Médias / Campagnes... => OGMs - Bio - Vaccins - Planète - Energie libre => Discussion démarrée par: mat le 21 septembre 2008 à 16:50:15

Titre: Fil généraliste sur le nucléaire
Posté par: mat le 21 septembre 2008 à 16:50:15
associations
Communiqué du dimanche 21 septembre 2008 - Contact : 06.64.100.333

 
Tricastin : le Réseau "Sortir du nucléaire"
exige la vérité sur la gravité de l'évènement
qui est en cours depuis le 8 septembre
 
L'évacuation des communes proches du Tricastin est-elle envisagée par les autorités ?
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit ce jour à EDF, à l'Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l'évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.
 
Il est vrai que l'affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d'une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s'est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d'un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave  car il s'agit de deux assemblages au lieu d'un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu'un assemblage ou même les deux soient "moxés", c'est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.
 
Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourraient alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants.
 
 
Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales :
- Les deux assemblages sont-ils "moxés" ? Autrement dit, s'agit-il de combustible uranium-plutonium ou "seulement" d'uranium.
 
- S'il s'agit de mox, EDF reconnaît-elle que le risque de réaction incontrôlée est encore plus grand ?
 
- Quelles opérations ont été tentées depuis le 9 septembre pour récupérer les deux assemblages ? Quelles autres opérations sont envisagées ? Avec quels risques ?
 
- Les deux assemblages sont-ils toujours dans l'eau de la cuve ? Selon certaines informations, après une tentative d'intervention, EDF ne parviendrait plus à positionner les deux assemblages sous l'eau. Dans ce cas, comment sont-ils refroidis ?
 
- Quelles sont les mesures envisagées en cas d'aggravation de la situation ? L'évacuation des communes proches est-elle réellement envisagée, comme le laissent à penser certaines informations ?
 
- Ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ?
 
- A quelles dates sont prévues les prochaines ouvertures de cuve au Tricastin (ou fonctionnent trois autres réacteurs) et dans les autres centrales en France ? Quelles mesures sont mises en œuvre pour éviter qu'une situation identique ne se produise ?
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à poser ces mêmes questions à EDF et aux autorités françaises afin que la vérité soit connue au plus vite. Plus généralement, après la fuite d'uranium du 8 juillet dernier, et les récents autres évènements au Tricastin mais aussi ailleurs en France et en Europe (Belgique, Espagne, Allemagne, Ukraine, Slovénie, etc.), le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à prendre conscience de la gravité des risques imposés par l'industrie nucléaire, et de la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que le pire ne se produise.
Titre: Re : Tricastin
Posté par: Kaelos13 le 21 septembre 2008 à 18:35:13
Pour confirmation: le communiqué de l'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire):

http://www.asn.fr/sections/dernieres_actus/incident-centrale-nucleaire-edf-du (http://www.asn.fr/sections/dernieres_actus/incident-centrale-nucleaire-edf-du)
modération: 404 page non trouvée.

(ou sur la page d'accueil de l'ASN: ' Incident à la centrale nucléaire EDF du Tricastin'
8 septembre 2008, http://www.asn.fr (http://www.asn.fr) )
Titre: Un communiqué de "Sortir du Nucléaire"
Posté par: mat le 25 septembre 2008 à 17:22:54
associations
Communiqué du 24 septembre 2008 - Contact : 06.64.100.333



Achat de British Energy par EDF :
un piège nucléaire... pour les Français

- Il est encore temps pour l'Etat français d'empêcher une erreur monumentale

- Si EDF rachète British Energy, les citoyens français vont devenir de fait responsables de vieux et dangereux réacteurs nucléaires britanniques



Alors qu'EDF est en passe de racheter l'électricien britannique British Energy, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, dans la mesure où l'Etat est l'actionnaire principal d'EDF, ce sont les citoyens français qui vont assumer les déconvenues actuelles et à venir de l'électricien national, en France et à l'étranger.

Ainsi, si elle finalise le rachat de British Energy, EDF va se retrouver propriétaire de vieux réacteurs britanniques très dangereux. Ils doivent d'ailleurs être arrêtés dans les années à venir : EDF est donc en passe d'acheter des réacteurs en toute fin de vie, et donc encore plus susceptibles d'occasionner un accident nucléaire.

Par ailleurs, la construction annoncée par EDF de nouveaux réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne ne pose pas seulement des problèmes en terme de risques et de production de déchets radioactifs : de lourds risques financiers vont peser sur les Français.

Un exemple de ce genre de déconvenues est déjà donné par l'affaire du réacteur EPR vendu par la France à la Finlande : ce sont les Français qui vont payer pour les dépassements financiers qui se montent d'ores et déjà à deux milliards d'euros... en attendant de nouvelles révélations.

Il apparaît donc clairement que, si EDF finalise le rachat de British Energy, ce sont de fait les contribuables français qui risquent fortement d'avoir à assumer de lourdes conséquences environnementales et financières.

L'Etat français étant actionnaire majoritaire d'EDF, le gouvernement et le Président de la République sont encore en mesure d'empêcher le rachat de British Energy. Ils feraient bien de prendre cette décision sous peine d'avoir un jour à rendre compte de leur inconséquence.
Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 26 septembre 2008 à 17:43:38
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 25 septembre 2008 - Contact : 06.64.100.333



M. Sarkozy VRP du nucléaire à Toulon : un discours du siècle passé

- La référence à De Gaulle pour "justifier" le nucléaire prouve qu'il s'agit d'un choix du passé et dépassé
- "Sortir du nucléaire" exige un grand débat national sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires


Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que le discours de M Sarkozy, prononcé ce soir à Toulon, semble sorti tout droit du siècle passé, particulièrement dans ses tentatives de promouvoir l'énergie nucléaire. La référence à De Gaulle pour tenter de "justifier" le nucléaire démontre parfaitement à quel point il s'agit là d'un choix du passé et dépassé.

M Sarkozy fait preuve d'un surprenant aveuglement en continuant à penser que le nucléaire est une énergie "propre", et ce malgré les évènements graves survenus au Tricastin et dans d'autres installations nucléaires en France et à l'étranger.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige un grand débat national sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Une décision d'une telle importance ne doit pas pouvoir être prise par un seul individu, fut-il Président de la République, d'autant que M Sarkozy a démontré à plusieurs reprises - et en particulier lors du débat de l'entre deux tours de l'élection présidentielle - son incompétence concernant l'énergie en général et le nucléaire en particulier.


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Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 27 septembre 2008 à 17:03:59
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 27 septembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Déchets radioactifs : le Réseau "Sortir du nucléaire"
met la pression contre les projets d'enfouissement
à un mois de la date fatidique du 31 octobre 2008
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la journée d'actions et d'information qui a permis, lors de 17 actions organisées dans 15 départements en France par de nombreux Collectifs, d'informer les populations locales sur les projets d'enfouissements de déchets radioactifs qui les menacent.
 
Ces actions ont eu lieu pratiquement un mois avant le 31 octobre, date limite donnée par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) aux 3115 maires qu'elle a contacté pour répondre à la proposition d'enfouissement de déchets radioactifs.
 
Les actions ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes la plupart du temps, et jusqu'à 400 manifestants, dont plusieurs élus, à Gondrecourt-le-Château (Meuse), ville dont le maire s'est déclaré intéressé par la venue de déchets radioactifs : une pétition demandant un référendum a été déposée à la mairie : ce sont les citoyens qui doivent trancher et non un seul individu, fut-il maire.
 
Lors des 17 rassemblements sur les marchés, devant les mairies, les préfectures, etc, les manifestants ont distribué, à des populations qui les ont accueilli très favorablement, des milliers de documents d'information contre l'enfouissement.
 
De nombreux citoyens, au delà même des militants antinucléaires, considèrent que l'enfouissement des déchets radioactifs est un véritable crime contre les générations futures : tôt ou tard, la radioactivité sera relâchée, contaminera les nappes phréatiques, remontera à la surface et mettra en grand danger les êtres vivants.
 
Par ailleurs, les manifestants dénoncent les manoeuvres anti-démocratiques de l'Andra et de l'Etat qui est son donneur d'ordre : la liste des 3115 maires est gardée secrète malgré de nombreuses demandes et actions du Réseau "Sortir du nucléaire" pour obtenir cette liste et faire en sorte que tous les citoyens menacés par les projets d'enfouissements puissent être informés de ce danger.
 
Qui plus est, en proposant de fortes sommes financières aux maires qui accepteraient de sacrifier leur territoire, l'Andra et l'Etat organisent une véritable "corruption légale" destinée à faire accepter l'inacceptable et visant à traiter les citoyens comme l'ont été les Indiens d'Amérique ou les Aborigènes d'Australie.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rejette ces méthodes indignes ainsi que tout projet d'enfouissement. De très fortes mobilisations seront organisées dès que seront connus les "finalistes" (*). Plus généralement, alors que des évènements graves se produisent dans les installations nucléaires en France (en particulier au Tricastin) mais aussi dans divers autres pays nucléarisés (Belgique, Espagne, Allemagne, Ukraine, etc), il est plus nécessaire que jamais de sortir du nucléaire.
 
 
(*) L'Andra a fait connaître son intention de retenir avant la fin de l'année 2 ou 3 sites


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Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 29 septembre 2008 à 09:44:52
 830 associations
Communiqué du lundi 29 septembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
 
Démantèlement des installations nucléaires
Colloque international à Avignon (28 sept-2 oct)
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les
apprentis sorciers de l'industrie nucléaire
 
 
 
Les représentants de la plupart des grandes entreprises du nucléaire, françaises et étrangères, se sont donné rendez-vous à Avignon du 28 septembre au 2 octobre pour évoquer la question cruciale du démantèlement des installations nucléaires. (cf https://www.sfen.fr/index.php/plain_site/decommissioning_challenges (https://www.sfen.fr/index.php/plain_site/decommissioning_challenges)  modération: Page non trouvée.
 
A cet occasion, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que c'est avant d'envisager de construire des installations nucléaires qu'il aurait fallu réfléchir : les promoteurs de l'atome auraient alors certainement réalisé que la question du démantèlement, et celle directement liée(*) de la gestion des déchets radioactifs, sont insolubles et sont porteuses de graves déconvenues pour les générations actuelles et à venir.
 
Le processus de démantèlement du réacteur nucléaire de Brennilis (Finistère) illustre parfaitement la question :
 
- à ce jour, le coût du démantèlement est 20 fois plus important que celui annoncé au départ ;
- le processus de démantèlement est actuellement stoppé par décision du Conseil d'Etat, lui-même saisi à cet effet par le Réseau "Sortir du nucléaire" qui a mis à jour de graves irrégularités tant sur le plan adminsitratif (en particulier la non-information de la population) que concernant le chantier de démantèlement (un rapport d'inspection de l'Autorité de sûreté nucléaire, daté du 20 juin 2007, pointe les nombreuses infractions) ;
 
Un autre exemple édifiant est la situation du nucléaire britanique :
- la facture du démantèlement a été réévaluée à plusieurs reprise, passant de 48 milliards de livres en 2002, à 56 en 2004, pour atteindre désormais la somme faramineuse de 70,2 milliards de livres (soit 104 milliards d'euros).  En attendant pire...
- il a été reconnu, lors du récent achat de British energy par EDF, que ce serait l'argent public qui financerait ce démantèlement.
 
Il apparait donc clairement que les entreprises font des profits en vendant l'électricité nucléaire, puis laissent la facture du démantèlement à la charge des Etats, et lèguent aux générations futures des déchets radioactifs qui vont durer des millions d'années. Ces données sont à comparer avec celles des énergies renouvelables qui, entre autres qualités, ne posent pas de problème de démantèlement et ne produisent pas de déchets radioactifs.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire", qui réclamme un débat national sur la question du démantèlement, dénonce le cynisme des participants au Colloque international d'Avignon, qui soutiennent tous la construction de nouvelles installations nucléaires et ont beau jeu ensuite de prétendre qu'il "faut bien" se pencher sur le problème du démantèlement.
 
 
(*) Le démantèlement d'une installation nucléaire se traduit par la création de très grandes quantités de déchets radioactifs.
Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 29 septembre 2008 à 09:48:50
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du lundi 29 septembre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Le Premier ministre indien en visite en France :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un accord
irresponsable qui aggrave la prolifération nucléaire
 
En guise de récompense pour avoir aidé les USA et l'Inde à contourner les règles de non-prolifération, la France va pourvoir vendre plusieurs réacteurs nucléaires à l'Inde. Il s'agit là de transactions nauséabondes mettant en péril l'avenir de la planète.


En visite en France les 29 et 30 septembre, le Premier ministre indien Manmohan Singh s'apprête à signer avec la France des contrats commerciaux dans le nucléaire à la suite d'un accord qui bafoue toutes les règles internationales de non-prolifération. En effet, le 6 septembre 2008, le Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires, dont la France, a validé un ensemble de dérogations permettant l'entrée en vigueur d'un accord nucléaire, dit "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA.
 
Il s'agit d'un évènement d'une gravité extrême car l'Accord 123 prévoit la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires alors que, comme tout pays non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), l'Inde est théoriquement exclue de telles transactions. Ce contournement des règles de non prolifération donne de parfaits prétextes à tout pays qui, comme l'Iran ou la Corée du Nord, entend se doter de l'arme atomique.

 

L'Accord 123 prévoit de façon incroyable que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) inspectera en Inde… seulement les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.

 

Dans le but d'obtenir sa "part du gâteau", c'est à dire de pouvoir vendre plusieurs réacteurs nucléaires à l'Inde, la France a joué, aux côtés des USA, un rôle prépondérant pour que le NSG finisse par accepter l'inacceptable. Lors d'une première session du NSG les 21 et 22 août, l'Irlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suisse ont courageusement résisté. Mais les administrations Bush et Sarkozy ont reconvoqué tout monde début septembre… et arraché les ralliements un à un. Il n'est pas interdit de penser que des menaces de sanctions commerciales ou autres ont été brandies à l'encontre des 6 "gêneurs".

 

La France attend désormais, pour passer accord avec l'Inde, que les USA aient formellementa adopté l'Accord 123, ce qui a hélas déjà été fait par la Chambre des représentants le 27 septembre. Il reste encore l'étape du Sénat où de nombreux parlementaires américains essaient courageusement de s'opposer à l'entrée en vigueur de cet accord irresponsable.

 

Les dirigeant français sont donc ramenés au rang de supplétifs de l'administration Bush, et en sont réduits à attendre leur tour pour obtenir récompense pour leur soumission. C'est à ce prix que Areva va pouvoir vendre des réacteurs nucléaires à l'Inde : il n'y a pas de quoi pavoiser. Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants, il contamine aussi gravement la démocratie.

Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 02 octobre 2008 à 10:41:33
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du jeudi 2 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la
démission de Philippe Leroy, Sénateur et
Président du Conseil général de la Moselle

M. Leroy a comparé les Gitans aux déchets radioactifs
pour justifier un projets de stockage de ces derniers



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Voir l'extrait vidéo
(Cliquer sur samedi 27 septembre, avancer le curseur à 5min35) :
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b54a_1214part1&video_number=4 (http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b54a_1214part1&video_number=4)
modération: lien trop ancien pour voir la vidéo.
ou sur http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article119 (http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article119)

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Interviewé samedi 27 septembre dans le 12/13 de France3 Lorraine, M Philippe Leroy, Sénateur et Président du Conseil général de la Moselle, a promu de bien curieuse manière la "nécessité" d'un site d'enfouissement des déchets radioactifs.
 
C'est ainsi que, à propos des déchets nucléaires, M. Leroy a affirmé "On est embêté aussi avec les populations de Gitans" et a ajouté "Nous avons à accueillir, sur nos territoires, des populations difficiles, des logements sociaux, les déchets nucléaires, etc"

Le Réseau "Sortir du nucléaire",  qui est mobilisé sur des valeurs éthiques et humanistes, se déclare profondément choqué par ces propos : il n'y a aucune comparaison possible entre les déchets radioactifs, qui sont de véritables horreurs environnementales, et des êtres humains quels qu'ils soient.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il n'est pas si étonnant que des propos aussi choquants soient tenus par quelqu'un qui se déclare favorable à l'enfouissement des déchets radioactifs : stigmatiser des êtres qui vivent aujourd'hui est finalement cohérent avec le fait de léguer aux générations future un piège radioactif.

Il apparait que, après avoir tenu des propos aussi indignes, M Leroy devrait démissionner de tous ses mandats et éventuellement être condamné à des travaux d'intérêt général.


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Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 03 octobre 2008 à 09:39:01
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du vendredi 3 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Manifestation anti-éoliennes : une initiative pronucléaire
et rétrograde selon le Réseau "Sortir du nucléaire"
 
- Le parrainage de MM Giscard d'Estaing et Boiteux prouve le caractère rétrograde de l'initiative
- Les éoliennes ne produisent pas de déchets radioactifs et se substituent aux énergies polluantes
- Quelques milliers d'éoliennes "défigurent" bien moins la France que les 200 000 pylônes THT
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à faire savoir que les organisateurs de la manifestation anti-éolienne du samedi 4 octobre sont en réalité des gens qui agissent en faveur du nucléaire. Ils se sont d'ailleurs placés sous la parrainage de MM Giscard d'Estaing (Président de la République de 1974 à 1981) et Boiteux (PDG d'EDF de 1967 à 1987), deux des acteurs les plus coupables du développement massif du nucléaire imposé en France. Ceci dit, l'engagement de ces deux personnages du passé montre bien à quel point la lutte contre un supposé "péril éolien" est un combat d'arrière-garde.
 
Certes, personne ne soutient qu'il faut installer les éoliennes en dépit du bon sens et, d'ailleurs, il est parfois permis de se poser des questions sur le choix des sites fait par... EDF, Areva ou Total, bien connus pour leurs intérêts dans les énergies polluantes (nucléaire, pétrole). Ceci dit, la plupart des "arguments" anti-éoliens sont absurdes. Ainsi :
- les éoliennes seraient "inutiles" car ne permettant pas de faire baisser significativement les émissions de co2 en France : on voit bien ici la démarche en faveur du nucléaire qui dégage peu de CO2. Mais, contrairement au nucléaire, les éoliennes ne créent pas de déchets radioactifs et de danger gravissime comme actuellement au Tricastin.
 
- l'électricité éolienne serait "chère". Mais l'éolien, et n'importe quelle autre source d'énergie sera très bon marché si elle reçoit autant d'aides publiques que celles dont a bénéficié le nucléaire depuis 50 ans. Il est insupportable de voir que les aides publiques aux énergies renouvelables sont attaquées par ceux qui ont massivement subventionné l'atome, énergie polluante et dangereuse.
 
- les éoliennes "défigureraient" la France. Or, la centralisation extrême de la production nucléaire a entraîné la construction de 200 000 pylônes électriques THT qui défigurent la France immensément plus que les quelques éoliennes actuelles et que les dizaines de milliers en projet. Par ailleurs, les gigantesques tours de refroidissement des centrales sont visibles à des dizaines de kilomètres de distance.
Cependant, le Réseau "Sortir du nucléaire" affirme qu'il serait absurde de se contenter de rajouter des éoliennes sans rien changer au système actuel. Les énergies renouvelables doivent être développées de façon à être complémentaires entre elles (répondant ainsi au problème de l'intermittence de certaines productions) et couplées a d'importants programmes d'économies d'énergie. C'est ainsi qu'il sera possible de sortir du nucléaire ET de lutter contre le changement climatique (cf http://ninucleaire-nieffetdeserre.org ).
 
Plus généralement, alors que le monde est frappé par une profonde crise financière, que le prix des ressources naturelles monte en flèche et que leurs réserves s'amenuisent, il est évident que les énergies renouvelables, qui nous sont fournies gracieusement par la nature, sont les seules qui ont un avenir.


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Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 03 octobre 2008 à 18:48:03
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 834 associations agréée pour la protection de l’environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)
Contact presse : 01 47 00 51 60 (Lionel Cavicchioli)

Communiqué de presse du vendredi 3 octobre 2008

Nouveau site d’enfouissement de déchets radioactifs
Un « non » qui met l’Andra dans l’embarras !

Soulaines, qui accueille déjà le Centre de Stockage de déchets radioactifs de l’Aube, refuse le projet de l’Andra.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » se félicite de la décision du conseil municipal de Soulaines, qui refuse à l’unanimité l’implantation sur son territoire du futur centre d’enfouissement de déchets radioactifs souhaité par l’Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs). Intervenue hier soir, jeudi 3 octobre, cette décision emblématique vient confirmer le vote du 27 juin 2008.
 
Les élus de Soulaines connaissent bien la problématique des déchets nucléaires. En effet, la commune accueille déjà depuis 1992 l’immense Centre de Stockage de l’Aube, qui s’étend sur 45 hectares et dont la CRIIRAD a critiqué sévèrement la gestion en 2006. Il semble donc que les élus de la municipalité ont décidé de ne plus accorder leur confiance à l’agence gouvernementale. Et ce alors même que Soulaines est souvent citée comme un exemple de « réussite » par l’Andra, jusque dans le dossier de présentation du nouveau projet que la commune vient de refuser !
 
Le Réseau « Sortir du nucléaire » fait part de sa satisfaction, et souhaite que les élus des nombreuses autres communes contactées par l’Andra suivent l’exemple de Soulaines, en refusant d’accueillir le futur site d’enfouissement sur leur territoire.
 
En effet, malgré le vocabulaire trompeur employé par l’Andra pour désigner les déchets concernés, qui seraient selon elle de « faible activité à vie longue », il s’agit bien de substances hautement toxiques pour lesquelles aucune véritable solution de confinement ni de traitement n’existe (*).
 
Cet état de fait, ainsi que les nombreux problèmes déjà soulevés par le Réseau « Sortir du nucléaire » concernant l’appel à candidature lancé par l’Andra, montrent à nouveau la nécessité d’un débat public sur la question des déchets nucléaires. Considérant les problèmes insolubles qu’ils posent, il est également indispensable de décider au plus vite d’un plan de sortie du nucléaire.
 
(*) Voir à ce sujet http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/dossiers/alerte-dechets/analyse-technique.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/dossiers/alerte-dechets/analyse-technique.pdf)
modération: erreur 404 page non trouvée.


Titre: Re : Tricastin
Posté par: mat le 06 octobre 2008 à 11:37:03
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du lundi 6 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333


 
Tricastin - Barres de combustible "suspendues"

Le Réseau "Sortir du nucléaire"
veut la publication de la date et
de l'heure de l'intervention d'EDF


- Les riverains doivent pouvoir décider de rester ou non à proximité de la centrale nucléaire lors de la tentative d'intervention d'EDF

- L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) reconnaît qu'un relâchement de radioactivité à l'extérieur de la centrale est hélas possible

- Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à manifester le samedi 25 octobre, à partir de 14h30, de Tricastin à Bollène.



Depuis le 8 septembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale du Tricastin (Drôme / Vaucluse), deux barres de combustible nucléaire sont accrochées sous le couvercle de cette cuve et restent depuis suspendues au dessus des 155 autres barres du coeur du réacteur. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants qui vont être démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer ces deux barres.

Il est donc absolument nécessaire que la date de cette intervention soit rendue publique afin que les riverains puissent décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF dont personne ne sait comment elle se finira.

Certes, l'hypothèse d'un accident avec relâchement de radioactivité n'est pas la plus certaine, mais elle est hélas très possible, comme le reconnait d'ailleurs l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans sa note du 2 octobre : "Une éventuelle chute des deux assemblages pourrait avoir deux conséquences : un risque de criticité, à savoir le déclenchement d'une réaction en chaîne incontrôlée, et un risque de relâchement à l'intérieur et à l'extérieur de la centrale de produits de fission gazeux"

Un événement de ce type s'est certes déjà produit en 1998 à la centrale nucléaire de Nogent (Aube) mais la situation au Tricastin est encore plus grave  : il s'agit de deux barres au lieu d'une seule, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer une barre peuvent provoquer la chute de la seconde. De plus, le coeur de ce réacteur est "moxés", c'est à dire que certaines barres contiennent du plutonium, ce qui augmente nettement les risques de réaction nucléaire incontrôlée.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à exiger d'EDF, de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des autorités françaises la publication du jour et de l'heure de la tentative par EDF de récupération des deux barres de combustible. Il faut par ailleurs rappeler que les pastilles d'iode, parfois distribuées par les autorités en cas d'accident nucléaire, ne protègent que de l'iode radioactif mais pas des autres produits radioactifs dégagés par un accident nucléaire.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à participer à la manifestation organisée par le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre, à partir de 14h30,  de Tricastin à Bollène. Plus généralement, le Réseau appelle les citoyens à prendre conscience de la gravité des risques imposés par l'industrie nucléaire, et de la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que l'irréparable ne se produise.


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Titre: Re : Tricastin & projets d'enfouissement
Posté par: mat le 07 octobre 2008 à 15:07:11
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 7 octobre 2008
 


Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la
déroute des anti-éoliens dont la manifestation
dite "nationale" a réuni à peine 700 personnes
 
Cependant, il est absurde de se contenter de rajouter
des éoliennes sans rien changer au système actuel



Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la déroute des anti-éoliens dont la manifestation dite "nationale" a rassemblé environ 700 personnes. Cette déconvenue confirme que le supposé "vent de révolte" contre les éoliennes, dont il a beaucoup été question ces derniers temps, vient de s'évanouir devant la réalité des chiffres.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" tient par ailleurs à faire savoir que les anti-éoliens sont en réalité des gens qui agissent en faveur du nucléaire. Ils se sont d'ailleurs placés sous la parrainage de MM Giscard d'Estaing (Président de la République de 1974 à 1981) et Boiteux (PDG d'EDF de 1967 à 1987), deux des acteurs les plus coupables du développement massif du nucléaire imposé en France. Ceci dit, l'engagement de ces deux personnages du passé montre bien à quel point la lutte contre un supposé "péril éolien" est un combat d'arrière garde.

Certes, personne ne soutient qu'il faut installer les éoliennes en dépit du bon sens et, d'ailleurs, il est parfois permis de se poser des questions sur le choix des sites fait par... EDF, Areva ou Total, bien connus pour leurs intérêts dans les énergies polluantes (nucléaire, pétrole). Ceci dit, la plupart des "arguments" anti-éoliens sont absurdes. Ainsi :
- les éoliennes seraient "inutiles" car ne permettant pas de faire baisser significativement les émissions de co2 en France : on voit bien ici la démarche en faveur du nucléaire qui dégage peu de CO2. Mais, contrairement au nucléaire, les éoliennes ne produisent pas de déchets radioactifs et de danger gravissime comme actuellement au Tricastin.

- l'électricité éolienne serait "chère". Mais l'éolien, et n'importe quelle autre source d'énergie sera très bon marché si elle reçoit autant d'aides publiques que celles dont a bénéficié le nucléaire depuis 50 ans. Il est insupportable de voir que les aides publiques aux énergies renouvelables sont attaquées par ceux qui ont massivement subventionné l'atome, énergie polluante et dangereuse.

- les éoliennes "défigureraient" la France. Or, la centralisation extrême de la production nucléaire a entraîné la construction de 200 000 pylônes électriques THT qui défigurent la France immensément plus que les quelques éoliennes actuelles et que les dizaines de milliers en projet.
Cependant, le Réseau "Sortir du nucléaire" affirme qu'il serait absurde de se contenter de rajouter des éoliennes sans rien changer au système actuel. Les énergies renouvelables doivent être développées de façon à être complémentaires entre elles (répondant ainsi au problème de l'intermittence de certaines productions) et couplées à d'importants programmes d'économies d'énergie. C'est ainsi qu'il sera possible de sortir du nucléaire ET de lutter contre le changement climatique (cf http://ninucleaire-nieffetdeserre.org ).

Plus généralement, alors que le monde est frappé par une gravissime crise financière, que le prix des ressources naturelles monte en flèche et que leurs réserves s'amenuisent, il est évident que les énergies renouvelables, qui nous sont fournies grâcieusement par la nature, sont les seules qui ont un avenir.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 octobre 2008 à 15:51:08
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du vendredi 10 octobre 2008


Loi Grenelle - Amendement Ollier :
le piège nucléaire s'est refermé
 
- L'adoption de l'amendement Ollier, même modifié, qui favorise le chauffage
électrique et donc le nucléaire, était prévisible dès le lancement du Grenelle
 
- Le chauffage électrique, comme les voitures électriques, va démultiplier
la production de déchets radioactifs mais aussi les émissions de CO2
 
 
Tout exprimant sa colère, le Réseau "Sortir du nucléaire" fait savoir qu'il n'est ni surpris ni "déçu" par l'adoption de l'amendement Ollier, lequel va favoriser le nucléaire au détriment de l'environnement. En effet, connaissant les positions ultra-pronucléaires de M. Sarkozy, il était totalement illusoire de croire que le Grenelle pouvait aboutir à autre chose qu'à des décisions favorisant l'atome.
 
C'est d'ailleurs pour cela que M. Sarkozy avait exclu du Grenelle toute discussion sur le nucléaire, décision unilatérale qui n'aurait jamais dû être acceptée par Nicolas Hulot et les autres participants. Le Réseau "Sortir du nucléaire " avait, lui, dénoncé ce coup de force et refusé de participer à des "débats" ainsi biaisés.
 
Aujourd'hui, le "piège nucléaire" que constitue le Grenelle se referme. L'amendement Ollier va démultiplier le chauffage électrique sous prétexte de lutter contre les émissions de co2, "grâce" au nucléaire. Or, il faut savoir que le chauffage électrique n'est pas seulement responsable de la production de déchets radioactifs (et des autres risques dus au nucléaire), mais il démultiplie aussi les émissions de CO2.
 
Certes la première version de l'amendement Ollier était plus explicite ("réhaussé à raison inverse des émissions") mais, dans la nouvelle version,  le terme "modulé" va permettre une très forte "adaptation" du seuil de 50 kWh/m²/an, permettant de valoriser l'utilisation du chauffage électrique, et donc de légitimer le nucléaire.
 
Or, comme l'ont dernièrement révélé un document de RTE (le Réseau de Transport de l’Electricité) et une étude de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), l'électricité produite par EDF n'est pas seulement responsable des tares de l'atome (risques, déchets, etc), elle est aussi est fortement productrice de CO2, et ce, justement, en particulier à cause du chauffage électrique.
 
L'explication est simple : dès qu'il fait froid, des millions de chauffages électriques démarrent en même temps et la consommation d'électricité est alors telle que les réacteurs nucléaires français, qui sont pourtant au nombre record de 58, sont très insuffisants. Du coup, ce sont des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), en France et surtout en Allemagne, qui fonctionnent et dégagent d'immenses quantités de CO2… pour approvisionner les chauffages électriques français.
 
Ce phénomène se reproduirait inévitablement si les batteries d'un parc de voitures électriques étaient rechargées en se branchant sur le secteur : des millions d'automobilistes rechargeraient simultanément leurs batteries le soir, en rentrant du travail, générant de fortes pointes de consommation et, selon le phénomène décrit ci-dessus, démultipliant les émissions de CO2.
 
Il est donc avéré que le nucléaire ne protège la France ni sur le plan environnemental, ni sur le plan économique. Au contraire, le nucléaire apporte ses problèmes (illustrés par les affaires du Tricastin) et ses coût qui vont s'avérer gigantesques avec les déchets radioactifs et le démantèlement des installations. Le Grenelle est un piège qui va enfermer la France dans les problèmes insolubles du nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 octobre 2008 à 13:05:34
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du jeudi 16 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à
manifester samedi 25 octobre à Tricastin (*)
 
- Un nouvel évènement grave est en cours depuis le 8 septembre à la centrale du Tricastin
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à manifester avec le Collectif antinucléaire 84
 
 
 
Depuis le 8 septembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Tricastin, deux barres de combustible nucléaire sont accrochées sous le couvercle de cette cuve et restent depuis suspendues au dessus des 155 autres barres du coeur du réacteur. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants qui vont être démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer ces deux barres. (**)
 
Par ailleurs, les évènements de cet été, comme la fameuse fuite d'uranium du 8 juillet, ne sont pas à ranger parmi les affaires classées : la menace nucléaire est plus présente que jamais… au Tricastin et partout où se trouvent des installations nucléaires.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à manifester avec le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre à Tricastin. En participant à cette initiative, il s'agit de rappeler que les incidents et accidents nucléaires qui ont frappé la France et l'Europe ces dernières semaines (***) sont des avertissements : une véritable catastrophe, comparable à celle de Tchernobyl, peut se produire à chaque instant.
 
Par ailleurs, l'industrie nucléaire produit continuellement des déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des millions d'années et qui, avec le démantèlement des installations nucléaires, représentent une facture immense… qui va être en grande partie léguée à nos enfants.
 
Enfin, le nucléaire n'est jamais demandé par les peuples mais est au contraire promu principalement par des dictateurs ou des dirigeants politiques habitués à imposer leurs choix : Bush, Poutine, Hu Jintao (Chine), Amaninedjad (Iran), Kadhafi, Berlusconi, Sarkozy, etc. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.
 
 
 
(*) Marche Tricastin-Bollène - Rassemblement 14h30 devant la centrale nucléaire du Tricastin
Contacts : Collectif antinucléaire (84) : 06.03.03.63.75 - Réseau "Sortir du nucléaire" : 06.64.100.333
 
(**) Le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux autorités de rendre publique la date de l'intervention très risquée d'EDF mais, une fois de plus, la "transparence" n'existe pas dès qu'il s'agit de nucléaire.
 
(***) Belgique : accident de niveau 3 le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Espagne : important incendie le 24 août à la centrale nucléaire Vandellos II. Allemagne : contamination de grande ampleur à Asse dans une mine de sel où sont stockés 126 000 fûts de déchets nucléaires. Autriche : incident le 3 août dans les laboratoires de l'AIEA. Ukraine : une fuite d'eau radioactive à la centrale nucléaire de Rivné le 10 juin. Slovénie : une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 21 octobre 2008 à 17:05:15
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 820 associations
Communiqué du 21 octobre 2008


Loi Grenelle : flop écologiste
sur les grands dossiers et en
particulier sur le nucléaire

- Le Grenelle a protégé le nucléaire, et l'amendement Ollier avantage le chauffage électrique
- Des automobiles ou des infrastructures polluantes sont désormais déclarées "écologiques"


Alors que les députés ont adopté la Loi Grenelle I, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à faire savoir que, comme cela était prévisible dès son lancement, le Grenelle de l'environnement s'avère être globalement une déconvenue pour les écologistes.

Rappelons d'abord que la question du nucléaire a été exclue du "Grenelle" par M. Sarkozy. Les participants (*) au "Grenelle" se sont hélas pliés à cet interdit et n'ont d'ailleurs pas quitté le processus lorsque, le 25 juillet, M. Sarkozy a signé un accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi. Les récents évènements au Tricastin, et sur d'autres sites nucléaires, ont pourtant rappelé de façon tonitruante que le nucléaire restait un des pires problèmes environnementaux. Non seulement le nucléaire aurait dû être au programme du Grenelle, mais il aurait même dû en être un des sujets principaux.

Qui plus est, l'adoption du fameux amendement Ollier va avantager le chauffage électrique - et donc le nucléaire -  en précisant que le seuil de consommation d’énergie primaire de 50 kwh/m2/an, fixé pour les constructions neuves dès 2012, "sera modulé pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d’émissions de gaz à effet de serre". De toute évidence, cet amendement a été rédigé en faveur des intérêts de l'industrie nucléaire.

Sur les autres dossiers, aucune remise en cause, pas même un moratoire, n'a été obtenue concernant les dossiers environnementaux emblématiques : incinérateurs, autoroutes, aéroport "grand-ouest", etc. Les succès, hélas provisoires, obtenus sur la question des OGM ne doivent rien au "Grenelle" et ont été arrachés par les multiples actions des Faucheurs volontaires. 

Pire : ce qui était impensable auparavant est hélas possible depuis le "Grenelle" : des véhicules sont dits "propres" sous prétexte qu'ils sont un peu moins polluants que les précédents, le nucléaire est présenté comme "propre et renouvelable", l'autoroute Langon-Pau est maintenue et présentée comme "compatible Grenelle", etc. Non seulement le "Grenelle de l'environnement" n'a quasiment rien apporté à la protection de l'environnement mais, au contraire, il a donné de la légitimé aux activités polluantes. 

Le principe même du "Grenelle de l'environnement" impliquait d'ailleurs son échec : il ne fallait pas négocier avec les pollueurs - demande-t-on aux pompiers de négocier avec les pyromanes ? - mais leur imposer les mesures nécessaires, à commencer par un plan de "sortie du nucléaire". M. Sarkozy n'a jamais eu l'intention de prendre la moindre mesure remettant en cause les activités polluantes des multinationales dirigées par ses amis. Le "Grenelle de l'environnement" est donc finalement, et logiquement, une défaite pour l'écologie. 


(*) Rappel : le Réseau "Sortir du nucléaire" a refusé de se plier à l'interdiction de discuter du nucléaire, et n'a donc pas participé au "Grenelle de l'environnement".


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Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 24 octobre 2008 à 14:55:30
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 24 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Tricastin - Affaire des barres combustible "suspendues"
Une fois de plus, l'ASN et EDF piétinent le droit
constitutionnel des citoyens à être informés


Le Réseau « Sortir du nucléaire » déplore que sa démarche en référé (devant le Tribunal administratif de Grenoble, dont dépend la centrale du Tricastin) n’ait pas eu un aboutissement positif. Cette démarche visait à obtenir que soit rendu public le calendrier des interventions sur les assemblages-combustible suspendus au-dessus de la cuve du réacteur n°2 de la centrale du Tricastin, théâtre d’une série d’incidents et de contaminations depuis cet été.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle que le principe de précaution et le principe d’information du public sont consacrés par la Charte de l’environnement, et ont donc valeur constitutionnelle.

Cela n’a pas empêché l’ASN d’omettre une nouvelle fois d’informer les citoyens (riverains du site du Tricastin, manifestants annoncés le samedi 25 octobre), ce qui est pourtant partie intégrante de sa mission.

EDF a commencé les opérations de récupération des deux assemblages-combustible suspendus le mercredi 22 octobre, au mépris le plus complet de la démarche en référé du Réseau « Sortir du nucléaire ».

C’est ce même jour, alors que les travaux étaient déjà commencés, que l’ASN a pour la première fois indiqué que la méthode retenue par EDF lui paraissait « satisfaisante ». La note publiée par l’ASN le 22 octobre est en outre de nature à induire le public en erreur, puisque elle y affirme que les opérations, pourtant en cours, « se dérouleront » ultérieurement. Ni l’ASN ni EDF n’ont répondu aux courriers de demande d’information du réseau « Sortir du nucléaire » en date des 7 et 8 octobre.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle que le principe de précaution doit être applicable au nucléaire. Il est amplement démontré depuis des années que les faibles doses de radioactivité peuvent avoir des effets graves et irréversibles sur la santé humaine et sur l’environnement.
 
Une vérité scientifique que même la très officielle Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) a dû se résoudre à reconnaître depuis 1990. Il n’existe aucun seuil en deçà duquel la radioactivité est inoffensive, contrairement aux affirmations répétées d’EDF, de l’ASN et de l’IRSN.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 octobre 2008 à 10:09:57
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du mardi 28 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Nouvelles défaillances sur le chantier du réacteur nucléaire EPR
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce le fiasco EPR et demande
l'arrêt définitif de ce programme
 
Le chantier de l'EPR finlandais (AREVA) et celui de l'EPR français
(EDF) semblent rivaliser en terme de défaillances et de malfaçons
 
 
Lundi 27 octobre 2008, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pointé "des défaillances organisationnelles chez un sous-traitant d'AREVA en charge de la réalisation d'éléments du réacteur EPR" en construction à Flamanville (Manche). Des anomalies ont été constatées dans le processus de "réalisation de pièces forgées sous-traitées par AREVA", et l'ASN a demandé à AREVA "d'apporter la démonstration de la conformité des pièces produites jusqu’ici par son prestataire", l’entreprise italienne Societa delle Fucine
 
En réalité, AREVA est elle-même prestataire pour le compte d'EDF qui assure la "responsabilité" du chantier de l'EPR de Flamanville. Ce chantier multiplie les déconvenues et autres anomalies. Pour sa part, AREVA est "responsable" du chantier de l'EPR finlandais, qui rencontre lui aussi, depuis son lancement, de très graves difficultés et compte à ce jour deux ans de retard et deux milliards d'euros de pertes financières... qui vont être couvertes par les Français et non par les Finlandais.
 
L'EPR de Flamanville (EDF) est touché par des problèmes de coulage de béton, des difficultés dans la fabrication du "liner" (le revêtement en acier qui double le béton de l'enceinte de confinement) et maintenant des défaillances de contrôle d'importantes pièces forgées.
 
L'EPR finlandais (AREVA) a rencontré de graves problèmes de qualité du béton, des soudures défectueuses sur l’enceinte de confinement, des composants essentiels non conformes, sans oublier un incendie fin juillet qui a causé des dommages importants.
 
De toute évidence, les Français ne savent plus construire de réacteurs nucléaires. C'est en soi une très bonne nouvelle mais, par contre, les conséquences financières s'annoncent graves pour les finances publiques françaises, déjà mal en point. De fait, sans même avoir besoin d'évoquer les questions pourtant cruciales du risque nucléaire et des déchets radioactifs, la décision la plus sage est d'annuler définitivement les deux chantiers précités et l'ensemble du programme EPR.
 
Les financements prévu pour le nucléaire (EPR, ITER, etc.) doivent immédiatement être reversés vers les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables, seule réelle alternative aux problèmes planétaires de dérèglement climatique et d’augmentation des contaminations radioactives. Un première mesure d’urgence, indispensable, consiste en l’arrêt de la centrale de Fessenheim (Alsace), qui atteint 30 ans de fonctionnement, et des réacteurs de plus de 25 ans comme à Bugey (Ain) et au Tricastin (Drôme).
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 31 octobre 2008 à 09:39:01
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du vendredi 31 octobre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse
"Sciences et Vie Junior" et "Image doc"
de tromper les jeunes au profit d'Areva
 
Dans leurs numéros de novembre, les deux magazines font passer des publicités payées par Areva pour des articles ou des jeux proposés par la rédaction (voir en fichiers liés)

 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa colère après avoir découvert les numéros de novembre des publications "Sciences et Vie Junior" et "Image doc" qui, l'une comme l'autre, trompent les jeunes lecteurs au profit de la multinationale nucléaire Areva. Dans les deux cas, de véritables publicités, avec le logo d'Areva et des formules comme "Les activités d'Areva contribuent à répondre aux grand enjeux du XXIème siècle", sont présentées de façon à laisser croire qu'il s'agit d'articles de la rédaction.

La mention "publicité" ou "publi-reportage" ne figure pas, alors qu'il s'agit bien de publicités payées par Areva. A sa demande de droit de réponse, le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est même entendu répondre par Images.doc que ce serait payant "puisque Areva a payé". Etrange conception de l'information pluraliste à laquelle devraient avoir droit les jeunes lecteurs.

Les deux magazines ont cosigné les publicités d'Areva, cautionnant donc le contenu et aggravant de fait la tromperie. "Sciences et Vie Junior" a été jusqu'à présenter ces publicités comme un "Jeu-concours". Dans les deux cas, le débat de société est évacué, aucune mention n'est faite des problèmes générés par l'industrie nucléaire et des oppositions qui existent partout où cette industrie est présente.


Quelques précisions :
 
"Sciences et Vie Junior" présente, avec la mention "Jeu-concours" au lieu de "publicité", trois encarts (quart de page) qui sont disposés au fil des pages, pour finir par une pleine page qui présente le "concours". Il est expliqué que dans le journal "se sont glissés trois petits articles sur Areva". Or, il s'agit bien de publicités, avec le logo d'Areva et des phrases comme : "Areva propose des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans co2". Qui peut prétendre que ces extraits de la prose publicitaires habituelle d'Areva relèvent d' "articles" ? Il est clair que le subterfuge du "Jeu-concours" peut tromper des jeunes… ce qui est de toute évidence le but recherché. 
 
"Images doc" contient un quatre-pages central qui ressemble d'autant plus à un dossier "de la rédaction" qu'aucune mention ne signale qu'il s'agit d'une publicité. L'ensemble parait être de caractère "informatif"… mais omet totalement les problèmes liés à l'énergie nucléaire. Si les déchets radioactifs sont évoqués, c'est juste pour affirmer qu'ils sont "emballés dans des caissons en acier ou en béton". Parmi ces "informations", on trouve un encart titré "Qui est Areva ?" et qui apporte la réponse : "Une grande entreprise industrielle internationale qui propose des solutions pour produire de l'énergie sans CO2 et acheminer l'électricité en toute fiabilité." On est loin des informations équilibrées que les jeunes sont en droit d'attendre sur un tel sujet de société. La propagande d'Areva est insidieusement amenée avec la collaboration et la caution du magazine qui appose son logo.
 

Conclusion :
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat de société soient présentés de façon équilibrée, ce qui n'est bien sûr pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu'il s'agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.

Les manœuvres d'Areva, avec la complicité de "Sciences et Vie Junior" et "Image doc", sont d'autant plus choquantes qu'elles visent des jeunes qui n'ont pas forcément les moyens et l'expérience pour détecter la tromperie. De toute évidence, après les graves évènements du Tricastin, Areva tente par tous les moyens de redorer son image. Il est très inquiétant de voir des magazines réputés participer à de telles manœuvres.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 novembre 2008 à 15:48:54
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Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 novembre 2008 à 14:58:35
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du jeudi 6 novembre 2008 - Contact : 04.78.28.29.22 ou 06.74.19.28.06 ou 06.64.100.333


Enfouissement des déchets nucléaires :

le Réseau "Sortir du nucléaire" publie
une liste de 25 communes candidates
et relaie la mobilisation citoyenne
 
- ces communes sont toutes situées dans l'Est, zone déjà "colonisée" par les déchets radioactifs
- dans les communes où une consultation populaire a eu lieu, le projet a été largement rejeté
- plus de 3000 communes ont refusé les déchets nucléaires malgré les fortes subventions promises
- des mobilisations citoyennes sont en préparation pour s'opposer à l'enfouissement des déchets


Voir cartes ICI
 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie une liste de 25 communes dont les élus, qui avaient jusqu'au 31 octobre pour se prononcer, se sont portés candidats auprès de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : il s'agit de recevoir un site d'enfouissement de déchets nucléaires... ainsi que les fortes subventions débloquées par l'Etat pour susciter des candidatures. Le Réseau "Sortir du nucléaire" et ses associations adhérentes ont suivi de près les procédures dans les communes concernées, mais il n'est cependant pas exclu que d'autres maires aient discrètement fait acte de candidature.
 
Alors que l'Andra avait sollicité 3115 maires dans diverses régions, la quasi totalité a refusé les déchets nucléaires malgré la perspective de recevoir de très fortes subventions. De plus, on s'aperçoit que les rares candidats sont situés dans la même zone, à cheval sur les départements de l'Aube (10), de la Haute-Marne (52), de la Meuse (55) et des Vosges (88). Cette zone, qui comprend déjà deux sites de stockage de déchets radioactifs (à Morvilliers et Soulaines, dans l'Aube),  un projet d'enfouissement profond des déchets les plus dangereux (à Bure, dans la Meuse) et un projet de centre de tri, reconditionnement et stockage de déchets dits "de très faible radioactivité" (entreprise DAHER, à Epothémont, dans l'Aube), semble avoir été désignée par l'Etat comme la "poubelle nucléaire" de la France.

Il apparaît que des élus ont été abusés par la stratégie insidieuse de l'Andra : 
- le dossier de l'Andra donne l'exemple de la "dotation " de 5,6 millions d'euros qui a accompagné l'implantation d'un site dans l'Aube, laissant implicitement croire qu'une somme équivalente pourrait être à nouveau versée... alors qu'aucun chiffre officiel n'a été avancé.
- il a été promis aux candidats qu'un Débat public, sous l'égide de la Commission nationale du Débat public (CNDP), sera organisé avant toute décision définitive. Mais, lors du Débat public de 2005 organisé par la CNDP sur l'ensemble de la question des déchets nucléaires, l'option de l'enfouissement avait clairement été écartée... ce qui n'a pas empêché le pouvoir d'imposer cette option. Il est donc avéré qu'un Débat public n'apporte absolument aucune garantie.

Par contre, lorsqu'ils ont été consultés, les citoyens n'ont pas été abusés par l'Andra. Citons entres autres Ville-en-Woëvre et Tréveray, en Meuse, où la population s'est prononcée contre le projet respectivement à 71,7% et 87,8%.

Il apparaît donc clairement que, contrairement à un certain nombre d'élus, les citoyens ne sont pas prêts à se laisser acheter et font preuve de dignité et de courage. De fortes mobilisations sont en préparation pour empêcher le véritable crime que constitue l'enfouissement des déchets nucléaires. D'ores et déjà, le Réseau "Sortir du nucléaire" diffuse sur son site web (*) les coordonnées des municipalités candidates, afin que les citoyens puissent exiger des consultations municipales.
 
Il est par ailleurs nécessaire que se mobilisent aussi les habitants des communes voisines des communes candidates : la grave dévalorisation du territoire sacrifié ne s'arrêterait évidemment pas aux limites de la commune où serait implanté le site d'enfouissement. Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle l'opinion publique, qui refuse frontalement les déchets nucléaires, à tirer les conséquences de cette position fort justifiée : il faut remettre en cause la production des déchets radioactifs, et donc l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins civiles et militaires, et préférer les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

 

 
Liste de 25 communes dont les élus se sont portés candidats
(Cette liste est tenue à jour sur le site web http://www.sortirdunucleaire.org)
NB : aucune consultation populaire n'a été organisée dans ces communes !
 

 
Aube - Dix candidatures : Saint-Léger-sous-Brienne, Brienne-le-Château, Petit-Mesnil, Juzanvigny, Hampigny, Morvilliers, Pars-lès-Chavanges, Auxon, Radonvilliers, Epothémont.

Haute-Marne - Sept candidatures : Saint-Blin-Sémilly, Roches-Bettaincourt, Rimaucourt, Bricon, Doulaincourt-Saucourt, Semoutiers-Montsaon, Foulain.

Meuse - Quatre candidatures : Gondrecourt-le-Château, Chassey-Beaupré, Billy-sous-Mangiennes, Montigny-lès-Vaucouleurs.

Vosges - Quatre candidatures : Rouvres-en-Xaintois, Grand, Aouze, Soulosse sous Saint Elophe.


(*) http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=alerte-dechets&page=14

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 novembre 2008 à 14:29:08
Réseau "Sortir du nucléaire"- Fédération de 830 associations
Information du vendredi 7 novembre 2008
 
 
Transport déchets nucléaires
La Hague (France) -Gorleben (Allemagne)
Du 7 novembre 18h30 au 9 novembre 16h30



Contexte :
La date du départ est plus que symbolique : voici 4 ans Sébastien Briat décédait lors d’une tentative de blocage d’un de ces transports. Fin octobre, à Avricourt, là-même où Sébastien a laissé sa vie, la municipalité, encouragée par 300 manifestant-e-s a rejeté le projet d’enfouissement de déchets nucléaires FAVL par 13 voix (une voix pour). Merci !

La répression a déjà commencé en Allemagne : perquisitions à Karlsruhe [ DE ], mise en garde à vue [ DE ]... jusqu’à l’arrivée des déchets à Gorleben d’une militante ayant plusieurs actions réussies contre ce genre de transports, par exemple l’arrêt du convoi probatoire des TN85.

La mobilisation a elle aussi commencé, avec plus de 50 bus convergeant de toute l’Allemagne. Le trafic voyageurs a déjà été suspendu entre Lunebourg et Dannenberg (gare de Gorleben).

Données techniques :
Les 11 castors (emballages) utilisés sont de type TN85 (et non plus Castor HAW28) car le combustible retraité était irradié avec un taux de combustion plus important : ces déchets vitrifiés dégagent donc plus de chaleur et doivent en conséquence être plus refroidis. Chaque wagon d’environ 150 t comporte un castor d’environ 120 t pour au plus 14 t de déchets répartis en au plus 28 colis CSD-V de 500 kg. (CSD-V veut dire Conteneur Standard de Déchets Vitrifiés.)

L’inventaire radioactif peut rester 40 ans dans ces conteneurs. Inutile de préciser que les déchets nucléaires « durent » bien plus longtemps. Le poids total du train est de près de 2200 t. Avec une vitesse de 100 km (inchangée malgré le décès de Sébastien Briat), un tel train met environ 1,5 km pour d’arrêter, environ la moitié en cas de freinage d’urgence.

 



Horaires approximatifs :

Vendredi 7 novembre 2008

18:29 Valognes 18:52 Carentan 19:05 Lison 19:16 Le Molay Littry 19:27 Bayeux

19:49 Caen 20:03 Moult Argences 20:12 Mézidon 21:00 Lisieux Lecaude 21:14 Lisieux bifurcation Trouvilles 21:31 Lisieux Saint Paul 21:46 Bernay 21:46 Lisieux Sortie 21:52 Serquigny raccordement Paris 22:01 Brionne 22:08 Glos 22:25 Bourgtheroulde 22:35 Elbeuf Saint Aubin 22:41 Oissel bifurcation Tourville

22:49 Sotteville-lès-Rouen Triage Mixte 23:32 Morgny-la-Pommeraye 23:43 Monterolier 23:57 Serqueux

Samedi 8 novembre 2008

0:12 Formerie 0:17 Abancourt 0:22 Fouilloy 0:33 Poix de Picardie 0:42 Namps 0:52 Saleux 0:56 Saint Roch

0:58 Amiens action

1:02 Longueau Poste 2 1:021:49 Longueau Relais de Rouen 1:51 Longueau Poste 6 1:54 Longueau Bif Camon 2:02 Corbie 2:15 Albert 2:31 Achiet 2:38 Boisleux 2:43 Arras Poste 1

2:44 Arras Voyageurs action

2:58 Corbehem 3:00 Douai Bif Saint Eloi 3:02 Douai Bif Sin 3:12 Somain 3:30 Beuvrages 3:33 Valenciennes 3:38 Le Poirier 3:55 Le Quesnoy 4:08 Aulnoye-Aymeries 4:18 Avesnes

4:32 Fourmies 4:45-4:57 Hirson 5:12 Aubenton 5:18 Liart 5:34 Rouvroy l’Echelle 5:41 Tournes

5:47 Charleville-Mézières 5:49 Mohon 5:57 Lumes 6:09 Sedan 6:19 Pouru Brevilly 6:26 Carignan 6:32 Margot Fromy 6:47 Montmédy 6:57 Charency 7:05 Longuyon Voyageurs 7:21 Spincourt 7:28 Baroncourt 7:32 Gondrecourt 7:42-8:35 Conflans Jarny 8:55 Chambley 9:03 Onville Voyageurs 9:08 Pagny sur Moselle Voyageurs 9:11 Pont à Mousson 9:21 Dieulouard 9:24 Belleville 9:30 Frouard 9:33 Champigneulles

9:39 Nancy Voyageurs 9:43 Jarville la Malgrange 9:51 Varangeville 10:02-10:47 Blainville Triage Relais 10:49 Blainville gare 11:01 Luneville 11:15 Embermenil 11:23 Igney Avricourt

11:39 Sarrebourg

11:42 Réding action

11:51 Lutzelbourg 11:58 Saverne 12:09 Hochfelden 12:10 Hochfelden Evit. 12:13 Mommenheim 12:17 Brumath 12:22 Vendenheim

12:25 Hausbergen

12:34 Bischheim manif à Hoenheim

12:40 Reichstett 12:42 La Wantzenau 12:51 Gambsheim 12:56 Herrlisheim 13:02 Drusenheim 13:06 Sessenheim 13:11 Roeschwoog 13:14 Beinheim 13:16 Seltz 13:24 Mothern

13:30-13:37 Lauterbourg manif

13:49-16:00 Wörth am Rhein manif/Demo

Portfolio
 

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 novembre 2008 à 18:16:03
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 7 novembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste
le rapport lénifiant remis à M. Borloo
 
Faire des mesures dans l'environnement
n'empêche pas les accidents nucléaires
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que le rapport remis aujourd'hui à M Borloo, suite aux évènements de cet été au Tricastin, est un document lénifiant dont l'objet semble être de masquer les aspects essentiels du débat sur la dangerosité du nucléaire.
 
Avant tout, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'il conteste toute légitimité au Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), composé principalement de personnalités pronucléaires ou d'associatifs complaisants et à la représentativité incertaine.
 
Aussi, il n'est pas surprenant que le HCTISN ait accouché de propositions lénifiantes, comme l'ouverture d'un site web, ou ridicules comme le fait de demander à l'Etat de développer une capacité d’expertise… indépendante !
 
Mais, surtout, le HCTISN semble avoir pour seule ambition de pouvoir constater et mesurer les contaminations causées par l'industrie nucléaire, et de mettre en œuvre une supposée "transparence".
 
L'ouverture d'un site Internet aurait-elle pu empêcher l'uranium de s'échapper de l'usine Socatri du Tricastin le 8 juillet dernier ? Aurait-elle dissuadé Areva de tenter de cacher l'existence de cette fuite ?
 
Les accidents causés par un "nucléaire transparent" seraient-ils plus acceptables ? Les déchets radioactifs produits par un "nucléaire transparents" seraient-ils moins dangereux ?
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne revendique pas la "transparence" de l'industrie nucléaire mais son démantèlement le plus rapide possible, avant que l'irréparable ne se produise.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 novembre 2008 à 16:27:09
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 8 novembre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Fuite de Bore au Tricastin
Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste
les communiqués lénifiants des autorités

AREVA encore responsable d'une pollution au Tricastin



Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre la communication lénifiante mise en place par les autorités suite à la fuite de Bore survenue sur le site du Tricastin, et provenant de l'usine Eurodif-AREVA.

En effet, la Préfecture de la Drôme écrit dans son communiqué : "Dans la Gaffière, à la limite du site, le prélèvement effectué à 18 heures, faisait état d'un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre".
 
Mais :
 
- l'heure et la durée de la fuite ne sont pas révélés : la contamination a pu être bien plus forte que le chiffre annoncé officiellement ;
- une contamination est dangereuse même si elle est "en deçà de la norme sanitaire de potabilité". Il est injustifiable de faire passer cette norme comme une forme d'autorisation de contaminer jusqu'à cette limite.
- il n'est pas impossible que de fortes concentrations de Bore existent ici où là et en particulier dans les puits des personnes privées, comme ce fut le cas après la fameuse fuite d'uranium du 7 juillet.
 
Par ailleurs, la Préfecture écrit "Il s'agit là d'un événement à caractère chimique et non radioactif" comme si cela rendait la pollution plus acceptable. Or, il est avéré que l'industrie nucléaire est un des pires pollueurs chimiques de France, avec des conséquences non connues... puisque aucune étude globale n'a été menée sur cette question.
 
Il est d'ailleurs avéré que le Bore peut avoir des effets toxiques non négigeables sur les êtres humains. La communication lénifiante des autorités en est encore plus inacceptable.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 08 novembre 2008 à 17:32:34
Que de démagogie... C'est navrant, on dirait presque des écologistes.

Ils tapent sur tout ce qui bouge, et ne proposent rien. S'il fallait dénoncer pour être crédible, il n'y aurait pas assez de subventions pour financer toutes les associations qui se feraient valoir pour le faire !!! Quel beau pays, la France...Pays des libertés et du droit d'expression.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 novembre 2008 à 18:20:27
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=solutions&page=index
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 08 novembre 2008 à 19:01:54
Aucun intérêt vers un lien, sans qu'il n'en soit fait un résumé.
Je ne vais pas aller charger des documents dont je ne connais pas le contenu, encore moins quand les auteurs me semblent aussi sympathiques que les allumés qui nous promettent une nouvelle ère sans pollution, au dessous de gigantesques éoliennes... Ca c'est de l'avenir...!!!
Si leur combat, c'est le contre nucléaire, et la proposition de systèmes de production d'énergie qui nous cantonnent dans les restrictions de distribution et d'entretien comme c'est le cas aujourd'hui, c'est que nous avons bel et bien à faire aux même lobbys que ceux proches de protagonistes du sujet comme l'est GORE. Et donc, cela n'a aucun intérêt.

Mat, je loue votre volonté, le nucléaire c'est pas bien parce que ça pollue, OK, mais y a quoi d'autre d'intelligent à voir chez ces gens là ? Qu'est ce qu'ils veulent nous vendre à part leur "Brochure Grand Public" de 16 pages à 2,5€, ou leur "Etude complète" à 10€ ??
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 novembre 2008 à 08:39:42
Je trouve dommage de critiquer(et le mot est faible, dans tes posts, suite aux miens, pour le sujet du nucléaire), sans connaitre un minimum, ni meme avoir lu les posts précédents, avoir cliqué sur les liens, pour, justement, se faire une idée!  Ni etre allé sur le site de "sortir du nucléaire"!
Sortir du nucléaire est un regroupement de 836 associations dont tu trouveras la liste ici: http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?rubrique2
Mais je ne vais quand meme pas faire tout le boulot de recherche pour toi, TDC, avec tout mon respect, tout de meme! Ca va de soi!
Alors lis, cherches, renseignes toi, adhéres au réseau!
Personnellement, ça m'ennuie beaucoup de me retrouver de nouveau a utiliser de l'électricité provenant du nucléaire et j'éspère bien en sortir sous peu comme je l'ai été auparavant! Voici le lien du site:  www.sortirdunucleaire.fr
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 13 novembre 2008 à 18:17:10
Communiqué du Réseau "Sortir du nucléaire" - 12 novembre 2008

Nouvelle provocation nucléaire de la France : Un tir du futur missile balistique M51 est prévu demain à Biscarrosse

Biscarrosse, Centre d'Essais et de Lancement de Missiles des Landes, le 12 novembre 2008.



Le Réseau « Sortir du nucléaire » et le collectif « Non au missile M51 » viennent d'être informés de l'imminence d'un nouveau tir du missile nucléaire M51 au Centre d'Essais et de Lancement de Missiles des Landes (CELM).

Nous essayons dans l'urgence de regrouper suffisamment de militants pour mener une « inspection citoyenne » et tenter ainsi de retarder cette nouvelle violation du Traité de Non Prolifération par la France (l'article 6 du Traité notamment). En juin 2007, le collectif « non au missile M51 » était parvenu à retarder pendant 48 heures le deuxième tir d'essai du M51, en dépit de la présence de 400 gendarmes mobiles, du déploiement de militaires au sol, de la présence de la DST et d'un arrêté préfectoral interdisant l'accès aux chemins de randonnée et aux plages bordant le CELM.

Les missiles balistiques M51 doivent équiper les Sous-Marins Lanceurs d'Engins de la base de l'Ile Longue à Brest d'ici 2010. Ils sont crédités d'une portée de plus de 6000 km et d'une précision augmentée qui leur permettra d'emporter des têtes nucléaires d'un nouveau genre : les têtes nucléaires océaniques, dont la puissance pourrait être réduite et rendre ainsi possible des frappes préventives à l'arme nucléaire, conformément aux recommandations de Michèle Alliot-Marie et de l'ancien président de la République Jacques Chirac (discours de doctrine nucléaire du 19 janvier 2006).

Ces tirs d'essai préparés à l'insu des populations constituent de véritables provocations à la prolifération de la bombe nucléaire. Une nouvelle fois, la France viole ouvertement le Traité de Non Prolifération, et encourage du coup les autres à faire de même. On ne peut pas à la fois accuser l'Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays, et d'autres comme la Chine, avec un nouveau missile d'attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant « chirurgicales ». Où est le débat public sur ces questions ? Nicolas Sarkozy a déjà foulé aux pieds le Traité de Non Prolifération en cédant des technologies nucléaires à l'Inde en septembre dernier, alors que ce pays n'est pas signataire du Traité de Non Prolifération.

Il est urgent de sortir d'une politique nucléaire civile et militaire qui encourage la relance de la course aux armements dans le monde ! Il y a sûrement mieux à faire avec les 15 milliards d'euros du programme M51. A moins de demander à Nicolas Sarkozy, qui commémorait ce 11 novembre les morts de la Grande Guerre, de préparer déjà les commémorations des futures victimes de la guerre nucléaire.

Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » et du Réseau Sortir du Nucléaire – Tél. : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur : http://www.nonaumissileM51.org
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 13 novembre 2008 à 18:19:41
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations, agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué du 13 novembre 2008 - Contact : 06.64.18.34.21


La France viole à nouveau le Traité de Non-Prolifération nucléaire !
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le tir de missile nucléaire M51 effectué ce jeudi 13 novembre
et salue l'action des inspecteurs citoyens qui ont pénétré dans le Centre d'Essai des Landes.


Le troisième tir d'essai du missile nucléaire M51 a eu lieu ce jeudi 13 novembre en matinée. Comme lors des deux premiers essais de novembre 2006 et janvier 2007, les inspecteurs citoyens du Collectif "Non au missile M51 !" ont tenté de retarder le tir. Au moins 6 inspecteurs citoyens ont réussi à pénétrer dans le périmètre du Centre d'Essai des Landes (CEL), en dépit d'un déploiement massif de gendarmes et de militaires. A notre connaissance, au moins 3 d'entre eux ont été arrêtés.

Une quinzaine de militants étaient présents devant le CEL. Cette action vise à attirer l'attention de l'opinion publique sur la relance de l'armement nucléaire, menée par la France dans une absence totale de transparence. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce ce tir de missile, et le programme d'armement dans lequel il s'inscrit qui constitue une violation du TNP (Traité de Non-Prolifération nucléaire). Ce traité, signé tardivement par la France en 1992, engage en effet les pays signataires à désarmer leur arsenal nucléaire.

En violation caractérisée du TNP, la France développe le missile nucléaire M51. Sous couvert d'une prétendue "modernisation" de l'arsenal existant, c'est à une véritable relance de l'armement nucléaire que l'on assiste. Le missile M51 est en effet constitutif d'un changement radical de doctrine : il s'agit d'une arme conçue pour être utilisée sur le champ de bataille. C'est là un renversement complet de la doctrine de la dissuasion nucléaire, renversement assumé par Jacques Chirac le 19 janvier 2006 dans son discours de l'Ile Longue et non remis en cause depuis.

Avec le missile M51, plus précis et donc permettant l'utilisation de bombes nucléaires de puissance réduite, le gouvernement français poursuit un objectif de banalisation des armes nucléaires et radioactives, et de leur usage. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que toute arme nucléaire ou radioactive est dévastatrice, et entraîne de graves conséquences sanitaires à moyen et long terme. Les exemples récents des armes à l'uranium appauvri employées en ex-Yougoslavie et en Irak le démontrent. D'une portée de 6000 km, le missile M51 menace jusqu'à la Chine.

Cette nouvelle violation du TNP vient malheureusement confirmer le mépris du gouvernement français pour le droit international. En contradiction totale avec les dispositions du TNP, la France a ainsi signé le 30 septembre un accord de coopération sur le nucléaire civil avec l'Inde, un des 3 seuls pays au monde non signataires du traité. La France contribue ainsi à saboter purement et simplement le TNP, dans le seul but de vendre à l'étranger les réacteurs nucléaires d'Areva. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle les liens indissociables entre nucléaire civil et nucléaire militaire, la technologie du nucléaire civile étant une passerelle directe vers la fabrication d'armes nucléaires.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les Français à exiger du gouvernement qu'il respecte enfin le Traité de Non-prolifération, en engageant la France dans la voie du désarmement nucléaire.


Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » et du Réseau Sortir du Nucléaire – Tél. : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur : http://www.nonaumissileM51.org

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 novembre 2008 à 11:25:45
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du dimanche 16 novembre 2008
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" soutient Carine Clément,
militante altermondialiste sauvagement agressée en Russie
 
Carine Clément avait accompagné un "liquidateur" de
Tchernobyl lors d'une tournée en France en avril 2006


 
Carine Clément est une militante altermondialiste française installée depuis plusieurs années en Russie où elle anime l'Institut de l'Action Collective (IKD). Elle vient d'être sauvagement agressée à plusieurs reprises à Moscou ces derniers jours, battue, injuriée, et piquée avec une seringue. Elle est aujourd'hui sortie de l'hôpital, mais des conséquences sont hélas possibles pour sa santé.

En avril 2006, lors d'une tournée en France organisée par le Réseau "Sortir du nucléaire", Carine Clément avait accompagné un "liquidateur" de Tchernobyl, venu témoigner des souffrances endurées depuis 20 ans par les centaines de milliers de personnes qui ont lutté contre cette catastrophe nucléaire. Bien plus qu'une traductrice, Carine avait enrichi les différentes conférences par sa connaissance des mouvements sociaux et des rapports politiques dans les pays de l'ex-bloc soviétique.

En Russie, les agressions contre les militants, les intellectuels indépendants sont fréquentes et semblent s'intensifier. La passivité ou même la complicité des autorités russes est très inquiétante. Il est nécessaire que les autorités françaises demandent immédiatement des explications à leurs homologues russes.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" fait part de toute sa solidarité à Carine Clément, ainsi qu'à toutes les personnes engagées qui subissent ces violences et intimidations. Des messages de soutien à Carine peuvent être envoyés
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 novembre 2008 à 10:00:29
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du lundi 17 novembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" saisit le tout
nouveau "Jury de Déontologie Publicitaire"
contre AREVA et "Sciences et Vie Junior"
 
AREVA et "Sciences et Vie Junior" trompent les jeunes lecteurs
avec des publicités présentées comme des articles et des jeux
 
 
Le tout nouveau Jury de Déontologie Publicitaire (http://www.jdp-pub.org) a reçu aujourd'hui une plainte de la part du Réseau "Sortir du nucléaire", qui accuse la multinationale nucléaire Areva et le magazine "Sciences et Vie Junior" de tromper les jeunes avec des publicités présentées comme des jeux.
 
En effet, dans le numéro de novembre de "Sciences et Vie Junior", on trouve quatre publicités d'Areva qui portent la mention trompeuse "Jeu-concours" : trois encarts (quarts de page) disposés au fil des pages et, pour finir, une pleine page qui présente le supposé "concours".
 
Il est explicitement écrit que, dans le journal, "se sont glissés trois petits articles sur Areva". Or, il s'agit bien de publicités, avec le logo d'Areva et des phrases comme : "Areva propose des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans co2". Comment prétendre que ces extraits de la prose publicitaires habituelle d'Areva relèvent d' "articles" ?
- Il y a tromperie dans la forme car, en toute illégalité, la mention "publicité" ou "publi-reportage" ne figure pas, alors qu'il s'agit bien de publicités payées par Areva. Et il est clair que le subterfuge du "Jeu-concours" peut tromper des jeunes… ce qui est de toute évidence le but recherché.
 
- Il y a tromperie sur le fond : le débat de société est évacué, aucune mention n'est faite des problèmes générés par l'industrie nucléaire et des oppositions qui existent partout où cette industrie est présente. Les jeunes ont naturellement tendance à faire confiance à leur magazine et sont donc abusés par la caution de ce dernier qui mêle son nom la marque nucléaire avec la mention "Jeu-concours AREVA Sciences&Vie Junior".
Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat de société soient présentés de façon équilibrée, ce qui n'est bien sûr pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu'il s'agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.
 
Les manœuvres d'Areva, avec la complicité de "Sciences et Vie Junior", sont d'autant plus choquantes qu'elles visent des jeunes qui n'ont pas forcément l'expérience nécessaire pour détecter la tromperie. De toute évidence, après les graves évènements du Tricastin, Areva tente par tous les moyens de redorer son image. Il est très inquiétant de voir des magazines réputés participer à de telles manœuvres.

 
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NB : dans son numéro de novembre, le magazine Images Doc a lui aussi publié une publicité d'AREVA déguisée en dossier (de quatre pages !). Cependant, le magazine a écrit au Réseau "Sortir du nucléaire" pour reconnaître son erreur. Mais il est nécessaire que le prochain numéro contienne un rectificatif explicite. La plainte que "Sortir du nucléaire" allait déposer contre Images Doc et Areva est "gelée" en attendant le dénouement de cette seconde affaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 21 novembre 2008 à 07:23:35
Réseau "Sortir du nucléaire" – Fédération de 830 associations
Communiqué du jeudi 20 octobre 2008


Risque d’explosions dans les centrales :
Faut-il attendre une catastrophe pour
décider enfin de sortir du nucléaire ?


- Après les évènements de cet été au Tricastin et ailleurs, cette nouvelle
affaire illustre la grave dégradation de l’état des installations nucléaires
   
- Loin de démontrer une quelconque « fermeté », l’Autorité de sûreté
nucléaire avoue au contraire son impuissance face à EDF et Areva
   
- "Sortir du nucléaire" appelle à des rassemblements partout en France
le samedi 29 novembre sur le thème « ni nucléaire, ni effet de serre »



Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l’attention de l’opinion publique sur la gravité du risque nucléaire, illustré par la mise en demeure par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) face au « risque d’explosions ». Les centrales nucléaires du Blayais (Gironde), de Civaux (Vienne) et de Golfech (Tarn-et-Garonne) sont aussi pointées, et même l’ensemble des centrales puisque l’ASN reconnaît qu’il est « nécessaire qu'EDF mette en œuvre un plan d'actions plus général sur ce sujet ».

L’ASN évoque un "risque d’explosion" susceptible "d’endommager des éléments essentiels au maintien de la sûreté ou de conduire à une rupture du confinement". L’ASN tolère cette situation sidérante depuis 1999 et voilà qu’elle accorde de nouveaux délais à EDF. Cette mise en demeure ne montre donc pas une « fermeté » de l’ASN, c’est au contraire l’expression de son impuissance face aux exploitants, EDF et Areva en tête.

De très nombreux rapports d’inspection de l’ASN dans les centrales nucléaires EDF pointent des travaux non réalisés en temps voulu, alors qu’ils avaient été « exigés » par l’ASN des mois voire des années plus tôt. Areva n’est pas en reste, le summum ayant été atteint avec l’affaire (*) du fameux Atelier de plutonium de Cadarache (Bouches-du-Rhône).

L’été dernier a été marqué par de graves évènements dans les installations nucléaires en France, en particulier au Tricastin (Drôme / Vaucluse) mais aussi dans divers autres pays d’Europe (Belgique, Espagne, Allemagne, Ukraine, Slovénie, etc).

Faut-il rappeler qu’une catastrophe nucléaire a eu lieu en 1986 à Tchernobyl (Ukraine), contaminant l’Europe entière ? Avant un nouveau désatre, il faut mettre un terme aux activités de l’industrie nucléaire. Le Réseau « Sortir du nucléaire » a justement publié en 2007 deux scénarios de « sortie » en 5 ou 10 ans.

Dans l’immédiat, les citoyens sont invités à manifester un peu partout en France samedi 29 novembre 2008 sur le thème « Ni nucléaire, ni effet de serre ». (Voir  http://ninucleaire-nieffetdeserre.org ) 


(*) Il a fallu près de 10 ans (!) à l’ASN pour obtenir la fermeture en 2003 de cette installation ultra dangereuse… qui a cependant été rouverte unilatéralement par Areva d’octobre 2004 à janvier 2005 pour y traiter une cargaison de plutonium américain. L’ASN n’avait pu que prendre acte de ce coup de force.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 25 novembre 2008 à 14:40:26
Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du mardi 25 novembre 2008


Le Réseau "Sortir du nucléaire"
conteste la prétendue "résistance"
de l'industrie nucléaire à la crise
 
 
La présidente du directoire du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon, a prétendu à plusieurs reprises ces dernières semaines que son entreprise traversait la crise "beaucoup mieux que beaucoup de groupes", et que le secteur du nucléaire était "très résistant".
 
La réalité est toute autre : à ce jour, depuis le premier janvier, Areva et EDF ont respectivement perdu 55% et 45% de leurs valeurs en bourse. Dans le même temps, le secteur de l'électricité n'a perdu globalement "que" 38%, ce qui montre que les entreprises du nucléaire sont encore plus frappées que les autres.
 
Par ailleurs, les projets de nouveaux réacteurs nucléaires, annoncés avec fracas ces derniers mois, sont en train de s'évanouir les uns après les autres. Certains étaient déjà menacés avant la crise mondiale, comme en Afrique du Sud et en Turquie. Tous les autres projets sont désormais fortement compromis par la crise mondiale.
 
C'est en particulier le cas aux USA (où les agences de notation condamnent le nucléaire pour des raisons financières)  et en Grande-Bretagne où EDF n'est même pas sûre de pouvoir rassembler les sommes nécessaires au rachat de British Energy : où trouver ensuite l'argent pour construire des réacteurs ?
 
Le fait est que le nucléaire nécessite des investissements de départ gigantesques, avec des perspectives de retour sur investissement à 25 ou 30 ans : une éternité pour un marché qui (sur)vit au jour le jour ! De même, les entreprises d'extraction de l'uranium (le combustible des réacteurs nucléaires), comme le canadien Cameco, font état d'importantes difficultés.
 
Mme Lauvergeon est engagée dans une fuite en avant, prétendant contre toute évidence que le secteur du nucléaire résiste à la crise et va se développer. L'heure de vérité approche : l'industrie nucléaire n'a pas d'avenir, contrairement aux énergies renouvelables qui nécessitent des investissements de départ beaucoup plus légers et qui, par ailleurs, sont propres et renouvelables contrairement au nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 novembre 2008 à 16:08:23
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du 26 novembre 2008 - Contact : 06.78.48.49.00
 

 
Samedi 29 novembre 2008
Journée nationale d'actions
"Ni nucléaire, ni effet de serre"
 
Plus de 50 actions décentralisées dans toute la France


La 14ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques a lieu du 1er au 12 décembre 2008 à Poznan, en Pologne. Il est nécessaire que les citoyens expriment leur inquiétude face au dérèglement climatique, mais aussi leur rejet du nucléaire, abusivement présenté comme une option favorable au climat.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire", qui anime avec le soutien de nombreux partenaires (*) une campagne nationale intitulée "Ni nucléaire, ni effet de serre" (http://ninucleaire-nieffetdeserre.org ), organise samedi 29 novembre une grande journée d'actions décentralisées sur ce thème, dans toute la France et au-delà. 
 
Des initiatives auront lieu dans de grandes villes comme Paris, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lyon, Strasbourg, mais aussi dans de nombreuses villes moyennes ou non loin d'inslattations nucléaires
 
Pour illustrer ce thème, des manifestants porteront des masques, tubas, palmes, bouées, etc. Et pour rappeler le péril nucléaire, les attributs habituels des actions antinucléaires : drapeaux, banderoles, fûts "de déchets radioactifs", combinaisons blanches...
 
Il se trouve que ce sont les mêmes mesures qui permettent de lutter contre le changement climatique et de sortir du nucléaire : réduction de la consommation d'énergie des pays riches, efficacité énergétique (consommer moins pour le même confort) et développement massif des énergies renouvelables.
 
 
(*) Action consommation, Agir pour l’environnement, Alternative libertaire, Avigolfe, Biocoop, CAP21, Chiche !, Confédération paysanne, Cyberacteurs, Enercoop, Fac Verte, Greenpeace, Les Amis de la terre, Les Verts, LCR / NPA, Mouvement pour une Alternative Non-violente, Nature et pogrès, Objectif 21, Réseau Action Climat, etc.
 
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Listes des villes où ont lieu des actions
(voir les détails sur http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique28 )
 
 
Carcassonne (11), Angoulème (16), L'Houmeau (17), Brive (19), Lubersac (19), Dijon (21), Guingamp (22), Nontron (24), Valence (26), Brest (29), Morlaix (29), Saint-Jean-du-Gard (30), Toulouse (31), Bordeaux (33), Vitré (35), Rennes (35), Tours (37), Lons-le-Saunier (39), Saint-Etienne (42), Angers (49), Cholet (49), Pont-à-Mousson (54), Vannes (56), Auray (56), Lorient (56), Flers de l'Orne (61), Croisille (62), Saint-Omer (62), Strasbourg (67), Biederthal (68), Blotzheim (68), Lyon (69), Saint Bel (69), Le Creusot (71), Paris (75), Le Havre (76), Amiens (80), Montauban (82), Le Bosset (83), Brignoles (83), Pertuis (84), Avignon (84), Limoges (87), Chamberry (74), Belfort (90), Etampes (91), Clamart (92), Goussainville (95), ainsi que Gabes (Tunisie) et Willstätt (Allemagne)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 26 novembre 2008 à 18:30:13
Je serais curieux de savoir combien de personnes regroupent ces 830 associations, et combien elles perçoivent de subventions, dont une partie est financée par nos impôts, ceux des entreprises, et par déduction, par celles aussi du nucléaire...

Bref, ce débat est d'une démagogie habituelle pour les écolos, qui ne proposent strictement rien de sérieux, si ce n'est une éolienne dans notre jardin, un panneau solaire sur notre toit, la récupération de chaleur dans le sol et/ou dans l'air selon les systèmes, et le tout, pour nous inciter à se battre "contre le réchauffement climatique" !

Mais pour qui se prennent ils, ses bobos qui pensent que nous serions si importants, nous, humains, pour être nécessairement responsables de tout ce qui se passe !?

Le nucléaire, sans être la panacée, est à ce jour la seule énergie capable de fournir l'énergie nécessaire aux pays développés, et si la pollution des déchets est une question sérieuse, il n'en reste pas moins que c'est pas avec des parcs éoliens ou des panneaux solaires qu'on remplacera les centrales actuelles.

Maintenant, si les écolos sont vraiment là pour nous aider à moins polluer, et à prôner une énergie qui remplace celles actuellement soit trop polluantes, soit pas assez efficaces, alors on en reparlera.

Mais pour le moment, ces associations fournissent du travail à des dizaines de personnes par les cotisations, mais surtout par les subventions, tout ça pour nous bourrer le mou à coup de pétitions, de manifestations, le tout pour rien d'intelligent, voire même souvent sur la base de mensonges qui ne font que conforter mon idée que ces zozos là ne sont pas sur l'économie verte par hasard, c'est un des domaines qui a gagné par mal d'argent ces dernières années.

Pourquoi ne parlent-ils pas des recherches et découvertes sur les énergies tirées de l'eau, par exemple ? Et donc gratuite ?

Seraient-ils, EUX AUSSI, tenus à la discrétion par leurs copains au pouvoir ? ( "On vous paye pour exister, mais pas pour foutre le bordel...Contentez vous des subventions, criez tant que vous voulez, nous maitriserons les médias, mais ne parlez pas de sujets qui fâchent, sinon..." )

J'en ai assez que les gens pensent n'être enflés que pas les gens au pouvoir, sans voir que ce type de mouvements associatifs ne sont là que pour "amuser" la galerie, il suffit pourtant de voir le bas niveau de leur message pour en prendre conscience.
Et ce sont les mêmes qui veulent défendre la bonne bouffe, en se battant contre les pollueurs qui nous nourrissent... Eux nous proposent la bouffe BIO, c'est vrai, mais à quel prix !!! ??? Même ceux qui produisent et vendent en direct, sont plus cher !!!
Faudra m'expliquer comment ils font pour faire le même travail que les agriculteurs, sans toutes les dépenses qui touchent aux graines et aux traitements, ce qui devrait logiquement réduire le prix de revient. Et bien non, ils sont plus chers...
" ha ben oui ! C'est normal, il faut bien qu'on vive, et puis, comme on dit, la Qualité, ça se paye."

Pour commencer, qu'ils cessent de parler de réchauffement climatique du à l'homme, autrement dit, qu'ils soient sincères dans leur message.
Ensuite, qu'ils défendent de vrais moyens énergétiques propres à remplacer celles actuelles, y compris les pseudo énergies renouvelables qui ne peuvent être une énergie de masse.
Pour terminer, qu'ils cessent d'user des mêmes méthodes que les politiques, et usent d'un langage simple et vrai, pas de langue de bois et de phrases au contenu "médiatique".

Autrement, je ne vois pas comment ils convaincront d'autres personnes que les quelques unes qui rassurent leur égo en se disant faire une bonne action en soutenant ces associations qui, quoi qu'on puisse entendre, ne défendent pas les intérêts de l'Homme par le contenu de leurs messages, et encore moins par leurs actions.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 novembre 2008 à 15:29:01
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 836 associations agréée pour la protection de l'environnement.

 

 
Ce samedi 29 novembre 2008 :
Journée nationale d'actions "Ni nucléaire, ni effet de serre".


Découvrez les 57 actions décentralisées dans toute la France et ailleurs.


Liste complète des actions et contacts sur : http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique28

La 14ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques a lieu du 1er au 12 décembre 2008 à Poznan, en Pologne. Il est nécessaire que les citoyens expriment leur inquiétude face au dérèglement climatique, mais aussi leur rejet du nucléaire, abusivement présenté comme une option favorable au climat.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire", qui anime avec le soutien de nombreux partenaires (*) une campagne nationale intitulée "Ni nucléaire, ni effet de serre" (**), organise samedi 29 novembre une grande journée d'actions décentralisées sur ce thème, dans toute la France et au-delà.

 
Des initiatives auront lieu dans de grandes villes comme Paris, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lyon, Strasbourg, mais aussi dans de nombreuses villes moyennes ou non loin d'installations nucléaires.
 
Pour illustrer ce thème, des manifestants porteront des masques, tubas, palmes, bouées, etc. Et pour rappeler le péril nucléaire, les attributs habituels des actions antinucléaires : drapeaux, banderoles, fûts "de déchets radioactifs", combinaisons blanches...
 
Il se trouve que ce sont les mêmes mesures qui permettent de lutter contre le changement climatique et de sortir du nucléaire : réduction de la consommation d'énergie des pays riches, efficacité énergétique (consommer moins pour le même confort) et développement massif des énergies renouvelables.
 
(*) Partenaires de la campagne : Action consommation, Agir pour l’environnement, Alternative libertaire, Avigolfe, Biocoop, CAP21, Chiche !, Confédération paysanne, Cyberacteurs, Enercoop, Fac Verte, Greenpeace, Les Amis de la terre, Les Verts, LCR / NPA, Mouvement pour une Alternative Non-violente, Nature et pogrès, Objectif 21, Réseau Action Climat, etc.
 
(**) Voir tous les détails de cette campagne sur le site : http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 décembre 2008 à 11:53:49
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Communiqué du mercredi 3 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Surcoûts du réacteur nucléaire EPR :
EDF a menti lors du Débat public
 
- une électricité à 55 cents/kWh au lieu de 43 promis par EDF
- la décision de construire l'EPR peut encore être annulée
 
Lors du Débat public, EDF annonçait un kWh à 43 centimes (et non 46
comme écrit ici où là). Le surcoût frôle donc les 30%... en attendant pire



EDF reconnaît aujourd'hui que le réacteur nucléaire EPR, en construction à Flamanville, dans la Manche, produira une électricité au prix de 55 centimes par kilowattheure, au lieu de 43 centimes annoncés par EDF lors du Débat public officiel (3 novembre 2005 - 11 avril 2006).
 
