archaeological Trust, a fait la découverte du crâne contenant le cerveau pendant qu'elle procédait à des fouilles dans un site qui date d'au moins 300 ans avant J.-C. près de la ville de York.

L'endroit est reconnu pour avoir abrité des fermes et des terres agricoles.

Selon elle, le crâne aurait servi lors d'une offrande rituelle et contiendrait le cerveau humain qui serait le plus ancien découvert à ce jour.

La chercheuse affirme avoir senti quelque chose bouger à l'intérieur du crâne au moment de sa découverte. Elle a ensuite observé une substance jaune à l'intérieur.

La boîte osseuse a ensuite été analysée à l'hôpital de York, pour confirmer qu'il s'agissait bel et bien d'un cerveau.

Les chercheurs estiment que la survie de restes de cerveau là où aucun autre tissu n'a été préservé est extrêmement rare.[/justify]

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2008/12/12/001-cerveau-prehistoire.shtml (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2008/12/12/001-cerveau-prehistoire.shtml)
Titre: Re : Un cerveau de l'âge du fer
Posté par: void le 17 janvier 2009 à 20:21:59
Les chercheurs estiment que la survie de restes de cerveau là où aucun autre tissu n'a été préservé est extrêmement rare.

L'homme le plus psychorigide de toute l'histoire ?
Titre: Re : L'évolution ignore la marche arrière - Drosophila melanogaster
Posté par: BEL23 le 18 janvier 2009 à 12:03:23
L'évolution ignore la marche arrière[/b][/color]
Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/levolution-ignore-la-marche-arriere_17916/

C'est pour cela que l'humain va finir par recréer complètement son environnement, car il s'adapte à une vue "artificielle" par le biais des progrès de la médecine, des mégapoles...il ne vivra plus "à l'extérieur"...imposible de faire marche arrière, on pourrait relier cela au fil sur la peur (http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=6444.90;topicseen) car j'imagine que l'humain n'ayant lus besoin d'avoir peur il va dominer son stress dans le futur et ne sera plus adapter à un environnement "naturel". La question que je me pose c'est à partir de quel moment l'humain n'est plus humain....mais un robot.....lorsqu'il n'a plus de défauts ? lorsqu'il n'a plus d'émotions ? lorsqu'il n'a plus d'empathie ? lorsqu'il n'a plus peur de la mort ?
Titre: Re : Re : Un cerveau de l'âge du fer
Posté par: BEL23 le 18 janvier 2009 à 12:06:22
Les chercheurs estiment que la survie de restes de cerveau là où aucun autre tissu n'a été préservé est extrêmement rare.

L'homme le plus psychorigide de toute l'histoire ?

ça me rappelle une chose que j'avais entendue....lorsque quelqu'un est "saint", ou trés évolué spirituellement, lorsqu'il meurt son corps "sens bon" et ne se dégrade beaucoup plus lentement que la normale.....
Titre: "Antecessor", le premier Européen - site de la sierra d'Atapuerca - Espagne
Posté par: titilapin2 le 18 janvier 2009 à 14:25:58
"Antecessor", le premier Européen

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AP/Jordi Mestre
Un morceau de mâchoire trouvé dans le sol du site de recherches archéologiques d'Atapuerca, en Espagne.



Une pellicule de givre s'est déposée sur les reliefs, rendant plus bleu encore le ciel de la province espagnole de Castille-Léon. Le froid est vif, comme celui, peut-être, qui, aux âges farouches de l'aube de l'humanité, poussa des hordes de chasseurs nomades à chercher refuge dans l'entrelacs de grottes et de galeries de la sierra d'Atapuerca, non loin de l'actuelle Burgos. La végétation, mêlant les influences des climats océanique et méditerranéen, était généreuse - chênes, hêtres, pins sylvestres, oliviers et arbrisseaux. Les terres, arrosées par l'Ebre et le Douro, giboyeuses. Entre le tigre à dents de sabre, l'aurochs, l'ours, le lion, le lynx, la panthère et les hominidés, la compétition pour la vie était féroce


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Homo antecessor, the first European, reconstructed from the Atapuerca fossils. Photograph: Juan Herrero/EPA

Accroupi devant l'entrée d'une fosse, Eudald Carbonell, codirecteur de l'équipe de fouilles, montre du doigt une étiquette fixée à un rivet. Pour le profane, un simple numéro. Mais l'oeil de l'archéologue brille. C'est là qu'a été exhumé, en 2007, un fragment de mandibule humaine vieux de 1,2 million d'années. Le plus ancien témoignage de la présence d'Homo jamais découvert en Europe de l'Ouest. Dans cet aven, baptisé Sima del Elefante ("gouffre de l'Eléphant") parce qu'y a été trouvée une molaire de mammouth, a été déterrée depuis une phalange de main provenant sans doute du même individu, un adulte mâle d'une trentaine d'années. Quelques outils de pierre taillée également.

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Un bout de mâchoire, un os de quelques centimètres de long... Pour les paléoanthropologues, un trésor. Car ces reliques invitent à réécrire l'histoire du peuplement de l'Europe. On savait jusqu'ici que l'Eurasie avait été occupée par vagues migratoires successives, en provenance du berceau africain. La première remonterait à au moins 1,9 million d'années. D'autres, plus récentes et moins certaines, se seraient produites à partir de l'Afrique, mais aussi de l'Asie. Jusqu'à l'arrivée de l'homme moderne, Homo sapiens, parti de son foyer africain voilà 200 000 ans et parvenu sur le Vieux Continent il y a 40 000 ans

Mais, pour le peuplement ancien de l'Europe occidentale, les pistes restent brouillées. Un temps prétendant au titre de plus vieil Européen de l'Ouest, le Français de Tautavel (un crâne de 450 000 ans) a d'abord été détrôné par le Britannique de Boxgrove (un tibia de 500 000 ans). Avant que, au milieu des années 1990, le site de la sierra d'Atapuerca ne livre, dans le gisement sédimentaire de Gran Dolina, les ossements (crânes, maxillaires, côtes, vertèbres...) d'au moins onze hominidés datant de 800 000 ans. Et que les dernières fouilles du site espagnol ne donnent à nos ancêtres européens un coup de vieux de 400 000 ans supplémentaires

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Entre-temps, des fossiles plus anciens encore, de 1,8 million d'années, ont été découverts à Dmanisi, en Géorgie. Ce qui peut laisser supposer que la colonisation de l'ouest de l'Europe s'est effectuée non pas par le détroit de Gibraltar, comme l'imaginent certains préhistoriens, mais à partir de l'Europe centrale.

Qui était donc l'homme d'Atapuerca ? Partageant des traits communs avec les futurs néandertaliens, apparus voilà 250 000 ans (même mâchoire), et avec Homo sapiens (même morphologie faciale), il a parfois été considéré comme leur aïeul commun. A tort probablement. "Tout porte à croire qu'il s'agit d'un rameau du genre Homo resté sans descendance, pense José-Maria Bermudes de Castro, qui codirige les fouilles. Il est sans doute né dans le cul-de-sac que constitue la péninsule Ibérique, et il y est mort."

Une espèce singulière donc, à laquelle les paléontologues ont donné le nom d'Homo antecessor, en référence à l'explorateur aux avant-postes de l'armée romaine. Un éclaireur qui "montre que l'Europe de l'Ouest a eu un peuplement plus précoce et plus important qu'on ne le pensait".

Ce chasseur, qui se servait de galets taillés et connaissait vraisemblablement l'usage du feu, était aussi... anthropophage. C'est ce que révèlent les marques d'incision observées sur les ossements provenant des onze squelettes mis au jour à Gran Dolina, tous des enfants ou des adolescents. Ces marques, semblables à celles que portent les restes d'animaux voisins, montrent que les dépouilles mortelles des jeunes victimes ont été décharnées à l'aide d'un outil tranchant et leur chair consommée. Les crânes de certaines d'entre elles furent fracassés. Et leurs os volontairement fracturés.

Il s'agit là du plus ancien témoignage de cannibalisme. Sans doute n'était-il pas pratiqué, ainsi qu'il le sera plus tard, comme un acte rituel permettant de s'approprier les qualités de la victime, mais plutôt, avance Eudald Carbonell, "afin d'éliminer les descendants d'un clan rival, en raison d'une croissance démographique entraînant une lutte territoriale".

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Découvertes par hasard, à la faveur du percement d'une tranchée de chemin de fer minier, et fouillées depuis trente ans, les couches sédimentaires de la sierra d'Atapuerca sont loin d'avoir dévoilé tous leurs secrets. D'un autre gisement, la Sima de los Huesos ("gouffre des ossements"), ont déjà été sortis de terre plus de 5 000 fragments d'une trentaine de squelettes d'hominidés, datant d'environ 400 000 ans et appartenant à l'espèce Homo heildelbergensis, l'ancêtre de Neandertal. Les corps, entassés au fond d'un puits, semblent y avoir été jetés intentionnellement, ce qui pourrait constituer la plus ancienne preuve d'une pratique funéraire. Un biface en quartzite rouge, dont le fil des arêtes atteste qu'il n'avait jamais été utilisé, était déposé parmi les cadavres, en offrande peut-être.

Classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, le site d'Atapuerca "est l'un de ceux qui offrent la plus extraordinaire moisson d'informations sur l'histoire des premiers Européens", commente Jean-Pierre Mohen, directeur de la rénovation du Musée de l'homme. Avant sa fermeture provisoire, l'établissement parisien expose une sélection de ces vestiges, dont certains n'ont jamais été présentés. Ainsi de la phalange de main de 1,2 million d'années, d'autant plus précieuse que les os de petite taille sont rarement conservés dans les gisements fossiles.

Autre pièce remarquable : un crâne d'Heidelbergensis, le plus complet de tous ceux retrouvés à ce jour dans le monde, avec sa mâchoire suggérant une septicémie buccale mortelle. Les collections rejoindront ensuite le Musée de l'évolution humaine, qui ouvrira ses portes en 2010 à Burgos.

SOURCE (http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/17/antecessor-le-premier-europeen_1143146_3244.html)

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"Atapuerca, sur les traces des premiers Européens", jusqu'au 16 mars au Musée de l'homme, à Paris.


Pierre Le Hir (Atapuerca, Espagne, envoyé spécial)  Article paru dans l'édition du 18.01.09. [/justify]

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Titre: En images : l'Homme de Flores serait bien une nouvelle espèce d'hominidé
Posté par: titilapin2 le 25 janvier 2009 à 20:38:35
En images : l'Homme de Flores serait bien une nouvelle espèce d'hominidé

Paru le 2009-01-22 13:11:00

Indonésie - Les scientifiques ayant analysé un crâne humanoïde découvert il y a cinq ans confirmeraient aujourd'hui que le fossile n'appartient pas à l'espèce humaine, mais à une nouvelle espèce d'Hominidé : Homo floresiensis.  