En effet, dans le document officiel d'EDF, qui a servi de base au Débat public, il est explicitement écrit : "La tête de série EPR est compétitive face au cycle combiné à gaz. Son coût de revient (…) est de 43 €/MWh" (*)

EDF a donc ouvertement menti afin d'emporter la décision de construction de l'EPR. Le surcoût à ce jour frôle les 30%... en attendant pire : en effet, au vu des multiples déconvenues rencontrées tant par Areva (EPR finlandais) que par EDF (EPR de Flamanville), on peut s'attendre à de nouvelles réévaluations du coût de l'électricité qui sera produite par l'EPR… s'il fonctionne un jour.
 
En effet, il est possible que l'EPR ne soit pas mis en service. Ce pourrait être du fait des nombreuses déconvenues techniques qui pourraient tout simplement compromettre le fonctionnement de l'EPR. Mais il est aussi possible d'annuler le chantier de l'EPR de Flamanville, qui n'en est qu'à son début. C'est en tout cas ce que propose le Réseau "Sortir du nucléaire", afin d'investir dans les alternatives l'argent prévu pour l'EPR.
 
L'étude (**) "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", publiée en 2006 par le Réseau "Sortir du nucléaire", montre qu'avec l'argent prévu pour l'EPR, il est possible de produire et économiser deux fois plus d'électricité que celle qui serait produite par l'EPR, tout en créant 15 fois plus d'emplois. Il est clair que cette performance serait encore plus impressionnante du fait des surcoûts de l'EPR. Il est encore temps pour la France de sortir de l'impasse nucléaire…
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 03 décembre 2008 à 12:10:49
Moi qui ne suit pas un proche de ce sujet, Mat ou une autre personne pourrait-elle répondre aux questions ci dessous, svp ?

1/ Quelle est le coût prévu pour mettre en service cet EPR ?
2/ Quelle production est il censé fournir, et donc, pour quelle quantité de population ?

3/ Quelles sont les alternatives proposées par les écologistes ?
4/ Si il s'agit des éoliennes et du solaire, sous forme de "champs", quels sont les coûts de mise en production et les capacités de fourniture ? Autrement posé, combien faut il d'éoliennes et/ou de panneaux solaires, pour remplacer la capacité de EPR, ou même d'une simple centrale nucléaire actuelle ?

5/ Si il s'agit d'autres alternatives, quelles sont elles, et même question, quelle capacité électrique en terme de population fournie ?

Je précise, pour les susceptibles, que ces questions ne sont nullement ironiques, je pense juste que ce sont des réponses simples qui peuvent permettre de voir, en moins de 10 lignes, des chiffres clairs et nets, du moins pour ceux qui en disposeraient...

P.S. :
Je n'aborde pas, dans ces questions, l'aspect écologique, qui de mon point de vue est inutile pour simplement pouvoir répondre aux questions posées.

P.S. a) :
Il semble plus simple de répondre en terme de coût plutôt que de population concernée.

P.S. b) :
4M€ pour l'EPR de 1.6 GW/an (pour le moment, et y compris tout ce qui touche à sa destruction, le retraitement, tout en clair.
Soit 50/55€ par MW, 33€ sans la partie destruction/retraitement), 75/80% de productivité annuelle.

3M€ pour 2GW/an d'éoliennes, 20 à 25% de productivité annuelle, +/- 1 000 éoliennes nécessaires, soit en gros 10 000m2 par éolienne, premiers chiffres trouvés à la louche...
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 04 décembre 2008 à 18:31:23
http://www.quotidiendurable.com/news/3-milliards-d-euros-pour-l-epr-a-flamanville-peut-on-mieux-faire
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 05 décembre 2008 à 08:55:20
"...peut-on mieux faire ?"

La belle question !!! C'est une évidence, on peut toujours mieux faire... !

Ce que je remarque, c'est que ce site et ses documents sont de la même sorte que toute "entreprise" commerciale, cela rejoint mon sentiment que ses écolos là roulent pour ceux-là même qu'ils affirment combattre.
Dans leur langage, on retrouve tous les poncifs et habituels termes propres aux logiques actuelles, "création d'emploi" (sans dire lesquels...), production, alternatif, renouvelable, économie, accaparer, budgets publics, ... bref, non contents d'avoir des subventions de ces mêmes budgets publiques, ils vendent leurs "documents", 10€ et 12€, le tout pour ne rien apporter de plus que n'importe quelle personne censée, pire, pour ne rien proposer d'autre que de déplacer des budgets d'un sujet nucléaire vers une énergie "alternative" qui, aujourd'hui, montre qu'elle est loin d'être à la hauteur.
L'Eolien, c'est cher, moche, ça demande de grandes surfaces foncières, et ça produit pas beaucoup d'électricité...
Le Solaire, c'est cher, ça demande de grandes surfaces foncières ou de toitures, et ça ne produit pas beaucoup d'électricité...
Le bois, c'est de plus en plus cher, ça demande de détruire de grandes surfaces boisées, cela même qu'on reproche à de grands pays comme le Brésil, et ça produit de la pollution atmosphérique...
Les techniques thermiques de récupération et de transformation de chaleur, c'est un peu moins cher, mais ça impose que les ménages s'endettent pour les installer dans leurs maisons, ce qui en fait un produit réservé aux classes moyennes et supérieures, qui aujourd'hui ont autre chose à penser que de "changer de mode énergétique"...

En clair, ils parlent de propositions "à la pointe de l'innovation", mais sans s'éloigner de la règle économique actuelle : argent/chercher et trouver des palliatifs (inefficaces et hors de prix...), remplacer un système (nucléaire) par d'autres (tout aussi ridicules et contre-productifs sue le fond), en clair, ils veulent profiter du système économique de l'argent public pour vivre et imposer leurs marchés.

Pourquoi ne parlent ils pas des chercheurs qui ont trouvé, démontré, que des systèmes énergétiques sont dors et déjà disponibles pour l'ensemble de la planète ?

Auraient-ils peur de menacer les intérêts des pays et de leur mainmise sur l'énergie et nos compteurs EDF/GDF ?
Je penche pour cette réponse, et partant de ce constat, cela confirme qu'ils ne valent pas mieux que ceux qu'ils disent combattre, et étant donné que l'énergie actuelle se base sur une infrastructure qui est déjà payée en grande partie, leur combat de vouloir imposer l'investissement sur des projets qui de toute évidence n'ont aucun avenir me parait parfaitement inconcevable.

Qu'ils se battent pour l'annulation de l'EPR est éventuellement une bonne chose, ce projet ne représentant pas une grande avancée, hormis pour les sociétés qui l'ont vendu.
Mais qu'ils veuillent nous faire croire qu'il vaut mieux dépenser ces 3M€, juste pour créer 10 000 emplois, et construire des éoliennes, bruler du bois, récupérer notre caca pour chauffer la maison, ou utiliser les courants marins pour alimenter le réseau EDF, c'est tout simplement se foutre de la gueule du monde, et mentir de deux manières :
La première, en faisant croire que leurs techniques sont l'avenir de l'énergie
La seconde, par omission, en ne parlant pas des VRAIES alternatives.

Cela fait au moins deux bonnes raisons pour classer ces écolos là comme ils le devraient, dans la catégorie "assistés", par les pouvoirs publics au travers des subventions qui leur permettent de continuer à exister, en contre partie de quoi ils s'engagent à ne rien faire, d'efficace !!!
Leur alternative n'en n'est pas une, c'est simplement nous faire croire qu'il faut remplacer le méchant (le nucléaire), par le bon (le renouvelable).
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 05 décembre 2008 à 09:08:41
Et bien entendu, je ne parle même pas de leur soutien à la théorie du réchauffement global résultant de l'activité humaine... Là encore, aucun d'entre eux n'a osé parler de la vérité, ils ont là encore un "contrat" tacite avec leurs fournisseurs d'€ pour fermer leur gueule, ils ont également vu comment le pouvoir s'occupe du cas de ceux qui l'ouvre...
Le dernier exemple étant l'ancien présentateur météo, aujourd'hui à la radio, et dont la sortie du livre lui a valu d'être ridiculisé dans les médias...

Ils sont où, les écologistes sérieux, honnêtes, les vrais, ceux qui passent à la télé et dans les journaux ? ... et bien il n'y en a pas, ni ARTHUS BERTRAND avec ses magnifiques reportages, c'est vrai, mais qui lui aussi ne produit ses documentaires que pour vivre, nous culpabiliser, mais en aucun cas pour nous informer, réellement ! Pas plus que la HULOTte, ni AUCUN des pseudos journaliste/reporter, spécialistes de la Terre et de la Nature... AUCUN d'eux n'a encore osé abordé le sujet ENERGIE et CLIMAT d'une manière honnête, claire et sans détour, à la vue et au su de tous.

AUCUN !

Alors l'alternative écologiste, c'est juste un passe temps, un "faux sujet", c'est proposer un "plan de relance" climatique, aussi inefficace et inutile face aux réalités des problèmes que notre Terre traverse, que l'est un "plan de relance" face à une crise que les pouvoirs continuent de n'aborder que sous l'aspect financier et économique au lieu de reconnaître que c'est tout le système qui a failli.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 décembre 2008 à 09:02:56
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du vendredi 5 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.333


Le problème du nucléaire éludé dans l'émission
de Mme Borloo (Béatrice Schönberg)...  comme
au Grenelle de l'environnement avec M. Borloo !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" réclame un grand
débat télévisé à 20h45 sur la question du nucléaire
 

L'émission "Ils font bouger la France", animée mardi sur France 2 par Béatrice Schönberg (Mme Borloo), et consacrée aux questions énergétiques, a soigneusement évité le problème du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce une façon injustifiable de protéger cette énergie dangereuse et polluante : ne pas en parler... pour être sûr qu'elle ne soit pas contestée.


 
Mardi 2 décembre 2008, en "prime-time", la télévision française a offert un spectacle comme elle seule en a le secret : l'animatrice d'une émission de grande écoute n'était autre que l'épouse du ministre en charge des questions traitées ce soir là : environnement, énergie, industrie. Et le déroulement de l'émission ne peut qu'aviver les soupçons de collusion entre la politique gouvernementale (pronucléaire en l'occurrence) et le choix éditorial fait pour cette émission.
 
En effet, alors que la politique énergétique française est marquée par un soutien sans faille à l'industrie nucléaire, il a été question de toutes les énergies... sauf du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne peut que faire le rapprochement avec le Grenelle de l'environnement, animé par M. Borloo, et au cours duquel toutes les questions environnementales ont été abordées... sauf le nucléaire. Une façon "idéale" de protéger cette énergie pourtant dangereuse et polluante : ne pas en parler, c'est être sûr qu'elle ne sera pas contestée.
 
Lors de l'émission de France 2, il a certes été largement question des énergies renouvelables, mais cela ne justifie en rien le tabou sur le nucléaire. Il était parfaitement justifié d'évoquer largement les pollutions causées par les énergies fossiles, mais passer sous silence celles du nucléaire ne pouvait que conforter l'idéologie officielle, et absurde, selon laquelle le nucléaire serait une énergie propre (ce qui est faux : graves contaminations par les mines d'uranium, production de déchets nucléaires, rejets radioactifs et chimiques dans l'environnement, fuites, incidents, accidents, etc)
 
Deux reportages au moins permettaient de poser directement la question du nucléaire :
 
- le reportage sur les sables bitumineux de l'Alberta (Canada) : leur extraction cause d'une véritable catastrophe environnementale... et pourtant l'industrie nucléaire, et en particulier l'entreprise française Areva, propose une centrale nucléaire pour fournir l'énergie nécessaire à cette activité nuisible.
 
- le reportage sur la voiture électrique : celle-ci a été présentée comme "propre" si elle est rechargée sur le secteur. Or, dans ces conditions, elle est rechargée "au nucléaire" et est donc responsable de la production de déchets radioactifs... ainsi que de fortes émissions de co2. (*)
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne peut que protester contre cet incroyable tabou sur le nucléaire, et réclame au contraire un grand débat télévisé sur cette question de société. Ce serait d'ailleurs la meilleure façon d'infirmer les soupçons de collusion entre la politique de M Borloo et les choix éditoriaux de son épouse.
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 décembre 2008 à 17:56:47
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 9 décembre 2008
 
 
Oppositions à l'enfouissement des déchets radioactifs
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle
à participer à une manifestation à
Grand (88) samedi 13 décembre 2008
au carrefour des Vosges, de la Meuse et de la Haute-Marne


 
Manifestation
"Pas de poubelle nucléaire sous nos villages"
Non à l'enfouissement des déchets nucléaires
Départ à 14h à Grand (Place des Halles)

 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens de l'Est de la France à participer samedi 13 décembre à une manifestation contre l'enfouissement des déchets radioactifs. Depuis juin dernier, le Réseau "Sortir du nucléaire" et ses associations adhérentes, ainsi que de nombreux autres citoyens, se mobilisent contre le projet de l'Etat qui, par l'intermédiaire de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), recherche un site pour y enfouir des déchets radioactifs.
 
Parmi les 3115 communes présélectionnées par l'Andra, plus de 99% ont refusé le "cadeau" empoisonné des déchets radioactifs, malgré les fortes sommes publiques offertes par l'Etat (ce que l'on peut considérer comme une sorte de "corruption légale"). Malgré l'opacité totale entretenue sur ce dossier par l'Andra, il apparaît qu'une vingtaine de maires ont proposé leurs communes… sans demander l'avis de leurs concitoyens. Des mobilisations citoyennes entendent faire échouer ces manœuvres indignes.



Appel des Habitants vigilants de Meuse/Vosges/Haute-Marne :
 
Parce qu’en réponse à l’offre de candidature à un nouvel enfouissement de déchets nucléaires (FAVL) lancée par l’ANDRA, la majorité des communes de la région a répondu “non”…
 
Parce que dans les communes qui se sont portées candidates (3 dans le sud-meusien, 3 dans l’ouest des Vosges, et 9 en Haute-Marne - voir carte jointe), la décision a été prise par des conseils municipaux sans que soient ni concertés, ni même prévenus les habitants, sans information ni débat contradictoire !
 
Parce que, si ces déchets sont enfouis dans le sous-sol et que leur radioactivité se propage, toute cette région sera concernée et condamnée, et pas seulement la commune qui sera choisie parmi les candidates…
 
Parce que les habitants ne veulent pas de ce projet, ni en Meuse, ni en Haute-Marne, ni dans les Vosges, et pour faire savoir aux conseils municipaux concernés, mais aussi à l’ANDRA et au gouvernement, que ce ne sont pas seulement quelques “récalcitrants” qui s’opposent, mais bien l’ensemble de la population de ces départements.
 
Les participants porteront des pancartes indiquant le nom de votre ville ou village...

Contact : 03 29 89 60 19 - 03 29 06 76 20
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 décembre 2008 à 10:47:06
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 9 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 

"Nucléaire et développement régional" les 11/12 décembre à Tours :
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce
un colloque sous influence pronucléaire

- Les intervenants ont été choisis... par EDF !
- Des contributeurs "gênants" ont été écartés



Les 11-12 décembre 2008 à Tours, se tient un Colloque international intitulé "Nucléaire et développement régional" (http://calenda.revues.org/nouvelle11624.html). Ce Colloque est organisé par l'Université François Rabelais de Tours... avec le soutien de la Fondation EDF (dite "Diversiterre").

Mais il s'agit bien plus que d'un simple "soutien" puisque... c'est EDF qui a choisi les intervenants : les propositions de contributions (http://afhe.ehess.fr/document.php?id=626) étaient à envoyer à Yves Bouvier, du Comité d'histoire de l'électricité de la Fondation EDF, et à Alain Beltran, directeur de recherche au CNRS mais aussi... Président du Comité d'histoire de l'électricité de la Fondation EDF !

Il est donc avéré que EDF a la main mise sur ce Colloque dit "universitaire". D'ailleurs, certaines contributions "gênantes" ont été écartées. Ainsi, alors que l'appel à contribution annonçait "le point de vue de la région, du département, des élus locaux, des associations", la contribution proposée par Stéphane Lhomme (Réseau "Sortir du nucléaire") a été refusée. Pourtant, détenteur d'un DEA de sociologie, ce représentant associatif apportait aussi des garanties sur le plan universitaire.
 
Il est vrai que le titre de la contribution, "Industrie nucléaire en région : s'imposer par la force et la ruse" ne convenait certainement pas à EDF qui, de toute évidence, entend démontrer à travers ce colloque que l'industrie nucléaire est une bénédiction pour les régions où elle a été imposée. D'ailleurs, la présentation du Colloque avive les craintes :
 
- "Comprendre comment la greffe nucléaire a réussi" : prétendre que cela a "réussi", c'est clore la discussion et décréter que le nucléaire est accepté.
- "Le nucléaire a-t-il fait partie de l'image valorisante de la région ou est-ce en définitive un atout secondaire ?" : en posant la question ainsi, le nucléaire est dans tous les cas une chance, la question étant juste de savoir si elle est grande ou au pire secondaire.
 
On peut certes penser que divers intervenants sont de bonne foi et s'exprimeront librement, mais il est hélas évident que ce Colloque "universitaire" est sous influence pronucléaire, voire même sous la tutelle d'EDF. C'est injustifiable.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 décembre 2008 à 15:42:52
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du jeudi 11 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.33


Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse Areva et
quatre magazines pour les jeunes de tromperie


5 plaintes sont déposées devant le tout nouveau
Jury de déontologie publicitaire contre Areva et
les magazines Science et Vie Junior, Image doc,
Les Clés de l'actualité et Clés de l'actualité Junior


Voir dossier complet et les publicités en question ici  :
Areva et les magazines pour les jeunes
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déposé devant le tout nouveau Jury de déontologie publicitaire cinq plaintes contre Areva et quatre magazines spécialisés pour les jeunes. Dans ces derniers, l'entreprise nucléaire mène une puissante offensive publicitaire marquée par des méthodes intolérables ayant clairement pour but de tromper les jeunes lecteurs et de les influencer en faveur du nucléaire.

A ce jour, Sciences et vie Junior, Images Doc, Les Clés de l'actualité et Les Clés de l'actualité Junior sont concernés. Dans ces magazines, Areva ne s'est pas contentée de s'offrir des nombreuses pages de publicité : l'entreprise a surtout trompé les jeunes lecteurs en faisant passer ses publicités pour des jeux et des articles (dans Sciences et Vie Junior), ou des dossiers "de la rédaction" dans les quatre magazines.

Le contenu de ces encarts est bien sûr outrageusement pronucléaire et contient des "informations" du genre "Areva est une grande entreprise industrielle internationale qui propose des solutions pour produire de l'énergie sans CO2." Rien à voir avec les informations équilibrées que les jeunes sont en droit d'attendre sur un tel sujet de société.

Les magazines ont participé à la tromperie et cautionné le contenu pronucléaire de ces "vraies-fausses" publicités en y apposant leurs logos et signatures. Pire : la mention "publicité" est parfois absente, ou alors remplacée par "Publi-info Science et Vie Junior" ou "Publi-information en partenariat avec les Clés de l'actualité", ce qui laisse croire que les documents en question ont été rédigés par les rédactions des magazines en question, alors qu'ils l'ont été en totalité par Areva.

Et, au cas ou les jeunes lecteurs n'auraient pas encore "mordu à l'hameçon", des formulations et des montages trompeurs accréditent encore l'idée que ce sont les rédactions qui sont responsables du contenu des pages concernées. Ainsi, un quatre-pages d'Areva est signé "Areva avec Images doc", un autre est signé "Les clés de l'actualité, avec la collaboration d'Areva" : il s'agit d'une tromperie manifeste.

Les demandes de rectificatifs par le Réseau "Sortir du nucléaire" se sont soldées par des refus ou… des "propositions commerciales" : acheter des publicités dans Sciences et Vie Junior pour "répondre" à Areva !

Constatant certainement que ses nombreuses publicités "ordinaires" avaient du mal à convaincre les jeunes, Areva s'est assuré la caution des magazines dans le but évident que les jeunes lecteurs se disent "Le nucléaire ne peut pas être une mauvaise chose puisque mon magazine préféré s'affiche ouvertement avec Areva". Ces méthodes sont d'autant plus injustifiables qu'elles visent des jeunes lecteurs qui n'ont pas forcément l'expérience et le recul pour décrypter les tromperies. C'est aussi une atteinte à la laïcité, d'autant que de nombreux établissements scolaires reçoivent ces magazines.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a saisi le Jury de déontologie publicitaire (JDP)… en espérant que cette instance fera preuve d'indépendance contrairement à son prédécesseur, le Bureau de vérification de la publicité (BVP), qui a régulièrement prouvé sa soumission aux publicitaires. Le Réseau "Sortir du nucléaire" entend aussi saisir la justice dans cette affaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 11 décembre 2008 à 17:49:14
Mat, je persiste.

Sur un sujet qui n'est pas des plus lus, et par conséquent qui n'a pas autant de "poids" médiatique, je pense donc que nous devrions avoir un échange cordial sur un sujet sensible qui aborde des sujets nombreux repris sur différents fils de discussions de ce site.

Pourquoi reprocherions nous à certaines parties, d'abuser de leurs pouvoirs pour abuser la masse, si nous ne le faisons pas aussi pour critiquer les méthodes de parties, dites "alternatives" ?

Je persiste à ne voir dans les écrits de cette association que des arguments illégitimes, et je vous demande de m'informer, VOUS, sur la raison de cette insistance à vouloir nous faire admettre que le combat de cette association est plus légitime ou plus "honnête" que d'autres associations du même type qui nous vendent des "cibles " aussi nombreuses qu'elles "autorisent" la mobilisation de particuliers, associés qui justifient le versement de subventions d'État qui à elle seule lève un doute quant aux réelles objectifs de telles entreprises.

Il me semble plus haut avoir apporté des points de questionnement pertinents, mais vos seules réponses ne sont que des copiés-collés du site en question, sans débat aucun.

D'une certaine manière, je considère cette méthode comme étant du prosélytisme, et si j'ai bien compris, c'est le genre de méthode que nous sommes une majorité ici à ne pas trop apprécier. Un peu comme ceux qui ne font que poser des questions...

Aussi, auriez-vous l'amabilité de répondre "un minimum" aux interlocuteurs que vous appelez par vos édites ...
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 12 décembre 2008 à 10:22:59
Je suis adhérent au réseau "Sortir du nucléaire", parceque je sais que le nucléaire est trés polluant à trés trés long terme et peut etre trés dangereux et de ce fait cette source d'énergie m'inquiéte!
Je reçois donc ce que ce réseau envoie à ses adhérents que je transmet, ici, sur le forum de RIM, sans aucun prosélytisme pour cette "association".
Je pense que si nous étions plus nombreux a se rendre compte de ce danger et de cette pollution irréversible cela crérait une nouvelle dynamique pour de nouvelles énergies pourquoi pas libres, gratuites et inépuisables.
Pour ma part, je ne suis pas en phase avec mes convictions lorsque je suis obligé d'etre dépendant de cette source d'énergie et j'éspère que, sous peu, je retrouverai mon indépendance énergétique.
Je me suis meme posé la question suite à mon premier post sur le sujet lors de l'incident du Tricastin, sur le bien fondé de continuer a faire partager aux ami(e)s du forum ce que je recevai de ce réseau.Comme cela m'a été accordé, j'ai pensé que ça pouvait etre posotif. Maintenant, "sortir du nucléaire ne sont surement pas les sauveurs de l'humanité, mais est-ce leur but? Tu devrais, peut-etre leur proposer tes connaissances pour relever leur niveau de débat et de propositions si tu ne les trouve pas crédibles!
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 décembre 2008 à 16:33:29
Lundi 15 décembre 2008
 
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon
 
 
au Jury de déontologie publicitaire (JDP)
s/c Mme Hagelsteen, Présidente du JDP
 
 
 
Objet : plaintes contre les publicités trompeuses d'Areva dans plusieurs magazines pour les jeunes
 

Madame, Monsieur,
 
Le 16 novembre 2008, nous avons déposé auprès de vos services une première plainte contre la société Areva pour avoir inséré dans la magazine Sciences et Vie Junior des publicités trompeuses, présentées sous forme de "jeu concours", et ne comportant par la mention "publicité".
 
Nous vous faisons part de notre plus grande colère à la lecture de votre réponse datée du 1er décembre (mais que nous n'avons reçue que le 12 décembre). Faut-il croire que votre organisme, le Jury de déontologie publicitaire (JDP), qui vient tout juste de prendre la suite du Bureau de vérification de la publicité (BVP), marche parfaitement dans les traces de son prédécesseur... qui a démontré avec constance sa collusion avec les annonceurs, ou du moins les plus puissants d'entre eux ?
 
En effet, vous osez nous répondre "Nous avons été informés, par le magazine Sciences et Vie Junior, des modifications apportées aux encarts publicitaires diffusés pour le compte de l'annonceur Areva (...) Dans ces conditions, il n'y a plus lieu pour le Jury de déontologie publicitaire de se prononcer sur votre plainte"
 
Or, ayant en main des exemplaires du numéro de novembre 2008 de Sciences et Vie Junior, nous pouvons vous assurer... qu'aucune modification n'est subitement apparue ! Il est de plus évident que, quand bien même les publicités insérées par Areva dans les numéros suivants de Sciences et Vie Junior respecteraient les règles déontologiques (ce qui n'est justement pas le cas, voir ci-dessous), la tromperie manifeste qui a eu lieu dans le numéro de novembre doit faire au minimum l'objet d'un avis. En effet, faire passer des publicités pour un "jeu-concours" et pour des "articles", qui plus est en direction de jeunes lecteurs, est une méthode intolérable et condamnable.
 
Si votre Jury de DEONTOLOGIE publicitaire ne trouvait vraiment rien à dire sur ce sujet, sachez que nous donnerions au plus vite à votre organisme la... publicité qu'il mériterait alors. Cependant, avant d'en arriver là, nous vous demandons instamment de vous prononcer sur notre première plainte (... et sur les suivantes).
 
Qui plus est, contrairement à ce que vous affirmez, les publicités insérées par Areva dans le magazine Sciences et Vie Junior de décembre ne respectent pas plus les règles déontologiques : un quatre-pages titré "Publi-info Sciences et Vie junior" laisse incontestablement à penser qu'il a été réalisé par la rédaction du magazine... alors qu'il l'a été intégralement par l'entreprise nucléaire Areva. Cette nouvelle tromperie vient d'ailleurs de faire l'objet d'une seconde plainte de notre part auprès de vos services.
 
Nous en profitons pour vous rappeler que nous avons déposé auprès de vos services plusieurs autre plaintes :
 
- une plainte contre Areva qui a inséré dans le magazine Images doc de novembre une autre "vraie-fausse" publicité : un quatre-pages que le lecteur croit rédigé (ou au moins corédigé) par la rédaction puisque ne comportant aucune mention "publicité", et étant signé "Areva avec Images doc".
 
- deux plaintes contre Areva qui a inséré dans les magazines "Les clés de l'actualité" et "Les clés de l'actualité Junior" des publicités tout aussi trompeuses, et signées "Les clés de l'actualité avec la collaboration d'Areva" alors que, comme l'ont d'ailleurs reconnu les responsables des différents magazines concernés, la totalité de ces "vraies-fausses" publicités a été rédigée par Areva.

 
Il nous apparaît d'ailleurs que vous vous devez de rappeler fermement à l'ordre Areva pour l'ensemble de cette campagne trompeuse dans les magazines pour jeunes. Sans cela, la crédibilité de votre nouvel organisme rejoindrait immédiatement, au niveau zéro, celle de son prédécesseur le BVP, ce que nous ne manquerions pas de faire savoir largement.
 
 
Dans l'attente de votre réponse, et surtout de la prise des décisions qui s'imposent, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre engagement en faveur de la protection de l'environnement mais aussi de la démocratie.
 
Le Ca du Réseau "Sortir du nucléaire".
Titre: Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 16 décembre 2008 à 08:12:36
Citation de: mat
1/ Maintenant, "sortir du nucléaire ne sont surement pas les sauveurs de l'humanité, mais est-ce leur but?

2/ Tu devrais, peut-etre leur proposer tes connaissances pour relever leur niveau de débat et de propositions si tu ne les trouve pas crédibles!

1/ Si leur but n'est pas de sauver l'humanité, alors je persiste et signe pour dire que leur existence n'apporte rien, que des ponctions dans le budget de l'état pour le financement d'associations.
D'ici là que celle ci soit classée d'utilité publique, et alors ce sera officiel !

2/ Je ne vois vraiment pas pourquoi adhérer à ce genre de groupe ferait avancer quoique ce soit, c'est exactement le même principe que les partis politique : juste payer sa cotisation, en échange d'une carte, et avoir le droit à la parole une fois par an, lors de l'AG.
De ce constat, aucune chance que ni vous ni moi ne puissions apporter quelle qu'aide que ce soit, leurs arguments démontrent d'évidence leur NON INTERET pour un réel changement, par leurs propositions "écolos" énergétiques parfaitement inutiles, et ne correspondant qu'aux marchés actuellement en voie de développement, en aucun cas d'une réalité d'évolution.

Par conséquent, ce type de groupe, assis sur des "études" tout aussi "scientifiques" que celles qu'elles sont censé contredire, n'a pas pour vocation à rendre service à la société, juste à quelques uns de leurs "copains", industriels et pseudos inventeurs d'éolienne dernier cri, tant qu'un message COUILLU ne sera pas tenu, et dispersé comme le fait, par exemple, JPP, au sujet de son petit laboratoire, et bien rien ne bougera, et c'est bien ce qui arrange le gouvernement et ses amis de l'industrie et de l'énergie.

Tant que personne n'aura clairement fait une synthèse basée sur des recherches abouties comme celles de MEYER, HUTCHINSON, et toutes les connaissances laissées par TESLA - entre autres, je suppose la liste bien plus longue - et que cette synthèse n'est pas vulgarisée et dispersée sur le WEB via un document et/ou une vidéo, et bien on pourra toujours se gargariser d'avoir des "convictions écolo", ça ne voudra tout simplement rien dire, sauf à se croire meilleur que d'autres qui pensent que pour le moment, seul le nucléaire peut subvenir à la civilisation actuelle, telle qu'elle s'est développée.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 décembre 2008 à 09:11:13
Et on va attendre qu'il arrive quelque chose de trés grave!!

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 15 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 

Inondation du site nucléaire du Tricastin :
"Sortir du nucléaire" demande d'urgence
des mesures de radioactivité indépendantes
 
 
Dans la nuit de dimanche à lundi, un plan d'urgence interne a été déclanché sur le site nucléaire du Tricastin, du fait de l'inondation des installations nucléaires SOCATRI-AREVA et BCOT-EDF. Cette alerte est due à la montée des eaux de la Gaffière, le fameux cours d'eau qui traverse le site du Tricastin, et qui a été contaminé à plusieurs reprises ces dernières semaines - et particulièrement du fait de la grave fuite d'uranium de début juillet.
 
Les exploitants AREVA et EDF prétendent qu'aucune contamination n'est ressortie du site, mais l'expérience a montré que leurs discours étaient très peu fiables. Il est donc nécessaire que des mesures soient faites dès ce mardi par des organismes indépendants, par exemple la Criirad, ou des laboratoires étrangers. C'est au ministère de l'écologie de contacter au plus vite de tels organismes.
 
De façon générale, alors que le site nucléaire du Tricastin existe depuis près de 50 ans, il est stupéfiant que les exploitants soient surpris par la montée des eaux de la Gaffière. C'est une nouvelle démonstration de l'incompétence et de l'irresponsabilité de l'industrie nucléaire, et de l'impuissance des organismes de sûreté (ASN, IRSN). Ces organismes passent le plus clair de leur temps à "démontrer" que la sûreté des installations nucléaires est assurée, mais ils sont régulièrement démentis par les faits.
 
De toute évidence, il va y avoir tôt ou tard en France un accident grave, voire une catastrophe nucléaire. Pour l'éviter, il faut au plus vite mettre en oeuvre un plan de sortie du nucléaire, accompagné de mesures très ambitieuses en faveur des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: TDC le 16 décembre 2008 à 12:14:27
Mat,

Pour reprendre l'un des points que vous abordez, dans le domaine de la lutte contre l'énergie nucléaire, se trouve celui du retraitement des déchets. Je pense qu'il est inutile d'estimer que la majorité des gens est consciente de ce problème, et que c'est très certainement le plus gros, avec le soucis du danger d'une centrale, au travers de sa relative fragilité, en ce sens qu'elle n'est pas à 101% sûre.

Mais, pour m'être souvenu en avoir entendu parler, j'ai recherché tout ce matin, où se trouvait l'information que j'avais en tête.
Parmi les idées saugrenues qui avaient été évoquées, celle d'envoyer les déchets, sur le Soleil... Bien entendu, ce n'est pas mon propos, c'était juste pour détendre, et faire sourire.

Non, plus sérieusement, des scientifiques ont expliqué avoir une solution pour transformer les métaux radioactifs en de simples métaux totalement neutre. Savez vous via quelle solution ?
Au travers des expériences menées depuis 1992, sur ce que l'on appelle de manière erronée, la fusion froide, et qui ont démontré entre autres choses, la transmutation de métaux en d'autres métaux, parfois même sans que le métal initial ne se soit transformé, toujours présent au terme des expériences, mais par la production également de métaux, tels que l'argent, le zinc, le cuivre.

Un reportage évoque assez bien je trouve cela, dans la série documentaires "mémoires oubliées", "La fusion froide".

Vos amis "zécolos" antinucléaire ne parlent pas non plus de ce domaine de recherches, par exemple pour demander qu'il soit financé.
En ce sens, c'est soit qu'ils sont ignorants, soit complices des lobbys scientifiques et politiques, financiers et économiques.
Il n'en parlent d'ailleurs PAS DU TOUT, tout comme des autres découvertes citées ci dessus et celles que j'ai oublié.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 décembre 2008 à 13:07:18
Malheureusement, il n'y a pas qu'eux qui n'en parlent pas, encore que... et pourquoi?
Si peu de gens sont au courant de l'impossiblité du retraitement de ces déchets et du danger de ce nucléaire, heureusement qu'ils sont là pour le dire et le redire, non!!

dailymotion.com/video/xrzc8_fusion-froide-archives-oublies_tech
modération: cette vidéo a été supprimée.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 décembre 2008 à 18:27:02
Voici le mail que je viens de recevoir, toujours à propos de ces "fameux" déchets trés trés trés encombrants!

Le mardi 1er juillet 2008, au nom du Groupe d'Actions Non-Violentes
Anti-nucléaires, nous avons bloqué pendant 6 heures, au Molay-Littry
dans le Calvados, un train de déchets hautement radioactifs en
provenance d'Italie et à destination de La Hague.

Quatre d'entre nous sont cités à comparaître devant le tribunal
correctionnel de Caen, le mercredi 7 janvier 2009 à 13h30. Les faits qui
nous sont reprochés sont : présence sur les voies, dégradation et
entrave à la circulation.

Notre action pacifique et collective est complètement assumée car elle a
pour but d'alerter les populations du trafic incessant de matières
radioactives, alors que l'opacité, voire le mensonge, règnent autour de
ce sujet.

L'existence même de ces transports met en danger la vie des populations.
Ils sont d'autant plus inutiles qu'ils sont la conséquence du choix du
«retraitement», ce qui ne constitue en rien un recyclage. Aucune
solution concernant la gestion des déchets n'est acceptable -sûrement
pas celle de l'enfouissement- il est donc aberrant de continuer à en
produire.

Les populations n'ont jamais été consultées pour donner leur accord à
l'installation de l'industrie électro-nucléaire et encore moins pour
accepter, ou non, le transport de matières qui sont parmi les plus
dangereuses au monde.

Ainsi, comme bien d'autres avant et après nous, en organisant des
actions réfléchies, non-violentes et légitimes, nous refusons d'être
complices d'un crime contre l'humanité.

Quand tous les recours légaux ont été utilisés et que la démocratie
telle qu'on nous la propose ne permet plus l'expression d'une alerte
citoyenne, la désobéissance civile est légitime et doit être défendue.

Comment nous soutenir :

Vous pouvez envoyer vos dons, déductibles pour 66%, à l'ordre de
CACENDR, avec inscription au dos du chèque «Soutien GANVA» (adresse :
Cacendr, 5 rue du 15 septembre 1944, 54320 Maxeville)

Si vous êtes une association, un parti, un syndicat... relayez l'appel
dans vos réseaux respectifs et faites-nous part de votre soutien moral
officiel.

Préparez-vous à un rassemblement le 7 janvier 2009 à Caen.. Pour vous
tenir informés, contactez-nous à ganva@nanodata.com et rendez-vous sur :

http://ganva.blogspot.com



__._,_.___
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 22 décembre 2008 à 12:40:46
Lundi 22 décembre 2008
 
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69 004 Lyon cedex
 
 
Monsieur le Président de Radio-France
s/c M le Médiateur de Radio-France,
 
 
 
Nous tenons à vous faire part de nos inquiétudes après avoir constaté, dans plusieurs émissions ou chroniques, sur différentes antennes de Radio-France, que la question du nucléaire avait été traitée de façon totalement partiale en faveur de l'atome.
 
Ainsi, le 5 décembre, sur France Inter, la chronique "L'éco autrement" a fait passer plusieurs multinationales, dont EDF, Areva et Suez, pour des entreprises faisant preuve d'éthique et respectant les droits de l'Homme. Or, la moindre des choses étaiet de donner un avis alternatif. Il y a en effet beaucoup à dire, par exemple sur la façon dont Areva s'accapare l'uranium du Niger, à bas prix et en contaminant l'environnement et les hommes. Et la façon dont EDF et Suez exploitent des réacteurs nucléaires, en sacrifiant la santé de travailleurs précaires.
 
Le 6 décembre, sur France-info, la chronique "C’est en France, c’est en Europe" se résumait à un véritable publi-reportage en faveur de la fondantion EDF "Pour les énergies de demain", et incitait les jeunes à trouver un avenir radieux... dans l'industrie nucléaire. Et que l'on ne nous réponde pas qu'il était aussi question des énergies renouvelables : nous contestons justement la stratégie de communication d'EDF et Areva qui tentent de réunifier nucléaire et énergies renouvelables sous les appellations "énergies de demain" ou "énergies non carbonées". Radio-France n'a pas à accompagner EDF et Areva dans leur stratégie de communication.
 
Le 13 décembre, sur France-Culture, l'émission "Questions d'éthique" a littéralement déroulé le tapis rouge pour Mme Lauvergeon (Présidente d'Areva), qui a pu longuement, et sans la moindre contradiction, faire part de ses points de vue.. pourtant fort contestables.
 
D'ailleurs, le 12 novembre, Mme Lauvergeon avait déjà été l'invitée d'honneur du 7/10 de France inter où elle avait pu, là aussi longuement, faire part de ses positions. Et si elle avait été contredite quelques instants par un de nos représentants, c'est seulement parce que la question que celui-ci avait posée au standard, comme simple auditeur (puisque c'est le seul statut qui nous est reconnu), avait été retenue. Rappelons que M Lauvergeon... était déjà l'invitée d'honneur du 7/10 en février dernier !
 
Honneur dont n'a jamais bénéficié le Réseau "Sortir du nucléaire" qui, en dix ans d'existance, compte aussi le total impressionnant de... zéro invitation à l'émission de France inter "Le Téléphone sonne". Citons aussi l'émission "La tête au carré", sur France inter, qui ne traite du nucléaire qu'en termes favorables. Par ailleurs, la responsable de... l'environnement, sur France inter et France info, prétend régulièrement que le nucléaire est une énergie "propre".
 
Vous comprendrez donc notre trouble en voyant le nucléaire traité de façon si partiale. C'est d'autant plus problématique que cela se passe sur le service public. Et c'est d'autant plus inquiétant que l'exécutif français est farouchement pronucléaire : il est difficile de ne pas se demander - même si on n'ose le croire - s'il n'y a pas un lien de cause à effet. De même, après les divers incidents nucléaires au Tricastin et ailleurs, médiatisés à juste titre, on peut légitimement se demander s'il n'y aurait pas maintenant une "reprise en main" de l'information sur le nucléaire.
 
Nous vous demandons donc de prendre les mesures nécessaires pour que la question du nucléaire soit traitée correctement, c'est à dire de façon contradictoire, et en donnant autant - et dans des conditions comparables - la parole aux opposants qu'aux promoteurs de cette industrie.
 
Nous vous prions de croire, Monsieur, à notre engagement en faveur de l'environnement... et du pluralisme.
 
Le CA du Réseau "Sortir du nucléaire"
 
 

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Quelques rappels :

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France Inter - Le "7/10" - mercredi 12 novembre 2008

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=73255 (http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=73255)
Modération: Lien demandant nom d'utilisateur et mot de passe.
Le nucléaire en questions
L'invité d'Inter : Anne Lauvergeon
Présidente du directoire du groupe Areva
Livre
Anne Lauvergeon
La Troisième révolution énergétique
éditeur : Plon - parution : octobre 2008
 
 

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France Inter - vendredi 5 décembre 2008
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lecoautrement (http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lecoautrement)
Modération: Lien demandant nom d'utilisateur et mot de passe.
Entreprises et droits de l'homme : la fin de l'éthique en toc?
A quelques jours du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme, c'est peut être ça la bonne nouvelle : de plus en plus de multinationales seraient de plus en plus sincèrement sensibles à la question des droits de l'homme.

Il y a eu un réel progrès en dix ans. Les ONG le disent. Les entreprises le disent . Et Mary Robinson le dit. Jusqu'en 2002, elle était Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. Il y avait des problèmes avec les multinationales.

L'association que préside Mary Robinson, la Blihr, compte une douzaine de multinationales. Elle a une petite soeur française, Entreprises pour les droits de l'homme, elles sont sept, avec Areva, BNP, Casino, EDF, GDF Suez, Sanofi-aventis, STMicroelectronics.

Question aujourd'hui : la crise va-t-elle avoir un impact sur l'implication des entreprises en matière de droits de l'homme ? Evidemment, ça coute plus cher de donner un travail décent, un salaire décent, de contrôler ses fournisseurs... En fait, avec cette crise, on ne devrait pas tarder à démasquer tous ceux qui en sont restés à l'éthique cosmétique.



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France info - 6 décembre 2008 - Marie-Christine Vallet

http://www.france-info.com/spip.php?article221463&theme=81&sous_theme=175 (http://www.france-info.com/spip.php?article221463&theme=81&sous_theme=175)
Modération: La page est introuvable

De nouvelles formations pour les énergies du futur

Dans le cadre de sa Fondation pour les énergies de demain, EdF met en réseau des écoles et des universités européennes, pour former des ingénieurs et des techniciens spécialisés. Les établissements accueillent réciproquement des étudiants : ainsi, des élèves étrangers peuvent se former dans les grandes écoles ou les universités françaises et des étudiants français passer six mois ou un an dans des écoles partenaires en Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne ou Suisse.
 
Leurs diplômes d’ingénieurs ou leurs Masters sont ensuite reconnus au niveau européen. Les spécialités portent sur le nucléaire et les énergies nouvelles (solaire, géothermie, hydroéolien). Pour encourager ces nouvelles compétences, la Fondation finance non seulement l’enseignement mais aussi des projets de Recherche menés par les écoles et des bourses pour les étudiants.
 
 

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France culture - Questions d'éthique - par Monique Canto-Sperber
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/ethique/fiche.php?diffusion_id=68508 (http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/ethique/fiche.php?diffusion_id=68508)
Modération: La page est introuvable

Samedi 13 décembre 2008
Garantir l’énergie, préserver la planète avec Anne Lauvergeon

Anne Lauvergeon et Michel-H. Jamard
La troisième révolution énergétique
Plon - 9 octobre 2008


En 2050, la Terre comptera 2 à 3 milliards d'habitants de plus qu'aujourd'hui. Face à cette croissance démographique, les besoins en eau, en nourriture et en énergie pourront-ils être satisfaits ? Avec un baril de pétrole autour de 100 dollars, tiraillé par de vives tensions internationales, ému par le spectacle des catastrophes climatiques à répétition, le monde prend peu à peu conscience de l'acuité des enjeux énergétiques.

Avenir des énergies renouvelables, Tchernobyl, déchets nucléaires, indépendance énergétique, relations avec les ONG, Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'AREVA, le géant mondial du nucléaire et autres énergies sans CO2, aborde ces sujets sans langue de bois ni souci du politiquement correct. Pour elle, il n'y a d'autre choix que de mobiliser, sans ostracisme ni parti pris, toutes les sources d'énergie à notre disposition en favorisant, autant que faire se peut, celles qui n'émettent pas de gaz carbonique. C'est au nom d'une fibre écologique clairement revendiquée qu'«Atomic Anne», comme la surnomme la presse américaine, explique le rôle décisif que le nucléaire est appelé à jouer dans la troisième révolution énergétique qui s'amorce.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 décembre 2008 à 15:03:49
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Publication du vendredi 26 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 

2008 : l'année du "début de la fin" du nucléaire ?

 



 

On peut véritablement parler d'une année 2008 exceptionnelle, et peut-être même décisive pour l'avenir du nucléaire, même s'il faudra attendre plusieurs mois pour que puisse se dégager une tendance claire.

 

 

Les évènements au Tricastin (en particulier la fameuse fuite d'uranium du 7 juillet) et sur d'autres sites en France (Romans sur Isère, Cruas, etc) et à l'étranger (incidents graves en Belgique, Espagne, Allemagne, etc) ont marqué l'opinion publique et réduit à néant plusieurs années de campagnes publicitaires d'Areva et d'EDF, sans oublier les discours des principaux dirigeants politiques, visant à faire du nucléaire une énergie "propre et renouvelable". La réalité a refait surface ; le nucléaire est dangereux, sale et polluant.

 

Les déroutes des deux chantiers EPR : le chantier de Finlande (géré par Areva) et celui de Flamanville (géré par EDF) se sont livré tout au long de l'année à une incroyable rivalité… pour annoncer de lourds surcoûts et de forts dérapages de calendrier, sur fond de déconvenues industrielles. Les éventuels acheteurs d'EPR ont bien sûr constaté cette déroute de l'industrie nucléaire française. L'avenir de l'EPR est sûrement déjà obéré...

 

Le dossier inextricable des déchets radioactifs : alors que l'affaire de la mine de sel de Asse (Allemagne) est un scandale de grande ampleur, la France recherche aussi un site pour enfouir des déchets nucléaires : premier effet, de solides mobilisations  antinucléaires ! Pendant ce temps, le dossier du site de Yucca Mountain (USA) continue de s'enliser. Après 50 ans de belles promesses, le dossier des déchets radioactifs est toujours au point mort. Une bonne raison (parmi d'autres) pour arrêter d'en produire...

 

L'élection d'Obama au USA : il faut rester prudent, il serait surprenant que la future administration US soit résolument… antinucléaire. Pour autant, on ne peut que se réjouir de la défaite de Mc Cain qui annonçait la construction de 45 nouveaux réacteurs. La future adminsitration Obama annonce prioritairement des investissements dans les énergies renouvelables. A suivre...

 

La crise économique mondiale est peut-être en passe de réduire à néant les velléités de "renaissance du nucléaire" : d'ores et déjà, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait construire. Ce n'est certainement qu'un début : le nucléaire nécessite de très lourds investissements de départ pour un retour sur investissement 20 ou 30 ans plus tard : une éternité pour un marché qui (sur)vit au jour le jour…

 

La fuite en avant d'EDF et Areva : Mme Lauvergeon (Areva) et M Gadoneix (EDF) sont engagés dans une véritable fuite en avant, multipliant les investissements ruineux pour répondre à une "renaissance du nucléaire"... qui n'aura très probablement pas lieu. Fin 2008, EDF a ainsi racheté au prix fort British Energy (et ses vieux réacteurs!) puis les activités nucléaires de l'américain Constellation (avec, là aussi... des vieux réacteurs).  De même Areva lance la construction de diverses usines, en France et à l'étranger, pour fabriquer les composants de supposés futurs réacteurs. EDF et Areva appartenant à l'Etat, ce sont les citoyens de France qui risquent bien de payer la lourde facture qui s'annonce.

 

Et un crack nucléaire en bourse : en 2008, EDF et Areva ont perdu respectivement 50% et 60% de leurs valeurs. Certes, avec la crise mondiale, la plupart des entreprises ont fortement baissé mais, loin de surnager (ce qui devrait être le cas pour des valeurs "d'avenir"), EDF et Areva sont les champions... des pertes !

 

Une bonne reprise des mobilisations antinucléaires : journées décentralisées (Chernobyl day, "Ni nucléaire ni effet de serre", mobilisations contre l'enfouissement des déchets), manifestation nationale (12 juillet… en pleine crise du Tricastin !), etc. Mais aussi 15 000 personnes en Allemagne contre un train de déchets radioactifs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" fédère désormais 840 associations et groupes : un chiffre en augmentation continue depuis la création du Réseau il y a dix ans…

 

 



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Chronologie des évènements les plus marquants en 2008



 

Janvier 2008

 

- une vidéo montre une équipe de gardes armés de la centrale nucléaire de Peach Bottom (USA)… profondément endormis !

 

- le baril de pétrole s'approche des 100 dollars. Les médias annoncent la construction d'innombrables réacteurs nucléaires partout sur la planète… comme si le nucléaire n'était pas cher lui aussi !

 

- L'AFP annonce que "Face aux besoins en énergie, de plus en plus de pays relancent le nucléaire"

 

- Areva renouvelle son accord avec le Niger pour y extraire à bas prix l'uranium

 

- Les USA suspendent leur participation au projet ITER pour 2008 (en attendant peut-être un départ définitif). Le "pays d'accueil" doit payer la part financière manquante…

 

- La Commission parlementaire d'enquête sur la libération des infirmières bulgares, après avoir entendu entre autres Mme Lauvergeon (Areva), mais pas le Réseau "Sortir du nucléaire", publie un rapport lénifiant. Exit les questions sur le "deal" nucléaire sarkozy-Kadhafi…

 

 

Février 2008

 

- Enorme dossier "Anti-éoliennes" dans Le Figaro. C'est le début d'une puissante campagne de désinformation, d'autant plus surprenante que les anti-éoliens sont peu nombreux (cf octobre)

 

- Le Monde embraye : grand dossier "Plus d'éoliennes, pas moins de CO2"

 

- Après avoir attaqué les éoliennes, Le Figaro annonce logiquement "Le réveil du nucléaire dans le monde"

 

- Le taux de disponibilité des centrales françaises "au plus bas depuis 8 ans". Le parc nucléaire français se dégrade, la perspective d'accidents est de plus en plus probable…

 

 

Mars 2008

 

- Elections municipales : zéro votants à Chèvreville (Manche) afin de protester contre un projet de ligne à très haute tension (THT) pour évacuer l'électricité de l'EPR en construction

 

- Un porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", Stéphane Lhomme, est convoqué par la Direction de la surveillance du territoire (DST) puis placé en garde à vue. C'est la suite à l'affaire du document "confidentiel défense" montrant que l'EPR n'était pas conçu pour résister au choc d'un avion de ligne.

 

- Le magazine l'Usine nouvelle annonce de "Nouvelles percées de l'énergie nucléaire dans le monde"

 

- Premières informations sur les problèmes d' EDF sur le chantier de l'EPR de Flamanville

 

- Espagne : par moment, les éoliennes fournissent 40% de l'électricité consommée !

 

- EDF annonce vouloir racheter British Energy (…et ses vieux réacteurs) pour construire des EPR en Grande-Bretagne



 

Avril 2008

 

- Les Echos se joignent à la curée : "L'envol de l'éolien suscite de nouvelles attaques des opposants"

 

- Placement en garde à vue de Jean Marcon (Médiane / Sortir du nucléaire) pour la supposée distribution d'un vrai-faux tract…

 

- Belle réussite du Chernobyl day (133 actions locales coordonnées par le Réseau "Sortir du nucléaire")

 

- Le japonais TEPCO annonce un lourd déficit du fait de l'arrêt depuis des mois de sa centrale de Kashiwasaki, la plus grande du monde, secouée par un séisme en juillet 2007

 

 

 

Mai 2008

 

- Le magazine Capital titre : "EPR en Finlande : Les pertes d'Areva pourraient s'avérer astronomiques"

 

- L'Autorité de sûreté suspend le chantier de l'EPR de Flamanville (EDF rencontre de graves problèmes)

 

- Le prix du baril de pétrole approche des 140 dollars

 

- La France crée une " agence internationale sur le nucléaire civil" pour exporter des centrales

 

- Berlusconi annonce la relance du nucléaire en Italie "contre l'énergie chère"

 

 

 

Juin 2008

 

- Alerte européenne suite à un accident dans une centrale nucléaire slovène

 

- Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'une vingtaine de départements seraient présélectionnés par l'Andra pour un enfouissement de déchets radioactifs

 

- Giscard rejoint la lutte contre le "péril éolien"

 

- L'Algérie puis les Emirats arabes, surfant sur les revenus du pétrole et du gaz, annoncent vouloir construire des réacteurs nucléaires.

 

- Scandale majeure en Allemagne : inondation d'une mine de sel contenant 120 000 fûts de déchets nucléaires

 



Juillet 2008

 

- Des antinucléaires bloquent un train : 10 personnes en garde à vue

 

- Le Conseil général du Lot dit non au stockage de déchets radioactifs

 

- Sarkozy annonce "un 2ème EPR en France"

 

- 7 juillet : début d'un "été radioactif" : grave fuite d'uranium à la Socatri-Areva (site du Tricastin)

 

- 11 juillet : coordination antinucléaire européenne à l'invitation du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

- 12 juillet : 6000 personnes manifestent à Paris à l'appel du Réseau "Sortir du nucléaire" pour une Europe sans nucléaire… et pour dénoncer la fuite d'uranium du Tricastin

 

- 18 juillet : découverte le de contaminations par une canalisation rompue depuis des années à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme)

 

- 20 juillet : 15 salariés contaminés à la centrale nucléaire de St-Alban (Isère)

 

- 23 juillet : 100 salariés contaminés à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme)

 

- 30 juillet : le Réseau "Sortir du nucléaire" porte plainte contre la Socatri-Areva

 

- Des centaines d'articles, dossiers, reportages dans tous les médias de France (et même de l'étranger) à propos du Tricastin et des autres incidents nucléaires en France

 

 

Août 2008 - Suite de l' "été radioactif" :

 

- le 6 août, la Socatri-Areva avoue de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif

 

- le 21 août, la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme) avoue des contaminations par une canalisation rompue depuis des années.

 

- le 24 août 2008, en Belgique, un grave accident s'est produit à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. L'alerte a été donnée avec une semaine de retard : la fuite radioactive s’est révélée plus importante qu'annoncée au départ. La consommation des légumes et fruits du jardin a été interdite pendant plusieurs jours. Il s’agit du plus grave accident nucléaire qu’ait connu la Belgique.

 

- le 24 août aussi, en Espagne, important incendie à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne). Une trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales espagnoles.

 

- Encore des centaines d'articles, dossiers, reportages dans tous les médias de France (et même de l'étranger) à propos du Tricastin et des autres incidents nucléaires en France

 

- 9 mois de retard pour l'EPR de Flamanville (EDF)

 

- nouveau dérapage de l'EPR finlandais (Areva) : au moins 1,5 milliard d'euros de surcoût

 

- Premiers effets de la crise mondiale : le prix du pétrole passe de 147 à moins de 100 dollars



 

Septembre 2008

 

- le magazine La Recherche titre : "Le coût d'ITER pourrait flamber"

 

- le prix du pétrole tombe à 70 dollars

 

- accord USA-Inde sur le nucléaire "civil" en contradiction totale avec les règles de non-prolifération (l'Inde n'est pas signataire du Traite de non prolifération (TNP))

 

- deux barres de combustible suspendues au dessus du cœur du réacteur n°2 de la centrale du Tricastin

 

- Le Monde titre "EDF et Areva sont bien placés pour remporter le marché nucléaire civil en Afrique du Sud" (voir en décembre l'annulation des projets nucléaires de l'Afrique du Sud…)

 

- suite de la croisade du Figaro : " L'éolien contesté sur son modèle économique"

 

- action contre un second EPR lors du Conseil municipal de Dieppe

 

- une vingtaine de rassemblements contre l'enfouissement des déchets radioactifs

 

 

 

Octobre 2008

 

- Suite de la croisade anti-éolienne - Le Monde : "Eoliennes : une rentabilité qui fait débat"

 

- manifestation nationale anti-éolienne à Paris : à peine 500 personnes malgré une puissante campagne de presse

 

- la production de British energy en forte chute (-25%) mais EDF fait quand même le forcing pour acheter (très cher) cette entreprise à la dérive

 

- nouveau désastre du "grenelle de l'environnement" : un amendement assouplit fortement les normes d'isolation des bâtiments pour protéger le chauffage électrique (et donc l'industrie nucléaire)

 

- nouveau retard pour l'EPR finlandais !

 

- les deux barres de combustible, "suspendues" au Tricastin depuis 6 semaines, enfin sécurisées

 

- 500 manifestants contre le nucléaire devant la centrale du Tricastin

 

- EPR de Flamanville (EDF) : Bouygues annonce "plusieurs mois de retard"

 

 



Novembre 2008

 

- élection d'Obama aux USA. Son concurrent Mc Cain annonçait pas moins de 45 nouveaux réacteurs nucléaires.

 

- EDF paye très cher (15 millions d'euros) British energy (BE)… et ses très vieilles centrales nucléaires !

 

- 15 000 manifestants en Allemagne contre un train de déchets nucléaires.

 

- avant même la "visite décennale" qui doit vérifier l'état des réacteurs, le Directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire annonce que la centrale de Fessenheim continuera au-delà de 30 ans !

 

- Mme Lauvergeon prétend que Areva résiste bien à la crise (EDf et Areva ont perdu plus de 55% de leurs valeurs en bourse !)

 

- la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) mise en demeure pour "risques d'explosion"

 

- Espagne : ponctuellement, les éoliennes couvrent 43% de la consommation électrique du pays

 

- Mobilisation "Ni nucléaire, ni effet de serre" coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire"

 

- Les Echos commencent enfin à rectifier leurs annonces récurrentes sur la supposée renaissance du nucléaire: "La crise financière menace de retarder le renouveau du nucléaire"

 

 

Décembre 2008

 

- Classement sans suite de la procédure judiciaire contre notre ami Jean Marcon

 

- EPR de Flamanville (EDF) : surcoût de 20%

 

- L'Afrique du Sud annule les 12 réacteurs nucléaires qu'elle prétendait construire

 

- Le prix du pétrole passe sous les 40 dollars contre près de 150 en milieu d'année !

 

- Campagne de "vraies-fausses" publicité d'Areva dans les magazines pour jeunes : une vraie tromperie dénoncée par le Réseau "Sortir du nucléaire" qui lance diverses procédures

 

- Inondation de deux installations nucléaires du site du Tricastin… dont la célèbre Socatri !

 

- EDF arrache Constellation (USA) au milliardaire Buffet… en offrant deux fois plus. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des investissements insensés qui s'ajoutent aux sommes inouïes dépensées pour BE

 

- etc…

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 janvier 2009 à 11:42:39
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 6 janvier 2009 - Contact : 06.64.100.333


Vague de froid : fort risque de black-out
nucléaire en France dès mardi 6 janvier

- De nouveaux "records" de consommation électrique prévus pour mardi 6 et mercredi 7 janvier 2009
- Le parc nucléaire français va fonctionner quasiment à 100%... à la merci du moindre incident
- Pour se chauffer, la France importe déjà massivement de l'électricité en particulier depuis l'Allemagne
- Le chauffage électrique est responsable des tares du nucléaire mais aussi de fortes émissions de co2



Une vague de froid s'abat actuellement sur la France et les "records" de consommation d'électricité vont être pulvérisés mardi 6 et mercredi 7 janvier 2009, avec des prévisions de pointe de consommation allant jusqu'à 91000 MW (*). Le précédent "record", datant du 17 décembre 2007, se montait à 88 960 MW. Le Réseau de Transport d'électricité prévoit que le parc nucléaire français fonctionne à près de 100% : jusquà 60 222 MW prévus sur un total de 63 260 (**) : le moindre incident dans une centrale nucléaire pourra entraîner un black-out électrique général sur la France.
 
Ces consommations extrèmes d'électricité, et la grande vulnérabilité de la France nucléaire, sont la conséquence d'une politique absurde mise en place depuis des années par EDF avec le soutien des gouvernements successifs : des millions de chauffages électriques ont été installés (leur nombre continue hélas d'augmenter) et sont censés être alimentés par les centrales nucléaires. Les discours officiels prétendent que ce couplage "nucléaire +  chauffage électrique" assure à la France son indépendance énergétique et permet de limiter les émissions de co2.
 
Or, c'est l'inverse qui se produit : chaque fois que la température baisse, la consommation due aux convecteurs électriques est telle que, malgré 58 réacteurs, le parc nucléaire français est largement dépassé. Ce sont alors des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), françaises et étrangères - principalement allemandes - qui sont mises en service pour chauffer la "France électrique". Le résultat est sans appel : en plus des tares bien connues du nucléaire (risques, déchets radioactifs, etc), la France augmente sa dépendance énergétique et ses émissions de co2.
 
En effet, comme l'ont récemment reconnu le RTE (Réseau de Transport de l'Electricité)  et l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), l'utilisation du chauffage électrique entraine de fortes émissions de co2 qui, même si elles ont lieu en Allemagne, devraient être attribuées à la France et même au nucléaire français. De fait, depuis 5 ans, c'est l'Allemagne qui est exportatrice nette d'électricité vers la France (***), et non l'inverse comme le prétendent ceux qui, par ignorance ou mauvaise foi, clament que l'Allemagne sortirait du nucléaire... en important l'électricité nucléaire française.
 
Certains avancent naïvement que, face à de telles situations, il suffirait... d'augmenter le nombre de réacteurs nucléaires. Or, il serait techniquement dangereux, et de toute façon financièrement suicidaire pour EDF, d'utiliser des réacteurs nucléaires seulement pour couvrir les pointes de consommation, et de les laisser à l'arrêt le reste du temps. Voilà donc la France bien handicapée, face à de fortes chutes de température, avec ses 58 réacteurs nucléaires incapables d'alimenter des millions de chauffages électriques. Il est grand temps de changer ce système absurde... et donc de sortir du nucléaire.
(Cf : http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/sorties5ou10ans/ETUDE-SORTIES-web.pdf )
 
Certes, la question de la lutte contre le réchauffement climatique reste entière, mais il est important de comprendre que la "solution" nucléaire n'est pas seulement dangereuse : elle est aussi totalement inefficace. Une fois de plus, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la seule option d'avenir consiste à économiser l'énergie et développer massivement les énergies renouvelables. C'est seulement ainsi qu'il sera possible de sauver la planète du réchauffement climatique... et du péril atomique. Voir à ce sujet la campagne en cours "Ni nucléaire, ni effet de serre" ( http://ninucleaire-nieffetdeserre.org )



(*) http://www.rte-france.com/espace_clients/fr/visiteurs/vie/courbes_prev_hebdo.jsp   
(**) http://www.rte-france.com/espace_clients/fr/visiteurs/vie/prod/PMD_hebdo.jsp
(***) cf http://www.rte-france.com/htm/fr/mediatheque/telecharge/rtse_2007.pdf   
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 12 janvier 2009 à 11:29:21
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 12 janvier 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
URGENT - Scandale de très grande
ampleur dans le nucléaire français
 
- Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement :
les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments !
 
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à M Borloo des explications immédiates

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publique aujourd'hui une information de la plus grande importance et qui doit interpeller la totalité des citoyens français, menacés de façon chronique par les rejets radioactifs liquides et gazeux opérés dans l'environnement par les installations nucléaires.
 
Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008. (Voir liens ci-dessous)
 
On ne peut d'ailleurs qu'être stupéfait du silence total de l'ASN à propos de ses propres décisions qui, de par leur importance, méritent au contraire la plus grande publicité. Et ce d'autant que des questions graves se posent. Les autorités françaises doivent y répondre de toute urgence et le Réseau "Sortir du nucléaire" interpelle aujourd'hui même par courrier à M Borloo (voir ci-dessous), ministre en charge de l'énergie :
- alors que les laboratoires des centrales nucléaires EDF ne sont plus agréés, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés autorisant EDF à exploiter ces centrales ? Si ces mesures ne sont pas faites, les centrales doivent être immédiatement arrêtées.
 
- quelles sont précisément les défaillances des laboratoires des centrales nucléaires EDF, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?
 
- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?
 
- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses et qui s'avèrent incapables de mesurer leurs rejets radioactifs opérés l'environnement ?
Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs installations nucléaires : il est légitime de se méfier de l'industrie nucléaire qui est habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles opérés par EDF sont défaillants et permettent très probablement des rejets radioactifs supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions.
 
Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle est très loin d'être irréprochable alors que les conséquences et les risques qu'elle fait peser sur l'environnement et la santé des populations sont incommensurables et incomparables à tous les autres. Il est plus que temps de sortir du nucléaire.
 


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LISTE DES REFUS ET SUSPENSIONS D'AGREMENTS :
 


Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 12 janvier 2009 Contact : 06.64.100.333
 
 
Liste des suspensions et refus d'agréments des
laboratoires des centrales nucléaires françaises
 
 
 
1) Refus d'agrément pour les mesures de l'indice d'activité bêta global des eaux
 
Toutes les centrales nucléaires françaises (!), y compris l'ex-surgénérateur Superphénix (toujours en cours de démantèlement à Creys-Malville) :
 
Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Bugey (Ain), Civaux (Vienne), Chinon (Indre-et Loire), Chooz (Ardennes), Cruas (Ardèche), Dampierre en Burly (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme), ainsi que Creys-Malville (Isère)
 
 
2) Refus d'agrément pour les mesures de l'activité du tritium dans les eaux
 
Toutes les centrales nucléaires françaises (!), y compris l'ex-surgénérateur Superphénix :
 
Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Bugey (Ain), Civaux (Vienne), Chinon (Indre-et Loire), Chooz (Ardennes), Cruas (Ardèche), Dampierre en Burly (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme), ainsi que Creys-Malville (Isère)
 
 
3) Refus d'agrément pour les mesures de l'activité du tritium dans l'air
 
Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Civaux (Vienne), Chinon (Indre-et Loire), Cruas (Ardèche), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme), ainsi que Creys-Malville (Isère).
 
Seules les centrales de Bugey (Ain), Chooz (Ardennes), Dampierre en Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) échappent à la sanction sur ce critère.
 
 
4) Suspension et refus d'agrément pour les mesures de l'indice d’activité bêta global des aérosols sur filtre
 
Toutes les centrales nucléaires sont concernées :
 
- Suspension d'agrément :  Belleville (Cher), Blayais (Gironde), Cattenom (Moselle), Chinon (Indre-et Loire), Chooz (Ardennes), Cruas (Ardèche), Dampierre en Burly (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Flamanville (Manche), Golfech (Tarn-et-Garonne), Gravelines (Nord), Nogent-sur-Seine (Aube), Paluel (Seine-Maritime), Penly (Seine-Maritime), Saint Alban (Isère), Saint Laurent (Loir-et-Cher), Tricastin (Drôme).
- Refus d'agrément : Bugey (Ain), Civaux (Vienne) et Creys-Malville (Isère).
 
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Liens vers les quatre décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) :

 
Attention : par une recherche appropriée, on peut trouver ces Décisions sur le site web de l'ASN. Mais... encore faut-il être au courant de leur existence. Or, aucune annonce ne figure sur la page d'accueil du site web, et aucune information n'a été faite par l'ASN qui semble vouloir garder confidentielles ces informations pourtant si sensibles. C'est une forme de "transparence invisible" : les informations sont disponibles... mais personne n'en a connaissance. Heureusement, le Réseau "Sortir du nucléaire veille...
 
Décision n° 2008-DC-0121 du 16 décembre 2008 de l’ASN
Décision n° 2008-DC-0122 du 16 décembre 2008 de l'ASN
Décision n° 2008-DC-0123 du 16 décembre 2008 de l'ASN
Décision n° 2008-DC-0124 du 16 décembre 2008 de l'ASN
 
 

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Lundi 12 janvier 2009
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex
 
à M Borloo, ministre de l’Ecologie, de
l’Energie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire

Objet : Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs par les centrales nucléaires EDF
 
Monsieur le Ministre,
 
Nous attirons votre attention sur une situation absolument injustifiable qui concerne une nouvelle fois l'industrie nucléaire française qui, plus que jamais, met en danger les citoyens.
 
En effet, nous rendons publique une information qui est à ce jour restée cachée aux citoyens malgré sa gravité : les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants, et leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008.
 
On ne peut d'ailleurs qu'être stupéfait du silence total de l'ASN à propos de ses propres décisions qui, du fait de leur importance, méritent au contraire la plus grande publicité. Et ce d'autant que des questions graves se posent, auxquelles nous vous demandons de répondre au plus vite et publiquement.
 
- alors que les laboratoires des centrales nucléaires EDF ne sont plus agréés, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés autorisant EDF à exploiter ces centrales ? Si ces mesures ne sont pas faites, les centrales doivent être immédiatement arrêtées.
 
- quelles sont précisément les défaillances des laboratoires des centrales nucléaires EDF, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?
 
- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?
 
- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses, qui montrent leur incompétence et leur incapacité à mesurer les rejets radioactifs opérés dans l'environnement ?
 
Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs propres installations nucléaires : il est légitime de ne pas faire confiance à une industrie nucléaire habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles opérés par EDF sont défaillants et permettent très probablement des rejets supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous rappelle que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions. Les mêmes conséquences sont très probables autour des centrales nucléaires françaises, et ce d'autant plus du fait des défaillances de mesure par EDF des rejets radioactifs.
 
Avec les évènements graves survenus cet été au Tricastin, cette nouvelle affaire confirme que l'interdiction de parler du nucléaire lors du Grenelle de l'environnement, décision ubuesque que nous avons condamnée, était irresponsable. Nous vous proposons à nouveau de vous rencontrer pour vous présenter divers scénarios de sortie du nucléaire, option incontournable et urgente pour protéger l'environnement et les êtres vivants.
 
Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 janvier 2009 à 15:31:39
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 15 janvier 2009
 
 
Remaniement ministériel : le Réseau "Sortir
du nucléaire" se félicite du départ de Mme
Kociusko-Morizet et de son non-remplacement
 
En France, il faut être pronucléaire pour être ministre de l'écologie !
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite du départ de Mme Kociusko-Morizet du secrétariat d'Etat à l'écologie, mais aussi de non-remplacement. En effet, depuis quelques années en France, il faut être pronucléaire pour devenir ministre de l'écologie : c'est tellement ridicule qu'il vaut donc mieux... que le poste reste vacant.
 
Mme Kociusko-Morizet restera dans l'Histoire pour avoir :
- cautionné l'interdiction de parler du nucléaire lors du Grenelle de l'environnement
- prétendu que le nucléaire était une chance pour la France (*)
- soutenu la construction de nouveaux réacteurs nucléaires
- cautionné l'accord nucléaire signé par la France avec le dictateur libyen Kadhafi
La Ministre de l' "écologie" Kociusko-Morizet n'a donc jamais entendu parler des déchets nucléaires et des fuites radioactives (au Tricastin et ailleurs). Elle ne semble pas au courant qu'en hiver, pour alimenter ses millions de radiateurs électriques, la France nucléaire importe de grandes quantités d'électricité produites par des centrales au charbon : le nucléaire cause donc des contaminations radioactives mais aussi de fortes émissions de co2.
 
Mme Kociusko-Morizet ne semble pas non plus avoir entendu parler de la prolifération nucléaire et de la dangerosité du dictateur libyen Kadhafi. Dans l'Histoire, des ministres ont eu le courage de s'élever contre des décisions inacceptables du Président de la République. Mme Kociusko-Morizet n'a pas eu le courage de dénoncer l'accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi.
 
Notons aussi que, globalement, le bilan de Mme Kociusko-Morizet et du Grenelle sont accablants : continuation du nucléaire, des OGM, et des agrocarburants, nouveaux incinérateurs, aéroports et autoroutes, projet de nouveau circuit de Formule 1, etc.
 
A ce compte, le ministre de l'Energie J-Louis Borloo "suffit" amplement, et il est finalement bon que le secrétariat d'Etat à l'écologie reste vacant... en attendant qu'un futur gouvernement se décide enfin à préserver réellement l'environnement et donc à sortir du nucléaire.
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 17 janvier 2009 à 14:05:05
EPR: Devis en hausse de 20 %:

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3494
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 22 janvier 2009 à 08:07:41
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 21 janvier 2009


Nomination au Secrétariat d'Etat à l'Ecologie :
"Sortir du nucléaire" demande à Mme Jouanno
de se prononcer sur la question du nucléaire

Une Secrétaire d'Etat à l'écologie pronucléaire n'aurait aucune crédibilité



Le Réseau "Sortir du nucléaire" écrit à Mme Chantal Jouanno, à l'occasion de sa nomination aujourd'hui même au poste de Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour lui demander de se prononcer sur la question du nucléaire.

Il se trouve que la précédente Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Mme Kociusko-Morizet,  s'est déconsidérée en prétendant que le nucléaire était "une chance pour la France" (*), en cautionnant l'interdiction de parler du nucléaire lors du Grenelle de l'environnement, en ne dénonçant pas l'irresponsable accord nucléaire signé par la France avec le dictateur libyen Kadhafi, etc.

Une personne en charge de l'écologie se doit de reconnaître que l'industrie nucléaire est une véritable calamité environnementale avec en particulier ses déchets nucléaires, ses fuites radioactives (au Tricastin et ailleurs). Elle se doit de rappeler qu'en hiver, pour alimenter ses millions de radiateurs électriques, la France nucléaire importe de grandes quantités d'électricité produites par des centrales au charbon : le nucléaire cause donc des contaminations radioactives mais aussi de fortes émissions de co2.

La nouvelle secrétaire d'Etat à l'écologie doit donc avoir le courage de s'élever contre la politique pronucléaire de l'Elysée, ses velléités de construction de nouveaux réacteurs en France et d'exportation de technologies nucléaire jusque dans les pires dictatures comme la Libye. A défaut, nul besoin d'une secrétaire d'Etat à l'écologie, le ministre de l'Energie J-Louis Borloo "suffit" amplement... en attendant qu'un futur gouvernement se décide enfin à préserver réellement l'environnement et donc à sortir du nucléaire.


(*) http://www.linternaute.com/actualite/politique/interviews/nathalie-kosciusko-morizet (http://www.linternaute.com/actualite/politique/interviews/nathalie-kosciusko-morizet) 
 Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du jeudi 22 janvier 2009 - Contact : 06.64.100.333


L'annonce de nouveaux EPR en France
bafouerait les engagements officiels pris
lors du Débat public sur le premier EPR


- Le 1er EPR devait apporter "une solide expérience d’exploitation". Or... il est encore en chantier !
- De nouveaux EPR détourneraient la France de son engagement de 20% de renouvelables en 2020
- "Sortir du nucléaire" attaquera en justice d'éventuelles autorisations de construction d'EPR



Selon diverses sources, le Président de la République M. Sarkozy s'apprêterait à annoncer la construction en France d'un ou de deux nouveaux réacteurs nucléaires EPR. Le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à faire savoir qu'une telle annonce bafouerait les engagements officiels pris lors du Débat public (Novembre 2005 - Février 2006) sur le premier EPR français, actuellement en construction à Flamanville (Manche).

En effet, dans les documents officiels diffusés pour ce Débat public, il était explicitement écrit que le premier EPR devait permettre "d’acquérir une solide expérience de construction et d’exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d’être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales" (*). En clair, il s'agissait de faire fonctionner ce réacteur avant de décider d'en faire ou non d'autres.

Or, la construction du premier EPR n'en est qu'au début et doit se poursuivre encore pendant des années (EDF parle d'une mise en service en 2012). Qui peut donc sérieusement prétendre avoir à ce jour une "solide expérience de construction et d’exploitation" de l'EPR ? La construction de nouveaux EPR bafouerait de fait clairement les engagements de l'Etat et d'EDF. De même, cela empêcherait la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables en 2020.

Cette façon de faire n'est hélas pas étonnante de la part de M Sarkozy, habitué des tromperies : il y a quelques années, il assurait qu'il n'y aurait jamais de privatisation de GDF et d'EDF. Or, depuis, il a privatisé GDF (qui a fusionné avec Suez) et ouvert le capital d'EDF.
 
D'autre part, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe", c'est à dire... surtout pas de nucléaire (qui produit "en base"). Qui plus est, des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire. Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique.

Face à ce nouveau coup de force, le Réseau "Sortir du nucléaire" annonce qu'il attaquera en justice les autorisations de construction de tout nouvel EPR. Par ailleurs, les incroyables déboires rencontrés par EDF et Areva, respectivement sur les chantiers des EPR de Finlande et de Flamanville, devraient suffire à écarter tout nouveau projet d'EPR. Tous les réacteurs nucléaires sont dangereux et produisent des déchets radioactifs mais, de toute évidence, l'EPR est le pire de tous !

Le nucléaire est une industrie du siècle passé, dangereuse et archaïque, chère et polluante. L'avenir est aux économies d'énergie et au développement des énergies propres et renouvelables. Il serait temps que M Sarkozy s'en rende compte...

 

(*) http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf (http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf)
Mod: Page non trouvée.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 janvier 2009 à 10:20:49
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 27 janvier 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

Après la tempête qui a souligné la vulnérabilité de la "France électrique" :
 
Loi Grenelle 1 au Sénat :
"Sortir du nucléaire" veut le rejet
des amendements Ollier et Braye
 
- Pour favoriser le nucléaire, ces amendements permettent de moins bien isoler les bâtiments chauffés à l'électricité
- Les récents évènements climatiques (vague de froid, tempête) montrent l'absurdité du chauffage électrique
- Le chauffage électrique entraîne, outre la production de déchets radioactifs, de fortes émissions de CO2
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle solennellement les Sénateurs, qui étudient la Loi "Grenelle 1" à partir de ce mardi, à rejeter le fameux "amendement Ollier" adopté en première lecture par l'Assemblée nationale, ainsi que les deux amendements du Sénateur Braye.
 
L'amendement Ollier, rédigé au profit de l'industrie nucléaire, prévoit que le seuil de consommation d’énergie primaire de 50 kwh/m2/an, fixé pour les constructions neuves dès 2012, "sera modulé pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d’émissions de gaz à effet de serre". Les amendements Braye, sous des présentations différentes, visent aussi à protéger l'industrie nucléaire.
 
En clair, cela vise à réduire les exigences d'isolation des bâtiments neufs... lorsque ces derniers sont chauffés à l'électricité. Le prétexte avancé par MM Ollier et Braye est de lutter contre les émissions de co2, "grâce" au nucléaire. Or, il faut savoir que le chauffage électrique n'est pas seulement responsable de la production de déchets radioactifs (et des autres risques dus au nucléaire) : il démultiplie aussi les émissions de CO2. Ce fait est reconnu par un récent un document (*) du RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) et de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
 
L'explication est simple et a été clairement démontrée lors de la vague de froid qui a frappé la France début 2009 : des millions de chauffages électriques démarrent en même temps et la consommation d'électricité est alors telle que les réacteurs nucléaires français, qui sont pourtant au nombre record de 58, sont très insuffisants. Du coup, ce sont des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), en France et à l'étranger (en particulier en Allemagne), qui sont mises en service et dégagent d'immenses quantités de CO2… pour approvisionner les chauffages électriques français.
 
Par ailleurs, la tempête qui vient de frapper le Sud-Ouest de la France a elle aussi démontré l'absurdité de l'option du chauffage électrique : plongés dans le noir, des millions de français se sont aussi vu privés de chauffage. Ceux qui ont fait la promotion de l'atome avec le slogan absurde "C'est le nucléaire ou la bougie" doivent constater que la réalité c'est "Le nucléaire ET la bougie". Si les toits de France étaient équipés de panneaux solaires, le pays ne serait pas si vulnérable.
 
Une fois de plus, il apparaît que le nucléaire n'est pas seulement nuisible pour l'environnement et les êtres vivants : c'est aussi une option absurde qui contraint la France à importer de plus en plus souvent de l'électricité et qui la rend vulnérable en cas d'évènements climatiques. La seule solution consiste à économiser l'énergie et à développer massivement les énergies renouvelables.
 
Quant au "Grenelle de l'environnement", il se traduit par une défaite totale de l'écologie : continuation du nucléaire et des OGM, plus d'incinérateurs et d'autoroutes, projet de nouvel aéroport dans l'Ouest et de circuit de Formule 1 en région parisienne. Les Sénateurs ont l'opportunité de limiter un peu ce triste bilan en rejetant les amendements Ollier-Braye…
 
 
(*) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 janvier 2009 à 17:15:14
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 28 janvier 2008 - Contact : 06.64.100.333


Nucléaire - 38 mois de retard pour l'EPR finlandais :
il faut annuler toute construction d'EPR en France
et investir dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables



Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige que toute la vérité soit faite sur les conséquences financières, pour les contribuables français (*), du véritable désastre industriel que constitue la construction par Areva en Finlande d'un exemplaire du réacteur nucléaire EPR, dont le chantier compte désormais, selon l'entreprise allemande Siemens, 38 mois de retard. En attendant de nouvelle aggravations de la situation...

Il s'agit là d'un très sérieux avertissement pour la France elle-même : il faut stopper immédiatement et définitivement la construction de l'EPR de Flamanville (Manche), chantier qui n'en est qu'au début et sur lequel EDF rencontre pourtant déjà de graves difficultés. Ces dernières vont inévitablement continuer de s'aggraver pour aboutir au même désastre industriel que l'EPR finlandais.

A fortiori, il faut annuler tout autre projet de réacteurs EPR, alors que M Sarkozy s'apprêterait à annoncer la construction d'un ou même de deux EPR : les citoyens ne doivent pas laisser les dirigeants politiques et industriels gaspiller ainsi l'argent public ou celui des entreprises nationales.
 
Les 3,3 milliards d'euros prévus pour l'EPR, qui sont en passe de devenir 5 milliards et certainement encore plus, doivent immédiatement être basculés vers les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a d'ailleurs publié en 2006 une étude (**) qui montre que cette somme dégagerait au total (en cumulant les économies ainsi réalisées et les productions) deux fois plus d'électricité tout en créant quinze fois plus d'emplois.

Plus que jamais, la "France nucléaire" fait fausse route : il y a deux jours à peine, le 26 janvier, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée par cinquante pays, notamment l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, qui se sont engagés de longue date en faveur des énergies vertes. Au total, une centaine de nations étaient présentes à cette conférence inaugurale.

Partout dans le monde, y compris aux USA avec l'avènement d'Obama, des investissements gigantesques ont lieu ou sont prévus dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne créent pas de danger, ne produisent pas de déchets radioactifs, n'intéressent pas les dictateurs avides d'armes nucléaires mais par contre, à investissement égal, elles créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire. Qui plus est, des emplois qui ne nécessitent pas d'être irradié pour gagner sa vie...

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(*) La Coface a apporté une garantie de 610 millions d'euros (Cf : www.coface.fr/_docs/gc2_04.pdf ) et il est à craindre que ce soit l'argent public français qui couvre les déboires d'Areva en Finlande...
(**) http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/courant-alternatif/etude-complete.pdf
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 30 janvier 2009 à 18:05:42
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du vendredi 30 janvier 2009 - Contact : 06.64.100.333


Nucléaire : annonce d'un nouvel EPR

Contrairement à ce que prétend le PDG
d'EDF, le nucléaire crée beaucoup moins
d'emplois que les énergies renouvelables


L'Elysée a annoncé hier soir 29 janvier la construction en France d'un nouveau réacteur EPR, à Penly (Seine-Maritime). Le Réseau "Sortir du nucléaire" se réunit en Assemblée générale nationale dès ce week-end à La Rochelle (17) et va à cette occasion organiser la résistance citoyenne.
 
En attendant, le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les affirmations de M Gadonneix (PDG d'EDF) qui prétend que la construction de ce réacteur serait "une bonne nouvelle pour l'emploi". La réalité est en fait exactement inverse : des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire. (*)
 
D'ailleurs, après avoir longtemps soutenu le nucléaire, le puissant syndicat allemand IG Metall vient de fustiger une "technologie vieillissante et arriérée" par la voix d'un de ses dirigeants, Hartmut Meine, qui a pris la parole dans le cadre d'une manifestation contre les transports de déchets radioactifs le 9 novembre dernier. Cette conversion s'explique sans peine : en quelques années, les énergies renouvelables ont créé 250 000 emplois en Allemagne, chiffre en augmentation continuelle. A titre de comparaison, après 50 ans d'investissements massifs, le nucléaire emploie moins de 100 000 personnes en France.
 
Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique. Plus que jamais, la "France nucléaire" fait fausse route : il y a quelques jours à peine le 26 janvier, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée par cinquante pays, notamment l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, qui se sont engagés de longue date en faveur des énergies vertes. La France, elle, a tout tenté d'empêcher la naissance de cette organisation et n'y participe que du bout des pieds.
 
Il faut aussi savoir que la construction d'un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").
 
Face à ce nouveau coup de force, le Réseau "Sortir du nucléaire" annonce d'ores et déjà qu'il attaquera en justice les autorisations de construction du nouvel EPR annoncé à Penly (Seine-Maritime). Les incroyables déboires rencontrés par EDF et Areva, respectivement sur les chantiers des EPR de Finlande et de Flamanville, devraient suffire à écarter tout nouveau projet d'EPR. Le nucléaire est une industrie du siècle passé, dangereuse et archaïque, chère et polluante. L'avenir est aux économies d'énergie et au développement des énergies propres et renouvelables.
 
 
(*) Cf Etude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", avril  2006 (voir ici )

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du jeudi 29 janvier 2009 - Contact : 06.64.100.333


Nucléaire : annonce d'un nouvel EPR

 
Réuni en Assemblée générale nationale dès
samedi et dimanche à La Rochelle, le Réseau
"Sortir du nucléaire" prépare la résistance


 
- Le 1er EPR devait apporter "une solide expérience d’exploitation". Or... il est encore en chantier !
- "Sortir du nucléaire" exige un nouveau Débat public à égalité de temps de parole avec EDF
- Un nouvel EPR détournera la France de son engagement de 20% de renouvelables en 2020
- "Sortir du nucléaire" attaquera en justice les autorisations de construction de l'EPR à Penly
- Comme aucun pays ne veut d'EPR, la France... se les vend à elle même ! C'est ridicule.



Selon le Figaro.fr, l'Elysée annoncera ce vendredi 30 janvier la construction en France d'un nouveau réacteur EPR, à Penly (Seine-Maritime), et peut-être bientôt d'encore un autre EPR. Le Réseau "Sortir du nucléaire" se réunit en Assemblée générale nationale dès ce week-end à La Rochelle (17) et va à cette occasion organiser la résistance citoyenne.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à faire savoir que l'annonce d'un nouvel EPR bafoue les engagements officiels pris lors du Débat public (Novembre 2005 - Février 2006) sur le premier EPR français, actuellement en construction à Flamanville (Manche). En effet, dans les documents officiels diffusés pour ce Débat public, il était explicitement écrit que le premier EPR devait permettre "d’acquérir une solide expérience de construction et d’exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d’être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales" (*).
 