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Découvert en Indonésie, l'ossement avait été officieusement baptisé Homo floresiensis. Les chercheurs du département de sciences anatomiques de la Stony Brook University l'ayant analysé affirment aujourd'hui que ce crâne possède une forme le faisant possiblement appartenir à un ancêtre d'Homo sapiens sapiens mais en aucun cas à un homme moderne. Ces conclusions ont été tirées après des analyses tridimensionnelles de la forme, de la taille et de l'asymétrie du crâne, qui ont ensuite été comparées à celles d'autres espèces d'hominidés éteintes, d'hommes modernes et même de singes. Le docteur Karen Baab, participant à l'étude, explique : "La forme générale du crâne ressemble plus à celle de fossiles vieux d'1,5 million d'années découverts en Afrique ou en Eurasie, qu'à un crâne d'homme moderne, même si Homo floresiensis serait vieux de 17 000 à 95 000 ans." Les chercheurs pensent que leurs découvertes contredisent la thèse avancée par d'autres scientifiques selon laquelle ce crâne serait celui d'un homme moderne atteint de microcéphalie. L'asymétrie du crâne ne serait en effet pas assez prononcée pour étayer cette thèse. De même, les analyses menées sur le reste du squelette vont dans le sens d'une nouvelle espèce. Le Dr Baab reconnaît cependant que l'origine d'Homo floresiensis n'a pas fini de semer la controverse dans le milieu des sciences de l'évolution.

http://www.maxisciences.com/cr%e2ne/en-images-l-039-homme-de-flores-serait-bien-une-nouvelle-espece-d-039-hominide_art677.html (http://www.maxisciences.com/cr%e2ne/en-images-l-039-homme-de-flores-serait-bien-une-nouvelle-espece-d-039-hominide_art677.html)

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Homme de Flores : fossiles et reconstructions faciales d'une espèce dont l'existence fait débat

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Depuis sa découverte en 2003, l'Homme de Flores ou Homo floresiensis fait débat dans la communauté scientifique : humain moderne microcéphale ou nouvelle espèce ? La controverse reste vive, même si de récentes découvertes effectuées par les chercheurs du département de sciences anatomiques de la Stony Brook University confirmeraient aujourd'hui qu'Homo floresiensis est une espèce à part entière.

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Photo : Ce sont diverses mesures effectuées sur un crâne d'H.Floresiensis qui auraient permis aux chercheurs de l'université Stony Brook de confirmer son existence en tant qu'espèce [/center]


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Photo : Crâne d'H.Floresiensis sous différents angles

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Photo : Taille comparée de crânes d'H.Floresiensis (à gauche) et d'H.sapiens sapiens (à droite)

crédits photos : P. Brown, DR

Source: http://www.maxisciences.com/cr%e2ne/homme-de-flores-fossiles-et-reconstructions-faciales-d-039-une-espece-dont-l-039-existence-fait-debat_art678.html (http://www.maxisciences.com/cr%e2ne/homme-de-flores-fossiles-et-reconstructions-faciales-d-039-une-espece-dont-l-039-existence-fait-debat_art678.html)
Titre: Un mécanisme génétique simple pour expliquer l'origine des espèces
Posté par: titilapin2 le 31 janvier 2009 à 20:21:35
Un mécanisme génétique simple pour expliquer l'origine des espèces


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Paru le 2009-01-31 11:59:00

France - Comment se créent les barrières de reproduction qui isolent les espèces les unes des autres ? Une étude réalisée par l’équipe d’Olivier Loudet, à l’INRA de Versailles en collaboration avec l’université de Nottingham, révèle un des aspects de leur mise en place dans le génome au cours de l’évolution.

Spécialisés dans la génétique de la plante modèle Arabidopsis thaliana, les chercheurs ont d’abord constaté que la descendance issue du croisement entre deux souches naturelles de la plante -Columbia (Col) et Cape Verde Island(Cvi)- n’obéissait pas totalement aux lois classiques de l’hérédité de Mendel : certains individus résultant d’une combinaison génétique spécifique des deux génomes parentaux manquaient à l’appel.Ils ont découvert que ce phénomène résultait d'une incompatibilité entre deux régions chromosomiques, portées par le chromosome 1 de Col et le chromosome 5 de Cvi, qui ne se retrouvaient jamais ensemble à l’état homozygote dans le génome des plantes issues de leur croisement.

Une étude génétique plus poussée leur a permis d’attribuer cette incompatibilité à un seul gène, celui de l’histidinol phosphate aminotransférase (HPA) : celui-ci est porté par le chromosome 1 chez la souche Cvi et est présent en deux copies, sur les chromosomes 1 et 5, chez la souche Col.

L’inactivation au cours de l’évolution de la copie de HPA présente sur le chromosome 1 de Col a abouti à ce que, au sein de l’espèce Arabidopsis, le gène fonctionnel soit porté par un chromosome différent dans Cvi et Col. Or le gène HPA code pour une enzyme indispensable à la synthèse de l’histidine, un acide aminé essentiel : les descendants de ces deux souches qui héritent à la fois du gène HPA inactif porté par le chromosome 1 de Col et du chromosome 5 de Cvi ne peuvent donc pas se développer, privés de gène HPA fonctionnel.Preuve que l’absence de ce gène est bien la cause de l’incompatibilité chromosomique observée, les chercheurs ont constaté que ces embryons se développaient normalement si les plantes qui les portaient étaient arrosées avec une solution contenant de l’histidine."Le fait que la descendance de certains croisements ne soit pas toujours fertile est connu chez presque toutes les familles d’espèces végétales, précise Olivier Loudet. Mais ici, pour la première fois, nous avons mis le doigt sur un mécanisme simple qui l’explique dans une espèce."

La duplication et la dispersion de gènes essentiels au sein du génome, suivies de l’inactivation de certaines copies de ces gènes au cours de l’évolution, pourraient réduire progressivement les possibilités de croisements féconds entre différentes souches et aboutir à terme à leur séparation en espèces distinctes. Ce mécanisme simple et rapide pourrait expliquer en partie l’origine génétique des espèces. Ces résultats sont publiés dans la revue Science du 30 janvier 2009.

source (http://www.maxisciences.com/g%e9n%e9tique/un-mecanisme-genetique-simple-pour-expliquer-l-039-origine-des-especes_art761.html)
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Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: void le 01 février 2009 à 00:11:26
(je ne vois pas le rapport entre, le titre de l'article, le contenu de l'article, et la conclusion de l'article... )
Titre: Neandertal pas si bestial
Posté par: titilapin2 le 12 février 2009 à 00:05:14
Neandertal pas si bestial

Par Gilbert Charles, publié le 11/02/2009 09:37 - mis à jour le 11/02/2009 12:23

AFP/ PIERRE ANDRIEU

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Fréquentable Longtemps relégué aux confins de l'animalité, l'homme de Neandertal (ici, représenté au musée de la Préhistoire des Eyzies-de-Tayac) se voit désormais paré de capacités étendues. Certains scientifiques mettent un bémol.[/center]

Il taillait la pierre, pouvait parler... Notre lointain cousin, disparu voilà trente-six mille ans, n'aurait pas été l'attardé longtemps dépeint. De nouvelles découvertes lui assurent un étonnant retour en grâce.

On le présente encore dans les manuels scolaires comme une brute velue armée d'un gourdin, front bas, cou épais, démarche voûtée, tel un singe à peine descendu de son arbre. Depuis qu'on a découvert ses restes fossilisés, en 1856, dans une grotte de la région de Düsseldorf, en Allemagne, l'homme de Neandertal n'a cessé de susciter les conjectures sur ses origines, ses moeurs et sa disparition mystérieuse, voilà quelque 36 000 ans. 

La représentation de cette figure mythique de la préhistoire a varié au gré des préjugés de l'époque. Après avoir été dépeint sous des traits simiesques, l'ancêtre fait aujourd'hui l'objet d'un surprenant retour en grâce. Une sorte de réhabilitation argumentée par une série de découvertes récentes qui dressent un nouveau portrait de ce laissé-pour-compte de l'évolution

Un gougnafier sans conscience? Il enterrerait ses morts sur des fleurs...

Dans le monde entier, les paléontologues reprennent des fouilles sur des sites abandonnés et réexaminent ses restes grâce aux technologies les plus sophistiquées: génétique, scanners, modélisation informatique, analyse isotopique... Les résultats de leurs travaux tendent à prouver que cet avatar éteint de l'espèce humaine était loin du portrait désobligeant qu'on en a tracé. Ainsi, son habileté à fabriquer des armes et des outils n'aurait pas été si limitée, affirment des chercheurs britanniques de l'université d'Exeter après avoir comparé pendant trois ans ses techniques de taille de silex avec celles utilisées par Homo sapiens. Il aurait même fait évoluer ses procédés avant que les hommes modernes ne débarquent en Europe, alors qu'on estimait jusque-là qu'il s'était beaucoup inspiré de ses concurrents. C'est ce que vient de montrer une paléontologue de l'Institut royal des sciences naturelles de Bruxelles, Isabelle Crèvecoeur, en datant au carbone 14 des fossiles retrouvés sur le site de Spy, en Belgique.

Un cerveau plus volumineux que le nôtre

Notre lointain cousin n'était pas non plus un gougnafier dépourvu de conscience, y compris religieuse. Quand, il y a un siècle, trois ecclésiastiques passionnés de préhistoire, les abbés Louis Bardon et Jean et Amédée Bouyssonie, ont mis au jour ce qu'ils croyaient être une sépulture néandertalienne à La Chapelle-aux-Saints, en Corrèze, les scientifiques de l'époque leur ont ri au nez. Depuis, pourtant, il a été établi que le primitif enterrait bien ses morts. Parfois sur des lits de fleurs, comme l'ont montré des fouilles réalisées dans la grotte de Shanidar, dans le nord de l'Irak, où l'on a retrouvé des traces de pollen sous les ossements. Stupide, l'homme de Neandertal? Que nenni! Son cerveau était plus volumineux que le nôtre et, contrairement à un autre mythe, il était bel et bien capable de parler. Une équipe d'anthropologues allemands de l' Insititut Max-Planck de Leipzig, dirigée par Johannes Krause, a réussi à isoler dans des échantillons d'ADN de néandertaliens un gène, baptisé FOXP2, jouant un rôle essentiel dans le développement des aires du cerveau associées au langage. On a par ailleurs identifié sur un squelette découvert dans une sépulture à Kebara, en Israël, l'os hyoïde, qui permet l'articulation des sons. 

Le mystère de sa disparition continue d'intriguer. Une équipe franco-américaine (CNRS et université de Bordeaux pour la partie française) a publié le 24 décembre une étude qui remet en question une théorie en vogue attribuant la fin des néandertaliens à une période de glaciation particulièrement sévère. Les chercheurs ont reconstitué sur ordinateur le climat de cette époque dans les différentes régions d'Europe occupées par notre hominidé. Ils ont montré que celui-ci avait succombé non pas aux rigueurs du froid, mais à la concurrence avec les hommes modernes venus d'Afrique, bien moins résistants mais plus évolués...

Après avoir été relégué aux confins de l'animalité, notre cousin apparaît donc aujourd'hui paré de toutes les vertus de l'humanité moderne. Au point que certains préhistoriens en viennent à affirmer que peu de choses le distingueraient d'un honnête bourgeois si on le croisait aujourd'hui dans le métro vêtu d'un costume-cravate. Mais d'autres spécialistes commencent à s'agacer de cette neandertalomania naissante. "A l'époque coloniale, on soulignait son caractère primitif, en écho aux théories racistes d'alors; aujourd'hui, le balancier est reparti dans l'autre sens, avec beaucoup de fantasmes et d'exagérations", estime Jean-Jacques Hublin, professeur d'anthropologie et directeur du département de l'évolution humaine à l'Institut Max-Planck, qui vient de publier un livre sur l'histoire de l'humanité (1). Sans pitié pour l'enthousiasme débridé des "réhabilitateurs", il affirme que bon nombre de découvertes récemment médiatisées sont à prendre avec des pincettes. Les rites funéraires? On en a observé des formes embryonnaires chez certains primates et d'autres animaux. Les techniques de taille de pierre ? L'identification des artefacts néandertaliens reste sujette à caution, surtout dans la période tardive, et rien ne prouve qu'ils ne se sont pas inspirés des hommes modernes avec qui ils ont cohabité pendant 4 000 ans. Quant à l'aspect "civilisé" qu'on voudrait leur prêter aujourd'hui, cela fait carrément sourire l'anthropologue: "Si vous en croisiez un dans le métro, vous tireriez aussitôt la sonnette d'alarme!"

Y a-t-il eu des croisements entre les néandertaliens et Homo sapiens?

La morphologie de l'homme de Neandertal s'apparentait effectivement à celle d'un vigile de boîte de nuit fondu de culturisme: très massif et musclé, son organisme était aussi extrêmement gourmand en énergie. On a calculé qu'il consommait près de 5000 kilocalories par jour, soit l'équivalent de ce que brûle un coureur du Tour de France sur une étape de montagne! Quant au volume de son cerveau, le plus gros qu'un hominidé ait jamais possédé, il ne représentait en fait, une fois rapporté à la masse corporelle, que trois cinquièmes du nôtre. Il semble aussi que la croissance des enfants néandertaliens était plus rapide que celle des humains modernes, comme le suggèrent deux études récentes à partir des microstructures des dents, impliquant un temps d'apprentissage plus court que le nôtre, et donc des capacités mentales plus limitées.

Reste enfin la grande question: y a-t-il eu des croisements entre les néandertaliens et Homo sapiens? Notre patrimoine héréditaire porterait-il encore des traces de l'hominidé, ou bien les deux espèces se sont-elles ignorées totalement? Les chercheurs de l'Institut Max-Planck se sont attelés au décryptage intégral de l'ADN des fossiles de huit individus retrouvés dans la grotte d'El Sidron, en Espagne, dans un état de conservation exceptionnel. Le 15 février, ils vont présenter à Leipzig leurs premiers résultats : une séquence représentant 65% du génome. "On devrait bientôt avoir le fin mot sur un bon nombre de questions", promet Jean-Jacques Hublin. 36 000 ans plus tard, le suspense continue.

source (http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/neandertal-pas-si-bestial_740113.html?xtor=RSS-184)
Titre: Documentaire: Le monde perdu de Darwin sur National Geographic
Posté par: titilapin2 le 13 février 2009 à 23:15:20
Sciences et technique
Date de diffusion : dimanche 08 février
Horaire : 20:40 - Durée : 55 min 
Réalisateur : Geoff Luck

Histoire : Le professeur Armand Leroi part aux îles Galápagos pour reconstituer l'aventure qui a inspiré le travail révolutionnaire de Darwin sur l'origine des espèces.

Résumé : En 1831, le professeur Henslow propose à Charles Darwin, jeune diplômé de 22 ans, d'accompagner le capitaine FitzRoy pour un voyage d'études autour du monde à bord du HMS Beagle. De retour en Angleterre, Darwin commence à réfléchir à la théorie de l'évolution et publie en 1859 «L'Origine des espèces». Pour célébrer le 150e anniversaire de cet ouvrage révolutionnaire, National Geographic part aux îles Galápagos, en compagnie du professeur Armand Leroi, sur les traces du naturaliste qui a remis en question les origines divines de l'homme.

source : commentaire de la vidéo htt ://www.tagtele.com/videos/voir/33688/



Le monde perdu de Darwin sur National Geographic

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Une collection de Glyptodons - tatou géant - les fossiles sont exposés au Musée de La Plata en Argentine.


Le professeur Armand part aux iles Galapagos pour reconstituer l'aventure qui à inspiré le travail révolutionnaire de Darwin sur l'origine des l'espèces.  

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Le Dr. Armand Leroi examinant le fossile géant d'un glyptodon - ancêtre géant du tatou.

[justify]Un incroyable voyage sur les traces des plus grandes découvertes de Darwin aux îles Galápagos.

Le Monde perdu de Darwin

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Darwin's Lost Voyage
Darwin a étudié les îles volcaniques dans les îles Galapagos, en Équateur. Les îles volcaniques et ses créatures sont à la base de sa première publication scientifique.

Durant les cinq années qu'il a passé à bord du HMS Beagle à faire le tour du monde, Darwin n'est resté que cinq semaines sur les îles Galapagos et, contrairement aux croyances collectives, ce n'est pas sur ces fameuses îles qu'il eut le déclic et fonda ses théories.
Au contraire, ses théories furent le fruit de ses années d'exploration de la nature sauvage en Amérique du Sud où les forêts devinrent la cathédrale de sa foi.
La rencontre avec un monde grouillant de vie qu'il n'avait jamais vu auparavant éveilla ses sens, mais pour un naturaliste du 19ième siècle, ses découvertes le rendirent perplexe.
Il se demandait pourquoi les fossiles qu'il a recueillis ressemblaient à une version géante  des tatous et paresseux vivant actuellement à proximité ; pourquoi les pingouins et autres oiseaux qu'il a rencontrés utilisaient leurs ailes comme des palmes mais pas pour voler ; ou comment des coquillages se sont retrouvé incrustés dans de la roche à des centaines de kilomètres de la côte. Ce n'est qu'après sont départ des îles Galapagos, où les oiseaux moqueurs attirèrent son attention (et non pas les pinsons) qu'il fût en mesure d'apprécier pleinement les découvertes qu'il avait fait et de rassembler ses idées dans son chef-d'œuvre : L'Origine des espèces.
source (http://doc-6zik.blogspot.fr/2011/03/le-monde-perdu-de-darwin.html)


LE MONDE PERDU DE DARWIN 1 5 (http://www.dailymotion.com/video/x8b7mm)
la suite sur dailymotion
Titre: la théorie de l'évolution la baleine qui marche
Posté par: titilapin2 le 16 février 2009 à 22:18:51

la théorie de l'évolution la baleine qui marche

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D’une baleine qui marche à l’ancêtre dinosaure de la dinde, National Geographic Channel explore les connexions étranges mais fascinantes entre les animaux d’aujourd’hui et d’hier.


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Evolution
Cette série en trois parties explore les connexions entre les animaux d'aujourd'hui et leurs ancêtres.


- La baleine qui marchait
Il y a 50 millions d'années, l'ancêtre de la baleine marchait sur terre et ressemblait à un loup.Pakistan, 1978. Un paléontologue casse un caillou en deux. A l'intérieur, un fossile énigmatique qui va se révéler être une extraordinaire découverte. « Cela ne ressemblait à rien de ce que je ne connaissais », déclare Philip Gingerich de l'université du Michigan. Le fossile est celui d'une... mâchoire de baleine. Ce qui implique qu'avant d'être le sublime mammifère marin que l'on connaît, la baleine évoluait... sur terre ! Avec de stupéfiantes images de synthèse, National Geographic Channel remonte le temps, il y a exactement 50 millions d'années. Pour survivre au changement climatique, le Pakicetus, un animal de la taille et au corps d'un loup, va tenter sa chance dans l'eau et évoluer au cours de quatre millions d'années afin de devenir l'un des plus gros animal marin.

- L'illustre ancêtre de la dinde
Le vélociraptor était couvert de plumes. Et surtout, il n'a pas disparu de la surface de la Terre... Vedettes de « Jurassic Park », les animaux préhistoriques font partie du passé. Mais de nouvelles preuves suggèrent qu'un type de dinosaure n'a pas disparu de la surface de la Terre. Cet animal a évolué et vit à nos côtés. A quoi ressemble-t-il et comment a-t-il survécu jusqu'à notre époque ? Après le Pakicetus, sorte loup préhistorique qui s'est transformé en baleine, la série « La Théorie de l'évolution » revient sur une incroyable découverte, faite dans le désert de Gobi, en 1998. Des paléontologues trouvent les restes d'un vélociraptor. Près de dix ans plus tard, Alan Turner comprend que cet animal préhistorique devait être couvert de plumes ! Avec des images de synthèse, National Geographic Channel remonte 220 millions en arrière et raconte l'évolution du vélociraptor, jusqu'à nos jours.

- L'ours et ses vicissitudes
Les espèces d'ours ont depuis toujours enduré une bataille titanesque contre à la fois les changements de condition climatique et à la fois contre la domination humaine. Certains ont développé des armes étonnantes et uniques afin de survivre mais d'autres, tels que la plus grande espèce de cette famille ont été anéantis. A travers ce documentaire nous ai conté l'histoire d'un petit animal proche du chien qui est devenu en 30 millions d'années une des espèces les plus diverses et les plus répandues à travers le monde.

source (http://www.natgeotv.com/fr/theorie-evolution/description)

La théorie de l'évolution 1 4 (http://www.dailymotion.com/video/x8e383)
la suite sur dailymotion
Titre: Fil généraliste : Archéologie, paléonthologie et histoire de l'homme
Posté par: dificultnspa le 11 juillet 2009 à 18:50:51
lemonde.fr (http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/10/une-dent-relance-le-debat-sur-les-origines-de-l-homme_1217504_3244.html)
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Une dent relance le débat sur les origines de l'homme

LE MONDE | 10.07.09 | 14h59  •  Mis à jour le 10.07.09

Qu'on exhume, dans une forêt d'Asie, les restes fossilisés d'un mammifère et c'est toute l'histoire de nos ancêtres qu'il faut envisager de repenser. Ainsi de ce fragment de mâchoire d'un petit primate - baptisé Ganlea megacanina - vieux de quelque 37 millions d'années et découvert en novembre 2008 dans le centre de la Birmanie. Selon ses "inventeurs", qui en publient la description et l'analyse dans la dernière édition de la revue Proceedings of the Royal Academy, ce nouveau fossile appuie l'hypothèse d'une origine asiatique de l'un des deux principaux rameaux de l'ordre des primates. Celui qui évoluera bien plus tard vers Homo sapiens.