En clair, il s'agissait de faire fonctionner ce réacteur avant de décider d'en faire ou non d'autres. Or, la construction du premier EPR n'en est qu'au début et doit se poursuivre encore pendant des années (EDF parle d'une mise en service en 2012). Qui peut donc sérieusement prétendre avoir à ce jour une "solide expérience de construction et d’exploitation" de l'EPR ?
 
De même, la construction d'un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").
 
Qui plus est, des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire. Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique.

Face à ce nouveau coup de force, le Réseau "Sortir du nucléaire" annonce d'ores et déjà qu'il attaquera en justice les autorisations de construction du nouvel EPR annoncé à Penly (Seine-Maritime).
 
Les incroyables déboires rencontrés par EDF et Areva, respectivement sur les chantiers des EPR de Finlande et de Flamanville, devraient suffire à écarter tout nouveau projet d'EPR. Le nucléaire est une industrie du siècle passé, dangereuse et archaïque, chère et polluante. L'avenir est aux économies d'énergie et au développement des énergies propres et renouvelables. Il serait temps que M Sarkozy s'en rende compte...


(*) http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf (http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf)
Mod: Page non trouvée.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 février 2009 à 08:58:59
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du dimanche 1er février 2009 - Contact : 06.64.100.333


Réuni en Assemblée générale nationale à La Rochelle,
le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à la résistance
citoyenne contre le nucléaire et pour la Démocratie

 
- la construction d'un réacteur EPR à Penly doit être annulée
- le chantier de l'EPR de Flamanville doit être stoppé
- tout enfouissement de déchets radioactifs doit être interdit
- les citoyens doivent protéger la Démocratie menacée en France
 
 
 
L'annonce d'un nouvel EPR à Penly (Seine-Maritime) bafoue les engagements officiels pris lors du Débat public (Novembre 2005 - Février 2006) sur le premier EPR français, actuellement en construction à Flamanville (Manche). En effet, il était explicitement écrit par EDF que le premier EPR devait permettre "d’acquérir une solide expérience de construction et d’exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d’être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales" (*). En clair, il s'agissait de faire fonctionner ce réacteur avant de décider d'en faire ou non d'autres.
 
Or, la construction du premier EPR n'en est qu'au début : qui peut donc prétendre avoir à ce jour une "solide expérience de construction et d’exploitation" de l'EPR ? De même, la construction d'un nouvel EPR empêcherait la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").
 
Par ailleurs, les incroyables déboires industriels et financiers rencontrés par Areva et EDF, respectivement sur les chantiers des EPR de Finlande et de Flamanville entrainent de très lourds surcoûts (déjà au moins 2,5 milliards en Finlande) qui vont être couverts par les Français. Il apparait indispensable de stopper définitivement le chantier de l'EPR de Flamanville, d'autant que études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle aussi les citoyens à rejeter tout projet d'enfouissement des déchets radioactifs, que ce soit à Bure (Meuse) pour les déchets les plus radioactifs ou dans un des sites que l'Agence nationale pour le gestion des déchets radioactifs s'apprête à désigner pour des déchets dits "FAVL" (Faible activité à vie longue). Il n'existe hélas que des mauvaises options pour les déchets radioactifs, mais les enfouir est la pire de toutes : il s'agit même d'un crime contre les générations futures.
 
Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle solennellement les citoyens à se mobiliser pour sauvegarder la démocratie en France tant qu'il en est encore temps. En 2008, deux représentants du Réseau "Sortir du nucléaire" ont été placés en garde à vue, l'un d'eux étant même perquisitionné par la DST sur réquisition... de la section antiterroriste du Parquet de Paris. Cela fait échos avec la scandaleuse affaire des inculpés de Tarnac par laquelle le pouvoir entend désigner des "ennemis de l'intérieur" pour justifier des politiques liberticides. Les manifestants antinucléaires des années 70 clamaient "Société nucléaire, société policière" : ce cri d'alarme est plus que jamais d'actualité. Par ailleurs, il convient de rappeler que nucléaire "civil" et nucléaire militaire sont indissociables et doivent être combattus ensemble.

 
(*) Cf Etude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", avril 2006
 
 
Quelques échéances à venir :
 
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" interpellera les candidats aux élections européennes
- Manifestation européenne les 3 et 4 octobre pour l'arrêt de la centrale de Fessenheim
- 12 décembre 2009 : mobilisation internationale sur le thème "Ni nucléaire, ni effet de serre" à l'occasion du Sommet mondial de Copenhague
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 04 février 2009 à 14:18:30
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 4 février 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
Annonce de la vente de
de 2 à 6 réacteurs EPR à
l'Inde : un coup de bluff
 
- Un simple "protocole d'accord" signé par Areva à New Dehli
- Beaucoup d'effets d'annonce mais en fait un seul EPR exporté
- Des coups de bluff pour "justifier" la vente d'EPR… à la France
- L'Inde renforce au passage son statut dérogatoire offert par Bush
 
 

 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les effets d'annonce sur de supposées ventes de réacteurs nucléaires à des pays étrangers, comme la supposée vente mercredi 4 février de deux à six EPR à l'Inde. En réalité, il ne s'agit que de la signature d'un protocole d'accord qui n'engage à rien. Le nucléaire exige d'énormes investissements financiers pour une production d'électricité huit à dix ans plus tard et un retour sur investissement 30 ans après. De tels investissements, déjà difficiles à programmer avant la crise financière mondiale, sont encore plus improbables aujourd'hui.
 
 
Quelle est la situation actuelle des réacteurs EPR ?
 
- Un seul EPR a été exporté, en Finlande, laquelle s'en mord les doigts - lancé en février 2005, le chantier compte 38 mois de retard à ce jour - et demande 2,4 milliards d'euros de pénalité qui seront payés… par les Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.
 
- Un EPR a été vendu… à la France. Situé à Flamanville (Manche), le chantier de ce réacteur, lancé en décembre 2007, compte déjà près d'un an de retard et son prix est passé de 3,3 milliards à 4 milliards, mais tout pousse à penser qu'il coûtera lui aussi 5 ou 6 milliards… ou plus.
 
- Deux EPR supposés vendu à la Chine restent à ce jour à l'état de projet. Seuls des travaux de terrassement ont eu lieu fin 2008 sur le site de Taishan. Mais, alors que la crise économique mondiale frappe la Chine comme les autres pays, il est fort possible que ces réacteurs ne voient jamais le jour.
 
 
Tous les autres EPR annoncés restent à ce jour parfaitement virtuels :
 
- Grande-Bretagne : EDF a dépensé une fortune (15 milliards) pour racheter British Energy … juste avant la crise mondiale. Il reste "seulement" à trouver l'argent pour construire des EPR...
 
- USA : idem, EDF a payé le prix fort (5 milliards) pour racheter 50% des activités nucléaires de l'américain Constellation, tombé dès le début de la crise dans l'escarcelle du milliardaire Buffet, lequel l'a revendu au prix fort à EDF. Là aussi, il reste "jseulement" à EDF à financer des EPR…
 
- Afrique du Sud : le Figaro titrait le 15 septembre 2008 "Contrat géant en vue pour Areva". Au menu, deux EPR puis 10 autres ensuite. Or, le 5 décembre, l'Afrique du Sud… a annulé tout ses projets nucléaires.
 
- Reste du monde : Libye, Maroc, Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Niger, etc : de nombreux voyages de M Sarkozy, mais aucun EPR en vue malgré les effets d'annonce...
 
 
Pourquoi tant d'effets d'annonce alors que la vérité finira bien par apparaître ?
 
En laissant croire que de nombreux réacteurs EPR sont vendus à l'étranger, les dirigeants politiques et industriels français donnent le sentiment que l'industrie nucléaire française est efficace et que la construction d'EPR en France est justifiée. C'est ainsi que la France vend des EPR… à la France. Flamanville (Manche), Penly (Seine-Maritime), et peut-être un troisième annoncé sous peu par l'Elysée. C'est une course de vitesse qui consiste à construire des réacteurs en France avant que l'opinion publique ne s'aperçoive que la plupart des autres pays se sont détournés de l'atome...
 
 
Quel est l'intérêt de l'Inde à participer à ce coup de bluff ?
 
N'ayant pas signé le Traité de non-prolifération, l'Inde est théoriquement exclue de toute transaction nucléaire. Dans ses dernières semaines, l'administration Bush a opéré diverses manoeuvres et pressions pour que l'Inde obtienne des dérogations de la part de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et du GFN (Groupe des fournisseurs nucléaires), au détriment de la lutte contre la prolifération nucléaire. Mais ce nouveau statut est précaire et pourrait être remis en cause par l'administration Obama. En signant un protocole d'accord avec Areva, l'Inde renforce sa position et tente de rendre irréversibles les dérogations dont elle bénéficie. Mais cela ne signifie pas que l'Inde achètera vraiment des EPR à la France...
 
 
 
NB : Voir ci-joint pourquoi la construction d'un EPR est à la fois absurde et illégitime.



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Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Annexe au communiqué du mercredi 4 février 2009

 
La construction d'un EPR est
à la fois absurde et illégitime
 

 
L'annonce d'un nouvel EPR à Penly (Seine-Maritime) bafoue les engagements officiels pris lors du Débat public (Novembre 2005 - Février 2006) sur le premier EPR français, actuellement en construction à Flamanville (Manche). En effet, il était explicitement écrit par EDF que le premier EPR devait permettre "d’acquérir une solide expérience de construction et d’exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d’être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales" (*). En clair, il s'agissait de faire fonctionner ce réacteur avant de décider d'en faire ou non d'autres.
 
Or, la construction du premier EPR n'en est qu'au début : qui peut donc prétendre avoir à ce jour une "solide expérience de construction et d’exploitation" de l'EPR ? De même, la construction d'un nouvel EPR empêcherait la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").
 
Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les affirmations de M Gadonneix (PDG d'EDF) qui prétend que la construction de ce réacteur serait "une bonne nouvelle pour l'emploi". La réalité est en fait exactement inverse : des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire (**).
 
Ainsi ,après avoir longtemps soutenu le nucléaire, le puissant syndicat allemand IG Metall vient de fustiger une "technologie vieillissante et arriérée" par la voix d'un de ses dirigeants, Hartmut Meine, qui a pris la parole dans le cadre d'une manifestation contre les transports de déchets radioactifs le 9 novembre dernier. Cette conversion s'explique sans peine : en quelques années, les énergies renouvelables ont créé 250 000 emplois en Allemagne, chiffre en augmentation continuelle. A titre de comparaison, après 50 ans d'investissements massifs, le nucléaire emploie moins de 100 000 personnes en France.
 
Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique. Plus que jamais, la "France nucléaire" fait fausse route : il y a quelques jours à peine le 26 janvier, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée par cinquante pays, notamment l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, qui se sont engagés de longue date en faveur des énergies vertes. La France, elle, a tout tenté d'empêcher la naissance de cette organisation et n'y participe que du bout des pieds.
 
Il faut dire que la construction d'un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 23% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").
 
Face à ce nouveau coup de force, le Réseau "Sortir du nucléaire" attaquera en justice les autorisations de construction du nouvel EPR annoncé à Penly (Seine-Maritime). De même, le Réseau attend le verdict du Conseil d'Etat concernant sa procédure contre la construction de l'EPR de Flamanville. A ce sujet, les incroyables déboires industriels et financiers rencontrés par Areva et EDF sur leurs chantiers EPR respectifs entraînent de très lourds surcoûts (déjà au moins 2,5 milliards en Finlande et près d'un million à Flamanville) qui vont être couverts par les Français. Il apparaît donc indispensable de stopper, définitivement, le chantier de l'EPR de Flamanville.
 
Le nucléaire est une industrie du siècle passé, dangereuse et archaïque, chère et polluante. L'avenir est aux économies d'énergie et au développement des énergies propres et renouvelables.

 
(*) http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf (http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf)
Mod: Page non trouvée.
(**) Cf Etude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", avril 2006
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 05 février 2009 à 13:19:06
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du vendredi 6 février 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Sarkozy à Flamanville :
le nucléaire français
au bord du gouffre
 
       - Les ventes d'EPR (Chine, Inde, etc) sont virtuelles
       - Flop des chantiers EPR en cours (Finlande et France)
       - Areva et EDF financièrement au plus mal…
 
 

En visitant vendredi le chantier du réacteur nucléaire EPR en construction sur les falaises de Flamanville (Manche), Nicolas Sarkozy symbolisera parfaitement l'état de l'industrie nucléaire française… au bord du gouffre. En effet, bien que qualifiés de "champions" par la communication élyséenne, EDF et Areva sont l'un comme l'autre en très grande difficulté industrielle et financière.
 

Areva en cessation de paiement ?
 
Areva est à la recherche de près de 3 milliards d'euros pour simplement boucler son budget 2009, et a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d'exploitation de la mine d'uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait faire construire.

Pendant ce temps, le chantier EPR d'Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d'euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.

Par ailleurs, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Areva qui doit trouver 2 milliards d'euros de plus pour racheter parts détenues par son ancien allié. A la bourse de Paris, la cotation d'Areva est passée de 820 euros en juin dernier à 330 à ce jour : -60% !
 

EDF plombée par ses raids (Grande-Bretagne, USA) et par l'EPR de Flamanville
 
En Grande-Bretagne, EDF a dépensé une fortune (15 milliards) pour racheter British Energy et ses réacteurs nucléaire obsolètes… juste avant la crise mondiale : aujourd'hui, le prix en serait 3 à 4 fois moindre. De même, aux USA, EDF a payé le prix fort (5 milliards) pour racheter 50% des activités nucléaires de l'américain Constellation, tombé dès le début de la crise dans l'escarcelle du milliardaire Buffet, lequel l'a revendu bien plus cher à EDF. Dans les deux cas, il reste "juste" à EDF à trouver l'argent pour construire des réacteurs.

Pendant ce temps, l'EPR de Flamanville accumule les déconvenues : le chantier de ce réacteur, lancé en décembre 2007, compte déjà près d'un an de retard. Son prix est passé de 3,3 milliards à 4 milliards, mais tout pousse à penser qu'il coûtera lui aussi 5 ou 6 milliards… ou plus. L'action EDF à la bourse de Paris est passée de 87 euros fin 2007 à 38 à ce jour : - 56% !
 

La France ne vend des réacteurs nucléaires… qu'à elle-même !
 
Il ne faut pas se laisser tromper par les effets d'annonce de l'Elysée, d'Areva ou d'EDF sur de supposées exportations, comme la vente supposée mercredi 4 février de deux (voire six !) EPR à l'Inde. En réalité, seul a été signé un protocole d'accord qui n'engage à rien. De même, les 2 EPR supposés vendu à la Chine fin 2007 restent à ce jour à l'état de projet : seuls quelques travaux de terrassement ont eu lieu fin 2008 sur le site de Taishan.

Le nucléaire exige d'énormes investissements financiers pour une production d'électricité huit à dix ans plus tard et un retour sur investissement 30 ans après. De tels investissements, déjà difficiles à programmer avant la crise financière mondiale, sont encore plus improbables aujourd'hui, y compris en Chine et en Inde.
 

Sarkozy radioactif… et archaïque
 
Au lieu de venir se faire filmer, un casque sur la tête, sur le chantier en perdition de l'EPR de Flamanville, M. Sarkozy devrait enfin comprendre que le nucléaire est une énergie du passé, archaïque, polluante et qui, à investissement égal, crée 15 fois moins d'emplois que les alternatives (économies d'énergie + énergies renouvelables).
 
Cf fiche ci-joint.



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Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Annexe au communiqué du vendredi 6 février 2009
 

La construction d'un EPR est
à la fois absurde et illégitime
 

 
Démocratie
 
L'annonce d'un nouvel EPR à Penly (Seine-Maritime) bafoue les engagements officiels pris lors du Débat public (Novembre 2005 - Février 2006) sur le premier EPR français, actuellement en construction à Flamanville (Manche). En effet, il était explicitement écrit par EDF que le premier EPR devait permettre "d’acquérir une solide expérience de construction et d’exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d’être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales" (*). En clair, il s'agissait de faire fonctionner ce réacteur avant de décider d'en faire ou non d'autres. Or, la construction du premier EPR n'en est qu'au début : qui peut donc prétendre avoir à ce jour une "solide expérience de construction et d’exploitation" de l'EPR ?
 
 
Emplois
 
Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les affirmations de M Gadonneix (PDG d'EDF) qui prétend que la construction de ce réacteur serait "une bonne nouvelle pour l'emploi". La réalité est en fait exactement inverse : des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire (**).
 
Ainsi ,après avoir longtemps soutenu le nucléaire, le puissant syndicat allemand IG Metall vient de fustiger une "technologie vieillissante et arriérée" par la voix d'un de ses dirigeants, Hartmut Meine, qui a pris la parole dans le cadre d'une manifestation contre les transports de déchets radioactifs le 9 novembre dernier. Cette conversion s'explique sans peine : en quelques années, les énergies renouvelables ont créé 250 000 emplois en Allemagne, chiffre en augmentation continuelle. A titre de comparaison, après 50 ans d'investissements massifs, le nucléaire emploie moins de 100 000 personnes en France.
 
 
Energies renouvelables
 
Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique. Plus que jamais, la "France nucléaire" fait fausse route : il y a quelques jours à peine le 26 janvier, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée par cinquante pays, notamment l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, qui se sont engagés de longue date en faveur des énergies vertes. La France, elle, a tout tenté d'empêcher la naissance de cette organisation et n'y participe que du bout des pieds.
 
Il faut dire que la construction d'un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 23% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").
 
 
Agir
 
Face à ce nouveau coup de force, le Réseau "Sortir du nucléaire" attaquera en justice les autorisations de construction du nouvel EPR annoncé à Penly (Seine-Maritime). De même, le Réseau attend le verdict du Conseil d'Etat concernant sa procédure contre la construction de l'EPR de Flamanville. A ce sujet, les incroyables déboires industriels et financiers rencontrés par Areva et EDF sur leurs chantiers EPR respectifs entraînent de très lourds surcoûts (déjà au moins 2,5 milliards en Finlande et près d'un milliard à Flamanville) qui vont être couverts par les Français. Il apparaît donc indispensable de stopper, définitivement, le chantier de l'EPR de Flamanville.
 
Le nucléaire est une industrie du siècle passé, dangereuse et archaïque, chère et polluante. L'avenir est aux économies d'énergie et au développement des énergies propres et renouvelables.
 
 
(*) http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf (http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf)
Mod: Page non trouvée. 
(**) Cf Etude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", avril 2006
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 février 2009 à 15:12:43
Réseau "Sortir du nucléaire"- Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 11 février 2009 - Contact : 06.64.100.333


Scandale de la France contaminée :
Le Réseau "Sortir du nucléaire" félicite
France3... et demande d'autres reportages


- France 3 doit programmer à 20 h 35 le document
"Brennilis, une centrale qui ne voulait pas s'éteindre"
qu'elle a diffusé en novembre dernier... à minuit !

- Il faut établir toutes les responsabilités de l'industrie nucléaire :
Contaminations en France et à l'étranger, déchets radioactifs, émissions de co2, défaillances des
réacteurs (dont l'EPR), prix réel de l'électricité nucléaire, emplois peu nombreux et dangereux, etc.


 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" félicite France 3 pour son émission "Pièces à conviction", diffusée mercredi 11 février 2009, qui revèle au grand public une partie des contaminations dues à l'industrie atomique et dénoncées depuis longtemps par les associations antinucléaires. Areva (anciennement la Cogéma) a exploité en France plus de deux cents mines d'uranium entre 1945 et 2001. Ces activités ont causé des contaminations qui perdurent aujourd'hui encore et qui, sur le long terme, mettent en danger la santé des populations.

Le "dossier noir" de l'industrie nucléaire ne s'arrête néanmoins pas à cette grave affaire : il serait fort édifiant pour les citoyens de France de découvrir les autres scandales du nucléaire hexagonal. Ainsi, ce qui a été fait en France est reproduit au Niger où Areva exploite des mines d'uranium au détriment de l'environnement et de la santé des travailleurs et des habitants.

Sur la question cruciale du démantèlement des installations nucléaires, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la programmation à 20h35  du film  documentaire "Brennilis, une centrale qui ne voulait pas s'éteindre", co-produit par France 3 mais diffusé en novembre dernier... à minuit ! Cette programmation en "prime-time" est indispensable alors que va s'ouvrir une nouvelle enquête publique concernant le démantèlement de cette centrale, suite au recours victorieux du réseau "Sortir du nucléaire" devant le Conseil d'Etat.
 
Par ailleurs, il n'existe aucune solution pour les déchets radioactifs et, après en avoir jeté de grandes quantités dans l'océan atlantique, l'Etat et l'industrie nucléaire entendent procéder à des enfouissements, véritables crimes contre les générations présentes et futures. Qui plus est, contrairement à ce qui est souvent affirmé, la filière nucléaire, de la mine d'uranium jusqu'au démantèlement des installations, émet des quantités non négligeables - et grandissantes - de co2. Et le chauffage électrique, couplé au parc nucléaire, est finalement un plus fort émetteur de co2 que le chauffage au gaz.

D'autre part, la "sûreté" nucléaire est un concept bien subjectif qui ne résiste pas à l'épreuve des faits : séismes, inondations, incendies, vieillissement des installations... le pire est hélas possible, voire probable. Les problèmes graves existent d'ailleurs dès la construction des réacteurs : Areva et EDF rencontrent ainsi de très lourdes difficultés - et des milliards d'euros de surcoûts - sur les chantiers EPR de Finlande et de Flamanville (Manche).

Ces surcoûts, mais aussi les factures qu'il faudra tôt ou tard acquitter pour le démantèlement des réacteurs et pour la gestion (sans solution) des déchets radioactifs, font que le prix réel de l'électricité nucléaire est bien plus élevé que celui qui est officiellement reconnu.  Enfin, contrairement à une idée reçue, le nucléaire est très peu créateurs d'emplois : à investissement égal, les alternatives créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois. Qui plus est, beaucoup d'emplois dans le nucléaire sont de mauvaise qualité puisque nécessitant d'être irradié.
 
Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" salue la sortie nationale ce mercredi du film "Gerboise bleue" qui révèle certaines des atrocités commise par la France lors de ses essais nucléaires en Algérie. Ce film mérite aussi, dès que possible, une diffusion télévisée à 20h35.

Voilà quelques sujets qui, dans la lignée du document "Le scandale de la France contaminée", mériteraient eux-aussi de faire l'objet de reportages exposant les faits au plus grand nombre. Il est grand temps que les citoyens de France - et d'ailleurs - prennent connaissance de la vérité sur l'industrie nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 12 février 2009 à 10:32:34
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 12 février 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
 
Profits records de Total : "Sortir du nucléaire" demande
une taxe spéciale en faveur des énergies renouvelables

La "manne pétrolière" doit servir à atteindre l'objectif de 23% d'énergies
renouvelables en 2020, et non les projets nucléaires de M. Sarkozy



 
L'entreprise pétrolière Total va annoncer ce jeudi un bénéfice record de près de 14 milliards d'euros en 2008, le plus gros profit jamais réalisé par une entreprise française. Cet argent a principalement été versé à Total par les citoyens de France qui ont payé très cher leur essence en 2008. Il est donc juste et nécessaire d'appliquer une taxe exceptionnelle - par son ampleur - sur ce profit record.
 
Toutes les enquêtes d'opinion montrent que les citoyens, même ceux qui s'accommodent du pétrole ou du nucléaire, demandent désormais à ce que les investissements dans l'énergie se fassent prioritairement dans les énergies renouvelables. Par ailleurs, comme tous les pays de l'Union européenne, la France a désormais un objectif ferme à atteindre en 2020 : pas moins de 23% d'énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie.
 
Or la France accuse un énorme retard dans ce domaine. De fait, la seule solution est d'investir massivement dans les énergies renouvelables tout en réduisant les énergies non-renouvelables : pétrole, gaz, charbon, nucléaire. Il est de fait parfaitement absurde de construire de nouveaux réacteurs nucléaires : l'EPR annoncé à Penly (Seine-Maritime) doit être annulé, et la construction de celui de Flamanville (Manche) doit être stoppée.
 
Dans le même temps, il est nécessaire de fermer définitivement des centrales nucléaires, au plus tard lorsqu'elles atteignent 30 ans : il faut donc fermer immédiatement la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) qui a déjà dépassé cette limite. En fermant ainsi des réacteurs nucléaires, en réduisant la consommation d'énergies fossiles, et en développant massivement les énergies renouvelables, la France aura une chance de participer à la sauvegarde de la planète.
 
Le financement de ce beau programme passe par une taxe très importante sur les profits des pétroliers, lesquels ne doivent en aucun cas servir à renflouer les entreprises de l'atome (EDF et Areva sont lourdement endettés) et encore moins à financer de nouveaux réacteurs nucléaires.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 février 2009 à 15:38:33
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 16 février 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
 
Collision entre deux sous-marins atomiques
Le lobby nucléaire a tenté une fois de
plus de cacher la vérité aux citoyens
 
 
* C'est seulement après la révélation des faits par le quotidien britannique The Sun
que le ministère de la défense a reconnu la collision entre sous-marins atomiques

 
* Nucléaire militaire ou "civil", la vérité est systématiquement cachée aux citoyens
- conséquences des essais atomiques, collision entre sous-marins, etc
- contamination par les mines d'uranium, rejets des installations nucléaires, etc
 
 
 
Le 6 février dernier, le ministère de la défense annonçait que le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) le Triomphant avait heurté un "objet immergé" , ajoutant que c'était "probablement un conteneur". Et ce n'est que le 16 février, après les révélations par le quotidien britannique The Sun, que le ministère a reconnu la collision entre deux sous-marins atomiques.
 
Qui plus est, en faisant cet aveux juste après le "scoop" du Sun, le ministère reconnaît implicitement qu'il était bien au courant de cette collision entre sous-marins : autrement, il aurait annoncé qu'il allait faire "des vérifications" après ce qu'il aurait considéré comme une "hypothèse" du Sun.
 
Il apparaît donc clairement que, une fois de plus, le premier réflexe du lobby nucléaire est de cacher la vérité. Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à aller voir au cinéma le film Gerboise bleue, sorti le 11 février, et qui fait des révélations accablantes sur les contaminations en Algérie par les essais nucléaires français.
 
De même, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle les affaires actuelles ou récentes concernant la contamination de la France et du Niger par les mines d'uranium, l'incapacité d'EDF a mesurer correctement la radioactivité dans l'environnement de ses propres centrales nucléaires, les fuites d'uranium au Tricastin et autres installations.
 
De plus, les autorités françaises continuent à faire la promotion du réacteur nucléaire EPR, et à vouloir en construire plusieurs en France, alors que les deux chantiers en cours, en Finlande et à Flamanville (Manche), sont de véritables désastres industriels et financiers.
 
Par ailleurs, les autorités persistent à prétendre - depuis 50 ans ! - que des solutions existent pour les déchets radioactifs. Après avoir jetés des milliers de fûts de déchets radioactifs au fond des océans, les "responsables" du nucléaire veulent désormais les enfouir sous terre, ce qui serait un véritable crime contre les générations actuelles et futures.
 
Rien n'a donc changé depuis le mensonge d'Etat à propos du nuage de Tchernobyl (catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 en Ukraine). Le nucléaire "transparent" n'existe pas et n'existera jamais. Les citoyens doivent rejeter cette industrie, tant son volet "civil" que son volet militaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 24 février 2009 à 10:50:33
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 24 février 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
Accord nucléaire Sarkozy-Berlusconi :
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce un nouveau coup de bluff
 
- La France n'a exporté qu'un réacteur (à la Finlande, qui s'en mord les doigts)
- M. Sarkozy n'a réellement vendu des réacteurs nucléaires… qu'à la France !
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la politique des "effets d'annonce" développée depuis des mois par M Sarkozy qui, lors de ses déplacements à l'étranger, laisse croire que des réacteurs nucléaires (de type EPR) ont été vendus. Ce mardi, c'est avec son homologue italien Berlusconi - tout aussi pronucléaire… et tout aussi bluffeur - que M Sarkozy va tenter de conforter la fiction d'une industrie nucléaire française triomphante.
 
En réalité, la crise économique mondiale compromet la plupart des projets nucléaires annoncés ces derniers mois : le nucléaire nécessite de très lourds financements pour un retour sur investissement 25 ou 30 ans plus tard : une éternité pour un marché qui (sur)vit au jour le jour.
 
La politique d'effets d'annonce de M Sarkozy a pour objectif donner de la "légitimité" à la construction de réacteurs EPR… en France : celle-ci aurait bien raison d'en construire elle-même puisque de "nombreux" pays se bousculeraient pour lui en acheter. Or, la France n'a vendu qu'un seul EPR, en décembre 2003, à la Finlande. Cette dernière s'en mord d'ailleurs les doigts : le chantier compte à ce jour 38 mois de retard et 2,5 milliards d'euros de pertes que, légitimement, les Finlandais comptent bien faire payer… aux Français.
 
Lors des déplacements à l'étranger de M Sarkozy, de simples "mémorandum d'entente" ou "accords de coopération" ont été signés et n'engagent absolument à rien, bien qu'il y soit souvent fait mention de l'éventualité de construire des réacteurs EPR. Libye, Algérie, Maroc, Abou Dhabi, Arabie Saoudite, Jordanie, Afrique du Sud, Estonie, etc : autant d'annonces pour - c'est heureux - des réacteurs parfaitement virtuels. Déjà, l'Afrique du Sud a annulé, début décembre, les 12 réacteurs qu'elle prétendait construire.
 
Le 4 février dernier, l'Elysée a célébré la supposée "vente" de deux EPR à l'Inde. En réalité, un simple mémorandum qui n'engage à rien. De même, les deux EPR "vendus" à la Chine en novembre 2007 restent à l'état de projet. Quelques travaux de terrassement ont bien eu lieu mais aucune construction n'a été amorcée.
 
En Grande-Bretagne, EDF a dépensé 15 milliards juste avant la crise mondiale pour racheter British energy… qui en vaut trois fois moins aujourd'hui. Et aux USA, EDF a déboursé 5 milliards pour acquérir 50% des activités nucléaires de Constellation, entreprise en très grande difficulté. Surendettée, EDF doit juste… trouver des milliards pour construire des réacteurs. Or Londres ne donnera pas une livre et, aux USA, le plan de relance d'Obama a attribué… zéro dollar d'aide au secteur du nucléaire qui espérait 50 milliards !
 
En fait, M Sarkozy a bien vendu un réacteur EPR… à la France ! Fort de ce "succès commercial", il envisage désormais trois EPR pour la France, en comptant celui de Flamanville (Manche) dont le chantier accumule les déconvenues. L'Italien Enel peut bien signer ce mardi avec EDF un accord pour prendre 12,5% des parts des "prochains EPR". Il est légitime d'espérer que cela fasse 12,5%...de rien !
 
Comme tous les pays de l'Union européenne, la France et l'Italie ont des objectifs fermes à atteindre en matière d'énergies renouvelables (20% en moyenne en 2020). Investir dans le nucléaire, énergie non renouvelable, empêchera d'atteindre ces objectifs et entraînera de lourdes amendes de la part de Bruxelles...
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 25 février 2009 à 16:55:10
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 25 février 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

Publication des comptes 2008 d'Areva

Areva au bord de la faillite : l'argent public
ne doit pas renflouer l'industrie nucléaire

Pertes colossales sur le chantier de l'EPR de Finlande, facture de 2 milliards du fait du départ de Siemens, plusieurs investissements insensés aux USA, 60% de baisse en bourse en quelques mois, Areva est au bord de la faillite. L'industrie nucléaire française est sinistrée et ne doit pas être renflouée par l'argent public, lequel doit aller aux énergies renouvelables.


L'entreprise nucléaire Areva publie ce soir ses comptes pour l'année 2008. D'ores et déjà, on peut annoncer que ce supposé "fleuron" de l'industrie française est au bord de la faillite et attend que ce soit l'argent public qui, une nouvelle fois en France, vienne au secours d'une industrie nucléaire défaillante.

Areva est à la recherche de près de 3 milliards d'euros pour simplement boucler son budget 2009, et a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d'exploitation de la mine d'uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait faire construire.

Pendant ce temps, le chantier EPR d'Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d'euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.

De plus, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Areva qui doit trouver 2 milliards d'euros de plus pour racheter parts détenues par son ancien allié. A la bourse de Paris, la cotation d'Areva est passée de 820 euros en juin dernier à 325 à ce jour : -60% !

Par ailleurs, la plupart des projets de construction de réacteurs annoncés ces derniers mois, et qui pourraient représenter des marchés pour Areva, restent parfaitement virtuels : lors des déplacements à l'étranger de M Sarkozy (Libye, Algérie, Maroc, Abou Dhabi, Arabie Saoudite, Jordanie, Afrique du Sud, Estonie, etc), de simples "accords de coopération" ont été signés : bien qu'il y soit souvent fait mention de l'éventualité de construire des réacteurs EPR, ces documents n'engagent absolument à rien.
 
Ainsi, les 4 et 24 février dernier, l'Elysée a bluffé en célébrant la supposée "vente" de deux EPR à l'Inde et d' "au moins 4 EPR" à l'Italie : il est facile de faire de telles annonces, bien plus difficile - surtout en ces temps de crise mondiale - de trouver les immenses financements nécessaires pour construire réellement ces réacteurs.
 
Autre marché visé par Areva et qui tourne à la déconfiture : les USA. Le plan de relance de M. Obama a attribué zéro dollar au secteur nucléaire... qui espérait 50 milliards. La plupart de projets de réacteurs sont gelés, et les rares qui avancent réellement sont portés par les concurrents américano-nippons d'Areva (Westinghouse/Toshiba et General Electric/Hitachi).
 
Pourtant, Areva investit aveuglément aux USA pour participer à une supposée "renaissance" du nucléaire de plus en plus virtuelle : en mai 2008, Areva a annoncé avoir retenu le site de Bonneville, dans l'Idaho, pour produire du combustible nucléaire. Et en octobre 2008, Areva a annoncé investir plus de 360 millions de dollars dans l'Etat de Virginie pour fabriquer des composants lourds pour le secteur nucléaire américain.
 
De même, en Grande-Bretagne, Areva est tributaire d'éventuelles commandes d'EDF qui a racheté British energy au prix fort (juste avant la crise mondiale !). Mais EDF est lourdement endettée et à aussi perdu plus de 60% en bourse...
 
Incapable de reconnaître son échec programmé, Mme Lauvergeon est lancée dans une fuite en avant insensée qui a toutes les chances de se terminer par un désastre industriel et financier. Hélas, Areva étant détenue par l'Etat, ce sont les citoyens de France qui paieront la note le moment venu. Il est encore temps de mettre un coup d'arrêt à cette folie, et d'empêcher M Sarkozy d'utiliser l'argent public pour renflouer Areva. Comme le fait M Obama aux USA, c'est dans les économies d'énergie et dans les énergies renouvelables qu'il faut investir.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 février 2009 à 13:12:46
 
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué de presse


Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie un journal spécial "Peut-on recycler les déchets nucléaires ?" pour mieux comprendre  le mythe du "cycle nucléaire" et les risques du plutonium


Le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de publier un journal d'information grand public "Peut-on recycler les déchets nucléaires ? (Coûts, risques et enjeux de l'industrie du plutonium)".

Thème vedette de la communication d'EDF ou d'AREVA, fierté technique de la France, le "traitement-recyclage" est présenté au grand public comme une solution au problème des déchets nucléaires. Qu'en est-il e réalité ? C'est la question qui a été étudiée pendant plus de six mois par un groupe de travail piloté par le Réseau "Sortir du Nucléaire".
 
Rassemblant des informations vérifiées et vérifiables, recoupant les documents officiels et les études d'experts indépendants, ce travail d'enquête minutieux a abouti à la publication d'un journal de 12 pages. Les sources complètes sont mises à disposition sur le site :
http://echanges.sortirdunucleaire.org/course/view.php?id=13

Le lecteur pourra comprendre en quoi consiste réellement ce que l'on appelle "retraitement", et quel alibi il fournit à l'industrie nucléaire française. Il connaîtra les risque du plutonium et de l'usine de retraitement de La Hague. Il découvrira la surprenante stratégie mondiale de l’industrie du plutonium et son lien avec le développement de l'arme atomique sur la planète.
 
A destination du grand public, des associations, des bibliothèques, des institutions, le journal "Peut-on recycler les déchets nucléaires ?" est un document indispensable pour comprendre les enjeux réels de ce problème. En tant que contre-pouvoir citoyen, le Réseau "Sortir du nucléaire" offre une analyse qui se révèle indispensable face à la publicité des grands groupes industriels du secteur nucléaire.
 
Ce journal de 12 pages est vendu au prix de 2 € l'unité.
 
Il est téléchargeable gratuitement ici :
http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=151


Un exemplaire peut être envoyé gratuitement aux journalistes sur simple demande auprès du Réseau "Sortir du nucléaire".
 

Réseau "Sortir du nucléaire", Fédération de 840 associations.
9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04
Tel : 04 78 28 29 22 Fax: 04 72 07 70 04
Mail : contact@sortirdunucleaire.fr
Site : http://www.sortirdunucleaire.fr
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Sp@wn le 27 février 2009 à 15:26:34
Merci matt pour toutes ces infos.

C'est vrai que la question du recyclage des déchets nucléaires est intéressante, mais je trouve que ça présente beaucoup de risques pour la santé humaine, ce n'est pas du carton ni du papier en somme.
Enfin, tout dépendra de l'utilisation qui pourrait être faite de ces déchets nucléaires recyclés.


Sinon dans le lien que tu proposes, ils ont mis en ligne le documentaire de FR3 diffusé le 13 février 2009 :
Uranium : le scandale de la France contaminée

Le lien direct : http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article156 (http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article156)



Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 mars 2009 à 10:56:41
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 mars 2009 - Contact : 06.64.100.333


Le crash de l'industrie nucléaire française
 
- EDF a perdu 9% à la bourse de Paris hier, et près de 70% en quelques mois
- Areva a perdu plus de 40% en quelques mois et est au bord de la faillite       

- Les ventes d'EPR (Chine, Inde, Italie, etc) sont virtuelles ou déjà annulées (Afrique du Sud)
- les chantiers EPR en cours (Finlande et France) sont des désastres industriels et financiers
- Investissement ruineux en insensés d'EDF et Areva en Grande-Bretagne et aux USA
 

Contrairement à une idée (fausse) entretenue par les dirigeants politiques, à commencer par M Sarkozy, l'industrie nucléaire française n'est pas en bonne santé : elle est même au bord du gouffre. En effet, bien que qualifiés de "champions" par la communication élyséenne, EDF et Areva sont l'un comme l'autre en très grande difficulté industrielle et financière.


Crash d'EDF et Areva à la bourse de Paris

L'action EDF à la bourse de Paris est passée en quelques mois de 87 euros à 28 soit près de 70% de pertes, dont 9% dans la seule journée d'hier. De son côté, le CI (certificat d'investissement d'Areva) est passée de 820 euros à 327, soit 60% de chute ! Certes, avec la crise mondiale, beaucoup d'entreprises ont baissé mais, si le nucléaire était vraiment une valeur d'avenir, EDF et Areva surnageraient... au lieu d'être parmi les plus touchées.


Obama attribue... zéro dollar pour le nucléaire aux USA (où EDF et Areva ont investi !)

Début 2009, le plan de relance de M Obama aux USA a attribué... zéro dollar au secteur du nucléaire (cf ici), qui en espérait 50 milliards. Ces derniers ont été affectés au développement des énergies renouvelables. Aucun dirigeant français n'a commenté sur cette gigantesque déconvenue pour l'industrie nucléaire mondiale, et spécialement pour EDF et Areva qui ont investi en dépit du bon sens aux USA pour participer à une supposée "renaissance du nucléaire"... qui est en train de s'évanouir.
 

Areva en cessation de paiement ?
 
Areva est à la recherche de près de 3 milliards d'euros pour simplement boucler son budget 2009, et a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d'exploitation de la mine d'uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait faire construire.
Pendant ce temps, le chantier EPR d'Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d'euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.
Par ailleurs, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Areva qui doit trouver 2 milliards d'euros de plus pour racheter parts détenues par son ancien allié.
Pourtant, Areva investit aveuglément aux USA pour participer à une supposée "renaissance" du nucléaire de plus en plus virtuelle : en mai 2008, Areva a annoncé avoir retenu le site de Bonneville, dans l'Idaho, pour produire du combustible nucléaire. Et en octobre 2008, Areva a annoncé investir plus de 360 millions de dollars dans l'Etat de Virginie pour fabriquer des composants lourds pour le secteur nucléaire américain.
 

EDF plombée par ses raids (Grande-Bretagne, USA) et par l'EPR de Flamanville
 
En Grande-Bretagne, EDF a dépensé une fortune (15 milliards) pour racheter British Energy et ses réacteurs nucléaire obsolètes… juste avant la crise mondiale : aujourd'hui, le prix en serait 3 à 4 fois moindre. De même, aux USA, EDF a payé le prix fort (5 milliards) pour racheter 50% des activités nucléaires de l'américain Constellation, tombé dès le début de la crise dans l'escarcelle du milliardaire Buffet, lequel l'a revendu bien plus cher à EDF. Dans les deux cas, il reste "juste" à EDF à trouver l'argent pour construire des réacteurs.
Pendant ce temps, l'EPR de Flamanville accumule les déconvenues : le chantier de ce réacteur, lancé en décembre 2007, compte déjà près d'un an de retard. Son prix est passé de 3,3 milliards à 4 milliards, mais tout pousse à penser qu'il coûtera lui aussi 5 ou 6 milliards… ou plus.
 

Sarkozy ne vend des réacteurs nucléaires… qu'à la France !
 
Il ne faut pas se laisser tromper par les effets d'annonce de l'Elysée, d'Areva ou d'EDF sur de supposées exportations, comme la vente supposée mercredi 4 février de deux (voire six !) EPR à l'Inde. En réalité, seul a été signé un protocole d'accord qui n'engage à rien. De même, les 2 EPR supposés vendu à la Chine fin 2007 restent à ce jour à l'état de projet : seuls quelques travaux de terrassement ont eu lieu fin 2008 sur le site de Taishan. De la même façon, les EPR annoncés avec fracas en Italie sont virtuels et ont toutes les chances de n'être jamais construits.
En effet, le nucléaire exige d'énormes investissements financiers pour une production d'électricité huit à dix ans plus tard et un retour sur investissement 30 ans après. De tels investissements, déjà difficiles à programmer avant la crise financière mondiale, sont encore plus improbables aujourd'hui, y compris en Chine et en Inde.
Finalement, M Sarkozy ne vend des réacteurs nucléaires... qu'à la France : un véritable "succès commercial". M. Sarkozy devrait enfin comprendre que le nucléaire est une énergie du passé, archaïque, polluante et qui, à investissement égal, crée 15 fois moins d'emplois que les alternatives (économies d'énergie + énergies renouvelables).
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 mars 2009 à 18:07:19
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 9 mars 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Perte par EDF des agréments pour mesurer
la radioactivité autour des centrales nucléaires :
 
"Sortir du nucléaire" accuse la centrale
nucléaire du Blayais (Gironde) de ne pas
sous-traiter les mesures de radioactivité
 
L'Autorité de sûreté nucléaire tente
une fois de plus de cacher la vérité
 
 
Le 12 janvier 2009, le Réseau "Sortir du nucléaire" révélait que les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF s'étaient vus refuser par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) les agréments concernant diverses mesures de radioactivité dans leur environnement. L'ASN avait par ailleurs "oublié" de révéler cette information cruciale… ce dont s'était chargé le Réseau "Sortir du nucléaire".

 

Les autorités (ASN, Ministère de l'écologie) avaient alors expliqué que les mesures étaient effectuées pour EDF par des laboratoires agréés. Julien Collet, directeur de l'environnement et des situations d'urgence de l'ASN, a ainsi précisé : "Depuis le 1er janvier 2009, l'ensemble des mesures réglementaires doivent être réalisées par des laboratoires disposant d'un agrément" (cf dépêches du 13 janvier 2009)

 

Or, le Réseau "Sortir du nucléaire" rend aujourd'hui publique une lettre de suite d'inspection par l'ASN, datée du 22 janvier 2009, qui reconnaît clairement que la centrale nucléaire du Blayais a continué à fonctionner illégalement : "L’inspecteur a constaté que le CNPE du Blayais n’a pas sous-traité ces mesures réglementaires à des laboratoires agréés comme l’exige la réglementation à partir du 1er janvier 2009." (cf http://tchernoblaye.free.fr/centrale/Inspection-Blayais-Sans-agrement.pdf (http://tchernoblaye.free.fr/centrale/Inspection-Blayais-Sans-agrement.pdf))

 

Et, comme par hasard, sur le site web de l'ASN, la page qui répertorie les récentes lettres de suite d'inspection reste désespérément vierge depuis plusieurs semaines (*). La direction de l'ASN souhaiterait-elle que le fonctionnement illégale de la centrale nucléaire du Blayais reste confidentiel ?

 

Par ailleurs, il est légitime de se demander combien de centrales nucléaires ont fonctionné ou fonctionnent encore sans leurs agréments et sans sous-traiter les mesures à un laboratoire agréé. Autre question : l'ASN va-t-elle décider de sanctions ou bien les infractions d'EDF resteront-elles une fois de plus impunies ?

 

 

(*) http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/actualites/?type=inspection (http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/actualites/?type=inspection)
modération: erreur 404 page non trouvée

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 mars 2009 à 15:41:21

L’Union Européenne a lancé une grande consultation européenne des citoyens sur différents thèmes.

Agissez en votant jusqu'au 20 mars 2009 pour la proposition suivante :
“Sortir du nucléaire et favoriser les vraies énergies d’avenir” .

Cliquez ici pour consulter le texte et pour voter pour lui :
http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2433 (http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2433)
Modération: Le serveur à l'adresse www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu (http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu) met trop de temps à répondre.Ce site est peut-être temporairement indisponible.

Comment voter ?
Sur le site, cliquez sur “pas encore membre ? Inscrivez-vous ici”. Suivez les indications simples pour vous inscrire. Puis retournez à l’adresse suivante :
http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2433 (http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2433)
Modération: Le serveur à l'adresse www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu (http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu) met trop de temps à répondre.Ce site est peut-être temporairement indisponible.
Cliquez sur “voter”. Votre voix est enregistrée.

Remarque : le site de la consultation est parfois ralenti par un trop grand nombre de visiteurs. En cas de problème, nous vous conseillons de revenir quelques heures ou quelques jours plus tard (dans la limite du 20 mars) pour voter.

Le processus de la consultation européenne se déroule en plusieurs étapes :

- Jusqu’au 20 mars 2009, chaque citoyen peut soumettre des propositions, ou voter pour les propositions déjà soumises.
- Dans un deuxième temps, les 10 propositions qui auront reçu le plus de voix seront débattues par un collectif de citoyens dans chaque pays. Ils en tireront eux-mêmes des propositions qui seront transmises jusqu’au parlement européen.

Aujourd’hui, la plupart des propositions ont reçu moins d’une centaine de voix.

En quelques clics, vous pouvez contribuer à ce que la proposition sur la sortie du nucléaire recueille de nombreuses voix, et soit retenue pour être abordée au niveau européen.

Merci beaucoup pour votre action à nos cotés.

Très cordialement,
--
Philippe Brousse
Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"
9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04
Tel. 04 78 28 29 22

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 12 mars 2009 à 14:07:31
Article sur les retombées des essais (de bombes) nucléaires:

http://www.actu-environnement.com/ae/news/retombees_radioactives_essais_nucleaires_atmospheriques_6913.php4
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 23 mars 2009 à 10:55:48
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 23 mars 2009 - Contact : 06.64.100.333


M. Sarkozy au Niger fin mars avec Mme Lauvergeon (Areva)
pour lancer la future plus grande mine d'uranium du monde

 

Conférence de presse
Mardi 24 mars 2009 - 10h
Mairie du 2e arrondissement - 8, rue de la Banque - PARIS

Organisée par le Réseau "Sortir du nucléaire"
avec (par ordre alphabétique)

 
Olivier Besancenot (NPA)
Cécile Duflot (les Verts)
Corinne Lepage (Cap21)
Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)

et
Issouf Ag Maha, maire Touareg dont la commune a été... vendue à Areva
Stéphane Lhomme (Réseau "Sortir du nucléaire")


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a invité plusieurs personnalités politiques et de la société civile à s'exprimer, lors d'une Conférence de presse, juste avant le déplacement de M. Sarkozy au Niger fin mars. A cette occasion, M. Sarkozy doit assister à la signature de la convention entre le gouvernement du Niger et le groupe Areva pour l'exploitation du gisement d'uranium d’Imouraren, au nord du Niger.
 
L'objectif est d'extraire environ 5000 tonnes par an, ce qui en ferait la première mine d'uranium du monde. La société Areva a annoncé la création d’une société mixte dont elle détiendra plus de 66 % du capital contre seulement 33% pour le Niger lequel reste donc sous domination néocoloniale.
 
D'ailleurs, sur le plan économique, le Niger reste l'un des pays les plus pauvres du monde : 45 ans d'exploitation de l'uranium par Areva (auparavant Cogéma) n'ont rien apporté de bon aux populations du Niger, en particulier aux Touaregs, habitants traditionnels des régions du Nord du Niger, qui en sont chassés au profit des activités d'Areva.

Sur le plan environnemental, l'exploitation de l'uranium cause des dommages dramatiques (contaminations, assèchement des nappes phréatiques), et met en danger la santé des mineurs et des populations locales. De plus, d'immenses quantités de co2 sont émises lors des opérations d'extraction, de transformation et de transport de l'uranium.
 
A ce sujet, le Réseau "Sortir du nucléaire fait la lumière sur la surprenante "route de l'uranium", lequel est transféré du Niger vers la France par camions (1600 km à travers l'Afrique), bateaux, trains, en passant par Cotonou (Bénin) puis Nantes, Narbonne, Tricastin... Notons enfin que, du fait de l'importation de l'uranium (le combustible des centrales), le nucléaire ne contribue pas à l'indépendance énergétique de la France.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: lcarl le 24 mars 2009 à 12:19:26
http://www.targuinca.org/blog/index.php?2009/01/22/214-touaregs-en-detresse-paris-normandie-du-21-janvier-2009 (http://www.targuinca.org/blog/index.php?2009/01/22/214-touaregs-en-detresse-paris-normandie-du-21-janvier-2009)
Modération: Page non trouvée.

Touaregs en détresse

Légende : Une soirée émaillée d'intermèdes musicaux et poétiques
L'Aprel (Association pour une réflexion et une expression libre) et l'association Targuinca ont présenté vendredi, à l'espace Philippe-Auguste, une soirée sur les Touaregs.
La conférence-débat était animée par Christiane Roy, présidente de l'Aprel, et Issouf Ag Maha, Touareg réfugié en France, défenseur de la cause de son peuple et soutenu par l'association Targuinca d'Houlbec-Cocherel.
« Ce qui nous permet d'exister et de résister, a-t-il expliqué, c'est notre culture. »
Les Vernonnais, nombreux à s'être déplacés pour cette soirée exceptionnelle, se sont montrés solidaires de la souffrance du peuple touareg, et de la catastrophe humanitaire dans laquelle ils sont entraînés.


Spoliés et chassés


Une exposition sur « La malédiction de l'uranium » montrait les terres sacrifiées pour son exploitation. Lecture de poésie et musique traditionnelle venaient agrémenter le discours.
« L'élément pilier de la culture touareg, souligne Issouf Ag Maha, c'est la poésie. » Du thé saharien a été servi au cours de la soirée.
Dans l'oubli et l'indifférence générale, le peuple touareg continue à être spolié, déplacé, massacré, au nom d'intérêts économiques des grandes puissances mondiales telles la France (implantation de la société Areva sur place) et la Chine. L'uranium, richesse pour les uns, poison pour les autres puisqu'il est radioactif, est la raison pour laquelle on chasse les populations. Le peuple touareg n'a plus de terre où vivre. Les maisons sont brûlées, les animaux abattus, les sols brûlés, l'eau polluée (oasis asséchées). L'exil et l'errance restent le quotidien de ce peuple.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 avril 2009 à 11:42:49
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du dimanche 5 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
5 avril 1979 / 5 avril 2009 :

Depuis trente ans, l'Iran est
actionnaire de l'usine française
d'enrichissement de l'uranium
 
La France a aidé l'Iran dans son programme
nucléaire en lui livrant de l'uranium enrichi



Le 5 avril 1979, le premier ministre de l'époque, Raymond Barre, inaugurait sur le site du Tricastin (Drôme) l'usine Eurodif d'enrichissement de l'uranium. Trente ans plus tard, en attendant de céder la place à une nouvelle usine actuellement en construction, c'est toujours Eurodif, rebaptisée Georges Besse, qui produit l'uranium enrichi pour les centrales nucléaires françaises mais aussi en partie pour l'exportation.

Ce qu'ignorent la plupart des citoyens, c'est que l'Iran est, depuis 1979 et aujourd'hui encore, actionnaire d'Eurodif à hauteur de 10%. Négociée du temps du Shah, cette participation est logiquement restée en vigueur après la prise du pouvoir par les Ayatollahs.

Les citoyens doivent aussi savoir que, alors qu'elle fait aujourd'hui partie des Etats qui condamnent le programme nucléaire iranien, la France a considérablement contribué à l'avancement de ce programme en livrant à l'Iran de l'uranium enrichi produit par Eurodif.

La France a certes envisagé de ne pas livrer aux Ayatollahs l'uranium enrichi prévu pour le Shah, mais l'Iran a réussi à "convaincre" les autorités françaises de respecter les contrats en vigueur. Le documentaire "La République atomique", de David Carr-Brown et Dominique Lorentz, diffusé le 14 novembre 2001 sur Arte, estime même que c'est là l'explication des attentats dans les magasins parisiens et des prises de journalistes en otages au milieu des années 80.
 
Toujours est-il que, dans une dépêche du 6 mai 1988 titrée "Paris et Téhéran devraient échanger des ambassadeurs d'ici 40 jours", l'AFP écrit : « Paris a proposé (…) des "garanties politiques" au gouvernement iranien pour "l'octroi sans restriction", par le gouvernement français, de licences d'exportations d'uranium enrichi d'EURODIF vers l'Iran. » (voir ci-joint)
 
La question aujourd'hui n'est pas de savoir si la France a livré de l'uranium enrichi à l'Iran, mais de savoir pendant combien de temps et en quelle quantité. Les autorités françaises, à commencer par M. Sarkozy, doivent reconnaître les responsabilités de la France et cesser d'abuser les citoyens en dénonçant le programme nucléaire iranien… auquel la France a donc largement contribué.
 
Pour sortir de cette impasse, il faut reconnaître que tout programme nucléaire, et pas seulement celui de l'Iran, permet d'avancer vers l'arme atomique, et que la seule façon de préserver l'avenir de la planète est de programmer la fin la plus rapide possible de tous les programmes nucléaires, civils ou militaires.




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Annexe :


AFP - Vendredi 6 Mai 1988 - 12:38 - Heure Paris (795 mots) - France Iran otages - par Christian Millet

Paris et Téhéran devraient échanger des ambassadeurs d'ici 40 jours

PARIS - 6 mai 1988 - Paris et Téhéran sont convenues de reprendre leurs relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs au terme de trois étapes étalées sur 40 jours à compter du retour en France des trois derniers otages français au Liban, a-t-on appris vendredi de sources proches des négociateurs.
Aucune information n'a été fournie, en revanche, sur d'éventuels contacts directs avec les ravisseurs et les engagements qui pourraient avoir été pris envers eux.
L'élément le plus déterminant du succès de la négociation pour la libération des otages, assurent ces mêmes sources, réside dans la situation intérieure en Iran, où la tendance favorable à la libération des otages a cherché à se renforcer en vue du deuxième tour des élections au Parlement iranien qui se déroulera le 13 mai. Cette tendance modérée, notamment représentée par l'ayatollah Montazeri, successeur désigné de l'imam Khomeiny, va ainsi pouvoir se targuer d'avoir obtenu un succès diplomatique et d'enclencher un processus devant aboutir à l'apurement du contentieux financier qui opposait Téhéran et Paris.

Autre aspect important de la négociation, en effet : la reprise des conversations entre EURODIF (consortium multinational à majorité française) et l'OEAI (Organisation de l'Energie Atomique Iranienne) afin de parvenir à un accord sur le montant de la créance EURODIF, qui se situe aux alentours de six milliards de francs, selon ces sources. Le contentieux porte sur le remboursement d'un prêt d'un milliard de dollars consenti à la France par le Chah d'Iran en 1974.
Ces conversations sur le contentieux EURODIF doivent commencer "dès la première phase de la normalisation des relations diplomatiques, et parallèlement à celles-ci", a-t-on indiqué de mêmes sources.

De plus, Paris a proposé à Téhéran "d'examiner une participation directe de l'Iran au capital d'EURODIF" et des "garanties politiques" (non précisées) au gouvernement iranien pour "l'octroi sans restriction", par le gouvernement français, de licences d'exportations d'uranium enrichi d'EURODIF vers l'Iran.

L'examen de ces deux propositions dépend de "la formalisation d'un accord global et définitif" sur le contentieux EURODIF qui passe, entre autres, par des négociations entre le groupement SPIE- Batignolles-Framatome-Alsthom et l'OEAI.

Les négociateurs français ont toutefois souligné à leurs interlocuteurs iraniens que :
1/ c'est aux actionnaires d'EURODIF et non au gouvernement français qu'il appartient d'accepter que l'Iran ait un statut "d'actionnaire plein".
2/ c'est "le président de la République François Mitterrand" qui préside le Conseil de politique nucléaire extérieure, dont l'aval est nécessaire.

Le scénario pour la reprise des relations diplomatiques sur lequel Paris et Téhéran se sont entendues, décrit par des sources ayant suivi de près la négociation, est le suivant :

- Deux jours après le retour en France des trois otages, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères déclare que Paris est disposée à rétablir, "dans les meilleurs délais", ses relations diplomatiques avec l'Iran.
Le porte-parole ajoute que la France remet "une note verbale" au gouvernement italien, qui représente les intérêts français à Téhéran, afin qu'il le fasse savoir aux autorités iraniennes. Cette note propose, en outre, une rencontre à Genève, huit jours plus tard, entre émissaires français et iraniens, mandatés par leurs gouvernements pour arrêter définitivement les modalités techniques de la reprise des relations et la taille des ambassades.

- Trente jours après le retour des otages, les deux gouvernements désignent leur ambassadeur respectif et demandent son agrément à l'autre partie.

- Dix jours plus tard, les deux ambassadeurs arrivent dans l'une et l'autre capitale.
Les négociateurs français ont précisé à leurs interlocuteurs, assure-t-on, que ce scénario n'implique "aucun changement dans la politique de la France face aux crises qui affectent la région", c'est-à-dire à propos de la guerre irako-iranienne. Paris est l'un des principaux fournisseurs d'armes à Bagdad.

Les négociateurs ont également fait savoir aux autorités iraniennes que, si elles le souhaitaient, le ministre français des Affaires étrangères pourrait "envisager" d'effectuer une visite à Téhéran après l'échange d'ambassadeurs. Ils ont toutefois précisé que ce voyage devrait obligatoirement être précédé d'une visite à Bagdad où le ministre français est invité depuis deux ans et où il ne s'est pas encore rendu "dans un souci d'équilibre entre l'Irak et l'Iran".
Enfin, les négociateurs français ont fait savoir au gouvernement iranien que, s'il le souhaitait, une visite à Paris du ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati "pourrait être programmée" après l'élection présidentielle française, dont le deuxième tour se déroule dimanche. (AFP)


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Pour ne plus recevoir ces informations, envoyez un mail vide à rezo-cp-unsubscribe@sortirdunucleaire.org
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: barbara bush le 06 avril 2009 à 13:22:41
j'incite tt le monde à adhérer à Sortir du Nucléaire certes, mais aussi à la Criirad (adhésion réduite pour les pauvres) qui est la seule association à avoir actuellement le matériel scientifique humain et matériel de pointe pour faire les mesures de radioactivité (contrairement à Areva et EDF comme l'état l'a lui-même admis). Pour le soutien et aussi pour recevoir "Trait d'union" bimestriel de liaison bourré d'infos. Il faut vraiment faire de l'info de terrain, les gens restent sous-informés, heureusement qu'il y a eu le docu à la télé qui a remué les cervelles! En mai sortira le dossier que la CRIIRAD fait sur le Tricastin, ça va chauffer. :o
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 avril 2009 à 08:41:38
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 8 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333


 
Stéphane Lhomme (porte parole du Réseau
"Sortir du nucléaire") mis "sous surveillance"
par l'officine "Securewyse" à la solde d'EDF
 
 
    - Cette affaire est la suite de celle du document "confidentiel défense"
     qui reconnaît que le réacteur EPR ne résisterait pas à un crash d'avion
 
    - "Sortir du nucléaire" veut un non-lieu pour son porte-parole
       menacé de 5 ans de prison pour avoir diffusé ce document
 
    - "Sortir du nucléaire" va porter plainte à Nanterre contre EDF et la DST
 
    - La DST a-t-elle aidé EDF pour espionner "Sortir du nucléaire" ?
 


Dans son édition de mercredi 8 avril 2009, le Canard enchaîné révèle que Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé "sous surveillance" par la société "Securewyse" (*), basée à Lausanne, dans le cadre d'un contrat passé avec… EDF.
 
Cette affaire est la suite de celle du document confidentiel défense issu d'EDF, que le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est procuré et a rendu public (voir ci-joint la chronologie de l'affaire). Ce document ultra-sensible reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.
 
Après s'être procuré ce document, le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" a été mis en garde à vue par la DST, le 16 mai 2006 et le 25 mars 2008, sur réquisition du Parquet de Paris (section "antiterroriste") avec la menace de 5 ans de prison pour "compromission du secret de la défense nationale".
 
Pour protester contre cette mise en examen, le Réseau "Sortir du nucléaire" a mis en ligne le document Confidentiel défense et l'a diffusé à de nombreuses organisations et personnalités qui l'ont aussi mis en ligne en signe de soutien. (**)
 
EDF et la DST semblent à ce jour toujours en échec dans la recherche de la "source" qui, de l'intérieur d'EDF, informe "Sortir du nucléaire". D'où, certainement, la mise en œuvre de méthodes illégales pour lesquelles une question se pose : la DST a-t-elle aidé EDF pour espionner "Sortir du nucléaire" ? Si c'est le cas, cette affaire est encore plus explosive.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" va sous peu porter plainte devant le Parquet de Nanterre contre EDF mais aussi contre la DST (désormais DCRI) dans cette affaire d'espionnage et d'infiltration. Plus généralement, cette affaire montre, si cela était encore nécessaire, que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et à la santé des êtres vivants, mais aussi à la démocratie.
 
 
(*) Securewyse  : http://securewyse.com/pages/home.frpag.html (http://securewyse.com/pages/home.frpag.html) 
(**) Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
 

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Espionnage du Réseau "Sortir du nucléaire" par EDF
Le résumé de l'affaire de novembre 2003 à mars 2009

Consulter le document Confidentiel défense :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)   
 
 
 
24 novembre 2003 : le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle par communiqué être entré en possession d'un document Confidentiel défense, issu d'EDF, qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne. Les agences de presse (AFP, Reuters) publient des dépêches sur cette affaire
Cf le communiqué initial : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=536 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=536)
modération: Ce communiqué n'est plus disponible.
Cf AFP : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=5923 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=5923)
Cf Reuters : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=1360 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=1360)
 
 
25 novembre 2003 : Le Figaro ("Un document «secret défense» dévoilé : le futur réacteur EPR vulnérable aux chutes d'avions") et Libération ("Les écologistes attaquent EDF avec ses propres documents") couvrent l'affaire.
Cf par exemple : http://www.liberation.fr/terre/0101462373-les-ecologistes-attaquent-edf-avec-ses-propres-documents (http://www.liberation.fr/terre/0101462373-les-ecologistes-attaquent-edf-avec-ses-propres-documents)
 
 
25 novembre 2003 (bis) : Patrick Ollier, à l'époque président (UMP) de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, demande l'ouverture d'une "enquête administrative" sur le Réseau "Sortir du nucléaire" et le document confidentiel défense (cf dépêche AFP). Curieusement, l'affaire en reste là et, quelques temps plus tard, comme si de rien n'était, EDF et Areva recommencent à prétendre que l'EPR résisterait à un crash d'avion de ligne...
http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=5924 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=5924)
 
 
16 novembre 2004 : sur le plateau de l'émission de France 3 "France Europe express", animée par Christine Okrent. Face à Mme Lauvergeon (PDG d'Areva), Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" brandit le document confidentiel défense et en lit des extraits.
 
 
10 septembre 2005 : la Commission nationale du Débat public (CNDP), chargée d'organiser un débat officiel sur la construction du réacteur EPR, annonce être confrontée à un problème : dans sa contribution écrite, le Réseau "Sortir du nucléaire" fait référence au fameux document Confidentiel défense. Craignant d'être elle-même poursuivie, la CNDP décide de censurer la contribution du Réseau "Sortir du nucléaire". (Cf AFP, 20/09/2005 : "Débat public sur l'EPR et secret défense: la CNDP recherche une solution')
 
 
15 septembre 2005 : à la Une, le journal Le Monde évoque l'affaire : "Quand le débat public rencontre le secret-défense"
Cf http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr-confidentiel&page=4 (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr-confidentiel&page=4)
 
 
16 mai 2006 : mandatée par le parquet de Paris, section antiterroriste, la Direction de la surveillance du territoire (DST, aujourd'hui DCRI) fait irruption chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", lequel est aussitôt placé en garde à vue. Il est "questionné" quinze heures d'affilée, son appartement fouillé de fond en comble, ses ordinateurs et téléphone confisqués. Une copie du fameux document est saisie. Cf AFP, Reuters, ATS, Le Monde.fr, le Figaro.fr, Libération.fr, etc
(Cf par exemple : http://www.lefigaro.fr/france/20060516.WWW000000354_un_anti_nucleaire_arrete_par_la_dst.html (http://www.lefigaro.fr/france/20060516.WWW000000354_un_anti_nucleaire_arrete_par_la_dst.html) )
 
 
17 mai 2006 : en signe de protestation, le Réseau "Sortir du nucléaire" décide de mettre en ligne le Document confidentiel défense et le diffuse à de nombreuses associations et personnalités qui le mettent aussi en ligne sur leurs sites respectifs. (Cf Libération, 18 mai 2006 : "Libéré, Stéphane Lhomme contre-attaque")
Cf http://www.liberation.fr/terre/010148534-libere-lhomme-contre-attaque (http://www.liberation.fr/terre/010148534-libere-lhomme-contre-attaque)
et http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)   
 
 
25 mars 2008 : près de deux ans plus tard, Stéphane Lhomme est à nouveau placé en garde à vue et "questionné" pendant près de 10 heures. Une liste de responsables d'EDF lui est présentée : la DST est toujours en échec dans la recherche de la "source" qui, à l'intérieur d'EDF, récupère des documents sensibles te les transmets au Réseau "Sortir du nucléaire". Poursuivi pour "Compromission du secret de la défense nationale", Stéphane Lhomme reste sous la menace de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende.
Cf par exemple : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200813/nucleaire-la-verite-inquiete_105937.html (http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200813/nucleaire-la-verite-inquiete_105937.html)
modération: page d'accueil du jdd
ou http://www.challenges.fr/depeches/20080326.REU1547/?xtmc=epr&xtcr=14 (http://www.challenges.fr/depeches/20080326.REU1547/?xtmc=epr&xtcr=14)
ou http://www.liberation.fr/contre-journal/010177356-la-dst-version-police-politique (http://www.liberation.fr/contre-journal/010177356-la-dst-version-police-politique)
 
 
31 mars 2009 : le journal en ligne Médiapart révèle : "L'ancien commandant de police Pierre François avait été chargé de développer au sein d'EDF des activités de renseignement afin de prévenir d'éventuelles attaques terroristes, mais aussi des campagnes de déstabilisation ou des actes de malveillances émanant de la mouvance anti-nucléaire, comme les associations Sortir du nucléaire ou Greenpeace, très investies en la matière. La "cellule" animée par Pierre François aurait notamment infiltré ces associations, parfois avec la bénédiction des services spéciaux français dont sont issus la plupart de ses membres." et fait référence à l'affaire du Document confidentiel défense.
 
 
A ce jour, poursuivi pour "Compromission du secret de la défense nationale", Stéphane Lhomme reste sous la menace de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende pour avoir détenu et rendu public le document Confidentiel défense. Il a expliqué la démarche du Réseau "Sortir du nucléaire" dans un texte intitulé "Les raisons de la publication du document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR"
(cf http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=157 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=157))
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 avril 2009 à 16:40:09
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 15 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333


A l'occasion des 23 ans de la catastrophe de Tchernobyl et du
"Chernobyl day" organisé par le Réseau "Sortir du nucléaire" :
 
Tournée de conférences en France du
Pr. Youri Bandajevsky
 
"La santé des habitants des zones contaminées par Tchernobyl"


Le Pr Youri Bandajevsky a effectué 6 ans de prison en Biélorussie simplement pour avoir dit la vérité sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (26 avril 1986). Amnesty international a classé le Pr Bandajevsky comme prisonnier d'opinion jusqu'à sa libération conditionnelle survenue le 5 août 2005
 

Programme de la tournée :

Vendredi 17 avril à Strasbourg : 20h15 - Cinéma l'Odyssée - 3, rue des Francs Bourgeois
Dimanche 19 avril à Colmar : 20h – Chapelle St Jean
Mardi 21 avril à Grenoble : 20h30 – Maison des associations, 6 rue Berthe de Boissieux
Jeudi 23 avril à Toulouse : 20h30 – salle du centre Osete, 6 rue Pélissier
Vendredi 24 avril à Bordeaux : 20h30 – Athénée municipal, place Saint Christoly
Lundi 27 avril à Clermont-Ferrand : 19h - Ecole Supérieure de Commerce ; 4, Bd Trudaine
 

Note : Le Pr Youri Bandajevsky sera fait Citoyen d'honneur de la ville de Bègles par le député-maire Noël Mamère, Vendredi 24 avril à 18h, mairie de Bègles (Gironde), et en présence de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
 
Communiqué
 
La tournée de conférences du Pr Bandajevsky est organisée par le Réseau "Sortir du nucléaire" dans le cadre de sa seconde opération internationale "Chernobyl day" ( http://www.chernobyl-day.org ) qui a fédéré lors de sa première édition en 2008 près de 180 initiatives en France mais aussi à l'étranger.
 
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il s'agit de souligner la nécessité de fermer, le plus vite possible, toutes les installations nucléaires avant qu'une nouvelle catastrophe ne se produise. En effet, 23 ans après, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation masquer les véritables conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.
 
500 000 enfants en Bélarus souffrent de l’exposition quotidienne à la radioactivité et sont abandonnés encore aujourd’hui à leur sort. Le mensonge et l’oubli, avec des complicités au sommet de divers Etats et institutions internationales, permettent hélas au lobby nucléaire d’envisager la construction de centrales nucléaires dans plusieurs pays à travers le monde. Non seulement il ne faut pas construire de nouvelles installations nucléaires, mais il faut aussi fermer celles qui existent déjà.
 
En juillet 2007, un séisme à mis à mal la plus grande centrale nucléaire du monde à Kashiwasaki (Japon), qui est toujours fermée depuis. Si l'épicentre, situé à 9km de la centrale, avait été plus proche, le pire était hélas probable. En France, la fuite d'uranium du Tricastin et les autres fuites et évènements graves de 2008 ont montré la persistance du risque d'accident.
 
De plus, le vieillissement des installations ne fait qu'aggraver la situation. Une à une, les centrales françaises atteignent les 30 ans, ce qui est déjà le cas de celle de Fessenheim (Alsace) qui ne cesse de se dégrader. Le Réseau "Sortir du nucléaire" organise d'ailleurs les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar un rassemblement international pour obtenir la fermeture définitive de cette centrale. ( http://www.fermons-fessenheim.org )
 
La tournée du Pr Bandajevsky et l'ensemble des initiatives du "Chernobyl day" visent à interpeller l'opinion publique sur la nécessité de sortir du nucléaire au plus vite. Les plans d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables créent beaucoup plus d'emplois que le nucléaire, réduisent la dépendance énergétique, et laissent une chance d'avenir à la planète.
Titre: Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: lcarl le 17 avril 2009 à 08:34:08
La tournée du Pr Bandajevsky et l'ensemble des initiatives du "Chernobyl day" visent à interpeller l'opinion publique sur la nécessité de sortir du nucléaire au plus vite. Les plans d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables créent beaucoup plus d'emplois que le nucléaire, réduisent la dépendance énergétique, et laissent une chance d'avenir à la planète.
Pour aller dans le sens du copier/coller. Et oui c'est possible! Meme moi l'affreux. Le nucleaire pose des probleme a cause du rejet dans les rivieres d'eau tiede ou chaude qui chance la temperature et modifie le microcosme.
Titre: Re : Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: palu le 17 avril 2009 à 17:45:12
Pour aller dans le sens du copier/coller. Et oui c'est possible! Meme moi l'affreux. Le nucleaire pose des probleme a cause du rejet dans les rivieres d'eau tiede ou chaude qui chance la temperature et modifie le microcosme.

Microcosome ?  :D
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 avril 2009 à 18:25:58
Son salaire n'est pas microscopique, par contre à celle ci!

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du vendredi 17 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333



Areva : "Sortir du nucléaire" demande l'annulation de
l'augmentation de 33% du salaire de Mme Lauvergeon
et propose au contraire une réduction de 55%... comme la cotation d'Areva en 2008


 
- Areva, entreprise d'Etat, est au bord de la faillite et attend un renflouement public
- Il faut investir dans les énergies propres... pas dans le salaire de Mme Lauvergeon


 
 
Alors que de nombreux citoyens connaissent de graves difficultés financières, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'augmentation de 33% de salaire obtenue par Mme Lauvergeon (présidente du directoire d'Areva), dont la rémunération est portée à 919.000 euros. Sans même aborder la question de fond sur l'industrie nucléaire, qu'il est légitime de considérer comme une grave nuisance, force est de constater que l'entreprise Areva, détenue par l'Etat, est au bord de la faillite.

De fait, non seulement Mme Lauvergeon ne doit pas être augmentée, mais son salaire devrait être considérablement réduit. A la bourse de Paris, la cotation d'Areva est passée de 820 euros en juin dernier à 325 à ce jour : -60% !  Pour la seule année 2008, la cotation d'Areva est passée de 785 à 350 euros, soit - 55%. C'est la décote qu'il convient donc d'appliquer au salaire de Mme Lauvergeon, au vu de ses déconvenues.
 
Ainsi, le chantier EPR d'Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d'euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.
 
De plus, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Mme Lauvergeon qui doit trouver 2 milliards d'euros de plus pour racheter parts détenues par son ancien allié. Areva a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d'exploitation de la mine d'uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait faire construire.

Par ailleurs, lors des nombreux déplacements à l'étranger de M Sarkozy, malgré des effets d'annonce tonitruants sur de supposées "ventes" d'EPR, seuls ont été signés des "accords de coopération" qui n'engagent à rien : les clients potentiels d'Areva ont noté l'incapacité d'EDF et d'Areva à construire l'EPR, dont l'avenir commercial est obéré.

Autre marché visé par Areva et qui tourne à la déconfiture : les USA. Le plan de relance de M. Obama a attribué zéro dollar au secteur nucléaire... qui espérait 50 milliards. De même, en Grande-Bretagne, Areva est tributaire d'éventuelles commandes d'EDF qui a racheté British energy au prix fort (juste avant la crise mondiale !). Du coup, EDF est lourdement endettée et à aussi perdu près de 60% en bourse...

Areva étant détenue par l'Etat, ce sont les citoyens de France qui paieront la note le moment venu. Il est encore temps de mettre un coup d'arrêt à cette folie, et d'empêcher M Sarkozy d'utiliser l'argent public pour renflouer Areva. Suivant l'exemple de M Obama aux USA, c'est dans les économies d'énergie et dans les énergies renouvelables qu'il faut investir... et non dans le salaire de Mme Lauvergeon.
Titre: Re : Re : Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: lcarl le 18 avril 2009 à 17:04:22
Pour aller dans le sens du copier/coller. Et oui c'est possible! Meme moi l'affreux. Le nucleaire pose des probleme a cause du rejet dans les rivieres d'eau tiede ou chaude qui chance la temperature et modifie le microcosme.
Microcosome ?  :D
L'ecosysteme. Je suis anglophone l'ami mais je fais l'effort d'ecrire le plus souvent en francais.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 20 avril 2009 à 14:56:11
Eoliennes : vent de polémiques
Les réponses du Réseau "Sortir du nucléaire"
 

Les articles et reportages fleurissent ces temps-ci sur la question des éoliennes, accusées de tous les maux. Etudions quelques-uns des "arguments" avancés par les anti-éoliens… qui sont la plupart du temps des pronucléaires mal déguisés.

 
 
Eolien "industriel" ?
Les opposants aux éoliennes utilisent systématiquement l'expression "éolien industriel", de façon péjorative, comme s'il existait un "éolien artisanal" qui, lui, serait acceptable. Il faudrait donc que les énergies renouvelables soient produites par des machines bricolées au fond de nos garages ? A ce compte, les énergies polluantes (nucléaire, pétrole, gaz, charbon) ont de beaux jours devant elles ! Notons d'ailleurs que les leaders des anti-éoliens ne sont opposés à l'industrie que lorsque elle est éolienne : Gérondeau fait partie du lobby de l'industrie automobile, Giscard et Boiteux du lobby de l'industrie nucléaire. (Cf plus bas)
Certes, les éoliennes ne doivent pas être installées en dépit du bon sens (voir ci-dessous), mais il est nécessaire que les énergies renouvelables soient développées par des industries performantes, écologiques, citoyennes.
 
 
Eolien au service des promoteurs ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a formalisé depuis 2004 ses positions à travers une campagne intitulée "Pour un vrai service public de l'électricité sans nucléaire" (*), qui critique fermement la dérive libérale d'EDF et revendique "l'accès à l'énergie et la qualité des services pour tous, un système tarifaire progressif avec une consommation de base à prix modique, (...) vivre mieux, dépenser moins, réduire la pollution et améliorer les conditions de vie du plus grand nombre grâce à la maîtrise de l'énergie". Ces positions sont incompatibles avec la recherche du profit au détriment des citoyens et de l'environnement.
Parmi les installateurs d'éoliennes en France, on trouve EDF, Areva, Total : les plus grands pollueurs. Il est donc nécessaire que les énergies renouvelables, et donc les éoliennes, soient développées par un vrai Service public de l'énergie, au service des usagers et de l'environnement.
 
 
Installer des éoliennes "entre les réacteurs nucléaires" est absurde
Développer les énergies renouvelables n'a de sens que si l'objectif final est de faire disparaître les industries polluantes. Cela passe par une vraie politique de maîtrise de l'énergie, par une réduction globale de la consommation (marquée par des gaspillages gigantesques). Hélas, la politique énergétique du gouvernement, d'EDF, Areva ou Total, consiste à ajouter quelques éoliennes... tout en continuant à développer les énergies polluantes (nucléaire, énergies fossiles), et à promouvoir la consommation au nom d'une politique de croissance qui a fait la preuve de son ineptie sur la plan environnemental mais aussi social. C'est absurde.
 
 
Halte à la "tyrannie du CO2"
Selon les pronucléaires, un seul critère sert à évaluer la pertinence d'une énergie : les émissions de CO2. Cela favorise bien sûr le nucléaire, qui en émet relativement peu (c'est d'ailleurs de moins en moins vrai car les opérations d'extraction de l'uranium émettent des quantités grandissantes de CO2). Mais il n'y a aucune raison de se plier à ce diktat : une énergie doit être évaluée sur un ensemble de critères : risques de catastrophe, rejets dans l'environnement, production de déchets (radioactifs ou autres), créations d'emplois, décentralisation, démocratie. Ce qui est certain, c'est que l'éolien est une énergie propre et renouvelable, et que le nucléaire est une énergie polluante et non renouvelable.
 
 
Quand le vent arrête le nucléaire et le charbon…
Alors que les éoliennes ne produisent pas de CO2, elles sont accusées d'en dégager… indirectement : l'intermittence de la production éolienne entraînerait la mise en service de centrales thermiques (gaz, charbon) pour ajuster la production. La réalité est exactement inverse : quand il y a du vent, on peut stopper des centrales polluantes, thermiques ou nucléaires. A condition bien sûr qu'il y ait assez d'éoliennes (voir plus loin les données sur la production éolienne, indûment accusée d'être négligeable). Les anti-éoliens citent souvent le Danemark et l'Allemagne, champions des éoliennes mais aussi forts émetteurs de co2. Mais ces émissions existaient avant le développement des éoliennes qui, justement, permettent de diminuer les pollutions (co2, déchets radioactifs)
 
 
Intermittence et prévisions
Il est rarissime que le vent soit absent partout : si des parcs éoliens sont judicieusement répartis sur le territoire d'un pays, il y a toujours des éoliennes qui fonctionnent. Par ailleurs, les prévisions météo concernant les vents sont très précises, il est donc facile de prévoir la production éolienne… et les besoins de production des autres filières.
 
 
Couplage des éoliennes avec les autres énergies renouvelables
La production éolienne est certes intermittente, mais elle peut parfaitement être couplée à d'autres productions renouvelables (hydroélectricité en particulier). Il est donc parfaitement faux de prétendre que les éoliennes impliquent l'utilisation de centrales thermiques. D'ailleurs, à terme, il ne restera que les énergies renouvelables…
 
 
Il est possible de stocker l'énergie éolienne
Non, rassurez-vous, il ne s'agit pas de faire des "réserves de vent" ! Le problème de l'intermittence de la production est en voie d'être réglé grâce à des systèmes de stockage de l'énergie (bien lire de l'énergie et non de l'électricité) – par exemple la compression de l'air ou le stockage d'eau en hauteur – qui permettent de produire ensuite de l'électricité lorsque le vent manque. Seuls ceux qui ne croient pas au Progrès – en particulier ceux qui soutiennent le nucléaire, énergie archaïque – sont sceptiques sur la mise en œuvre de ces techniques "anti-intermittence".
 
 
Canicule, vent, centrales nucléaires, et panneaux solaires
Les pronucléaires rappellent que, pendant la canicule 2003, il y a eu fort peu de vent et que beaucoup d'éoliennes sont restées à l'arrêt. Certes, mais il a aussi fallu arrêter de nombreux réacteurs nucléaires, devenus impossibles à refroidir. Par contre, il est certain que l'énergie solaire ferait merveille pendant une canicule… à condition d'investir dans cette énergie, bien sûr. Les énergies renouvelables sont propres et complémentaires.
 
 
C'est le nucléaire qui est couplé à des centrales thermiques
Nous l'avons vu, il est injustement reproché aux éoliennes d'être responsables de certaines émissions de CO2, et dans le même temps le nucléaire est montré en exemple. En réalité, c'est le nucléaire, du fait du manque de souplesse de sa production, qui doit être couplé en continu à des centrales thermiques qui couvrent les pointes de consommation. C'est donc bien le nucléaire qui est responsable d'importantes émissions de CO2.
 
 
La production éolienne est désormais massive
Au niveau mondial, ce sont désormais 100 000 MW éoliens qui sont installés, soit l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires. En considérant qu'une éolienne fonctionne en moyenne 30% du temps, cela fait l'équivalent de la production d'une trentaine de réacteurs nucléaires. Ces chiffres sont en augmentation exponentielle : l'éolien est en passe de devenir une énergie de masse. (A noter : un réacteur nucléaire est tout de même arrêté environ 20% du temps, et beaucoup plus en cas d'incident). En Espagne, les éoliennes couvrent par moment plus de 40% de la consommation d'électricité du pays (cf AFP 24 novembre 2008)
 
 
Il ne s'agit pas de "remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes"
Pour tenter de décrédibiliser les énergies renouvelables, les pronucléaires calculent le nombre d'éoliennes qu'il faudrait pour remplacer les réacteurs nucléaires. C'est absurde : la première chose à faire est de réduire la consommation d'énergie et d'éliminer les immenses gaspillages… dont EDF est d'ailleurs en grande partie responsable : pour "justifier" le nucléaire, la surconsommation d'électricité est un véritable sport national !
 
 
L'éolien à quel prix ?
On trouve ici où là des dossiers qui prétendent que l'éolien pourrait coûter à la France 3 à 5 milliards d'euros par an. Or, vrai ou faux, ce chiffre est négligeable : la France a importé en 2008 pour 60 milliards d'euros de pétrole et gaz. Cette facture augmente d'ailleurs chaque année. De plus, le démantèlement des installations nucléaires et la gestion (impossible) des déchets radioactifs vont coûter des centaines de milliards d'euros. Qui peut croire que c'est l'énergie éolienne, alors que le vent nous est fourni gratuitement, qui va nous ruiner ?
 
 
Sur votre facture EDF…
Les pronucléaires prétendent que la CSPE (Contribution au Service Public de l'Électricité), que l'on peut noter sur sa facture EDF, est due au surcoût des énergies renouvelables et en particulier de l'éolien. C'est faux : seule une infime fraction de cette taxe est concernée… malheureusement : en effet, ce serait une bonne chose qu'EDF investisse beaucoup plus dans les énergies renouvelables…
 
 
Il restera toujours du vent…
Les énergies renouvelables ont pour avantage d'êtres propres, complémentaire, et surtout inépuisables : même s'il souffle de façon irrégulière, il y aura toujours du vent. On ne peut pas en dire autant des énergies fossiles et du nucléaire dont le combustible, l'uranium, sera épuisé dans quelques décennies.
 
 
Eoliennes : impact minime sur les oiseaux
Les études européennes (dont l'étude de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage) font état d'une moyenne de 0,4 à 1,3 oiseau tué par éolienne et par an, un chiffre très faible par rapport aux dommages causés par la circulation routière, les pylônes électriques, les lignes à haute tension ou encore les baies vitrées. (Cf AFP - 7 décembre 2004). Par ailleurs, les chasseurs tuent chaque années plusieurs millions d'oiseaux.
 
 
Le nucléaire défigure les paysages bien plus que les éoliennes
Il y a en France environ 1500 éoliennes (et 30 000 en Allemagne). C'est fort peu comparé aux 200 000 grands pylônes électriques – et aux lignes qu'ils portent – qui défigurent la France de part en part. C'est le nucléaire, du fait de l'extrême centralisation de sa production, qui est la cause du si grand nombre de pylônes, car il faut acheminer l'électricité sur des centaines de kilomètres
 
 
Pour les touristes, les éoliennes valorisent la région
Un sondage CSA commandé en par la région Languedoc-Roussillon a montré que 92% des touristes, interrogés sur 25 sites en pleine période touristique, considèrent l’utilisation des éoliennes comme "une bonne chose". Seulement 16% estiment qu'elles "dégradent le paysage dans lequel elles sont implantées". Mieux : les touristes interrogés dans des sites où existent des éoliennes ou qui en ont vu sont nettement plus favorables aux éoliennes que ceux qui n'en ont pas vu.
 
 
L'énergie éolienne est contrôlable par les citoyens
Le nucléaire est marqué par l'opacité et la centralisation, les citoyens en sont maintenus à l'écart par de hautes clôtures, des vigiles, des gendarmes. Au contraire, l'éolien est décentralisé, accessible (vous pouvez entrer dans un parc éolien, pas dans une centrale nucléaire) et facilement contrôlable.
 
 
Qui est Christian Gérondeau ?
Auteur de Écologie, la grande arnaque, grand pourfendeur d'éoliennes, souvent invité à la télévision et cité dans d'innombrables articles, M. Gérondeau n'est autre que le président de la Fédération française des automobiles clubs. Il n'est donc pas spécialiste de l'environnement mais au contraire… de la pollution. Et pourtant, il a bénéficié d'une incroyable couverture de presse pour dénoncer le "péril éolien". On comprend que le puissant lobby de l'automobile veuille détourner l'attention de ses pollutions, bien réelles. Mais il est curieux que des médias se prêtent à cette opération de désinformation.
 
 
Giscard et Boiteux
Giscard d'Estaing (élu Président de la République... en 1974) et Marcel Boiteux (nommé Président d'EDF... en 1967) sont les "leaders" des anti-éoliens. Cela démontre à souhait qu'il s'agit d'un combat d'arrière garde ! Il est d'ailleurs assez "amusant" de voir ces personnages, qui ont mobilisé des armées entières de CRS et Gendarmes mobiles pour imposer le nucléaire, revendiquer aujourd'hui concertation et transparence pour le développement des éoliennes. Ils vont même jusqu'à agiter un supposé problème avec... le démantèlement des éoliennes (!), alors que c'est avec leurs centrales nucléaire que ce problème est crucial et même dramatique.
 
 
Qu'est-ce que la Fédération environnement durable ?
Sous une dénomination qui laisse croire à une association environnementaliste, cette organisation n'est autre que le regroupement des anti-éoliens. Sur le site web associé, on constate rapidement que, finalement, la "solution" proposée par ces gens est de continuer à investir dans le nucléaire…
 
 
La mobilisation "anti-éolienne" est infime
Les anti-éoliens ont organisé les 6 octobre 2007 et 4 octobre 2008 deux "manifestations nationales" à Paris, tout aussi squelettiques l'une que l'autre, bien que puissament annoncées à l'avance par de nombreux médias. Sur le site du "Collectif du 6 octobre", il est question d' "un millier de manifestants". Au vu des photos, on peut au mieux en accorder quelques centaines. La mobilisation anti-éolienne bénéficie donc d'une couverture de presse inversement proportionnelle à son importance. Elle est infime, surtout comparée aux manifestations antinucléaires (60 000 personnes le 17 mars 2007).

 
 
(*) http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2003&page=vrai (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=campagnes&soussousmenu=2003&page=vrai)
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 20 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333



"Sortir du nucléaire" pointe l'absurdité
de la loi "anti-cagoules" et maintient ses
rassemblements "masqués" (25/26 avril)


 
- Les manifestants du "Chernobyl day", qui portent des masques pour
symboliser les victimes anonymes du nucléaire, doivent-ils être arrêtés ?

 
- Le gouvernement ferait mieux de faire la vérité dans
l'affaire de l'espionnage des antinucléaires par EDF



Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'absurdité du projet de décret du ministère de l'intérieur, et de la proposition de loi de plusieurs députés UMP, qui visent à créer "un délit pour le port de cagoules et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements".

En effet, tous les ans, pour l' "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), des rassemblements sont organisés ( cf http://chernobyl-day.org (http://chernobyl-day.org) ) dans toute la France et au delà, et les manifestants portent des masques (cf photo) afin de symboliser les victimes anonyme de l'atome : les millions d'européens contaminés par le nuage de Tchernobyl, les travailleurs intérimaires envoyés par EDF dans les zones les plus contaminées des centrales, les riverains des installations nucléaires, les victimes des bombardements et essais nucléaires, etc.

Le ministère de l'intérieur prétend que son projet de texte ne vise "que" les personnes qui se dissimuleraient le visage "dans le but de ne pas être reconnues" et "de se livrer à des violences ou commettre des dégradations". Mais il ne s'agit là que de précisions verbales sans valeur juridiques. Une tel texte de décret ou de loi peut être utilisé à dessein pour sanctionner lourdement des manifestants du seul fait de leur engagement.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" étudiera les moyens juridiques pouvant faire annuler tout décret ou loi qui viserait à restreindre le droit de manifester. Le gouvernement ferait mieux de protéger les libertés publiques, en commençant par faire la vérité dans l'affaire de l'espionnage des antinucléaires par EDF.

http://chernobyl-day.org/ (http://chernobyl-day.org/)

: http://dl.free.fr/vonRWZiJY (http://dl.free.fr/vonRWZiJY)
mod: Fichier inexistant.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 21 avril 2009 à 11:22:37
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 21 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333

 

Chantier du réacteur EPR :
"Sortir du nucléaire" dénonce
de nombreuses malfaçons
 
- "Sortir du nucléaire" pointe 4 rapports d'inspection qui établissent de nombreuses erreurs d'EDF
- l'EPR, non conçu pour résister à un crash d'avion, sera encore plus vulnérable face à ce risque
 
 

Tout en rappelant qu'un réacteur nucléaire est toujours dangereux, même quand il a été construit de façon convenable, le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention sur de nouvelles révélations concernant le chantier du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche). Les erreurs et malfaçons font que ce réacteur, s'il entre un jour en service, sera encore plus dangereux que l'on pouvait le craindre. Lundi 20 avril 2009, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en ligne 4 rapports d'inspection (*) qui attestent de la gravité de la situation.
 
Une nouvelle fois, "Sortir du nucléaire " reproche à l'ASN de ne pas communiquer pour attirer sur ses propres rapports l'attention de l'opinion, qui mérite pourtant de connaître la vérité. Il est tout aussi légitime de se demander pourquoi l'ASN a retenu plusieurs mois des rapports d'inspection, comme celui du 14 novembre 2008, alors que celui tout récent du 8 avril 2009 est publié simultanément. Une façon de "noyer" les informations ?

 
L'inspection du 8 avril 2009, menée sur le thème "génie civil du bâtiment combustible" a donné lieu à pas moins de trois "constats d'écarts notables" pour des dérogations non justifiées, des incohérences dans les procédures de qualité, et des contrôles incomplets concernant la réalisation du génie civil.
 
L’inspection du 11 février 2009 portait sur la réalisation de la "coque avion", partie d’ouvrage supposée protéger le réacteur et d'autres éléments en cas de chute d’avion. Depuis la publication par le Réseau "Sortir du nucléaire" d'un document confidentiel défense - action à l'origine de l'espionnage des antinucléaires par EDF - il est acquis que l'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne. La vulnérabilité de l'EPR sera certainement encore plus grande que prévu puisque l'inspection a donné lieu à deux "constats d'écarts notables" dont le non-respect d’exigences du code de la construction et de réalisation du génie civil.
 
L'inspection du 22 janvier 2009, consacrée au "génie civil de la station de pompage", a donné lieu à deux "constats d’écarts notables", portant sur la non détection de la présence de défauts et le manque de rigueur général du titulaire de contrat « génie civil » concernant la qualité.
 
Il faut aussi rappeler que l'inspection du 14 novembre 2008, dont le compte-rendu est donc publié très tardivement, déclinait d'innombrables et inquiétantes fautes et irrégularités, en particulier concernant les soudures du "liner" (peau d’étanchéité métallique de l’enceinte de confinement). Tout laisse à penser que de nombreuses soudures irrégulières ont eu lieu.
 

Une fois de plus, il apparaît que l'industrie nucléaire est incapable de maîtriser ses propres activités. Les chantiers EPR de Finlande (dirigé par Areva) et de Flamanville (dirigé par EDF) semblent rivaliser en terme d'erreurs, de retards et de surcoûts. En plus des déconvenues financières qui vont inévitablement retomber sur les citoyens français, comment ne pas penser que, si ces réacteurs entrent un jour en service, tout ceci risque de se terminer par des incidents graves voir un véritable accident nucléaire ?
 
 
(*) 8 avril 2009 : http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-EDFFA3-0018.pdf (http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-EDFFA3-0018.pdf)
19 février 2009 : http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-EDFFA3-0007.pdf (http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-EDFFA3-0007.pdf)
22 janvier 2009 : http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-EDFFA3-0002.pdf (http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-EDFFA3-0002.pdf)
14 nov. 2008 : http://www.asn.fr/sites/default/files//files/INS-2008-EDFFA3-0011_0.pdf (http://www.asn.fr/sites/default/files//files/INS-2008-EDFFA3-0011_0.pdf)
modération: pour les 4 liens: erreur 404 pages non trouvées
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 24 avril 2009 à 12:29:24
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 24 avril 2008 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Annulation d'un projet EPR aux USA :
le début de la fin pour le nucléaire ?
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de l'annulation par
l'américain Ameren d'un projet de réacteur EPR aux USA, qui
va certainement être suivie de nombreuses autres défections
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de l'annulation, par l'électricien américain Ameren, d'un projet de construction de réacteur nucléaire, en l'occurrence un EPR (*), qui devait être édifié Areva dans le Missouri. Il est d'ailleurs probable que cette défection va être suivie de nombreuses autres.
 
L'explication donnée par Ameren est d'ailleurs édifiante : une législation "qui ne permettrait pas une récupération des coûts de construction". En clair : de fortes aides publiques et l'augmentation des factures des usagers devaient payer la construction du réacteur, Ameren n'ayant ensuite plus qu'à empocher les revenus de la vente de l'électricité.
 
Mais, l'administration Obama, contrairement à celle de Bush, entend soutenir prioritairement les énergies propres et renouvelables... dont ne fait bien sûr pas partie le nucléaire. En l'absence des fortes aides publiques espérées, la conclusion d'Ameren est claire : l'électricité nucléaire est bien trop chère à produire, le projet de réacteur est annulé.
 
Si l'on peut regretter que le raisonnement d'Ameren ne soit pas basé sur des questions environnementales (risques nucléaires, déchets radioactifs), il est par contre implacable sur le plan économique... et ne peut de fait qu'être tenu à l'identique par les autres électriciens US.
 
On peut donc légitimement espérer que cette annulation soit suivie de nombreuses autres, aux USA et par ricochet dans d'autres pays. D'ailleurs, en décembre dernier, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait construire. Ce scenario donnerait raison au Réseau "Sortir du nucléaire" qui, depuis des mois, conteste la thèse du "grand retour du nucléaire".
 
Le nucléaire est une industrie issue du milieu du siècle dernier, elle est archaïque, dangereuse, chère, et laisse derrière elle des déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution et dont certains vont durer des millions d'années. Il est temps que l'industrie nucléaire disparaisse. Il est légitime d'espérer que Ameren vient de signifier le début de la fin de cette industrie nuisible.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 avril 2009 à 19:48:54
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du mardi 28 avril 2009 - Contact : 06.64.100.333


Areva/Fédération française d'athlétisme
"Sortir du nucléaire" dénonce
un partenariat contre-nature

- "Courir, sauter, lancer", l'athlétisme exprime
la vie, alors que le nucléaire contamine et tue

- "Sortir du nucléaire" interpelle les athlètes français
d'origine africaine sur les contaminations d'Areva au Niger

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le choix absurde des dirigeants de la Fédération française d'athlétisme qui ont sélectionné l'entreprise du nucléaire Areva comme partenaire. Il s'agit clairement d'un partenariat contre-nature.

En effet, les disciplines de l'athlétisme - courir, sauter, lancer - pratiquées par les humains depuis la nuit des temps, expriment la joie de vivre dans une nature saine. C'est évidemment incompatible avec les activités de l'industrie nucléaire, ses contaminations, ses fuites d'uranium, ses déchets radioactifs qui vont durer des millions d'années.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention de tous les athlètes, et parmi eux les athlètes d'origine africaine, sur les graves fautes commises par Areva au Niger : pour s'accaparer l'uranium - le combustible des réacteurs nucléaires - Areva contamine l'environnement, assèche les nappes phréatiques, exploite les travailleurs africains, compromet leur santé, et chasse les populations autochtones.

Il est certainement encore possible que les athlètes rejettent l'accord passé avec Areva et contraignent les dirigeants de la FFA à trouver d'autres partenaires, bien plus en adéquation avec les valeurs originelles de l'athlétisme.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 04 mai 2009 à 18:06:56
Réseau "Sortir du nucléaire"- Fédération de 840 associations
Communiqués du 4 mai 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
Vraies-fausses publicités dans les magazines pour jeunes :
 
"Sortir du nucléaire" a fait
condamner AREVA et EDF
 
- Sortir du nucléaire va rendre publics les contrats secrets par lesquels
Areva impose ses "vraies-fausses" publicités aux magazines pour jeunes
 
- Les condamnations par le Jury de déontologie publicitaire (JDP) étant
symboliques, "Sortir du nucléaire" se prépare maintenant à saisir la justice
 

 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de ses succès contre AREVA et EDF devant le Jury de déontologie publicitaire (JDP) :
- Areva est condamnée à deux reprises (*), pour des "vraies-fausses" publicités insérées dans les magazine Images doc (Groupe Bayard) et L'Actu (Editions Play-bac).
 
- EDF est condamnée (**) pour avoir publié une véritable contre-façon du quotidien pour jeunes l'Actu (Editions Play-bac), reprenant à l'identique la maquette et le titre du magazine… avec hélas la collaboration de ce dernier.
Il est donc avéré, comme l'avait révélé le Réseau "Sortir du nucléaire", que les entreprises du nucléaire, EDF et Areva, font la promotion du nucléaire en trompant les jeunes lecteurs. D'ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" va rendre publics les contrats secrets - ils contiennent une clause de confidentialité - qui permettent de constater que c'est de façon parfaitement délibérée, et même soigneusement élaborée, qu'Areva fait passer ses publicités pour des jeux concours, des dossiers ou des articles qui semblent rédigés par les magazines concernés.
 
Considérant que les condamnations par le Jury de déontologie publicitaire sont symboliques, le Réseau "Sortir du nucléaire" envisage maintenant de saisir la justice. Cependant, une solution amiable est envisageable si les magazines concernés se déclarent disposés à publier des rectificatifs conséquents pour informer leurs lecteurs des méthodes d'Areva et EDF.
 
Par contre, le JDP ayant curieusement refusé de se prononcer sur le "vrai-faux" jeux concours publié en novembre dernier par Areva et le magazine Sciences et Vie Junior, le Réseau "Sortir du nucléaire" prépare d'ores et déjà une action devant la justice.
 
 
 
(*) http://www.jdp-pub.org/AREVA.html et http://www.jdp-pub.org/Areva-l-Actu.html
 
(**) http://www.jdp-pub.org/EDF.html
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 05 mai 2009 à 18:01:59

Alain Rivat (Réseau "Sortir du nucléaire") et Dominique Lalanne (Stop-essais) sont à New-York pour le Comité Préparatoire en vue de la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération (TNP) de mai 2010. Ils nous informent quotidiennement de l'avancée des travaux...

 
New York - 5/05/2009
 
Le traité de non-prolifération (TNP) est en grande réunion à l'ONU à New York du 4 au 15 mai 2009. Le Comité Préparatoire doit définir l'ordre du jour de la prochaine Conférence d'examen du TNP de mai 2010.

Les 188 Etats signataires du TNP ont ouvert les débats par de nombreuses interventions teintées d'optimisme sur les perspectives de désarmememt nucléaire, rappelant avec insistance les 3 "piliers" du TNP : droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles, non-prolifération et désarmement nucléaire. Les ambassadeurs des pays dotés de l'arme nucléaire restent néanmoins sur des positions très traditionnelles.

Lundi 4 mai, la France et le Royaume-Uni sont intervenus sans proposer de réductions qui pourrraient impliquer un retrait des armes nucléaires américaines en Europe, ni réduire la taille des arsenaux francais et britanniques. L'ambassadeur français a même proposé tel un agent commercial de "partager l'expérience unique de la France pour le nucléaire civil avec tous les pays désireux de se doter de capacités électronucléaires".

L'Iran est intervenu pour critiquer l'attitude de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis qui essaient de l'empêcher d'accéder à l'utilisation de l'énergie nucléaire civile.

Les sessions de ce Comité Préparatoire à l'ONU doivent continuer pendant 2 semaines. Les propositions des Etats-Unis et de la Russie seront décisives pour savoir si le désarmement nucléaire sera réellement à l'ordre du jour en 2010, avec des étapes concrètes et des dates butoires.

Les ONG sont autorisées à assister aux debats et pourront aussi intervenir en session pléniere. La voix de la société civile internationale sera-t-elle entendue pour engager une dynamique mondiale vers l'abolition des armes nucléaires ? Réponse d'ici quelques jours...
 
 
Alain Rivat (Réseau "Sortir du nucléaire") et Dominique Lalanne (Stop-essais)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 mai 2009 à 10:14:57
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org
Communiqué du jeudi 7 mai 2009 - Contact : 06.64.100.333


 
Vraies-Fausses publicités d'Areva et
EDF dans la presse pour les jeunes :
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rendra publiques
aujourd'hui à 17h sur son site web les conventions
confidentielles qui explicitent les tricheries d'Areva

 
 
En avant-première, le magazine Politis publie ce matin un dossier sur les révélations du Réseau "Sortir du nucléaire"
Cf http://www.politis.fr/article6962.html
 
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 mai 2009 à 10:38:00
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org
Communiqué du 11/05/2009
 
 
Elections européennes :
mobilisons-nous pour que les futurs députés s'engagent !
Campagne nationale "Agissons pour une Europe sans nucléaire"
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" lance une campagne nationale pour interpeller les têtes de listes aux élections européennes afin qu'elles prennent position et s'engagent sur des questions liées au climat, à l 'énergie et au nucléaire.
 
 
En effet, actuellement le Conseil de l’Union européenne, qui réunit les chefs de gouvernement et les ministres de tous les États de l’Union européenne, rechigne à prendre les mesures qui permettraient de lutter efficacement contre le dérèglement climatique… et certains de ses membres aimeraient faire étiqueter le nucléaire comme "énergie propre" ! La Commission européenne, qui élabore les directives, apporte un soutien actif et à peine voilé à la relance du nucléaire en Europe. Seul le Parlement européen, démocratiquement élu, peut donc être un frein aux offensives pro-nucléaire.
 
 
 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à faire connaître aux canditat-e-s avant les élections du 7 juin prochain, par carte postale ou par courriel (cf http://europe-sans-nucleaire.org ), les positions que nous souhaitons voir portées devant le Parlement européen :
 
• L'opposition à toute tentative de classer le nucléaire parmi les "énergies propres" ou les énergies renouvelables.
 
• Une véritable politique de lutte contre le dérèglement climatique basée sur la maîtrise de la consommation d’énergie, l’efficacité énergétique et un développement accru des énergies renouvelables, pour atteindre, voire dépasser, les objectifs actuellement prévus pour 2020.
 
• L'opposition à tout nouveau financement des recherches ruineuses et au résultat hypothétique sur la fusion nucléaire et l’enfouissement des déchets radioactifs, et l'appuyiez a un investissement massif en faveur des économies d’énergies et des énergies renouvelables.
 
• L'opposition à tout nivellement par le bas des normes relatives à la sûreté nucléaire en Europe.
 
• L'engagement à solliciter et à prendre en compte les avis des ONGs avant toute décision relative à ces questions.
 

 
 
Une évaluation des réponses des candidat-e-s sera rendue publique lors d'une conférence de presse nationale, le lundi 25 mai 2009 de 9h30 à midi à Paris (mairie du 2ème arrondissement), afin rendre compte de leurs connaissances et leurs positions sur le nucléaire.
 
 
 
Contact : Stéphane Lhomme : 06 64 10 03 33
Chargé de campagnes : Pierre-Emmanuel Weck : 06 86 26 63 73
Toutes les informations sur le site http://europe-sans-nucleaire.org
image invalide
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 13 mai 2009 à 09:57:32
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 13 mai 2009 - contact : 06.64.100.333
 
 

Après le document d'Arte sur les précaires du nucléaire.
Centrales obsolètes, mines d'uranium, essais atomiques….
 
Il faut d'urgence un bilan de
50 ans de nucléaire français
 
 

Ce mardi 12 mai, Arte a diffusé le document "RAS nucléaire" qui révèle l'inquiétant état de dégradation des installations nucléaires françaises, aggravant le risque d'accident ou même de catastrophe. Déjà, le 11 février dernier, l'émission "Pièces à conviction" de France 3 révélait au grand public la contamination de nombreuses régions de France par les mines d'uranium aujourd'hui abandonnées par Areva… qui contamine désormais le Niger et entend y ouvrir de nouvelles mines.
 
Début février sortait aussi le film "Gerboise bleue" qui révèle comment les essais nucléaires français en Algérie ont durablement contaminé l'Algérie - c'est aussi le cas de la Polynésie - et causé de graves maladies dans les populations locales et les "vétérans" (militaires et employés du Commissariat à l'énergie atomique).
 

Alors que les citoyens découvrent peu à peu la triste réalité de l'atome, pourtant dénoncée depuis longtemps par les associations antinucléaires, les autorités françaises continue leur fuite en avant insensée :
 
- recherche de sites pour enfouir les déchets radioactifs ;
- politique néocoloniale au Niger pour protéger les mines d'uranium ;
- nouvelles installations nucléaires en chantier (EPR, ITER, GB2, etc) ou en projet ;
- prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels ;
 

Mais les projets nucléaires se heurtent à de graves difficultés et aux mobilisations :
 
- sous la pression populaire, les régions pressenties refusent l'enfouissement des déchets radioactifs (1)
- la vérité se fait peu à peu sur les exactions d'Areva au Niger (2)
- le dossier du démantèlement des installations nucléaires s'avère inextricable (3)
- les chantiers des réacteurs EPR de Finlande (Areva) et Flamanville (EDF) tournent au désastre industriel (4)
 

Qui plus est, les deux supposés "fleurons" de l'industrie nucléaire française, EDF et Areva, sont dans une situation financière catastrophique (4), et continuent pourtant à multiplier les investissements lourds pour participer à une supposée "renaissance du nucléaire". Or celle-ci s'est évanouie sous l'effet de la crise mondiale et de la priorité aux énergies renouvelables donnée par l'administration Obama. (5)
 
De toute évidence, le nucléaire mène la France dans l'impasse environnementale et financière, sans oublier l'éventualité d'une catastrophe. Exclu par l'Elysée des discussions du "Grenelle de l'environnement", le nucléaire doit au contraire, et d'urgence, être l'objet d'un grand débat national, d'un bilan sans concessions et… de décisions audacieuses. La plus sensée étant de mettre en œuvre un plan de sortir du nucléaire, accompagné de mesures ambitieuses d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 

 
(1) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets,.html 
(2) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=529
(3) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/demantelement.html
(4) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=516
(5) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=548


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[rezo-actu]  -  Liste de diffusion sur le nucléaire et ses alternatives.
Les informations diffusées sur cette liste ne reflètent pas nécessairement
le point de vue du Réseau "Sortir du nucléaire" - http://www.sortirdunucleaire.org
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Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 18 mai 2009 à 10:29:11
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 18 mai 2009 - Contact : 06.64.100.333


François Fillon visite l'usine
Georges-Besse2 au Tricastin


La France paye une société étrangère
pour pouvoir utiliser la technologie
de l'enrichissement de l'uranium !


- Areva pourra utiliser cette technologie… mais sans y accéder
- La France "à la pointe dans le nucléaire" n'est qu'un mythe



Lundi 18 mai 2009, le Premier ministre François Fillon visitera, en compagnie de Mme Lauvergeon, présidente d'Areva, la nouvelle usine française d'enrichissement de l'uranium, située au Tricastin (Drôme), baptisée Georges-Besse2.

A cette occasion, les autorités françaises vont une nouvelle fois célébrer le mythe de la France "à la pointe de la technologie nucléaire". Mais, ce qu'elles vont se garder de révéler, c'est que la France ne possède pas la technologie d'enrichissement utilisée dans l'usine Georges-Besse2.

Cette technologie, basée sur l'utilisation de centrifugeuses très spécifiques, est louée - très cher - à l'entreprise Urenco (Pays-Bas, Allemagne, Grande-Bretagne). Pour cacher cette vérité très gênante, Areva met en avant la société commune, ETC (Enrichment Technology Company), créée pour l'occasion et qui sera effectivement détenue à parts égales par Urenco et Areva.

Mais, en réalité, les centrifugeuses vont être utilisées dans le cadre de protocoles très particuliers qui empêcheront Areva d'accéder à cette technologie. Dans le jargon de l'industrie nucléaire, on parle d'une "boite noire".

En clair, en payant très cher, Areva pourra utiliser cette technologie… mais sans y accéder. Il est assez amusant de voir que la France nucléaire, supposée être "triomphante"; ne maîtrise pas la technologie des centrifugeuses, contrairement à certains pays comme... l'Iran.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention sur la fait que ce n'est pas là la seule preuve que le nucléaire français "triomphant" n'est qu'un mythe. Par exemple, 54 des 58 réacteurs nucléaires "français" sont en réalité sous licence de la société Westinghouse (USA).

Quant aux réalisations purement françaises, elle se soldent la plupart du temps par de lourdes déconvenues comme ce fut le cas pour le surgénérateur Superphénix, ou aujourd'hui pour le réacteur EPR dont les deux chantiers en cours - Areva en Finlande et EDF à Flamanville (Manche)- tournent au désastre industriel et financier.

Au lieu de persister dans la voie de garage d'une industrie nucléaire dépassée et largement obsolète, le France ferait bien de suivre l'exemple d'Obama aux USA et d'investir massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables.




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Pour info : NuclearFuel - Volume 30 / Number 26 / December 19, 2005


French centrifuge plant will be 'black box' equipped with TC-21 machine


The Urenco-Areva joint venture (JV) agreement awaiting final political approval calls for Areva's planned enrichment plant at Pierrelatte to be outfitted with a new and more powerful Urenco centrifuge, but Areva will not have access to individual components or design information for the machine, senior Urenco officials told NuclearFuel last week.

Paul Dawson, head of business analysis, planning, and strategy for Urenco's centrifuge research and development subsidiary, Enrichment Technology Co. (ETC), in the U.K., told the Ninth European Nuclear Conference (ENC) in Versailles last week that the French plant will be equipped with the TC-21 centrifuge.
According to some industry sources, TC-21 is estimated to have a design throughput of more than twice the separative power of Urenco's current commercial machine, TC-12. That machine, sources said, has been set up at Urenco's existing locations and would also be installed initially in the plant that the Urenco-led LES consortium plans to build in New Mexico. The New Mexico plant is being designed, however, to accommodate the taller TC-21 centrifuges, and LES will consider in the future the economics of installing TC-21 centrifuges after those machines are fully qualified, a source said.

After leaving the issue open in 2002 when they signed a memorandum of understanding (MOU) to cooperate in centrifuge enrichment, Urenco and Areva in 2003 agreed on terms for a JV that excluded both of them from direct access to centrifuge design information and did not call for joint centrifuge research and development by the two companies, according to senior European enrichment officials. Areva and Urenco would each be 50% partners of ETC, which has already been established as the technology holder for all of Urenco's centrifuge and enrichment plant design information and will be the vehicle for joint R&D.
Earlier this year, with political approval of the JV still pending, market sources in the Urenco countries questioned the business judgment of Urenco management in having agreed to share its know-how with Areva, since centrifuge enrichment is the only major piece of the nuclear fuel cycle for which the French firm has no near-term commercial future (NF, 18 July, 8).

These sources then said that Urenco spelled out to them this fall that, in fact, under the JV terms, Urenco is not concerned that it will lose its current comparative technological advantage in centrifuge enrichment over Areva because the French firm will not obtain access to sensitive design information about centrifuges installed in the plant in France. They called the planned facility at Pierrelatte a "black box." That term describes a plant that is provided by a technology-holder to a second party, which owns and operates the plant but is not permitted to obtain design information on critical processes.

On the basis of the black box transfer model, during the 1990s the USSR, and then the Russian Federation, built three centrifuge enrichment facilities in China. A subsidiary of the China National Nuclear Corp. (CNNC) operates these plants, which are packed with small-throughput Soviet-design centrifuges.
However, Chinese organizations do not get any access to the design information for the centrifuges and they do not see any components during operation, removal, or centrifuge manufacture by Russian industry.
"The interesting things in a centrifuge plant are what's inside the covers of the machines, and (Areva) won't see that," Dawson said. When the French centrifuge enrichment plant is built, ETC will protect its design information during centrifuge production and assembly. "Areva won't learn how to build (TC-21) centrifuges" while setting up the plant, Dawson said.

The partnership in ETC will not give either Areva or Urenco access to the JV's centrifuge technology in the future. Currently, Urenco owns 100% of ETC, which is responsible for all centrifuge technology development for the trilateral enrichment consortium. Dawson and other officials said that the French firm, like Urenco in the future, would be a 50% shareholder in ETC but would not obtain design know-how.
If Urenco's plans to build a centrifuge enrichment plant in the U.S. bear fruit, the U.S. plant would also be a black box, Dawson said. That would assure that the technology held by ETC does not fall into the hands of Urenco's U.S. partners.
Urenco is the main partner in the LES consortium, which is preparing to build a centrifuge enrichment plant in New Mexico. The consortium also includes Westinghouse and three U.S. utilities--Exelon, Entergy, and Duke Power.
As far as technology propriety issues are concerned, Dawson said, "the Areva project and the U.S. project would be set up on the same basic model. Neither Areva nor (the U.S. partners) would get the technology."

During the 1990s, Urenco, the three Urenco countries--Germany, the Netherlands, and the U.K.--and the U.S. government negotiated a detailed agreement to set up firewalls to protect Urenco's know-how from disseminating to partners in the then-Louisiana Energy Services (LES) project. Sources said this month that that agreement for LES still serves as the fundamental basis for protecting Urenco design know-how in a future JV project in the U.S.
Some observers drew parallels between the Urenco-Areva partnership being formed and the existing Eurodif venture it aims to replace. Eurodif has shareholders from several countries, but only Areva's Cogema subsidiary has had access to classified and proprietary technology for the gaseous diffusion enrichment plant known as Georges Besse I.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 18 mai 2009 à 12:23:51
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org
Communiqué du lundi 18 mai 2009 - Contact : 06.64.100.333


 
Mai 2006 / mai 2009 : trois ans d'enquête dite
"préliminaire" sans pouvoir accéder au dossier
 
Un appel en faveur de Stéphane Lhomme,
porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
 
Menacé de 5 ans de prison pour "terrorisme",
ses droits sont bafoués par le Parquet de Paris

 

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Signer l'appel : http://www.sortirdunucleaire.org   
 
Interpeller la Cour d'appel de Paris :
http://www.ca-paris.justice.fr/inc_alias/contact.php?contact=ca-paris

(Reprenez les éléments ci-dessous pour produire votre propre message : les "lettres-types" toutes identiques sont moins efficaces)
 
 

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Les premiers signataires sont : Corinne Lepage (CAP21), Noël Mamère (Les Verts), Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe écologie), Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), Jean-Marie Harribey (co-président d'Attac), Corinne Morel-Darleux (Parti de Gauche),  Eugène Riguidel (navigateur), etc..

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En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (*).
 
Le 16 mai 2006 et le 17 mars 2008, Stéphane Lhomme, porte-parole  du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste. Accusé de "compromission du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
 
Depuis mai 2006, Stéphane Lhomme est visé par une "enquête préliminaire" bien curieuse puisqu'elle court... depuis plus de trois ans : une durée tout à fait hors norme. Les conséquences principales de ce "sur-place" judiciaire sont l'impossibilité d'accéder au dossier et le fait de garder sur la tête une "épée de Damoclès" de 5 ans de prison.
 
Le 4 avril 2008, le vice-procureur Alexandre Plantevin, sollicité à plusieurs reprises par l'avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" Me Busson, avait enfin répondu (voir courrier ci-joint), assurant que l'accès au dossier serait possible "sous quinzaine", dès que la DST aurait "transmis les derniers actes effectués". Or, plus d'un an après, malgré d'autres relances, rien n'a changé.
 
Aussi, le 4 mai 2009, Réseau "Sortir du nucléaire" a saisi Laurent Le Mesle, Procureur général près la Cours d'appel de Paris (voir courrier ci-joint). Les signataires soutiennent cette démarche, demandent la clôture de l'enquête préliminaire et, surtout, demandent un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme. 3 ans après sa première arrestation par la DST, ses droits sont bafoués au nom de la raison d'Etat... et du nucléaire.
 
Par ailleurs, toujours dans cette affaire de document confidentiel défense, EDF aurait mis en place des opérations illégales d'espionnage (**) de Stéphane Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se sont constitués parties-civiles. Les signataires demandent là aussi à ce que toute la vérité soit faite.


(*) Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html   
(**) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans son édition du 23 avril 2009, affirme que "La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo"




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Rappel :


Charlie Hebdo – 6 mai 2009 - Guillaume Dasquié
 
Enquête préliminaire record pour les antinucléaires
 
Des courriers émanant du parquet de Paris, dont Charlie a obtenu copie, révèlent que le principal animateur du réseau Sortir du nucléaire fait l'objet d'une enquête préliminaire dont les délais défient les lois du genre. Selon ces documents, depuis au moins trois ans, les services de sécurité français de la DCRI (ex-DST) surveillent le militant antinucléaire Stéphane Lhomme sans que son avocat ait jamais eu accès au dossier.

Contacté sur ce point, le bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel, a estimé que de tels délais « sont contraires à la notion de procédure juste et équitable». Stéphane Lhomme résume: « J'ai déjà eu droit à deux descentes de police et je n'ai toujours pas pu prendre connaissance du dossier constitué contre moi. »
 
Ce contestataire réclame l'abandon de l'utilisation du nucléaire pour produire de l'électricité. Les policiers l'ont placé en garde à vue le 16 mai 2006 et le 17 mars 2008 à la suite de la publication, sur le site Web de son association, d'une note classifiée consacrée à la sécurité des installations d'EDF. Longue de neuf pages, cette note estampillée « confidentiel défense »  présente les arguments de l'opérateur d'électricité pour que les futurs réacteurs EPR résistent à une attaque terroriste menée à partir d'avions civils. Sa présence sur Internet a entraîné, en toute logique, des investigations pour « diffusion d'un document ayant le caractère d'un secret de la Défense ».
 
Plus surprenante, en revanche, la durée de la procédure spécifique déclenchée à cette occasion, dite d'enquête préliminaire. Pendant son déroulement, l’accusation mène seule les investigations, sans privilégier de démarche contradictoire, et sans que l'avocat ne connaisse les charges qui pèsent contre son client. Trois ans au moins dans l' "affaire Stéphane Lhomme". Son défenseur, maître Benoist Busson, s'en est déjà inquiété auprès du parquet de Paris.

Il y a plus d'un an, le 4 avril 2008, le vice-procureur chargé de cette enquête préliminaire, Alexandre Plantevin, lui a écrit pour l'informer que la communication du dossier « devrait être effectuée sous quinzaine ». Depuis, pas de nouvelles. Interrogé en début de semaine par Charlie, Benoist Busson confirme n’avoir toujours rien reçu de la part du parquet.

Et de préciser : « Je saisirai dans les prochains jours le procureur général pour que cette situation cesse. » Pour lui, « cette enquête préliminaire qui s'éternise et dont nous ne connaissons pas les détails vise surtout à maintenir une pression contre ce militant antinucléaire». Nous avons souhaité que le parquet de Paris réagisse à ces informations. Il n’a pas répondu à nos sollicitations.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 mai 2009 à 11:22:10
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 26 mai 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Niger / Mines d'Uranium :
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce l'accord Areva / Sherpa

 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'accord qui va être annoncé, vraisemblablement jeudi 28 mai 2009, par Areva, multinationale du nucléaire, et Sherpa, une association de juristes, à propos des mines d'uranium exploitées par Areva au Niger.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa plus grande perplexité devant cette surprenante volte-face de l'association Sherpa, connue pour combattre - et non accompagner - les activités des multinationales lorsqu'elles sont polluantes ou ne respectent pas les Droits de l'Homme. Il y a encore peu, Sherpa dénonçait avec la plus grande sévérité les activités d'Areva au Niger (*).

L'association Sherpa reconnaît elle-même que cet accord va permettre à Areva de redorer à peu de frais son image et tenter de cacher ainsi les conséquences inacceptables de ses activités au Niger.  En échange de quelques concessions mineures et de quelques dédommagements, Areva va pouvoir continuer à s'accaparer à bas prix l'uranium du Niger, en contaminant l'environnement, en asséchant les nappes phréatiques, en chassant les populations autochtones.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" ignore par quelles méthodes Areva a réussi à obtenir la caution de l'association Sherpa mais, ces dernières semaines, avec des puissants moyens financiers, Areva a montré qu'elle ne reculait devant rien pour abuser l'opinion publique :

- vraies-fausses publicités dans les magazines pour jeunes (**)
- sponsoring contre-nature de la Fédération françaises d'athlétisme (***)

Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle ne nuit pas seulement à l'environnement et à la santé des êtres vivants mais aussi à la démocratie et à l'éthique.


(*) http://www.asso-sherpa.org/conf.presse_areva2007.html (http://www.asso-sherpa.org/conf.presse_areva2007.html)
mod: page non trouvée.
(**) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=551 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=551)
(***) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=549 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=549)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 mai 2009 à 10:39:06
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 27 mai 2009 - Contact : 06.64.100.333


Le Réseau "Sortir du nucléaire" déconseille
très vivement de souscrire à l'emprunt EDF

EDF est menacée par le syndrome Airbus... voire même Eurotunnel


- EDF est lourdement endettée après des investissements insensés en Grande-Bretagne et aux USA
- EDF demande l'argent des français pour construire des réacteurs nucléaires… en Grande-Bretagne
- Le parc nucléaire français et le chantier du réacteur EPR plombent aussi les finances d'EDF



Alors que EDF prépare le lancement d'un grand emprunt obligataire, le Réseau "Sortir du nucléaire" alerte les citoyens sur le fait qu'il s'agit d'un investissement à risque et déconseille très vivement d'y souscrire. Cette opération est une tentative de renflouement d'EDF qui est menacée d'un crash industriel et financier comparable ou même pire que celui d'Airbus en 2006. En effet, EDF est très lourdement endettée pour diverses raisons :
 
EDF a racheté British energy fin 2008 au prix fort, environ 15 milliards d'euros. Depuis, la valeur de l'entreprise britannique s'est effondrée avec la crise financière mondiale. De plus, cet investissement insensé a été fait le but de construire des réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne : pour mener à bien ce projet, EDF doit à nouveau dépenser de lourdes sommes et, pas plus tard qu'hier, a demandé des aides publiques au gouvernement britannique. Or, ce dernier a très clairement affirmé qu'il n'y aurait pas d'aides publiques pour les projets nucléaires.

Par ailleurs, toujours fin 2008, EDF a racheté (pour 5 milliards d'euros) 50% des activités nucléaires de l'électricien américain Constellation, dans le but de construire des réacteurs EPR. Or, l'EPR n'est pas certifié aux USA et ne le sera certainement jamais car il n'est pas conçu pour résister au crash d'un avion de ligne. (*). Il s'agit donc d'un investissement insensé qui va se révéler parfaitement inutile. Qui plus est, le 23 avril 2009, l'électricien américain Ameren a annulé le projet de construction d'un réacteur EPR dans le Missouri : en l'absence de fortes aides publiques, l'électricité nucléaire est tout simplement trop chère à produire. Il ne s'agit certainement que de la première annulation d'une longue série.
 
D'autres part, EDF est aussi en grande difficulté concernant le nucléaire français :
 
- le taux de disponibilité du parc nucléaire est tombé en 2008 en dessous de 80% (cela signifie que chaque réacteur est arrêté en moyenne un jour sur cinq !) ce qui coûte de lourdes sommes à EDF dont les réacteurs sont en mauvais état et se dégradent rapidement.
- le chantier du réacteur EPR, dirigé par EDF à Flamanville (Manche) accumule les déconvenues, malfaçons, retards, surcoûts. Il semble inévitable que ce chantier soit à l'arrivée aussi catastrophique que celui d'Areva en Finlande, qui compte déjà 38 mois de retard et 2,5 milliards d'euros de surcoût. La facture finale sera de toute évidence très lourde pour EDF
 
EDF est donc très sévèrement endettée et son avenir peut se révéler très sombre. En 2008, son action à la bourse de Paris est passée de 80 à 40 euros. Lorsque la vérité sur l'état de ses finances apparaîtra, le destin d'EDF ressemblera peut être à celui d'Airbus voire même à celui d'Eurotunnel. Le Réseau "Sortir du nucléaire" déconseille donc vivement aux citoyens d'investir dans l'emprunt EDF, pour ne pas financer l'industrie nucléaire... mais aussi pour ne pas risquer de perdre leurs économies.
 
 
(*) http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html   
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 01 juin 2009 à 08:39:44
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 1er juin 2009 - Contact : 06.64.100.333
 


Élections européennes :
le Réseau "Sortir du nucléaire" a évalué les candidats

http://europe-sans-nucleaire.org
 
 
- Europe écologie et le NPA prennent leurs responsabilités face à l'urgence écologique
- L'UMP et le PS se contentent de vagues déclarations sur le "développement durable"
- La position officielle du Modem reste encore à découvrir…
- Le Parti de Gauche est "coincé" par son tête à tête avec le très pronucléaire PCF.


 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a interrogé les principaux partis à propos de la politique énergétique qu'ils entendent promouvoir au niveau européen. Voici le bilan de cette consultation.

Europe Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut d'ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont adhérents du Réseau "Sortir du nucléaire". Europe Écologie et le NPA se prononcent pour une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs et des risques, mais aussi les enjeux démocratiques (passage en force du lobby nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du nucléaire civil), ainsi que les questions de l'emploi et du social (promotion des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables, qui sont de véritables gisements d'emplois).

Le Parti de Gauche a eu l'honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front de gauche qui l'unit au PCF, il n'était pas possible d'avoir une position commune sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" est très attentif à l'évolution du Parti de Gauche, qui s'est déclaré favorable à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a reconsidérer sa position pronucléaire.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n'ont pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l'opacité du lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP21, tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont répondu, se prononçant pour des alternatives au nucléaire, mais à moyen ou long terme. Finalement, la position "officielle" du Modem reste encore à découvrir !

Comme chacun a pu le constater, l'UMP et le PS ont repoussé au maximum le moment d'entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat pouvant remettre en cause l'énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de société crucial.

Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits "de 4e génération", bien que ces deux technologies pour l'heure inexistantes absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce positionnement vide de sa substance le soutien de principe que le PS exprime pour les énergies renouvelables et les économies d'énergie. Reconnaissant le problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que la France entend jouer dans le déploiement international du nucléaire !

L'UMP n'ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau "Sortir du nucléaire", le seul élément dont nous disposons est la fameuse interview de Mme Dati, numéro 2 sur la liste d'Île-de-France, lors d'un meeting des jeunes UMP, où elle a démontré son incompétence, confondant allègrement électricité et énergie. Il est vrai que M Sarkozy lui-même avait été défaillant sur ce sujet lors de la campagne présidentielle. En résumé, l'UMP soutient totalement la politique pronucléaire de l'Etat… sans pouvoir ni savoir justifier cette option.

Parallèlement à ce questionnaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" a lancé une campagne de pétition par cartes postales, appelant les citoyens à interpeller les listes sur ces questions énergétiques. Cette campagne (http://europe-sans-nucleaire.org) a rencontré un grand succès, ce qui témoigne une fois de plus du véritable divorce entre les citoyens et les partis dominants : malgré la crise écologique, malgré les déconvenues de l'industrie nucléaire française (retards et surcoûts considérables des chantiers des réacteurs EPR de Finlande et de Flamanville ; fuites d'uranium au Tricastin et ailleurs, etc.), l'UMP et le PS restent enfermés dans le carcan d'une idéologie productiviste et scientiste inapte à penser le futur énergétique et écologique de l'Europe.
 
 

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Evaluation synthétique :
 
 
Réponses très satisfaisantes :

Sortie rapide du nucléaire, économie d'énergie, énergies renouvelables, prise en compte de la santé avant les intérêts financiers, réorientation de la recherche sur les énergies d'avenir, réalisme face à la toute puissance de la science, bonne connaissance des enjeux internationaux.

Europe Ecologie

NPA

Europe Décroissance

Europe Démocratie espéranto, liste de Jacques Borie (circonscription Nord Ouest)




Sur la bonne voie :

Sortie à moyen terme du nucléaire, non renouvellement des anciennes centrales nucléaires, soutien aux économie d'énergie et aux énergies renouvelables, prise en compte de la santé avant les intérêts financiers, réorientation de la recherche sur les énergies d'avenir, réalisme face à la toute puissance de la science, bonne connaissance des enjeux internationaux.

Corinne Lepage (liste Modem circonsncription Nord)

Jean-Luc Bennahmias (liste Modem circonscription Sud-Est)

Le Parti de Gauche : position antinucléaire contrariée par le tête à tête avec le PCF




Décevant :

Sortie du nucléaire trop éloignée, croyance dans la techno-science, contradiction sur le soutien à la recherche dans les énergies renouvelables et le versement de subventions européennes au nucléaire…

Europe Démocratie espéranto, liste de Farhad Daneshmand (circonscription Centre)



Dans l'impasse pronucléaire :

Financement massif du nucléaire et saupoudrage pour les énergies renouvelables pour le décors, soutien de la construction de l'EPR et de la dissémination du nucléaire à travers le monde avec les risques de conflits catastrophiques que cela engendre, croyance dans la techno-science et le productivisme qui nous ont menés dans l'impasse pour s'en sortir…

Le Parti Socialiste : position pronucléaire immuable, aucune vision d'avenir

Debout la République

UMP : n'a pas répondu mais Mme Dati a donné le ton (réponse aux jeunes UMP : http://tinyurl.com/mgmt9z )

PCF : n'a pas répondu mais reste aveuglément pronucléaire

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 juin 2009 à 14:27:18
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 2 juin 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
"Sortir du nucléaire" soutient Cécile Lecomte
qui comparait jeudi 4 juin en Allemagne pour
avoir stoppé un train de matières nucléaires


Le Réseau "Sortir du nucléaire" apporte publiquement son soutien à la militante antinucléaire française Cécile Lecomte, dite "l'Ecureuille", qui comparait jeudi 4 juin devant le tribunal de Steinfurt (Allemagne). Elle est poursuivie pour avoir stoppé, les 16 et 17 janvier 2008 , non loin de Munster (Westphalie du nord), un train d’hexafluorure d’uranium (UF6).

Il est à noter que Cécile Lecomte a stoppé plusieurs transports nucléaires, ces dernières années, grâce à ses talents d'alpinistes, à son courage et à sa détermination dans le cadre d'actions pacifiques mais spectaculaires. Elle est en passe de devenir un véritable cauchemar pour l'industrie nucléaire allemande qui, faut-il le rappeler, est hélas toujours active. Le procès du 4 juin concerne d'ailleurs un convoi d'exportation d'uranium, de l’usine allemande de Gronau vers la Russie.

A trois jours des élections européennes, le procès de Cécile Lecomte soulignera la nécessaire coopération des citoyens des différents pays européens pour mettre en échec l'industrie nucléaire et les élus qui la soutiennent, et imposer une politique européenne de l'énergie qui fasse la promotion des économies d'énergie, des énergies renouvelables, et qui banisse les énergies polluantes, à commencer par le nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 juin 2009 à 11:48:38
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
Communiqué du mercredi 3 juin 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Avant la sortie du film "Home" le 5 juin
 
"Sortir du nucléaire" dénonce
l'engagement pronucléaire
de Yann Arthus-Bertrand
 
Il avoue qu' "il y aura des accidents nucléaires un jour ou l'autre" mais… il soutient quand même le nucléaire


 
Selon le photographe, interviewé sur France inter samedi 30 mai (*), Alain Juppé lui avoué que Bordeaux avait failli être évacuée lors de l'inondation de la centrale nucléaire du Blayais en décembre 1999. Pourtant, de façon incompréhensible, Yann Arthus-Bertrand continue de soutenir l'industrie nucléaire…
 

 
Le film "Home", porté par une puissante campagne de promotion, sort le 5 juin sur les 5 continents. Avec cette opération mondiale, Yann Arthus-Bertrand se pose comme l'un des premiers écologistes de la planète.
 
Or, ce statut est plus que contestable puisque le photographe continue imperturbablement de soutenir l'industrie nucléaire, une des industries les plus polluantes et dangereuses, qui met gravement en danger l'avenir de la planète. Cette position ne peut que renforcer les soupçons de collusion avec l'un de ses principaux sponsors, l'électricien français EDF.
 
La position pronucléaire de M. Arthus-Bertrand est d'autant plus indéfendable que, interviewé sur France inter, il vient de faire un aveu crucial : le maire de Bordeaux Alain Juppé lui a confié que, lors de la tempête de décembre 1999, l'inondation de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) avait été si grave que les autorités avaient été à deux doigts de faire évacuer la ville de Bordeaux.
 
M. Arthus-Bertrand avoue qu' "il y aura des accidents nucléaires un jour ou l'autre, il faut le savoir" mais il ajoute à plusieurs reprises, sans s'expliquer sur cette incroyable contradiction, et sans justifier ce propos : "on a besoin du nucléaire". D'ailleurs, questionné sur les déchets radioactifs, il décrète "oublions les déchets" (*) ! Mais quel "'écologiste" est donc M. Arthus-Bertrand ?
 
Et de quel "besoin" s'agit-il ? Satisfaire les ambitions industrielles d'EDF et d'Areva ? Les obsessions de M Sarkozy ? Si M Arthus-Bertrand veut réellement "sauver la planète", il doit d'urgence, avant la sortie du film "Home", se positionner contre l'industrie nucléaire. A défaut, il sera légitime de dénoncer une véritable imposture.

 

(*) http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/zappingdefranceinter (http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/zappingdefranceinter)
(Emission du 30 mai 2009 - Avancer le curseur à 47'47'')
modération: émission trop ancienne pour être rediffusée.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 juin 2009 à 16:35:35
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 8 juin 2009 - Contact : Didier Anger : 06.80.23.39.45

 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" soutient les
militants poursuivis le 9 juin à Cherbourg
 
- Deux procès contre des militants anti-EPR et anti-THT ont lieu le même jour
- Un rassemblement de soutien à lieu à 13h30 devant le TGI de Cherbourg
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" apporte son soutien aux militants antinucléaires et anti-THT qui comparaissent lors de deux procès le mardi 9 juin 2009 à Cherbourg, et appelle les personnes disponibles dans la région à se rassembler à partir de 13h30 devant le TGI de Cherbourg.
 
Les militants sont poursuivis pour avoir protesté, par des actions illégales mais pacifiques, contre la construction du réacteur nucléaire EPR, en cours à Flamanville (Manche), et le projet de lignes Très haute tension (THT) prévues pour transporter l'électricité qui sera produite par l'EPR… si ce dernier entre un jour en service (*).
 
Le premier procès concerne 4 militants qui ont occupé du 14 au 16 avril 2007 un pylône THT (très haute tension) proche de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) où est en construction le réacteur EPR. Parmi ces quatre personnes, on note la présence de Cécile Lecomte, connue pour avoir stoppé plusieurs trains nucléaires en Allemagne en utilisant ses qualités d'alpiniste.
 
Le second procès concerne 17 militants de l'association Greenpeace, poursuivis après une action d'occupation du chantier du réacteur EPR du 26 au 28 avril 2007.
 
Il est à noter que ces deux procès, concernant des faits qui ont eu lieu il y a plus de deux ans, sont organisés quelques jours après le début de l'enquête publique sur le projet de construction de la ligne THT associée au réacteur EPR. Cette enquête se déroule du 2 juin au 3 juillet dans 47 communes de la Manche, 16 de la Mayenne, six de l'Ille et Vilaine et une du Calvados.
 
S'agit-il d'un hasard du calendrier ou bien d'une façon d'intimider les citoyens qui envisageraient se s'opposer aux projets de l'industrie nucléaire ? Dans tous les cas, le Réseau "Sortir du nucléaire" continuera à soutenir les actions anti-EPR et anti-THT, et à agir contre les activités de l'industrie nucléaire.
 
 
 
(*) Comme celui dirigé par Areva en Finlande, le chantier du réacteur EPR de Flamanville accumule les problèmes : malfaçons, procédures non respectées, retards, lourde dérive financière…

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 juin 2009 à 15:10:35
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 9 juin 2009
 
 

11 juin 1909 - 11 juin 2009 - Centenaire du Séisme de Lambesc
Les installations nucléaires du Sud-Est
sont vulnérables face au risque sismique

 
 
 
A l'occasion du centenaire du terrible séisme "de Lambesc", qui a ravagé la Provence le 11 juin 1909, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que d'importantes installations nucléaires sont situées dans des zones très sismiques, en particulier dans le Sud-Est, et qu'un séisme de force équivalente aurait toutes les "chances" d'occasionner un accident nucléaire.

En effet, de façon parfaitement stupéfiante, les centres nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), Marcoule (Gard), et Tricastin (Drôme/Vaucluse) ont été créés à proximité immédiate de failles sismiques actives, dont celle qui causa la catastrophe de 1909.

Qui plus est, l'expérience a montré à plusieurs reprises que les calculs des "spécialistes" du nucléaire étaient erronés, que c soit en France ou à l'étranger.  Ainsi, en juillet 2007, un puissant séisme a "bousculé" la plus grande centrale nucléaire du monde, à Kashiwasaki (Japon). Les mouvements de sol ont été jusqu'à 4 fois plus rapides que les vitesses maximales envisagées par les "experts". Heureusement, l'épicentre du séisme était situé à 9 km de la centrale, laquelle est arrêtée depuis. (*)

Par ailleurs, il est à noter que les méthodes utilisées pour prévoir le risque sismique sont les mêmes que pour le risque d'inondation. En France, les "experts" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues censées protéger la centrale nucléaire du Blayais. Or, pendant la tempête de décembre 1999, un milliard de litres d'eau de la Gironde ont inondé la centrale, laquelle a frôlé la catastrophe (**)

Revenons au risque sismique : le 26 mai 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu publics des documents confidentiels issus d'EDF qui montraient de graves divergences d'appréciation du risque sismique entre, d'une part, les services d'EDF, et d'autre part les experts de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire)
Dans ces documents, de hauts responsables d'EDF, après avoir estimé à près de deux milliards le coût des travaux de remise à niveau de divers réacteurs, en concluaient qu'il fallait mettre en place un lobbying "au plus au niveau de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)" pour… empêcher la prise en compte des calculs de l'IRSN. Sans surprise, quelques temps plus tard, l'ASN donnait raison à EDF…

La vulnérabilité de la plupart des réacteurs nucléaires d'EDF est donc toujours de mise à ce jour. Accusée par le Réseau "Sortir du nucléaire" d'avoir falsifié des données sismiques (http://www.irma-grenoble.com/01actualite/01articles_afficher.php?id_actualite=204 (http://www.irma-grenoble.com/01actualite/01articles_afficher.php?id_actualite=204)), EDF s'est bien gardée d'attaquer en justice pour une diffamation qu'elle aurait été bien en peine de prouver.

Il est donc clair que, à tout instant, un séisme peut causer une catastrophe nucléaire en France. La situation est certainement la plus critique dans le Sud-Est où d'importantes installations "attendent" que survienne un nouveau "séisme de Lambesc". Le drame peut survenir dans 500 ans… ou dans quelques jours. Les dirigeants politiques et ceux de l'industrie nucléaire jouent avec la vie de millions de gens. Il faut fermer au plus vite l'ensemble des installations nucléaires… avant que l'irréparable ne se produise.
 
 

(*) De façon totalement irresponsable, les autorités nippones ont autorisé la société Tepco a redémarrer, de façon expérimentale, un des 7 réacteurs de cette centrale. On n'ose imaginer ce qui se passera si un nouveau séisme se produit avec un épicentre très proche de la centrale…  (http://www.japoninfos.com/La-centrale-nucleaire-de.html (http://www.japoninfos.com/La-centrale-nucleaire-de.html) )
Modération: Page non trouvée.
 
(**) Le maire de Bordeaux Alain Juppé a confié au photographe Yann Arthus-Bertrand, qui reste pourtant imperturbablement pronucléaire, que les autorités avaient été à deux doigts de faire évacuer Bordeaux pendant la nuit du 27 au 28 décembre 1999
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 juin 2009 à 14:53:50
Réseau "Sortir du nucléaire
Fédération de 840 associations

Communiqué de presse du 10 juin 2009

"Taxer les énergies polluantes" ?

Et si on commençait par le nucléaire ?

Le Ministre de l’Ecologie lancera ce mercredi un projet de "contribution climat énergie" avec l’idée de "taxer les énergies polluantes". Cela doit-il être mis en rapport avec la déclaration du Président de la République parlant de faire de la France le "champion" des énergies renouvelables, en donnant autant aux énergies renouvelables que les milliards que l'Etat dépense aujourd'hui pour le nucléaire ?

Alors, commençons par taxer cette énergie hyper-polluante, qui contribue au réchauffement climatique et qui laisse derrière elle des centaines de millions de tonnes de résidus miniers radioactifs, qui "produit" quelques 1300 tonnes de combustibles irradiés dangereux durant des centaines de milliers d'années, qui pollue les nappes phréatiques, la terre et l'air de manière irréversible, qui déverse des centaines de milliards de Becquerel au voisinage des installations, et qui laisse dans notre pays des zones stériles durant des décennies avant un démantèlement que personne ne sait faire aujourd'hui.

Quelle taxe pourra réparer les dégâts du nucléaire ?

Quant à financer à parité les énergies renouvelables avec le nucléaire, que Monsieur Sarkozy commence par avouer quelle part du financement de la recherche publique va au Nucléaire. Que Monsieur Sarkozy annonce qu'il met 6 milliards d'euros (le prix de l'EPR) plus 10 milliards (celui de ITER) dans les énergies renouvelables. Et puisque EDF entend dépenser 225 millions d"euros pour prolonger de 10 ans la vie de la vieille centrale nucléaire de Fessenheim, que l'Etat s'engage à mettre autant d'argent sur les énergies renouvelables...

Monsieur Sarkozy prendra-t-il le risque de montrer qu'il n'y a pas plus polluant, de plus dispendieux que l'énergie nucléaire ?

Contact presse : Jean-Marie Brom - 06 08 98 79 40
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 juin 2009 à 14:44:03
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 15 juin 2009 - Contact : 06.64.100.333
 



"Sortir du nucléaire" diffuse quatre contre-publicités et
déconseille très vivement de souscrire à l'emprunt EDF


- EDF est lourdement endettée après des investissements insensés en Grande-Bretagne et aux USA
- EDF demande l'argent des Français pour construire des réacteurs nucléaires… en Grande-Bretagne
- Le parc nucléaire français et le chantier du réacteur EPR plombent aussi les finances d'EDF

 

 
 
EDF lance mercredi 17 juin un "grand emprunt obligataire", appuyé par une forte campagne de communication. Le Réseau "Sortir du nucléaire" diffuse quatre "contre-publicités", alerte les citoyens sur le fait qu'il s'agit d'un investissement à risque et, de fait, déconseille très vivement d'y souscrire. Cette opération est une tentative de renflouement d'EDF, qui est menacée d'un crash industriel et financier comparable ou même pire que celui d'Airbus en 2006. En effet, EDF est très lourdement endettée pour diverses raisons :
 
EDF a racheté British energy fin 2008 au prix fort, environ 15 milliards d'euros. Depuis, la valeur de l'entreprise britannique s'est effondrée avec la crise financière mondiale. De plus, cet investissement insensé a été fait le but de construire des réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne : pour mener à bien ce projet, EDF doit à nouveau dépenser de lourdes sommes et, pas plus tard qu'hier, a demandé des aides publiques au gouvernement britannique. Or, ce dernier a très clairement affirmé qu'il n'y aurait pas d'aides publiques pour les projets nucléaires.

Par ailleurs, toujours fin 2008, EDF a racheté (pour 5 milliards d'euros) 50% des activités nucléaires de l'électricien américain Constellation, dans le but de construire des réacteurs EPR. Or, l'EPR n'est pas certifié aux USA et ne le sera certainement jamais car il n'est pas conçu pour résister au crash d'un avion de ligne. (*). Il s'agit donc d'un investissement insensé qui va se révéler parfaitement inutile. Qui plus est, le 23 avril 2009, l'électricien américain Ameren a annulé le projet de construction d'un réacteur EPR dans le Missouri : en l'absence de fortes aides publiques, l'électricité nucléaire est tout simplement trop chère à produire. Il ne s'agit certainement que de la première annulation d'une longue série.
 
D'autres part, EDF est aussi en grande difficulté concernant le nucléaire français :
 
- le taux de disponibilité du parc nucléaire est tombé en 2008 en dessous de 80% (cela signifie que chaque réacteur est arrêté en moyenne un jour sur cinq !) ce qui coûte de lourdes sommes à EDF dont les réacteurs sont en mauvais état et se dégradent rapidement.
- le chantier du réacteur EPR, dirigé par EDF à Flamanville (Manche) accumule les déconvenues, malfaçons, retards, surcoûts. Il semble inévitable que ce chantier soit à l'arrivée aussi catastrophique que celui d'Areva en Finlande, qui compte déjà 38 mois de retard et 2,5 milliards d'euros de surcoût. La facture finale sera de toute évidence très lourde pour EDF
 
EDF est donc très sévèrement endettée et son avenir peut se révéler très sombre. En 2008, son action à la bourse de Paris est passée de 80 à 40 euros. Lorsque la vérité sur l'état de ses finances apparaîtra, le destin d'EDF ressemblera peut être à celui d'Airbus voire même à celui d'Eurotunnel. Le Réseau "Sortir du nucléaire" déconseille donc vivement aux citoyens d'investir dans l'emprunt EDF : pour ne pas financer l'industrie nucléaire... mais aussi pour ne pas risquer de perdre leurs économies.
 
 
(*) http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html
 
 
 

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Voir les contre-publicités
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=empruntEDF&page=1

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Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 juin 2009 à 15:37:01
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 820 associations
Communiqué du 15 juin 2009 - Contact : 06.64.100.333



Distribution des pastilles d'iode autour des centrales :
une plaisanterie selon le Réseau "Sortir du nucléaire"

 
Des questions fondamentales restent sans réponse


 
 
A partir de ce lundi 15 juin 2009, une campagne de distribution de pastilles d'iode autour des centrales nucléaires est organisée par les autorités françaises et EDF (http://www.distribution-iode.com). Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", ces distributions, de même que les simulations d'accident nucléaire organisées de temps à autre autour des centrales, sont de véritables plaisanteries. De toute évidence, l'objectif réel des autorités est de faire accepter à la population l'éventualité pourtant intolérable d'une catastrophe nucléaire.
 
En cas d'accident nucléaire, les pastilles d'iode ne sauveront personne : un nuage de type Tchernobyl comprend des dizaines d'éléments radioactifs, et pas seulement de l'iode. Or, il n'existe pas de pastilles contre les autres éléments.
 
Avec ces distributions et autres exercices ridicules, les autorités avouent néanmoins que le pire est possible et que peut survenir un drame équivalent à Tchernobyl. Mais les autorités n'apportent pas de réponses à des questions pourtant fondamentales :
- En cas de drame nucléaire, que faire des habitants de la région concernée ? Comment évacuer des centaines de milliers de personnes ? Où les évacuer ? Pour combien de temps ?

- Le périmètre de quelques kilomètres concerné par les exercices officiels et les distributions de pastilles d'iode est proprement ridicule : le nuage radioactif de Tchernobyl a touché toute l'Europe !

- à Tchernobyl, 800 000 liquidateurs se sont sacrifiés pour stopper la catastrophe. Qui ira si une catastrophe nucléaire se produit en France ?
Plus de 23 ans après la catastrophe de Tchernobyl, des zones entières sont évacuées pour des siècles, et des millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées, où la situation continue de s'aggraver : nourriture contaminée par le Césium, des milliers d'enfants touchés par des maladies de personnes âgées (cœur, foie, rhumatismes, etc.)…

Le nucléaire est un risque incomparable à tous les autres. La seule façon de se protéger contre ce risque est de fermer au plus vite toutes les installations nucléaires, militaires ou civiles, et non d'organiser de dérisoires exercices et des distributions de pastilles qui ne sauveront personne en situation réelle.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 juin 2009 à 16:43:02
2ème EPR : l'énergie contre les citoyens
 
 
Par : Agir pour l'environnement, ATTAC, CAP 21, Greenpeace, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Solidaires, Réseau "Sortir du nucléaire"
 

Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au cœur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21ème siècle.

Et si le sujet est aujourd’hui au cœur de l’actualité et de l’agenda politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de la démocratie, cette programmation n'est pas la réponse aux enjeux graves auxquels nous devons faire face.

L'annonce de la construction d'un 2ème EPR à Penly, faite par Nicolas Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie. Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l'énergie doit être une affaire de citoyens. L'EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France. Notre pays est déjà en surproduction électrique et n'a pas besoin de nouvelles centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les exportations d'électricité, déjà très importantes. Le risque et les déchets resteront quant à eux en France. En outre, l'EPR n'est qu'une vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l'étranger.

Faire le choix d'un programme EPR, c'est tourner le dos aux exigences actuelles de sobriété et d'efficacité énergétique et se mettre en totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants, du Grenelle de l'environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du nucléaire. On voit aujourd'hui quelle voie le gouvernement a choisi... Augmenter la production d'électricité nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu'à présent : pas de maîtrise de l'énergie, les renouvelables reléguées au second plan.

L'EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d'énergie. Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d'ici 2050, c'est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L'EPR ne répond pas à la crise économique. Il s'agit d'un projet coûteux (4 à 5 milliards d'euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie sont bien plus créatrices d'emplois et porteuses d'avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu'à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d'électricité et créerait près de 5 fois plus d'emplois stables.

Enfin, l'EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire: risque, déchets, prolifération. Pire, il les aggrave ! En effet, les déchets qui seront produits par l'EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux produits actuellement.

Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et demandons son arrêt immédiat, ainsi que l'organisation d'un réel débat démocratique sur l'avenir de la filière nucléaire française.

Paris, le 15 juin 2009

 
Signataires: Agir pour l'environnement, ATTAC, CAP 21, Greenpeace, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Solidaires, Réseau "Sortir du nucléaire"
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 juin 2009 à 18:31:55
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 17 juin 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

Loi "Grenelle 1" : le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce une disposition qui favorise le nucléaire

 
Le chauffage électrique entraîne, outre la production
de déchets radioactifs, de fortes émissions de CO2
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la loi "Grenelle 1" adoptée aujourd'hui en seconde lecture. En effet, cette loi reprend un amendement (introduit en première lecture par le député pronucléaire Ollier), qui prévoit que le seuil de consommation d’énergie primaire de 50 kwh/m2/an, fixé pour les constructions neuves dès 2012, "sera modulé pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d’émissions de gaz à effet de serre". En clair, cet amendement, rédigé au profit de l'industrie nucléaire, réintroduit le chauffage électrique, qui était naturellement éliminé par le seuil de 50 kwh/m2/an.
 
Le pire est que cet amendement ne va pas seulement renforcer la production de déchets radioactifs (et les autres risques causés par le nucléaire) : il va aussi démultiplier les émissions de CO2. Ce fait est reconnu par un récent un document (*) du RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) et de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
 
L'explication est simple et a été clairement démontrée lors de la vague de froid qui a frappé la France début 2009 : des millions de chauffages électriques démarrent en même temps et la consommation d'électricité est alors telle que les réacteurs nucléaires français, qui sont pourtant au nombre record de 58, sont très insuffisants. Du coup, ce sont des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), en France et à l'étranger (en particulier en Allemagne), qui sont mises en service et dégagent d'immenses quantités de CO2… pour approvisionner les chauffages électriques français.
 
Par ailleurs, la tempête qui a frappé le Sud-Ouest de la France l'hiver dernier a elle aussi démontré l'absurdité de l'option du chauffage électrique : plongés dans le noir, des millions de français se sont aussi vu privés de chauffage. Une fois de plus, il apparaît que le nucléaire n'est pas seulement nuisible pour l'environnement et les êtres vivants : c'est aussi une option absurde qui contraint la France à importer de plus en plus souvent de l'électricité et qui la rend vulnérable en cas d'évènements climatiques. La seule solution consiste à économiser l'énergie et à développer massivement les énergies renouvelables.
 
Quant au "Grenelle de l'environnement", il se traduit par une défaite totale de l'écologie : continuation du nucléaire et des OGM, plus d'incinérateurs et d'autoroutes, projet de nouvel aéroport dans l'Ouest et de circuit de Formule 1...

 
(*) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 19 juin 2009 à 13:30:19
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du vendredi 19 juin 2009 - Contact : 06.64.100.333



Mines d'Uranium :
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce l'accord Areva / Sherpa



Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'accord annoncé, ce 19 juin par Areva, multinationale du nucléaire,  et Sherpa, une association de juristes, à propos des mines d'uranium exploitées par Areva, en particulier au Niger.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa plus grande perplexité devant cette surprenante volte-face de l'association Sherpa, connue pour combattre - et non accompagner - les activités des multinationales lorsqu'elles sont polluantes ou ne respectent pas les Droits de l'Homme. Il y a encore peu, Sherpa dénonçait avec la plus grande sévérité les activités d'Areva au Niger (*).

L'association Sherpa reconnaît elle-même que cet accord va permettre à Areva de redorer à peu de frais son image et tenter de cacher ainsi les conséquences inacceptables de ses activités au Niger. En échange de quelques concessions mineures et de quelques dédommagements, Areva va pouvoir continuer à s'accaparer à bas prix l'uranium du Niger, en contaminant l'environnement, en asséchant les nappes phréatiques, en chassant les populations autochtones.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" ignore par quelles méthodes Areva a réussi à obtenir la caution de l'association Sherpa mais, ces dernières semaines, avec des puissants moyens financiers, Areva a montré qu'elle ne reculait devant rien pour abuser l'opinion publique :

- vraies-fausses publicités dans les magazines pour jeunes (**)
- sponsoring contre-nature de la Fédération françaises d'athlétisme (***)

Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle ne nuit pas seulement à l'environnement et à la santé des êtres vivants mais aussi à la démocratie et à l'éthique.


(*) http://www.asso-sherpa.org/conf.presse_areva2007.html (http://www.asso-sherpa.org/conf.presse_areva2007.html)
Modération: page non trouvée.
(**) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=551 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=551)
(***) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=549 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=549)
 
 

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Mines d'uranium : Areva crée un observatoire de la santé avec des ONG
AFP - 19 juin 2009 - PARIS - Le groupe nucléaire français Areva a annoncé vendredi la création, en collaboration avec les ONG Sherpa et Médecins du Monde, d'un observatoire de la santé autour des sites miniers où il exploite l'uranium, en particulier au Niger et au Gabon.

Composé de 12 experts, nommés pour moitié par les ONG et pour moitié par Areva, ce "Groupe pluraliste d'observation de la santé (GPOS), étudiera "l'impact potentiel" des activités d'extraction d'uranium d'Areva sur la santé des travailleurs et des populations vivant à proximité des mines.

Pour chaque site d'exploitation d'uranium, sera par ailleurs créé un "observatoire local" de la santé avec conseil d'administration et comité médical, où seront représentés les ONG, les autorités publiques locales et le groupe français.

"Nous sommes fiers de cet accord qui est inédit et exemplaire car il règle le passé et organise une vigilance pour le futur", a estimé, lors de la signature du document, l'avocat William Bourdon, président de Sherpa, réseau international de juristes basé à Paris.

Entre 2003 et 2007, l'association Sherpa a mené des enquêtes de terrain au Niger et au Gabon. Dans ses conclusions, elle parlait de "présomptions très sérieuses" d'un lien entre certaines pathologies et les radiations résultant de l'extraction de l'uranium et dénonçait "la culture du secret" d'Areva.

La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), qui avait participé à ces enquêtes, a émis "de nombreuses réserves" sur l'initiative conjointe d'Areva et Sherpa, craignant qu'elle ne se résume à "une nouvelle opération de communication".

"Cet accord va faire débat, nous l'assumons", a répondu Me Bourdon, estimant avoir défendu l'intérêt des populations sans "parti pris idéologique, ni angélisme ou naïveté". "L'agenda de certaines ONG, parfois, et c'est un peu paradoxal, ne recoupe pas l'agenda des victimes", a-t-il regretté.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 20 juin 2009 à 09:01:52
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 19 juin 2009 - Contact : Pierre-Emmanuel Weck 06.86.26.63.73
 

 
Document confidentiel défense
sur le réacteur nucléaire EPR :

Déjà plus de 20 000 signataires en faveur de Stéphane Lhomme

Le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" est menacé de 5 ans de prison
pour avoir révélé la vulnérabilité de l'EPR en cas de crash d'avion de ligne

> Voir tous les signataires
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=1 (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=1)

 

Ce vendredi 19 juin, a été franchie la barre des 20 000 signataires de l' Appel pour un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d'avion de ligne.

 
Parmi les signataires, on note des personnalités comme Corinne Lepage, Noël Mamère, Olivier Besancenot, José Bové, Jacqueline Fraysse, Yves Cochet, Yann Arthus-Bertrand, mais aussi le navigateur Eugène Riguidel, des représentants associatifs comme Jean-Marie Harribey (co-président d'Attac), Roland Desbordes (Président de la Criirad), des artistes renommés comme Henri Texier, Kent, Etienne Davodeau, etc.

En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (voir notre dossier Document confidentiel défense). Ce document a été évoqué à de nombreuses reprises dans la presse, et a jeté le trouble sur le débat public officiel organisé en 2005 et 2006 sur le réacteur EPR : la Commission nationale du débat public a même censuré la contribution de "Sortir du nucléaire" qui évoquait le fameux document.

En mai 2006 et mars 2008, Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste. Accusé de "compromission du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Depuis mai 2006, Stéphane Lhomme est visé par une "enquête préliminaire" bien curieuse puisqu'elle court... depuis plus de trois ans : une durée tout à fait hors norme. Les conséquences principales de ce "sur-place" judiciaire sont l'impossibilité d'accéder au dossier et le fait de garder sur la tête une "épée de Damoclès" de 5 ans de prison.

Le 4 avril 2008, le vice-procureur Alexandre Plantevin, sollicité à plusieurs reprises par l'avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" Me Busson, avait enfin répondu, assurant que l'accès au dossier serait possible "sous quinzaine", dès que la DST aurait "transmis les derniers actes effectués". Or, plus d'un an après, malgré d'autres relances, rien n'a changé. Aussi, le 4 mai 2009, Réseau "Sortir du nucléaire" a saisi Laurent Le Mesle, Procureur général près la Cours d'appel de Paris. La pétition soutient cette démarche, demande la clôture de l'enquête préliminaire et, surtout, demande un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme.

Par ailleurs, toujours dans cette affaire de document confidentiel défense, EDF aurait mis en place des opérations illégales d'espionnage (*) de Stéphane Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se sont constitués parties-civiles. Le texte demande là aussi à ce que toute la vérité soit faite.


(*) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans son édition du 23 avril 2009, affirme que "La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo".
 

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Lire et signer l'appel : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html) 
 
Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)   
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 22 juin 2009 à 09:17:21
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.fr (http://www.sortirdunucleaire.fr)
Communiqué du 22 juin 2009 - Contact presse : Pierre-Emmanuel Weck - 06.86.26.63.73


Yann Arthus-Bertrand prend position contre le nucléaire


- Yann Arthus-Bertrand s'associe à l'appel réclamant l'abandon des poursuites engagées contre le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", qui a diffusé un document Confidentiel Défense prouvant que le réacteur EPR ne résisterait pas à un crash d'avion de ligne.

- Yann Arthus-Bertrand et la fondation GoodPlanet qu'il préside prennent position sans aucune ambiguïté contre le nucléaire.


 
Au côté de nombreuses personnalités [1], Yann Arthus-Bertrand vient de signer l'appel [2] réclamant l'abandon des poursuites engagées contre le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", Stéphane Lhomme. Accusé de "terrorisme", celui-ci encourt 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende pour avoir divulgué un document Confidentiel Défense issu d'EDF, qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister au crash d'un avion de ligne.

En s'associant à cet appel, le photographe et réalisateur du film "Home" apporte son soutien au rôle de "lanceur d'alerte" joué par le Réseau "Sortir du nucléaire" et son porte-parole. Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à signer massivement cet appel sur son site : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html)

Le 3 juin dernier, Yann Arthus-Bertrand s'était avancé à déclarer sur l'antenne de France Inter qu' "on ne peut pas se passer du nucléaire". Le Réseau "Sortir du nucléaire" avait vigoureusement contesté cette affirmation erronée. La fondation GoodPlanet fait savoir au Réseau "Sortir du nucléaire" que Yann Arthus-Bertrand prend aujourd'hui clairement position contre le nucléaire [3].


 
Contact Presse : Pierre Emmanuel Weck - 06 86 26 63 73


[1] Parmi lesquelles Corinne Lepage (CAP 21), Noël Mamère (Verts), Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe Ecologie), Cécile Duflot (Verts) , Francine Bavay (Verts), Raoul-Marc Jennar (NPA), Jean-Marie Harribey (ATTAC), Roland Desbordes (CRIIRAD), ...

[2] Consultez le texte complet de l'appel en faveur de Stéphane Lhomme, signé à ce jour par plus de 24 000 personnes :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html)

[3] Cette position est confirmée par Olivier Milhomme, Responsable éditorial de GoodPlanet et conseiller scientifique de Yann Arthus-Bertrand.
Fondation GoodPlanet, 01 48 42 01 01
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 juillet 2009 à 17:15:43
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 2 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Contribution "climat-énergie" :

"Sortir du nucléaire" dénonce un projet
qui occulte les pollutions du nucléaire
 
 
- Les documents de la conférence des 2 et 3 juillet occultent les pollutions du nucléaire
- Pour atteindre 23% d'énergies renouvelables en 2020, il faut s'attaquer au nucléaire
 


 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que, à travers le projet de "contribution climat-énergie", les autorités françaises entendent favoriser une fois de plus l'industrie nucléaire. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette contribution est surnommée "taxe carbone", afin de ne pas s'attaquer aux pollutions radioactives et chimiques de l'industrie atomique.
 
Cette volonté de protéger l'atome est d'autant plus absurde que l'industrie nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, émet aussi des gaz à effet de serre de façon non négligeable… et croissante (*)
 
Il suffit aussi de consulter les documents officiels concernant la "Conférence d’experts sur la contribution climat-énergie" des 2 et 3 juillet 2009 pour constater que les graves pollutions générées par l'industrie nucléaire sont totalement occultées (**).
 
Il convient aussi de dénoncer le cynisme des déclarations de Mme Jouanno qui explique que "la contribution climat-énergie n'exclut pas à terme le nucléaire". La formule "à terme" signifie "dans longtemps", voire "jamais".
 
Le gouvernement français, contraint par l'opinion publique d'agir en faveur de l'environnement, utilise tous les subterfuges pour protéger le nucléaire qui est pourtant une des énergies les plus polluantes. Ces manœuvres sont à rapprocher de celles qui ont permis à la France d'obtenir la présidence de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), dans le but de favoriser l'industrie nucléaire.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables… comme le nucléaire.
 
Les autorités françaises devraient donc annuler les projets de réacteurs nucléaires - y compris le chantier en cours de réacteur EPR à Flamanville - et fermer les réacteurs atteignant 30 ans comme ceux de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain) et Tricastin (Drôme).
 
 
(*) http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml (http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml) 
Modération: Le serveur à l'adresse archives.lesoir.be met trop de temps à répondre.Le site est peut-être temporairement indisponible.
(**) Les pollutions causées par l'industrie nucléaire sont soigneusement occultées des documents officiels :
- Texte de Michel Rocard : http://www.contributionclimatenergie.fr/docs/noterocard2.pdf (http://www.contributionclimatenergie.fr/docs/noterocard2.pdf) 
Modération: page non trouvée.
- Livre blanc : http://www.contributionclimatenergie.fr/docs/livreblanc.pdf (http://www.contributionclimatenergie.fr/docs/livreblanc.pdf)
 Modération: Le site est peut-être temporairement indisponible.
       
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 juillet 2009 à 14:43:39
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
Importation d'électricité : "Sortir du nucléaire"
pointe la vulnérabilité de la France atomique
 
La contribution "climat-énergie" doit viser aussi
le nucléaire si la France veut éviter des black-out
 
 

 
Hier jeudi 2 juillet, la France a importé massivement de l'électricité depuis la Grande-Bretagne (*). Il est d'ailleurs assez probable que la France doive importer de l'électricité pendant une bonne partie de l'été, comme c'est déjà systématiquement le cas l'hiver. La cause première de cette situation est la surconsommation d'électricité développée en France depuis des décennies par les pouvoirs publics et par EDF dans le but de "justifier" le programme nucléaire.
 
Certes, les importations d'hier sont aussi dues à des données conjoncturelles : une forte chaleur et les conséquences de la grève des travailleurs intérimaires du nucléaire. Mais ces évènements sont amenés à se reproduire, en particulier les canicules qui sont de plus en plus fréquentes et intenses avec le réchauffement climatique.
 
Il faut donc noter que c'est le réchauffement climatique qui s'attaque au nucléaire et non l'inverse comme tentent de le faire croire les publicités d'EDF, d'Areva, et les discours venus de l'Elysée ou de Matignon. Les canicules de 2003 et 2006 ont d'ailleurs déjà démontré la vulnérabilité du parc nucléaire : le refroidissement des réacteurs étant compromis, EDF avait été contraint d'en stopper plusieurs… et d'importer de l'électricité.
 
Notons que le changement climatique se manifeste aussi par des tempêtes, comme celles de décembre 1999 et de janvier 2009, qui ont à nouveau démontré l'absurdité du système nucléaire, extrêmement centralisé, et qui nécessite de transporter l'électricité avec des centaines de kilomètres de lignes THT (Très haute tension), lesquelles sont très vulnérables face aux tempêtes : des millions de citoyens se sont retrouvés sans électricité.
 
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", cette situation d'importation électrique montre que la "contribution climat-énergie" envisagée par les autorités françaises doit absolument s'appliquer au nucléaire et pas seulement aux énergies dites "carbonnées". A défaut, la France nucléaire, et son option absurde du chauffage électrique, est condamnée à des "black-out" de plus en plus nombreux.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle aussi que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement économiser l'énergie et réduire le recours aux énergies non renouvelables… comme le nucléaire. Les autorités françaises devraient donc annuler les projets de réacteurs nucléaires - y compris le chantier en cours de réacteur EPR à Flamanville - et fermer les réacteurs atteignant 30 ans comme ceux de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain) et Tricastin (Drôme).
 
 
(*) cf The Times : http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/utilities/article6626811.ece (http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/utilities/article6626811.ece)
Modération: page d'accueil.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 juillet 2009 à 08:18:47
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 6 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333



Projet d'enfouissement des déchets radioactifs dans
l'Aube : "Sortir du nucléaire" appelle à la mobilisation


L'effondrement de la vente des vins de Champagne est prévisible



 
L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a indiqué le 24 juin que deux communes de l'Aube, Auxon et Pars-lès-Chavanges, ont été sélectionnées dans le cadre de la recherche d'un site d'enfouissement de déchets radioactifs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à participer aux mobilisations qui sont d'ores et déjà en préparation et vont être proposées (*) contre ces projets d'enfouissement, véritables crimes contre les générations actuelles et futures.

Sachant que l'Aube est situé dans la région Champagne-Ardenne, on peut malheureusement prévoir un effondrement de la vente des vins de Champagne, sauf si le projet d'enfouissement des déchets radioactifs était très vite abandonné. En effet, à l'heure d'Internet et de la diffusion en temps réel des informations, il va rapidement être connu dans le monde entier, et ce avant même que les déchets radioactifs ne soient réellement enfouis, que la région des vins de Champagne est sacrifiée et contaminée. La même déconvenue attend d'ailleurs d'autres produits ou ressources régionales : cidre, fromage, produits certifiés et biologiques, produits du terroir, tourisme, Grands-Lacs du Der et de la Forêt d'Orient, Pays d'Armance, Pays d'Othe...

L'Etat français mène depuis 50 ans une politique aveuglément pronucléaire. Si la chance a permis d'échapper pour l'instant à une catastrophe nucléaire, le moment est néanmoins venu de payer, cher, les conséquences de la production de déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution. L'opacité des procédures de l'Andra empêche de savoir pourquoi c'est sur la région Champagne-Ardenne que cette malédiction s'abat, mais les conséquences de cette décision sont facilement prévisibles : une catastrophe écologique, économique et sociale.

Il n'existe que de mauvaises options pour les déchets radioactifs, mais l'enfouissement est la pire de toutes. L'option la moins mauvaise reste le stockage réversible des déchets sur les sites mêmes où ils sont produits. Il faut suivre l'exemple des USA où le Président Obama vient d'annuler le projet d'enfouissement de déchets radioactifs prévu dans le Névada. 

Considérant la situation inextricable créée par les déchets radioactifs, la première décision à prendre est d'arrêter d'en produire, et donc de fermer au plus vite les centrales nucléaires. A nouveau, l'exemple est donné par M Obama qui a placé clairement la priorité sur le développement des économies d'énergie et sur le développement des énergies renouvelables.


(*) Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires
BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - www.burestop.org (http://www.burestop.org) - www.villesurterre.com (http://www.villesurterre.com) Modération:Page non trouvée. - Associations : "Ni à Pars, Ni Ailleurs" - "Auxon-dit-Non"
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 juillet 2009 à 08:34:58
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 6 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
IRENA (Agence internationale pour les énergies
renouvelables) : le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce les manœuvres des autorités françaises
 
 
- La France a obtenu la présidence de l'Irena dans le cadre d'un deal avec les Emirat arabes unis… qui sont clients de l'industrie nucléaire française
 
- Sans le moindre scrupule, les autorités françaises entendent faire prendre en compte le nucléaire dans la catégorie des énergies renouvelables
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les manœuvres des autorités françaises qui tentent de dévoyer les missions de la toute nouvelle Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), dans le but de favoriser l'industrie nucléaire.
 
Après avoir tenté d'empêcher la création de l'Irena, la France y a adhéré au dernier moment, le 26 janvier 2009, pour pouvoir manœuvrer en coulisse et en dévoyer les objectifs. Ainsi, le 29 juin 2009, la France et les Emirats arabes unis ont manœuvré de concert pour que le siège de l'Irena soit situé à Abou Dhabi, la capitale du pétrole, et que la présidence de l'Irena revienne à la française Hélène Pelosse.
 