Pour le béotien, la preuve peut sembler ténue : elle ne tient qu'à la forme d'une canine. Mais, pour les auteurs de la découverte, c'est un indice qui ne trompe pas. Il montre que Ganlea megacanina, qui devait avoir l'aspect d'un petit singe arboricole d'environ trois kilos, "disposait d'une dentition adaptée pour percer la coque, dure, de certains fruits tropicaux afin d'en consommer le coeur", explique Jean-Jacques Jaeger (université de Poitiers), coauteur de la découverte. Or le développement de ces grandes canines est l'une des plus anciennes caractéristiques acquises par ceux des primates qui évolueront vers le genre Homo.

Il faut savoir que l'ordre des primates se divise schématiquement en deux grandes catégories : les strepsirrhiniens et les anthropoïdés. Les principaux représentants du premier embranchement sont les lémuriens actuels qui, parmi les primates, présentent les traits les plus archaïques. Quant aux anthropoïdés, ils regroupent notamment les singes, les hominoïdes (gorilles, orangs-outangs, chimpanzés) et les hommes. Or les lémuriens actuels ne disposent pas de ces grandes canines ; celles-ci sont l'apanage des anthropoïdés.

Découvrir en Asie un primate pourvu de cette dentition au cours de l'Eocène supérieur (il y a 37 millions à 33 millions d'années) suggère, du coup, l'origine asiatique des anthropoïdés. "Voilà encore une douzaine d'années, il était impensable pour la majorité des paléontologues que cette origine puisse se trouver ailleurs qu'en Afrique", dit Jean-Jacques Jaeger. Les découvertes d'anthropoïdés au Fayoum, en Egypte, réalisées par le paléontologue américain Elwyn Simons, semblaient enraciner les anthropoïdés en Afrique. Avec, là aussi, des fossiles très anciens, remontant à 36 millions à 37 millions d'années. Mais, depuis une douzaine d'années, de nombreux spécimens d'Amphipithecidæ - membres de la même famille que Ganlea megacanina - ont été découverts en Birmanie, en Thaïlande et au Pakistan.

Inclure les Amphipithecidæ dans les anthropoïdés pose donc question : les singes et les hommes viennent-ils d'Afrique ou d'Asie ? Les canines de megacanina ne tranchent pas la question. Le paléontologue Marc Godinot (Muséum national d'histoire naturelle) dit ainsi accueillir ces travaux et leurs conclusions avec "beaucoup de scepticisme". Selon certains chercheurs, les spécimens retrouvés en Asie pourraient en effet n'être que les représentants d'une famille éteinte dont les traits auraient été similaires à ceux développés en Afrique par les anthropoïdés. Tandis que ceux-ci se seraient développés sur le continent africain, d'autres primates, confrontés en Asie à un environnement similaire, auraient acquis des caractéristiques morphologiques identiques, avant de s'éteindre sans descendance, selon un phénomène de "convergence" de deux processus évolutifs.

"Il faut se méfier des conclusions tirées de l'analyse des caractères dentaires, prévient Marc Godinot. En effet, les lémuriens actuels ne disposent pas de grandes canines, mais certains adapiformes (primates n'appartenant pas aux anthropoïdés) ont, malgré tout, des dents un peu comparables, quand bien même elles ne sont pas aussi importantes..."

Tout, dans cette affaire, ne se résume pas à une simple canine. Sur l'ensemble des spécimens apparentés à Ganlea megacanina, d'autres caractères comme l'astragale ou les incisives spatulées semblent les rattacher aux anthropoïdés. "On peut avoir de la convergence sur un trait adaptatif, mais avoir de la convergence sur plusieurs caractéristiques devient très improbable", explique M. Jaeger. Mais, pour M. Godinot, aucun des traits décrits chez Ganlea megacanina et ses cousins asiatiques ne suffit à les placer de manière certaine d'un côté ou de l'autre de l'embranchement : du côté des singes et des hommes, ou du côté des lémuriens...

La même question s'est récemment posée avec la médiatisation d'"Ida", un fossile de primate découvert en Allemagne et vieux de plus de 45 millions d'années, qui s'est avéré ne pas appartenir aux anthropoïdés, mais à une lignée de primates européens éteinte il y a environ 30 millions d'années. Comment éteindre le débat ? En découvrant d'autres fossiles. "C'est sur les caractères de l'oreille moyenne et ceux de la fermeture post-orbitaire que sont reconnus sans ambiguïté les anthropoïdés", assure Marc Godinot.

Derrière ces discussions sur l'origine géographique des hommes et des singes apparaît, en filigrane, le débat sur le rôle de l'Asie dans l'ensemble des mécanismes évolutifs qui ont mené au genre Homo. Le consensus qui prévaut aujourd'hui est que son évolution tardive s'est faite en Afrique. Mais de nombreuses questions demeurent ouvertes sur les époques les plus hautes. "L'origine des ancêtres de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, vieux de quelque 7 millions d'années et découvert au Tchad en 2001) est aujourd'hui inconnue, dit ainsi Jean-Jacques Jaeger. On ne lui trouve pas d'ancêtres en Afrique. Et il n'est pas exclu que ceux-ci puissent avoir été originaires d'Asie."

Stéphane Foucart



Titre: Un Néandertalien sorti des eaux
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 22:02:41

Le fragment de Zélande (et son image miroir) apposé sur le crâne d’un Néandertalien de la Chapelle-aux-Saints. (Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig)

Un Néandertalien sorti des eaux
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NOUVELOBS.COM | 15.06.2009 | 18:13
 
Pour la première fois, un fossile d’homme de Neandertal a été remonté du fond de la mer du Nord.

Le premier fossile de Néandertalien hollandais a été présenté officiellement aujourd’hui au muséum de Leyde, en Hollande. Ce fragment de crâne est aussi le premier fossile appartenant à la famille humaine provenant de sédiments sous-marin, dans la mer du Nord.

Le fossile a en effet été remonté il y a quelques années dans les filets d’un bateau de pêche, à environ 15 kilomètres des côtes de la province de Zélande, et repéré par un paléontologue amateur. L’étude scientifique du fragment, un morceau du front et de l’arcade sourcilière, a été menée par l’équipe de Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive (Leipzig, Allemagne) et des chercheurs de l’Université de Leyde.

Grâce à la tomographie assistée par ordinateur, les chercheurs ont pu superposer virtuellement le fragment de la mer du Nord à un crâne de Néandertalien retrouvé dans le sud de la France et constater qu’il s’adapte parfaitement à l’anatomie de ce crâne. Le fragment de Zélande appartenait à un jeune homme au régime carnivore typique des Néandertaliens, ont déterminé les chercheurs.

Le fossile est âgé de 40.000 à 100.000 ans. Les paléontologues n’ont pas pu le dater d’après les sédiments et n’ont pas procédé à des analyses du collagène car il aurait fallu pour cela détruire une bonne partie du fossile.

A l’époque où vivait ce jeune Néandertalien, la mer du Nord était une plaine. De nombreux os de mammouths et d’autres animaux ont été remontés par les bateaux de pêche mais c’est le premier fossile humain ainsi découvert. Il est exposé au musée de Leyde. Quant aux travaux, ils vont être publiés dans le Journal of Human Evolution
Sciences-et-Avenir.com (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/homme_et_societe/20090615.OBS0666/un_neandertalien_sorti_des_eaux.html?idfx=RSS_sciences&xtor=RSS-29)
15/06/09
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 22:11:51

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Un petit pas pour l'homo erectus mais un grand pas pour l'homo sapiens


Dans une région qu'on connaît aujourd'hui comme le nord du Kenya, des homo erectus foulent une couche argileuse. Un million et demi d'années plus tard, des scientifiques découvrent ces traces de pas, fossilisées. Un petit pas pour l'homo erectus mais un bond pour l'homo sapiens à la recherche de ses ancêtres hominidés.

Les plus anciennes empreintes d'hominidés ont été laissées par un australopithèque il y a 3,7 millions d'années. Ces traces de pas révèlent cependant un pied et une façon de se déplacer à mi-chemin entre le singe et l'humain.

Les chercheurs disposent de très peu de données sur la morphologie du pied des anciens hominidés parce que (les âmes sensibles peuvent sauter au paragraphe suivant) les extrémités des hominidés - mains et pieds - sont souvent consommées par des carnivores. Les traces de pas fossilisées fournissent donc de très précieuses informations.

Les empreintes nouvellement découvertes près d'Ileret, au Kenya, constituent une importante découverte car ce sont les plus vieilles traces de pas qui montrent un pied et une locomotion similaires à ceux des humains modernes.

Ces empreintes fossilisées ont été étudiées et analysées par une équipe d'anthropologues et d'archéologues dirigée par Matthew Bennett de l'Université de Bournemouth (Royaume-Uni). Le compte rendu de ces travaux est publié dans l'édition du 27 février 2009 de la revue Science.

Grâce à des matériaux volcaniques présents dans les couches sédimentaires, les chercheurs ont d'abord pu déterminer avec précision l'âge de ces empreintes: de 1,53 à 1,51 million d'années. Certaines des traces auraient été laissées par un individu adulte mesurant environ 1m70, et d'autres par un enfant d'une taille d'un peu moins d'un mètre.

Les empreintes ont été numérisées très précisément grâce à un laser, et le relief tridimensionnel ainsi obtenu a été soigneusement analysé. Les chercheurs ont pu en déduire que ces lointains ancêtres possédaient, comme nous, des orteils orientés parallèlement.

Plus important encore, ces orteils étaient utilisés de façon à pousser sur le sol et propulser l'individu vers l'avant, après que le poids ait été reçu par le talon, comme chez l'humain moderne.

«Nos travaux sur Ileret montrent que, il y a 1,5 million d'années, ces individus avaient évolué de telle sorte que la fonction de leur pied était essentiellement la même que celle des humains modernes, et qu'ils possédaient une locomotion bipède que nous reconnaîtrions aujourd'hui», explique Matthew Bennett.