Or, Abou Dhabi entend acheter deux réacteurs nucléaires EPR à la France, laquelle a constitué à cet effet un consortium regroupant Total, Areva, GDF-Suez et EDF. De plus, dans le cadre des négociations internationales sur le climat, le France tente de faire prendre en compte le nucléaire avec les énergies renouvelables en promouvant le concept fumeux d'énergies "non carbonées".
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que le nucléaire fonctionne avec comme combustible un minerai, l'uranium, qui est épuisable. Le nucléaire n'est donc en rien une énergie renouvelable et, qui plus est, c'est une des énergies les plus polluantes qui soit : déchets nucléaires, rejets chimiques et radioactifs dans l'environnement, contamination de régions entières par les mines d'uranium, etc.
 
Enfin, contrairement à une idée imposée par les publicités incessantes de l'industrie de l'atome, la filière nucléaire prise dans son ensemble, des mines d'uranium au démantèlement des installations, émet des quantités non négligeables de gaz à effet de serre.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les pays adhérents de l'Irena à avoir la plus grande méfiance vis-à-vis des autorités françaises et de Mme Hélène Pelosse, présidente de l'Irena, qui est en mission pour promouvoir l'atome.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 juillet 2009 à 08:46:29
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 8 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
Durée de vie des réacteurs nucléaires :
"Sortir du nucléaire" accuse l'Autorité de sûreté
de désinformation et annonce une manifestation

Manifestation européenne les 3 et 4 octobre 2009 pour
l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce vivement le communiqué (*) de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) diffusé le 7 juillet à propos de la durée d'exploitation des réacteurs nucléaires de 900 MW, c'est-à-dire les 34 plus anciens sur les 58 réacteurs actuellement en service en France.
 
En effet, tout en reconnaissant que c'est au cas par cas, réacteur par réacteur, que seront données les autorisations de fonctionner au-delà de 30 ans, l'ASN donne un avis général validant "la capacité d’EDF à maîtriser la sûreté de ses réacteurs de 900 MWe jusqu’à 40 ans.". Et, logiquement, de nombreux médias annoncent que "EDF peut prolonger la durée de vie de ses centrales nucléaires", ce qui est faux.
 
De toute évidence, cette communication de l'ASN vise à installer dans l'opinion l'idée que la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires français ne serait finalement qu'une formalité dont le résultat serait quoi qu'il arrive favorable à EDF.
 
Cette stratégie a déjà été amorcée par André-Claude Lacoste, le président de l'ASN, qui a ainsi déclaré le 13 novembre dernier qu'il était "très improbable" que la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin)soit mise à l’arrêt suite à l’inspection décennale prévue en 2009. A ce compte, à quoi bon faire ces inspections ?
 
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il faut au contraire profiter de ce que les centrales arrivent à 30 ans d'exploitation pour les fermer définitivement, avant que le pire ne se produise : un réacteur nucléaire est toujours dangereux, mais il l'est d'autant plus lorsqu'il est vieillissant.
 
Le risque d'accident n'est pas la seule raison qui implique de fermer les réacteurs nucléaires : en effet, si elle veut atteindre son objectif obligatoire de 23% d'énergies renouvelables en 2020, la France ne doit pas seulement développer les énergies renouvelables, elle doit aussi réduire les énergies non-renouvelables et polluantes comme le nucléaire. A fortiori, il est absurde de construire de nouveaux réacteurs nucléaires qui, sauf accident nucléaire entre temps, sont inévitablement destinés à devenir à leur tour… de vieux réacteurs, posant à nouveau le même problème qu'actuellement.
 
Face au problème du vieillissement des réacteurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" organise une manifestation internationale les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Haut-Rhin) pour l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim. Par ailleurs, "Sortir du nucléaire" va écrire aux experts qui mènent actuellement la 3ème visite décennale du réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) pour les mettre face à leurs responsabilités.
 
 
(*) http://www.asn.fr/poursuite-de-la-duree-dexploitation-des-reacteurs-nucleaires-de-900-mwe-jusqua-40-ans-lasn-estime-sa (http://www.asn.fr/poursuite-de-la-duree-dexploitation-des-reacteurs-nucleaires-de-900-mwe-jusqua-40-ans-lasn-estime-sa)
Modération:Page non trouvée.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 08 juillet 2009 à 19:40:48
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
Communiqué du 8 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Fuite d’uranium au Tricastin : un an déjà !
 

"Sortir du nucléaire" demande le renvoi d’Areva

devant le tribunal correctionnel de Carpentras
 
 
Dans la nuit du 7 et 8 juillet 2008, 75 kilogramme d’effluents uranifères provenant des ateliers de la SOCATRI, filiale d’AREVA (site du Tricastin à Bollène dans le Vaucluse) ont été rejetés dans l’environnement. Une partie de la pollution s’est infiltrée dans les sols et une autre partie s’est déversée dans la rivière « la Gaffière » et le « Lauzon » rejoignant le canal de Donzère-Mondragon.
 
A la suite de cet incident, de graves dysfonctionnements ont été révélés : écoulements d’uranium dans le milieu naturel, absence de rétention étanche, défaut de maintenance des installations, absence de réactivité de l’exploitant pour signaler la pollution etc. Ces manquements sont pénalement réprimés et ont fait l’objet d’une plainte par le Réseau "Sortir du nucléaire" devant le procureur de la République Madame RENZI qui a ouvert une enquête préliminaire.
 
La lumière doit être faite sur les circonstances exactes de cette affaire et l’absence de réactivité non seulement de l’exploitant mais encore de l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour prévenir la population ; pendant les nombreuses heures écoulés entre la pollution et l’alerte donnée, la population a pu continuer à utiliser une eau contaminée.


"Il s’agirait du premier procès d’un exploitant d’une installation nucléaire en France pour le délit de pollution. La justice doit passer et retenir le délit de pollution des eaux" précise Me Benoist BUSSON, avocat du Réseau. Un an après les faits, et alors que l’enquête est terminée, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande que Madame le Procureur de la République renvoie les auteurs des infractions, à commencer par AREVA, maison mère de la Socatri, devant le tribunal correctionnel.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 13 juillet 2009 à 19:19:34
Prix de l'électricité en France : la tromperie d'EDF, le flop du nucléaire
 
 

Les ménages de plus de la moitié des pays européens ont bénéficié ces dernières années de tarifs plus bas qu'en France, ce qui montre bien que le nucléaire ne donne aucun avantage.

 

 

En demandant mercredi 8 juillet une augmentation de 20% du prix de l'électricité, M Gadonneix (PDG d'EDF) a prétendu, tout en attribuant au nucléaire cette supposée performance  : "l'électricité en France est 30 à 40% moins cher que ce que paient les autres européens". Hélas, si la demande d'augmentation a été fortement discutée, les affirmations de M Gadonneix ont par contre été reproduites telles quelles dans de nombreux médias, certains éditorialistes en rajoutant même : on a ainsi pu lire que "depuis un quart de siècle, nous bénéficions en France de l'électricité la moins chère d'Europe".

 

Or, les chiffres officiels concernant l'Union Européenne, publiés par Eurostat (*), montrent que la réalité est bien différente.

 

En 2007 (les chiffres 2008 ne sont pas encore disponibles), pour les ménages, l'électricité en France était plus chère que dans 10 pays, moins chère que dans 13, et pratiquement égale les 3 autres. Avec la crise mondiale, la situation devrait d'ailleurs revenir à une position encore plus inconfortable pour la France : de 2003 à 2006, l'électricité était plus chère que dans une quinzaine de pays, la France se trouvant clairement dans la seconde moitié du classement !

 

L'écart de prix entre la France et la moyenne européenne est resté extrêmement stable entre 2002 et 2006, environ 17% inférieur à la moyenne européenne. Certes, cet écart est monté en 2007 à 24% mais, nous l'avons vu, il devrait redescendre nettement pour 2008 et pour 2009. En tout cas, rien à voir avec "30 à 40% moins cher que dans les autres pays européens".

 

On n'a donc absolument pas en France "l'électricité la moins chère d'Europe", et encore moins "depuis un quart de siècle". D'ailleurs, en remontant dans le temps, les chiffres d'Eurostat montrent qu'en 1997, sur 18 pays, l'électricité en France était moins chère que dans 5 pays et plus chère que dans 12 pays !

 

Certes, les prix d'EDF sont un peu plus performants en faveur des entreprises, mais plusieurs pays font mieux et, surtout, c'est bien au niveau des ménages que se situe le débat : ce sont surtout eux qui sont visés lorsque M Gadonneix demande d'augmenter le prix de l'électricité, car les industriels bénéficient dans la durée de tarifs très avantageux… dont le "manque à gagner" pour EDF est de toute évidence payé par les ménages. Et ce sont bien les ménages, c'est à dire aussi les électeurs, qu'il s'agit pour les autorités françaises de convaincre de la supposée "pertinence" de l'option nucléaire.

 

Car ce qu'il faut bien retenir, outre le fait que l'électricité française est très loin d'être la moins chère, c'est bien qu'il est de fait totalement faux d'attribuer au nucléaire une telle performance... puisqu'elle n'existe pas. Pourtant, que n'a-t-on pas lu et entendu ces derniers jours : après avoir "accepté le nucléaire" - n'oublions pas que ce fut à coups de matraques et de gaz lacrymogènes -, les français seraient en droit d'en conserver le bénéfice, c'est à dire "l'électricité la moins chère d'Europe". Quelle fable !

 

Notons d'ailleurs que, si le prix de l'électricité est en France un peu en dessous de la moyenne européenne, c'est uniquement grâce à l'existence des tarifs régulés (ie : fixés par l'Etat) : si ces derniers sont supprimés- ce que le gouvernement français souhaite faire… dès que la situation sociale le lui permettra- le prix de l'électricité s'envolera, nucléaire ou pas.

 

Pour finir, notons que le prix de l'électricité produite par EDF ne comprend pas les investissements publics massifs dont a bénéficié le nucléaire depuis 50 ans, ni le coût réel qu'il faudra payer tôt ou tard pour le démantèlement des installations atomiques et pour les déchets : la situation financière critique d'EDF laisse clairement à penser que les sommes provisionnées, déjà largement insuffisantes, n'existent même pas, noyées dans le déficit colossal de l'entreprise. En réintégrant l'ensemble des sommes publiques investies dans l'atome, et celles qu'il faudra dépenser par la suite, le prix de l'électricité nucléaire est de loin le plus cher.

 

Notons aussi que la question du prix n'est qu'une des différentes fables imposées à l'opinion par les publicités incessantes d'EDF et Areva, par les discours politiques, et hélas par un certain nombre d'éditorialistes qui ne font pas l'effort d'aller chercher la vraies données. On peut citer la supposée indépendance énergétique due à l'atome, le caractère "propre" de l'industrie nucléaire, ou encore la "réussite" du réacteur EPR qui est au contraire en passe de devenir l'un des plus grands flops industriels et financiers de l'Histoire.

 

Les citoyens de France - et leurs descendants - vont donc payer très cher et pendant très longtemps l'option nucléaire imposée depuis 50 ans. Avec les atteintes à l'environnement, à la santé, à la démocratie, etc, c'est une raison de plus pour sortir au plus vite du nucléaire, consommer moins d'énergie, et privilégier les énergies renouvelables.

 

(*) http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-GH-09-001/EN/KS-GH-09-001-EN.PDF (http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-GH-09-001/EN/KS-GH-09-001-EN.PDF) 

 

 

Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 14 juillet 2009 à 08:22:26
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 14 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
 
L'Inde invitée principale du 14 juillet :
la prolifération nucléaire à l'honneur
 
 
 
Alors que le Premier ministre indien est l'invité d'honneur de la France en ce 14 juillet, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette invitation et les récents accords nucléaires passés par la France avec l'Inde qui, faut-il le rappeler, n'a pas signé le Traité de non-prolifération (TNP).
 
De fait, comme tout pays non-signataire du TNP, l'Inde devrait être exclue par la communauté internationale de toute transaction dans le domaine du nucléaire civil et militaire. Or, juste avant son départ, et avec l'appui des autorités françaises, l'administration Bush a manœuvré pour que l'Inde obtienne des dérogations auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et du Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires.
 
En avalisant le 1er août 2008 l'accord les dérogations en faveur de l'Inde, l'AIEA a bafoué les règles de non prolifération au nom desquelles elle a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2005, prix qui aurait dû lui être immédiatement retiré par l'Académie Nobel qui s'était déjà passablement discréditée en accordant son prix à l'AIEA dont une des missions est de développer l'industrie nucléaire sur la planète… aggravant de fait les risques de prolifération.

 
Lors d'une première session du NSG les 21 et 22 août 2008, l'Irlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suisse ont courageusement résisté. Mais les administrations Bush et Sarkozy ont reconvoqué tout monde début septembre… et arraché les ralliements un à un, menaçant les 6 gêneurs de rétorsions économiques et politiques.
 
Les accords passés prévoient de façon incroyable que l'AIEA inspectera en Inde… seulement les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. Cet injustifiable contournement des règles de non prolifération donne de parfaits prétextes à tout pays qui, comme l'Iran ou la Corée du Nord, entend se doter de l'arme atomique. Comment justifier que ce qui est accordé aux uns soit refusé aux autres ?
 

En remerciement des la collaboration des autorités françaises aux manœuvre de l'administration Bush, l'Inde pourrait commander des réacteurs nucléaires à Areva : il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser. M Sarkozy n'a de fait aucune crédibilité quand il parle de lutte contre la prolifération nucléaire et quand il met en accusation l'Iran.

 

Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants, il contamine aussi gravement la démocratie.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 22 juillet 2009 à 17:22:55
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 22 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Contribution "climat-énergie" (CCE) :
"Sortir du nucléaire" se félicite de la
nouvelle position de Michel Rocard


- Contrairement à ce qui était prévu dans le texte rendu public par Les Echos, Michel Rocard vient de se prononcer pour que l'électricité soit incluse dans la CCE
 
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse le gouvernement de vouloir exclure l'électricité de la CCE pour faire le jeu de l'industrie nucléaire

- Il est nécessaire de taxer le nucléaire et de fermer des réacteurs pour que la France atteigne son objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020

 

 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la nouvelle position de Michel Rocard qui se prononce désormais pour que l'électricité soit incluse dans la Contribution climat énergie (CCE). Pour autant, la position de M Rocard n'est qu'une proposition et le risque reste grand que le gouvernement, pour favoriser l'industrie nucléaire, écarte l'électricité de la CCE.
 
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette contribution est surnommée "taxe carbone", afin de ne pas s'attaquer aux pollutions radioactives et chimiques de l'industrie atomique. C'est d'autant plus absurde que l'industrie nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, émet aussi des gaz à effet de serre de façon non négligeable… et croissante (*)
 
Qui plus est, l'option française "nucléaire + chauffage électrique", supposée ne pas dégager de co2, est un échec total : chaque hiver, la consommation des chauffages électriques est telle qu'elle dépasse largement les capacités du parc nucléaire français, pourtant surdimensionné, et la France est obligée de produire et d'importer de grande quantités d'électricité produite avec des centrales au fuel ou au charbon.
 
Finalement, la chauffage électrique n'est pas seulement responsable des pollutions radioactives du nucléaire mais aussi de fortes émissions de co2. Il est donc évident que l'électricité doit être incluse dans la CCE.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle d'ailleurs que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2030. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables… comme le nucléaire.
 
Les autorités françaises devraient donc :
- inclure l'électricité dans le projet de Contribution climat-énergie
- annuler les projets de réacteurs nucléaires - y compris le chantier en cours de réacteur EPR à Flamanville - et fermer les réacteurs atteignant 30 ans comme ceux de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain) et Tricastin (Drôme).
 
Une fois de plus, on peut craindre que les décisions nécessaires pour préserver l'environnement ne soient perverties par le lobby nucléaire et son "vrp" M Sarkozy.
 

 
(*) http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml (http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml)
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Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 juillet 2009 à 10:25:13
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 27 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Contribution climat énergie (taxe carbone) :
 
"Sortir du nucléaire" propose
que seule l'électricité d'origine
renouvelable soit exonérée
 
 
- Si la Contribution climat énergie est créée, alors elle doit viser aussi l'électricité
- L'électricité produite par des énergies renouvelables doit être exonérée
- Le produit de la CCE doit être reversé aux ménages par un "chèque vert"'
 
 

Si une Contribution climat énergie est créée, ce qui semble devoir être le cas assez rapidement, alors le Réseau "Sortir du nucléaire" affirme que cette contribution doit nécessairement inclure l'électricité afin de taxer les pollutions du nucléaire (*) et celles des centrales électriques au charbon, fuel et gaz.
 
Par contre, il est indispensable que l'électricité produite par des énergies renouvelables ne soit pas soumise à la Contribution climat énergie. Celle-ci serait donc réduite, pour chaque usager, en fonction du pourcentage d'énergies renouvelables utilisées par le fournisseur d'électricité.
 
Ainsi :

- les clients d'EDF acquitteraient 90% de la Contribution climat énergie appliquée à l'électricité, puisque la production d'électricité renouvelable chez EDF est d'environ 10% du total.
- les clients d'Enercoop seraient totalement exonérés de Contribution climat énergie appliquée à l'électricité, puisque cette société se fournit exclusivement en électricité renouvelable.
 
Il ne faut pas oublier que la France a un objectif obligatoire de 23% d'énergies renouvelables pour 2020, objectif qui ne pourra être atteint que si les énergies renouvelables sont développées et que, dans le même temps, les énergies non-renouvelables (comme le nucléaire) sont réduites.
 
Il est donc indispensable, en plus d'instaurer la Contribution climat énergie (appliquée à l'électricité non renouvelable), de stopper le chantier du réacteur EPR en construction actuellement à Flamanville (Manche) : si ce réacteur entrait en service, il ferait encore augmenter le pourcentage d'énergies non-renouvelables. De même, il faut fermer les centrales nucléaires arrivant à 30 ans d'âge, comme celles de Fessenheim (Haut-Rhin) et Tricastin (Drôme) afin de faire baisser le pourcentage d'énergies non-renouvelables.
 
Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que le produit de la Contribution climat énergie ne doit pas venir renflouer les caisses de l'Etat et rembourser ainsi les cadeaux faits aux plus aisés, comme avec le "bouclier fiscal. Au contraire, par l'intermédiaire d'un "chèque vert", l'argent récolté doit être reversé aux ménages, et prioritairement aux ménages modestes afin que leurs besoins fondamentaux (chauffage, éclairage) soient satisfaits. Les urgences écologiques et sociales doivent être prise en charge simultanément.

 

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(*) Le nucléaire est une des industries les plus polluantes et les plus dommageables pour la planète :
 
 
- les mines d'uranium - le combustible des réacteurs nucléaires - contaminent des régions entières. Après avoir contaminé de nombreuses zones en France (cf le documentaire de France 3 "La France contaminéé", le nucléaire français contamine en particulier le Niger dont les mines produisent le tiers de l'uranium consommé par EDF
 
- les réacteurs en fonctionnement rejettent de la radioactivité dans l'air et dans l'eau.
 
- les réacteurs en fonctionnement rejettent dans les rivières et dans la mer de grandes quantités de produits chimiques (cuivre, zinc, phosphore, sodium, chlorures, morpholine, etc.)
 
- les réacteurs nucléaires produisent des déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution et dont les plus dangereux vont durer des millions d'années. Ces réacteurs produisent entre autre du plutonium lequel est excessivement nocif pour les êtres vivants et qui permet la fabrication de bombes nucléaires.
 
- la production d'électricité nucléaire est émettrice de quantités de gaz à effet de serre de plus en plus importantes (*).
 
- la consommation d'électricité, à 80% d'origine nucléaire, est finalement très fortement émettrice de CO2 car nécessitant la mise en service de centrales thermiques (charbon, fuel, etc) en particulier lors de chaque pointe de consommation.
 
- l'exportation de réacteurs nucléaires, notamment à des dictatures, est politiquement et moralement condamnable : le nucléaire contamine la démocratie autant que l'environnement.
 
 
(*) http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml (http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml)

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Pour ne plus recevoir ces informations, envoyez un mail vide à rezo-cp-unsubscribe@sortirdunucleaire.org
Titre: Re : "Sortir du nucléaire et mourrir
Posté par: Patacrac le 27 juillet 2009 à 20:33:19
Bonsoir,

Le nucléaire, c'est la vie, c'est grâce a lui que toutes les matières se sont synthétisées, le soleil, c'est du nucléaire, la fusion c'est l'avenir, et le présent, sans elle, le soleil et les étoiles n'existeraient pas, et la vie serait impossible, à -273°C avec le zéro absolu.
Avec la résolution des problèmes des déchets par fusion à température adéquate, nous pourrions régler tous les problèmes, énergie illimitée sans déchets et sans pollution, synthétisation de toutes les matières a base de n'importe quoi, comment sont né le Fer , les métaux, et toute les molécules de la table de mendéliev, avec du nucléaire, parfois violent, (Supernovae) mais naturel...
la France, grâce a sa poursuite de ses recherches sur le nucléaire à déjà pu élaborer des chaînes pour rendre les déchets moins dangereux et diminué sa longévité.

Avec les recherches sur la Fusion, c'est pas sortir du nucléaire qu'il faut, mais abandonner la Fission pour le remplacer par la Fusion, source de la vie dans tout l'Univers...

L'autre solution, c'est pas trop les panneaux solaires, très polluants et de durée de vie limitée, ou l'éolien, mais une prise de conscience d'économiser les énergies, quel qu'elles soient.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 29 juillet 2009 à 15:56:17
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 29 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333



Augmentation du prix de l'électricité :
la première d'une très longue série

- Le piège nucléaire se referme sur EDF qui est au bord du gouffre

- Les français vont payer très cher les investissements insensés d'EDF
dans le nucléaire, depuis 40 ans en France et récemment à l'étranger



Le 8 juillet, par la voix de son PDG Pierre Gadonneix, EDF demandait une augmentation de 20% du prix de l'électricité. Aujourd'hui, il est question d'une hausse de près de 2% pour les ménages, et de 4 à 5% pour les entreprises. Loin d'être "un moindre mal", cette augmentation est de toute évidence la première d'une longue série qui, au total, va porter très haut le prix de l'électricité vendue en France.
 
En effet, à cause de ses investissements insensés dans le nucléaire, depuis 40 ans en France et récemment à l'étranger, EDF est menacée d'un crash industriel et financier bien plus important que celui d'Airbus en 2006. Les français vont bientôt découvrir que, contrairement à ce qui leur a été raconté depuis des décennies, le nucléaire n'est pas seulement la plus polluante des énergies, elle est aussi la plus chère. Trois dossiers principaux plombent l'avenir d'EDF :


1) L'état déplorable des réacteurs nucléaires français

Construire des réacteurs nucléaires est toujours une mauvaise option, même s'il n'y a pas eu d'accident nucléaire et même sans évoquer la question (pourtant cruciale) des déchets radioactifs. En effet, les "nouveaux réacteurs" deviennent forcément un jour de vieux réacteurs, encore plus dangereux que lors de leur mise en service et qui coûtent chaque année de plus en plus cher. Après avoir mangé son pain blanc, et avoir évité par chance une catastrophe nucléaire comme au Blayais en décembre 1999 (1), la France atomique entre désormais dans une période qui s'annonce très sombre.
 
Alors qu'il est question ici où la de prolonger le fonctionnement des réacteurs EDF au delà de 40 ans, c'est en réalité la prolongation au delà de 30 ans que EDF tente déjà d'obtenir. Or, les réacteurs nucléaires français sont très dégradés et les cuves, dans lesquelles a lieu la réaction nucléaire, donnent d'inquiétants signes de fatigue. Le taux de disponibilité du parc nucléaire est tombé en 2008 en dessous de 80% (2) et, selon certaines sources, serait même en dessous de 75%.

La rénovation de ces réacteurs va coûter de lourdes sommes (400 millions d'euros par réacteur selon EDF) sans pour autant réduire le risque d'accident et assurer un fonctionnement rentable. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il faut au contraire fermer définitivement les réacteurs qui arrivent à 30 ans d'âge et investir dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables (cf http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org) ).



2) Les déboires du réacteur nucléaire EPR

Le chantier EPR de Finlande, dirigé tant bien que mal par Areva depuis fin 2005, compte aux dernières nouvelles 38 mois de retard (3) et au moins 2,5 milliards d'euros de surcoût... que les Finlandais entendent bien facturer aux Français (4). Sur le chantier de l'EPR de Flamanville, EDF suit la même voie : commencé fin 2007, le chantier accumule les déconvenues et compte déjà près d'un milliard d'euros de surcoût et un an de retard (5). Qui plus est, comme l'a montré le chantier finlandais, les problèmes se multiplient et le retard s'aggrave au fil du temps.

Qui plus est, l'autorité de sûreté britannique a récemment détecté (6) un défaut majeur dans la "sûreté" de l'EPR, défaut qui avait totalement échappé à l'autorité de sûreté française (qui a donc une nouvelle fois démontré son incompétence). Comme, par ailleurs, l'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne, c'est toute la stratégie internationale d'EDF, mais aussi d'Areva, qui risque bien de s'effondrer (voir partie 3)

D'ailleurs, le réacteur EPR n'est pas certifié par l'autorité de sûreté nucléaire des USA, la NRC. Le processus de certification est en cours jusqu'en juin 2012 (7), et le verdict final pourrait bien être négatif pour l'EPR. Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'apprête d'ailleurs à saisir la NRC pour qu'elle prenne en compte le fameux document "Confidentiel défense" qui reconnaît la vulnérabilité de l'EPR (8). Cette affaire est d'autant plus sensible que, le 17 février dernier, la NRC a rappelé avec force que tout éventuel nouveau réacteur aux USA devrait résister à un crash d'avion de ligne (9)


3) Les investissements insensés d'EDF en Grande-Bretagne et aux USA
 
EDF a récemment racheté British Energy au prix fort, environ 15 milliards d'euros, alors que la valeur de l'entreprise britannique s'est depuis effondrée avec la crise financière mondiale. EDF a aussi racheté, pour 5 milliards d'euros, 50% des activités nucléaires de l'électricien américain Constellation. Ces investissements ruineux sont faits dans le but de construire des EPR dans ces deux pays, stratégie qui se heurte à deux graves difficultés.
 
D'abord, nous l'avons vu, la "sûreté" de l'EPR est fortement remise en cause et la construction de l'EPR en Grande-Bretagne et aux USA pourrait bien être interdite.  De plus, même si l'EPR est autorisé, c'est EDF qui doit payer elle-même les EPR qu'elle entend construire. EDF vient d'ailleurs de mendier (10) des aides publiques au gouvernement britannique qui a pourtant annoncé très clairement, à plusieurs reprises, qu'il n'y aurait pas une livre de subvention. Comment une entreprise ruinée peut-elle financer des réacteurs EPR (que, par ailleurs, elle n'arrive même pas à construire) ?
 
Notons enfin que EDF se retrouve propriétaire de vieux réacteurs britanniques de plus en plus souvent en panne, susceptibles de causer des accidents graves, et dans tous les cas à la rentabilité improbable (11).


Conclusion : au bord de la faillite, EDF veut de fortes augmentation du prix de l'électricité

EDF est donc très sévèrement endettée et son avenir apparaît très sombre. En quelques mois, son action à la bourse de Paris est passée de 87 à 33 euros (-62%). Les nuages s'accumulent et EDF espère s'en sortir avec de fortes augmentations du prix de l'électricité.
 
EDF et Areva étant des entreprises détenues par l'Etat, ce sont hélas les citoyens français qui vont payer, chèrement, pour la faute historique que constitue la politique nucléaire de l'Etat français. En plus des problèmes évoqués ci-dessus, il faudra tôt ou tard dépenser des sommes incommensurables pour le démantèlement des installations nucléaires et pour les déchets radioactifs.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l'arrêt immédiat des investissements dans le nucléaire, et un audit général d'EDF (mais aussi d'Areva) pour faire la vérité sur les comptes de l'entreprise et sur le coût réel du nucléaire.


 
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(1) http://81.194.11.10/vf/05_inf/05_inf_1dossiers/05_inf_25_blayais/pdf/Blayais_DES.pdf (http://81.194.11.10/vf/05_inf/05_inf_1dossiers/05_inf_25_blayais/pdf/Blayais_DES.pdf)
modération: page non trouvée
(2) http://www.enerzine.com/2/6211+la-disponibilite-du-parc-nucleaire-en-baisse+.html (http://www.enerzine.com/2/6211+la-disponibilite-du-parc-nucleaire-en-baisse+.html)
(3) http://tinyurl.com/kqn4u7 (http://tinyurl.com/kqn4u7)
(4) http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp)
modération: page d'accueil de Romandie news
(5) http://www.lejdd.fr/cmc/economie/200849/l-epr-usine-a-gaz-d-edf_170176.html (http://www.lejdd.fr/cmc/economie/200849/l-epr-usine-a-gaz-d-edf_170176.html)
modération: page d'accueil du jdd
(6) http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=1&partner=rss&emc=rss (http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=1&partner=rss&emc=rss)
(7) http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html (http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html)
(8) Confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
(9) http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=2&partner=rss&emc=rss (http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=2&partner=rss&emc=rss)
(10) http://www.ft.com/cms/s/0/1369ae48-4972-11de-9e19-00144feabdc0.html (http://www.ft.com/cms/s/0/1369ae48-4972-11de-9e19-00144feabdc0.html)
(11) http://tinyurl.com/nsd4vz (http://tinyurl.com/nsd4vz)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 31 juillet 2009 à 15:46:40
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
Communiqué du 30 juillet 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Congo / Areva : les soutiens se multiplient en faveur de Golden Misabiko
 

- Le militant associatif congolais est emprisonné depuis le 24 juillet suite à la publication d'un rapport mettant en cause l'exploitation illégale par Areva d'une mine d'uranium

- Autre affaire urgente : au Niger, le Président Tanja organise un référendum illégal le 4 août avec le consentement implicite des autorités françaises et d'Areva



 
Les soutiens se multiplient en faveur de Golden Misabiko, président d'une ONG Congolaise de défense des droits de l'Homme (cf http://asadhokat.blogs.continentalnews.fr (http://asadhokat.blogs.continentalnews.fr) ), qui a été arrêté vendredi 24 juillet après la publication d'un rapport  dénonçant l'exploitation illégale de la mine d'uranium de Shinkolobwe (Katanga), concédée à Areva depuis le 26 mars dernier, lors de la visite express du Président français Nicolas Sarkozy au Congo (RDC).
 
M. Misabiko et l'Asadho-Katanga sont inquiétés pour avoir publié un rapport qui révèle que l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe au Katanga est illégale et "dangereuse pour la santé publique", et qui dénonce "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les services "de renseignements militaires, le Parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales.
 
Depuis, les soutiens se multiplient : Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Revenue Watch Institute, Coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), Société Civile de la Province du Katanga, et bien sûr le Réseau "Sortir du nucléaire" qui a lancé dès le 27 juillet une "cyber-action" de protestation pour exiger la libération de Golden Misabiko (voir en fin de ce message).
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention de l'opinion publique sur la gravité de la situation au Congo et au Niger où les autorités politiques bafouent les droits de l'Homme et les règles démocratiques sur fond de coopération avec la multinationale nucléaire Areva.
 
Au Niger, où Areva exploite des mines d'uranium depuis 45 ans et a récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l'autorisation d'ouvrir une mine géante à Imouraren, les atteintes à la démocratie sont tout aussi graves : contrairement à ce que prévoit la constitution, M Tanja va se présenter pour un troisième mandat présidentiel et, pour arriver à ses fins, n'a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.
 
C'est de toute évidence parce que la supposée "indépendance énergétique de la France" n'est qu'un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs nucléaires français est assuré à 100% par les importations d'uranium, en particulier d'Afrique, que M Sarkozy et les autorités françaises cautionnent les atteintes aux droits de l'Homme dans les pays où Areva exploite des mines d'uranium.
 
Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy avait pourtant promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les Droits de l'Homme. L'accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.
 
Il est nécessaire de mettre en lumière la complaisance d'Areva avec ces agissements antidémocratiques. Dans l'immédiat, les autorités françaises doivent se reprendre et exiger la libération immédiate de Golden Misabiko au Congo et l'annulation du référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger.



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FIDH et OMCT - 31/07/2009
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et Organisation mondiale contre la torture (OMCT)

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de leur programme conjoint, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, récusent les allégations portées à l’encontre de M. Golden Misabiko et condamnent vivement la décision du Tribunal de paix de Lubumbashi confirmant la détention du défenseur des droits de l’Homme.
 
Le 29 juillet 2009, le Tribunal de paix de Lubumbashi a confirmé le placement en détention préventive de M. Golden Misabiko, président de la section katangaise de l’Association africaine pour la défense des droits de l’Homme (ASADHO)/Katanga, pour une durée de 15 jours. Il est accusé d’ « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « dénonciation calomnieuse ». A ce jour, M. Misabiko reste détenu au parquet de grande instance de Lubumbashi, dans l’attente de son procès.
 
Le 24 juillet 2009, M. Misabiko avait été arrêté par l’Agence nationale de renseignement (ANR)/Katanga, à la suite de la publication par l’ASADHO/Katanga d’un rapport sur l’exploitation artisanale de la mine uranifère de Shinkolobwe dans la province du Katanga en violation du décret présidentiel nº 04/17 du 27 janvier 2004. Le 25 juillet 2009, le parquet de Lubumbashi l’a placé sous mandat d’arrêt provisoire et, le 28 juillet 2009, il a été présenté devant un juge en vue de l’examen de la demande de maintien en détention formulée par le parquet. Au moment où siégeait le juge, le ministre de la Communication et des médias, M. Mende Omalanga, organisait un point de presse à Kinshasa à l’occasion duquel il stigmatisait l’action de la FIDH et de ses organisations membres en RDC et exprimait la volonté du Gouvernement de poursuivre M. Golden Misabiko en raison des propos que celui-ci aurait tenu. En effet, le ministre accuse M. Misabiko d’avoir « déclaré sans ambages que le Gouvernement congolais était impliqué dans un commerce clandestin de l’uranium de Shinkolobwe (Katanga) avec l’Iran et la Corée du Nord », propos passibles, selon lui, de poursuites pour « atteinte à la sureté de l’Etat » et de « propos diffamatoires ».
 
Selon les informations en possession de l’Observatoire, M. Golden Misabiko n’aurait jamais tenu publiquement de tels propos, y compris lors de l’interview accordé à la BBC le 17 juillet 2009. Par ailleurs, l’Observatoire s’inquiète des moyens disproportionnés utilisés par les autorités et la justice congolaise à l’encontre des responsables de l’ASADHO/Katanga alors que le rapport de l’organisation congolaise de défense des droits de l’Homme tendait à alerter ces mêmes autorités sur les dangers de la non application d’un décret présidentiel.
 
Au regard de l’absence totale d’éléments de preuves permettant au parquet de qualifier une atteinte à la sureté de l’Etat ou de propos diffamatoires à l’égard de M. Golden Misabiko, l’Observatoire dénonce la détention arbitraire de M. Misabiko.
 
Par conséquent, l’Observatoire demande aux autorités congolaises de procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de M. Misabiko en l’absence de toute charge valable, ainsi que de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique.
 
Enfin, l’Observatoire demande aux autorités congolaises de mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme, conformément aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.
 
Pour plus d’informations, merci de contacter :
FIDH : Gaël Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18
OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39



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Revenue Watch Institute - 31/07/2009

Revenue Watch demande la libération d'un militant de la transparence arrêté par les agents de sécurité congolais

NEW YORK—Revenue Watch Institute se joint à ses collègues de la coalition internationale Publiez Ce Que Vous Payez  pour demander aux autorités de la République démocratique du Congo de libérer immédiatement Golden Misabiko, militant de la transparence et des droits de l'homme, arrêté le 24 Juillet par l'ANR, l'Agence Nationale de Renseignement du Congo, et accusé d' « atteinte à la sûreté de l'Etat » et de « dénonciation calomnieuse ».
Mr. Misabiko est président de l'Association africaine pour la protection des droits de l'homme (ASADHO) et un leader de la coalition Publiez Ce Que Vous Payez congolaise. Son arrestation est le dernier acte d'harcèlement du gouvernement à son encontre qui fait suite à un rapport récent d'ASADHO mettant en accusation la corruption dans le secteur minier et appelant à la publication du nouveau contrat entre la République démocratique du Congo (RDC) et AREVA, la multinationale nucléaire française.

« Le respect des porte-paroles des citoyens est une des caractéristiques principales de la bonne gouvernance », a déclaré Karin Lissakers, directrice de Revenue Watch. « Les officiels congolais doivent mettre fin à la répression des voix dissidentes s’ils espèrent solder l'héritage de la guerre civile et promouvoir la stabilité nécessaire au succès de l'industrie minière et des autres secteurs de l'économie ».

Bien que la RDC dépende économiquement de l'exploitation minière, l'absence de publication regulière des recettes du gouvernement du secteur extractif persiste. La RDC fait partie d'un groupe de près de trente pays riches en ressources naturelles s'étant engagés à mettre en œuvre l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), un mécanisme international visant à établir la transparence dans la gestion du pétrole, du gaz et de minéraux.

Mme. Lissakers a déclaré: « Les gouvernements doivent traiter les activistes comme M. Misabiko comme des partenaires dans le cadre de l'ITIE. Sans une collaboration légitime entre le gouvernement et les groupes de la société civile, aucun pays ne peut prétendre à défendre les principes de l'ITIE; les critères de base de l’initiative ne sont pas respectés ».
CONTACTS:
Jed Miller, +1 917 257-0670, jmiller@revenuewatch.org (US)



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Coalition "Publiez ce que vous payez" - 29/07/2009

République Démocratique du Congo:
PCQVP demande la libération immédiate du militant de la transparence Golden Misabiko

Source: PWYP International - déclaration publique
Date: 29 jui 2009

Golden Misabiko, le Président de l’Association africaine pour la défense des droits de l’Homme (ASADHO)/Katanga a été arrêté le 24 juillet à Lubumbashi et placé en détention provisoire. Timothée Mbuya, le Vice-président de l’ASADHO/Katanga a également été arrêté le 24 juillet puis relâché le même jour. ASADHO est membre de Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) République Démocratique du Congo.
Les deux hommes avaient été interpellés et interrogés à Lubumbashi par des agents de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) de la République Démocratique du Congo. Monsieur Misabiko a été inculpé pour “atteinte à la sûreté de l’Etat” et “propos diffamatoires” et attend d‘être jugé.
Militant des droits humains et de la transparence des revenus extractifs, Monsieur Misabiko fait campagne aux côtés d’autres organisations de la société civile congolaise en faveur d’une reddition des comptes accrue dans la gestion des ressources minières de la province du Katanga, une région riche en cuivre et cobalt. Ses activités de militant lui ont valu de multiples interpellations et arrestations par le passé.
Le 12 juillet dernier, l’ASADHO/Katanga avait publié un rapport dénonçant l’implication d’institutions étatiques dans l’exploitation illicite et dangereuse de la mine uranifère de Shinkolobwe et l’opacité entourant la signature d’un contrat entre le gouvernement congolais et le groupe nucléaire français AREVA.
La République Démocratique du Congo est l’un des 21 pays africains candidats à l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE)**, une initiative internationale pour une transparence accrue dans les secteurs minier, gazier et pétrolier, et s’apprête à évaluer sa mise en oeuvre au niveau national. La société civile est une des parties prenantes à ce processus tripartite et siège au sein du comité national chargé de veiller à sa mise en oeuvre en RDC.
PCQVP demande la libération immédiate de Golden Misabiko et l’abandon de toutes les charges à son encontre.
PCQVP exhorte le gouvernement congolais à garantir la liberté de la société civile de prendre part au débat sur la manière dont les ressources minières de leur pays sont gérées et à garantir leur sécurité et intégrité physique.
Notes:
*Publiez Ce Que Vous Payez est une coalition internationale d’organisations de la société civile présente dans une cinquantaine de pays. PCQVP plaide pour une transparence accrue des industries minières, gazières et pétrolières.
**L’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) est une initiative tripartite constituée de gouvernements, d’entreprises du secteur extractif et d’organisations de la société civile, qui s’est fixée pour but d’accroître la transparence des revenus miniers, gaziers et pétroliers. La République Démocratique du Congo a adhéré à l’ITIE en 2005 et a l’obligation d’accéder au statut de pays conforme à l’initiative à l‘échéance de mars 2010.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter ::
Marie-Ange Kalenga, Coordinatrice de PCQVP Afrique
+ 237 9639 3651
mkalenga@gmail.com



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Déclaration de la Société civile du Katanga

Publié le 30/07/2009 16:34 dans Libérez G. MISABIKO - Ajouter un commentaire

LES ORGANISTIONS DE LA SOCIETE CIVILE DU KATANGA

 
Déclaration des  Organisations de la Société Civile de la Province du Katanga consécutive à l’arrestation arbitraire et la détention de Monsieur Golden MISABIKO, Président de l’ONGDH ASADHO/Katanga.

Dossier : l’exploitation illicite et clandestine de la mine uranifère de Shinkolobwe
                au Katanga, République Démocratique du Congo.

Nous, Organisations de la Société  Civile Congolaise de la Province du Katanga,

Considérant qu’ en date du 13 juillet 2009, l’ONGDH ASADHO/Katanga a publié un rapport sur l’exploitation illégale et clandestine de la mine de Shinkolobwe par les exploitants miniers artisanaux, en complicité avec les agents et responsables de différents services publics chargés de la protection de ce site interdit de toutes les activités minières ;

Considérant qu’à la suite de cette publication, les agents de l’Agence Nationale des Renseignements, ANR en sigle, Direction provinciale du Katanga, ont arrêté, le Vendredi 24 juillet 2009, Monsieur Golden MISABIKO, Président de l’ASADHO/ Katanga et l’ont transféré en détention, le Samedi 25 juillet 2009, au Parquet de Grande Instance de Lubumbashi ;

Convaincus que ledit rapport confirme les informations contenues dans plusieurs autres rapports des Organisations Non Gouvernementales tant nationales qu’internationales et ceux des services et autorités publics ;

Compte tenu du fait que les autorités détiennent, par devers elles, toutes ces informations et les cachent malencontreusement à la population l’exposant de ce fait  aux effets néfastes d’irradiation par l’uranium ;

Considérant que cette exploitation artisanale et clandestine nuit dangereusement à la santé  des creuseurs et de toute la population de Likasi, Kambove, Kolwezi et Lubumbashi ;

Considérant que les démarches entreprises par les différentes organisations de la Société  Civile en vue d’obtenir sa remise en liberté ne sont pas concluantes du fait que les Magistrats chargés d’examiner ce dossier subiraient des interférences politiciennes les empêchant ainsi de libérer Monsieur Golden MISABIKO ;

Eu égard à ce qui précède ;

Confirmons : 
Les conclusions du rapport publié par ASADHO/ Katanga ;
La détention par les autorités de toutes les informations relatives à la continuité de l’exploitation clandestine de cette mine uranifère ;

Exigeons :
De la Justice Congolaise : la libération de Monsieur Golden MISABIKO, car les faits mis à sa charge (atteinte à la sûreté de l’état et diffamation) sont imprécis et obscurs ;
De la Communauté Internationale et du Gouvernement Congolais : la mise en place d’une commission tripartite – Communauté Internationale, Gouvernement Congolais et la Société Civile chargée - d’évaluer les effets de l’exploitation clandestine de cette mine uranifère sur les populations et l’environnement en vue de proposer, d’une part des mesures de protection et d’autre part des mesures d’atténuation d’irradiation.

Recommandons :

Au Gouvernement Congolais
de prendre de dispositions utiles pour mettre fin à l’exploitation illicite et clandestine de la mine uranifère de Shinkolobwe et de collaborer avec les Organisations de la Société Civile.
Rendre publics tous les rapports relatifs à l’exploitation de la mine uranifère de Shinkolobwe.

Aux Organisations de la Société Civile :
Rendre publics tous les rapports relatifs à l’exploitation de la mine uranifère de Shinkolobwe ;
Continuer à se mobiliser en vue d’obtenir la libération de Monsieur Golden MISABIKO ;
Sensibiliser la population sur les méfaits de l’exploitation artisanale de l’uranium

                                               Fait à Lubumbashi, le 30 juillet 2009.
                                             Pour Les Organisations de la Société Civile du Katanga



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Initiative du Réseau "Sortir du nucléaire" - 27 juillet 2009


- Téléphonez à l'Ambassade de la République démocratique du Congo à Paris au 01 42 25 57 50

- Envoyez le message ci-dessous (tel quel ou en le personnalisant) par fax au 01 45 62 16 52, ou par e-mail à :
 
amb.rdc.paris@wanadoo.fr
contact@ambardcparis.com
chancellerie@ambardcparis.com
min_droitshumains@yahoo.fr
missionrdc@bluewin.ch
et en copie à :
 
asadhokat@ic-lubum.cd
cdh@ic-lubum.cd
licofrdc@yahoo.fr


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MESSAGE A ENVOYER
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Madame, Monsieur,

Nous vous prions de faire savoir aux plus hautes autorités de la République démocratique du Congo que nous demandons la libération immédiate de Monsieur Golden Misabiko, président de l'Association Africaine de défense des Droits de l'Homme (Asadho) au Katanga, qui a été arrêté vendredi par des membres de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR) et transféré samedi au palais de justice de Lubumbashi.

Il apparaît que M. Misabiko et l'Asadho-Katanga sont inquiétés pour avoir publié récemment un rapport qui révèle que l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe au Katanga est illégale et "dangereuse pour la santé publique", et qui dénonce "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les services "de renseignements militaires, le Parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales. Non seulement M. Misabiko et l'Asadho-Katanga ne devraient pas être inquiétés, mais ce rapport courageux et édifiant devrait leur valoir reconnaissance et soutiens.
 
Par ailleurs, l'exploitation de la mine de Shinkolobwe a été attribuée à la multinationale Areva, dont nous connaissons les méthodes antidémocratiques et néocoloniales. Sachant qu'elle a durablement contaminé, avec ses activités d'extraction d'uranium, de nombreuses zones de France et du Niger, nous ne saurions trop recommander la plus grande méfiance vis à vis de la société Areva.
 
Dans l'immédiat, nous demandons la libération sans condition de M. Misabiko et l'abandon de toute poursuite ou intimidation à l'encontre des membres de l'Asadho-Katanga.
 
En vous remerciant par avance, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre engagement en faveur de l'environnement et de la Démocratie.
 
NOM - Prénom :
Code Postal - Commune :
Pays :

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 août 2009 à 11:10:49
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
Communiqué du 3 août 2009 - Contact : 06.64.100.333



Niger : la France doit condamner
le référendum illégal prévu mardi
4 août et Areva doit quitter le pays


 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le silence complice des autorités françaises face au véritable coup d'Etat organisé au Niger par le Président Mamadou Tandja qui, contrairement à ce qui est prévu par la Constitution, entend briguer un troisième mandat. Pour arriver à ses fins, M Tanja n'a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.

Il se trouve que, au Niger, Areva exploite des mines d'uranium depuis 45 ans et a récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l'autorisation d'ouvrir une mine géante à Imouraren. C'est parce que la supposée "indépendance énergétique de la France" n'est qu'un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs nucléaires français est assuré à 100% par les importations d'uranium, en particulier d'Afrique, que M Sarkozy et les autorités françaises cautionnent les atteintes aux droits de l'Homme.
 
De telle atteintes ont lieu dans les pays où Areva exploite des mines d'uranium : au Niger, bien sûr, mais aussi au Congo où le militant associatif Golden Misabiko est emprisonné depuis le 24 juillet pour avoir publié un rapport pointant l'exploitation illégale d'une mine d'uranium... par Areva. Là aussi, les autorités françaises brillent par leur silence.
 
Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy avait pourtant promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les Droits de l'Homme. L'accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.
 
Il est nécessaire de mettre en lumière le rôle central d'Areva dans ces affaires antidémocratiques. Dans l'immédiat, les autorités françaises doivent se reprendre, exiger l'annulation du référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger, et contraindre Areva à quitter le Niger. Ce sera d'ailleurs l'occasion de mettre un terme aux graves atteintes à l'environnement et à la santé publique qui sont occasionnées par les opérations d'extraction de l'uranium.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 05 août 2009 à 20:13:52
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr (http://www.sortirdunucleaire.fr)

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Communiqué de presse du 5 août 2009
Contact presse : 06.64.100.333

64 ans après Hiroshima et Nagasaki (6/9 août 1945),
la France contribue à la prolifération nucléaire

- La France doit renoncer à exporter du nucléaire en particulier vers la Libye et l'Inde
- La France doit stopper le programme de missile M51 et la construction du Laser Mégajoule

64 ans après les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945), la France contribue hélas, de diverses façons, à la prolifération nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce ces pratiques irresponsables (partagées par d'autres puissances nucléaires comme les USA) qui mènent à la destruction pure et simple de la planète.

Au delà même des problèmes insolubles (risques d'accidents, déchets radioactifs, etc) posés par l'industrie nucléaire, cette dernière permet d'accéder au nucléaire militaire et constitue même un paravent parfait pour des pays qui, sous prétexte de nucléaire "civil", tentent de mettre au point des bombes atomiques.

Sous l'impulsion du Président de la République Nicolas Sarkozy, la France tente de développer une irresponsable politique d'exportation de technologies nucléaires, qui plus est vers des pays qui, même du point de vue pronucléaire, devraient être exclus de telles transactions :

- M. Sarkozy entend livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi (accord signé à Tripoli le 24 juillet 2007 dans le cadre d'un "troc nucléaire" dans l'affaired es infirmières bulgares).

- la France, dans le sillage des USA et avec la caution injustifiable de l'AIEA, veut exporter du nucléaire vers l'Inde alors que ce pays n'est pas signataire du TNP (Traité de non-prolifération) : ce statut de non-signataire écarte normalement l'Inde de toute transaction nucléaire.

- par ailleurs, l'Iran est toujours actionnaire à hauteur de 10% de l'usine française d'enrichissement d'uranium Eurodif située à Tricastin (Drôme) : la France a exporté pendant des décennies de l'uranium enrichi vers l'Iran, permettant à ce pays d'avancer grandement vers la maîtrise de l'arme atomique.

Aujourd'hui encore, en contradiction avec le TNP, la France développe ses armes nucléaires et donne ainsi de parfaits prétextes aux pays qui veulent eux aussi acquérir l'arme atomique. En particulier, il est nécessaire que la France stoppe immédiatement :

- la mise au point du missile M51, à même d'emporter des têtes nucléaires encore plus loin que ne le fait l'actuel missile M45
- la construction (près de Bordeaux) du Laser Mégajoule pour mettre au point une nouvelle génération de bombes atomiques

Pour laisser une chance à la planète, il faut stopper tous les programmes nucléaires, qu'ils soient "civils" ou militaires (les faits montrent que cette distinction est purement théorique). C'est la seule façon d'éviter de nouveaux drames comme ceux d'Hiroshima, de Nagasaki, ou de Tchernobyl (catastrophe nucléaire du 26 avril 1986).

Contact presse : 06.64.100.333
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 12 août 2009 à 08:36:52
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 12 août 2009 - Contact : 06.64.100.333

 

Vente de deux EPR à la Chine :
Areva et EDF corrupteurs ?

 

- Kang Rixin, le chef du nucléaire chinois, aurait été corrompu pour acheter deux EPR
- Les PDG d'Areva et d'EDF ont signé des accords avec Kang Rixin concernant ces EPR
- Seule l'hypothèse de la corruption peut expliquer que les Chinois aient acheté des EPR

 


Les accusations de corruption portées par les autorités chinoises à l'encontre de Kang Rixin, chef du programme nucléaire chinois et président de la société China National Nuclear Corporation (CNNC), apportent enfin une explication à un des plus grands mystères industriels de ces dernières années.

Il était jusqu'alors incompréhensible que les Chinois persistent dans l'idée saugrenue d'acheter à la France deux réacteurs nucléaires de type EPR. En effet, les deux chantiers EPR en cours actuellement se révèlent être des désastres industriels et financiers (1), tant pour Areva en Finlande que pour EDF à Flamanville (Manche).

Ces derniers mois, la quasi-totalité des entreprises qui avaient envisagé d'acheter des réacteurs nucléaires ont écarté l'EPR ou annulé des projets de construction d'EPR comme c'est le cas d'Eskom (Afrique du Sud) (2) et d'AmerenUE (Missouri, USA). (3)

Pour contourner le problème, EDF a racheté British energy à grand frais pour commander elle-même des EPR et les construire en Grande-Bretagne. Mais, le 1er juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire britannique a mis à jour une grave faille de sûreté (4) dans le système de contrôle de l'EPR, réduisant à néant les espoirs d'Areva et EDF, cette dernière ayant donc déboursé 15 milliards pour rien.

Seuls les pays dont les dirigeants ne connaissent rien au nucléaire - comme M Sarkozy (France) et M Berlusconi (Italie) - envisagent encore la construction de réacteurs EPR, ils devraient assez rapidement être rattrapés par la réalité et prendre enfin des décisions sérieuses (c'est-à-dire économiser l'énergie et développer les énergies renouvelables).

Ceci dit, si Kang Rixin est corrompu, c'est bien qu'il a fait affaire avec des corrupteurs. Areva et EDF étant les bénéficiaires de la transaction, il est légitime de se demander si les PDG de ces deux entreprises n'ont pas "oublié" quelques millions de dollars dans la voiture de Kang Rixin après avoir signé des accords avec lui (cf http://fce.ccifc.org/2007-11/doc/contrats.pdf (http://fce.ccifc.org/2007-11/doc/contrats.pdf)) pour la construction (Areva) et l'exploitation (EDF) des deux EPR en question.



 

(1) http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp)
modération: page d'accueil de Romandie News

(2) http://www.enviro2b.com/2008/12/08/nucleaire-lafrique-du-sud-annule-son-projet-epr (http://www.enviro2b.com/2008/12/08/nucleaire-lafrique-du-sud-annule-son-projet-epr)
Modération: Erreur lors de la connexion à la base de données

(3) http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp)
modération: page d'accueil de Romandie News

(4) http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece (http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece)
Modération: page d'accueil.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 14 août 2009 à 17:07:53
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 14 août 2009 - Contact : 06.64.100.333



EPR en Chine / Soupçons de corruption :
les dénégations d'Areva peu convaincantes
 

- Un dirigeant d'Areva a été retenu plusieurs semaines en Chine après la vente des EPR
- Les PDG d'Areva et d'EDF ont signé des accords en Chine concernant ces réacteurs
- Seule l'hypothèse de la corruption peut expliquer que les Chinois aient acheté des EPR
- La vente des deux EPR à la Chine pourrait sous peu être définitivement annulée

 

 
Après les accusations de corruption portées par les autorités chinoises à l'encontre de Kang Rixin, chef du programme nucléaire chinois et président de la société China National Nuclear Corporation (CNNC), les dénégations d'Areva, soupçonnée de corruption, sont fort peu convaincantes.

En effet, Areva se défend en expliquant avoir signé ses contrats avec l'électricien chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company) et non avec CNNC. Or :

- jusqu'à ce jour, Kang Rixin n'était pas seulement président de CNNC, il était aussi le grand chef de l'ensemble du programme nucléaire chinois et avait à ce titre toute latitude pour intervenir sur le dossier EPR

- un dirigeant d'Areva, Paul Felten, a été retenu plusieurs semaines en Chine fin 2007 et début 2008... et il s'agissait déjà de soupçons de corruption


Qui plus est, l'hypothèse de la corruption donne enfin une explication à l'incompréhensible intérêt des Chinois pour l'EPR. En effet, les deux chantiers EPR en cours sont des désastres industriels et financiers (1), tant pour Areva en Finlande que pour EDF à Flamanville (Manche). Cela dissuade fort logiquement la quasi totalité des acheteurs potentiels de faire l'acquisition de réacteurs EPR, ou les pousse à annuler les achats d'EPR prévus comme c'est le cas d'Eskom (Afrique du Sud) (2) et d'AmerenUE (Missouri, USA) (3). Il est désormais possible, voire probable, que les Chinois annulent définitivement l'achat des deux EPR.

Pour contourner le problème, EDF a racheté British energy à grand frais pour commander elle-même des EPR et les construire en Grande-Bretagne. Mais, le 1er juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire britannique a mis à jour une grave faille de sûreté (4) dans le système de contrôle de l'EPR, réduisant à néant les espoirs d'Areva et EDF, cette dernière ayant donc déboursé 15 milliards pour rien.

Seuls les pays dont les dirigeants ne connaissent rien au nucléaire - comme M Sarkozy (France) et M Berlusconi (Italie) - envisagent encore la construction de réacteurs EPR, mais ils devraient assez rapidement prendre conscience de la réalité et prendre enfin des décisions sérieuses (c'est-à-dire économiser l'énergie et développer les énergies renouvelables).

Enfin, si Kang Rixin est corrompu... c'est bien qu'il a fait affaire avec des corrupteurs. Areva et EDF étant les bénéficiaires de la transaction, il est légitime de se demander si les PDG de ces deux entreprises n'ont pas "oublié" quelques millions de dollars dans la voiture de Kang Rixin après avoir signé des accords avec lui (cf http://fce.ccifc.org/2007-11/doc/contrats.pdf (http://fce.ccifc.org/2007-11/doc/contrats.pdf)) pour la construction (par Areva) et la co-exploitation (par EDF) des deux EPR en question.

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(1) http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090128145612.11l8clh1.asp)
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(2) http://www.enviro2b.com/2008/12/08/nucleaire-lafrique-du-sud-annule-son-projet-epr (http://www.enviro2b.com/2008/12/08/nucleaire-lafrique-du-sud-annule-son-projet-epr)
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(3) http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp)
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(4) http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece (http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece)
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Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 20 août 2009 à 10:29:58
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du jeudi 20 août 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
Document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR :

30 000 signataires obtiennent un classement
sans suites en faveur de Stéphane Lhomme


SCOOP : la Justice tolère la publication illégale d'un document "confidentiel défense"
> Voir tous les signataires
 

Plus de 30 000 signataires ont obtenu un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d'avion de ligne. En effet, le Vice-Procureur de Paris, en charge des questions de "terrorisme" et de "compromission des secrets", vient d'informer le Réseau "Sortir du nucléaire" du classement "sans suite" de cette procédure au cours de laquelle Stéphane Lhomme a été placé deux fois en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI).

Il est très frappant de constater que ce haut magistrat, tout en rappelant l'interdiction de révéler des documents classifiés (infraction passible de 5 ans de prison), classe l'affaire sans autre commentaire. Il est donc implicitement reconnu que, dans certaines circonstances, il est justifié de révéler un document confidentiel défense. En l'occurrence, il s'agissait d'informer les citoyens d'un grave mensonge, de la part d'Areva, d'EDF et de autorités françaises, qui prétendent que le réacteur EPR serait conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.

En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (voir notre dossier Document confidentiel défense). Ce document a été évoqué à de nombreuses reprises dans la presse, et a jeté le trouble sur le débat public officiel organisé en 2005 et 2006 sur le réacteur EPR : la Commission nationale du débat public a même censuré la contribution de "Sortir du nucléaire" qui évoquait le fameux document.

En mai 2006 et mars 2008, Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste. Accusé de "compromission du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Depuis novembre 2003, Stéphane Lhomme était donc visé par une enquête "préliminaire" bien curieuse puisqu'elle courrait... depuis plus de 5 ans : une durée tout à fait hors norme. Les conséquences principales de ce "sur-place" judiciaire était l'impossibilité d'accéder au dossier et le fait de garder sur la tête une "épée de Damoclès" de 5 ans de prison.

Lancée en juin dernier, la pétition demandant la clôture de l'enquête préliminaire, et surtout un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, a rencontré un très vif succès avec plus de 30 000 signataires, que le Réseau "Sortir du nucléaire" remercie chaleureusement.

Désormais, Stéphane Lhomme demande à pouvoir accéder au dossier, ce qui est de droit après le classement sans suites. Par ailleurs, en lien avec cette affaire de document confidentiel défense, EDF aurait mis en place des opérations illégales d'espionnage (**) de Stéphane Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se sont constitués parties-civiles. Il est nécessaire que toute la vérité soit faite sur cette seconde affaire.



 
(*) Parmi les signataires, on note des personnalités comme Corinne Lepage, Noël Mamère, Olivier Besancenot, José Bové, Jacqueline Fraysse, Yves Cochet, mais aussi le navigateur Eugène Riguidel, des représentants associatifs comme Jean-Marie Harribey (co-président d'Attac), Roland Desbordes (Président de la Criirad), des artistes renommés comme Stéphane Sansévérino, Henri Texier, Kent, Etienne Davodeau, etc.
 
(*) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans son édition du 23 avril 2009, affirme que "La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo".
 

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Lire l'appel : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html) 
 
Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 août 2009 à 15:35:34
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du vendredi 28 août 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 

EXCLUSIF
Le chantier de l'EPR en Chine est reporté
et pourrait bien être définitivement annulé
 

- Les flops des chantiers EPR (Finlande et France) et les accusations de corruption contre Areva et EDF remettent en cause l'EPR en Chine
- On comprend mieux pourquoi les autorités chinoises ont refusé dès juin que M Fillon vienne en Chine fin août pour le "lancement" de l'EPR



 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle que la cérémonie du "premier béton" du réacteur nucléaire EPR, qui devait avoir lieu hier jeudi 27 août 2009 à Taishan (Chine), a été annulée sans qu'aucune autre date ne soit avancée.
 
Il est désormais fort possible que les projets d'EPR soient définitivement annulés par les autorités chinoises. Ce serait une excellente nouvelle, ne serait-ce que parce que le seul EPR vendu, à la Finlande, va coûter des milliards d'euros à la France et non lui rapporter de l'argent.
 
Officieusement, Areva tente de justifier cette déconvenue par… des intempéries qui seraient survenues à Taishan. Mais, dès le mois de juin, les autorités chinoises avaient fait savoir au premier ministre français François Fillon qu'il ne serait pas accueilli en Chine pour la cérémonie du "premier béton". On a du mal à imaginer que la météo de Pékin avait prévu à l'avance les supposées intempéries dont parle Areva...
 
Il semble bien que les autorités chinois aient décidé délibérément de reporter cette cérémonie et se posent sérieusement la question de l'annuler définitivement, d'autant que :
- les Chinois suivent bien évidemment de très près les graves déconvenues rencontrées par les chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF), qui rivalisent de malfaçons, de retards et de surcoûts (*)
 
- Areva et EDF sont soupçonnés par les autorités chinoises d'avoir corrompu Kang Rixin, ex-chef du programme nucléaire chinois et ex-président de la société China National Nuclear Corporation (CNNC), pour qu'il choisisse le réacteur EPR pour le site de Taishan.(**)
 
Il est désormais avéré que le programme EPR est un véritable désastre industriel et financier. Conçu au début des années 90, l'EPR est déjà complètement obsolète. L'EPR n'est certifié ni aux USA ni en Grande-Bretagne, et il risque fort de ne jamais l'être du fait de sa vulnérabilité en cas de crash d'avion de ligne (***). Enfin, des projets de construction d'EPR ont été annulés (****) en Afrique du Sud, dans le Missouri, en Ontario…
 
Finalement, à part la Finlande (qui le regrette amèrement), le seul pays auquel l'industrie nucléaire française et son VRP M. Sarkozy ont réussi à vendre l'EPR est… la France. Il est encore temps de stopper le chantier EPR de Flamanville, d'annuler le projet EPR de Penly, et de reverser vers les économies d'énergies et les énergies renouvelables les milliards ainsi économisés.
 
 
 
(*) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=579 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=579)
(**) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=597 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=597)
(***) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=598 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=598)
(****) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=599 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=599)
Modération: Ce communiqué n'est plus disponible.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 01 septembre 2009 à 11:01:00
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 1er septembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

Centrale nucléaire de Gravelines :
 
"Sortir du nucléaire" veut la publication de
la date et de l'heure de l'intervention d'EDF
sur la barre de combustible "suspendue"


Les riverains - en particulier les habitants de Dunkerque et Calais - doivent pouvoir décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative risquée d'EDF
 

 
 

Depuis le 9 août, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°1 de la centrale de Gravelines (Nord), une barre de combustible nucléaire est "accrochée" au couvercle de cette cuve et reste depuis suspendue au dessus des 156 autres barres. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants qui seront démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer cette barre.

 

Il est donc absolument nécessaire que la date et l'heure de cette intervention soit rendues publiques afin que les riverains, en particulier ceux des agglomérations de Dunkerque et de Calais, puissent décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait comment elle se finira.

 

Certes, l'hypothèse d'un accident avec relâchement de radioactivité n'est pas certaine, mais elle est hélas très possible, comme le reconnaît d'ailleurs l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui dépend de l'Etat : "Dans l'hypothèse de la chute de l'assemblages de combustible entraînant sa rupture complète"(...) les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient extrêmement faibles". Il est donc certain qu'un relâchement radioactif peut avoir lieu à l'extérieur du site... mais rien ne nous prouve qu'il serait vraiment "extrêmement faible" !

 

Des événements de ce type se sont déjà produits en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent (Aube), puis fin 2008 à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), et se sont par chance bien terminés. Mais la chance ne sera pas forcément toujours au rendez-vous et, de plus, la situation à Gravelines est encore plus grave : il s'agit d'une barre de combustible MOX (c'est à dire contenant du plutonium), ce qui démultiplie les difficultés et aggrave nettement les risques de réaction nucléaire incontrôlée.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à exiger d'EDF, de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des autorités françaises la publication du jour et de l'heure de la tentative par EDF de récupération des deux barres de combustible. Il faut d'ailleurs rappeler que les pastilles d'iode, parfois distribuées par les autorités en cas d'accident nucléaire, ne protègent que de l'iode radioactif mais pas des autres produits radioactifs dégagés par un accident nucléaire.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle la gravité des risques imposés par l'industrie nucléaire, et la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que l'irréparable ne se produise.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 septembre 2009 à 10:45:45
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 septembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
Taxe carbone : "Sortir du nucléaire" dénonce
un système de soutien à l'industrie nucléaire
 
- Il est injustifiable que les graves pollutions du nucléaire soient exonérées
- La "Taxe Fillon" compromet l'objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020

 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la "Taxe Fillon", un véritable dévoiement de la nécessité de taxer les énergies polluantes (nucléaire, pétrole, gaz, charbon).

Telle que présentée par M Fillon, la "taxe carbone" est en toute simplicité une opération de soutien à l'industrie nucléaire française qui, il est vrai, est en pleine déconfiture (désastre du programme EPR, absence de solutions pour les déchets nucléaires, déficits colossaux et déroute d'Areva et EDF en bourse, etc)
 
Cette volonté de protéger l'atome est d'autant plus absurde que l'industrie nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, ne génère pas seulement des contaminations radioactives mais émet aussi des gaz à effet de serre de façon non négligeable… et croissante (*)

Qui plus est, l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France, montre son absurdité tous les hivers : la consommation des convecteurs électriques est telle qu'il faut massivement importer de l'électricité produite par  des centrales thermiques (fuel, charbon). A l'arrivée, ce système produit de grandes quantités de déchets radioactifs ET de fortes émissions de CO2.
 
Le gouvernement français, contraint par l'opinion publique d'agir en faveur de l'environnement, utilise tous les subterfuges pour protéger le nucléaire qui est pourtant une des énergies les plus polluantes et la plus dangereuse.

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables… comme le nucléaire.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à se mobiliser les 3 et 4 octobre à Colmar (Haut-Rhin) pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France.

 
(*) http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml (http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 05 septembre 2009 à 16:55:21
"Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire !

Partout en France, mobilisons-nous pour le rassemblement européen
à Colmar (Alsace), les 4 et 5 octobre 2009

=> Organisez un départ groupé dans votre ville.

=> Commandez gratuitement des tracts et affiches.


Cliquez maintenant sur  : http://www.fermons-fessenheim.org/ (http://www.fermons-fessenheim.org/)

POUR EN SAVOIR PLUS :

Exigeons la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire française en activité.

Les centrales nucléaires françaises ont été prévues à l'origine pour durer 30 ans.
La centrale de Fessenheim fonctionne depuis maintenant 32 ans. En octobre 2009 commencera la 3em visite décennale qui devrait décider du prolongement ou pas de la centrale.
Un réacteur nucléaire qui vieillit, ce sont des matériaux fragilisés et des composants qui tombent plus souvent en panne, donc des risques d’accident démultipliés.
Au mépris de ces risques, l’industrie nucléaire, Areva et EDF en tête, cherche à obtenir l’autorisation d’exploiter les réacteurs pendant 40 voire 60 ans ?

 Il est urgent de changer de politique énergétique :
- fermons progressivement les centrales nucléaires, à commencer par les plus vieilles (Fessenheim, Tricastin, etc.)
- développons les énergies renouvelables et les économies d’énergie
- refusons tout projet de nouveau réacteur et réclamons l’arrêt des travaux du réacteur EPR à Flamanville (50)


Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009, des citoyens venus de la France entière,
mais aussi de l'étranger (Allemagne, Suisse, Autriche, etc)
se rassembleront pour agir lors d’une
GRANDE MANIFESTATION
LE SAMEDI 3 OCTOBRE À 14H

La soirée du 3 et la journée du 4 octobre seront consacrées à des conférences, débats, concerts, ateliers etc.

Aidez nous à mobiliser le plus grand nombre :
- organisez des départs groupés (co-voiturage, car, train, vélo, etc.),
- diffusez des affiches et tracts,
- diffusez le plus largement possible le programme ci-joint,
- etc.

Nous comptons sur vous pour que ce rassemblement soit une réussite et que l’on obtienne la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Je me tiens à votre disposition pour toute question, organisation de départs groupés…

Informations, programme, départs groupés, etc. :
http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org)

D’avance merci pour votre mobilisation.
 
 Jocelyn Peyret

 Coordination nationale actions & groupes
 Reseau Sortir du nucleaire
 30 rue du Nord
 68000 Colmar
 Tel fixe : 03 89 41 80 95
 Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
 Web : http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
"



Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 septembre 2009 à 09:27:32
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 7 septembre 2009 - Contact : 06.64.100.333


"Ni nucléaire, ni effet de serre" / "Don't nuke the climate"

Des actions partout en France
le samedi 12 décembre 2009


- Pendant la conférence mondiale de Copenhague sur le climat, les citoyens rappelleront que le nucléaire est une terrible menace pour la planète
- Il faut dénoncer les dirigeants de certains pays, dont la France, qui prétendent de façon absurde que le nucléaire est une option pour "sauver" la planète
- Un site web spécifique pour une campagne internationale : http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)



La prochaine conférence annuelle des Nations unies sur le changement climatique, qui se tiendra du 7 au 18 décembre à Copenhague, revêt une importance particulière car des accords doivent y être signés pour sauver la planète du changement climatique. A cette occasion, les dirigeants de certains pays, comme le président français Sarkozy, vont faire preuve du plus grand cynisme en essayant de promouvoir l'industrie nucléaire comme option "écologique".
 
Or, le nucléaire condamne l'avenir de la planète du fait des risques qu'il impose et des graves contaminations qu'il occasionne, à cause des déchets radioactifs qu'il produit, mais aussi parce qu'il contribue au réchauffement climatique :

- La filière nucléaire émet des quantités non négligeables - et croissantes - de gaz à effet de serre.
- Le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité. Il impose donc de produire de l’énergie supplémentaire pour nos besoins en chaleur. Produire électricité et chaleur en co-génération permet d’émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu’un système énergétique nucléarisé.
- Pour un euro investi, l’efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu’à 11 fois plus performantes que le nucléaire pour réduire les gaz à effet de serre. (*)

Par ailleurs, l’Agence Internationale de l'Energie reconnait que la contribution du nucléaire à la réduction des émissions de CO2 serait d’à peine 6 % pour un coût d’au moins 1 000 milliards d’euros... contre 54 % pour les économies d’énergie et 21 % pour les énergies renouvelables, à un coût très inférieur

D'autre part, l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son absurdité : dès qu'il fait froid, la consommation électrique est telle que le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé. Du coup, ce sont des centrales au charbon, françaises et étrangères, qui alimentent les chauffages électriques. Au final, cette option absurde produit des déchets radioactifs ET de grandes quantités de co2…

Enfin, c'est en réalité le réchauffement climatique qui s'attaque au nucléaire et non l'inverse : plus il fait chaud, moins les réacteurs nucléaires sont opérationnels : 1/4 du parc nucléaire français a dû être arrêté en 2003 à cause de la canicule estivale... qui est amenée à se reproduire de plus en plus souvent. En outre, le nucléaire consomme 25 000 fois plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire.

Aussi, comme l'an dernier à la même époque (*), des actions décentralisées auront lieu partout en France, et même au-delà, sur le thème "Ni nucléaire, ni effet de serre". D'ores et déjà, réservez dans vos agendas la date du samedi 12 décembre 2009. Des informations précises (en particulier heure et lieu des rassemblements) seront diffusées sous peu et consultables sur http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)

Simultanément, le Réseau "Sortir du nucléaire" et des dizaines de grandes associations du monde entier vont animer une campagne internationale "Don't nuke the climate" qui comprendra des actions fortes, à Copenhague même, pendant la conférence mondiale sur le climat.

(*) Voir les actions de l'an dernier : http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique28 (http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique28)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 septembre 2009 à 18:21:26
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mercredi 9 septembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
11 septembre : "Sortir du nucléaire"
avertit les USA et la Grande-Bretagne
de la vulnérabilité du réacteur français
EPR en cas de crash d'avion de ligne
 
 

- Le Réseau "Sortir du nucléaire" a informé les autorités de sûreté des USA (la NRC) et de Grande-Bretagne (la NII-HSE) de la vulnérabilité de l'EPR en cas de crash d'avion de ligne
 
- la justice française a renoncé à poursuivre le porte-parole de "Sortir du nucléaire" qui a publié un document "confidentiel défense" issu d'EDF reconnaissant la vulnérabilité de l'EPR
 
- ce classement "sans suites" peut être considéré comme une autorisation implicite à dévoiler un document "confidentiel défense" lorsque la sécurité de la population est menacée…
 
 
 

A deux jours de la date fatidique du 11 septembre, le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit aux autorités de sûreté des USA (la NRC) et de Grande-Bretagne (la NII-HSE) pour les avertir de la vulnérabilité du réacteur nucléaire français EPR en cas de crash d'avion de ligne.
 
En effet, les entreprises françaises EDF et Areva ont déposé dans ces deux pays des demandes de certification du réacteur nucléaire EPR. Les processus de certification sont en cours (*) et pourraient bien se terminer par un refus, en particulier parce que le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public un document confidentiel défense (**) issu d'EDF qui reconnaît la vulnérabilité de l'EPR en cas de crash d'avion de ligne.
 
Or, le 17 février 2009, la NRC a justement rappelé avec force (***) qu'un réacteur nucléaire ne résistant pas à un crash d'avion de ligne ne serait pas autorisé à être construit aux USA. Et personne n'imagine que l'autorité de sûreté britannique (NII-HSE) ne soit pas sur la même ligne.
 
D'ailleurs, la NII-HSE a récemment prouvé sa compétence et son autorité en découvrant sur l'EPR un défaut majeur de sûreté - défaut qui n'avait pas été détecté par l'autorité de sûreté française (ASN) ! - et en menaçant de fait de ne pas certifier l'EPR. (****)
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'il s'oppose à la construction de tout réacteur nucléaire, qu'il soit français ou étranger, et qu'il demande aussi la fermeture des réacteurs actuellement en service, à commencer par les plus anciens comme ceux de Fessenheim (Alsace), visés à cet effet par un rassemblement international les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (cf http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org))



*******************************
 

(*) Voir pour les USA ici : http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html (http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html)
Cela signifie que toutes les annonces d'EDF, d'Areva et des autorités françaises, qui prétendent construire des EPR aux USA ou en Grande-Bretagne, ne sont à ce jour que des artifices de communicants…

(**) Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)

(***) http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=1 (http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=1)


(****) http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece (http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece)
Modération: Page d'accueil.
 
 
 
 

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Lettre à la NRC (autorité de sûreté nucléaire des USA) - VERSION FRANCAISE


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Le 9 septembre 2009

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon - France

à : U.S. Nuclear Regulatory Commission
White Flint North
11555 Rockville Pike
Rockville, MD 20852-2738

 
Objet : vulnérabilité du réacteur nucléaire français EPR en cas de crash d'avion de ligne
 
 
Madame, Monsieur,
 
 
La société française Areva vous a demandé de certifier pour les USA le réacteur nucléaire EPR, qu'elle a rebaptisé US-EPR pour l'occasion. Ce processus de certification est en cours et doit se poursuivre dans vos services jusqu'en février 2012.
 
Dans leurs communications publiques, Areva, mais aussi la société EDF et les autorités françaises, prétendent que ce réacteur EPR est conçu pour résister à un crash d'avion de ligne. C'est une affirmation mensongère.
 
En effet, le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public un document "confidentiel défense", issu d'EDF, qui reconnaît que le réacteur EPR n'a pas été conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.
 
Ce document, consultable sur Internet (**), est d'une telle importance que les autorités françaises ont dépêché leur police politique, la DST (aujourd'hui DCRI), laquelle a placé à deux reprises en garde à vue Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", en mai 2006 et mars 2008.
 
Ces interventions attestent de l'authenticité du document en question, authenticité qui n'a d'ailleurs pas été contestée par EDF et Areva… qui préfèrent néanmoins ne pas en parler, de peur de devoir s'expliquer.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire donc l'attention de la NRC sur ce document crucial et sur la vulnérabilité de l'EPR en cas de crash d'avion de ligne, et vous demande de ne pas certifier ce réacteur.
 
Pour autant, le Réseau rappelle qu'il ne s'oppose pas seulement à l'EPR mais à tous les modèles de réacteurs nucléaires, lesquels produisent tous des déchets radioactifs, rejettent de la radioactivité dans l'environnement, et sont susceptibles de causer une catastrophe nucléaire.
 
 
Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"


(*) Le Réseau "Sortir du nucléaire" rassemble plus de 840 associations antinucléaires en France.
(**) Consulter le Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)



 

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Lettre à la NII-HSE (autorité de sûreté nucléaire de Grande-Bretagne) - VERSION FRANCAISE


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Le 9 septembre 2009

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon - France

 
à : Health and Safety Executive (HSE)
Nuclear Installations Inspectorate
Redgrave Court
Merton Road - Bootle
Merseyside - L20 7HS

 
Objet : vulnérabilité du réacteur nucléaire français EPR en cas de crash d'avion de ligne
 
 
Madame, Monsieur,
 
 
La société française Areva vous a demandé de certifier pour la Grande-Bretagne le réacteur nucléaire EPR, qu'elle a rebaptisé UK-EPR pour l'occasion. Ce processus de certification est en cours.
 
Dans leurs communications publiques, Areva, mais aussi la société EDF et les autorités françaises, prétendent que ce réacteur EPR est conçu pour résister à un crash d'avion de ligne. C'est une affirmation mensongère.
 
En effet, le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public un document "confidentiel défense", issu d'EDF, qui reconnaît que le réacteur EPR n'a pas été conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.
 
Ce document, consultable sur Internet (**), est d'une telle importance que les autorités françaises ont dépêché leur police politique, la DST (aujourd'hui DCRI), laquelle a placé à deux reprises en garde à vue Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", en mai 2006 et mars 2008.
 
Ces interventions attestent de l'authenticité du document en question, authenticité qui n'a d'ailleurs pas été contestée par EDF et Areva… qui préfèrent néanmoins ne pas en parler, de peur de devoir s'expliquer.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire donc l'attention de la NII-HSE sur ce document crucial et sur la vulnérabilité de l'EPR en cas de crash d'avion de ligne, et vous demande de ne pas certifier ce réacteur.
 
Pour autant, le Réseau rappelle qu'il ne s'oppose pas seulement à l'EPR mais à tous les modèles de réacteurs nucléaires, lesquels produisent tous des déchets radioactifs, rejettent de la radioactivité dans l'environnement, et sont susceptibles de causer une catastrophe nucléaire.
 
 
Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"

 
(*) Le Réseau "Sortir du nucléaire" rassemble plus de 840 associations antinucléaires en France.
(**) Consulter le Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 14 septembre 2009 à 10:44:14
Réseau "Sortir du nucléaire" -  Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.fr (http://www.sortirdunucleaire.fr)
Communiqué du lundi 14 septembre 2009 - Contact : 06.64.100.333



Manifestation antinucléaire européenne à Colmar le 3 octobre :

"Sortir du nucléaire" maintient son
lieu de manifestation (Place Rapp)
malgré les pressions des autorités



 
Sous l’égide du Réseau "Sortir du nucléaire", un grand rassemblement européen annoncé depuis des mois se tiendra à Colmar le week-end des 3 et 4 octobre, à l’occasion de la 3ème visite décennale de la centrale nucléaire de Fessenheim (la plus ancienne de France) qui doit décider du prolongement de l'exploitation de la centrale au-delà de sa durée de vie initialement prévue.

Lors de plusieurs réunions avec les représentants du collectif "Fermons Fessenheim" et du Réseau "Sortir du nucléaire", les services de l’Etat avaient acté que la manifestation du 3 octobre à 14 h aurait pour point de rassemblement initial la Place Rapp, lieu traditionnel du rassemblement pour les manifestations de tous ordres…

Or, à peine trois semaines avant le rassemblement, les services de la Préfecture exigent subitement de déplacer ce rassemblement dans un lieu excentré et clos (le Stade des Cheminots coincé entre une voie de chemin de fer et une route) et de changer l’itinéraire de la manifestation, sans autre raison que la mauvaise volonté de M. le maire de Colmar.

S’agit-il d’une tentative de compromettre la manifestation de Colmar, pour laquelle plusieurs milliers d’antinucléaires pacifiques de France et de toute l’Europe sont attendus ? S’agit-il de la volonté de cacher aux yeux du public l’ampleur prévue de ce rassemblement et de la mobilisation populaire contre l'exploitation d'une centrale obsolète et dangereuse ?

En tout état de cause, il est matériellement impossible de revenir en arrière :  des dizaines de milliers de tracts, flyers, et autres dépliants appelant au rassemblement place Rapp ont d'ores et déjà été diffusés, c'est bien sur cette place que les manifestants convergeront quoi qu'il arrive. Le Réseau "Sortir du nucléaire" maintient donc place Rapp (14h) le rassemblement européen « Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire » de Colmar pour ce 3 octobre, et appelle les autorités françaises à faire preuve de responsabilité afin d'éviter tout incident.


 
Rassemblement européen des 3 et 4 octobre : http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org)


Contacts presse :
Rémi Verdet : 06 13 36 71 89
Jean-Marie Brom : 06 08 98 79 40
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 septembre 2009 à 16:12:02
Réseau « Sortir du nucléaire »

Fédération de 840 associations

Communiqué de presse du 17 septembre 2009

Manifestation européenne à Colmar le samedi 3 octobre :
le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité.

Voir la vidéo du 19/20 de France 3 Alsace sur : http://www.fermons-fessenheim.org/ (http://www.fermons-fessenheim.org/)


Pour tenter de perturber le rassemblement européen antinucléaire qui aura le samedi 3 octobre (à 14 h – Place Rapp) à Colmar, le préfet du Haut-Rhin a invoqué hier les "éventuels groupes qui se mêleraient … pour casser et saccager".

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler les points suivants :
- Que ce soit à Colmar en septembre 2002, à Strasbourg en septembre 2005 et en mars 2007, de même qu’à Cherbourg (30 000 manifestants le 15 avril 2006) et à Rennes (40 000 manifestants le 17 mars 2007) les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du Nucléaire" n'ont jamais donné lieu au moindre débordement.
- Plus proche de nous, la manifestation internationale anti-nucléaire de Berlin a rassemblé ce 5 septembre 2009 plus de 50 000 européens sans aucun incident.
- La Préfecture du Haut-Rhin a elle-même proposé aux organisateurs du rassemblement de Colmar, par courrier du 18 mai 2009, un itinéraire qui démarre et s'acheve rue Bruat, jouxtant la Place Rapp.

Les autorités qui savent parfaitement que toutes les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du nucléaire" sont pacifiques, font preuve d’irresponsabilité en évoquant des casseurs qui sont totalement imaginaires.

A ce sujet, le Réseau "Sortir du nucléaire" s’étonne vivement que le Préfet ait convoqué les médias (L’Alsace, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, France 3…), le mercredi 16 septembre, pour couvrir un entrainement de la police à la « guérilla urbaine » en faisant explicitement référence à la manifestation antinucléaire du 3 octobre. Il s’agit clairement d’une tentative d’instrumentalisation de la presse.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité et renouvelle son appel aux européens à se rassembler pacifiquement Place Rapp à Colmar le 3 octobre à 14h00 pour exiger l'arrêt définitif de la centrale de Fessenheim et la sortie du nucléaire ainsi qu'à participer à l'ensemble des débats, concerts, animations prévus durant le week-end des 3-4 octobre.

=> Toutes les infos sur le rassemblement de Colmar :
http://www.fermons-fessenheim.org/ (http://www.fermons-fessenheim.org/)

=> Voir la revue de presse :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique34 (http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique34)

Contacts presse :
Rémi Verdet : 06 13 36 71 89
Jean-Marie Brom : 06 08 98 79 40
Stéphane Lhomme : 06 64 100 333
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 22 septembre 2009 à 10:56:21
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.fr (http://www.sortirdunucleaire.fr)
Contacts : Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20 - Xavier Rabilloud : 04 78 28 29 22 (06 74 19 28 06)
 
 


Campagne citoyenne internationale
« Don’t nuke the climate ! »
(Ni nucléaire, ni effet de serre)

262 organisations dans 36 pays refusent le nucléaire
comme « solution » au changement climatique !


- Il est urgent de réduire considérablement les émissions mondiales de gaz à effet de serre.
- Cher et contreproductif, le nucléaire entrave la lutte contre le changement climatique.
 
 
Site web spécifique :
http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)
 
 
 
Le changement climatique et ses conséquences sont aujourd’hui incontestables. En décembre 2009, au sommet de Copenhague, les dirigeants du monde entier devront parvenir à un nouvel accord sur le climat. Il est urgent de fixer des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre et d'y consacrer les moyens nécessaires : notre avenir en dépend !

L'actuel Protocole de Kyoto et ses principaux dispositifs excluent à juste titre le nucléaire des solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le nucléaire est en effet totalement inapproprié pour réduire ces émissions : sa contribution ne peut être que très faible, trop tardive et très inférieure à celle des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Or le nucléaire est très coûteux et prive de financement les vraies solutions. Y recourir, c’est donc condamner à l’échec la lutte contre le changement climatique.

A Copenhague, le nucléaire sera au cœur des tractations. De concert avec certains États, l’industrie nucléaire fait pression pour que cette technologie dangereuse et polluante soit considérée comme "propre" et incluse dans le prochain accord sur le climat ! Certains pays industrialisés pourraient ainsi se dispenser de réduire une partie de leurs émissions sur leur territoire, sans remettre en question leurs modes de production et de consommation, tout en exportant une technologie chère, inefficace et risquée.

Les 262 organisations associées à la campagne "Don’t nuke the climate !" exigent que le nucléaire soit exclu des dispositifs de régulation des émissions de gaz à effet de serre et appellent à la mise en œuvre des vraies solutions : efficacité énergétique, économies d’énergie, développement des énergies renouvelables, lutte contre la déforestation, transition vers une agriculture durable, relocalisation des activités économiques, etc.

Lors de la journée internationale "Don’t nuke the climate !", le samedi 12 décembre, des centaines d’actions auront lieu en France et à travers le monde pour appuyer ces exigences.

Les citoyens de tous les pays sont appelés à signer la pétition "Don’t nuke the climate !",
traduite en dix langues, sur le site web http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)


 
Parmi les organisations françaises partenaires :
Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ATTAC, La Confédération paysanne, Agir pour l’Environnement, Cap 21, Solidaires, SUD-Etudiant, Fac Verte, Nature et Progrès, Biocoop, Enercoop, Action Consommation, Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID), Association pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME), Fondation pour une Terre humaine, …

Voir la liste complète des partenaires en France et dans le monde :
http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?rubrique3 (http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?rubrique3)


Contacts presse :
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20 - Xavier Rabilloud : 04 78 28 29 22 (06 74 19 28 06)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 23 septembre 2009 à 18:55:33
 Au delà du cas de la centrale de Fessenheim en particulier, et, plus généralement de l'industrie nucléaire, la position des autorités face à la manifestation prévue à Colmar le 3 octobre (cf posts précédents), pose le probléme de l"autorisation de manifester":

Cyber-action pour faire connaitre votre soutien aux organisateurs de la manifestation :
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=442 (http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=442)
modération: "Désolé, la page demandée n'existe plus ou a été déplacée."
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 25 septembre 2009 à 07:10:15
Plus de 35 organisations rendent public un appel

« pour le climat et la justice sociale ».

(Appel sur : http://climatjustice.org (http://climatjustice.org))

 

 
Les organisations suivantes organiseront une conférence de presse le Mardi 6 Octobre à 11 H (lieu à confirmer) pour apporter une appréciation sur les négociations de Bangkok, à deux mois de Copenhague, et pour annoncer les initiatives prises par le collectif.

 

 
Communiqué de presse du collectif Urgence Climatique Justice Sociale


Les organisations suivantes ont décidé de s’engager conjointement pour organiser des initiatives communes et peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009. Elles considèrent que  les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États face au changement climatique sont tout à fait insuffisantes. Considérant que le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces, elles appellent à une action urgente et radicale. Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires. Le nucléaire et les agrocarburants ne peuvent en aucun cas être la solution. Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses. D’autre part, la dette écologique des pays du Nord doit être reconnue. Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud.


Premiers Signataires :

Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l'Eau), Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM France (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) Confédération Paysanne, Ecorev', Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, FSU (Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mouvement de la Paix, MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau "Sortir du nucléaire", Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire (ZEP)


Soutenu par :

Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia


Contact presse : pour le Réseau "Sortir du nucléaire", Xavier Rabilloud, 04 78 28 29 22


http://climatjustice.org/ (http://climatjustice.org/)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 septembre 2009 à 09:08:32
Arte - Diffusion le 22/09/2009 du documentaire

pronucléaire titré "Nucléaire : la fin du tabou ?

Autopsie d'une manipulation pronucléaire

Décryptage par le Réseau "Sortir du nucléaire"

 
Le 22 septembre 2009 a diffusé un documentaire en annonçant que "Sans essayer de trancher, ce document tente d'ouvrir le débat à partir d'un état des lieux.". On pouvait donc s'attendre à une information équilibrée, présentant correctement les points de vue des uns et des autres.

En réalité, il s'agit d'un documentaire si radicalement pronucléaire qu'on le croirait produit par Areva ou EDF. En s'appuyant sur de nombreuses affirmations fausses ou présentées de façon trompeuse, les réalisatrices ont lourdement soutenu une thèse très contestable, celle du supposé "grand retour du nucléaire".

 
Cette thèse avance que, face au réchauffement climatique, et du fait que l'industrie nucléaire produit moins de co2 que les énergies comme le charbon, le pétrole et le gaz, l'énergie nucléaire représenterait une solution et serait de fait en pleine expansion. Le narrateur va jusqu'à affirmer que, chez Areva, "les commandes affluent du monde entier", ce qui est totalement faux (voir plus loin).

 
Or, cette thèse du "grand retour" n'existe que dans les publicités des entreprises du nucléaire, dans les discours des politiques pronucléaires (Sarkozy, Berlusconi, Poutine, etc…) mais pas dans la réalité. Au contraire, la part du nucléaire dans l'énergie mondiale baisse tous les ans et ce processus va continuer inexorablement.

Vous trouverez à la fin de cette analyse un résumé de la situation actuelle de l'industrie nucléaire mondiale, confrontée à de nombreuses annulations de projets. Etudions d'abord un certain nombre d'affirmations gratuites, trompeuses, ou carrément fausses avancées dans le reportage :

 


- "Pas sûr que les énergies renouvelables et les économies d'énergie suffiront d'ici 2030 à relever le défi. C'est pourquoi les experts planchent discrètement sur un autre scénario : le retour du nucléaire"

----> Les "experts" ? Il s'agit d'un terme flou, qui laisse penser que des gens compétents, et sans positions idéologiques, préparent l'avenir pour notre bien. Mais de tels "experts" n'existent pas. Ce sont les représentants de l'industrie nucléaire qui tentent d'influer sur les politiques publiques par un lobbying incessant et sur les opinions par des campagnes permanentes de publicité.


- "Le nucléaire produit beaucoup plus d'électricité que les énergies renouvelables"

----> MENSONGE : une énergie renouvelable à elle seule, l'hydroélectricité, produit d'ailleurs plus que le nucléaire. Ainsi, sur Terre, en 2007 (dernières statistiques disponibles), les barrages ont produit 3162 Twh contre 2719 Twh produits par les 440 réacteurs nucléaires en service. (cf http://www.iea.org/textbase/nppdf/free/2009/key_stats_2009.pdf (http://www.iea.org/textbase/nppdf/free/2009/key_stats_2009.pdf) , pages 16 et 18). Depuis, en 2008, la production nucléaire a baissé pour la troisième année consécutive. Il faut ajouter à l'hydroélectricité les productions électriques issues de la biomasse, et les productions éolienne et solaire, encore faibles mais en augmentation exponentielle…

 
- "Et si demain on décidait de faire plus de nucléaire pour sauver la planète ?"

 
----> IMPOSSIBLE. Sans même discuter du caractère absurde et irresponsable d'une telle idée (vu les dangers causés par le nucléaire), cette hypothèse est impossible à mettre en œuvre : la plupart des réacteurs actuellement en service sont anciens et ont commencé à fermer : la production nucléaire mondiale décroît depuis 3 ans. Le rêve de l'industrie nucléaire n'est pas d'augmenter sa production mais seulement d'arriver à construire assez de réacteurs pour remplacer ceux qui ferment. Mais les belles déclarations ne font pas pousser les réacteurs (voir plus bas) alors que les fermetures sont bien réelles, elles…

 

- "Les premiers à sauter le pas sont les Finlandais. En 2006, le pays relance sont programme nucléaire avec la construction d'un nouveau réacteur."

 
----> TROMPERIE : les journalistes ont commis une très grave faute déontologique en occultant dans leur reportage le véritable désastre industriel que constitue ce chantier. En effet, les finlandais ont acheté un réacteur français EPR et s'en mordent aujourd'hui les doigts : plus de 3 ans de retard, un coût à ce jour (en attendant pire) de 5,5 milliards au lieu des 3 milliards annoncés au départ, et des procédures en justice internationale entre les finlandais et la français. Qui plus est, les finlandais ont été obligés de construire en toute hâte une centrale thermique (gaz) pour remplacer l'électricité qui devrait être produite par l'EPR. Le comble du ridicule pour des gens qui prétendaient investir dans le nucléaire "pour lutter contre le changement climatique". Mais le reportage n'en dit mot et ne donne la parole qu'à des gens qui se félicitent de l'option nucléaire… (cf http://www.romandie.com/infos/news2/090924064312.d3g3pumr.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090924064312.d3g3pumr.asp) )
modération:page d'accueil de Romandie News

- "Partout en Europe, le front antinucléaire semble se fissurer"


----> RIDICULE : On notera la formule "partout en Europe", aussi gratuite que fausse, qui est utilisée pour masquer la vacuité de la "démonstration"… Pour accréditer cette thèse, les réalisatrices présentent en tout et pour tout deux "verts" britanniques et deux "antinucléaires" allemands dont une qui demande "un vrai débat" et un autre qui reconnaît lui-même, dans le reportage, qu'il ne savait pas pourquoi il manifestait. Le sait-il plus aujourd'hui ?

Par contre aucune référence au très grand succès de la manifestation antinucléaire de Berlin du 5 septembre dernier (http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/28310993 (http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/28310993)).

La parole est aussi donnée longuement à Mme Lauvergeon, PDG d'Areva, qui prétend que "en privé", des écologistes de renom lui avouent être pour le nucléaire. Mais, bien sûr, aucun nom n'est avancé… 

 

 

 

- "En Europe ce discours se répand : trois pays construisent de nouveaux réacteurs : la France, la Finlande, et la Bulgarie."

 

----> MENSONGE : les réacteurs annoncés en Bulgarie ne sont absolument pas en chantier, et ce projet absurde est même quasiment abandonné (cf http://www.romandie.com/infos/news2/090807132754.tk5u7r8l.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090807132754.tk5u7r8l.asp) )
modération:page d'accueil de Romandie News

Quant à la France et la Finlande, elle sont confrontées aux désastres industriels et financiers des chantiers engagés : commencé deux ans après celui de Finlande, l'EPR français suit la même voie avec déjà un an de retard et un milliard de surcoût. (http://www.lexpress.fr/actualite/economie/retard-en-vue-pour-l-epr-a-flamanville_648621.html (http://www.lexpress.fr/actualite/economie/retard-en-vue-pour-l-epr-a-flamanville_648621.html) )

 

- "La République Tchèque, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Roumaine et la Hongrie envisagent aussi de relancer leurs programmes nucléaires"

 
-----> AFFIRMATION GRATUITE. En effet, il est très facile pour un chef de gouvernement de déclarer que son pays va construire des réacteurs nucléaires. Il est d'ailleurs possible de faire une liste beaucoup plus longue de pays qui "envisagent" de construire des réacteurs, en Europe ou au-delà. Mais la plupart de ces annonces resteront lettres mortes, d'autant que divers projets, pourtant parmi les moins improbables, ont déjà été annulés (voir en fin de document)

 
- "En Allemagne, on envisage sérieusement de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires. C'est la preuve que les esprits évoluent, même chez les militants"

 
----> FAUX et MEPRISANT. FAUX : en Allemagne, il est au pire envisagé de laisser les réacteurs fonctionner jusqu'à leur date théorique de fin de vie (au lieu de les fermer de façon anticipée dans le cadre du plan de sortie du nucléaire). MEPRISANT : il faut donc croire que, pour avoir un esprit qui "évolue", il faut se convertir au nucléaire. Et la formule "même chez les militants" relève du pire mépris. On n'est plus dans le journaliste mais dans l'invective…

 

 
- "Les manifestations contre les centrales nucléaires se terminent souvent en affrontement violents avec la police"


---> PARTIALITE. La vérité est que, partout où des centrales nucléaires ont été construites, de grandes manifestations populaires et pacifiques ont été réprimées violemment par les forces de police et autres gendarmes mobiles. La formulation utilisée dans le commentaire laisse au contraire croire que ce sont les manifestants qui étaient violents…

 

 

 

- "La critique du nucléaire est avant tout idéologique"

 

PARTIALITE : les réalisatrices se permettent de (dis)qualifier l'engagement pronucléaire en en faisant une sorte d'aveuglement idéologique. Comme si le risque d'accident, les déchets radioactifs, la prolifération n'étaient pas des problèmes bien réels...

 

 

 

- "Au siège d'Areva, on se frotte les mains : les commandes affluent du monde entier"

 

----> ARCHIFAUX. En réalité, à part les deux EPR péniblement en chantier en Finlande et en France, il n'existe qu'un dossier solide : la Chine a commandé en 2007 deux EPR dont la construction… aurait dû commencer en août dernier à Taishan, ce qui n'est pas le cas. Les Chinois ont peut-être annulé le contrat. Mais, même si ces réacteurs sont réellement mis en chantier, ce sont bien les seuls. Tous les autres dossiers évoqués relèvent de la seule communication. Au contraire, des projets d'EPR sont déjà annulés : Afrique du Sud, Missouri, Ontario, etc…

Le documentaire est clairement devenu un instrument de propagande au service de l'industrie nucléaire française : accréditer la thèse du "grand retour" pour justifier la construction de nouveaux réacteurs… en France !


- Mme Lauvergeon (Areva) : "Aujourd'hui, on sait recycler 96% du combustible nucléaire"

   Narrateur : "On extrait l'uranium et le plutonium, ces matières seront recyclées et utilisées à nouveau dans les réacteurs nucléaires"

 
-----> TROMPERIE. D'abord, ce qui n'est pas dit, c'est que les 4% restants contiennent 95% de la radioactivité. Le supposé "recyclage" d'Areva ne règle donc rien sur le plan des déchets radioactifs, ce qui n'empêche pas le documentaire de donner la parole à des techniciens d'Areva qui prétendent avoir une activité "clairement écologique".

Ce qui n'est pas dit non plus, c'est que le plutonium et l'uranium sont théoriquement réutilisables mais, dans la réalité, divers problèmes techniques se posent. Résultat : l'uranium, qui représente plus de 90% de total, n'est PAS réutilisé. Et seule une partie de plutonium est réutilisée une seule fois.

Certes, le reportage concède que "seules 20% des centrales nucléaires françaises fonctionnent avec des matières recyclées", mais cela reste trompeur. Il fallait dire "20% des centrales fonctionnent avec un tout petit peu de matières recyclées". Au final, environ 98% du combustible utilisé dans les centrales françaises provient des mines d'uranium détenues par Areva… à l'étranger. De quoi compromettre le mythe de la supposée "indépendance énergétique" apportée par le nucléaire mais, bien sûr, ce "détail" n'est pas mentionné…

 

- "L'essentiel de ce qui est recyclé à la Hague est stocké pour une raison simple : les ingénieurs du nucléaire en auront besoin pour démarrer les réacteurs du futur, ces réacteurs dits de "génération 4"


----> DOUBLE TROMPERIE : 1) au lieu d'évoquer les expériences infructueuses (comme à la centrale nucléaire de Cruas) de faire fonctionner des réacteurs avec de l'uranium retraité, le documentaire laisse au contraire croire qu'il y a une stratégie derrière cette non utilisation des matières prétendument "recyclées".

2) Le documentaire reprend la terminologie du lobby nucléaire et oublie de dire que les réacteurs dits "de 4ème génération" ne sont rien d'autres que les surgénérateurs que l'industrie nucléaire échoue à mettre au point depuis 50 ans. En France, on se souvient de l'échec fracassant du réacteur Superphénix. On est donc clairement dans une affaire "du passé" et pourtant le narrateur utilise l'expression trompeuse "réacteurs du futur".



- "Un calcul remis en question par les experts proches de Greenpeace"

 
----> MANIPULATION. Il est exact que l'expert en question, Benjamin Dessus, est très critique vis-à-vis de l'industrie nucléaire. Mais le problème est ailleurs. Rappelez-vous, un peu plus tôt dans le documentaire, il est affirmé que la renaissance du nucléaire est préparée par "les experts" (tout court), donc à priori neutres et objectifs. Là, par contre, il s'agit d'un expert "proche de Greenpeace". Pour les réalisatrices, il y a donc deux catégories d'experts : les "vrais", et ceux qui sont "proches de Greenpeace".



- "Aujourd'hui, la véritable épine dans le pied de l'industrie nucléaire, ce sont les déchets radioactifs"

 

----> TROMPERIE. Oui, bien sûr, les déchets radioactifs constituent un problème dramatique et insoluble. Mais c'est loin d'être le seul : les risques de catastrophe, les rejets radioactifs et chimiques continuels des centrales dans leur environnement, les incroyables surcoûts de construction des réacteurs, la prolifération (qui permet à des pays d'accéder à l'arme atomique), etc.

Alors, pourquoi réduire le problème à la seule question des déchets ? Tout simplement parce que, dès lors, il suffit d'une "solution" pour les déchets pour pouvoir décréter que tous les problèmes du nucléaire sont résolus. Et, justement, cette "solution" a été trouvé par les réalisatrices. Certes, dans un premier temps, il est fait mention de l'accumulation inquiétante des déchets, et des pratiques injustifiables qui ont eu lieu (comme jeter les déchets nucléaires dans l'océan). Mais c'est pour mieux prétendre que, désormais, tout va pour le mieux. Le narrateur annonce d'ailleurs "Aujourd'hui, les temps ont changé"…

 

- "Est-il dangereux de vivre près d'une centrale nucléaire ou d'un site de stockage de déchets radioactifs ?"

 
----> GRAVE OMISSION : le documentaire donne la parole à des personnes qui expliquent qu'il y a certes un "débat scientifique", mais que rien n'est prouvé. Il est incroyable que ne soit pas citée l'étude publiée fin 2007 par l'Université de Mayence (Allemagne) qui montre un excès de cancers et de leucémies, détectable jusqu'à 50km autour des installations nucléaires, et touchant en particulier les jeunes enfants.

( Cf "Les leucémies infantiles plus fréquentes près des centrales nucléaires", Le Monde, 12 Décembre 2007)
 

 
- "Le véritable problème provient des 1% de déchets les plus radioactifs, ceux qui proviennent des cœurs des réacteurs (…) Alors pour essayer de trouver une solution, le gouvernement a créé en 1999 un laboratoire unique au monde. Le but : tester les entrailles de la Terre pour y enfouir les déchets"



MULTIPLES TROMPERIES :

1) il est faux de prétendre que les autres déchets ne posent pas de problèmes, à commencer par les résidus d'extraction de l'uranium, jusqu'aux déchets issus du démantèlement des installations, par exemple des pièces géantes (les générateurs de vapeur) extrêmement radioactives.

2) Pourquoi prétendre que le laboratoire de Bure est "unique au monde", si ce n'est pour magnifier la procédure ? Or, des expériences équivalentes sont ou ont été menées ailleurs (USA, Suède, etc) : il n'y a hélas pas qu'en France que l'option criminelle d'enfouissement des déchets radioactifs est envisagée !

3) Suit alors une longue partie où les "experts" de l'Andra ont toute latitude pour expliquer leur démarche. Le narrateur soutien cet "effort" en ajoutant que 400 millions d'euros ont déjà été dépensés… comme si cela augmentait les chances d'arriver à une option acceptable.

Pire : une animation montre de façon parfaitement idéalisée le fonctionnement présumé du centre d'enfouissement s'il entre un jour en service. Puis des militants anti-enfouissement sont piégés, mis en cause pour montrer des images de fûts à moitié enterrés, ce qui ne correspond effectivement pas à l'animation idéalisée… mais ressemble pourtant de près à ce qui se passe dans la mine de sel de Asse (Allemagne) ou un véritable désastre est en cours ( cf "Déchets nucléaires : la contamination d'une mine de sel empoisonne Berlin", AFP, 26 juin 2008; http://bit.ly/3UamCx (http://bit.ly/3UamCx) ).



CONCLUSION :

La conclusion du documentaire est limpide : "Si l'on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre, faudra-t-il quand même laisser sa place au nucléaire, à côté des éoliennes des panneaux solaires et des économies d'énergie ? Alors, le nucléaire pour sauver la planète, un choix par défaut ? Sans doute, encore faudra-t-il en parler, sans tabou"
 
Les réalisatrices ont tranché : bien que "par défaut", le nucléaire doit être utilisé "pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre". Ce film est donc clairement une promotion de l'industrie nucléaire comme "solution" pour la planète. Tout juste est-il concédé qu'il faudra en parler "sans tabou". Cela fait certainement référence à ces pseudos "concertations" et autres "débats publics", où il est effectivement possible de dire tout le mal que l'on pense du nucléaire, mais… sans qu'il ne soit jamais possible de remettre en cause les décisions imposées par le pouvoir. Des défouloirs "sans tabou" mais parfaitement inutiles… sauf pour les autorités.

 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" est bien entendu favorable à ce que la question du nucléaire soit traitée dans les médias, à condition toutefois que cela se fasse de façon juste et équilibrée, et que les arguments des uns et des autres soient présentés de façon correcte et intelligible.


Loin de cela, Arte a diffusé ce 22 septembre un film de pure propagande pronucléaire, donnant longuement la parole aux promoteurs de l'atome, relayant et soutenant leurs thèses les plus contestables, tronquant et occultant les véritables informations. C'est d'autant plus choquant que le site web d'Arte annonçait "Sans essayer de trancher, ce document tente d'ouvrir le débat à partir d'un état des lieux." De toute évidence, la personne qui a écrit ça n'a pas vu le documentaire…

 

 

Stéphane Lhomme

Réseau "Sortir du nucléaire"


NB : ci-dessous un court document et des références qui montrent que la thèse de la "renaissance" du nucléaire, glorifiée dans le documentaire diffusé par Arte, est sérieusement compromise…



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La "renaissance" du nucléaire se dégonfle...


Ces derniers mois, chacun a entendu parler de nombreux projets de construction de réacteurs nucléaires un peu partout dans le monde... et particulièrement dans les pays où le président français M. Sarkozy s'est rendu en visite officielle. La réalité est bien différente. Certes, environ 30 réacteurs sont actuellement en construction, principalement en Chine, mais :
- ils étaient commencés avant la crise financière mondiale ;

- certains sont d'ailleurs commencés depuis plus de 25 ans (!) comme au Brésil et en Argentine ;

 

En réalité, il n'y a quasiment aucun nouveau projet qui soit réellement lancé autrement que par de beaux discours. Par contre, les annulations se succèdent :

 
- le 5 décembre 2008, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs (dont des EPR) qu'elle prétendait construire (1)
- le 25 mars 2009, Tepco (Japon) a "repoussé" la construction d’un réacteur (2)
- Le 23 avril, l'américain AmerenUE a annulé un projet d'EPR dans le Missouri (3)
- Le 29 juin, la province canadienne de l'Ontario a annulé le remplacement de deux réacteurs (4)
- Le 30 juin, Exelon a annulé un projet de deux réacteurs dans le Texas (5)
- Le 22 juillet, la Russie annonce qu'elle réduit de moitié ses projets de construction de réacteurs (6)
- Le 23 juillet, Bruce Power annule le projet de six nouveaux réacteurs en Ontario (7)
- Le 7 août, la Bulgarie a annulé les deux réacteurs prévus (8)
- Le 10 août, TVA a annulé 3 des 4 réacteurs prévus en Alabama (le 4ème devrait suivre !) (9)

 
Certes, pour sauver la face, la plupart de ces annulations sont présentées comme provisoires mais l'explication de ces décisions ne risque pas de disparaître, surtout après la crise mondiale qui obère durablement l'accès au crédit pour les grands projets : les entreprises ont fait leurs comptes, le nucléaire est tout simplement trop cher. Surtout quand on constate les dérapages industriels et financiers sur les chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF)...

 

Aux USA, il est exact que Obama n'est pas à proprement parler antinucléaire : il n'y a aux USA aucun projet de fermeture volontaire des 103 réacteurs actuellement en service. Mais les financements publics des nouveaux projets nucléaires s'évanouissent les uns après les autres, reversés vers les renouvelables.

 
Il apparaît donc que la plupart des effets d'annonce actuels (les pays les plus exotiques annoncent construire "bientôt" des réacteurs nucléaires !) sont condamnés... à rester des effets d'annonce. Quant à la Chine et à l'Inde, les annonces (75 et 45 réacteurs) semblent surévaluées. La Chine vise plutôt une trentaine de réacteurs... dont on peut douter qu'ils soient tous construits. Mais, même si c'était le cas, l'atome couvrirait royalement 0,8% de la consommation chinoise d'énergie (contre 0,3% actuellement). Les projets de l'Inde semblent encore plus surévalués. Le nucléaire est cher, très très cher.

Finissons avec une question piège : combien notre cher "omniprésident" a-t-il vendu de réacteurs depuis qu'il a été élu ? 20 ? 10 ? 5 ? Non : ZERO. En effet, lors de ses nombreux déplacements, ont été signé ici un "mémorandum d'entente", là un "accord de coopération". Ces textes, sans aucune valeur contractuelle, évoquent l'hypothèse de la vente de réacteurs EPR par la France. Ces signatures ont été très médiatisées par l'Elysée, laissant croire que des réacteurs avaient été vendus, mais il n'en est rien.

 
Ha si : M. Sarkozy a "vendu" un EPR : à la France ! Ce réacteur sera construit à Penly (Seine-Maritime), à partir de 2012... si M Sarkozy est réélu à la Présidence de la République.



Stéphane Lhomme

Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

(1) http://www.enviro2b.com/2008/12/08/nucleaire-lafrique-du-sud-annule-son-projet-epr (http://www.enviro2b.com/2008/12/08/nucleaire-lafrique-du-sud-annule-son-projet-epr) 
(2) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=5901 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/presse/affiche.php?aff=5901)
(3) http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp)
modération:page d'accueil de Romandie News
(4) http://ogov.newswire.ca/ontario/GPOF/2009/06/29/c2687.html?lmatch=&lang=_f.html (http://ogov.newswire.ca/ontario/GPOF/2009/06/29/c2687.html?lmatch=&lang=_f.html)
(5) http://abcnews.go.com/Business/wireStory?id=7971998 (http://abcnews.go.com/Business/wireStory?id=7971998)
(6) http://www.world-nuclear-news.org/newsarticle.aspx?id=13198&terms=russia (http://www.world-nuclear-news.org/newsarticle.aspx?id=13198&terms=russia)
(7) http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2009/07/23/007-abandon-nucleaire.shtml (http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2009/07/23/007-abandon-nucleaire.shtml)
(8) http://www.romandie.com/infos/news2/090807132754.tk5u7r8l.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090807132754.tk5u7r8l.asp) modération:page d'accueil de Romandie News
(9) http://www.world-nuclear-news.org/NN-TVA_reconsiders_Bellefonte_plans-1008095.html (http://www.world-nuclear-news.org/NN-TVA_reconsiders_Bellefonte_plans-1008095.html)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 septembre 2009 à 14:48:33
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - Communiqué du 28 septembre 2009
Contacts : Rémi Verdet 06 13 36 71 89 ou Stéphane Lhomme 06 64 100 333




Rassemblement antinucléaire européen à Colmar (3/4 octobre) :
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce
des interdictions de circuler insensées
visant même les cycles et les piétons

En savoir plus sur le rassemblement de Colmar : http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org)


 
- Les cycles et les piétons interdits de circulation dans une grande partie de Colmar le 3 octobre !
- les organisateurs reçus à la préfecture ce soir à 17h30 pour une réunion "de la dernière chance"




Ce soir, lundi 28 septembre à 17h30 à la préfecture de Colmar, une délégation de représentants du Réseau "Sortir du nucléaire" et du Collectif régional "Fermons Fessenheim" rencontrera le Préfet du Haut-Rhin. Il apparaît que ce dernier se prépare à mettre Colmar dans un véritable "état de guerre" le 3 octobre, prétextant de supposés "risques pour l'ordre public". Le seul véritable danger, dont le Préfet se désintéresse hélas totalement, est pourtant causé par la centrale nucléaire de Fessenheim dont les manifestants demandent la fermeture.

Le Préfet a édicté des interdictions de circulation insensées ont été édictées (cf ci-dessous article presse régionale). Ainsi, samedi 3 octobre, de 8 h et jusqu’à la fin de la manifestation, "la circulation de tous les véhicules, y compris les cycles et les piétons, exception faite pour les riverains, sera interdite".

Toute personne, même circulant à pied, pourra donc être arrêtée si elle ne produit pas des documents prouvant qu'elle habite dans le centre de Colmar. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce ces interdictions insensées, sans justification, qui mettent gravement en cause la liberté de manifester et de se déplacer librement.

De toute évidence, le préfet invente de supposés risques et fait semblant d'y croire, pour "justifier" la mise en place de ces mesures absurdes, de façon à gêner l'expression citoyenne, voire à décourager les manifestants de se rendre à Colmar le 3 octobre.

La possibilité de s'exprimer démocratiquement en France est gravement remise en cause. La manifestation de Colmar dépasse de fait la question  - pourtant fondamentale - du risque nucléaire : il s'agit aussi d'une importante question de démocratie.

La délégation antinucléaire réaffirmera les intentions pacifiques et citoyennes des manifestants, étudiera toute proposition acceptable, mais refusera les provocations comme l'idée inquiétante du Préfet de rassembler les manifestants dans un stade excentré, une "option" qui rappelle de mauvais souvenirs et doit alerter l'ensemble des citoyens.




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Pour information :


Dernières nouvelles d'Alsace - 26 septembre 2009

MANIFESTATION ANTINUCLÉAIRE DU 3 OCTOBRE
Restrictions au stationnement et à la circulation


Vendredi 2 octobre, à partir de 20 h et jusqu’à la fin de la manifestation, le stationnement des véhicules sera interdit dans les voies suivantes : avenue de la République ; rue Messimy ; rue de Reims ; rue Bruat ; avenue de la Marne ; rue Edighoffen ; boulevard du Champ-de-Mars ; parking Bleylé ; rue des Potiers ; rue Hertrich ; rue Jacques-Preiss ; rue de la Gare ; rue Lasch ; rue d’Altkirch ; pont SNCF Sud ; route de Rouffach (de la rue Henner à la place de la Gare) ; route de Bâle (entre la rue Bartholdi et la rue Henri-Lebert) ; place de la Gare ; rue Gambetta ; rue Camille-Schlumberger ; avenue Joffre ; rue des Américains ; rue Roosevelt ; rue du Manège ; avenue Raymond-Poincaré ; avenue Georges-Clemenceau ; avenue de Fribourg ; rue de la Semm ; rue de la Luss ; chemin du Natala ; chemin du Schoenenwerd.

Samedi 3 octobre, à partir de 8 h et jusqu’à la fin de la manifestation, la circulation de tous les véhicules, y compris les cycles et les piétons, exception faite pour les riverains, sera interdite dans les voies suivantes : avenue de la République ; rue Messimy ; rue de Reims ; rue Bruat ; rue Camille-Schlumberger (entre l’avenue Poincaré et la rue Bruat) ; avenue de la Marne ; rue Edighoffen ; boulevard du Champ-de-Mars ; rue des Potiers ; rue Hertrich ; rue Jacques-Preiss ; rue de la Gare ; rue Lasch. Toutes les voies débouchant sur ce secteur seront mises en impasse.

Samedi 3 octobre, à partir de 10 h et jusqu’à la fin de la manifestation, la circulation de tous les véhicules sera interdite dans les voies suivantes, exception faite pour les riverains dans la mesure du possible : rue d’Altkirch ; pont SNCF Sud ; route de Rouffach (de la rue Henner à la place de la Gare) ; place de la Gare ; parvis de la Gare ; rampe Nord-Ouest du pont SNCF Centre ; rampe Sud-Ouest du pont SNCF Centre ; rampe Nord-Est du pont SNCF Centre ; rue Gambetta ; rue Camille-Schlumberger (entre la rue Henner et l’avenue Poincaré) ; avenue Joffre ; rue des Américains ; rue Roosevelt ; rue du Manège ; avenue Raymond-Poincaré ; avenue Georges-Clemenceau ; avenue de Fribourg ; avenue d’Alsace (entre la rue du Rhin et la route de Bâle, sauf accès hôpital Schweitzer), rue de la Semm ; sentier de la Luss (entre le Schoenenwerd et la rue de la Semm), chemin du Natala, chemin du Schoenenwerd. Toutes les rues débouchant sur ces voies seront mises en impasse.

Samedi 3 octobre, à partir de 8 h et jusqu’à la fin de la manifestation, le stationnement des véhicules, y compris des camping-cars, sera interdit rue de la Cavalerie, côté Nord, depuis la gendarmerie jusqu’à l’intersection avec l’avenue d’Alsace et la route de Sélestat. Samedi 3 octobre, à partir de 8 h et jusqu’à le fin de la manifestation, la circulation des véhicules se fera en sens unique rue de la Luss, dans le sens Nord-Sud.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 28 septembre 2009 à 20:53:13
 C'est la premiére fois de ma vie que je lis qu'un "piéton" est un véhicule !!!

 Certes, le corps est le véhicule de l'âme  ;), mais de là à mettre le "piéton" dans la même catégorie que les "cycles" et "tous véhicules", voilà qui est une belle preuve de "considération" !

 Prochainement, au rayon "bricolage", le "piéton"...

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 29 septembre 2009 à 11:11:07
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - Communiqué du 29 septembre 2009
Contacts : Rémi Verdet 06 13 36 71 89 ou Stéphane Lhomme 06 64 100 333
 
 


Manifestation antinucléaire à Colmar le samedi 3 octobre :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" attaque
l'arrêté du maire de Colmar et appelle à
se rassembler à 14h place de la Gare

Toutes les informations ici : http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org) 




Le Réseau "Sortir du nucléaire" attaque aujourd'hui en référé l'arrêté ubuesque du maire de Colmar qui prétend interdire dans une bonne partie du centre-ville tous les déplacements, y compris à pieds, le samedi 3 septembre. Cet arrêté scandaleux vise à empêcher que la manifestation du 3 octobre puisse avoir lieu Champ de Mars (près de la Place Rapp) comme l'avaient initialement prévu les organisateurs. Manifester pacifiquement est un droit fondamental garanti par la Constitution.

Considérant les tergiversations des autorités, et dans le but d'éviter tout éparpillement des manifestants et toutes tensions inutiles, le Réseau "Sortir du nucléaire" les appelle à se rassembler à 14h place de la Gare.

Ce mardi 29 septembre à 16h, une nouvelle rencontre à la préfecture sera l'occasion de réaffirmer notre volonté de manifester pacifiquement sans qu'il n'y soit fait obstacle. Il sera demandé que la manifestation puisse partir de la place de la Gare pour arriver à proximité de la Préfecture, représentant l'Etat pronucléaire, où une délégation demandera à être reçue pour porter les revendications des manifestants.

Dans tous les cas, les manifestants refusent totalement de se rassembler "Stade des Cheminots" (lieu clos et excentré) pour y être parqués comme l'espérait le maire de Colmar. Le danger ne vient pas des manifestants mais bien des centrales nucléaires, à commencer par celle de Fessenheim, la plus vieille de France.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige donc l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, un plan de sortie du nucléaire, et appelle les citoyens à participer à la manifestation du samedi 3 octobre mais aussi à l'ensemble des débats, concerts, animations prévus durant le week-end des 3-4 octobre.

Pour informer les manifestants en temps réel sur le rassemblement européen des 3 et 4 octobre, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition du public un numéro d'appel national joignable 24 h/24, le 0825 747 647 (coût de la communication : 0,15 €/mn - messagerie en français, anglais et allemand).
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 30 septembre 2009 à 14:35:25
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 30 septembre 2009 - Contact : 06 64 100 333



Colmar - Face aux manoeuvres des autorités :

La manifestation est transformée en un
rassemblement géant place de la Gare

- Le préfet et le maire bafouent la Démocratie
- Les manifestants sont invités à venir avec un bâillon
- La place de la Gare sera rebaptisée "Place de la Liberté"



Toutes les informations sur http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org)
 
 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à participer en grand nombre au rassemblement européen antinucléaire qui aura lieu les 3 et 4 octobre à Colmar, et en particulier à la grande manifestation du samedi 3 octobre à 14h place de la Gare.

Lors des dernières négociations, le Préfet n'a pu s'opposer au lieu de rassemblement choisi par les organisateurs, à savoir la place de la Gare. Mais il a refusé tout itinéraire qui aurait permis de s'approcher de la Préfecture alors que c'est précisément elle, qui représente l'Etat et sa politique pronucléaire, que les manifestants veulent interpeller. Une délégation quittera d'ailleurs la manifestation pour se rendre à la Préfecture où elle devrait être reçue.

Pour ne pas donner au Préfet l'occasion de réprimer la manifestation et pour dénoncer haut et fort les graves atteintes à la liberté de manifester garantie par la Constitution, les organisateurs ont décidé de ne pas manifester mais de rester place de la Gare. La manifestation de rue est donc transformée en un rassemblement géant.

Ce meeting sera bien entendu l'occasion de dénoncer les dangers du nucléaire et de revendiquer la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, mais il s'agira aussi de protester contre les manœuvres antidémocratiques des autorités. A cette occasion, différentes actions médiatiques (die in, inauguration symbolique d'une "Place de la démocratie"...) se dérouleront Place de Gare. Les manifestants sont invités à porter un bâillon pour symboliser la censure dont fait l'objet cette manifestation antinucléaire.

Durant plusieurs semaines, le maire et le Préfet ont tenté de déstabiliser les organisateurs. Le maire a été jusqu'à prendre un arrêté absurde qui interdit de se déplacer, même à pied, dans une partie du centre ville, ce qui ne peut que gêner les Colmariens eux-mêmes. Cet arrêté fait actuellement l'objet d'un référé par le Réseau "Sortir du nucléaire" auprès du Tribunal administratif de Strasbourg.

Quant au préfet, il a agité la menace de supposés groupes radicaux, frôlé la xénophobie en stigmatisant des "allemands violents", organisé pour les médias un entraînement de la police aux situations d'émeutes, et finalement refusé aux manifestants l'itinéraire qu'ils souhaitaient emprunter pacifiquement. Il est inadmissible qu'un représentant de l'Etat puisse ainsi bafouer la Démocratie.

Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants, mais aussi aux droits démocratiques fondamentaux. C'est une raison de plus, et non des moindres, pour sortir au plus vite du nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 01 octobre 2009 à 09:11:47
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 1er octobre 2009 - Contact : 06 64 100 333
 
 
"Sortir du nucléaire" écrit aux inspecteurs chargés de vérifier
si la centrale de Fessenheim peut fonctionner 10 ans de plus
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit aux inspecteurs de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) chargés de la "troisième visite décennale" de la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace). C'est à l'issue de ce contrôle généralisé que l'autorisation de continuer à fonctionner au delà de 30 ans doit être accordée ou refusée à la centrale.
 
Le Réseau appelle les inspecteurs à prendre leurs responsabilités et à ne pas céder aux pressions d'EDF ou... du Président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En effet, depuis 2003, les comptes d'EDF sont publiés sur la base d'une durée de vie de 40 ans pour toutes les centrales nucléaires, et EDF communique désormais sur une durée de vie de... 60 ans !
 
Il est donc légitime de douter de la capacité des inspecteurs à émettre un avis négatif, d'autant que le Président de l'ASN, leur supérieur hiérarchique, a clairement affirmé qu'il ne voyait pas pourquoi la centrale de Fessenheim ne continuerait pas à fonctionner !
 
Pourtant, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que :
 
- la catastrophe nucléaire a été frôlée à plusieurs reprises en France
- les réacteurs français ne sont pas fiables en cas de séisme, d'autant que EDF a falsifié des données sismiques
- les restrictions budgétaires et la précarisation des salariés accentuent la dégradation du parc nucléaire
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande donc aux inspecteurs de prendre leurs responsabilités, c'est à dire de prononcer la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Fessenheim.
 
 
 
 
 

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Jeudi 1er octobre 2009

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex
Tel : 04 78 28 29 22
 
à Mmes et MM les responsables de la 3ème visite décennale du
réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin)
 
 
Madame, Monsieur,
 

vous faites partie des gens qui vont participer à la troisième visite décennale (VD3) du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), et qui vont avoir à prendre position pour ou contre le fait d'autoriser EDF à exploiter ce réacteur au-delà des 30 ans prévus à l'origine. (*)

A ce titre, et quelles que soient vos positions par rapport à l'industrie nucléaire, vous portez une responsabilité immense. Si vous donnez votre aval à EDF et qu'un accident nucléaire se produit par la suite, vous serez directement responsable devant les victimes qui pourront être des milliers, des centaines de milliers, voire des millions.

Vous savez que, pour des raisons financière, EDF rejette totalement l'hypothèse qu'un seul de ses réacteurs puisse être arrêté après trente ans de fonctionnement, quoi qu'en pensent les personnes qui, comme vous, participent aux VD3.

Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans. A l'époque, la presse avait rendu compte de ce véritable tour de passe-passe.
 
- Par exemple : "Le résultat net d'EDF au premier semestre a bénéficié d'un coup de pouce décisif qui a pris la forme d'une reprise de provisions liée à l'allongement de 30 à 40 ans de la durée de vie des centrales nucléaires" (Le Figaro, 27 septembre 2003)

- Plus récemment, le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable. Ce n’est pas vraiment l’hypothèse que j’imagine" (L'Alsace, 15 novembre 2008)

- Et, tout dernièrement, le 7 juillet 2009, l'ASN a publié un communiqué affirmant : "L'ASN n'a pas identifié de problème générique mettant en cause la capacité d'EDF à maîtriser la sûreté de ses réacteurs de 900 MW jusqu'à 40 ans."

Certes, à chaque fois, il est (discrètement) reconnu que ces décisions ou annonces doivent être confirmées pour chaque réacteur à l'issue de sa troisième visite décennale. Mais il est bien clair qu'il y a une immense pression du pouvoir industriel et politique pour que tous les réacteurs continuent au-delà de 30 ans. Et l'opinion publique est préparée à cette décision qui est présentée comme une simple formalité ou déjà acquise.

 
D'ailleurs, pour écarter toute mauvaise surprise concernant le passage de 30 à 40 ans, EDF a d'ores et déjà commencé à communiquer autour d'une durée de vie… de 60 ans ! Par exemple : "EDF veut faire vivre ses centrales jusqu’à 60 ans" (La Croix, 28 juin 2009).

De toute évidence, votre liberté n'est que théorique et vous êtes sommés de donner un avis positif concernant le réacteur n°1 de Fessenheim : pour EDF et pour le pouvoir français, il est hors de question de qu'une VD3 se termine par un verdict négatif, qui ouvrirait la voix à d'autres.

Et pourtant…

Et pourtant, le quotidien Les Echos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

Et pourtant les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :

- "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)

- "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du coeur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)

- "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)

Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :
 
- "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité." (AFP, 18 juin 2009)

- "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;

- "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site"  (AFP, 1er octobre 2008)"
 
 
EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :
 
- deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.

- une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.

- un autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.
 
 
Nous pourrions continuer indéfiniment, nous nous contenterons pour finir de vous rappeler que nous avons rendu publics des documents qui montrent que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remis à niveau des centrales :
 
- "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par «Sortir du nucléaire» de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)

- "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003). Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation"par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)
 
 
Des gens puissants ont décidé à votre place que le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim continuerait à fonctionner au-delà de 30 ans, et bien plus encore. Il est encore temps pour vous de ne pas accepter ces injonctions et de prendre les décisions qui s'imposent. Nous souhaitons par-dessus tout éviter une catastrophe nucléaire, et vous souhaitez certainement ne pas avoir un jour à vous expliquer devant d'innombrables victimes.

 
Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre engagement en faveur de l'environnement, de la santé des êtres vivants, et de la démocratie.

 
Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"


(*) Le quotidien Le Monde du 15 mai 2003 a rappelé que "les décrets d'autorisation ne précisaient pas la durée de vie des centrales" mais que "les dossiers d'autorisation présentés par EDF avançaient une durée d'exploitation de trente ans".
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 01 octobre 2009 à 09:51:40
Un arrêté illégal pour interdire la manifestation en centre ville !

Voir l'excellente vidéo de France 3 Alsace sur :
http://www.fermons-fessenheim.org/ (http://www.fermons-fessenheim.org/)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 octobre 2009 à 07:41:04
POUR VOTRE INFORMATION

Toute l'actu sur : http://www.fermons-fessenheim.org/ (http://www.fermons-fessenheim.org/)


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Communiqué de presse

jeudi 1er octobre 2009

Fessenheim, centrale fossile



A l’initiative de « Sortir du Nucléaire », ce samedi 3 octobre à Colmar est organisée une grande manifestation afin d’obtenir la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française. France Nature Environnement soutient fortement cette manifestation où elle sera représentée par Alsace Nature, son association membre et appelle les citoyens à la mobilisation.

Une inspection décisive

Au mois d’octobre 2009, la plus ancienne centrale nucléaire de France en fonctionnement sera mise à l’arrêt pour sa troisième visite décennale. L’enjeu est de taille : cette inspection devra décider de l’arrêt définitif des deux réacteurs... ou de leur prolongation pour dix ans supplémentaires. Bien que dangereuse, non rentable, et malgré tous les risques qu’elle fait peser sur les populations, il n’est pas évident que le bon sens l’emporte.

Un « fossile » en fin de vie…

Le 31 décembre 1977, puis le 18 mars 1978, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim entraient officiellement en fonction. Pour Michel Breuzard, membre d’Alsace Nature : « 30 années se sont écoulées et le temps a fait son œuvre sur l’état des installations. Les investissements nécessaires à la poursuite de son activité pendant 10 ans encore se chiffrent à…225 millions d’euros ! Autant de ressources qui devraient être injectées vers les technologies d’avenir, réellement propres et sûres. »

…qui accuse le coup !

Selon les chiffres de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), le nombre d'incidents sur le site est en nette augmentation : 200 ont eu lieu au cours des huit dernières années, sur les 300 recensés depuis 1989. Alors que la centrale enregistrait moins de 10 incidents par an jusque dans les années 2000, 20 ont eu lieu en 2004. Et 48 en 2007, soit quatre fois plus que dans les autres centrales françaises !

Pour EDF, ces chiffres s’expliqueraient par des contrôles soient plus pointus, qui preennent en compte des évènements non identifiables auparavant. Sauf que sur les autres sites, qui subissent donc les mêmes contrôles, le bilan ne confirme pas cette tendance : pour l’année 2006 par exemple, la moyenne d’incidents s’élève à 11, quand la seule centrale de Fessenheim en accuse 46.

Le nucléaire n’est pas une énergie propre

La nouvelle donne de l’urgence climatique ne doit pas nous faire fermer les yeux sur certaines réalités. Pour Marc Sénant, chargé de mission du réseau Risques Industriels de FNE : « De plus en plus de personnes, se saisissant du dérèglement climatique, n’hésitent plus à tenir un discours dangereux qui consiste à présenter le nucléaire comme une énergie propre, qui ne génère pas de CO². C’est faire l’impasse sur l’amont de la filière, l’extraction et le transport de l’Uranium en provenance d’Afrique ou d’ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation (qui appellent les centrales au charbon à la rescousse) et les risques présentés par l’aval et les déchets. Evidemment, une telle partialité présente d’un coup de baguette magique le nucléaire comme la solution à nos problèmes climatiques. »

En effet, le scandale des mines d’uranium et des résidus d’extraction démontre irréfutablement les impacts collatéraux d’une technologie très dangereuse et opaque. Par ailleurs, les gisements d'uranium ont des concentrations très faibles. Ainsi au Niger, il faut manipuler une tonne de minerai pour extraire... 4,5 kg d’Uranium, soit un rendement de…0,45%. Or pour extraire une tonne de minerai, les machines déployées rejettent des quantités considérables de CO² ! On ne peut pas faire un bilan du nucléaire en occultant cette partie de la filière sous prétexte qu'elle n'est pas en France.

Non à la démocratie atomisée !

Fessenheim est une verrue atomique sur le sol français mais aussi la preuve que le nucléaire n'est pas compatible avec la démocratie. Avant même la visite décennale, le président de l'Autorité de sûreté nucléaire a déjà déclaré que l'activité de la centrale serait prolongée ! FNE s'oppose à ce que nous léguions cette poubelle nucléaire à nos enfants.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Il est temps de fermer cette ruine qui menace notre environnement et notre démocratie. Nous en avons assez des simulacres de débats publics sur des décisions déjà prises et des enquêtes publiques gadgets. Nous en avons assez des visites décennales dont le résultat est connu d'avance. Nous en avons assez d'un système dirigé par l'ASN, sorte de monstre technocratique composé de personnes non élues, irrévocables et juridiquement irresponsables. Nous en avons assez de la propagande du lobby de l'atome sur le thème de l'énergie propre qui tente une nucléarisation des esprits ».

Une mutation s’impose en matière de politique énergétique.

FNE demande pour l’avenir, en dehors du dossier « Fessenheim »:

- De garantir la transparence, la sécurité, et entamer une réduction de la part du nucléaire dans l’approvisionnement français.

- La suspension de tous les projets d’installations nucléaires nouvelles afin de permettre la définition d’une politique globale, cohérente et soutenable de l’énergie appuyée sur un choix rationnel des investissements ;

- L’abrogation des lois sur le nucléaire votées en 2006 et la mise en place d’une loi qui garantisse le droit à l’information du public sur les coûts et risques exacts de l’énergie nucléaire

- D’établir des objectifs négociés de réduction de la consommation d’électricité pour les très grands consommateurs ponctuels d’électricité non substituable à court terme.

- D’accélérer le passage aux bâtiments « basse et très basse » consommation d'énergie.

- D’encourager la substitution par les énergies renouvelables partout où c’est réalisable avec une perspective de réduction de la demande d’électricité, ce qui doit passer par un abandon immédiat du classement des éoliennes dans un régime d’installation classées.

Pour aller plus loin :

- lien vers la page d’accueil du site FNE pour soutenir l’évènement : www.fne.asso.fr (http://www.fne.asso.fr)
- Lien vers « Stop Fessenheim » : http://www.stop-fessenheim.org/ (http://www.stop-fessenheim.org/)
- Lien vers le documentaire de Laure Noualhat et Eric Guéret « Déchets, le cauchemar du nucléaire » sur le site d’Arte : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html (http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 octobre 2009 à 18:43:34
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 2 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
 
Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009 :
 
Rassemblement européen à Colmar
pour la fermeture définitive de la
centrale nucléaire de Fessenheim
 

- Les centrales nucléaires arrivant à 30 ans de fonctionnement devraient être fermées…
- …mais l' "Autorité" de sûreté nucléaire est soumise aux diktats d'EDF et de l'Etat
 

Toutes les infos sur http://www.fermons-fessenheim.org (http://www.fermons-fessenheim.org)
 
 

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NB 1: Conférence de presse : samedi 3 octobre à 11 h au Cercle Saint-Martin (13, avenue Joffre à Colmar)
 
NB 2 : Une idée de reportage sur les alternatives au nucléaire  : Dimanche 3 octobre, de 10 h-15 h, visite guidée de l'écoquartier Vauban à Friburg (Allemagne) en pointe dans le domaine de l'urbanisme écologique. Départ du Natala, 36 chemin du Natala – Colmar à 10 h (retour à 15 h). Cinq places en bus sont réservées pour des journalistes intéressés en contactant Philippe Brousse au 06 68 86 89 21.

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Samedi 3 et dimanche 4 octobre, des milliers de citoyens vont se retrouver à Colmar, à proximité de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), pour exiger la fermeture de cette centrale en fonctionnement depuis plus de 30 ans. Un grand rassemblement populaire aura lieu samedi à 14h, place de la Gare. Des animations, débats et forums auront lieu le samedi soir et tout le dimanche.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" et le Collectif "Fermons Fessenheim", organisateurs de cette manifestation, ont reçu le soutien de très nombreuses associations, mais aussi d'organisations politiques très diverses : CAP21, Europe écologie, le NPA, le Parti de gauche, les Verts, la Fédération anarchiste, la section de Colmar du Parti socialiste, le MoDem d'Alsace, etc.
 
Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est flambant neuve. Mais les risques augmentent avec l’usure de la centrale au cours de son fonctionnement. A plusieurs reprises, la France a frôlé la catastrophe nucléaire. Cessons de compter sur la chance, et profitons de ce que les centrales nucléaires arrivent au terme de leur 3eme décennie de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.
 
Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire d’évaluer l’aptitude de chaque réacteur à poursuivre son fonctionnement. Mais la réalité est tout autre, et le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce une véritable imposture : EDF et les autorités françaises imposent des décisions favorables à la prolongation des centrales, avant même que n’aient lieu les inspections. Ainsi :
 
- Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.
- Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)
 
Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée, malgré l'accumulation d‘incidents à Fessenheim ces dernières années et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe).
 
C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur propre sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement. EDF a prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé. Investissons plutôt ces montants considérables dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables !
 


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ANNEXE - Risque nucléaire :
 
- Le vieillissement des installations nucléaires
- De graves situations accidentelles en France
- Le risque sismique : les falsifications d'EDF
 
 

- Le vieillissement des installations nucléaires
 
Le quotidien Les Echos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.
 
Les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :
 
- "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)
 
- "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du coeur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)
 
- "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel" et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)
 
Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :
 
- "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité."' (AFP, 18 juin 2009)
 
- "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;
 
- "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site"  (AFP, 1er octobre 2008)"


- De graves situations accidentelles en France
 
 
EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :
 
- deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.
 
- une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.
 
- une autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.
 
 
 
- Le risque sismique : les falsifications d'EDF
 
 
Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remise à niveau des centrales :
 
- "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par « Sortir du nucléaire » de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)
 
- "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003).
Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation"par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 03 octobre 2009 à 14:44:58
 "Les Derniéres Nouvelles d'Alsace":

 "2000 à 3000 personnes sont rassemblées place de la Gare à Colmar dans une ambiance musicale et festive. Les manifestants continuent d'affluer, ils sont nombreux à être venus d'Allemagne. Ce sont des familles, avec enfants, qui se sont déplacées ; toues les classes d'âges sont représentées dans ce rassemblement."

 "A quelques heures du grand rassemblement anti-nucléaire qui doit se tenir en début d'après-midi place de la Gare, Colmar est plongée dans un grand silence et le centre ville est sous haute surveillance"

 http://www.dna.fr/une/2639898.html (http://www.dna.fr/une/2639898.html)
modération: l'article n'est plus en ligne sur la page des dna 

 Ambiance au centre-ville et conférence de presse des "anti-nucléaires":
Manifestation anti-nucléaire à Colmar: ambiance avant (http://www.dailymotion.com/video/xaotoz)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 octobre 2009 à 16:31:10
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
 
Manifestation antinucléaire à Colmar
 
Belle réussite avec plus
de 10 000 manifestants
mais la police perturbe gravement le rassemblement
 

- Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville
- Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
- Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
- La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation aninucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…
 
Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manoeuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombrexu manifestants ont ét bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.
 
Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.
 
Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses (cf annexe A) et le risque nucléaire est plus élevé que jamais (cf annexe B). Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.
 
Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !
 
Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.
 
Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.
 
 
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ANNEXE A :

 

Pourquoi il faut fermer la

centrale nucléaire de Fessenheim

 

 

Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est toute neuve. Mais les risques augmentent avec le temps. A plusieurs reprises, une catastrophe nucléaire a été frôlée en France. Au lieu de continuer à compter sur la chance, il faut profiter de ce que les centrales nucléaires arrivent à 30 ans de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.

 

Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer à fonctionner.

 

Mais le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des décisions favorables imposées à l'avance par EDF et par les autorités françaises. Ainsi :

 

- Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.

- Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)

 

Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée malgré l'accumulation des incidents à Fessenheim et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe B).

 

C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement.

 

EDF ayant prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé, il est donc possible d'économiser ces sommes très importantes et de les investir dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

 



Annexe B - Risque nucléaire :

 

- Le vieillissement des installations nucléaires

- De graves situations accidentelles en France

- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

 

 

- Le vieillissement des installations nucléaires

 

Le quotidien Les Echos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

 

Et pourtant les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :

 

- "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)

 

- "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du coeur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)

 

- "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)

 

Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :

 

- "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité."' (AFP, 18 juin 2009)

 

- "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;

 

- "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site"  (AFP, 1er octobre 2008)"



- De graves situations accidentelles en France

 

 

EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :

 

- deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.

 

- une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.

 

- un autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.

 

 

 

- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

 

 

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remis à niveau des centrales :

 

- "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par «Sortir du nucléaire» de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)

 

- "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003). Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation"par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 03 octobre 2009 à 20:43:58
 Les photos qui vont avec (le post précédent  ;))

http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/ (http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 octobre 2009 à 16:47:04
Communiqué de presse du 6 octobre 2009
Contact : 06 64 100 333

Suite aux graves atteintes au droit de manifester lors du rassemblement antinucléaire du 3 octobre 2009 à Colmar, le Réseau "Sortir du nucléaire" a envoyé ce jour une LETTRE OUVERTE (*) au préfet du Haut-Rhin, au maire de Colmar et au secrétaire d'état à la justice et aux libertés.

Voir les témoignages, photos, revue de presse et vidéos sur :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?article155 (http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?article155)

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(*) LETTRE OUVERTE A :

Monsieur Pierre-André PEYVEL (Préfet du Haut-Rhin)
Monsieur Gilbert MEYER (Maire de Colmar)
Copie à M. Jean-Marie Bockel (Secrétaire d'État à la justice et aux Libertés)

Le mardi 6 octobre 2009

Messieurs,

Le 3 octobre 2009, vous avez gravement bafoué la démocratie en empêchant le bon déroulement de la manifestation antinucléaire qui exigeait la fermeture définitive de la centrale de Fessenheim.

Alors que nous préparions cette manifestation depuis près d’un an, en annonçant comme lieu de rassemblement la Place Rapp ,qui est une immense place au centre ville, vous avez voulu nous parquer dans un stade à la périphérie de la ville. Ce n’est que sous la pression de nombreux citoyens et de diverses organisations que nous avons obtenu de pouvoir nous rassembler « Place de la Gare »… que vous avez fait encercler comme une nasse. D’autre part, vous nous avez interdit d’aller manifester jusqu’à la Préfecture, alors que celle-ci est à Colmar le représentant de l’Etat pro-nucléaire, contre la politique duquel nous luttons. Vous n’avez daigné envisager qu’un parcours s'éloignant de la Préfecture et du centre ville pour minimiser la visibilité de la manifestation.

Nous ne pouvions pas accepter de telles conditions contraires à la démocratie et à la liberté de manifester garantie par la Constitution. C’est pourquoi nous avons pris en conscience la décision de rester sur la Place de la Gare en la rebaptisant « Place de la Liberté », afin que soit rappelée cette triste équation : « nucléaire = démocratie bafouée ».

Comme tous les manifestants et de nombreux habitants de Colmar, nous avons été choqués par le dispositif policier et répressif absurdement disproportionné que vous avez déployé. Nous déplorons l’image éminemment négative que vous avez ainsi donnée de l’Alsace et de la ville de Colmar.

D’après l’AFP, 3000 policiers étaient mobilisés, dont plus de 600 CRS. En comptant 10 000 manifestants, la proportion était donc de un policier pour environ 3 manifestants ! M. Jean-Marie Bockel en personne, en tant que secrétaire d’Etat à la Justice et aux Libertés (sic), supervisait les opérations à la cellule de crise de la Préfecture de Colmar. La brigade anti-criminalité (BAC) était présente en force. La brigade équestre de la police nationale était venue spécialement d’Ile de France. La police de l’air et des frontières (PAF) effectuait des contrôles renforcés aux frontières, créant ainsi d’immenses embouteillages. Des grilles anti-émeutes avaient été dressées dans plusieurs rues empêchant tout accès au centre ville. Des véhicules de type bulldozers et anti-émeutes étaient prêts à intervenir. Pendant toute la journée, un hélicoptère a survolé le rassemblement antinucléaire, dans un bruit assourdissant.

Tant aux frontières (où plusieurs dizaines de personnes ont été refoulées par la PAF) qu’à Colmar, ville en état de siège, de nombreux citoyens ont été dissuadés de venir manifester leur opposition au nucléaire par l’attitude des forces de l’ordre et par le climat de répression. Seuls les plus motivés et les plus aguerris ont finalement pu se rendre sur le lieu de la manifestation.

Par le biais d’une campagne de désinformation soigneusement orchestrée, en direction des médias comme des Colmariens, vous avez créé un climat de peur et d’insécurité, qui aurait pu provoquer des réactions de révolte et de colère. Vous avez cherché à persuader la population de Colmar qu’une horde de casseurs allaient envahir la ville. Malgré ces tentatives de déstabilisation et d’intimidation, la multitude des opposants au nucléaire est restée parfaitement calme, bien que profondément révoltée par une telle oppression.

Pourtant, vous saviez parfaitement que ce rassemblement serait pacifique, comme l’ont toujours été les manifestations antinucléaires au cours de ces dernières années. Le 2 octobre, soit la veille du rassemblement, vous avez affirmé à la presse : « Il n’y a pas de syndrome Otan. Nous n’avons pas d’information faisant état de l’arrivée de casseurs. »

Quelle était alors la finalité de cet état de siège ?

Lors du « Grenelle de l’environnement », le nucléaire n’a jamais pu être débattu et a été érigé en tabou. De la même façon, à Colmar, vous avez tenté d’empêcher tout débat démocratique sur la place publique. Vous avez en outre tenté de discréditer les antinucléaires en les faisant passer pour un mouvement criminel et irresponsable. Malgré la situation oppressante que vous avez créée, le rassemblement s’est déroulé dans la bonne humeur et sans la moindre violence, démontrant le grand sens de responsabilité des manifestants et des organisateurs.

Commanderez-vous un déploiement comparable des forces de police lors des prochaines manifestations politiques ou syndicales à Colmar ? Interdirez-vous le centre ville ?

A l’heure où nos concitoyens vivent durement la crise, le gaspillage d’argent public que représente cette véritable opération militaire est proprement scandaleux. Voilà qui est en parfaite cohérence avec le développement du parc nucléaire, effectué au mépris de toute procédure démocratique et financé avec les impôts des Français, pourtant majoritairement opposés à cette énergie.

M. Gilbert Meyer, au milieu des années 70, vous avez été secrétaire général de la mairie de Fessenheim en vous prononçant résolument pour la construction de la centrale. Vos fonctions actuelles de maire de la ville de Colmar devraient vous obliger à garantir à chaque citoyen - quelle que soit son opinion, fut-elle contraire à la vôtre - l’assurance d’une libre expression démocratique et citoyenne. La partialité éhontée dont vous faites preuve n’est pas digne d’un élu du peuple.

Monsieur le Préfet et Monsieur le Maire, par votre conduite, vous avez fait HONTE à la démocratie.

Nous vous prions de croire, Messieurs, à l’assurance de nos démocratiques salutations.

Le Réseau « Sortir du nucléaire »
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 octobre 2009 à 11:35:18
« 6 Heures pour le Climat et la Justice Sociale »

http://climatjustice.org (http://climatjustice.org)

Le Samedi 24 Octobre à partir de 14 h 30,

Espace Reuilly, 21 Rue Hénard, 75012 Paris

M° Montgallet (Ligne 8) ou Dugommier (Ligne 6)

 


Contact pour le Réseau "Sortir du nucléaire" : Xavier Rabilloud au 04 78 28 29 22




Nous ne sommes plus qu’à quelques semaines du sommet international de Copenhague (7 – 18 décembre 2009) sur le changement climatique. Ce sommet engage l’avenir de tous et toutes puisque des décisions qui y seront prises dépendra l’avenir de la planète et ses habitants : soit un accord égalitaire et solidaire sera adopté, à la hauteur des enjeux, soit les inégalités et les crises iront croissantes.

Dans le même temps, les débats que nous connaissons sur la taxe carbone, le fret ferroviaire ou le rôle des services publics – comme la Poste – dans l’aménagement du territoire montrent que la justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre.

Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale organise donc une après-midi de débats, stands et projection de film pour débattre de ces enjeux.

Interventions de représentants de pays du Sud, de négociateurs internationaux, de représentants associatifs, de syndicalistes, etc…





Réservez d’ores et déjà votre Samedi 24 Après-midi !

Des informations plus précises vous parviendront très vite.

Vous les retrouverez aussi sur http://climatjustice.org (http://climatjustice.org)





A l’initiative de : Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l'Eau), Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM France (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid), Comité Pérou, Compagnie NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir), Confédération Paysanne, Ecorev', Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, FSU (Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie), Institut Européen de Recherche sur la Politique de l'Eau (IERPE), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), Réseau Action Climat (RAC-F), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau "Sortir du nucléaire", Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire (ZEP)

Soutenu par : Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 12 octobre 2009 à 11:39:41
Déchets nucléaires : deux brochures
en accès libre pour tout comprendre




Alors qu'éclate le scandale des déchets nucléaires français expédiés en Sibérie (cf  ici )http://www.lejdd.fr/Ecologie/Pollution/Actualite/Le-depotoir-russe-d-EDF-141425/, sous le faux prétexte d'un supposé "recyclage" des déchets nucléaires, deux brochures permettent de mieux comprendre le problème insoluble des déchets radioactifs et le subterfuge du supposé "recyclage" de ces déchets.
http://www.lejdd.fr/Ecologie/Pollution/Actualite/Le-depotoir-russe-d-EDF-141425/ (http://www.lejdd.fr/Ecologie/Pollution/Actualite/Le-depotoir-russe-d-EDF-141425/)





 Peut-on recycler les
déchets nucléaires ?
Coûts, risques et enjeux de l'industrie du plutonium

Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie en janvier 2009 un journal d'information grand public pour dénoncer le mythe du cycle nucléaire, les risques du plutonium et l'imposture du retraitement.


12 pages pour comprendre, de l’uranium au plutonium, que l’industrie nucléaire créée toujours plus de déchets radioactifs alors qu’elle prétend les recycler.
 

A télécharger gratuitement :
http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/dechets-plutonium/Plutonium12Pweb.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/dechets-plutonium/Plutonium12Pweb.pdf)




 Déchets nucléaires,
le casse-tête !
Journal d'information grand public. 12 pages pour connaître la vérité sur les déchets nucléaires et l’impact du nucléaire sur la santé.


Depuis un demi-siècle s'entassent les déchets du nucléaire. Des déchets dangereux aujourd'hui et pour l'éternité, et dont personne ne sait quoi faire. L'énergie atomique est comme un énorme avion que l'on aurait fait décoller sans avoir prévu de piste d'atterrissage. Ce terrible pari engage notre responsabilité à l'échelle de la planète et des générations futures.
 

A télécharger gratuitement :
http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/dechets/journal-dechets-v2-web.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/dechets/journal-dechets-v2-web.pdf)



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Vous trouverez d'autres brochures en ligne, accessibles gratuitement, ici :

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&page=index (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&page=index)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 13 octobre 2009 à 13:52:49
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 13 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333



Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande
le retour en France des déchets radioactifs
abandonnés par EDF en Russie


- Les citoyens français doivent prendre conscience de l'accumulation dramatique des déchets radioactifs
- La seule solution sensée est de stopper au plus vite de produire des déchets radioactifs



 
Alors que la ministre de l'écologie Chantal Jouanno se contente de demander "une enquête", dans le but évident de gagner du temps pour que l'affaire disparaisse de l'actualité, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande le retour en France des déchets radioactifs français abandonnés par EDF en Russie.

En effet, il est injustifiable que l'industrie nucléaire française se débarrasse à l'étranger de ses déchets radioactifs. L'argumentation trompeuse d'EDF, qui prétend qu'il ne s'agit pas de déchets mais de "matières valorisables", ne peut nous être opposée : il n'est en effet pas plus justifiable de laisser en Russie des "matières valorisables" que des déchets.
 
Il faut que la France nucléaire assume les conséquences de ses activités et en rende enfin compte devant l'opinion publique. Les citoyens français doivent à cette occasion prendre conscience de l'accumulation dramatique de différentes catégories de déchets et résidus radioactifs générés par l'industrie nucléaire, et de l'absence de solutions pour ces déchets.
 
Le rapatriement en France des déchets radioactifs expédiés en Russie obligera les autorités françaises à tenter de trouver un site de stockage... sachant qu'il est plus difficile de trouver un tel site en France qu'au fond de la Sibérie. Cela permettra de rappeler que, malgré des manoeuvres indignes, l'Etat français ne parvient pas, depuis plusieurs mois, à imposer la création d'un site d'enfouissement des déchets radioactifs : les tentatives faites dans l'Aube début 2009 ont été repoussées par les populations locales et les associations antinucléaires.

D'autres déchets et résidus générés à l'étranger par l'industrie nucléaire française devraient d'ailleurs être rapatriés en France, par exemple les "stériles" (véritables montagnes de résidus d'extraction de l'uranium) abandonnés à ciel ouvert au Niger par Areva : cet uranium servant à alimenter les réacteurs nucléaires français, les déchets ainsi générés appartiennent moralement à la France.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle l'opinion publique à prendre acte de ce que le nucléaire est une des industrie les plus polluantes et que, malgré 50 ans de promesses, aucune solution n'existe pour les déchets radioactifs. La seule conclusion sensée est donc de faire cesser au plus vite les activités de l'industrie nucléaire afin de na pas produire de nouveaux déchets radioactifs.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 octobre 2009 à 09:48:35
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations - http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
Communiqué de presse du 15 octobre 2009 - Contact : 06 64 100 333
 


Affaire du plutonium dissimulé à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône :
Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse les autorités
françaises d'être manipulées par l'industrie nucléaire


=> Ces 30 kg de plutonium "en trop" pourraient cacher un trafic entre la France et les USA en 2004
=> Le Commissariat à l'Energie Atomique a caché cette incroyable situation pendant des mois


- C'est l'équivalent de 6 bombes atomiques qui est illégalement stocké à Cadarache
- M. Borloo se ridiculise en demandant "une enquête" ou "la transparence" à chaque affaire.
- L'Autorité de sûreté nucléaire est incapable de se faire respecter par EDF, Areva et le CEA.
- Il faut stopper l'industrie nucléaire française et répertorier les situations les plus dangereuses.


 
Les graves fautes commises par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) dans son site nucléaire de Cadarache (15 à 30 kg de plutonium "en trop" trouvés dans l'Atelier de plutonium) posent des questions très importantes et illustrent parfaitement la réalité du nucléaire en France :

- Le personnel politique des partis dominants (en particulier UMP et PS), qui soutient aveuglément l'industrie nucléaire, est incapable de contrôler les exploitants (EDF, Areva, CEA) qui mentent impunément depuis des décennies.

- L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est elle-même parfaitement incapable de se faire respecter et d'assurer le contrôle des activités nucléaires. Ainsi, le fameux Atelier, où le plutonium "en trop" vient d'être "découvert", a été contrôlé à de nombreuses reprises ces dernières années. Vainement, de toute évidence.

- Il est édifiant de rappeler qu'Areva a rouvert l'Atelier de plutonium fin 2004 pour y traiter une cargaison de plutonium américain, alors que la fermeture censément "définitive" de cet Atelier avait été obtenue par l'ASN quelques mois plus tôt.

- Il est d'ailleurs légitime de se demander si le plutonium excédentaire trouvé à Cadarache ne provient pas de ce "trafic" de plutonium de 2004 entre Areva et les Etats-Unis. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n'existe pas et n'existera jamais dans l'industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

C'est une des raisons, avec les risques d'accident, la production de déchets radioactifs, la prolifération à des fins militaires, qui justifient la nécessité de sortir au plus vite du nucléaire.

Contact presse : 06 64 100 333
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 octobre 2009 à 16:30:50
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 15 octobre 2009 - Contact : 06 64 100 333

 
 
L'affaire du plutonium "en trop" à
Cadarache illustre l'incompétence
de l'industrie nucléaire française
 
 

 
- Areva est obligée de payer un concurrent (Urenco) pour enrichir de l'uranium au Tricastin
 
- EDF et Areva sont incapables de construire le réacteur EPR tant en Finlande qu'à Flamanville
 
- 54 des 58 réacteurs nucléaires "français" sont en réalité de technologie américaine (Westinghouse)
 
- La France échoue depuis 40 ans à faire fonctionner des surgénérateurs (Phénix, Superphénix)
 
- L'industrie nucléaire française est incapable de gérer ses déchets radioactifs
 
- La France et le Niger sont gravement contaminés par les mines d'uranium exploitées par Areva
 
- Les contaminations et les fuites d'uranium (comme au Tricastin à l'été 2008) se multiplient
 
- Les milliards d'euros nécessaires pour démanteler 70 réacteurs nucléaires ne sont pas provisonnés
 
- Etc
 
 
 
Les récentes affaires concernant les déchets nucléaires français expédiés en Sibérie et le plutonium "en trop" subitement "découvert" à Cadarache ne font qu'illustrer l'incompétence généralisée de l'industrie nucléaire française.
 
La majorité des élus, à commencer par M Sarkozy, ne cesse de prétendre que la France est "à la pointe du nucléaire" mais il suffit d'étudier la situation pour constater rapidement que la réalité est exactement inverse.
 
Depuis 50 ans, de Superphénix à l'EPR en passant par l'enrichissement de l'uranium, l'industrie nucléaire a multiplié les échecs. Elle est engagée dans une fuite en avant aussi ruineuse qu'irresponsable. Il est nécessaire de rappeler quelques vérités édifiantes.
 
 
Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" dans le nucléaire n'existe pas et n'existera jamais dans l'industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.


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Quelques exemples des déroutes
de l'industrie nucléaire française
 
 
 
- Areva est obligée de payer un concurrent (Urenco) pour enrichir de l'uranium au Tricastin
 
L'usine Eurodif (ou Georges Besse) étant en fin de vie, Areva construit au Tricastin une nouvelle usine, Georges Besse 2, dont le chantier touche à sa fin. Or la France, supposée être à la pointe du nucléaire, ne sait pas enrichir l'uranium avec des centrifugeuses, contrairement à divers pays dont... l'Iran.
 
Du coup, Areva est obligée de payer (fort cher) cette technologie à son concurrent Urenco, et un processus industriel, dit de "boîte noire", permet à Areva d'utiliser cette technologie… sans pouvoir y accéder. Seuls les murs de l'usine Georges Besse 2 sont donc français, la technologie est étrangère et la France nucléaire est une fois de plus dépendante…
 
 
- EDF et Areva sont incapables de construire le réacteur EPR tant en Finlande qu'à Flamanville
 
Le chantier EPR de Finlande, dirigé tant bien que mal par Areva depuis fin 2005, compte aux dernières nouvelles 38 mois de retard et au moins 2,5 milliards d'euros de surcoût... que les Finlandais entendent bien facturer aux Français
 
Sur le chantier de l'EPR de Flamanville, EDF suit la même voie qu'Areva en Finlande : commencé deux ans plus tard, fin 2007, le chantier accumule les déconvenues. Il compte déjà près d'un milliard d'euros de surcoût et d'un an de retard. Qui plus est, comme l'a montré le chantier finlandais, les problèmes se multiplient et le retard du chantier s'aggrave au fil du temps.
 
 
- 54 des 58 réacteurs nucléaires "français" sont en réalité de technologie américaine (Westinghouse)
 
A part les 4 derniers réacteurs construits en France dans les années 90 - c'est-à-dire deux réacteurs à Civaux (Vienne) et deux à Chooz (Ardennes) -  tous les réacteurs nucléaires "français" sont en réalité de technologie américaine. Dans les années 70, au moment de lancer (sans l'aval de la population) la construction du parc nucléaire actuel, les dirigeants français ont écarté la technologie française proposée par le Commissariat à l'énergie atomique (ces réacteurs, dits "graphite-gaz", étaient fort peu efficaces) et ont payé très cher à la société Westinghouse (USA) des licences de construction de réacteurs nucléaires.
 
 
- La France échoue depuis 40 ans à faire fonctionner des surgénérateurs (Phénix, Superphénix, etc)
 
Chacun a encore en mémoire la déroute de l'industrie nucléaire française avec le surgénérateur Superphénix, arrêté définitivement en 1997 après une suite ininterrompue de pannes. Le réacteur Phénix, récemment mis à l'arrêt, a vivoté à puissance réduite du fait de brutales variations de puissance que le CEA n'a jamais réussi à expliquer.
Et pourtant, l'industrie nucléaire française va à nouveau gaspiller des sommes gigantesques pour essayer encore de faire fonctionner un surgénérateur, rebaptisé "réacteur de 4ème génération" pour faire croire qu'il s'agit d'un concept nouveau. Il est encore temps de stopper ce programme inutile, dangereux et ruineux, et de reverser son financement vers les économies d'énergie et les énergies renouvelables.


- L'industrie nucléaire française est incapable de gérer ses déchets radioactifs
 
Des déchets nucléaires français sont expédiés en Sibérie par EDF pour s'en débarrasser, du plutonium "en trop" est subitement découvert à Cadarache, 160 000 tonnes d'uranium sont stockés dans de simple hangars à Bessines (près de Limoges), des tentatives (actuellement repoussées par les populations locales) ont lieu pour imposer un site d'enfouissement dans l'Aube, un projet criminel d'enfouissement des déchets les plus radioactifs est en cours à Bure (Meuse) : des années après avoir immergé ses déchets dans l'Atlantique, l'industrie nucléaire n'a toujours aucune solution pour les déchets radioactifs.
 
 
- La France et le Niger sont gravement contaminés par les mines d'uranium exploitées par Areva
 
Comme l'a démontré dernièrement l'émission de France 3 "La France contaminée", le territoire français est gravement contaminé par les mines d'uranium exploitées pendant des années par Areva. Aujourd'hui, ces mines sont fermées mais les contaminations perdurent. Areva contamine également, depuis des décennies et aujourd'hui encore, le Niger où elle extrait l'uranium qui alimente les réacteurs nucléaires français. Cela montre d'ailleurs que le nucléaire n'apporte pas plus d'indépendance énergétique que le pétrole ou le gaz.
 
 
- Les milliards d'euros nécessaires pour démanteler 70 réacteurs nucléaires ne sont pas budgétés
 
La France compte 58 réacteurs nucléaires en service et une douzaine déjà arrêtés. Il va tôt ou tard falloir démanteler tous ces réacteurs, ce qui va générer des quantités inouïes de déchets radioactifs et coûter des sommes gigantesques. Or, selon la Cour des comptes elle-même, ces sommes n'existent pas et il apparaît clairement qu'elles ne seront pas disponibles le moment venu.
La Grande-Bretagne a évalué à 104 milliards d'euros le démantèlement de ses propres installations. La France, qui en compte beaucoup plus, n'estime les besoins qu'à quelques dizaines de milliards. De toute évidence, le moment venu, ce sont des centaines de milliards d'euros qui manqueront
 
 
Conclusion
 
Les graves fautes commises par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) dans son site nucléaire de Cadarache (30 kg de plutonium "en trop" trouvés dans l'Atelier de plutonium : l'équivalent de 5 bombes atomiques) posent des questions très importantes et illustrent parfaitement la réalité du nucléaire en France :
 
- Le personnel politique des partis dominants (en particulier UMP et PS), qui soutient aveuglément l'industrie nucléaire, est incapable de contrôler les exploitants (EDF, Areva, CEA) qui mentent impunément depuis des décennies.
 
- L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est elle-même parfaitement incapable de se faire respecter et d'assurer le contrôle des activités nucléaires. Ainsi, le fameux Atelier, où le plutonium "en trop" vient d'être subitement "découvert", a été contrôlé à de nombreuses reprises ces dernières années. Vainement, de toute évidence.
 
- Il est édifiant de rappeler qu'Areva a rouvert l'Atelier de plutonium fin 2004 pour y traiter une cargaison de plutonium américain, alors que la fermeture censément "définitive" de cet Atelier avait été obtenue par l'ASN quelques mois plus tôt.
 
- Il est d'ailleurs légitime de se demander si le plutonium excédentaire trouvé à Cadarache ne provient pas de ce "trafic" de plutonium de 2004 entre Areva et les USA. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.
 
Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n'existe pas et n'existera jamais dans l'industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.
 
C'est une des raisons, avec les risques d'accident, la production de déchets, la prolifération à des fins militaires, qui justifient justifient la nécessité de sortir au plus vite du nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 octobre 2009 à 11:58:47
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 16 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333


Plutonium "en trop" à Cadarache :
les questions qu'il faut se poser

La convocation de Mme Dupuy (Andra) à l'Assemblée nationale est absurde

1) Quelle explication pour la subite "apparition" de ces 30 kg de plutonium "en trop" ?

Les explications du CEA sont loin d'être convaincantes : comment des accumulations de poussières peuvent aboutir à 30 kg de plutonium que l'on retrouve subitement "dans les coins" et les "boites à gants" de l'Atelier de Plutonium (ATPu) ? Il s'agit d'une véritable fable à laquelle il n'est pas possible de croire un instant.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" avance une hypothèse : ils pourrait s'agir de plutonium provenant de la fameuse cargaison de 140 kg de plutonium américain (*) traitée dans l'ATPu fin 2004. Dans tous les cas, des explications convaincantes doivent être avancées. si elles existent.

(*) Rappels :
http://www.20minutes.fr/article/29775/Marseille-Cadarache-toujours-dans-la-mire-des-ecolos.php (http://www.20minutes.fr/article/29775/Marseille-Cadarache-toujours-dans-la-mire-des-ecolos.php)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20041008.OBS8552/le_plutonium_us_arrive_a_caradache.html (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20041008.OBS8552/le_plutonium_us_arrive_a_caradache.html)

2) Comment l'Autorité de sûreté a-t-elle pu ne rien voir ?

Le fameux Atelier de plutonium (ATPu) de Cadarache a été l'objet de nombreuses inspections de la part de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)... qui n'a donc rien vu. Une inspection a eu lieu le 22 juin 2009, justement sur le thème des déchets, mais le compte-rendu officiel conlcue que "Les inspecteurs ont noté une méthodologie de comptage des déchets concluante, notamment la définition de seuils de débits de dose pour la détermination forfaitaire de masse de matières fissiles des paquets."
Pourtant, les discours officiels appellent les citoyens à faire confiance au nucléaire français sous prétexte qu'il serait "extrêmement bien surveillé" par l'ASN. De toute évidence, les citoyens ont raisons de se méfier de l'industrie nucléaire. Par ailleurs, bien que théoriquement fermé depuis 2004, l'ATPU est toujours le lieu d'incidents divers...


Exemples d'inspections récentes de l'ATPu :
- 5 aout 2009 :
http://www.asn.fr/sites/default/files//files/INS-2009-ARECAD-0008.pdf (http://www.asn.fr/sites/default/files//files/INS-2009-ARECAD-0008.pdf)
- 22 juin 2009 :
http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-ARECAD-0005.pdf (http://www.asn.fr/sites/default/files/files/INS-2009-ARECAD-0005.pdf)

Exemples d'incidents récents dans l'ATPu :
http://www.asn.fr/perte-totale-dalimentation-electrique-du-centre-de-cadarache (http://www.asn.fr/perte-totale-dalimentation-electrique-du-centre-de-cadarache)
http://www.asn.fr/rupture-de-confinement-primaire-lors-dune-operation-de-sortie-de-boite-a-gants (http://www.asn.fr/rupture-de-confinement-primaire-lors-dune-operation-de-sortie-de-boite-a-gants)
http://www.asn.fr/contamination-dun-operateur-lors-dune-operation-de-transfert-de-matieres-nucleaires (http://www.asn.fr/contamination-dun-operateur-lors-dune-operation-de-transfert-de-matieres-nucleaires)
modération: les cinq liens ci dessus: 404 pages non trouvées.


3) Pourquoi M Borloo demande-t-il encore la "transparence" ?

Un loi de juin 2006 est censée établir "la transparence" dans le nucléaire français. Or, à chaque nouvelle affaire (fuites d'uranium au Tricastin, contamination de la France par les mines d'uranium, déchets expédiés par EDF en Sibérie, plutonium "en trop" trouvé à Cadarache, etc), M Borloo et/ou sa secrétaire d'Etat Mme Jouanno demandent "la transparence" ou "une enquête" : en réalité, ils occupent le terrain... le temps que l'actualité passe à autre chose. En tout cas, il est clairement avéré que la loi de juin 2006 ne sert à rien. La transparence dans le nucléaire n'existe pas.
 
 
- La loi inutile de 2006 sur la "transparence" nuclaire :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053843&dateTexte=20091016 (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053843&dateTexte=20091016)

- Après la fuite d'uranium au Tricastin (juillet 2008), M Borloo veut "tout remettre à plat" :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20080718.OBS3441/nucleaire__borloo_veut_tout_remettre_a_plat.html (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20080718.OBS3441/nucleaire__borloo_veut_tout_remettre_a_plat.html)

- Après l'émission de France 3 "La France contaminée" (février 2009), M. Borloo "s'engage à étudier la question des résidus d'uranium"
http://www.romandie.com/infos/news2/090211162208.huan076u.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090211162208.huan076u.asp)
modération: page d'accueil de Romandie News

- Après la révélation sur Arte que EDF se débarrase en Sibérie de déchets  radioactifs, Mme Jouanno demande "une enquête"
http://fr.news.yahoo.com/3/20091013/tfr-edf-nucleaire-russie-jouanno-56633fe.html (http://fr.news.yahoo.com/3/20091013/tfr-edf-nucleaire-russie-jouanno-56633fe.html)
 
- Après la "découverte" de 30 kg de plutonium "en trop" à Cadarache, M Borloo demande "la transparence" :
http://fr.news.yahoo.com/3/20091014/tfr-nucleaire-cadarache-incident-56633fe.html (http://fr.news.yahoo.com/3/20091014/tfr-nucleaire-cadarache-incident-56633fe.html)


4) Pourquoi la directrice de l'Andra est-elle convoquée à l'Assemblée nationale ?

Les représentants de l'industrie nucléaire ne cessent de prétendre que le plutonium et l'uranium ne sont pas des déchets mais des matières "valorisables". Il est donc surprenant que ce soit la directrice de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui soit convoquée à l'Assemblée nationale, d'autant que le fameux Atelier de plutonium de Cadarache appartient au Commissariat à l'énergie atomique et a été exploité par Areva ! Le président de la commission du développement durable, Christian Jacob (UMP), est donc clairement incompétent, à moins qu'il ne cherche à détourner l'attention des vrais problèmes.

- La Directrice de l'Andra convoquée : http://www.romandie.com/infos/news2/091015121703.b02b8fyc.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/091015121703.b02b8fyc.asp)
modération: page d'accueil de Romandie News


Conclusion

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" dans le nucléaire n'existe pas et n'existera jamais dans l'industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables. C'est une des raisons, avec les risques d'accident, la production de déchets, la prolifération à des fins militaires, qui justifient la nécessité de sortir au plus vite du nucléaire.
 
 
Sortir du nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)
 
Ni nucléaire, ni effet de serre : http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org) (Campagne internationale)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 19 octobre 2009 à 18:38:09
France3.fr - 19/10/2009 - Nadine Cotreau
http://aquitaine.france3.fr/info/TchernoBlaye-s-invite-%C3%A0-la-R%C3%A9gion-58205078.html (http://aquitaine.france3.fr/info/TchernoBlaye-s-invite-%C3%A0-la-R%C3%A9gion-58205078.html)
Modération: "Nous sommes désolés, la page que vous cherchez sur France 3.fr n'existe plus ou a été déplacée."