Selon Matthew Bennett et ses collaborateurs, toutes les données déduites de ces traces de pas - taille, profondeur (fonction du poids), etc. - indiquent qu'elles auraient été laissées par des homo erectus ou ergaster.

Les chercheurs estiment que l'homo erectus est l'hominidé qui a quitté le berceau africain pour peupler les autres continents. Apparu il y a environ 1,9 million d'années, il aurait été le premier ancêtre humain à domestiquer le feu.
(Photo Wikipedia: reconstitution du buste d'un homo erectus)

source anglais (http://www.bournemouth.ac.uk/newsandevents/News/2009/feb/ne008_ancient_footprints.html)

Source: http://science.branchez-vous.com/2009/03/un_petit_pas_pour_lhomo_erectu.html (http://science.branchez-vous.com/2009/03/un_petit_pas_pour_lhomo_erectu.html)
admn : lien inaccessible
Titre: Le "nain" de Flores: différent de la tête aux pieds
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 22:44:40

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Le "nain" de Flores: différent de la tête aux pieds
NOUVELOBS.COM | 07.05.2009 | 12:54

Le petit hominidé de Flores était peut-être un nain aux grands pieds mais ce n’était pas un homme moderne atteint d’une pathologie du développement, d’après les conclusions de deux nouvelles études publiées aujourd’hui par la revue Nature.

Avec une boîte crânienne pas plus grosse que celle d’un chimpanzé, une taille adulte d’environ un mètre pour 30 kg, le petit habitant de Flores, qui vivait il y a entre 17.000 et 95.000 ans sur cette île, ne cesse d’intriguer les paléoanthropologues. La publication de sa découverte en 2004 entraîna une vive controverse entre scientifiques. Les découvreurs estiment qu’H. floresiensis est un Homo erectus devenu nain à cause de ses conditions de vie insulaires, donnant naissance à une nouvelle espèce d’Homo. D’autres contestent cette interprétation et affirment qu’il s’agit d’un Homo sapiens atteint de microcéphalie.

Petite tête d’hippopotame

La petitesse de son crâne est de fait une énigme. En admettant que l’habitant de Flores ait rapetissé pour s’adapter à son environnement, aboutir à une aussi petite tête est étonnant et échappe aux proportions connues entre la tête et le corps au cours du développement.

Eleanor Weston et Adrian Liston, du Musée d’histoire naturelle de Londres (GB), sont allés chercher la réponse chez une espèce naine…d’hippopotames de Madagascar. Ces deux chercheurs montrent que la réduction endocrânienne, conséquence de leur isolement insulaire, atteint jusqu’à 30% de la taille d’origine de ces hippopotames africains, soit bien plus qu’on ne pensait.

Marcheur mais pas marathonien

D’autres indices intéressants sur la nature de l’hominidé de Flores proviennent de l’étude détaillée de son pied. Selon William Jungers (Stony Brook University,USA) et ses collègues, le pied d’H. floresiensis est très différent de celui de l’homme moderne. Certes son anatomie permet la station debout et la bipédie : le gros orteil est aligné avec les autres (et non pas opposable comme chez les grands singes ou sur notre main), le pied est rigide et permet au marcheur de se propulser en pliant ses orteils. Cependant ce pied est très long, disproportionné par rapport au fémur ou au tibia, un trait observé chez les chimpanzés et les australopithèques.

De plus ce pied ne possède pas de voûte comme celui de l’homme moderne : le petit hominidé de Flores pouvait donc marcher mais pas courir sur une longue distance, précisent les chercheurs.

D’autres études réalisées récemment sur l’omoplate ou le poignet d’H. floresiensis révèlent ce même mélange étonnant entre des caractères primitifs et des caractères modernes.

L’hominidé indonésien serait donc bien une nouvelle espèce mais il n’est peut-être pas issu d’une branche d’Homo erectus. Il pourrait être issu d’un hominidé plus primitif, soit un Homo erectus très ancien soit un Homo habilis. Autant d’hypothèses qui demandent à être étayées par d’autres découvertes. La présence d’outils de pierre taillés trouvés dans les mêmes sédiments à Liang Bua ajoute une pièce au puzzle : comment ces hominidés pouvaient-ils fabriquer de tels outils avec un aussi petit crâne?

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/homme_et_societe/20090507.OBS6055/le_nain_de_flores_different_de_la_tete_aux_pieds.html?idfx=RSS_sciences&xtor=RSS-29)
07/05/09
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 22:53:18
Les racines africaines décryptées
NOUVELOBS.COM | 04.05.2009 | 17:42

Pour la première fois, une vaste enquête sur la diversité génétique des Africains vient d’être publiée. Elle permet de remonter aux origines de l’évolution humaine et de mieux comprendre l’histoire de ce continent.

Dans le domaine de la génétique des populations comme dans beaucoup d’autres, le continent africain avait jusqu’à présent été un peu laissé de côté. Le berceau de l’espèce humaine moderne abrite pourtant la plus grande diversité génétique de la planète, fruit de l’accumulation de variantes au cours de 200.000 ans d’histoire. Une vaste étude offre pour la première fois un tableau détaillé de cette diversité, basé sur l’analyse de l’ADN nucléaire de plus de 3.000 individus appartenant à 121 populations du continent noir.

L’équipe internationale coordonnée par l’Américaine Sarah Tishkoff (University of Pennsylvania) montre ainsi que les Africains actuels sont les descendants de 14 populations ancestrales qui se sont brassées et mélangées au cours des migrations à travers le continent. Les tribus de pygmées et de chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui, comme les bochimans du sud de l’Afrique (San), ont toutes un ancêtre commun, vieux de 35.000 ans.

Les connaissances actuelles sur les cultures et les langages africains coïncident avec ces données génétiques, précisent les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Science (édition électronique).

Collecter plus de 3.000 échantillons, auprès de populations isolées, après avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, a été un véritable parcours du combattant pour Tishkoff et ses collègues. La collecte a commencé il y a dix ans.

Les résultats de cette vaste enquête génétique confirment aussi que les hommes modernes qui ont quitté l’Afrique pour gagner d’autres continents étaient issus de l’Est de l’Afrique, non loin de la mer Rouge.

En comparant l’ADN des Africains avec celui des Afro-Américains, les descendants des esclaves Noirs amenés aux États-Unis, les chercheurs montrent que leurs ancêtres étaient originaires d’Afrique de l’Ouest à 71% (8% pour le reste de l’Afrique et 13% d’Européens). Un scénario conforme à ce que l’on sait de l’ancien commerce triangulaire. Le niveau de brassage des populations étant élevé, il est difficile de tracer précisément les origines des Afro-Américains, estiment les auteurs, contrairement à ce que proposent certaines sociétés aux États-Unis.

Cette somme de données génétiques devraient aider un grand nombre de travaux, qu’il s’agisse d’anthropologie ou de recherches biomédicales

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/homme_et_societe/20090504.OBS5657/les_racines_africaines_decryptees.html?idfx=RSS_sciences&xtor=RSS-29)
04/05/09
Titre: L'origine asiatique des hommes et des singes
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 23:01:15
L'origine asiatique des hommes et des singes
 
Marc Mennessier (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/07/10/01008-20090710ARTFIG00316-l-origine-asiatique-des-hommes-et-des-singes-.php)   
10/07/2009    | Mise à jour : 10:09   

La découverte en Birmanie d'un nouveau fossile prouve que le plus vieil ancêtre commun aux hommes et aux singes n'était pas africain mais asiatique.

Les «racines profondes» de la lignée commune aux hommes et aux singes se trouvent bien en Asie et non en Afrique. La découverte, en Birmanie, d'un nouveau primate fossile, daté de 37 millions d'années par une équipe internationale de paléontologues à laquelle collaborent Laurent Marivaux, de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (université Montpellier 2/CNRS), et Jean-Jacques Jaeger, professeur à l'Institut international de paléoprimatologie (IPHEP) de Poitiers, vient confirmer cette hypothèse formulée, il y a douze ans, par ce même groupe de chercheurs.

Entendons-nous bien. Il ne s'agit ni des australopithèques Lucy ou Abel ni des premiers représentants du genre Homo qui arpentaient les savanes africaines, il y a quelques millions d'années. Ganlea megacanina, dont les restes fossiles ont été exhumés près du petit village de Ganlé dans le centre de la Birmanie, est une espèce très primitive qui apparaît juste après la séparation entre les deux grandes lignées de primates. D'un côté, les anthropoïdes, qui regroupent les singes et les hominidés, de l'autre, les prosimiens dont les représentants actuels les plus connus sont les lémuriens de Madagascar ou les loris de Malaisie.

Migration vers le continent noir
Depuis la fin des années 1950, il était admis que les premiers primates anthropoïdes étaient originaires d'Afrique. Le paléontologue américain Elwyn Simons avait mis au jour en Égypte, dans des dépôts vieux de 31 à 37 millions d'années, ce que l'on pensait être les plus vieux ancêtres de la lignée que nous partageons avec les singes. Sauf que l'on n'avait pas encore cherché ailleurs.
La découverte, en 1997, toujours en Birmanie, de plusieurs types d'anthropoïdes très primitifs dans des dépôts plus vieux que ceux d'Afrique, va ébranler cette certitude bien ancrée. «Cela supposait en effet qu'une radiation (ou diversification, NDLR) s'était déjà opérée et que l'origine de la lignée était encore plus ancienne», souligne Jean-Jacques Jaeger. La mise au jour, quelques années plus tard, en Chine, d'un autre anthropoïde (Eosimias sinensis) vieux de 45 millions d'années viendra enfoncer le clou. On suspecte même que les premiers anthropoïdes auraient émigré d'Asie vers le continent noir, il y a environ 40 millions d'années, et non l'inverse…
Cette fois, le coup de grâce est apporté par l'imposante canine de Ganlea megacanina, le bien nommé, dont les paléontologues ont retrouvé une mandibule très bien conservée en novembre dernier. La forte abrasion de cette dent d'une longueur démesurée prouve que ce petit primate qui pesait à peine 3 kg était capable de briser la coque dure des fruits tropicaux, afin d'en extraire la graine nutritive à l'intérieur. Il s'agit d'une forme singulière d'adaptation alimentaire qui n'a jamais été observée parmi les primates prosimiens, type lémuriens. Elle est en revanche caractéristique des singes sakis d'Amérique du Sud, eux-mêmes membres de la grande famille des primates anthropoïdes. «Ganlea megacanina prouve que les premiers anthropoïdes sont bel et bien originaires d'Asie plutôt que d'Afrique», concluent les chercheurs dont les travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society.

source (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/07/10/01008-20090710ARTFIG00316-l-origine-asiatique-des-hommes-et-des-singes-.php?pagination=3)
Titre: «Ida», le lémurien de 47 millions d'années - le «chaînon manquant»?
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 23:06:59
«Ida», le lémurien  de 47 millions d'années

Lefigaro.fr    (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/05/20/01008-20090520ARTFIG00389-ida-le-lemurien-de-47-millions-d-annees-.php)
20/05/2009    | Mise à jour : 11:12    |


(http://www.lefigaro.fr/medias/2009/05/20/82bdebc6-451a-11de-9d6d-a0221e27c73b.jpg)
L'importance de ce lémurien vient du fait qu'il a vécu juste avant la séparation de deux branches :
d'un côté celle des singes et des êtres humains, de l'autre celle des lémuriens et d'autres primates. (AP/A&E Television, Luis Marin)


Cet ancêtre commun possible à l'homme et au singe a été présenté mardi à New York.