TchernoBlaye s'invite à la Région

France 3 Aquitaine - Les anti-nucléaires ont interpellé lundi le président Rousset lors de la cérémonie annonçant le sommet de Copenhague.


Les anti-nucléaires de l'association TchernoBlaye, membre du réseau Sortir du nucléaire, ont perturbé le déroulement de la cérémonie officielle organisée par le Conseil régional pour annoncer le prochain sommet sur le changement climatique à Copenhague.

Les militants prétendent dans un communiqué que "M. Rousset fait partie des irresponsables qui prétendent "sauver" la planète avec du nucléaire" et lui reprochent une subvention attribuée en juillet dernier à une entreprise pour développer des matériels liés au nucléaire.

Au delà, TchernoBlaye situe son action dans le cadre de la campagne internationale Don't nuke the climate développée par le réseau Sortir du nucléaire.


Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 21 octobre 2009 à 16:58:45
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 21 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Plutonium "en trop" à Cadarache :
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
demande la démission de M Bigot,
l'administrateur général du C.E.A
 
Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à
l'énergie atomique, est pris en flagrant délit de mensonge
 
 
 
 
Le 16 octobre dernier, l'administrateur général du CEA Bernard Bigot a prétendu devant la presse qu'une "déclaration par voie téléphonique auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire régionale de Marseille" avait été faite dès juin dernier.
 
Or, auditionnée aujourd'hui par la Commission nationale du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale, Mme Comets, commissaire de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a expliqué que la "première information orale" n'a été donnée que "le 1er octobre", suivie d'une "déclaration écrite le 6 octobre."
 
M. Bigot est donc pris en flagrant délit de mensonge. Il tente de masquer les responsabilités écrasantes du CEA, et en particulier les siennes : la vérité à été cachée pendant des mois à l'Autorité de sûreté nucléaire, aux élus, aux citoyens. Il reste d'ailleurs toujours à expliquer la provenance de ces 30 kg de plutonium "en trop"...
 
Une fois de plus, il est démontré que :
 
- l'Autorité de sûreté nucléaire n'a justement aucune autorité sur les exploitants (en particulier EDF, Areva, et le CEA) ;
- l'Autorité de sûreté nucléaire est dans l'incapacité de savoir réellement ce qui se passe dans les installations nucléaires ;
- les principaux dirigeants du nucléaire mentent continuellement, y compris aux autorités, et cachent la vérité aux citoyens.
 
Pour mémoire, entre autres exemples, Mme Lauvergeon (Areva) prétend que le réacteur EPR est conçu pour résister au crash d'un avion de ligne ; EDF a caché qu'elle se débarrassait de certains déchets nucléaires en Sibérie ; Le CEA ment sur les stocks de plutonium détenus à Cadarache. Etc...
 
Il est avéré que l'industrie nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux être vivants mais aussi à la vérité et à la démocratie.
 
 

--------------------------------------------------------------------------------

 
 
RAPPEL :
 
 
Cadarache : l'ASN informée "oralement" par le CEA le 1er octobre
AFP - 21 octobre 2009 - PARIS - Des responsables de l'Autorité de Sureté nucléaire (ASN) ont expliqué mercredi, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, n'avoir été informés "oralement" par le Commissariat à l'Energie atomique (CEA) que le 1er octobre d'une sous-estimation de la quantité de plutonium dans un atelier du site de Cadarache (Bouches-du-Rhône).

L'administrateur général du CEA Bernard Bigot avait assuré le 16 octobre devant la presse qu'une "déclaration par voie téléphonique auprès de l'ASN régionale de Marseille" avait été faite en juin.

La "première information orale" a été donnée "le 1er octobre", et le CEA a effectué une "déclaration écrite le 6 octobre", ce qui a entraîné une inspection le 9 octobre, a résumé Marie Comets, commissaire de l'ASN, devant la Commission nationale du développement durable et de l'aménagement du territoire.

"C'est lors de cette inspection" que "nous avons appris que le CEA était au courant depuis juin" de cette sous-évaluation des résidus de plutonium au sein de l'Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu), "d'où le procès verbal dressé et transmis au procureur", a-t-elle ajouté.

Lors du démantèlement des 150 premières "boîtes à gants", des enceintes confinées où était fabriqué du combustible MOX, 22 kilos de résidus de plutonium ont été collectés, selon le CEA, qui estime qu'à terme il pourrait y avoir 39 kg de plutonium dans les boîtes à gants, au lieu des huit kg estimés.

L'ATPu a fait "l'objet d'une quinzaine d'inspection au cour des trois dernières années", a précisé le commissaire à l'ASN Marc Sanson, devant les parlementaires. Pour estimer la quantité de résidus de plutonium restant dans les boîtes à gants, on devait se limiter à une "inspection visuelle", parfois "difficile à cause des coins et recoins", compte tenu de l'équipement restant dans ces enceintes "qu'on ne peut pas déplacer", a-t-il reconnu.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 23 octobre 2009 à 18:45:36
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 23 octobre 2009 - Contact : 06 64 100 333


 
Plutonium "en trop" à Cadarache :
la Provence doit-elle être évacuée avant la
reprise des opérations de démantèlement?
 
- Quel est exactement le risque actuel d'accident de criticité à Cadarache ?
- Que va-t-il se passer lorsque le CEA va reprendre le démantèlement ?
 


La situation à Cadarache est-elle encore plus critique que ce que les autorités veulent bien reconnaître ? Le risque d'accident de criticité n'est-il pas actuellement toujours très élevé dans le fameux ATPu (Atelier de plutonium) ?
 
C'est en tout cas ce que l'on peut penser en lisant dans l'édition du 22 octobre du quotidien Le Figaro : "Dans l'une des boîtes à gants de l'ATPu (…), les inspecteurs ont évalué la masse de plutonium à près de 10 kg. Il aurait suffi de 11 kg pour qu'un accident de criticité puisse se produire."
 
D'ailleurs, par décision du 14 octobre (1), l'Autorité de sûreté nucléaire a suspendu les opérations de démantèlement de l'ATPu en s'appuyant sur trois constats qui montrent que la situation reste très grave dans l'ATPu :
- Le Commissariat à l’énergie atomique (…) n’est pas en mesure de démontrer l’exactitude des inventaires comptables de matières fissile ;
- La prévention du risque de criticité dans l’installation est insuffisamment assurée ;
- Cette situation constitue un risque grave et imminent au sens du IV de l’article 29 de la loi du 13 juin 2006 susvisée
Depuis, par décision du 19 octobre (2), l'Autorité de sûreté nucléaire a posé les bases d'une reprise des activités de démantèlement par le CEA. Or, rien ne permet de dire que la reprise de ces opérations se fera de façon sécurisée. Le risque "grave et imminent" d'une réaction de criticité reste de mise.
 
Quelles seraient les conséquences d'une telle réaction mettant en jeu plus de dix kg de plutonium ? Les autorités prétendent que les accidents de criticité conduisent à des conséquences plus importantes sur le site de l’installation concernée que dans l’environnement. Pourtant, des accidents de criticité ont par le passé abouti à des conséquences très graves pour les populations environnantes. Par exemple :
- en 1957, la catastrophe nucléaire de Kytchym (Russie) était un accident de criticité qui a contaminé pour des siècles plus de 1000 km2 et, à titre de comparaison, a projeté dans l'environnement à peu près la moitié de la radioactivité qui sera rejetée 30 ans plus tard à Tchernobyl.
 
- en 1999, à Tokaïmura (Japon), des milliers de personnes sont irradiées après un accident de criticité mettant en jeu 16 kg d'uranium.
La question se pose désormais sérieusement : les habitants de la région PACA doivent-ils rester "tranquillement" sur place en espérant que les opérations de démantèlement se passent bien ? Ou bien faut-il évacuer tout ou partie de la Provence ? Et qui doit décider ? La population elle-même, ou des autorités… qui viennent de prouver qu'elles étaient dans l'incapacité de contrôler les activités de l'industrie nucléaire ?

 
 
(1) http://www.asn.fr/index.php/content/download/22382/132471/file/Decision-2009-DC-160.pdf (http://www.asn.fr/index.php/content/download/22382/132471/file/Decision-2009-DC-160.pdf) 
(2) http://www.asn.fr/index.php/content/download/22385/132486/file/Decision-2009-DC-161.pdf (http://www.asn.fr/index.php/content/download/22385/132486/file/Decision-2009-DC-161.pdf) 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 octobre 2009 à 07:50:40
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 25 octobre - Contact : 06.64.100.333
 


Cadarache : "Sortir du nucléaire" annonce
"de nombreuses autres mauvaises surprises"



Après avoir reconnu une situation très grave dans son Atelier de plutonium (ATPu), le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Cadarache (Bouches-du-Rhône) reconnait aujourd'hui une situation tout aussi problématique dans l'installation STAR. Dans les deux cas, le risque d'accident de criticité - une réaction nucléaire spontanée créée par l'accumulation excessive de certaines matières nucléaires - est largement avéré, qu'il s'agisse de plutonium (dans l'ATPu) ou d'uranium enrichi (dans STAR).

Il est important que les citoyens, en particulier les habitants de la région Provence-Alpes-Cote d'Azur (PACA), sachent que le site de Cadarache contient de nombreuses autres installations nucléaires dont la plupart sont obsolètes et réservent assurément de très mauvaises surprises. La problématique est assurément la même dans divers autres sites, et en particulier dans les autres sites nucléaires "monstrueux" que sont Marcoule (Gard), Tricastin (Drôme/Vaucluse) et La Hague (Manche).

Alors que, jusqu'au sommet de l'Etat, les autorités françaises ne cessent de se gargariser de l'option nucléaire imposée en France depuis 50 ans, il apparaît au contraire que le moment est venu de payer une facture incroyablement salée, que ce soit sur le plan environnemental ou sur le plan financier. Le CEA, Areva et EDF ont construit en France, depuis 50 ans, d'innombrables installations nucléaires qui sont aujourd'hui dans un grave état de délabrement, qui contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières nucléaires, et qui font courir le risque de graves accidents nucléaires.
 
Il est grand temps, avant que l'irréparable ne se produise, de stopper tous les projets de l'industrie nucléaire et de faire la vérité sur les divers risques encourrus par la population.
 
 
 
NOTE 1 - Les scandales du nucléaire français s'accumulent :
 
- fuites d'uranium au Tricastin (été 2008)
- scandale de la "France contaminée" par les anciennes mines d'uranium
- incapacité des centrales nucléaires EDF à mesurer correctement la radioactivité
- déchets nucléaires dont EDF se débarasse en Sibérie
- plutonium "en trop" à l'ATPu de Cadarache
- uranium "en trop" dans l'installation STAR de Cadarache
 
Sans oublier :
- les désastres industriels et financiers des deux chantiers EPR de Finlande (Areva) et Flamanville (EDF)
- l'absence de solution pour les déchets radioactifs et le refus légitime des populations de l'enfouissement de ces déchets
- l'absence de débat public et de financement concernant le démantèlement des installations nucléaires
- le flop industriel et financier du réacteur de fusion nucléaire ITER (en construction à... Cadarache !)
- etc.
 


NOTE 2 : la situation catastrophique du site nucléaire de Cadarache
 
Depuis des années, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) supplie le CEA de bien vouloir lui obéir (ce qui montre bien que l'ASN n'a aucune autorité sur les exploitants, CEA, Areva, EDF) et de fermer certaines installations de Cadarache, en particulier pour "tenue insuffisante face au risque sismique". Il s'agit des installations suivantes :

•  Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) : fermeture en 2003 (on s'aperçoit qu'il cause toujours de graves problèmes 7 ans plus tard ! )
•  Station de traitement des déchets et effluents : fermeture en 2006
•  Magasin central des matières fissiles : fermeture théorique en 2010
•  Parc d'entreposage des déchets : fermeture théorique en 2015
•  Laboratoire d'examen des combustibles actifs : fermeture théorique en 2015
•  Entreposage Pegase : fermeture théorique en 2015
 
Non seulement un accident grave peut se produire à chaque instant dans chacune de ces installations, en particulier en cas de séisme, mais il est évident qu'elles contiennent des quantités de matières nucléaires causant de graves risques d'accidents.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 novembre 2009 à 15:55:01
Le nucléaire revient dans les négociations sur le climat

Les ONGs dénoncent la position française et accélèrent la
campagne citoyenne internationale « Don’t nuke the climate »



http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)




Lors du Sommet de Copenhague en décembre prochain, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ». Or, lors de la session de négociations à Bangkok au mois d'octobre, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface.

La menace de voir cette technologie dangereuse, chère et inefficace en matière de lutte contre le changement climatique rentrer dans le cadre d’un nouvel accord se précise. De nombreux pays souhaitent en effet que cette source d’énergie puisse bénéficier de financements par les pays industrialisés dans le cadre des futures actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays en développement. Cette position est défendue entre autres par le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Mexique, l’Inde, le groupe africain… et la France !

Les ONGs dénoncent cette proposition, et en particulier l’égoïsme de la position française, qui privilégie ses intérêts industriels à l’intérêt général. Si le nucléaire devenait éligible aux financements par ce biais, l’industrie nucléaire trouverait ainsi une source de subvention publique majeure.

« La France tente à nouveau d’imposer son industrie en faisant fi des dangers de l’énergie nucléaire (risque d’accidents, contaminations des écosystèmes, insolubilité du problème des déchets, prolifération…), ainsi que de l’inefficacité de cette technologie pour lutter contre le changement climatique. Le nucléaire est hors sujet pour la majorité des émissions, hors délais face à l'urgence climatique et vulnérable aux aléas climatiques. En outre, ses émissions de gaz à effet de serre ne sont pas négligeables, et plusieurs scénarios montrent qu'on peut s'en passer pour atteindre le facteur 4 », déclare Charlotte Mijeon du Réseau Sortir du nucléaire. (1)

« Trop coûteux, exigeant des infrastructures trop lourdes, le nucléaire est particulièrement inadapté aux pays en développement. S’il est inclus dans l'accord de Copenhague, il absorbera des fonds considérables, et privera les pays en développement de financement cruciaux pour limiter leurs émissions via les vraies solutions (énergies renouvelables, efficacité énergétique, lutte contre la déforestation, etc.) » rappelle pour sa part Morgane Créach du Réseau Action Climat.

Du 2 au 6 novembre prochain se tiendront à Barcelone les dernières discussions préparatoires au Sommet de Copenhague sur les changements climatiques. Dans le cadre de la campagne « Don’t nuke the Climate », Sortir du nucléaire qui coordonne cette campagne sera présent sur place avec plusieurs de ses partenaires nationaux et internationaux (2) pour suivre les discussions et faire pression sur les négociateurs afin d’éviter que le nucléaire ne soit inclus dans les mécanismes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le cadre de la campagne "Don’t nuke the climate !", de nombreuses actions en France et dans le monde sont prévues dans les prochaines semaines, et les citoyens de tous les pays sont inviter à signer une pétition traduite en dix langues (www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)), qui a déjà recueilli le soutien de 280 partenaires. Celle-ci sera remise aux décideurs à Copenhague pour leur demander de refuser d’inclure le nucléaire dans les solutions à l’effet de serre.



Contacts sur place à Barcelone :
Sur l'enjeu nucléaire :
Charlotte Mijeon, Réseau Sortir du nucléaire : + 33 6 75 36 20 20 - charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Enjeux climatiques :
Morgane Créach, Réseau Action climat : + 33 6 89 78 44 93 - morgane@rac-f.org


(1) Pour plus de détails : Face à la menace climatique, l’illusion du nucléaire, Réseau Action Climat, 2007
(2) Tanquem les Nuclears (Espagne), International Forum on Globalization, Ecodefense (Russie), Anti-Atom-Szene (Autriche...)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 novembre 2009 à 18:38:07
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 2 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
La "renaissance du nucléaire" est décapitée
 
- Incroyable : la "sûreté" des deux principaux réacteurs actuels,
l'EPR français et l'AP 1000 américain, est gravement mise en cause
 
- "Sortir du nucléaire" demande l'annulation générale du programme EPR
 
Depuis plusieurs années, les dirigeants politiques et industriels annoncent un supposé "grand retour du nucléaire". Cette thèse est contredite par les faits, tant sur le plan économique que technique.
 
Sur le plan économique : plusieurs projets de construction de nouveaux réacteurs ont été annulés ces derniers mois (*), tout simplement parce que produire de l'électricité avec des réacteurs nucléaires nécessite de trop lourds investissements et parce que le retour sur investissement est peu probable.
 
Sur le plan technique : les deux principaux réacteurs actuellement sur le marché, l'EPR français et l'AP 1000 américain, rencontrent de très graves difficultés, tant sur le plan de la sûreté que sur les chantiers déjà engagés.


1) L'EPR :
 
- Défaillance du contrôle commande
Le 2 novembre 2009, les Autorités de sûreté britannique (HSE), finlandaise (STUK) et française (ASN) ont publié une déclaration commune sur la conception du système de contrôle-commande du réacteur EPR. Il faut néanmoins rappeler que c'est la HSE qui, dès juin 2009, avait mis à jour cette grave défaillance qui avait échappé à l'ASN et à la STUK. Il est d'ailleurs légitime de se poser des questions sur la compétence et/ou l'indépendance des ces "autorités".
 
- Vulnérabilité en cas de crash d'avion de ligne
Dès novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (**)
 
- Déconvenues sur les chantiers en cours
Le chantier EPR de Finlande, lancé par Areva en 2005, est un véritable désastre industriel et financier : il compte à ce jour, 44 mois de retard et 3 milliards d'euros de surcoût. Le chantier EPR de Flamanville (Manche), lancé par EDF en 2007, compte déjà un an de retard et 1 milliard d'euros de surcoût… en attendant la suite.

 
2) L'AP 1000
 
- Défaillance de la sûreté
Le 15 octobre, l'autorité de sûreté nucléaire des USA, la NRC, a jeté un incroyable pavé dans la mare (***) en recalant la "sûreté" du réacteur AP 1000, lequel ne semble pas apte à résister à des évènements naturels (séismes, inondations, etc) ou à un crash d'avion de ligne. Il s'agit d'un très grave contretemps, et peut-être d'un coup mortel pour le programme AP 1000 et donc pour les quelques projets nucléaires encore en cours aux USA.
 
- Déconvenue sur le chantier en cours
En août 2009, l'agence Platts révélait que de graves problèmes se posaient dans la fabrication des pièces prévues pour les réacteurs AP 1000 prévus à Sanmen (Chine).
 

Conclusions
 
- Les problématiques industrielle et économique se rejoignent :
 
Alors que les électriciens hésitent ou renoncent à commander des réacteurs nucléaires du fait de leurs coûts, les graves problèmes rencontrés sur les chantiers EPR et AP 1000 font exploser les coûts réels. De fait, le nombre de réacteurs qui vont être réellement commandés risquent bien de se compter sur les doigts des deux mains, voire d'une seule…
 
 
- Le prochain Tchernobyl sera-t-il chinois ?
 
On peut s'inquiéter en constatant que les responsables du nucléaire chinois ont validé la construction de l'AP 1000, qui est pourtant recalé par les USA, et celle de l'EPR, qui est pourtant recalé par la Finlande, la Grande-Bretagne et la France !
 
 
- Il faut stopper de toute urgence le programme EPR
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l'annulation du projet de réacteur EPR prévu à Penly (Seine-Maritime) mais aussi l'arrêt définitif du chantier EPR en cours à Flamanville (Manche). Ce ne serait d'ailleurs pas un précédent : plusieurs réacteurs en construction ou même déjà achevés ont été abandonnés dans différents pays.
 
 
(*) Voir ici : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=599 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=599)
(**) Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
(***) http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml (http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml)
modération: la page demandée n'existe plus
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 novembre 2009 à 11:09:51
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du mardi 3 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Défauts des systèmes de contrôle du réacteur EPR
 
"Sortir du nucléaire" met en accusation
l'Autorité de sûreté nucléaire française


C'est l'autorité de sûreté britannique qui a détecté en juin 2009 la grave faille du contrôle-commande de l'EPR... alors que l'ASN française n'avait rien signalé et avait déjà autorisé la construction de l'EPR
 
 

Ce lundi 2 novembre, les autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française ont publié un communiqué commun mettant en lumière les failles du système de contrôle du réacteur nucléaire EPR. Mais cette démarche unanime masque la réalité : c'est l'autorité de sûreté britannique seule qui a détecté le problème en juin 2009... alors que l'autorité se sûreté française (ASN) avait depuis longtemps autorisé la construction de l'EPR : l'ASN n'a donc rien vu... ou rien dit.


Reprenons la chronologie des faits :

- Le 1er juillet 2009, le quotidien britannique The Times révèle (1) que l'Autorité de sûreté britannique (la NII) met sérieusement en cause la sûreté du système de contrôle-commande de l'EPR et vient d'écrire à ce sujet à EDF et Areva.

- Le 7 juillet 2009, après avoir découvert l'information venue de Grande-Bretagne, l'ASN annonce (2) qu'elle est "en train d'élaborer [sa] position sur le contrôle commande" du réacteur nucléaire EPR. Il est grand temps : depuis des années, elle a autorisé la construction de l'EPR en Finlande puis en France (3)

- Le 2 novembre 2009, les autorités de sûreté française et finlandaise se joignent à la NII pour remettre en cause le contrôle-commande del'EPR.


Il a donc fallu que ce soit l'Autorité de sûreté britannique - saisie par EDF et Areva qui espèraient alors construire des réacteurs outre-Manche - qui détecte de graves défauts... que n'avait pas signalé l'ASN française.

L'ASN se défend de façon parfaitement ridicule : pour évaluer la sûreté du contrôle-commande, elle attendrait que ce dernier soit en cours d'installation dans le réacteur EPR actuellement en construction à Flamanville (Manche). Mais pourquoi attendre ? L'autorité de sûreté britannique, elle, a immédiatement détecté ces graves défauts alors que l'EPR n'existe que de façon virtuelle en Grande-Bretagne... et pourrait bien ne jamais y être construit.

On est logiquement amené à envisager deux hypothèses :

- soit l'ASN a été gravement incompétente en ne détectant pas les défauts de l'EPR, et elle tente maladroitement de se cacher son erreur

- soit l'ASN a délibérément décidé de passer sous silence les défauts de l'EPR afin ne pas compromettre les intérêts de l'industrie nucléaire française, prenant le risque d'une ou plusieurs catastrophes nucléaires.
 

Dans les deux cas, cette affaire met profondément en cause la compétence et la fiabilité de l'ASN : si elle commet des fautes aussi graves concernant l'EPR, comment ne pas penser qu'elle en a commis aussi sur d'autres dossiers ? C'est d'ailleurs cette même ASN qui affirme actuellement (4) que les réacteurs français peuvent fonctionner au-delà de 30 ans.
 
Il semble donc nécessaire, avant que l'irréparable ne se produise, qu'une commission d'enquête indépendante fasse toute la vérité sur cette affaire et surtout sur la fiabilité de l'ASN. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle d'ailleurs que la seule façon d'assurer la sûreté nucléaire est... de fermer au plus vite les centrales.
 
La solution passe par des investissements majeurs - à l'image de ceux dont a hélas bénéficié le nucléaire depuis 50 ans - dans les plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.


 
(1) http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece (http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece)
(2) http://www.romandie.com/infos/news2/090707144556.dt6dmll8.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090707144556.dt6dmll8.asp) 
(3) http://www.asn.fr/index.php/content/download/21605/119079/file/2007-AV-0016.pdf (http://www.asn.fr/index.php/content/download/21605/119079/file/2007-AV-0016.pdf)
(4) http://bit.ly/Ln2Vh (http://bit.ly/Ln2Vh)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 03 novembre 2009 à 17:55:14
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 novembre 2009 - Contact : 06 64 100 333

 
 
Déboires des réacteurs EPR et AP 1000
 
"Sortir du nucléaire" demande au gouvernement
d'annuler le rachat de Constellation (USA) et de
British Energy (Grande-Bretagne) par EDF
 
 
- EDF rachète ces entreprises pour construire des réacteurs nucléaires… qui
n'obtiendront vraisemblablement pas l'autorisation de mise en service !
 
- Il est temps d'investir en France dans les économies d'énergie et les énergies
renouvelables au lieu de gaspiller l'argent public pour des achats à l'étranger
 
 

 
A quelques jours d'intervalle, les deux principaux réacteurs nucléaires disponibles actuellement sur le marché international viennent d'être gravement remis en cause par les autorités de sûreté :
- le réacteur français EPR a été pointé le 2 novembre 2009 par les autorités de sûreté britannique, finlandaise et française, pour une grave faille du système de contrôle-commande. (1)
 
- le réacteur américain AP 1000 a été tout aussi gravement mis en cause le 15 octobre par l'autorité de sûreté des USA (la NRC), pour sa vulnérabilité face aux séismes, tempêtes ou crash d'avion de ligne. (2)
De fait, en quelques jours, la quasi-totalité des projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires sont devenus totalement virtuels. (3)
 
Or, ces dernier mois, EDF a dépensé des sommes gigantesques (4) pour racheter British Energy en Grande-Bretagne et la moitié des activités nucléaires de Constellation aux USA. Mais il apparaît que ces acquisitions ne sont pas définitivement finalisées, en particulier concernant Constellation.
 
Il est donc encore temps d'annuler ces acquisitions ruineuses et parfaitement inutiles : même du point de vue pronucléaire, il est absurde de racheter des entreprises pour construire des réacteurs… qui ne verront vraisemblablement jamais le jour. L'Etat français, actionnaire principal d'EDF, peut et doit intervenir.
 
Alors que la pénurie d'électricité menace la France, piégée par l'option nucléaire, l'annulation de ces acquisitions et du programme EPR serait l'occasion d'investir enfin, et de façon massive, dans les plans d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 

 
 
(1) http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2009/Systeme-de-controle-commande-du-reacteur-EPR (http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2009/Systeme-de-controle-commande-du-reacteur-EPR)
(2) http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=1&partner=rss&emc=rss (http://www.nytimes.com/2009/02/18/us/18nuke.html?_r=1&partner=rss&emc=rss)
(3) Plusieurs projets de nouveaux réacteurs ont déjà été annulés pour des raisons financières, les autres sont donc compromis par la remise en cause de la sûreté de l'EPR et de l'AP 1000.
(4) Environ 14 milliards pour British Energy et 5 milliards pour Constellation
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 05 novembre 2009 à 16:55:23
Le flop monumental du réacteur nucléaire EPR


Par Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

 
Présenté comme le "fleuron" de l'industrie nucléaire française, le réacteur EPR accumule les plus graves déconvenues. Autopsie d'un flop gigantesque.

 
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Liens :
Stop-EPR : http://www.stop-epr.org (http://www.stop-epr.org)
EPR confidentiel : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
EPR, le réacteur dépassé : http://reacteur.epr.free.fr (http://reacteur.epr.free.fr)
L'EPR s'exprime sur Twitter : https://twitter.com/reacteurEPR (https://twitter.com/reacteurEPR)
Dossier noir de l'EPR (2004) : http://bit.ly/3kpQfQ (http://bit.ly/3kpQfQ)

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Deux chantiers EPR catastrophiques en Finlande et à Flamanville

Deux EPR sont en construction à ce jour et ces deux chantiers rivalisent de retards, de malfaçons et de surcoûts.
 
Finlande :
Commencé fin 2005, dirigé tant bien que mal par Areva, le chantier compte à ce jour (en attendant de probables nouvelles révélations) 44 mois de retard et 3 milliards d'euros de surcoût… qui vont d'ailleurs être payés par les français.
Cf http://bit.ly/2k2gNG (http://bit.ly/2k2gNG)
Un comble; Areva attaque en justice internationale son client finlandais TVO. Voilà qui ne risque pas de décider d'autres sociétés d'acheter un EPR !
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/091020142942.v6nurzzj.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/091020142942.v6nurzzj.asp)
 
Flamanville :
Commencé fin 2007, dirigé (lui aussi tant bien que mal) par EDF, le chantier compte déjà un an de retard et 1 milliard d'euros de surcoût.
Cf http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/595692-epr-de-flamanville-un-an-deja (http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/595692-epr-de-flamanville-un-an-deja)
ou http://www.lexpress.fr/actualite/economie/retard-en-vue-pour-l-epr-a-flamanville_648621.html (http://www.lexpress.fr/actualite/economie/retard-en-vue-pour-l-epr-a-flamanville_648621.html)
De toute évidence, ce chantier suit le triste "exemple" de celui de Finlande et va aggraver ses retards et ses surcoûts tant les déboires s'accumulent.
Cf par exemple : http://bit.ly/2joCDs (http://bit.ly/2joCDs)
 
 
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L'EPR en construction en Chine ?

On a pu lire ici où là depuis des mois que l'EPR était en construction en Chine, ce qui était totalement faux. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé en août 2009 que la cérémonie dite du "premier béton" venait d'être reportée sans qu'aucune autre date ne soit fixée. EDF et Areva ont prétendu fin août qu'il ne s'agissait que d'un contre temps causé par… des intempéries.
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/090828145757.corrvqit.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090828145757.corrvqit.asp)

Depuis, EDF a annoncé avoir reçu le 22 octobre l'accord final du gouvernement Chinois (donc, l'excuse des intempéries n'était qu'un mensonge !)
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/091028102924.iiqwxjso.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/091028102924.iiqwxjso.asp)
Quant on voit ce qui se passe en Finlande, il est certain que, si le chantier est réellement lancé, la première question à se poser sera : "Combien de milliards cette affaire va-t-elle coûter (et non rapporter) aux français ?"...
 
 
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L'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne
 
Dès 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est procuré un document confidentiel défense qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur EPR n'est pas conçu pour résister au crash d'un avion de ligne.

Dans le cadre de cette affaire, sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste, la DST (aujourd'hui DCRI) a placé deux fois en garde à vue un porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", accusé de "compromission du secret de la défense nationale".
Cf http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 novembre 2009 à 12:21:54
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 6 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
dénonce une situation périlleuse
à la centrale nucléaire du Tricastin
 
 
- Une barre de combustible nucléaire reste suspendue au
dessus du cœur du réacteur pour la 3° fois en quelques mois
 
- La vétusté et la dégradation du parc nucléaire français va
aboutir à des pénuries d'électricité… ou à des accidents
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce une situation périlleuse à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme). Pour le 3ème fois en quelques mois, une barre de combustible se retrouve "suspendue" au dessus du cœur du réacteur, menaçant à chaque instant de se décrocher et de causer un accident nucléaire.
 
Des situations identiques se sont produites en septembre/octobre 2008 à la centrale nucléaire du Tricastin (déjà !) et en août/septembre 2009 à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord)
 
Un seul précédent avait eu lieu dans le passé, à la centrale nucléaire de Nogent, en 1999. Il est donc stupéfiant de constater que cette situation aussi rarissime que dangereuse vient de se produire à trois reprises en quelques mois, illustrant la rapide dégradation du parc nucléaire français.
 
Les réacteurs nucléaires français, vieillissant, sont de plus dans un état extrêmement dégradé du fait du fonctionnement "en suivi de charge" imposé par la prédominance du nucléaire dans le production française d'électricité.
 
Les conséquences sont claires :

- des réacteurs de plus en plus souvent arrêtés, et de forts risques de pénurie d'électricité dès cet hiver
- des risques plus élevés que jamais d'accident nucléaire, voire de catastrophe
 
Les graves problèmes de sûreté rencontrés par le "nouveau" réacteur nucléaire, l'EPR, montrent bien que l'option nucléaire mène la France dans une véritable impasse. Avant la pénurie d'électricité et/ou l'accident nucléaire, il faut de toute urgence programmer une sortie du nucléaire la plus rapide possible, et lancer dans le même temps, et massivement, des plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 12 novembre 2009 à 11:13:28
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du jeudi 12 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
La pénurie d'électricité
en France est inévitable
 

- Si la pénurie n'est pas pour cet hiver, ce sera pour les suivants
- Depuis 5 ans, c'est l'électricité allemande qui sauve la France
- C'est l'échec de l'option française "nucléaire + chauffage électrique"
 
 


Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle l'opinion publique française à prendre acte de la faillite de l'option nucléaire française qui, outre les graves problèmes de déchets radioactifs ou de vulnérabilité des réacteurs nucléaires comme l'EPR, va aboutir à une véritable pénurie de courant en France. En effet, les coupures d'électricité en France sont inévitables, que ce soit dès cet hiver (si les températures sont basses) ou les années suivantes. La situation va d'ailleurs s'aggraver inexorablement du fait de trois phénomènes dont les conséquences se cumulent :
 


1) Le vieillissement et l'usure prématurée des réacteurs nucléaires français

Les réacteurs nucléaires français atteignent l'un après l'autres 30 ans de fonctionnement, c'est-à-dire leur durée de vie prévue à l'origine (1). Certes, EDF entend continuer à faire fonctionner ces réacteurs, mais ils vont être de plus en plus souvent en panne (sans parler du risque d'un accident grave). De plus, les réacteurs nucléaires français sont bien plus usés que des réacteurs du même âge dans d'autres pays car la prédominance du nucléaire dans la production électrique française (80%) obliger EDF à utiliser les réacteurs "en suivi de réseau" (c'est-à-dire en suivant les variations de consommation dans la journée et sur l'année), ce qui les use prématurément. (2)
 


2) L'augmentation continue du nombre de chauffages électriques

Alors que les réacteurs nucléaires français vont être de plus en plus souvent arrêtés, la consommation d'électricité ne cesse d'augmenter, en particulier en hiver du fait de la politique insensée de développement du chauffage électrique, imposée par l'Etat et EDF pour "justifier" le nucléaire : actuellement et depuis des années, 80% des nouveaux bâtiments sont chauffés à l'électricité (3). Il en résulte que, chaque hiver, les consommations d'électricité battent des records et dépassent très largement les capacités nationales de production. A quoi bon avoir 58 réacteurs nucléaires si c'est pour devoir importer massivement de l'électricité ? Notons aussi, si nécessaire, que la construction de réacteurs nucléaires supplémentaires ne répond en rien au problème : utiliser des réacteurs seulement l'hiver, et les laisser arrêtés le reste de l'année, ruinerait EDF en peu de temps.

 

3) La réduction des périodes permettant la maintenance des réacteurs

Traditionnellement, c'est en été que EDF programmait prioritairement les opérations de maintenance dans les centrales nucléaires, du fait le la consommation modérée d'électricité en cette période. Mais les canicules 2003 et 2006 ont totalement remis en cause cette pratique : non seulement la consommation d'électricité a été importante du fait de l'essor des climatiseurs, mais il a aussi fallu faire fonctionner à bas régime ou même arrêter les réacteurs disponibles, du fait de la difficulté voire l'impossibilité de les refroidir correctement.
Du coup, désormais, c'est seulement au printemps et en automne que EDF peut programmer la majorité des opérations de maintenance (4), ce qui implique une grande vulnérabilité : si des évènements imprévus (incidents, grèves, etc) viennent perturber les prévisions et décaler les opérations de maintenance, EDF se retrouve rapidement avec trop de réacteurs arrêtés en hiver ou en été.



Conséquences
 
L'option imposée en France, "centrales nucléaires + chauffages électriques", se traduit par des importations d'électricité de plus en plus fortes, par la production de déchets radioactifs ET de fortes émissions de co2, et par une dépendance énergétique plus élevée que jamais.
 


- Depuis 5 ans, c'est l'Allemagne qui est exportatrice d'électricité vers la France
 
On entend souvent dire "L'Allemagne sort du nucléaire… mais en achetant l'électricité nucléaire française". C'est totalement faux. Depuis 2004, c'est bien l'Allemagne qui est exportatrice nette d'électricité vers la France : 8,7 TWh en 2004, puis 9,7 TWh en 2005, puis 5,6 TWh en 2006, et 8,2 TWh en 2007, et carrément 12,6 TWh en 2008 (5), c'est-à-dire environ la production annuelle de deux réacteurs nucléaires. Il est d'ores et déjà avéré que, pour 2009, les importations depuis l'Allemagne seront encore plus élevées.
C'est donc bien le pays qui sort du nucléaire qui, tous les hivers, sauve le pays du nucléaire. Mais l'augmentation insensée de la consommation électrique française fait que, à brève échéance, l'Allemagne ne pourra plus sauver la France nucléaire, qui va donc être frappée par des pénuries, et ce peut-être dès cet hiver si les températures sont basses.
 


- La France produit des déchets radioactifs ET émet beaucoup de co2
 
Il est de bon ton de critiquer les centrales allemandes au charbon, "fortement émettrices de co2", mais le fait est que ce sont elles qui, tous les hivers, alimentent une bonne partie des chauffages électriques français. Il serait d'ailleurs parfaitement logique d'attribuer à la France les émissions allemandes de co2 correspondant à l'alimentation des chauffages électriques français.
Il faut prendre acte de ce que l'option imposée en France, "centrales nucléaires + chauffages électriques", se traduit par la production de déchets radioactifs ET par de fortes émissions de co2. Ces données sont reconnues par un document récent du Réseau de transport de l'électricité (RTE) et de l'ADEME (6). C'est un échec total.
 


- La France est de plus en plus dépendante sur le plan énergétique
 
En 2008, la France a certes gagné 2 milliards d'euros en exportant de l'électricité, mais elle a surtout dépensé 61 milliards pour importer du pétrole et du gaz (7). C'est la preuve que, même poussé à son maximum, le nucléaire n'empêche pas la dépendance aux énergies fossiles. Il est donc faux de prétendre, comme on l'entend trop souvent dire, que "le nucléaire donne à la France son indépendance énergétique".
Qui plus est, la France exporte de l'électricité lorsque les prix sont bas et elle en importe (massivement) lorsque les prix sont très élevés, en particulier en hiver. Au vu de l'augmentation des importations françaises en hiver, il est clair que, sous peu, la France dépensera plus d'argent en achetant de l'électricité qu'elle n'en gagnera en en vendant.
 

Conclusion
 
Il est grand temps que les citoyens français prennent connaissance de la réalité des données, qui est exactement inverse des idées reçues entretenues dans l'opinion par les publicités d'EDF et d'Areva et par les discours des dirigeants politiques.
Non, la France n'a aucune indépendance énergétique.
Non, ce n'est pas l'Allemagne qui est dépendant de l'électricité française, c'est l'inverse.
Oui, la France est menacée par une véritable pénurie d'électricité.
Oui, la France est à la fois productrice de déchets radioactifs ET fortement émettrice de co2.
La solution passe par une remise en cause urgente de la consommation démesurée d'électricité en France, en particulier par une remise en cause de l'option du chauffage électrique, et par une politique ambitieuse d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 


Références


(1) Le quotidien Le Monde du 15 mai 2003 a rappelé que "les décrets d'autorisation ne précisaient pas la durée de vie des centrales" mais que "les dossiers d'autorisation présentés par EDF avançaient une durée d'exploitation de trente ans".

(2) Dans un courrier adressé à EDF le 17 février 2003, l'Autorité de sûreté nucléaire écrivait "EDF a souhaité faire fonctionner certains réacteurs en base, d'autres se trouvant donc davantage soumis au suivi de réseau ; certains aléas techniques, notamment les problèmes de dégradation du combustible sur des réacteurs de 1300 MW, ou des problèmes d'ordre neutronique, ont amené d'autres réacteurs à ne pouvoir fonctionner en suivi de réseau, ce qui a pu encore davantage concentrer ce mode de fonctionnement sur certains réacteurs. Je vous demande de m'indiquer l'analyse que vous faites de l'impact de ce fonctionnement du parc sur la sûreté des centrales, et en particulier sur les réacteurs assurant l'ajustement de la production à la demande."

(3) EDF a signé le 28 mai 2001 avec MISA ( premier constructeur de maisons individuelles avec 10 marques dont Maisons Phénix, Maisons Familiales, Maisons Mamet), un accord pour imposer le chauffage électrique dans 80% des nouvelles habitations.

(3 bis) "Près de 30% des logements étaient équipés de chauffage électrique en 2006, contre environ 2% trente ans plus tôt. Et la tendance s'accentue, la majorité des nouvelles habitations étant chauffées à l'aide de convecteurs." (AFP, 31 octobre 2009)

(4) "Le changement le plus notable depuis 2003 concerne sans doute les arrêts des différentes tranches nucléaires. Désormais, EDF s'efforce en effet d'en programmer le moins possible pendant les mois d'été" (Les Echos, 5 juillet 2006)

(5) http://www.rte-france.com/htm/fr/mediatheque/telecharge/statistiques_annuelles_2008.pdf (http://www.rte-france.com/htm/fr/mediatheque/telecharge/statistiques_annuelles_2008.pdf)

(6) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf)

(7) http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/statisti/pdf/facture-2008.pdf (http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/statisti/pdf/facture-2008.pdf)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 novembre 2009 à 11:23:23
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 17 novembre 2009
 
Un militant de "Sortir du nucléaire"
rejoint Copenhague en vélo-couché !

 

Matthieu Monceaux est parti le 9 novembre de Toulouse
 
 
En soutien à la campagne internationale "Don't nuke the climate" (http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org))
animée par le Réseau "Sortir du nucléaire", Matthieu Monceaux se rend à Copenhague en vélo-assis.
 
Il est parti le 9 novembre de Toulouse.
 
CONTACT : mattmonc@laposte.net
 
D'autres personnes vont se joindre à lui au fur et à mesure du trajet...


D'ores et déjà pour avoir quelques informations cette aventure et le trajet :
http://tourdumondeenbent.free.fr/ecologie_copenhague2009_cadres.html (http://tourdumondeenbent.free.fr/ecologie_copenhague2009_cadres.html)
image invalide 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 novembre 2009 à 17:07:03
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 17 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 

Situation périlleuse à la centrale nucléaire du Tricastin :
 
"Sortir du nucléaire" veut la publication de
la date et de l'heure de l'intervention d'EDF
sur la barre de combustible "suspendue"


 
Les riverains doivent pouvoir décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative risquée d'EDF
 

 
Depuis le 5 novembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale du Tricastin (Drôme), une barre de combustible nucléaire est "accrochée" au couvercle de cette cuve et reste depuis suspendue au dessus des 156 autres barres. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants qui seront démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer cette barre.
 

Il est donc absolument nécessaire que la date et l'heure de cette intervention soit rendues publiques afin que les riverains puissent décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait comment elle se finira.

 

Certes, l'hypothèse d'un accident avec relâchement de radioactivité n'est pas certaine, mais elle est hélas très possible, comme le reconnaît d'ailleurs l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui dépend de l'Etat : "Dans l'hypothèse de la chute de l'assemblages de combustible entraînant sa rupture complète"(...) les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient extrêmement faibles". Il est donc certain qu'un relâchement radioactif peut avoir lieu à l'extérieur du site... mais rien ne nous prouve qu'il serait vraiment "extrêmement faible" !

 

Des événements de ce type se sont déjà produits en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent (Aube), fin 2008 déjà à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), et en août 2009 à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), et se sont par chance bien terminés. Mais la chance ne sera pas forcément toujours au rendez-vous.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à exiger d'EDF, de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des autorités françaises la publication du jour et de l'heure de la tentative par EDF de récupération des deux barres de combustible. Il faut d'ailleurs rappeler que les pastilles d'iode, parfois distribuées par les autorités en cas d'accident nucléaire, ne protègent que de l'iode radioactif mais pas des autres produits radioactifs dégagés par un accident nucléaire.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle la gravité des risques imposés par l'industrie nucléaire, et la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que l'irréparable ne se produise.

 

 

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Prochain décrochage d'un combustible suspendu à la centrale de Tricastin
Reuters - 17 novembre 2009 - Le décrochage de l'assemblage de combustible suspendu depuis plus de dix jours, au-dessus de la cuve d'un réacteur de la centrale nucléaire de Tricastin (Drôme), va débuter cette semaine, a dit mardi EDF EDF.PA .

L'incident survenu le 5 novembre, lors d'un déchargement de combustible, a entraîné la fermeture du bâtiment du réacteur numéro deux lorsqu'une barre contenant de l'uranium est restée suspendue au système de maintien.

Ce type d'incident, qui a pourtant peu de chance de se produire, est le troisième en 14 mois après celui de la centrale de Gravelines en août et celui de Tricastin sur la même unité de production en septembre 2008.  "L'outil (spécialement adapté au décrochage de l'assemblage) va maintenant être acheminé sur le site de Tricastin", peut-on lire dans une note publiée par EDF sur son site internet.

Un agent de la centrale a dit à Reuters que la sécurisation de l'assemblage pour éviter sa chute serait effectuée mercredi et que le décrochage aurait lieu le lendemain. "Les opérations de maintenance pourront reprendre normalement à partir de vendredi", a dit cet agent.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 23 novembre 2009 à 10:57:20
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 23 novembre 2009 - Contact : 06 64 100 333
 
 
 
Copenhague : le Réseau "Sortir du nucléaire"
demande l'annulation de la mission confiée
par M Borloo à Fodé Sylla... salarié d'Areva (*)
 
 
- Fodé Sylla est le pion avancé des autorités françaises pour convaincre les dirigeants africains de soutenir à Copenhague l'option nucléaire pour "sauver" la planète
 
-  Il est intolérable que les missions de la diplomatie française soient fusionnées avec celles de la multinationale Areva en étant portées par un seul et même homme
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste avec la plus grande vigueur la mission annoncée le 19 novembre par M Borloo et confiée à Fodé Sylla, présenté comme ancien président de SOS racisme, alors qu'il est aussi - et surtout - salarié de la multinationale du nucléaire Areva.
 
Officiellement, M Sylla est chargé "d'appuyer l'action du ministre et d'entretenir les contacts avec les ministres africains de l'environnement" d'ici la conférence de l'Onu sur le climat à Copenhague.
 
Dans les faits, M Sylla a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manoeuvres des autorités française qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat. Il est intolérable qu'une mission de la diplomatie française soit littéralement fusionnée avec les intérêts de la multinationale Areva.
 
Il n'est pas difficile de comprendre que, quand M Sylla suggère à un dirigeant africain de soutenir la France lors du sommet de Copenhague, c'est en même temps la multinationale Areva qui laisse planer la menace de rétorsions économiques ou au contraire de récompenses. Il est donc indispensable que soit mis immédiatement fin à la mission que M Borloo a confiée à Fodé Sylla.
 
Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'il conteste totalement l'idée que le nucléaire permette de lutter contre le changement climatique, et anime à cet effet une campagne internationale "Don't nuke the climate" ( http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org) ) dont le point d'orgue sera le 12 décembre avec une multitude de manifestations organisées dans le monde entier... et en particulier à Copenhague.
 
 
 
 
(*) Fodé Sylla est salarié d'Areva depuis plusieurs années et n'hésite pas à déclarer "Une entreprise comme Areva a besoin de l’Afrique, et l’Afrique a besoin d’une entreprise comme Areva"'. Cf http://www.centre-inffo.fr/Fode-Sylla,3000.html (http://www.centre-inffo.fr/Fode-Sylla,3000.html) ou http://www.afrik.com/article12651.html (http://www.afrik.com/article12651.html)
 
 
 

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Borloo confie à Fodé Sylla une mission auprès des pays africains
 
AFP - 19.11.09 - Le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo a confié à Fodé Sylla, ancien président de SOS racisme, une mission auprès des pays africains en vue du sommet de Copenhague, apprend-on jeudi auprès du ministère. Fodé Sylla, membre du Conseil économique et social, et ancien député européen, est chargé d'appuyer l'action du ministre et d'entretenir les contacts avec les ministres africains de l'environnement d'ici la conférence de l'Onu sur le climat à Copenhague. Fodé Sylla avait accompagné M. Borloo à l'occasion du forum mondial du Développement durable à Ouagadougou (Burkina Faso) le mois dernier.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 25 novembre 2009 à 18:51:06
 Pétition contre le démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis

"l’autorisation de démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis ne peut, conformément aux directives européennes en vigueur, être accordée en l’absence de débat public général sur les démantèlements d’installations nucléaires
[...]
Nous ne pouvons accepter un tel projet qui :

Menace la santé des travailleurs et des personnes vivant autour du site pendant le démantèlement et pour les décennies à venir (contamination avérée de certaines zones, rejets de tritium et d’autres éléments par les cheminées qui se fixent dans les végétaux et animaux)

Produit des déchets radioactifs non recyclables : stockés sur place puis transportés vers des sites hypothétiques. Ils seront laissés aux générations futures.

Oublie de mentionner les coûts exorbitants supportés par la collectivité.

Ne donne aucune garantie sur la maîtrise complète de la filière jusqu’au stockage définitif des déchets les plus dangereux.


http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=43 (http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=43)
modération: Cette page n'est plus disponible.

 NB: Cette action est annoncée comme étant à réaliser "avant le 25 novembre" (!!! - jour de mon post ...).

 Elle était néanmoins encore accessible ce jour (25/11), et quoi qu'il en soit, j'ai pensé que l'info. vallait la peine d'être diffusée ...
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 novembre 2009 à 09:26:24
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 26 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" envoie au
nouveau PDG d'EDF sa lettre de mission
 
 
 
Le Conseil des ministres a nommé M Henri Proglio à la tête du groupe EDF. Prenant de vitesse les autorités françaises, le Réseau "Sortir du nucléaire" a rédigé et expédié à M Proglio sa lettre de mission.

 
L'objectif principal assigné à M Proglio par le Réseau "Sortir du nucléaire" est de reconstruire un véritable service public de l'électricité, au service des usagers, de ses salariés et bien entendu de l'environnement ce qui, dans les trois cas, nécessite d'engager immédiatement un plan de sortie du nucléaire.
 
Parmi les principales décisions que devra prendre le nouveau PDG d'EDF, on note en particulier l'arrêt immédiat et définitif du chantier EPR de Flamanville, l'annulation des rachats de British energy et Constellation, l'arrêt de l'exportation de déchets radioactifs en Sibérie, et la remise en cause du chauffage électrique
 
Bien entendu, M Proglio devra engager un plan de sortie du nucléaire : le Réseau "Sortir du nucléaire" lui indique qu'il doit d'ailleurs fermer immédiatement les réacteurs nucléaires ayant déjà fonctionné 30 ans, c'est-à-dire ceux de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain) et Tricastin (Drôme), et de créer "un "fond dédié" de 500 Mds pour le démantèlement des réacteurs nucléaires
 
Le PDG d'EDF devra aussi lancer une grande étude épidémiologique concernant les travailleurs précaires du nucléaire, annuler les campagnes publicitaires de "Greenwashing" et les conférences de propagande dans l'Education nationale, et présentation des excuses aux militants antinucléaires qui ont été espionnés.
 
EDF devra cesser de demander à ses retraités de créer des groupes anti-éoliens car "les énergies renouvelables sont, avec les économies d'énergie, la base de la nouvelle politique énergétique que vous devez mettre en place."
 
Enfin, M Proglio devra cesser de cumuler les emplois pour se consacrer pleinement à la reconstruction du service public de l'électricité. Au vu des forts salaires dont il a bénéficié depuis de longues années, M Proglio se contentera d'une rémunération symbolique, "afin de démontrer clairement que les valeurs fondatrices du service public sont de retour chez EDF à la place de la recherche effrénée du profit."
 
Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire", qui ne semble pas faire excessivement confiance à M Proglio, lui signale qu'il informera en continu ses concitoyens "de l'avancée de vos actions dans l'accomplissement de cette mission de la plus grande importance."
 
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Le 26 novembre 2009

Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 840 associations

9 rue Dumenge 69004 Lyon Cedex

à M Proglio Henri

PDG d' Electricité de France

Objet : lettre de mission


Monsieur,

vous venez d'être nommé à la tête de l'entreprise Electricité de France (EDF). Voici ci-dessous les mesures que vous devrez mettre en œuvre au plus vite afin que EDF redevienne un véritable service public, respectueux des usagers, de ses salariés et bien entendu de l'environnement ce qui, dans les trois cas, nécessite d'engager immédiatement un plan de sortie du nucléaire
 

Les décisions que vous devez prendre immédiatement et mettre en œuvre dans les plus brefs délais :

Arrêt immédiat et définitif du chantier EPR de Flamanville

Vous stopperez immédiatement le chantier du réacteur EPR engagé à Flamanville (Manche). Ce réacteur est si défaillant qu'il n'obtiendra jamais l'autorisation de mise en service. Il ne faut pas que EDF perde avec ce chantier autant d'argent que Areva avec le chantier EPR de Finlande.


Annulation des rachats de British energy et Constellation.

Vous annulerez les acquisitions aussi ruineuses qu'absurdes réalisées ces derniers mois par votre prédécesseur, à savoir les rachats de British energy (15 milliards d'euros) et de 50% des acticités nucléaires de l'électricien américain Constellation. Non seulement EDF n'a pas vocation à produire de l'électricité à l'étranger (surtout quand elle n'y arrive plus en France) mais le fait est que les réacteurs nucléaires EPR que votre prédécesseur comptait construire n'obtiendront jamais l'autorisation de mise en service.


Arrêt de l'exportation de déchets radioactifs en Sibérie

Vous stopperez immédiatement l'exportation de matières radioactives vers la Sibérie. Il est vrai qu'aucune solution n'existe pour les déchets nucléaires, mais ce n'est pas une raison pour d'en débarrasser ainsi.


Remise en cause du chauffage électrique

Vous annulerez immédiatement tous les accords que EDF a passé avec des entreprises du bâtiment pour installer le chauffage électrique dans 80% des nouvelles constructions. Mieux : vous lancerez immédiatement une étude montrant comment remplacer les chauffages électriques déjà existants par d'autres systèmes bien plus écologiques et économiques.


Fermeture immédiate des réacteurs nucléaires ayant fonctionné 30 ans

Vous fermerez immédiatement et définitivement les centrales nucléaires de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain) et Tricastin (Drôme) dont les réacteurs ont d'ores et déjà dépassé 30 ans de fonctionnement. Il n'y a pas eu à ce jour de catastrophe nucléaire, mais la chance ne sera peut-être pas toujours au rendez-vous


Programmation de la fermeture des autres réacteurs nucléaires

Il est hélas impossible de fermer d'un seul coup les 58 réacteurs nucléaires français, mais il est par contre nécessaire de programmer immédiatement la fermeture des réacteurs lorsqu'ils atteignent 30 ans de fonctionnement. Vous devez déjà préparer la fermeture prochaine des centrales nucléaires de Dampierre (Loiret), Gravelines (Nord), Saint-Laurent (Loir-et-Cher), Chinon (Indre-et-Loire) et Blayais (Gironde).


Création d'un "fond dédié" de 500 Milliards pour le démantèlement des réacteurs nucléaires

EDF doit démanteler environ 70 réacteurs nucléaires : 58 actuellement en fonction et une douzaine d'ores et déjà arrêtés. Non seulement les sommes réellement nécessaires à ces opérations sont largement sous-estimées par EDF, mais elles ne sont pas même budgétées. Vous mettrez donc en place un "fond dédié" d'au moins 500 milliards d'euros afin que nos descendants puissent financer le démantèlement de "nos" réacteurs.


Etude épidémiologique concernant les travailleurs précaires du nucléaire

EDF emploie depuis des années des travailleurs précaires qui reçoivent environ 80% des doses d'irradiation et contamination. Vous lancerez une grande étude épidémiologique pour connaître leur état de santé exact, en particulier le taux de cancer. Vous retrouverez à cet effet toutes les personnes ayant travaillé dans les centrales nucléaires et que EDF n'a pas réembauché dans le but de ne pas avoir à assumer leurs maladies professionnelles.

Annulation des campagnes publicitaires de "Greenwashing"

Vous ferez cesser immédiatement toutes les campagnes publicitaires qui tentent de faire croire que EDF respecte l'environnement, alors qu'elle est en réalité le premier producteur mondial de déchets radioactifs.


Annulations des conférences de propagande dans l'Education nationale

Vous ferez cesser immédiatement les conférences de propagandes animées par EDF jusque dans les écoles primaires. Mieux : des conférences "rectificatives" seront proposées aux élèves, en particulier afin qu'ils apprennent la réalité des contaminations causées par l'industrie nucléaire.


Présentation d'excuses aux militants antinucléaires espionnés

Vous présenterez, au nom de vos prédécesseurs, les excuses d'EDF aux militants antinucléaires qui ont été espionnés, et tout particulièrement à Stéphane Lhomme (Réseau "Sortir du nucléaire") qui a été placé deux fois en garde à vue pour avoir rendu public un document, issu de vos services, qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.


Arrêt de l'activation de groupes anti-éoliens

Vous cesserez de demander à vos retraités de créer des groupes anti-éoliens. Les énergies renouvelables sont, avec les économies d'énergie, la base de la nouvelle politique énergétique que vous devez mettre en place.

 
Reconstruction d'un véritable service public

Votre objectif ne sera plus de produire et (surtout) vendre toujours plus d'électricité. Au contraire, la réduction de la consommation d'électricité et la satisfaction des besoins essentiels des usagers seront prioritaires. A cet effet, vous vous baserez sur la campagne du Réseau "Sortir du nucléaire" intitulée "Pour un vrai service public de l'électricité sans nucléaire".


Salaire et non-cumul des emplois

Considérant que vous avez bénéficié de rémunérations extrêmement élevées depuis de longues années, vous vous contenterez d'un salaire moyen de cadre afin de démontrer clairement que les valeurs fondatrices du service public sont de retour chez EDF à la place de la recherche effrénée du profit.

De fait, vous abandonnerez immédiatement vos autres emplois (ce qui est de toute façon la moindre des choses), en particulier chez Véolia.


Votre mission au service des usagers, de vos salariés et de l'environnement sera exaltante et vous laisserez votre nom dans l'Histoire pour avoir engagé la sortie du nucléaire en France. Nous informerons néanmoins en continu nos concitoyens de l'avancée de vos actions dans l'accomplissement de cette mission de la plus grande importance.


Fait à Lyon

Le mercredi 25 novembre 2009

Le Réseau "Sortir du nucléaire"

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 novembre 2009 à 09:43:37
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 26 septembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 

 

Fillon, Lagarde, Lauvergeon et

Proglio à Flamanville : cortège

funèbre pour le nucléaire français


 

 

 

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", la visite de M Fillon (Premier ministre), Mme Lagarde (Ministre de l'économie), M Proglio (PDG d'EDF) et Mme Lauvergeon (PDG d'Areva) sur le chantier en déroute du réacteur EPR de Flamanville ressemble à un véritable cortège funèbre pour l'industrie nucléaire française en pleine déconfiture et dont l'avenir est assurément compromis.

 



Désastres des chantiers EPR

Les désastres industriels et financiers des deux chantiers EPR - en Finlande (Areva) et à Flamanville (EDF) ne vont pas seulement coûter fort cher aux entreprises du nucléaire français : ils ont d'ores et déjà dissuadé la quasi-totalité des acheteurs potentiels de réacteurs nucléaires. Tant mieux : c'est l'occasion de se tourner vers les énergies renouvelables et d'abandonner l'archaïque filière nucléaire.

 

 

La "sûreté" de l'EPR est compromise

La carrière commerciale de l'EPR est donc déjà terminée, d'autant que la "sûreté" de ce réacteur est mise en cause par trois autorités de sûreté, mais aussi par "Sortir du nucléaire" qui a montré que l'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.

 

 

L'EPR sera interdit aux USA et en Grande-Bretagne

L'EPR n'obtiendra sûrement pas l'autorisation de mise en chantier en Grande-Bretagne et aux USA (le verdict est attendu pour février 2012). Or, c'est pour faire des EPR dans ces deux pays qu'EDF a dépensé 20 milliards d'euros et qu'Areva construit une usine qui s'avère donc inutile.

 

 

EDF et Areva sont lourdement endettés

Les déconvenues des chantiers EPR, les investissements ruineux et inutiles, et diverses autres erreurs de gestion font qu'EDF et Areva sont lourdement endettés. Or, l'absence totale de perspectives industrielles pour le nucléaire, en France et à l'étranger, obère tout espoir de redressement pour ces entreprises. D'ailleurs, en quelques mois, les cotations respective d'EDF et d'Areva sont passées de 82 à 37 euros et de 820 à 360 euros : plus de 55% de chute !



 

Absence de solution pour les déchets radioactifs

Même si l'actualité récente a montré qu'EDF tentait de se débarrasser en Sibérie de certains déchets radioactifs, il apparaît que, en 50 ans, l'industrie nucléaire française (mais aussi mondiale) n'a pas trouve de solution pour ces déchets. En France, les populations de l'Aube ont dernièrement mis en échec les manœuvres des autorités pour imposer des sites d'enfouissement des déchets radioactifs.

 

 

Les réacteurs actuels sont en état de délabrement

Alors que le taux de disponibilité des réacteurs dépasse 90% dans certains pays, il est à 78% (et en diminution continue) en France. Les réacteurs français sont dans un état avancé de délabrement (du fait du fonctionnement "en suivi de réseau") et cette dégradation est irréversible.

 

 

La "France nucléaire" en est réduite à importer massivement de l'électricité

Du coup, la "France nucléaire" est obligée d'importer massivement de l'électricité tous les hivers et… de prier pour que les températures restent douces. Un comble pour le "royaume de l'atome" dont les chauffages électriques sont alimentés... par des centrales au charbon étrangères. Ce système absurde est donc coupable de la production de déchets radioactifs ET de fortes émissions de co2.

 

 

Les jeunes diplômés se détournent du nucléaire

Les jeunes diplômés préfèrent des secteurs plus porteurs et, surtout, plus écologiques: ils ne veulent pas être responsables des contaminations et des déchets radioactifs. Cette seule donnée suffit d'ailleurs à compromettre définitivement l'avenir de

l'industrie nucléaire.





 

Le nucléaire n'a pas d'avenir : place aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables

L'industrie nucléaire française est donc dans une situation inextricable et, sur l'ensemble de la planète, la majorité de projets de nouveau réacteurs sont annulés car trop chers. Ce n'est donc pas le lugubre défilé de MM Fillon et Proglio et de MMes Lagarde et Lauvergeon à Flamanville, sur le chantier EPR en perdition de Flamanville, qui pourra redresser la situation. Il est grand temps de décider de sortir du nucléaire, et de lancer des plans ambitieux d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 26 novembre 2009 à 15:09:17
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 26 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Nucléaire : le programme EPR doit être abandonné

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", la visite de M Fillon (Premier ministre), Mme Lagarde (Ministre de l'économie), M Proglio (PDG d'EDF) et Mme Lauvergeon (PDG d'Areva) sur le chantier en déroute du réacteur EPR de Flamanville est un véritable aveu de l'échec total du programme EPR, qui doit être abandonné.
 
Présenté comme le "fleuron" de l'industrie nucléaire française, le réacteur EPR accumule les plus graves déconvenues. Le seul EPR vendu à ce jour, à la Finlande, va coûter plus de 3 milliards d'euros à la France. Bien qu'il soit désormais improbable que d'autres pays achètent des EPR (à commencer par les Emirat arabes unis où le dossier français est à juste titre écarté), il faut comprendre que l'exportation de réacteurs EPR coûterait beaucoup d'argent à la France au lieu de lui en rapporter.
 
Heureusement, l'EPR n'obtiendra vraisemblablement pas l'autorisation d'être construit en Grande-Bretagne et aux USA (où le processus de certification court jusqu'en février 2012). Le programme EPR est un véritable désastre industriel et financier, il doit être immédiatement abandonné et laisser place à des programmes d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 
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EPR - Dossier spécial :
Autopsie d'un flop gigantesque
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Deux chantiers EPR catastrophiques en Finlande et à Flamanville

Deux EPR sont en construction à ce jour et ces deux chantiers rivalisent de retards, de malfaçons et de surcoûts.
 
Finlande :
Commencé fin 2005, dirigé tant bien que mal par Areva, le chantier compte à ce jour (en attendant de probables nouvelles révélations) 44 mois de retard et 3 milliards d'euros de surcoût… qui vont d'ailleurs être payés par les français.
Cf http://bit.ly/2k2gNG (http://bit.ly/2k2gNG)
Un comble; Areva attaque en justice internationale son client finlandais TVO. Voilà qui ne risque pas de décider d'autres sociétés d'acheter un EPR !
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/091020142942.v6nurzzj.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/091020142942.v6nurzzj.asp)
 
Flamanville :
Commencé fin 2007, dirigé (lui aussi tant bien que mal) par EDF, le chantier compte déjà un an de retard et 1 milliard d'euros de surcoût.
Cf http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/595692-epr-de-flamanville-un-an-deja (http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/595692-epr-de-flamanville-un-an-deja)
ou http://www.lexpress.fr/actualite/economie/retard-en-vue-pour-l-epr-a-flamanville_648621.html (http://www.lexpress.fr/actualite/economie/retard-en-vue-pour-l-epr-a-flamanville_648621.html)
De toute évidence, ce chantier suit le triste "exemple" de celui de Finlande et va aggraver ses retards et ses surcoûts tant les déboires s'accumulent.
Cf par exemple : http://bit.ly/2joCDs (http://bit.ly/2joCDs)
 
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L'EPR en construction en Chine ?

On a pu lire ici où là depuis des mois que l'EPR était en construction en Chine, ce qui était totalement faux. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé en août 2009 que la cérémonie dite du "premier béton" venait d'être reportée sans qu'aucune autre date ne soit fixée. EDF et Areva ont prétendu fin août qu'il ne s'agissait que d'un contre temps causé par… des intempéries.
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/090828145757.corrvqit.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090828145757.corrvqit.asp)

Depuis, EDF a annoncé avoir reçu le 22 octobre l'accord final du gouvernement Chinois (donc, l'excuse des intempéries n'était qu'un mensonge !)
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/091028102924.iiqwxjso.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/091028102924.iiqwxjso.asp)
Quant on voit ce qui se passe en Finlande, il est certain que, si le chantier est réellement lancé, la première question à se poser sera : "Combien de milliards cette affaire va-t-elle coûter (et non rapporter) aux français ?"...
 
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L'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne
 
Dès 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est procuré un document confidentiel défense qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur EPR n'est pas conçu pour résister au crash d'un avion de ligne.

Dans le cadre de cette affaire, sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste, la DST (aujourd'hui DCRI) a placé deux fois en garde à vue un porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", accusé de "compromission du secret de la défense nationale".
Cf http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
 
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L'EPR ne sera probablement jamais construit aux USA
 
Régulièrement, Areva et EDF annoncent qu'ils vont construire des réacteurs EPR aux USA.
Cf par exemple : http://bit.ly/2YlQk9 (http://bit.ly/2YlQk9)

Or, il ne s'agit que de belles déclarations sans aucun lien avec la réalité. En effet, l'EPR n'est pas certifié par la NRC (l'autorité de sûreté nucléaire américaine). Le processus est en cours jusqu'en 2012.
Cf http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html (http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html)

Or, tout laisse à penser que l'EPR sera recalé, du fait de ses différentes failles de sûreté et en particulier de sa vulnérabilité en cas de crash d'avion de ligne. D'ailleurs, la NRC n'a pas hésité à recaler l'AP 1000, le concurrent américain de l'EPR.
Cf http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml (http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml)

Il faut être bien naïf pour croire que, après avoir rejeté leur propre réacteur, les USA vont dérouler le tapis rouge pour l'EPR...

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Un projet d'EPR a d'ores et déjà été annulé aux USA
 
Avant même que ne soient mises à jour les graves failles de la sûreté de l'EPR, un projet de construction de ce réacteur a été annulé dans le Missouri pour de simples raisons financières : l'électricien américain AmerenUE est arrivé à la conclusion que produire de l'électricité avec l'EPR était beaucoup trop cher.
Cf http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp)
modération: page d'accueil de Romandie News

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De nouveaux EPR ne seront vraisemblablement jamais exportés

 A ce jour, la Finlande est le seul pays à avoir acheté un EPR et elle s'en mord les doigts. Nous avons vu que la Chine hésitait encore à construire ou non les deux EPR envisagés. Mais aucun autre pays n'envisage sérieusement de construire l'EPR. Lors de ses déplacements à l'étranger, M Sarkozy a signé un "memorendum" ou un "accord de coopération" qui évoque la possibilité théorique de construire des EPR. C'est ainsi que beaucoup de gens croient que le président français a vendu de nombreux EPR, ce qui est totalement faux. Le seul pays auquel il a réussi à placer un EPR est… la France.
Cf http://bit.ly/4EX1VL (http://bit.ly/4EX1VL)

Finalement, M Sarkozy n'a vendu qu'un seul EPR... à lui-même ! (Mais avec notre argent). Il est évident que ce projet, dont le chantier est annoncé pour 2012, année d'élection présidentielle, est directement à la réélection ou non de M Sarkozy…
 
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Le système de contrôle de l'EPR est défaillant

Le lundi 2 novembre, les autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française ont publié un communiqué commun mettant en lumière de graves failles du système de contrôle du réacteur nucléaire EPR.
Cf http://bit.ly/3Y70He (http://bit.ly/3Y70He)

Mais cette démarche unanime masque la réalité : c'est l'autorité de sûreté britannique qui a détecté le problème en juin 2009
Cf http://bit.ly/PB5k2 (http://bit.ly/PB5k2)

Or, l'autorité de sûreté française (ASN) avait depuis longtemps autorisé la construction de l'EPR
Cf http://bit.ly/D2ETo (http://bit.ly/D2ETo)
L'ASN française n'a donc rien vu... ou rien dit. Dans les deux cas, il avéré que l'ASN est aussi peu fiable… que l'EPR

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Conclusion
 
Le programme EPR est un véritable désastre industriel et financier. Conçu au début des années 90, l'EPR est archaïque avant même d'être construit. Il est si lourd et compliqué que même ses inventeurs, Areva et EDF, n'arrivent pas à le construire, et ses graves défauts de conception obèrent son avenir.

De toute façon, personne ne peut construire un réacteur pouvant résister au crash d'un avion de ligne, un réacteur à la sûreté sans faille, un réacteur ne produisant pas de déchets radioactifs (pour lesquels n'existe aucune solution) et du plutonium (qui sert à faire des bombes atomiques), un réacteur ne nécessitant pas de polluantes mines d'uranium pour l'alimenter en combustible, etc.

L'EPR est bien le pire de tous les réacteurs nucléaires, mais aucun réacteur nucléaire ne vaut beaucoup mieux que l'EPR. Le sens de l'Histoire est clair : l'avenir est aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables, le nucléaire est une énergie du vingtième siècle…
 
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Liens :
Stop-EPR : http://www.stop-epr.org (http://www.stop-epr.org)
EPR confidentiel : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html)
EPR, le réacteur dépassé : http://reacteur.epr.free.fr (http://reacteur.epr.free.fr)
L'EPR s'exprime sur Twitter : https://twitter.com/reacteurEPR (https://twitter.com/reacteurEPR)
Dossier noir de l'EPR (2004) : http://bit.ly/3kpQfQ (http://bit.ly/3kpQfQ)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 novembre 2009 à 17:02:42
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 27 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 

 

EPR : Areva falsifie la position de

l'autorité de sûreté britannique

 

 

En affirmant aujourd'hui par communiqué (*) que, au Royaume-Uni, "les autorités de sûreté réaffirment leur confiance en la technologie EPR", Areva tente d'abuser l'opinion publique en falsifiant la position de la HSE (l'autorité de sûreté britannique), qui est au contraire très sévère à l'encontre de l'EPR.

 

En effet, la HSE a réitéré aujourd'hui les plus lourdes réserves vis-à-vis de l'EPR mais aussi, c'est à noter, vis-à-vis de son concurrent AP 1000 (Westinghouse-Toshiba). C'est d'ailleurs ce qu'explique avec vigueur le quotidien The Guardian (**).

 

Il est à noter que l'AP 1000 a été recalé (***) à la mi-octobre par la NRC (l'autorité se sûreté des USA). Le processus de certification de l'EPR par la NRC court jusqu'en 2012 et son verdict sera vraisemblablement négatif.

 

Le rapport de la HSE sur l'EPR soulève un certain nombre de questions concernant l'intégrité structurale du réacteur et il conclut: "Il est trop tôt pour le dire si ces problèmes peuvent être résolus uniquement par des améliorations de sûreté ou si elles des modifications de conception sont nécessaires", ce qui serait encore plus grave.

 

Divers producteurs d'électricité ont renoncé ces derniers mois à commander des réacteurs nucléaires du fait de leurs coûts bien trop élevés. Ces coûts, ajoutés aux graves problèmes rencontrés par l'EPR et l'AP 1000, font que les réacteurs qui vont être réellement construits sur Terre risquent bien de se compter sur les doigts des deux mains, voire d'une seule…

 

On peut d'ailleurs s'inquiéter en constatant que les responsables du nucléaire chinois ont validé la construction de l'AP 1000 et de l'EPR : le prochain Tchernobyl pourrait bien être chinois.

 

En France, le premier ministre français M Fillon déclarait hier encore "Nous avons confiance en l'EPR". Il ferait mieux de prendre acte de ce que ce vieux réacteur (il a été conçu au début des années 90 !) est d'ores et déjà archaïque, dépassé, et… quasiment impossible à construire.

 

Le programme EPR dans son ensemble doit être arrêté et laisser place aux plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 
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(*) http://www.areva.com/servlet/cp_gda_27_11_2009-c-PressRelease-cid-1259160701432-fr.html (http://www.areva.com/servlet/cp_gda_27_11_2009-c-PressRelease-cid-1259160701432-fr.html) 
(**) http://www.guardian.co.uk/environment/2009/nov/27/nuclear-power-reactor-design (http://www.guardian.co.uk/environment/2009/nov/27/nuclear-power-reactor-design) 
(***) http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml (http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 novembre 2009 à 11:57:57
Communiqué de presse – Réseau « Sortir du nucléaire » du 28 novembre 2009.
http://www.dont-nuke-the-climate.org/ (http://www.dont-nuke-the-climate.org/)

Contact presse : Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20

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Le nucléaire masque les vraies solutions à la crise climatique

Action spectaculaire ce jour à Paris d'une vingtaine de militants du Réseau "Sortir du nucléaire".
> Photos disponibles en consultant les liens ci-dessous.

Paris, le 28 novembre 2009 – Une semaine avant le début du Sommet de Copenhague sur le climat, le Réseau « Sortir du nucléaire » a mené une action symbolique ce matin pour dénoncer la tentative du nucléaire d’utiliser la crise climatique pour assurer sa survie. Une vingtaine de militants ont ainsi "masqué" (au moyen de masques de protection contre les irradiations radioactifs) une dizaine de statues dans le jardin des Tuileries pour dénoncer le danger de cette industrie, mais aussi pour rappeler qu’en réalité le nucléaire entrave la lutte contre le changement climatique en masquant les vraies solutions. Y recourir dans cette lutte serait donc parfaitement contreproductif.

Lors du Sommet de Copenhague, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ». Or, lors de la session de négociations à Bangkok au mois d’octobre 2009, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface.

De nombreux pays, dont la France, souhaitent en effet que cette source d’énergie puisse être reconnue à Copenhague comme une solution au changement climatique. Si le prochain accord climatique accorde une place au nucléaire, certains Etats pourraient « s'acquitter » de leurs objectifs de réduction d'émission en vendant des réacteurs aux pays en développement ; ils éviteraient ainsi la remise en question de leurs modes de production et de consommation, pourtant à l'orgine du problème climatique.

L’action de ce matin s’inscrit dans le cadre de la campagne citoyenne internationale « Don’t nuke the climate ! » coordonnée par le Réseau « Sortir du nucléaire ». Cette campagne rassemble aujourd’hui plus de 330 organisations dans 45 pays, qui refusent le nucléaire comme « solution » au changement climatique.

Les organisations écologistes françaises [1] dénoncent en particulier l’égoïsme de la position française, qui privilégie les intérêts de la seule industrie nucléaire, au détriment de l’intérêt général. Si le nucléaire devenait éligible aux financements par ce biais, l’industrie nucléaire trouverait ainsi une source majeure de subventions publiques.

Le nucléaire est pourtant trop dangereux (déchets, accidents, prolifération…), trop lent face à l'urgence climatique (10 ans pour construire un réacteur) trop coûteux et inapproprié pour le développement du Sud. Si cette technologie était incluse dans le nouvel accord climatique, elle priverait de financement les vraies solutions que sont notamment l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Recourir au nucléaire, c’est donc condamner à l’échec la lutte contre le changement climatique.

Les citoyens de tous les pays sont appelés à signer la pétition "Don’t nuke the climate !", traduite en dix langues sur le site :
http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)

Contact presse : Charlotte Mijeon, Réseau "Sortir du nucléaire" : 06 75 36 20 20
Mail : charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr


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- Dossier presse disponible sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article627&lang=fr (http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article627&lang=fr)

- Visionner et télécharger les photos:
http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/sets/72157622874752790/ (http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/sets/72157622874752790/)

- Télécharger les photos via ftp:
ftpperso.free.fr
login : sdnphotos
mot de passe : public09


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[1] Parmi les organisations françaises partenaires de la campagne "Don't nuke the climate" :
Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ATTAC, La Confédération paysanne, Agir pour l’Environnement, Cap 21, Solidaires, SUD-Etudiant, Fac Verte, Nature et Progrès, Biocoop, Enercoop, Action Consommation, Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID), Association pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME), Fondation pour une Terre humaine, …
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 30 novembre 2009 à 16:53:23
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du lundi 30 novembre 2009 - Contact : 06.64.100.333


Lille : "Sortir du nucléaire" dénonce un
colloque "pour apprendre aux citoyens
à accepter une catastrophe nucléaire"



- Vendredi 4 décembre, à Lille, se tient le colloque "la préparation au post-accidentel nucléaire"
- Il s'agit de préparer la population à accepter un accident nucléaire et à vivre en zone irradiée



Le 4 décembre, à Lille, se tient un colloque organisé par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sous couvert d'une association locale.

Intitulé "La préparation au post-accidentel nucléaire", ce colloque rassemble divers intervenants dont le Réseau "Sortir du nucléaire" a déjà eu l'occasion de dénoncer les travaux pseudo-scientifiques, dont le but véritable est de préparer la population à accepter l'éventualité d'un accident nucléaire, à co-gérer avec les autorités les conséquences d'un tel drame, et à vivre en zone contaminée… sans remettre en cause l'industrie nucléaire.

C'est par exemple le cas de Gilles Hériard Dubreuil, Directeur du cabinet Mutadis, et de Jacques Lochard, Directeur du CEPN (Centre d’Etude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine nucléaire). Le CEPN est un organisme qui regroupe EDF, Areva, le CEA et l'IRSN. Le CEPN et Mutadis mènent des études pseudo-scientifiques dans les zones d'Ukraine et de Biélorussie contaminées par la catastrophe de Tchernobyl. Il s'agit de "prouver" que l'on peut vivre "heureux" dans ces zones et, surtout, consommer des produits contenant en particulier du césium radioactif.

L'objectif est de transposer ces études à la France pour montrer aux citoyens que, de même que les biélorusses, ils peuvent s'accommoder d'une catastrophe nucléaire et continuer à vivre sur place sans exiger d'être relogé en zone non contaminée. Cette démarche est d'autant plus pernicieuse qu'elle vise à faire en sorte que les citoyens eux-mêmes cogèrent avec les autorités et les entreprises du nucléaire les conséquences d'une catastrophe.

C'est ainsi que l'on note des formules comme "un point de vue citoyen pour prévoir la gestion d’une situation qui ne peut, en cas d’accident, qu’engendrer d’énormes problèmes humains et environnementaux." ou "la montée en compétence citoyenne dans le contexte des activités nucléaires" ou "concertation pluraliste : la gestion à long terme d’un accident nucléaire".

Le Réseau "Sortir du nucléaire" regrette la participation à ce colloque de représentants associatifs qui, involontairement, cautionnent les projets de l'industrie nucléaire qui entend continuer ses activités quoi qu'il arrive, et en particulier après une catastrophe nucléaire. Il convient de rappeler que la région Nord-Pas de Calais est directement sous la menace de la centrale de Gravelines, qui comprend 6 réacteurs vieillissants et donc plus dangereux que jamais.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rediffuse le document "La malbouffe radioactive" qui dévoile les divers programmes mis en œuvre pour apprendre aux citoyens à vivre en zone irradiée, à consommer des produits contaminés, le tout sans remettre en cause l'industrie nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 01 décembre 2009 à 10:12:00
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 1er décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
 
"Sortir du nucléaire" demande aux eurodéputés
d'Europe écologie de revenir sur leur vote en
faveur d'une résolution favorable au nucléaire

 
 
Seul José Bové n'a pas voté ce texte (ainsi qu'un autre eurodéputé qui était absent)
 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d'Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d'une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l'énergie nucléaire. (Cf http://bit.ly/5PpHjX (http://bit.ly/5PpHjX) )
 
Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové (et Pascal Canfin qui était absent) n'a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."
 
Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés européens d'Europe écologie ont voté.
 
Mais les eurodéputés d'Europe écologie, à l'exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l'amendement favorable à l'énergie nucléaire sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.
 
Alors que, dans la préparation du  sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d'animer la campagne internationale "Don't nuke the climate" (http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org) ) dont le point d'orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à Copenhague même.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 01 décembre 2009 à 19:23:19
Citation:
"Alors que, dans la préparation du  sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite."

  "Faute politique"; le mot est faible !
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 décembre 2009 à 11:04:37
Alerte nucléaire à la centrale de Cruas en Ardèche


EDF a déclenché dans la nuit de mardi à mercredi son "plan d'urgence interne", après un incident sur le système de refroidissement d'un des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche. EDF a levé, avec l'accord de l'ASN qui avait envoyé deux inspecteurs sur place, son plan d'urgence interne mercredi à 6 h 30, a ajouté l'Autorité.





Le plan d'urgence, qui avait entraîné l'arrêt du réacteur numéro 4, a été déclenché "en raison de l'obturation de la prise d'eau alimentant le système de refroidissement de ce réacteur avec l'arrivée massive de débris végétaux charriés par le Rhône", a précisé l'ASN dans un communiqué. Les réacteurs nucléaires doivent impérativement être refroidis, et sont pour cette raison situés le long des grands fleuves ou rivières français.




INCIDENT NIVEAU 2

L'incident, "qui est maintenant terminé", a été classé au niveau 2 de l'échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires), qui en compte 7, a indiqué l'ASN, selon laquelle il n'y a pas eu de conséquences sur l'environnement. EDF a informé l'ASN que le refroidissement du réacteur par le Rhône a été récupéré, indique le communiqué. La sûreté de l'installation est restée assurée tout au long de cet incident, affirme l'Autorité.

L'ASN avait mis en place son organisation nationale d'urgence. Son centre d'urgence a été désactivé tôt dans la matinée, mais le gendarme du nucléaire continue à suivre l'évolution de l'état de la situation. Deux de ses inspecteurs sont toujours sur le site.

La centrale de Cruas, construite au début des années 1980, est installée au bord du Rhône, près de Montélimar. Ce type d'événement est toutefois prévu dans les procédures de sûreté applicables aux réacteurs nucléaires, a précisé l'ASN, qui a dépêché deux inspecteurs sur place.
http://energies.edf.com/edf-fr-accueil/la-production-d-electricite-edf/-nucleaire/les-centrales-nucleaires/cruas-meysse/presentation-120788.html (http://energies.edf.com/edf-fr-accueil/la-production-d-electricite-edf/-nucleaire/les-centrales-nucleaires/cruas-meysse/presentation-120788.html)

http://www.asn.fr/ (http://www.asn.fr/)
Titre: Quinze tonnes de plomb volées dans une centrale nucléaire
Posté par: là et demain le 02 décembre 2009 à 11:22:03
"Dampierre-en-Burly (45), le 22 octobre 2009. Près de 15 tonnes de plomb, sous forme de briquettes utilisées pour isoler les ouvriers qui interviennent près d'une source radioactive, ont été volées dans une centrale nucléaire. Une partie du butin a été retrouvée chez des ferrailleurs du département. L'enquête ouverte devra déterminer comment ces tonnes de plomb ont pu sortir de la centrale sans attirer l'attention."
(Face au risque - hebdo- n° 516 du 23 novembre 2009)

Les centrales nucléaires sont bien gardées, à ce que je constate ;D.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 04 décembre 2009 à 12:05:36
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 4 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Centrale de Cruas : une nouvelle situation tendue dans le nucléaire
 
Pour la première fois, un réacteur nucléaire a connu l'obturation de ses
deux voies de refroidissement des systèmes "importants pour la sûreté"



Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire une nouvelle fois l'attention de l'opinion publique sur la situation anormale dangereuse qui a prévalu dans une centrale nucléaire, en l'occurrence à Cruas (Ardèche) dans la nuit de lundi à mardi 2 décembre 2009.
 
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), après avoir analysé (*) l'évènement survenu à la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), annonce que c'est "la première fois que les deux voies redondantes du système de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté ont été simultanément défaillantes" et que EDF a dû puiser dans "la réserve d’eau du circuit de refroidissement des piscines".
 
Alors que le réacteur était refroidi en puisant dans cette réserve, à la quantité de fait limitée, des salariés tentaient en pleine nuit de déboucher les prises d'eau de la centrale situées dans le Rhône afin d'éviter la fusion du cœur et éventuellement une catastrophe nucléaire.
 
Si on ne peut que se féliciter que les voies de pompage dans le Rhône aient pu être libérées à temps, comment accepter que la sûreté de millions de citoyens tienne à la possibilité de déboucher des prises d'eau dans le Rhône et ce en pleine nuit ?
 
Bien sûr, on nous répondra que, une fois encore, cette situation anormale s'est bien terminée. Mais rien ne permet d'assurer que la chance sera toujours au rendez-vous : un accident nucléaire peut survenir à chaque instant, et ce d'autant plus que l'état des réacteurs nucléaires français se dégrade rapidement.
 
D'ailleurs, le hasard veut que, ce même mardi 2 décembre, l'IRSN a mis en ligne un rapport (**) concernant les contaminations de l'environnement qui découleraient de la fusion d'un cœur de réacteur nucléaire, rapport qui pointe les réponses dilatoires d'EDF
 
C'est ainsi que l'Autorité de sûreté nucléaire estime que "EDF doit poursuivre ses études afin notamment d'anticiper au mieux la gestion d'une situation résultant d'un accident grave et pouvant induire un risque pour l'environnement et les populations au travers d'une pollution des eaux souterraines."
 
L'accumulation de situations dangereuses dans le nucléaire français, ces derniers mois, rapelle que cette industrie fait peser sur les populations et sur l'environnement des risques inacceptables. Il est nécessaire de sortir du nucléaire et d'investir massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables.
 