«C'est comme si nous avions trouvé l'Arche perdue», affirme Jorn Hurum, paléontologue norvégien de l'Université d'Oslo et membre du groupe qui a mis en évidence l'importance d'«Ida» pour la compréhension de l'évolution des espèces et de l'origine de l'être humain.
Vieux de 47 millions d'années, l'animal aurait vécu juste avant la séparation de deux branches : d'un côté celle des singes et des êtres humains, de l'autre celle des lémuriens et d'autres primates plus éloignés de l'Homo sapiens. De telle sorte qu' Ida pourrait bien constituer le «chaînon manquant», l'ancêtre commun jusqu'à présent inexistant de l'homme et du singe.
Considéré comme le fossile de primate le plus complet jamais trouvé, l'animal découvert en 1983 près de Francfort avait été vendu dans une foire spécialisée en Allemagne et séparé en deux parties par des collectionneurs. Jusqu'à ce que des scientifiques comprennent son intérêt, le recomposent et se mettent à l'étudier.
«Ce fossile figurera dans tous les ouvrages didactiques des 100 prochaines années», prédit désormais Jorn Hurum.

source (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/05/20/01008-20090520ARTFIG00389-ida-le-lemurien-de-47-millions-d-annees-.php?pagination=8)
Titre: Les premiers Européens étaient-ils cannibales ?
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 23:16:01
Les premiers Européens étaient-ils cannibales ?
M. P. (avec AFP) (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/06/22/01008-20090622ARTFIG00372-les-premiers-europeens-etaient-ils-cannibales-.php)   
22/06/2009    | Mise à jour : 18:20   

(http://www.lefigaro.fr/medias/2009/06/22/ca34eea2-5f0d-11de-890b-cb3b778ac11f.jpg)
José Maria Bermudez de Castro (à gauche) et Eudald Carbonell, deux des trois codirecteurs des fouilles d'Atapuerca,
sur le chantier situé dans le nord de l'Espagne. Crédits photo : AFP

Un archéologue espagnol affirme que des restes fossilisés découverts sur le gisement d'Atapuerca en Espagne portent des traces d'anthropophagie.

Des restes fossilisés attribués aux premiers Européens découverts sur le gisement d'Atapuerca en Espagne ont révélé que ces hommes préhistoriques étaient des cannibales qui appréciaient la chair d'enfant et d'adolescent. «Nous savons qu'ils pratiquaient le cannibalisme», affirme à l'AFP José Maria Bermudez de Castro, l'un des codirecteurs du projet Atapuerca, un des gisements les plus importants d'Europe, inscrit en 2000 au Patrimoine mondial de l'Unesco.
L'étude des restes a aussi révélé qu'ils se livraient à l'anthropophagie pour s'alimenter et non par rituel, qu'ils mangeaient leurs rivaux après les avoir tués, principalement leurs enfants et adolescents. «C'est le premier cas de cannibalisme bien documenté de l'histoire de l'humanité, ce qui ne veut pas dire que c'est le plus ancien», souligne-t-il, étayant de premières informations déjà diffusées à ce sujet.
Des restes découverts sur le gisement dit de Gran Dolina sont apparus éparpillés, cassés, fragmentés, mélangés à des restes d'autres animaux comme des chevaux, des cerfs, des rhinocéros, tout type d'animaux produits de la chasse et consommés par l'être humain, selon M. Bermudez de Castro. «Ces fossiles avaient aussi comme les animaux des marques de couteau en pierre, de dépeçage, réunissant tous les éléments caractéristiques d'une accumulation d'os utilisés par les êtres humains, a-t-il expliqué. Cela nous donne une idée de cannibalisme de type gastronomique, et non rituel, car ils n'avaient pas la capacité symbolique qu'a l'être humain d'aujourd'hui.»

(http://www.lefigaro.fr/medias/2009/06/22/105ad464-5f0e-11de-890b-cb3b778ac11f.jpg)
Crédits photo : AFP

Longue migration

Les restes fossilisés, trouvés à partir de 1994 à Gran Dolina, correspondent probablement aux premiers êtres humains qui se sont développés en Europe, baptisés Homo antecessor. Ce dernier, qui a vécu avant l'homme de Néandertal et l'Homo sapiens, s'est installé il y a environ 800 000 ans dans les grottes d'Atapuerca probablement après une longue migration depuis l'Afrique et via le Proche-Orient, le nord de l'Italie puis la France.
Il n'a pas choisi par hasard cet espace de 13 km² situé dans une zone «privilégiée» du nord de la péninsule Ibérique, à la confluence de deux rivières, avec un climat agréable et riche en faune et en flore. Il y bénéficiait d'eau et de nourriture en abondance, pouvait chasser des sangliers, des chevaux, des cerfs. «Ils tuaient leurs rivaux et profitaient de la viande», explique M. Bermudez de Castro, après l'analyse des restes de onze victimes apparentes. Nous avons par ailleurs découvert deux niveaux comportant des restes cannibalisés, ce qui veut dire qu'il ne s'agit pas d'un cannibalisme ponctuel, mais continu dans le temps. Un autre aspect intéressant, mais que nous n'expliquons pas encore très bien, est que la majorité des onze individus identifiés comme victimes sont des enfants ou adolescents. Nous pensons qu'il y a aussi deux jeunes adultes dont une femme, ce qui signifie qu'ils tuaient la base de la pyramide démographique du groupe.»
Atapuerca, situé aux confins de l'Eurasie, a permis à l'Homo antecessor de développer un patrimoine génétique isolé, avec des traits caractéristiques, à la fois archaïques et modernes. En plus de la chasse, il pratiquait la cueillette, fabriquait des outils. Le paysage était alors caractérisé par des zones de forêt, de chênes, de châtaigniers, de genévriers, avec des prairies, accueillant notamment des ours, des lynx, des panthères, des renards et des hyènes.

source (http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/06/22/01008-20090622ARTFIG00372-les-premiers-europeens-etaient-ils-cannibales-.php?pagination=5)
Titre: Une dent relance le débat sur les origines de l'homme
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 23:38:17
Une dent relance le débat sur les origines de l'homme


(http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/07/10/h_4_ill_1217381_8d18_ganlea.jpg)
AP/Mark A. Klingler
Dessin de Mark A. Klingler représentant des "ganlea megacanina".

LE MONDE | 10.07.09 | 14h59 (http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/10/une-dent-relance-le-debat-sur-les-origines-de-l-homme_1217504_3244.html#xtor=RSS-3244)  •

Qu'on exhume, dans une forêt d'Asie, les restes fossilisés d'un mammifère et c'est toute l'histoire de nos ancêtres qu'il faut envisager de repenser. Ainsi de ce fragment de mâchoire d'un petit primate - baptisé Ganlea megacanina - vieux de quelque 37 millions d'années et découvert en novembre 2008 dans le centre de la Birmanie. Selon ses "inventeurs", qui en publient la description et l'analyse dans la dernière édition de la revue Proceedings of the Royal Academy, ce nouveau fossile appuie l'hypothèse d'une origine asiatique de l'un des deux principaux rameaux de l'ordre des primates. Celui qui évoluera bien plus tard vers Homo sapiens.

Pour le béotien, la preuve peut sembler ténue : elle ne tient qu'à la forme d'une canine. Mais, pour les auteurs de la découverte, c'est un indice qui ne trompe pas. Il montre que Ganlea megacanina, qui devait avoir l'aspect d'un petit singe arboricole d'environ trois kilos, "disposait d'une dentition adaptée pour percer la coque, dure, de certains fruits tropicaux afin d'en consommer le coeur", explique Jean-Jacques Jaeger (université de Poitiers), coauteur de la découverte. Or le développement de ces grandes canines est l'une des plus anciennes caractéristiques acquises par ceux des primates qui évolueront vers le genre Homo

Il faut savoir que l'ordre des primates se divise schématiquement en deux grandes catégories : les strepsirrhiniens et les anthropoïdés. Les principaux représentants du premier embranchement sont les lémuriens actuels qui, parmi les primates, présentent les traits les plus archaïques. Quant aux anthropoïdés, ils regroupent notamment les singes, les hominoïdes (gorilles, orangs-outangs, chimpanzés) et les hommes. Or les lémuriens actuels ne disposent pas de ces grandes canines ; celles-ci sont l'apanage des anthropoïdés.

Découvrir en Asie un primate pourvu de cette dentition au cours de l'Eocène supérieur (il y a 37 millions à 33 millions d'années) suggère, du coup, l'origine asiatique des anthropoïdés. "Voilà encore une douzaine d'années, il était impensable pour la majorité des paléontologues que cette origine puisse se trouver ailleurs qu'en Afrique", dit Jean-Jacques Jaeger. Les découvertes d'anthropoïdés au Fayoum, en Egypte, réalisées par le paléontologue américain Elwyn Simons, semblaient enraciner les anthropoïdés en Afrique. Avec, là aussi, des fossiles très anciens, remontant à 36 millions à 37 millions d'années. Mais, depuis une douzaine d'années, de nombreux spécimens d'Amphipithecidæ - membres de la même famille que Ganlea megacanina - ont été découverts en Birmanie, en Thaïlande et au Pakistan.

Inclure les Amphipithecidæ dans les anthropoïdés pose donc question : les singes et les hommes viennent-ils d'Afrique ou d'Asie ? Les canines de megacanina ne tranchent pas la question. Le paléontologue Marc Godinot (Muséum national d'histoire naturelle) dit ainsi accueillir ces travaux et leurs conclusions avec "beaucoup de scepticisme". Selon certains chercheurs, les spécimens retrouvés en Asie pourraient en effet n'être que les représentants d'une famille éteinte dont les traits auraient été similaires à ceux développés en Afrique par les anthropoïdés. Tandis que ceux-ci se seraient développés sur le continent africain, d'autres primates, confrontés en Asie à un environnement similaire, auraient acquis des caractéristiques morphologiques identiques, avant de s'éteindre sans descendance, selon un phénomène de "convergence" de deux processus évolutifs.

"Il faut se méfier des conclusions tirées de l'analyse des caractères dentaires, prévient Marc Godinot. En effet, les lémuriens actuels ne disposent pas de grandes canines, mais certains adapiformes (primates n'appartenant pas aux anthropoïdés) ont, malgré tout, des dents un peu comparables, quand bien même elles ne sont pas aussi importantes..."

Tout, dans cette affaire, ne se résume pas à une simple canine. Sur l'ensemble des spécimens apparentés à Ganlea megacanina, d'autres caractères comme l'astragale ou les incisives spatulées semblent les rattacher aux anthropoïdés. "On peut avoir de la convergence sur un trait adaptatif, mais avoir de la convergence sur plusieurs caractéristiques devient très improbable", explique M. Jaeger. Mais, pour M. Godinot, aucun des traits décrits chez Ganlea megacanina et ses cousins asiatiques ne suffit à les placer de manière certaine d'un côté ou de l'autre de l'embranchement : du côté des singes et des hommes, ou du côté des lémuriens...

La même question s'est récemment posée avec la médiatisation d'"Ida", un fossile de primate découvert en Allemagne et vieux de plus de 45 millions d'années, qui s'est avéré ne pas appartenir aux anthropoïdés, mais à une lignée de primates européens éteinte il y a environ 30 millions d'années. Comment éteindre le débat ? En découvrant d'autres fossiles. "C'est sur les caractères de l'oreille moyenne et ceux de la fermeture post-orbitaire que sont reconnus sans ambiguïté les anthropoïdés", assure Marc Godinot.

Derrière ces discussions sur l'origine géographique des hommes et des singes apparaît, en filigrane, le débat sur le rôle de l'Asie dans l'ensemble des mécanismes évolutifs qui ont mené au genre Homo. Le consensus qui prévaut aujourd'hui est que son évolution tardive s'est faite en Afrique. Mais de nombreuses questions demeurent ouvertes sur les époques les plus hautes. "L'origine des ancêtres de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, vieux de quelque 7 millions d'années et découvert au Tchad en 2001) est aujourd'hui inconnue, dit ainsi Jean-Jacques Jaeger. On ne lui trouve pas d'ancêtres en Afrique. Et il n'est pas exclu que ceux-ci puissent avoir été originaires d'Asie."

Stéphane Foucart

source (http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/10/une-dent-relance-le-debat-sur-les-origines-de-l-homme_1217504_3244.html)
Titre: Neandertal cannibalisé ?
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 23:44:37
Neandertal cannibalisé ?
Par Richard deVendeuil, publié le 06/07/2009 16:26:02

 
Des ossements portent des traces d'anthropophagie. La controverse rebondit sur les causes de l'extinction de cette espèce.


Ce n'est pas encore la fin d'un tabou, mais ça y ressemble. En affirmant dans le très sérieux Journal of Anthropological Sciences qu'une des mâchoires exhumées dans la grotte des Rois, en Charente, serait celle d'un néandertalien disparu il y a 30 000 ans, Fernando Rozzi, chercheur au CNRS, lance un pavé dans la marre des paléoanthropologues.

Non seulement la mandibule incriminée n'appartiendrait pas, comme on l'a cru initialement, à un « homme moderne » version Cro-Magnon - un aurignacien, disent les experts - mais en plus elle porterait des traces apparentes de découpe, témoignant de pratiques cannibales perpétrées par d'autres hominidés.

Une scène de crime qu'il va falloir sérieusement éclaircir. Rozzi y voit déjà de quoi renforcer l'hypothèse selon laquelle l'extinction du néandertalien, à ce jour non élucidée, tiendrait à l'anthropophagie. Une pratique à laquelle nos lointains cousins sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours... entre eux. Vieux de 43 000 ans, les ossements fracturés (avec soustraction de moelle), découverts il y a quelques années sur le site espagnol d'El Sidron, l'attesteraient.

Dans l'immédiat, les conclusions de l'équipe de Rozzi relancent la polémique face aux tenants d'une disparition progressive liée à la moindre résistance des néandertaliens vis-à-vis des changements climatiques, voire à un cerveau moins évolué les handicapant dans l'élaboration d'armes de chasse. Le tout précisément à l'époque où les Cro-Magnon entraient en scène. Pour d'autres encore, ces gestes ne révéleraient qu'un rituel funéraire accompli post mortem sur une dépouille.

source (http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/decouverte/le-mode-de-disparition-de-neandertal-remis-en-question_767198.html?xtor=RSS-184)
Titre: Le cessez-le-feu Darwin
Posté par: titilapin2 le 30 juillet 2009 à 23:49:32
Le cessez-le-feu Darwin

Vendredi 06 Mars 2009
Pascal Lapointe,Agence Science-Presse

 Le Vatican a choisi de se joindre aux célébrations Darwin en reconnaissant « presque officiellement » que celui-ci était dans le vrai. Mauvaise nouvelle pour les créationnistes relégués au rang de « phénomène culturel », tandis que les prêtres, pasteurs et rabbins se bousculent au portillon pour proclamer que leur foi n’est pas incompatible avec la science.

Bien que ce soit tout 2009 qui mérite le titre d’Année Darwin, c’est ce 12 février qu’on célèbre officiellement le 200e anniversaire de l’auteur de L’Origine des espèces. L’ouvrage qui a changé le cours de l’histoire... et de la religion, au point où les occasions de revenir sur la « guerre » entre science et religion n’ont pas manqué ces dernières semaines.

Or, voilà que le Vatican annonce qu’il écarte le design intelligent du coeur de son congrès sur l’origine des espèces, qui doit réunir le mois prochain théologiens et scientifiques. Le design intelligent, que les créationnistes aiment à brandir comme la version solide et rigoureuse du créationnisme, sera plutôt considéré par le Vatican comme un « phénomène culturel » et non une théorie scientifique. Si ça se confirme, ça sera le plus dur coup subi par les créationnistes depuis longtemps.

Ici et là, des propos commandés ou autorisés par le Vatican donnent l’impression de vouloir répandre progressivement l’idée selon laquelle l’évolution biologique et la foi catholique auraient toujours été « complémentaires »; dans l’Osservatore Romano, on souligne que l’Église catholique n’avait jamais placé les livres de Darwin à l’Index.

Mais il n’y a pas que les catholiques qui s’agitent. En Angleterre, patrie de Darwin, « nous encourageons respectueusement ceux qui rejettent l’évolution à soupeser les preuves écrasantes, encore augmentées par les avancées récentes de la génétique » écrivent, en commun, des scientifiques et des membres du clergé protestant, dans le Daily Telegraph. Un appel à un cessez-le-feu, en somme.

Un groupe d’églises britanniques tient d’ailleurs cette semaine un congrès sur l’influence qu’a eu Darwin sur notre vision du monde. L’évolution, dit son organisateur, le révérend Tim Stead, fut « une des idées scientifiques les plus influentes de toute l’histoire ».

Aux États-Unis, dimanche prochain, dans le cadre d’une initiative née en 2004 et appelée le « Week-end Darwin », près de 900 prêtres de toutes allégeances, aux quatre coins du pays, consacreront leur sermon hebdomadaire à Darwin et à la puissance de la vision scientifique du monde.

On est tout de même loin des conseils scolaires qui se battent encore pour rayer le mot évolution des manuels scolaires...

source (http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2009/02/11/cessez-feu-darwin)
Titre: Re : Le cessez-le-feu Darwin
Posté par: void le 31 juillet 2009 à 00:27:03
Or, voilà que le Vatican annonce qu’il écarte le design intelligent du coeur de son congrès sur l’origine des espèces,

Les extraterrestres, maintenant darwin... c'est à se demander à quoi les religieux servent...
Titre: Aux Frontières de la Science - Evolution : Darwin avait-il tort ? National Géogr
Posté par: titilapin2 le 29 août 2009 à 21:05:37
(http://ngm.nationalgeographic.com/ngm/0411/feature1/images/ft_hdr.1.jpg)

Darwin avait-il tort ?

Série aux Frontières de la Science:  Evolution : Darwin avait-il tort ?

"Connaître et expliquer les phénomènes les plus spectaculaires affectant la planète bleue, explorer ses profondeurs, anticiper son avenir et conquérir l'espace grâce aux dernières sondes envoyées par les scientifiques: cette série en neuf épisodes explore la Terre et son environnement.

Ce volet s'intéresse plus spécifiquement à la théorie de Darwin, aujourd'hui mise à mal et contestée aux Etats-Unis par les créationnistes. Point par point, le bien-fondé des grandes lignes de la théorie de l'évolution selon Darwin est ici démontré."

Darwin Avait-il Tort #1 (http://www.dailymotion.com/related/xa4phn/video/x8rku2)

Was Darwin Wrong?

By David Quammen

Evolution by natural selection, the central concept of the life's work of Charles Darwin, is a theory. It's a theory about the origin of adaptation, complexity, and diversity among Earth's living creatures. If you are skeptical by nature, unfamiliar with the terminology of science, and unaware of the overwhelming evidence, you might even be tempted to say that it's "just" a theory. In the same sense, relativity as described by Albert Einstein is "just" a theory. The notion that Earth orbits around the sun rather than vice versa, offered by Copernicus in 1543, is a theory. Continental drift is a theory. The existence, structure, and dynamics of atoms? Atomic theory. Even electricity is a theoretical construct, involving electrons, which are tiny units of charged mass that no one has ever seen. Each of these theories is an explanation that has been confirmed to such a degree, by observation and experiment, that knowledgeable experts accept it as fact. That's what scientists mean when they talk about a theory: not a dreamy and unreliable speculation, but an explanatory statement that fits the evidence. They embrace such an explanation confidently but provisionally—taking it as their best available view of reality, at least until some severely conflicting data or some better explanation might come along.
 

Source et suite (http://ngm.nationalgeographic.com/ngm/0411/feature1/fulltext.html)

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Le Monde perdu de Darwin

National Geographic Channel part aux îles Galapagos, en compagnie du professeur Armand Leroi pour reconstituer l'aventure qui à inspiré le travail révolutionnaire de Darwin sur l'origine des l'espèces.

1- Durée : 13:16
LE MONDE PERDU DE DARWIN 1 5 (http://www.dailymotion.com/user/grandeetoile/video/x8b7mm)

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1x4 darwin avait-il raison?? (http://www.dailymotion.com/video/xa4q3m)


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Titre: Evolution des espèces: Gould avait-il raison?
Posté par: titilapin2 le 29 août 2009 à 21:13:06
Evolution des espèces: Gould avait-il raison?

(http://www.notre-planete.info/actualites/images/societe/evolution.jpg)
Cette image présagerait elle l'évolution de l'Homme ?
Auteur non identifié

Charles Darwin pensait que le processus de sélection naturelle, moteur de l’évolution des espèces, conduisait graduellement à créer de nouvelles espèces. Malheureusement, l’examen des couches stratigraphiques ne présente pas les étapes intermédiaires de la spéciation. Darwin expliquait cette absence par des lacunes géologiques. Darwin avait montré plusieurs exemples d’évolution où des caractéristiques anatomiques s’étaient progressivement transformées pour donner naissance à de nouvelles espèces. Cette conception « gradualiste », soutient que les nouvelles espèces surviennent par transformation graduelle des espèces ancestrales. Ces transformations lentes et régulières impliqueraient l’ensemble de la population sur la totalité de son territoire.

Darwin n’a cependant jamais exclu la possibilité que d’autres transformations aient pu se faire selon un autre mécanisme. C’est précisément cette nouvelle perspective conceptuelle qui fut proposée en 1972 par Steven Jay Gould (disparu en 2002) et Nils Eldredge. Pour ces deux grands scientifiques américains, l’évolution procéderait de manière non continue avec de longues périodes de stagnation entrecoupées par de brusques et courtes périodes de transformation rapide menant à la formation de nouvelles espèces.

Cette théorie des « équilibres ponctués » pourrait ainsi rendre compte de plusieurs observations paléontologiques. Par exemple, celle de ces espèces fossiles qui varient très peu morphologiquement au cours de leur existence qui a pourtant duré plusieurs millions d’années. Ensuite, l’observation qui lui est souvent associée : celle d’une nouvelle espèce bien différenciée qui la supplantait subitement (en quelques dizaines de milliers d’années). Et surtout, l’absence de formes intermédiaires entre les deux. Cette absence peut alors s’expliquer par le faible effectif des populations intermédiaires qui n’ont pas eu le temps de laisser de traces fossiles considérant les conditions très rares que nécessite la fossilisation.

Plusieurs espèces semblent ainsi avoir évolué selon la dynamique des équilibres ponctués. Un débat important subsiste toutefois dans la communauté scientifique en ce qui concerne l’importance relative du gradualisme (dont on a aussi des exemples convaincants) et des équilibres ponctués.

Darwin considère que l’agent sur lequel agit la sélection naturelle est l’individu. Cette sélection naturelle agit très progressivement et, sur les temps géologiques, modifie peu à peu la population jusqu’à faire naître une nouvelle espèce. Ce processus lent et continu est la microévolution qui s’effectue de manière graduée dans le temps. Mais Gould, sans remettre en cause sur le principe la sélection naturelle et l’évolution des espèces, est venu profondément modifier et enrichir ce scénario darwinien en posant l’hypothèse de l’évolution par équilibre ponctué. Selon cette théorie, l’espèce se comporte comme un individu darwinien qui sera soumis à tous les éléments de la sélection naturelle, pourra supplanter d’autres espèces, en donner de nouvelles et disparaître à son tour.

Pour Gould, la sélection naturelle ne peut pas, à elle seule, déterminer toutes les formes prises par les espèces dans le processus de l’évolution. Elle agit en synergie avec deux autre facteurs majeurs : les gènes architectes (dits " gènes homéotiques "), qui canalisent le développement des organismes selon les mêmes grandes lignes dans la plupart des embranchements et la capacité de changement au cours du temps de la fonction adaptative. Gould a magistralement forgé et étayé un concept d’une grande richesse qui veut rendre compte de l’extrême diversité et complexité du vivant : la macroévolution.

Selon ce concept de macroévolution, les espèces forment, à côté des individus, des entités qui obéissent, à leur niveau d’organisation, à des processus propres de sélection, de dérive aléatoire ou de changement directionnel. Cette macroévolution spécifique se traduit par l’apparition, au niveau des espèces, de " propriétés émergentes " qui ne se réduisent pas à celles des organismes qui les constituent.

Ce concept de macroévolution vient d’être confirmé de manière éclatant par l’observation scientifique de l’évolution récente d’une espèce de lézards, Podacis Sicula, dont cinq couples ont été déposés en 1970 sur une petite île de l’Adriatique. Il s’agissait de voir comment cette espèce allait se comporter et s’adapter par rapport à l’espèce de lézards déjà présents sur cette île.

Des observations effectuées récemment ont montré, de manière très étonnante, que l’espèce transplantée comptait à présent plus d’un millier d’individus et qu’elle était devenue majoritairement végétarienne alors qu’elle était insectivore sur son île d’origine. Mais le plus étonnant est que, pour permettre cette mutation rapide vers un régime essentiellement végétarien, ces lézards ont développé, en quelques années, un nouvel organe de digestion leur permettant de dégrader et d’assimiler leurs nouveaux aliments.

L’intuition géniale de Gould et sa théorie de l’équilibre ponctuel se trouvent donc pleinement vérifiées. Mais comme dans la nature rien n’est simple, cela ne veut pas dire que toute l’évolution des espèces est gouvernée par le "ponctualisme" et fonctionne par "sauts", suivis de longue période de stagnation. Ce que Gould a montré de manière remarquable, élargissant, enrichissant et complexifiant la vision de Darwin, c’est que, dans certaines circonstances, sous l’effet de certaines pressions du milieu, une espèce avait, en tant que telle, la capacité d’évoluer très rapidement pour survivre et s’adapter à son nouvel environnement.

En fait, l’évolution des espèces semble se faire simultanément au niveau des individus et des espèces et à la fois de manière graduée et ponctuée, selon les périodes les espèces et les contraintes de l’environnement. En outre, l’évolution des espèces n’est pas obligatoirement irréversible et une espèce peut régresser à un stade antérieur si elle y trouve un avantage compétitif.

Exemple, les épinoches à trois épines du Lac Washington. A l’origine, tous ces poissons étaient recouverts d’une carapace protectrice à épines qui avait progressivement disparu à mesure que les prédateurs de ce poisson se faisaient plus rares. Mais en 50 ans seulement, la moitié de ces poissons (contre 6 % en 1960) ont retrouvé leur armure complète car le nettoyage du lac a rendu l’eau beaucoup plus claire et les a rendus plus vulnérables aux prédateurs.

Gould aimait dire que " les bactéries sont les reines de la vie car elles ont vécu pendant trois milliards et demi d’années et sont plus diversifiées par leur biochimie que toutes les autres formes de vie ". Pour Gould, l’histoire de la vie et l’évolution des espèces ne doivent pas être ramenées uniquement à la notion de "progrès" mais d’abord examinées à la lumière de la fabuleuse diversification du vivant et de sa prodigieuse capacité d’adaptation et d’homéostasie.

Loin d’affaiblir ou d’infirmer la théorie de l’évolution de Darwin, comme l’ont prétendu pour des raisons idéologiques certains courants créationnistes, la théorie de Gould, qui n’a jamais contesté les principes d’évolution des espèces et de sélection naturelle, est au contraire venue enrichir, élargir et complexifier de manière remarquable la vision darwinienne en utilisant tous les nouveaux outils scientifiques disponibles et en introduisant les notions clés de contingence et de macroévolution.

Immense scientifique, esprit libre et ouvert, Gould a révolutionné notre vision et notre approche de la vie en alliant audace conceptuelle et rigueur scientifique et en montrant que le vivant avait développé non pas un mais plusieurs mécanismes fondamentaux d’évolution et d’adaptation qu’il utilisait conjointement ou alternativement au niveau des individus et des espèces, pour assurer sa survie, sa diversification et produire, de manière largement contingente, sa complexification.

Source (http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1771_evolution_especes_Gould.php)
Titre: Re : Théories de l'évolution - Homo sapiens - Sphénoïde - Inside story
Posté par: dificultnspa le 08 avril 2010 à 19:31:40
(http://www.sciencesetavenir.fr/samples/logo.jpg) (http://sciences.nouvelobs.com/actualite/archeo-paleo/20100408.OBS2126/un-nouvel-australopitheque-decouvert-en-afrique-du-sud.html)
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Un nouvel australopithèque découvert en Afrique du Sud


Les squelettes de deux hominidés mis au jour dans une grotte sud-africaine ajoutent une branche à la famille de Lucy. Il s’agit d’une nouvelle espèce d’australopithèque, plus proche du genre Homo, selon ses découvreurs.

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Le crâne de l'adolescent Australopithecus sediba découvert à Malapa, âgé de 10 à 13 ans au moment de sa mort. (Brett Eloff courtesy of Lee Berger and the University of the Witwatersrand)

 Une femme et un jeune garçon viennent de rejoindre le vaste tableau de famille des hominidés. Ils vivaient il y a environ 2 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui l’Afrique du Sud. Les deux squelettes ont été retrouvés l’un à côté de l’autre, dans la grotte de Malapa, à 40 km de Johannesburg et à seulement 15 km d’un autre site célèbre pour ses fossiles d’hominidés, Skerfontein.

Un crâne, des mâchoires avec leurs dents, des os des bras, des jambes, du bassin et de la colonne ont été exhumés dans un bon état de conservation. Les sédiments qui les entouraient ont été datés entre 1,8 et 1,95 millions d’années, annoncent aujourd’hui l’anthropologue Lee Berger, de l’université de Witwaterstrand (Afrique du Sud), et ses collègues dans la revue Science.

Un cousin de Lucy?

Ces deux individus appartiennent à une nouvelle espèce d’australopithèques baptisée Australopithecus sediba par les chercheurs (sediba veut dire fontaine ou source naturelle en langage sotho). Plus jeunes que Lucy (Australopithecus afarensis) d’un million d’années, ces australopithèques seraient aussi un peu plus modernes, autrement dit plus proches des premiers Homo.

Les longs bras ou la petite boîte crânienne (de 420 à 450 cm3 pour la femme adulte) classent ces nouveaux venus dans la famille des australopithèques. En revanche leurs dents relativement petites, leur os du bassin plus robuste et leurs longues jambes –adaptées à la marche- les rapprochent d’un Homo habilis ou d’un Homo erectus, analysent Berger et ses collègues.

D'autres squelettes à venir

Berger suggère que l’espèce représentée par cette femme et cet adolescent serait une descendante d’Australopithecus africanus, plus ancienne, également découverte en Afrique du Sud. Mais il faut sans doute attendre d’autres résultats avant de conclure. Lee Berger a précisé aujourd’hui lors d’une conférence de presse que deux autres hominidés pointaient le bout de leurs os dans la grotte de Malapa. Des dizaines d’experts sont conviés, y compris pour tenter d’extraire de l’ADN de ces ossements.

Cécile Dumas
Sciencesetavenir.fr