 
(*) http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_NI_Cruas_03122009.pdf (http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_NI_Cruas_03122009.pdf) 
(**) http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_gp/Pages/Reacteurs.aspx (http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_gp/Pages/Reacteurs.aspx) 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 décembre 2009 à 11:30:33
Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.dont-nuke-the-climate.org/ (http://www.dont-nuke-the-climate.org/)

Contacts presse à Copenhague :
- Frédéric Marillier (attaché de presse) : 06 73 89 55 04
frederic.marillier@sortirdunucleaire.fr
- Charlotte Mijeon (porte parole du Réseau "Sortir du nuclaire") : 06 75 36 20 20
charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr

Contact presse en France :
- Stéphane Lhomme (porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire") : 06 64 100 333

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Communiqué de presse

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déployé une immense banderole "Don't nuke the climate" à Copenhague

> Voir la vidéo sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article638 (http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article638)
> Téléchargez les photos en haute résolution sur : http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/ (http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/)




Copenhague, le 5 décembre 2009 – Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déployé une grande banderole sur un immeuble à Copenhague à 100 mètres du Bella Center où va se tenir dans 2 jour le Sommet international pour le climat. Sur la banderole on peut lire les mots "Don’t Nuke the Climate !" » ("ni nucléaire ni effet de serre !") portés par une foule.

Cette image symbolise les dizaines de milliers de personnes qui, dans le monde entier, dénoncent les tentatives de certains Etats (dont la France) de faire passer le nucléaire pour une solution au changement climatique.

Un nombre grandissant d’Etats, parmi lesquels le Japon, le Canada, la Russie, l’Inde, le groupe des pays africains et la France, souhaitent en effet que le nucléaire soit inclus dans les mécanismes de flexibilité et d’atténuation du prochain accord climatique, actuellement en cours de discussion [1]. Ce soutien au nucléaire se fonde en réalité sur des intérêts industriels directs ou indirects, ou sur des arguments parfaitement hors sujet dans les discussions sur le climat, liés au « prestige » ou à l’ « indépendance nationale ».

La position des Etats est systématiquement à l’opposé de celle des populations, qui partout dans le monde rejettent clairement le nucléaire. C’est cette société civile privée de parole qui est représentée sur la banderole.

Monsieur Borloo a récemment reconnu dans une déclaration à la télévision que le nucléaire « n’est pas écolo » [2] .De plus, pour 1 euros investi, l’efficacité énergique et certaines énergies renouvelables sont jusqu’à 11 fois plus performantes que le nucléaire pour réduire les gaz à effet de serre [3]. La France continue pourtant à promouvoir cette technologie, notamment dans le cadre des négociations climatiques. Elle sacrifie de manière scandaleuse l’intérêt général à l’intérêt de son industrie nucléaire !

Totalement inefficace et très coûteux, le nucléaire masque les vraies solutions et les prive de financements considérables. Le nucléaire entrave ainsi de fait la lutte contre le changement climatique. Y recourir dans cette lutte serait parfaitement contreproductif. Or lors du Sommet de Copenhague, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ».

Plus largement, le nucléaire est au même titre que le changement climatique une menace porteuse de grands dangers : déchets radioactifs quasi-éternels qui s’accumulent, risques d’accidents majeurs, risque de prolifération des armes nucléaires…

Sauver le climat et sortir du nucléaire vont de pair : il faut développer la sobriété et l’efficacité énergétique, ainsi que les énergies renouvelables. Tout autre choix serait une erreur majeure pour l’avenir de la planète.

Les citoyens de tous les pays sont appelés à signer sur internet la pétition "Don’t Nuke the Climate !", traduite en dix langues. Déjà près de 50 000 personnes ont signé l’appel [4]. Voir : http://www.dont-nuke-the-climate.org/ (http://www.dont-nuke-the-climate.org/)

Contacts presse :
Frédéric Marillier (attaché de presse) : 06 73 89 55 04
Charlotte Mijeon (porte parole du Réseau "Sortir du nuclaire") : 06 75 36 20 20

Téléchargez les photos en haute résolution :
http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/ (http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/)


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Notes :

[1] Lors de la session de négociations à Bangkok au mois d’octobre, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface. Les pays cités ont en effet demandé que cette source d’énergie puisse bénéficier de financements par les pays industrialisés dans le cadre des futures actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays en développement (NAMAs).

[2] Sur Canal + dans l’émission Le Grand Journal le 1er décembre 2009

[3] Rocky Mountain Institute, 2008

[4] Parmi les organisations françaises partenaires : Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ATTAC, La Confédération paysanne, Agir pour l’Environnement, Cap 21, Solidaires, SUD-Etudiant, Fac Verte, Nature et Progrès, Biocoop, Enercoop, Action Consommation, Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID), Association pour le Contrat Mondial de l’Eau (ACME), Fondation pour une Terre humaine, …
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 décembre 2009 à 09:55:17
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 10 décembre 2009
 
 
 
Copenhague / Climat : samedi 12 décembre 2009 :

Des actions en France et au delà sur le
thème "Ni nucléaire, ni effet de serre"
 

 
Toutes les informations sur http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)
 
 
- Pendant la conférence de Copenhague, il faut rappeler que le nucléaire reste une terrible menace pour la planète
- "Sortir du nucléaire" dénonce les manoeuvres des dirigeants français qui prétendent que le nucléaire est "propre"
 

 
Lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui se tient du 7 au 18 décembre à Copenhague, les dirigeants de certains Etats, en particulier de la France, tentent de faire passer le nucléaire pour une énergie "propre" alors que c'est la plus dangereuse et l'une des plus polluantes qui soit. Qui plus est, le nucléaire constitue une forte entrave à la lutte contre le changement climatique :
- construire des centrales nucléaires nécessite des sommes considérables qui ne sont alors pas investies dans les solutions véritablement efficaces pour lutter contre l’effet de serre : pour un euro investi, l’efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu’à 11 fois plus performantes que le nucléaire.
 
- la filière nucléaire, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, génère elle aussi des émissions de gaz à effet de serre. En outre, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité, ce qui oblige à produire de l’énergie supplémentaire pour les besoins en chaleur (à l’inverse, produire électricité et chaleur en co-génération permet d’émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu’un système énergétique nucléarisé).
 
- l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son absurdité : dès qu'il fait froid, la consommation électrique est telle que le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé, et ce sont des centrales au charbon, fortement émettrices de CO2, qui alimentent les chauffages électriques.
 
- en réalité, c'est la filière nucléaire qui est menacée par les effets mêmes du changement climatique (sécheresses, tempêtes, inondations, montée du niveau de la mer). Ainsi, de nombreux réacteurs ont dû être arrêtés en 2003 du fait de la canicule. Le nucléaire, qui consomme 25 000 fois plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire, est complètement inadaptée pour des régions qui risquent d’être de plus en plus frappées par des vagues de chaleur.
Pour faire entendre la voix des citoyens, des actions décentralisées auront lieu partout en France et en Europe le 12 décembre. On note en particulier la participation enthousiaste de l'Italie, dont les citoyens sont majoritairement opposés aux projets nucléaires de Berlusconi.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" coordonne actuellement la campagne internationale "Don’t nuke the climate !". Dans ce cadre, une délégation antinucléaire est présente à Copenhague pour essayer d'empêcher l'inclusion du nucléaire dans les mécanismes de réduction des émissions, et mener des actions sur place. Enfin, les antinucléaires seront présents et visibles dans la grande manifestation unitaire qui aura lieu le 12 décembre à Copenhague.
 
 
- Des informations précises (en particulier heure et lieu des rassemblements) sont consultables sur http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)
- Voir les actions de l'an dernier : http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique28 (http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique28)
 
 
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Contacts presse à Copenhague :
- Frédéric Marillier (attaché de presse) : 06 73 89 55 04
frederic.marillier@sortirdunucleaire.fr
- Charlotte Mijeon (porte parole du Réseau "Sortir du nuclaire") : 06 75 36 20 20
charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr

Contact presse en France :
- Stéphane Lhomme (porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire") : 06 64 100 333
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 décembre 2009 à 16:35:14
De : "Réseau \"Sortir du nucléaire\""
Date : 10/12/2009 14:50:20
A : 8-Rezo-CP
Sujet : [cp-rezo] Action internationale sur la Petite Sirène de Copenhague contre l'inclusion du nucléaire dans le deal climatique
     
Réseau « Sortir du nucléaire » - Fédération de 850 associations
Communiqué du 10 décembre 2009


Action "Don't nuke the climate" à
Copenhague sur la "Petite sirène" !


image invalide 

Le nucléaire masque les vraies solutions à la crise climatique

 
Copenhague, le 10 décembre 2009 – Le Réseau « Sortir du nucléaire » et ses partenaires internationaux (italien, russe, américain, allemand, danois, hollandais…)[1] de la campagne « Don’t Nuke the Climate ! » ont mené une action symbolique ce midi pour dénoncer la tentative du nucléaire d’utiliser la crise climatique pour assurer sa survie. Les représentants des associations ont « masqué » la Petite Sirène, monument national danois, pour dénoncer le danger de cette industrie, mais aussi pour rappeler qu’en réalité le nucléaire entrave la lutte contre le changement climatique en masquant les vraies solutions. Recourir à l’atome dans cette lutte serait donc parfaitement contreproductif en plus d’être dangereux.


Lors du Sommet de Copenhague, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ». Or, lors de la session de négociations à Bangkok au mois d’octobre 2009, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface.

De nombreux pays, dont la France, souhaitent en effet que cette source d’énergie puisse être reconnue à Copenhague comme une solution au changement climatique. Si le prochain accord climatique accorde une place au nucléaire, certains Etats pourraient « s'acquitter » de leurs objectifs de réduction d'émission en vendant des réacteurs aux pays en développement ; ils éviteraient ainsi la remise en question de leurs modes de production et de consommation, pourtant à l'origine du problème climatique. Par ailleurs, si le nucléaire devenait éligible aux financements par ce biais, l’industrie nucléaire trouverait ainsi une source majeure de subventions publiques.

L’action de ce matin, quelques jours après le déploiement d’une grande banderole à 100 m du lieu du Sommet sur le climat, s’inscrit dans le cadre de la campagne citoyenne internationale « Don’t Nuke the Climate ! » coordonnée par le Réseau « Sortir du nucléaire ». Cette campagne rassemble aujourd’hui plus de 350 organisations dans 45 pays, qui refusent le nucléaire comme « solution » au changement climatique.

Le nucléaire est trop dangereux (déchets, accidents, prolifération…), trop lent face à l'urgence climatique (10 ans pour construire un réacteur), trop coûteux et inapproprié pour le développement du Sud. Si cette technologie était incluse dans le nouvel accord climatique, elle priverait de financement les vraies solutions que sont notamment l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Recourir au nucléaire, c’est donc condamner à l’échec la lutte contre le changement climatique.

Les citoyens de tous les pays sont appelés à signer la pétition « Don’t Nuke the Climate ! », traduite en dix langues. Déjà 50 000 personnes ont signé l’appel.

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Pour plus d’information : www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)


Photos disponible sur : ftpperso.free.fr – login : sdnphotos – public09

                                   et www.flickr.com/photos/43160621@N08/sets (http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/sets)

 
Contact :

- Charlotte Mijeon, Réseau "Sortir du nucléaire" (France): + 33 6 75 36 20 20 ; charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr

- Peer De Rijk, WISE: + 31 6 20 000 626 ; wiseamster@antenna.nl

- Vladimir Slivyak, Ecodefense (Russia): +45 51 40 05 27 ; ecodefense@gmail.com

- Claire Greensfelder, International Forum on Globalization: +1 510 917 5468 or + 45 53 99 59 77 (Danish mobile); cgreensfelder@ifg.org

- Andrea Cocco, Legambiente (Italy): +45 53 99 74 25 ; a.cocco@legambiente.eu

- Sabine Bock, WECF: +49 176 22 82 74 69; sabine.bock@wecf.eu


[1] Wise (Pays-Bas/International), Women in Europe for a Common Future (Europe), Umweltinstitut München (Allemagne), Ecodefense (Russie), NOAH (Les Amis de la Terre Danemark), Legambiente (Italie), Inforse (Europe), International Forum on Globalization (Etats-Unis/International), NOAH (Friends of the Earth Danemark), EcoForum (Kazakhstan), The Planet of Hopes (Russie), Open Asia (Tajikistan) et WILPF (Women's International League for Peace and Freedom).
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 décembre 2009 à 08:36:54
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 11 décembre 2009
 
Copenhague/Climat - samedi 12 décembre 2009 :
Des actions en France et au-delà sur le thème "Ni nucléaire, ni effet de serre"

> 200 actions dans 10 pays coordonnées par le Réseau "Sortir du nucléaire" : http://www.dont-nuke-the-climate.org (http://www.dont-nuke-the-climate.org)
 
- Pendant la conférence de Copenhague, il faut rappeler que le nucléaire reste une terrible menace pour la planète.
- "Sortir du nucléaire" dénonce les manœuvres des dirigeants français qui prétendent que le nucléaire est "propre".
 
Lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui se tient du 7 au 18 décembre à Copenhague, les dirigeants de certains états, en particulier de la France, tentent de faire passer le nucléaire pour une énergie "propre" alors que c'est la plus dangereuse et l'une des plus polluantes qui soit. Qui plus est, le nucléaire constitue une forte entrave à la lutte contre le changement climatique :

- construire des centrales nucléaires nécessite des sommes considérables qui ne sont alors pas investies dans les solutions véritablement efficaces pour lutter contre l’effet de serre : pour un euro investi, l'efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu'à 11 fois plus performantes que le nucléaire.
     
- la filière nucléaire, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, génère elle aussi des émissions de gaz à effet de serre. En outre, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité, ce qui oblige à produire de l’énergie supplémentaire pour les besoins en chaleur (à l’inverse, produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'’un système énergétique nucléarisé).
     
- l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son absurdité : dès qu'il fait froid, la consommation électrique est telle que le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé, et ce sont des centrales au charbon, fortement émettrices de CO2, qui alimentent les chauffages électriques.
     
- en réalité, c'est la filière nucléaire qui est menacée par les effets mêmes du changement climatique (sécheresses, tempêtes, inondations, montée du niveau de la mer). Ainsi, de nombreux réacteurs ont dû être arrêtés en 2003 du fait de la canicule. Le nucléaire, qui consomme 25 000 fois plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire, est complètement inadaptée pour des régions qui risquent d’être de plus en plus frappées par des vagues de chaleur.

Pour faire entendre la voix des citoyens, des actions décentralisées auront lieu partout en France et en Europe le 12 décembre. On note en particulier la participation enthousiaste de l'Italie, dont les citoyens sont majoritairement opposés aux projets nucléaires de Berlusconi.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" coordonne actuellement la campagne internationale "Don’t nuke the climate !". Dans ce cadre, une délégation antinucléaire est présente à Copenhague pour essayer d'empêcher l'inclusion du nucléaire dans les mécanismes de réduction des émissions, et mener des actions sur place. Enfin, les antinucléaires seront présents et visibles dans la grande manifestation unitaire qui aura lieu le 12 décembre à Copenhague.
 
- Des informations précises concernant les actions du 12 décembre (en particulier heure et lieu des rassemblements) sont consultables sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=affichage-actions&lang=fr (http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=affichage-actions&lang=fr)
 

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• Contacts presse à Copenhague :

- Frédéric Marillier (attaché de presse) : 06 73 89 55 04
frederic.marillier@sortirdunucleaire.fr

- Charlotte Mijeon (porte parole du Réseau "Sortir du nuclaire") : 06 75 36 20 20
charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr

• Contact presse en France :

- Stéphane Lhomme (porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire") : 06 64 100 333

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A Copenhague, la Petite Sirène pince le nez sur le nucléaire

AFP - 10 décembre 2009- COPENHAGUE - Toujours aussi gracieuse et solitaire sur son rocher, la Petite Sirène arborait jeudi un masque anti-contamination dans le port de Copenhague et une pancarte autour du cou contre le nucléaire, "fausse solution" au changement climatique.

Le réseau Sortir du Nucléaire (RSN) et ses partenaires internationaux (européens, russe et américain) de la campagne "Don't Nuke the Climate!" ont mené une action symbolique pour dénoncer les tentatives, selon eux, "d'utiliser la crise climatique" pour promouvoir l'industrie nucléaire.

"Le nucléaire entrave la lutte contre le changement climatique en masquant les vraies solutions", estiment-ils.

L'énergie nucléaire est souvent présentée comme faiblement émettrice de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre, ce que contestent ses opposants qui font en outre valoir les risques qui lui sont propres, les coûts et le poids des infrastructures (10 ans en moyenne pour la construction d'une centrale).

"Recourir à l'atome dans cette lutte serait donc parfaitement contreproductif en plus d'être dangereux", écrit RSN dans un communiqué.

La campagne "Don't nuke the climate" (N'atomisez pas le climat) revendique plus de 350 organisations dans 45 pays, selon ses promoteurs qui assurent que 50.000 personnes ont déjà signé leur pétition, en dix langues.

Voir la vidéo sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article665 (http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article665)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 14 décembre 2009 à 17:36:00
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 14 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Grand emprunt : encore un milliard gaspillé dans l'illusion nucléaire
 
- Le supposé réacteur "de 4ème génération" n'est que le retour de Superphénix dont le nouvel échec est inévitable.
- A l'heure de Copenhague, il vaudrait mieux investir dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa colère après l'annonce par le Président de la République, à propos du "grand emprunt", qu'un milliard d'euros va être affecté au projet illusoire de réacteur nucléaire dit de "4ème génération". En effet, derrière une supposée "4ème génération" qui n'est qu'une invention marketing, il s'agit d'une nouvelle tentative de mettre un surgénérateur, que l'industrie nucléaire échoue depuis 50 ans à faire fonctionner.
 
L'industrie nucléaire française n'a toujours pas digéré son échec cuisant avec le surgénérateur Superphénix, arrêté définitivement en 1997 après une suite ininterrompue de pannes et le gaspillage de 65 milliards de france (10 milliards d'euros). Le projet de réacteur dit "de 4ème génération" n'est donc rien d'autre que le retour de Superphénix qui, conformément au mythe, pourrait donc renaître de ces cendres... pour échouer une nouvelle fois.
 
M Sarkozy, qui a une connaissance erronée du nucléaire (voire débat élections présidentielles avec Mme Royal) , répéte ce que lui soufflent les dirigeants du Commissariat à l'énergie atomique, à savoir que ces réacteurs  "recycleront l'uranium et le plutonium et produiront beaucoup moins de déchets". En fait c'est au "relookage" de projets périmés de l'industrie nucléaire" qu'on assiste.

Une fois de plus, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, l'industrie nucléaire se fait attribuer des budgets toujours plus importants en échange... de belles promesses. On peut d'ailleurs comparer les annonces sur le réacteurs "de 4ème génération" à celles concernant le réacteur ITER consacré à la fusion nucléaire : les budgets augmentent, les recherches sont supposées avancer... et l'objectif final s'éloigne systématiquement.
 
A l'heure de Copenhague, et alors que l'avenir de la planète nécessite des actions immédiates, il faut investir dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables, et non dans des projets assurément voués à l'échec et qui, même selon leurs promoteurs, ne pourraient aboutir au mieux avant 30 ans.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 décembre 2009 à 10:43:29
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 15/12/2009 - Contact : Chantal Cuisnier 06.84.14.58.87

 
 
Démantèlement de Brennilis : en l'absence
de débat public national, le Réseau "Sortir
du nucléaire" demande de ne pas l'autoriser
 
 
 
Mardi 8 décembre 2009, le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit à Mme Faysse, Présidente de la Commission d'enquête publique du démantèlement de la centrale nucléaire des Monts d'Arrée (dite centrale de Brennilis). Cette enquête vient de se terminer vendredi 11 décembre 2009.
 
Le Réseau demande à Madame Faysse de recommander, dans le rapport qu'elle doit remettre aux Ministres concernés, que ne soit pas autorisé le démantèlement de la centrale de Brennilis tant que ne s'est pas tenu un débat public national sur le démantèlement des installations nucléaires.
 
Dans son courrier, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle à Mme Faysse :
- qu'il a mené de nombreuses démarches en faveur d'un tel débat, en particulier auprès du Premier ministre et de différents ministres de l'écologie (M Borloo et à Mme Kosciusko-Morizet) depuis l'annulation du décret de démantèlement  de Brennilis  en juin 2007 par le Conseil d'Etat suite à un recours du Réseau "Sortir du nucléaire".
 
- que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s'est elle-même prononcé en faveur d'un tel débat dans sa revue Contrôle (n°183, avril 2009, p.28) : "L'ASN a indiqué à la Commission nationale du débat public (CNDP) qu'elle était favorable à l'organisation d'un débat public sur le thème du démantèlement, demandé par un certain nombre d'associations."
Par ailleurs, dans son récent courrier (27 novembre 2009) au Ministre de l'Ecologie, le Président du Conseil général du Finistère, Pierre Maille - également Président de la Commission locale d'information du site des Monts d'Arrée, et en accord avec les membres de celle-ci - a attiré l'attention du Ministre sur "l'opportunité de saisir la CNDP pour l'organisation d'un débat national relatif aux options de démantèlement des installations nucléaires à l'arrêt" et a demandé au Ministre "d'en prendre l'initiative".
 
Malgré la demande de l'avocat du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF refuse de communiquer l'étude de faisabilité détaillée qu'elle a menée en 1999 sur trois scénarios de démantèlement. Ces éléments sont pourtant évidemment nécessaires aux citoyens pour se prononcer en connaissance de cause sur ce qu'ils considèreraient comme la moins mauvaise solution.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le fait qu'un démantèlement puisse être engagé alors même qu'aucune solution n'est à ce jour opérationnelle pour assurer le stockage des déchets radioactifs qu'il génèrera.
 
Le démantèlement des installations nucléaires n'est pas une opération banale, avec de nombreux risques de contamination radioactive tant pour les travailleurs que pour la population. Cela nécessite l'ouverture d'un grand débat national qui concerne chaque citoyen et qui doit interroger sur la nécessité de continuer à produire des déchets radioactifs pour des millénaires.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 15 décembre 2009 à 17:22:42
Réseau "Sortir du nucléaire" - WECF - Greenpeace - Wise - Women against nuclear power -
Umweltinstitut München e.V. - Legambiente - Ecodefense - International forum on globalization
 
Communiqué du 15 décembre 2009
 
 

Copenhague : une douzaine d’ONG internationales
porte la voix de plus de 50 000 citoyens du monde
pour demander un accord climatique sans nucléaire

 
 
 
14 décembre 2009, Copenhague : une délégation d’une douzaine d’ONG a interpellé les délégations gouvernementales en présentant une carte postale géante et plus de 50 000 signatures pour un accord climatique sans nucléaire. Ces ONG impliquées dans la campagne internationale « Don’t nuke the climate ! », initiée par le Réseau « Sortir du nucléaire », ont été rejointes par plusieurs élus de  France, Italie, Danemark et Luxembourgeois, dont les anciens ministres de l’environnement Yves Cochet et Corinne Lepage, les députés européens José Bové, Claude Turmes, Margrete Auken et Yannick Jadot, ainsi que les députés et sénateurs italiens Angelo Bonelli, Roberto della Seta et Francesco Ferrante.
 
Les ONG partenaires de la campagne « Don’t nuke the climate ! » ont souligné les attentes de la société civile, dont témoigne le nombre important de signatures collectées dans plus de 100 pays en l’espace de quelques mois  : un accord ambitieux sur le climat où l’énergie nucléaire, dangereuse, sale et polluante, n’aurait pas sa place.
 
Rappelant les dangers liés au nucléaire, les ONG ont souligné que le recours à cette technologie détournerait des vraies solutions au changement climatique, et dénoncé les tentatives de l’industrie nucléaire de tirer profit de la crise climatique pour s’imposer dans le paysage énergétique mondial. Un investissement comparable dans l’énergie éolienne permettrait une réduction deux fois plus importante des émissions de gaz à effet de serre, sans générer de risque d’accident ni de pollution.
 
Il est crucial de parvenir à un accord pour la période post-2012 qui permette une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, et le nucléaire est totalement incompatible avec cet objectif. Même un déploiement massif du nucléaire n’apporterait qu’une contribution très marginale, alors que les émissions mondiales doivent absolument baisser dès 2015 pour se rapprocher autant que possible de zéro vers 2050. La « contribution » du nucléaire à la lutte contre le changement climatique viendrait trop tard (bien après 2020), à un coût faramineux (plus de 10 000 milliards de dollars), et entraînerait une myriade de risques majeurs (accidents, prolifération, déchets…). Ce coût et ces impacts négatifs font du nucléaire un obstacle au développement des sources d’énergie efficaces, propres et moins chères, à la fois dans les pays industrialisés et en voie de développement.
 
Le Protocole de Kyoto et ses mécanismes financiers (Mécanisme de Développement Propre, Mise en Œuvre Conjointe) excluent tout soutien financier au nucléaire pour la première période d’engagement. A Copenhague, les membres de la campagne « Don’t nuke the climate ! » appellent les chefs d’Etats à investir dans des technologies vraiment propres et à confirmer l'exclusion du nucléaire de tout accord sur le climat.
 
 
Photos :
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Contacts :
CHARLOTTE MIJEON — Réseau - Sortir du Nucléaire :             +33-6-75-362020
KARIN ADOLPH – Women in Europe for a Common Future :     +45-7111-85-47
CLAIRE GREENSFELDER — Intl Forum on Globalization :        +1-510-917-5468
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 décembre 2009 à 15:24:50
AGIR POUR L'ENVIRONNEMENT - RESEAU "SORTIR DU NUCLEAIRE"
RESEAU ACTION CLIMAT - RESISTANCE à L'AGRESSION PUBLICITAIRE

Communiqué commun du 16 décembre 2009
 
 
 
Sobriété énergétique et pointe de la demande électrique :
agir tout le temps... mais surtout maintenant !
 
 
 
Le système électrique français, déjà coupable de la forte production de déchets radioactifs, a aussi pour grave défaut d'être particulièrement climaticide lors des pointes de consommation électrique comme celles que notre pays connaît depuis le début de la semaine entre 17h30 et 20h30. C'est ce constat désormais récurrent à l'approche des grands froids qui amène les associations à lancer un appel solennel aux pouvoirs publics et aux français à agir en faveur de la sobriété énergétique. Cette action passe tout d'abord par une réduction drastique des usages non essentiels de l'électricité, notamment entre 17h30 et 20h30 et un report de quelques heures des usages considérés comme essentiels.
 
Débrancher les appareils en veille ou sous tension permanente comme les box, éteindre les écrans d'ordinateurs et les disques durs, ne pas lancer de machine à laver, cesser de recourir au sèche-linge, éviter les éclairages superflus, réduire la température intérieure à 19° le jour et 18° la nuit... sont quelques unes des mesures de bon sens à même de réduire l'amplitude de cette pointe de la demande électrique. Conscients que l'action individuelle ne peut répondre que partiellement à ce problème collectif et saisonnier, les associations réclament l'interdiction du chauffage électrique qui entraîne une synergie entre les courbes de température et celles de la consommation électrique.
 
Agir pour l'Environnement, le Réseau Action Climat, le Réseau "Sortir du nucléaire" et l'association Résistance à l'Agression Publicitaire appellent les françaises et les français à agir quotidiennement en faveur de la sobriété énergétique et plus particulièrement jeudi 17 décembre entre 19h et 20h afin que Copenhague ne soit pas seulement un exercice de communication mais une date à partir de laquelle rien ne sera plus comme avant en matière climatique. Les associations appellent également les collectivités locales, très présentes au Sommet de Copenhague à agir ici et maintenant notamment en interrompant durant les pointes de consommation les illuminations de Noël.
 
De même, elles appellent le Gouvernement à faire éteindre immédiatement tous les panneaux publicitaires retroéclairés et motorisés par voie réglementaire (loi de 1976 codifiée sur les économies d'énergie). Le nucléaire, peu flexible et peu fiable, n'est pas à même de répondre à la demande électrique de pointe, faisant de notre pays un pays producteur de déchets nucléaires pour l'électricité de base et émetteur de gaz à effet de serre pour assurer la pointe électrique.
 
Le mix électrique français requiert l'importation d'électricité notamment depuis l'Allemagne issue de centrales à gaz, fioul ou charbon et fortement émettrice de gaz à effet de serre, ce qui au passage tort le cou à la soit disant « indépendance énergétique française »  et aggrave le bilan carbone du kWh français. Avec un étonnement non dissimulé, les associations constatent que la France semble découvrir le problème de la pointe électrique chaque année à la même période, sans pour autant en tirer tous les enseignements en matière de politique énergétique.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 16 décembre 2009 à 17:34:24
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 16 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Risque de black-out électrique :
"Sortir du nucléaire" rend hommage
aux Bretons et fustige l'Etat et EDF
 
 
- Les Bretons ont été "punis" pour avoir eu le courage de refuser le nucléaire
- L'Etat et EDF ont délibérément mis le Bretagne en situation de dépendance
- Il est encore temps de faire de la Bretagne un modèle d'alternative énergétique
 
 
 
A cause de la politique pronucléaire imposée depuis 50 ans, la consommation française d'électricité atteint actuellement des niveaux insensés, et la Bretagne est stigmatisée par les pouvoirs public car elle ne produit que 8% de l'électricité qu'elle consomme.
 
Or, cette dépendance n'est en rien une fatalité, elle a au contraire été soigneusement organisée par l'Etat pronucléaire et par EDF pour "punir" les Bretons qui, par des mobilisations populaires massives, ont repoussé tous les projets nucléaires, en particulier à Erdeven (en 1974-75), à Plogoff (1978-1981) ou au Carnet (1995-1998)
 
Mais, au lieu de prendre acte de cette forte demande citoyenne pour une politique énergétique alternative, et de faire de la Bretagne une région avant-gardiste, l'Etat et EDF ont au contraire organisé la dépendance de cette région pour pouvoir aujourd'hui, avec pire des mauvaise foi, stigmatiser le refus du nucléaire. Pourtant, dès 1979, des universitaires et le PSU avaient élaboré le "Plan alter breton" (PAB) qui ferait merveille actuellement s'il avait été mis en oeuvre.
 
Aujourd'hui, il est encore temps de faire de la Bretagne la preuve exemplaire qu'une politique énergétique propre et durable est possible, basée sur les économies d'énergie (élimination des gaspillages), l'efficacité énergétique (consommer moins pour un même besoin), et les énergies renouvelables.
 
Et ce d'autant que de nouvelles technologies sont apparues entre temps, comme les hydroliennes qui feraient merveille le long des côtes bretonnes, longées par de forts courants, pour une production électrique équivalente à deux réacteurs nucléaires EPR. (*)
 
L'option française "centrales nucléaires + chauffages électriques" fait actuellement la preuve de son absurdité, met la France en situation de dépendance et aboutit à la production de déchets radioactifs et à de forme émissions de co2. Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" clame haut et fort son soutien aux Bretons et à leur demande de politique énergétique alternative… et donc sans nucléaire.
 
 
(*) http://www.ecolopop.info/2007/09/sabelle-lhydrolienne-de-benodet/1445 (http://www.ecolopop.info/2007/09/sabelle-lhydrolienne-de-benodet/1445)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 décembre 2009 à 18:40:25
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 17 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
 
Copenhague / Nucléaire : Ahmadinedjad vend la mèche !
 
Le nucléaire "civil" est la meilleure façon de
dissimuler un programme nucléaire militaire

 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se réjouit que, contrairement à ce qu'il pensait certainement faire, le président iranien M Ahmadinejad ait finalement fait aujourd'hui la plus parfaite contre-publicité à l'atome en déclarant : "Tous les pays doivent pouvoir utiliser l'énergie nucléaire".

 

En effet, étant donné que M Ahmadinejad menace depuis des mois de "rayer de la carte" certains pays, il est facile de comprendre l'intérêt que ce personnage voit dans l'énergie nucléaire prétendument "civile", sachant que celle-ci est le meilleure façon de dissimuler un programme nucléaire militaire.

 

Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si les principaux promoteurs de l'énergie nucléaire sont des dirigeants fort peu connus pour leurs pratiques démocratiques, comme par exemple MM. Poutine (Russie), Hu-Jintao (Chine), Ahmadinejad (Iran), Berlusconi (Italie), Kadhafi (Libye) avec lequel, faut-il le rappeler, M Sarkozy (France) a signé en juillet 2007 un accord nucléaire totalement irresponsable.

 

De façon générale, on ne peut que condamner le double jeu des cinq pays autorisés à détenir des armes nucléaires (USA, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) et celui des autres pays qui se sont procurés de telles armes (Israël, Inde, Pakistan, et peut-être Corée du Nord).

 

Pour en revenir à Copenhague, le Réseau "Sortir du nucléaire" stigmatise ceux qui, que ce soit pour des raisons militaires ou purement financières, instrumentalisent la crise climatique dans le but de développer le nucléaire, qui est pourtant lui-même un des pires ennemis de l'environnement et des êtres vivants.

 

C'est en particulier le cas des entreprises françaises du nucléaire, comme Areva ou EDF, qui tentent de se faire passer pour des "amies de l'environnement", alors qu'elles sont coupables de très graves pollutions radioactives, qu'il s'agisse de la contamination de la France et de l'Afrique par les mines d'uranium, de la production de déchets radioactifs, des fuites d'uranium au Tricastin et ailleurs, des rejets radioactifs et chimiques des centrales nucléaires dans leur environnement, etc..

 

 

Nucléaire civil et nucléaire militaire : consultez en ligne la brochure

Le double jeu du nucléaire

 

http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/nucleaire-militaire/double-jeu.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/nucleaire-militaire/double-jeu.pdf)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 27 décembre 2009 à 18:03:38
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 27 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
Nucléaire - Appel d'offre à Abou Dhabi :
"Sortir du nucléaire" se félicite
de l'échec de l'offre française

 
- La vente d'un réacteur EPR à la Finlande coûte des milliards à la France
- Il est donc heureux que l'EPR ne soit pas sélectionné à Abou Dhabi
- Les projets nucléaires d'Abou Dhabi restent néanmoins virtuels

 
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de ce que l'offre française, portée par EDF, Areva, Suez-GDF et Total, n'ait pas été retenue par l'Emirat d'Abou Dhabi, qui a la mauvaise idée de projeter la construction de plusieurs réacteurs nucléaires.

C'est en effet une bonne chose pour la France que le réacteur français EPR ait été recalé car, comme le montre le cas de la Finlande, la vente d'un EPR coûte de l'argent à la France au lieu de lui en rapporter. Vendu 3 milliards d'euros à la Finlande, l'EPR, dont le chantier (commencé fin 2005 et qui compte au moins 3 ans de retard) est un désastre industriel et financier, va en réalité coûter au moins 6 milliards et c'est la France qui va devoir payer cet immense surcoût.
 
D'ailleurs, le chantier du second EPR, actuellement en cours à Flamanville (Manche), suit le même chemin : commencé fin 2007, il compte déjà un an de retard et un milliard de surcoût. Il n'y a donc objectivement aucune raison pour l'éventuelle vente d'autres réacteurs EPR ne se solde pas à nouveau par des surcoûts à la charge de la France.

Archaïque avant même d'entrer en service (il a été conçu au début des annés 90 !), le réacteur EPR est si cher et si mauvais qu'il n'a quasiment aucune chance d'être retenu par des électriciens étrangers. Et ce d'autant que l'autorité de sûreté britannique (par la suite rejointe par les autorités de sûreté finlandaise et française, qui n'avaient elles rien détecté !) a récemment mis à jour une grave faille dans le système de sûreté de l'EPR.
 
Tous les réacteurs nucléaires sont dangereux et chers, mais l'EPR est assurément un des pires réacteurs nucléaires de tous les temps.

Ceci dit, comme c'est déjà le cas de la plupart des projets de nouveaux réacteurs annoncés ici ou là (*) sur Terre, le projet nucléaire d'Abou Dhabi a de bonnes chances d'être abandonné : utiliser des réacteurs nucléaires n'est pas seulement la façon la plus dangereuse et la plus polluante de produire de l'électricité, c'est aussi la plus chère.

La majorité des pays a compris que la seule bonne option était de développer simultanément les économies d'énergie et les énergies renouvelables, et de ne surtout pas investir dans une technologie archaïque comme le nucléaire.. Une fois de plus, la France atomique va dans le mur…
 


(*) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=651 (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=651)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 30 décembre 2009 à 06:56:56
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 29 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333



Nucléaire - Projet d'EPR aux USA : un simple effet
d'annonce pour faire oublier l'échec à Abou Dhabi

- Le réacteur EPR n'est pas certifié par l'Autorité de sûreté des USA
- La construction de réacteurs EPR aux USA est très improbable



 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un effet d'annonce de la part d'Areva qui informe aujourd'hui avoir signé, avec Fresno Nuclear Energy Group (FNEG), une "lettre d'intention" envisageant une coopération pour l'éventuel développement d'un ou deux réacteurs EPR dans la Central Valley (Californie).

En effet, une telle lettre d'intention n'a aucune valeur juridique et ne fait pas avancer d'un pouce l'éventualité, fort improbable, de la construction d'un EPR aux USA. Areva, coutumière de ce genre d'effet d'annonce, déclarait déjà le 18 juin dernier être entré en négociations avec des groupes américians pour un projet EPR dans l'Ohio.

Or, ces projets sont purement virtuels et ont toutes les chances de ne jamais se concrétiser. En effet, l'EPR n'est pas certifié par la NRC (l'autorité de sûreté nucléaire américaine). Le processus est en cours jusqu'en 2012 (1) et tout laisse à penser que l'EPR sera recalé, du fait de ses différentes failles de sûreté (2) et en particulier de sa vulnérabilité en cas de crash d'avion de ligne (3).

D'ailleurs, la NRC n'a pas hésité à recaler l'AP 1000, le concurrent américain de l'EPR (4). Il faut être bien naïf pour croire que, après avoir rejeté leur propre réacteur, les USA vont dérouler le tapis rouge pour l'EPR français...

Et si l'EPR était finalement certifié, il est vraisemblable qu'il ne serait pas retenu par les électriciens américains, pour les mêmes raisons que ceux de Abou Dhabi : les graves déconvenues et surcoûts des deux chantiers EPR en cours (en Finlande et en France) et les failles de sûreté sus-citées.

Il faut aussi rappeler que, avant même que ne soient mises à jour les graves failles de la sûreté de l'EPR, un projet de construction de ce réacteur a été annulé dans le Missouri pour de simples raisons financières : l'électricien américain AmerenUE est lui aussi arrivé à la conclusion que produire de l'électricité avec l'EPR était beaucoup trop cher (5).
 
Conçu au début des années 90, l'EPR est archaïque avant même d'être construit. Il doit être abandonné et laisser place à des investissements dans les économies d'énergies et les énergies renouvelables.



(1) http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html (http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html)
(2) http://bit.ly/3Y70He (http://bit.ly/3Y70He)
(3) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html) 
(4) http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml (http://www.cbsnews.com/stories/2009/10/15/ap/government/main5387439.shtml)   
(5) http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp (http://www.romandie.com/infos/news2/090423195314.nwvkt3ei.asp)
modération: page d'accueil de romandie news 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 30 décembre 2009 à 12:34:30
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 30 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333



Annulation de la taxe carbone :
nouvel échec pour la politique
pronucléaire de M. Sarkozy
 

- La taxe carbonne première version visait à avantager le nucléaire par rapport aux autres énergies
- Si une nouvelle taxe est crée, elle doit inclure le nucléaire et exonérer les énergies renouvelables
 


Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de l'annulation par le Conseil constitutionnel du projet de taxe carbone voulu par M Sarkozy et le gouvernement Fillon. En effet, cette taxe était conçue de façon à avantager le nucléaire qui en était éxonéré. Or, le nucléaire est une des énergies les plus polluantes (*) et, à ce titre, mérite d'être traité de la même façon que le pétrole, le gaz et le charbon.

Si une nouvelle taxe sur l'énergie est crée, elle doit s'appliquer aux énergies polluantes (et donc au nucléaire) et exonérer les énergies renouvelables afin de soutenir leur développement.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle d'ailleurs que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables comme le nucléaire.
 
Il faut donc annuler les projets de nouveaux réacteurs nucléaires, et donc stopper le chantier du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), mais aussi fermer les réacteurs actuellement en service, en commençant par les plus anciens, comme ceux de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain), et Tricastin (Drôme) qui ont dépassé les 30 ans de fonctionnement, durée maximale prévue à l'origine par EDF.
 
La politique nucléaire de la France accumule les graves échecs (*) et ce n'est pas une taxe carbone à la sauce Sarkozy-Fillon qui pourra changer le cours de l'Histoire : le nucléaire est archaïque, cher et dangereux : il doit laisser la place aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables.
 
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(*) La politique nucléaire de la France accumule les graves échecs :
 
- désastres industriels et financiers des chantiers EPR de Flamanville (Manche) et de Finlande
- échec des projets d'exportation de réacteurs EPR comme dernièrement à Abou Dhabi
- divers scandales concernant les déchets radioactifs et les mines d'uranium
- fuites d'uranium au Tricastin (été 2008) et sur d'autres sites nucléaires
- démantèlement à financer de 70 réacteurs nucléaires
- importations massives d'électricité tous les hivers
- etc...
 

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Annexe :

Le nucléaire est une des énergies les plus polluantes

- Le nucléaire est responsable de la production de déchets radioactifs dont certains vont rester dangereux pendant des millions d'années
- Les centrales nucléaires rejettent dans les rivières (ou la mer) de grandes quantités de produits radioactifs (en particulier du tritium)
- Les centrales nucléaires rejettent dans les rivières (ou la mer) de grandes quantités de produits chimiques :  zinc, phosphore, sulfates, sodium, chlorures, morpholine, cuivre, etc
- La filière nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, émet des quantités non négligeables de gaz à effet de serre (*) et contribue donc de façon non négligeable, et croissante, au réchauffement climatique.
- Contrairement à d'autres technologies, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d'électricité. Il impose donc de produire de l'énergie supplémentaire pour nos besoins en chaleur. Produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'un système énergétique nucléarisé. (**)
- L'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France, montre son absurdité tous les hivers : la consommation des convecteurs électriques est telle qu'il faut massivement importer de l'électricité produite par des centrales thermiques (fuel, charbon). A l'arrivée, ce système produit de grandes quantités de déchets radioactifs ET de fortes émissions de CO2.


(*) http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml (http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml) 
(**) http://www.oeko.de/oekodoc/315/2006-017-en.pdf (http://www.oeko.de/oekodoc/315/2006-017-en.pdf)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 19 janvier 2010 à 10:38:51
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 19 janvier 2010 - Contact : 06.64.100.333

 
 
Plus de deux ans de retard sur le chantier EPR de Flamanville

Nucléaire : le programme EPR doit être abandonné
et un plan de sortie du nucléaire doit être lancé d'urgence en France


 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" annonçait le 26 novembre dernier que la visite de M Fillon (Premier ministre), Mme Lagarde (Ministre de l'économie), M Proglio (PDG d'EDF) et Mme Lauvergeon (PDG d'Areva) sur le chantier en déroute du réacteur EPR de Flamanville était un véritable aveu de l'échec total du programme EPR.
 
Cet échec est une nouvelle fois confirmé par les révélations sur le retard de plus deux ans annoncé pour le chantier EPR de Flamanville, avec les surcoûts que l'on peut déjà imaginer et qui vont se compter en milliards d'euros. Comme nous l'avons annoncé à de nombreuses reprises, le chantier EPR de Flamanville suit la même voie que celui de Finlande qui compte au moins 3 ans de retard et 3 milliards d'euros de surcoût.
 
Ce désastre industriel et financier s'ajoute au verdict des autorités d'Abou Dhabi qui ont écarté l'EPR du "contrat du siécle". Malgré un incroyable déploiement d'efforts et de contreparties proposées par la diplomatie française, et en particulier par M Sarkozy, l'EPR s'avère trop mauvais et trop cher pour être sélectionné.
 
Les autorités françaises doivent reconnaître que le programme EPR est un grave échec et doivent le stopper immédiatement, y compris le chantier EPR de Flamanville. De même, les finlandais seraient bien inspirés de ne pas mettre en service l'EPR en chantier depuis 2005 et qui accumule les plus graves déconvenues, malfaçons, retards, surcoûts.
 
Présenté comme le "fleuron" de l'industrie nucléaire française, le réacteur EPR est un des plus grands "flops" industriels de l'Histoire. Le seul EPR vendu à ce jour, à la Finlande, va coûter plus de 3 milliards d'euros... à la France. Un autre EPR est peut-être en construction en Chine, mais il n'est pas impossible que ce chantier (à peine commencé) soit abandonné. C'est en tout cas ce qu'il faut espérer pour ne pas avoir à débourser à nouveau des milliards.
 
Bien qu'il soit désormais improbable que d'autres pays achètent des EPR, il faut noter en effet que, comme en Finlande, l'exportation de réacteurs EPR coûterait beaucoup d'argent à la France au lieu de lui en rapporter. Heureusement, l'EPR n'obtiendra vraisemblablement pas l'autorisation d'être construit en Grande-Bretagne et aux USA (où le processus de certification court jusqu'en février 2012).
 
Le programme EPR est un véritable désastre industriel et financier, il doit être immédiatement abandonné et laisser place à des programmes d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.  De fait, considérant la dégradation irréversible de l'état des réacteurs actuellement en service, c'est un plan de sortie du nucléaire qui doit être immédiatement lancé en France et mis en oeuvre le plus rapidement possible, avant qu'une catastrophe nucléaire ne se produise.
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a justement publié des scénarios de sortie du nucléaire en 5 ou 10 ans :
http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/sorties5ou10ans/ETUDE-SORTIES-web.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/sorties5ou10ans/ETUDE-SORTIES-web.pdf)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 février 2010 à 14:50:27
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse du jeudi 11 février 2010

Assemblée générale :
Vers un chantier de transformations du Réseau "Sortir du nucléaire"

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a tenu son Assemblée Générale les 6 et 7 février 2010 à Lyon. Avec les  872 associations qui le composent, fort du soutien de plus de 26 6000 adhérents individuels, le Réseau "Sortir du Nucléaire" reste plus que jamais vigilant face au nucléaire qui continue à gangrener notre pays tout entier : poursuite irresponsable de la construction de nouveaux réacteurs inutiles au détriment d'un nécessaire virage vers une politique énergétique innovante et plus respectueuse de l'environnement, volonté insensée de prolonger la vie de réacteurs obsolètes, coûteux et dangereux, développement d'une arme nucléaire symbole d'une stratégie passée, passages en force pour enfouir les déchets ultimes à Bure, tentatives d'imposer de nouveaux centres d'enfouissements de déchets qui ont pour l'instant échoué grâce aux mobilisations locales.

En octobre 2009 à Colmar, nous avons montré que la démocratie n'existe pas dans une société que certains veulent nucléaire. Et nous continuerons à nous battre pour que nos concitoyens puissent exprimer leur exigence d'un monde débarrassé du nucléaire.

En décembre 2009à Copenhague, nous avons montré le mensonge de ceux qui veulent nous faire croire que le nucléaire peut être une réponse au défi climatique. Et nous continuerons à porter ce message.

Sur tous les terrains, qu'ils soient politiques, sociaux, économiques, en France et avec nos partenaires internationaux, nous amplifierons notre action pour qu'enfin soit prise la décision irrévocable de sortir du nucléaire, autant civil que militaire.

A l'inverse d'un lobby nucléaire sclérosé et empêtré dans ses contradictions, le Réseau "Sortir du Nucléaire" grandit, évolue et a ouvert un chantier de transformations qui lui permettra de répondre encore mieux à toutes celles et ceux qui veulent aller vers un monde sans nucléaire.


Contacts presse :
Jean-Marie Brom (06 08 98 79 40)
Rémi Verdet (06 13 36 71 89)
André Larivière (06 76 69 54 98)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 mars 2010 à 08:40:17
Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://sortirdunucleaire.org/ (http://sortirdunucleaire.org/)


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A NOTER :
Conférence de presse et action : lundi 8 mars à 11 h, Place de Colombie - Paris 16e (accès : RER C, arrêt Henri Martin)


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Communiqué de presse

La France, leader mondial… de la prolifération !

« Sortir du nucléaire » dénonce une conférence internationale à Paris pour la promotion du nucléaire


Les 8 et 9 mars prochain, Paris accueillera une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire, organisée avec le concours de l’OCDE. Ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA, son objectif affiché est de « promouvoir l’usage pacifique et responsable de l’énergie nucléaire », tout en dissuadant de se tourner vers des applications militaires.

    • Le Réseau « Sortir du nucléaire » souligne la duplicité des autorités françaises. Celles-ci propagent une distinction artificielle entre un nucléaire civil « pacifique » et un nucléaire militaire à réserver à un club fermé.

Le nucléaire « civil » est un alibi facile pour camoufler l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires. Cet enrichissement est en effet une étape indispensable pour fabriquer tant le combustible des centrales que la matière fissile des bombes. La communauté internationale elle-même reconnaît implicitement cette faille : pourquoi, sinon, s’offusquer de la volonté de l’Iran de posséder sa propre usine d’enrichissement ?

Enfin, rappelons-nous que la France a elle-même aidé certains Etats (Israël, Irak, Afrique du Sud) dans leurs tentatives pour se doter de la bombe [1]. A quelques mois de la révision du Traité de Non Prolifération, la tenue de cette conférence est une véritable provocation. Tant qu’il y aura des centrales, il y aura des bombes !

    • Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce les risques que la France fait courir au monde entier en cherchant à propager la technologie nucléaire.

De la pollution générée par les mines d’uranium à l’héritage empoisonné des déchets radioactifs, du risque permanent d’accident à la menace terroriste, le nucléaire représente un danger global.

Au-delà des risques majeurs qu’elle comporte, cette technologie est totalement inadaptée pour répondre aux grands enjeux énergétiques et environnementaux actuels, notamment l’épuisement des ressources et le changement climatique.

    • Enfin, ce grand raout atomique n'est-il pas une tentative désespérée de faire oublier les difficultés de la filière nucléaire française ? En effet, malgré les discours de relance, la production d’électricité nucléaire mondiale est en déclin [2], et l’industrie nucléaire française en pleine déconfiture. Les chantiers de l’EPR connaissent des déboires permanents, et les investisseurs ne s’y trompent pas : le nucléaire est un puits sans fond !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les Etats participants à la lucidité, et à se tourner vers d’autres options sûres et prometteuses (efficacité énergétique, énergies renouvelables) plutôt que vers une technologie dangereuse et coûteuse.


Conférence de presse et action : 
lundi 8 mars à 11 h, Place de Colombie - Paris 16e - (accès : RER C, arrêt Henri Martin)

Contact presse : Charlotte Mijeon - Tél : 06 75 36 20 20
charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
PLAN D'ACCES:
image invalide 

http://sortirdunucleaire.org/ (http://sortirdunucleaire.org/)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 mars 2010 à 17:18:03
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://sortirdunucleaire.org/ (http://sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée. Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Le scénario accidentel en détail :

Selon les calculs d’EDF et d’Areva, le pilotage du réacteur en mode RIP (retour instantané en puissance) et la disposition des grappes de commande du réacteur peuvent provoquer un accident d’éjection des grappes de commande à faible puissance et entraîner la rupture de l’enveloppe du mécanisme de commande de la grappe (i). Cette rupture provoquerait le passage du réfrigérant en-dehors de la cuve du réacteur nucléaire. La perte de réfrigérant (un type d'accident nucléaire très grave) entraînerait la rupture d’un nombre important de crayons par échauffement du combustible et des gaines (ii) et donc le relâchement de vapeur extrêmement radioactive dans l’enceinte de confinement. Il y a alors un risque important d’excursion critique qui résulterait en une explosion (iii), la puissance du réacteur EPR étant démultipliée de façon extrêmement brutale.

Suite aux éjections des grappes de commande à faible puissance (EDG), le réacteur EPR pourrait ne pas se mettre en arrêt automatique (iv). Quelle que soit la configuration des grappes de commande, l’accident d’éjection de grappe de commande entraîne un taux important de rupture du combustible (NCE) et donc un risque élevé d’excursion critique (v).

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site :
http://www.sortirdunucleaire.org (http://www.sortirdunucleaire.org)

> Contacts presse :
- Marc Saint-Aroman - 05 61 35 11 06
- Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20
- Monique et Raymond Sené (physiciens nucléaires) - 01 60 10 03 49
- Steven Mitchell (médias anglophone) : 09 52 49 50 22
- Jean-Yvon Landrac (médias germanophone) - 06 87 30 41 10

> Liste des documents :

1 - Synthèse - Une technologie explosive : l’EPR (non daté - non signé)

2 - Bilan de la phase préliminaire de l’étude d’EDG FA3 et perspectives (EDF SEPTEN 05.05.2009)

3 - EPR - Gestion combustible - Lot 1 -Revue de conception du schéma de grappes FA3 du 25/10/2007

4 - EPR FA3 Synthèse de l’étude de faisabilité de l’accident d’éjection de grappe (EDF SEPTEN 09.02.07)

5 - EPR FA3 Synthèse des voies de sortie de la problématique éjection de grappe (EDF SEPTEN 07.05.07)

6 - Note d’étude : Présentation synthétique de l’EPR (EDF SEPTEN 04.05.04)

7 - Note de présentation de la deuxième revue de projet radioprotection EPR (EDF, printemps 2004)

8- Marges disponibles pour les activités d'exploitation du REP par rapport aux risques de criticité (Hourtoulle Francis. Le 7 décembre 1999)


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Notes :

i cf. paragraphe 6.1.6 du document n°4

ii cf. tableau 3, document n°4

iii cf. document n°4, document n°5 partie 2, Rapport Préliminaire de Sûreté EPR 15.2.4.e

iv cf. document n°2, note 9

v cf. document n°2, note 8.2.1
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: dificultnspa le 08 mars 2010 à 13:35:10
(http://tempsreel.nouvelobs.com/images/logo-notr.gif) (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20100308.OBS9126/epr__vers_un_accident_majeur_type_tchernobyl_.html)
Citer
EPR : vers un "accident majeur type Tchernobyl" ?

NOUVELOBS.COM | 08.03.2010 | 13:10

C'est ce qu'affirme le réseau Sortir du nucléaire, sur la base de documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF.



(http://tempsreel.nouvelobs.com/file/849923.jpg)
Construction d'un réacteur de troisième génération (EPR) à Flamanville (AFP)

C'est jouer à l'apprenti sorcier, c'est choquant, irresponsable, scandaleux." C'est ce qu'affirme lundi 8 mars à Nouvelobs.com Charlotte Mijeon, porte-parole de Sortir du nucléaire, à propos des documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF, publiés par le réseau, et qui pointent le risque d'"accident de type Tchernobyl" que fait courir le réacteur de troisième génération EPR.
"Nous avons fait une première lecture des documents, avant de les confier à des experts pour une analyse plus approfondie, mais il y a déjà des choses très graves qui sont évidentes. Le problème semble provenir du système de pilotage, qui doit permettre de moduler la puissance de réacteur pour s'ajuster à la demande d'électricité. Ce système est prévu pour accroître la rentabilité. Le souci, c'est que le nucléaire n'est pas du tout fait pour les variations d'intensité, et que cela peut provoquer une perte de contrôle, un emballement et un accident type Tchernobyl. C'est une vraie bombe, c'est très explosif", poursuit la porte-parole.

CRS et policiers pour la conférence de presse

Elle précise par ailleurs qu'une conférence de presse de Sortir du Nucléaire s'est déroulée "sous haute vigilance" ce matin à Paris, place de Colombie. "On s'est fait contrôler par les CRS quand toute la délégation est arrivée tout à l'heure à 9h, et nous sommes maintenant entourés d'une douzaine de policiers carapaçonnés. Ils n'ont pas envie que cela éclate."
Le réacteur EPR construit sur la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) pose "un sérieux risque d'accident majeur" de "type Tchernobyl", a estimé samedi le réseau Sortir du nucléaire, sur la base de documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF, le futur exploitant du site.

"Il semble (...) que la conception de l'EPR accroisse le risque d'un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l'enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l'atmosphère", a conclu le comité d'experts chargé par le réseau associatif d'étudier ces documents.

Ces huit documents internes du groupe EDF, datés de 2004 à 2009, révèlent que "l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux", estime Sortir du nucléaire, qui a mis ces documents en ligne sur son site internet. "Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l'explosion du réacteur à cause d'un accident d'éjection de grappes (ESG)", servant à modérer la réaction nucléaire, précise le réseau.

"Calcul économique"

Sortir du nucléaire accuse EDF, futur exploitant de l'EPR de Flamanville 3 (F3), de prendre des risques "pour des raisons de calcul économique".

Interrogée par l'Associated Press sur ces documents, une porte-parole d'EDF a assuré que "c'est un processus normal d'analyser les risques, d'analyser les situations à risques les plus improbables, comme on l'a fait, pour tous les réacteurs". Selon elle, "aucune conclusion ne peut-être tirée pour le moment".

Les documents internes font "partie de nombreux documents de travail" servant à la constitution d'un dossier "en cours de finalisation" pour obtenir le rapport de sûreté final permettant d'achever la construction du réacteur, a encore expliqué la porte-parole d'EDF. "Nous adresserons fin 2010 à l'Autorité de sûreté nucléaire, pour instruction, le dossier de mise en service de l'EPR F3", a-t-elle ajouté, précisant que seule la validation de ce dossier pourra permettre la mise en service du site.

"Oui, il s'agit de documents de travail", répond Charlotte Mijeon à Nouvelobs.com. "Mais ils s'échelonnent sur plusieurs années. Cela fait des années que les ingénieurs d'EDF savent qu'il y a des problèmes, et ne trouvent pas la parade… alors qu'il y a déjà deux EPR en construction."

Alors que Nicolas Sarkozy a inauguré la Conférence internationale sur l'énergie nucléaire civile, Sortir du nucléaire estime qu'"il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l'EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd'hui démontrée". Le réseau appelle à l'abandon de la construction de l'EPR en Finlande, en Chine et en France, à Flamanville (Manche) où le premier EPR doit entrer en service en 2012, comme à Penly (Seine-Maritime), qui devrait accueillir un second EPR cinq ans plus tard. "En sortant ces documents ce week-end, notre but était de marquer les esprits avant la conférence d'aujourd'hui à Paris, qui doit permettre au plus grand nombre de pays d'accéder au nucléaire", affirme Charlotte Mijeon.

(Nouvelobs.com)




Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 mars 2010 à 08:31:28
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://sortirdunucleaire.org/ (http://sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse

Monsieur Fillon, qui sont les irresponsables ?

Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité d' « irresponsables » les antinucléaires qui ont révélé des documents internes à EDF (*) démontrant que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.

Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?

Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?

Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.

Contacts presse :
Marc Saint-Aroman : 05 61 35 11 06
Corinne François : 06 86 74 85 11

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(*) Voir l'ensemble des révélations du Réseau "Sortir du nucléaire" sur la page internet suivante :

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=EPRrevelations&page=index (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=EPRrevelations&page=index)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 11 mars 2010 à 10:40:38
10 mars 2010
Interview de Charlotte Mijeon, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire (*)

Source :
http://www.developpementdurable.com/interview/2010/03/I82/charlotte-mijeon.html (http://www.developpementdurable.com/interview/2010/03/I82/charlotte-mijeon.html)


Le nucléaire est sur toutes les lèvres, sur tous les fronts, dans toutes les discussions. Après la perte d’un contrat colossal à Abou Dhabi, le modèle de l’industrie nucléaire française a été sévèrement remis en cause. Pour tenter de redorer son blason, les 8 et 9 mars a eu lieu à Paris une conférence sur l’accès au nucléaire civil en présence de 65 pays. Or, dans le même temps, le Réseau Sortir du nucléaire lâchait une bombe : des sources internes à EDF auraient révélé la dangerosité du réacteur de troisième génération EPR.


Rencontre avec sa porte-parole, Charlotte Mijeon…


Developpementdurable.com : 65 pays ont assisté à la conférence sur le nucléaire civil à Paris. Comment expliquez-vous un tel engouement ?

Charlotte Mijeon : 65 pays, c’est énorme ! Pour nombre de ces pays, le nucléaire, c’est un véritable symbole. Parmi les pays invités, il y avait nombre de pays en développement pour qui le nucléaire signifie progrès, développement, puissance, compétences technologiques mais aussi possibilité de développer la bombe atomique. Je pense donc sincèrement que la symbolique constitue une explication majeure à cet engouement.

dd.com : François Fillon, en réaffirmant que l’EPR était le réacteur « le plus sûr au monde », vous a qualifiés « d’irresponsables » et accusé de faire de la désinformation sur les questions de sécurité. Qu’en pensez-vous ?

C.M : Il a effectivement dit que l’EPR était le réacteur le plus sûr, dans sa catégorie. Dans la mesure où il est le seul réacteur de troisième génération, ça peut faire sourire ! Moi, je me demande vraiment qui est irresponsable : les lanceurs d’alerte qui pointent du doigt les problèmes ? Ou quelqu’un qui, pour des raisons de fierté nationale et parce que l’EPR est le fleuron de l’industrie française, cherche à le développer ? Pour ma part, je pense qu’il est irresponsable de continuer à construire un réacteur alors même que de graves problèmes peuvent survenir.

dd.com : Pour défendre l’EPR, présenté comme plus sûr mais aussi plus cher que ses concurrents, Nicolas Sarkozy a demandé à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) d’établir un classement des réacteurs selon le critère de la sûreté et non plus du prix. Etes-vous rassurée par cette politique ?

C.M : Non. Il ne s’agit que d’un simple effet rhétorique, je ne m’attends pas du tout à un revirement des autorités françaises. Je constate cette tendance, depuis plusieurs années, à récupérer le discours des écologistes. Quand ils disent que le nucléaire est dangereux, les pouvoirs utilisent la rhétorique de la sûreté et quand les écologistes dénoncent la pollution qu’il engendre, les autorités assurent qu’il ne produit pas de CO2. Ils veulent se couvrir en prétextant garantir la sécurité avant tout mais nous ne sommes pas naïfs, nous n’attendons pas de changement fondamental.

dd.com : La France veut vendre des réacteurs à l’étranger, et notamment aux pays en développement, sans prendre en compte le critère de la démocratie chez ses clients. Que cela vous inspire-t-il ?

C.M : Nous sommes extrêmement choqués. C’est une preuve même de duplicité totale, de double-discours. La France est signataire du Traité de non-prolifération (TNP) en vertu duquel elle ne doit pas vendre de technologie nucléaire à un pays qui pourrait développer la bombe atomique. Or, elle souhaite vendre ses réacteurs à des pays pour qui la démocratie est une notion bien relative. Mais le danger vient aussi de démocraties. Prenez Israël par exemple : ce pays souhaite signer des contrats avec la France mais ne s’oppose pas vraiment à la prolifération. Nous pensons que tout ceci est extrêmement dangereux.

Au-delà même de la question de la démocratie, la France affiche aussi la volonté de vendre la technologie à des pays qui n’ont pas les infrastructures, qui n’ont pas d’ingénierie, qui n’ont pas les réseaux adaptés… c’est vraiment irresponsable !

dd.com : Lundi 8 mars, le Président de la République appelait au développement de l’atome, qu’il considère comme une énergie propre, et des énergies renouvelables. Qu’en pensez-vous ?

C.M : Dans le nucléaire, seule la pollution est durable ! Nous sommes choqués par ces propos qui présentent le nucléaire comme une énergie propre et qui réutilisent la rhétorique de la lutte contre le changement climatique. Alors qu’on sait pertinemment que le nucléaire est l’option la plus chère, la moins efficace et la plus dangereuse pour lutter contre le changement climatique. Même l’Agence internationale de l’énergie explique qu’un développement tous azimuts du nucléaire n’engendrerait qu’une réduction minime des émissions de gaz à effet de serre.

Les discours actuels ont tendance à promouvoir les énergies renouvelables pour se donner une caution écologique : on allie nucléaire et énergies renouvelables. Le problème, c’est qu’on ne peut pas tout faire, on ne peut pas développer le nucléaire et les énergies renouvelables, il faut faire un choix. Pour des questions de réseau électrique.

dd.com : Nicolas Sarkozy souhaite aussi que le nucléaire civil puisse bénéficier des financements internationaux. Selon vous, obtiendra-t-il gain de cause ?

C.M : Je ne sais pas trop ! Cela me rappelle un épisode de Copenhague. Auparavant, le nucléaire était exclu du Protocole de Kyoto. Il ne pouvait donc pas bénéficier des mécanismes de développement propre. A Copenhague, le lobby nucléaire a discrètement essayé de changer la donne et de le faire financer au titre de la lutte contre le changement climatique, en essayant d’une part de l’inclure dans le Mécanisme de développement propre (un pays développé finance une technologie dans un pays en développement et s’octroie des crédits carbone pour cela) et d’autre part dans des actions, les NAMAs (Nationally appropriate mitigation actions), entreprises par des pays en développement pour infléchir la courbe de leurs émissions et soutenues par un fonds international.

A Copenhague, nous avons donc essayé de faire bouger les choses pour prouver aux négociateurs que non seulement le nucléaire était dangereux mais aussi qu’ils auraient tout à y perdre. S’il était éligible, il capterait tous les financements et ceux destinés à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ne profiteraient qu’à certains pays.

Le résultat, nous le connaissons tous. La conférence a tourné en eau de boudin, il en est ressorti un texte minable. Mais c’est tout de même une semi-victoire pour nous : dans le Protocole de Kyoto, toute mention au nucléaire a disparu. Mais nous ne sommes pas entièrement satisfaits, même si le nucléaire n’a pas été légitimé de façon internationale à Copenhague, des contacts ont tout de même été pris entre la France et de nombreux pays. Cette tentative française de reprendre la main et d’imposer le néo-colonialisme en vendant cette technologie à des pays en développement est tout bonnement inacceptable.

dd.com : Des rumeurs circulent selon lesquelles certains militants de votre Réseau voudraient provisoirement mettre de côté le combat anti-nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique. Qu’avez-vous à répondre à cela ?

C.M : C’est totalement faux, nous sommes fondamentalement anti-nucléaire. Dans le cadre de Copenhague, nous avons certes mené une campagne pour le climat parce que le risque était grand que la rhétorique climatique soit réutilisée par le lobby nucléaire. Mais je vous l’assure, nous sommes bien anti-nucléaire. C’est notre priorité absolue, sinon nous ne ferions pas de révélations sur l’EPR...

Propos recueillis par Albane WURTZ


(*) Charlotte MIJEON <charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr>


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Retrouvez une compilation des interventions du Réseau "Sortir du nucléaire" dans les médias sur la page internet suivante :
http://sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=medias&page=index (http://sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=medias&page=index)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: dificultnspa le 24 mars 2010 à 09:03:11
(http://www.lefigaro.fr/images/prenium/logo.gif) (http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=139828090)
Citer
Bill Gates se lance dans le nucléaire futuriste

24/03/10 07:10

Le japonais Toshiba soutient le projet du fondateur de Microsoft de concevoir un réacteur révolutionnaire qui brûlerait de l’uranium appauvri soixante ans sans recharge. Scepticisme au CEA.

Quand l’homme le plus riche du monde se lance dans le nucléaire, l’information est assurée d’irradier. Et lorsque le géant japonais Toshiba, l’un des principaux constructeurs mondiaux de réacteurs, soutient le milliardaire américain, la nouvelle est prise au sérieux. Toshiba a annoncé mardi avoir signé un accord en novembre avec Bill Gates, actionnaire d’une petite société baptisée TerraPower, pour étudier la faisabilité d’un réacteur atomique révolutionnaire.

Bill Gates, qui se consacre désormais à temps plein à sa fondation caritative et à ses investissements privés, a exposé son projet le mois dernier lors d’une conférence en Californie, TED 2010, réunissant des visionnaires de tous horizons. Il revendique la cohérence de sa démarche car «l’énergie et le climat sont extrêmement importants» pour les populations des pays pauvres auxquelles vient en aide la Fondation Bill et Melinda Gates. «Nous avons besoin de miracles en matière d’énergie» comme le PC le fut à l’informatique, plaide le fondateur de Microsoft. Pour le technophile Gates, le miracle sans CO2 sera atomique.

La jeune firme TerraPower pense être en mesure de concevoir en vingt ans un réacteur brûlant de l’uranium appauvri et pouvant fonctionner soixante voire cent ans sans être rechargé ! Ses bonnes fées sont Bill Gates et un autre ancien pilier de Microsoft, Nathan Myhrvold, qui a fondé la société Intellectual Ventures, laquelle finance des projets innovants. L’homme le plus riche du monde a déjà dépensé « des dizaines de millions » de dollars pour effectuer des simulations informatiques du réacteur. Celui-ci brûle l’uranium appauvri tout doucement «comme une bougie» selon l’analogie de Gates. Fabriquer le prototype nécessitera en revanche «plusieurs milliards» de dollars. Sur le papier, le « réacteur à onde de combustion » (TWR, en anglais) présente l’avantage d’employer comme combustible l’uranium appauvri (U238), l’isotope qui constitue 99 % de l’uranium naturel et qui est actuellement stocké comme déchet radioactif.

Des inconvénients 

Le concept du TWR remonte à soixante ans et les physiciens du monde l’ont réactivé dans les années 1990. En 2000, le Forum Generation IV, un groupe d’experts internationaux, ne l’avait cependant pas jugé assez prometteur, explique Bernard Bonin, directeur scientifique adjoint du CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Le physicien de Saclay reconnaît l’intérêt du réacteur mais en souligne les inconvénients. Pour fonctionner des décennies, le TWR aura besoin de grosses quantités de combustible et devra être une installation très chère. Autre souci, la sûreté : les matériaux sauront-ils résister à une irradiation de longue durée ? Bernard Bonin «persiste et signe» dans son scepticisme à l’égard du TWR. Toutefois, le soutien annoncé hier du constructeur japonais de réacteurs Toshiba à Bill Gates est, admet-il, une vraie surprise.

Nodé-Langlois, Fabrice




Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 28 mars 2010 à 10:54:28
Réseau "Sortir du nucléaire"
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Communiqué de presse du samedi 27 mars 2010

Coûts de l'électricité de l’EPR : qui va payer la facture ?

- Même des études favorables au nucléaire soulignent les coûts prohibitifs de l’EPR !
- Les Français vont-ils encore faire les frais de la politique énergétique de Nicolas Sarkozy ?

Le 24 mars dernier, alors que s’ouvrait le débat public sur la construction d’un deuxième réacteur EPR à Penly, des représentants de diverses organisations de la société civile ont rappelé leur opposition à ce projet. Dangereux, trop cher et inutile, l’EPR devrait en toute logique être immédiatement abandonné [1].

Or, ce 25 mars 2010, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et l’Agence Nucléaire de l’OCDE elles-mêmes ont publié un rapport qui enfonce encore le réacteur de 3ème génération ! En effet, même en sous-estimant largement certains coûts et en faisant l’impasse sur d’autres, celui-ci souligne que l’électricité produite par l’EPR pourrait être bien plus chère que prévu.

Actuellement, l’électricité en base est vendue à 34 €/MWh par EDF sur le marché de l’énergie [2]. Cependant, selon Les Echos, l’explosion des coûts de l’EPR pourrait faire passer le prix de production de l’électricité à 55 €/MWh [3]. Et le rapport de l’AIE prévoit une fourchette de prix de production encore plus haute, de 42 à 69 €/MWh [4] !

Cette publication n’a rien d’un brûlot antinucléaire. Au contraire, elle minimise à l’extrême les coûts du démantèlement [5] et de la gestion des déchets radioactifs, et se montre très optimiste sur les délais de construction des centrales [6]. Elle omet les coûts de la recherche ; elle fait l’impasse sur le risque d’accident et les coûts d’une éventuelle assurance, ainsi que sur les coûts externes supportés par l’ensemble de la société (traitement des cancers dus à l’irradiation) et ceux de la construction des lignes haute tension. Enfin, elle favorise artificiellement le nucléaire par rapport à d’autres énergies, le présentant à tort comme non émetteur de CO2 [7] et postulant l’impact d’une taxe carbone à ce jour inexistante. On peut donc s'attendre à ce que les coûts réels de l'EPR soient bien plus élevés. On peut donc s'attendre à ce que les coûts réels soient fortement supérieurs à ceux annoncés. Mais même ces coûts artificiellement bas fournis par l'AIE montrent que l'électricité produite par l'EPR, à moins d'une forte augmentation des tarifs, sera vendue largement à perte. Ce qui n’empêchera pas la France d’importer – fort cher - de l’électricité lors des pics de consommation, le nucléaire ne pouvant répondre aux pointes de consommation…

Qui paiera la facture de la politique nucléariste de Messieurs Fillon et Sarkozy ? Les contribuables, qui financent déjà les surcoûts de l’EPR. Les millions de citoyens à qui on a imposé le chauffage électrique pour écouler les KWh nucléaires, parmi lesquels la précarité énergétique progresse dangereusement et qui subiront de plein fouet l’augmentation des tarifs. Les générations futures, qui devront gérer les coûts faramineux de l’héritage empoisonné du nucléaire français.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle que l’EPR, dangereux, inutile et cher, doit être immédiatement abandonné. Les citoyens n’ont eu aucune voix dans la définition de la politique énergétique française et n’ont pas à supporter les coûts d’une « vitrine » aussi dangereuse que désastreuse de la technologie française, ni les coûts du nucléaire en général !

De vraies solutions pour produire une électricité vraiment propre et économiser l’énergie existent. Il est temps de les appliquer, et surtout d’avoir un vrai débat national sur l’énergie en France !

Contacts presse (Réseau "Sortir du nucléaire") :

Rémi Verdet : 06 13 36 71 89
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20


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Notes :

[1] Voir sur notre site le dossier « EPR : encore un débat bidon ! » : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/debat-EPR.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/debat-EPR.html)

[2] Avec la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité), ce prix de vente pourrait passer à 40 €/MWh

[3] « Marchés de l’électricité : EDF fait un geste pour la concurrence », Les Echos, 22 octobre 2009

[4] Costs of Generating Electricity, International Energy Agency and Nuclear Energy Agency, édition 2010 (rapport publié le 25 mars 2010). Voir en particulier le tableau 3.7.a, p. 61. Ces coûts sont calculés pour une durée d’exploitation de 60 ans, aussi hypothétique que dangereuse (aucun réacteur n’a encore atteint cet âge avancé, et les « trentenaires » comme Fessenheim et Tricastin montrent déjà de sérieux signes de fatigue).Voir : http://www.iea.org/press/pressdetail.asp?PRESS_REL_ID=298 (http://www.iea.org/press/pressdetail.asp?PRESS_REL_ID=298)

[5] Ceux-ci sont estimés à 15% seulement des coûts de construction. A titre de comparaison, le seul démantèlement de l'usine UP1 à Marcoule a été estimé en 2004 par la Cour des Comptes à 5,6 milliards d'euros !

[6] Le temps de construction d’un réacteur est estimé dans ce rapport à seulement 7 ans. En réalité, il s’agirait plutôt d’une douzaine d’années !

[7] Contrairement aux discours abondamment répandus, le nucléaire émet bien des gaz à effet de serre ! Cf Face à la menace climatique, l’illusion du nucléaire, brochure co-éditée par le Réseau « Sortir du nucléaire » et le Réseau Action Climat, 2007.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 30 mars 2010 à 18:12:51
BONNE NOUVELLE !

Démantèlement : un premier succès... continuons la mobilisation pour un véritable débat !
   
La commission d'enquête sur le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis en Bretagne vient d'émettre un avis défavorable au projet de démantèlement complet présenté par EDF. De plus, elle préconise un débat public national sur le démantèlement ! La demande des associations locales et du Réseau "Sortir du nucléaire" a donc été reprise par la commission d'enquête.

Encore faut-il que les ministres concernés acceptent de lancer le débat...

La pétition est plus que jamais d'actualité ! Déjà 17 000 personnes l'ont signé... et vous ?

Signez la pétition :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html)


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Réseau "Sortir du nucléaire"
http://sortirdunucleaire.org/ (http://sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse du mardi 30 mars 2010

M. Borloo, à quand un véritable débat national sur le démantèlement des installations nucléaires ?
 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle M. Borloo à organiser enfin un véritable débat national sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs.

La commission d’enquête sur le projet de démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis vient elle-même de préconiser un débat public national sur le démantèlement des installations nucléaires [1]. De plus, elle émet un avis défavorable au projet de démantèlement proposé par EDF pour la centrale de Brennilis.

La mobilisation des associations locales [2] est pour beaucoup dans cette prise de position de la commission, de même que le succès de la pétition [3] lancée par le Réseau "Sortir du nucléaire" en février 2010. Déjà 17 000 personnes ont signé cette pétition pour réclamer un véritable débat public national sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs ! L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) s’est elle aussi déclarée favorable à l’organisation d’un débat public national [4], ainsi que le Président du Conseil général du Finistère, Pierre Maille [5].

Ce débat doit rompre avec la triste tradition des "débats bidon" sur le nucléaire [6]. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le dernier en date de ces "débats bidon", ouvert le 24 mars 2010 pour canaliser les oppositions au réacteur EPR prévu à Penly [7].

Un véritable débat ne doit pas être une opération de communication visant à obtenir l’assentiment des citoyens.
Un véritable débat doit permettre une participation équitable de toutes les parties prenantes, conformément à la convention internationale d’Aahrus.
Un véritable débat doit lier la problématique du démantèlement et de ses déchets avec les choix de politique énergétique de la France.
Les orientations et les conclusions d’un véritable débat doivent être prises en compte par les décideurs politiques.

Un véritable débat national est nécessaire pour que le démantèlement des installations nucléaires se fasse dans le respect de la santé des travailleurs impliqués et des riverains, dans le respect de l’environnement… et de la démocratie !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que :

- A ce jour, il n’existe aucune solution pour assurer le stockage des déchets radioactifs que génèreront les chantiers de démantèlement.

- La Cour des Comptes elle-même juge "embryonnaires" les sommes provisionnées par EDF pour financer censément plus de la moitié des coûts du démantèlement [8]. La Grande-Bretagne a évalué à 103 milliards d'euros le démantèlement de ses propres installations, bien moins nombreuses qu'en France. Le démantèlement du parc nucléaire français coûtera inévitablement plusieurs centaines de milliards d'euros.

Contact presse (Réseau "Sortir du nucléaire") :
François Mativet : 06 03 92 20 13


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Notes :

[1] Voir en page 8 des conclusions de la commission d’enquête. Téléchargez ces conclusions sur : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html)

[2] Voir le communiqué de 7 associations locales (AE2D, Bretagne Vivante, Consommation Logement et Cadre de Vie, Eau et Rivières de Bretagne, Groupement Mammologique Breton, Sortir du Nucléaire Cornouaille, Vivre dans les Monts d'Arrée) sur : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=petition-demantelement&page=4 (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=petition-demantelement&page=4)

[3] Lire et signer la pétition sur : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html)

[4] L’ASN écrit dans sa revue Contrôle (n°183, avril 2009, p.28) que : "l’ASN a indiqué à la Commission nationale du débat public (CNDP) qu’elle était favorable à l’organisation d’un débat public sur le thème du démantèlement, demandé par un certain nombre d’associations."

[5] Lettre du 27 novembre 2009 adressé au Ministre de l’Ecologie par le Président du Conseil général du Finistère, Pierre Maille - également Président de la Commission locale d’information du site des Monts d’Arrée. Pierre Maille attirait l’attention de M. Borloo "sur l’opportunité de saisir la CNDP pour l’organisation d’un débat national relatif aux options de démantèlement des installations nucléaires à l’arrêt » et a demandé au Ministre « d’en prendre l’initiative".

[6] Télécharger notre dossier de presse "Sortons… des débats bidon sur le nucléaire" : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/dossiers/debat-EPR/DEBATS-PUBLICS-BIDONS.pdf (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/dossiers/debat-EPR/DEBATS-PUBLICS-BIDONS.pdf)

[7] Voir notre dossier "EPR de Penly : non au débat bidon !" sur : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/debat-EPR.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/debat-EPR.html)

[8] "Le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs", Rapport Public Particulier, Cour des Comptes, janvier 2005 ; "Démantèlement : un débat public est impératif", Réseau "Sortir du nucléaire", novembre 2008, http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=496&num=40 (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=496&num=40)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 01 avril 2010 à 16:17:51
Communiqué de presse du jeudi 1er avril 2010

Déchets nucléaires : le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un nouveau tour de passe-passe


Après les déclarations d'Anne Lauvergeon, annonçant qu'AREVA travaille à un nouveau réacteur capable d'éliminer les déchets nucléaires (*), le Réseau se permet de rappeler qu'il s'agit une nouvelle fois d'un effet d'annonce pour éviter de parler des vrais problèmes.

Mme Lauvergeon ne précise pas que ce projet de réacteur ne concerne qu'une toute petite partie de la "problématique déchets". Il ne résout en rien l'étendue de celle-ci, personne ne doit s'y tromper.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) (**) aurait rapidement indiqué que ces nouveaux réacteurs ne pourraient en aucun cas traiter les déchets déjà engendrés.

Pour le Réseau sortir du nucléaire, l'annonce est trop belle pour être honnête. Elle ne doit pas masquer les enjeux que représentent les déchets pour la survie de la filière électro-nucléaire.

Oui, la question des déchets demeure entière. Près de 50 ans d'exploitation de l'énergie nucléaire et nul pays au monde n'a trouvé de solution pour gérer de façon responsable les produits de l'aval du cycle nucléaire.
La quantité des déchets, leur complexité ont longtemps été cachés et minimisés à la population française. Mme Lauvergeon n'hésite pas à parler en terme de "superficie d'un terrain de foot" ou à comparer leur volume à ceux des déchets ménagers.
Aujourd'hui les gens ont pris la mesure de l'impasse qu'ils représentent. En effet, la seule "méthode" pour gérer ces déchets, c'est le stockage en surface ou l'enfouissement, en attendant que leur radioactivité décroisse. Sur des périodes allant de centaines à des millions d'années, en contaminant définitivement de larges territoires. Les sites des 26 centrales, La Hague (Manche), plusieurs départements du Grand Est sont déjà concernés.

Alors que de nombreux scientifiques affirment que la transmutation/séparation tant rêvée est une coûteuse utopie,
alors que chaque jour accroît la production de déchets dangereux pour les générations à venir,
alors que le démantèlement qui s'annonce lèguera des milliers de tonnes de produits radioactifs,
quels intérêts couvre cette annonce ?

Comme tout au long de son histoire, faute de pouvoir gérer les déchets, AREVA tente encore de gérer la communication au bénéfice de la survie de la filière électro-nucléaire.

Bien évidemment, la seule solution qui vaille reste bien entendu la fermeture d'urgence de la filière atomique.

Contact presse :

Corinne François : 06 86 74 85 11


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NOTES

(*) La présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon a déclaré, selon le Times du 22 mars 2010, que son groupe a l'intention de développer un nouveau type de réacteur capable d'éliminer les déchets nucléaires. Le groupe nucléaire français a pour projet de développer un réacteur capable de détruire les actinides, soit les isotopes d'uranium hautement radioactifs qui constituent les déchets produits lors de la fission nucléaire à l'intérieur d'un réacteur.
'La question des déchets demeure. A l'avenir, nous serons capables de détruire les actinides en les faisant disparaître dans un réacteur spécial', a expliqué au Times Anne Lauvergeon. 'Nous pouvons déjà le faire en laboratoire. Avec l'aide la recherche et développement, nous allons nous attaquer à ce problème', a-t-elle ajouté.

(**) Selon développement durable.com
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 02 avril 2010 à 13:57:53
MERCI DE DIFFUSER TRES LARGEMENT CE MESSAGE A TOUS VOS CONTACTS
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Appel financier urgent - Opération « 5 000 mercis pour continuer notre combat contre le nucléaire »

Agissez maintenant : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html)


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Chères amies, chers amis,

Vous appréciez le travail indispensable mené par le Réseau « Sortir du nucléaire » depuis 12 ans.

Face à un lobby opaque et puissant, 881 associations très diverses bataillent ensemble au quotidien. Ce Réseau, c'est le vôtre.

Nous vous devons donc la vérité : le Réseau connaît actuellement de très graves difficultés financières qui pourraient remettre en question son existence.

La lutte antinucléaire est une lutte citoyenne : elle vit uniquement de l'engagement et des dons de milliers de particuliers, sans aucune subvention.

Nous avons besoin de recevoir rapidement l'équivalent de 5 000 dons de 20 € pour que nous puissions continuer notre lutte commune contre le nucléaire.

Si vous êtes imposable, un don de 20 € ne vous coûtera en réalité que 6,80 € après déduction fiscale. Bien sûr, selon vos moyens, un don même de quelques euros est également bienvenu.

5000 MERCIS !

Soutenez nos actions, faites un don sécurisé en cliquant maintenant sur : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html)

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VOTRE réseau indépendant maintient fermement son engagement radicalement antinucléaire.

Nous agissons avec force et détermination pour un monde sans nucléaire. Nous vous invitons à consulter la liste de nos nombreuses actions présentes et à venir, ainsi que des explications sur notre situation financière, en cliquant sur "Pour en savoir" dans le lien suivant :  http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html)

Nous avons besoin de votre soutien aujourd'hui pour poursuivre cette aventure fédératrice unique qu'est le Réseau "Sortir du nucléaire" : rassembler un maximum de groupes, de citoyens, de sensibilités, de luttes... pour sortir du nucléaire au plus vite !

Nous vous remercions chaleureusement pour votre indispensable soutien !

5000 MERCIS !

Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"
(les administrateurs bénévoles et les salariés)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 06 avril 2010 à 16:37:17
Réseau "Sortir du nucléaire"
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Communiqué de presse du mardi 6 avril 2010

Nucléaire : la fuite en avant… jusqu’à l’accident ?

Des incidents inquiétants à la centrale de Cattenom... qui n'inquiètent pas l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » alerte sur les dangereuses conséquences de la course à la productivité dans les centrales nucléaires françaises.

Pour répondre au double objectif de diminution des coûts de production de l'électricité et d'augmentation de la productivité (1), les exploitants ont fait le choix d'économiser sur la maintenance ; choix d'ailleurs dénoncé de plus en plus haut par les travailleurs du nucléaire eux-mêmes. La centrale de Cattenom en Moselle vient de nous fournir un exemple ahurissant de cette politique.

Dans les dernières semaines, elle a connu toute une série de dysfonctionnements, à commencer par deux arrêts automatiques, l’un dû à un problème technique sur une turbine et l’autre à un faux signal. Surtout, deux barres de contrôle, éléments cruciaux pour prévenir l’emballement du réacteur, sont restées bloquées en cours de route avant une opération de déchargement du combustible (2). Un "incident" symptomatique d'inquiétants dysfonctionnements et de la fatigue du réacteur, et dont la fréquence s'est accrue ces dernières années dans les centrales françaises ; tout comme les spectaculaires accrochages d'assemblages de combustible aux mécanismes du couvercle de la cuve du réacteur... (3).

En dépit de ces problèmes, Stéphane Dupré La Tour, directeur du site, espère cette année porter la production à 39 milliards de kilowattheures (TWh), contre 33 TWh l’année écoulée ! Une hausse qui ne correspond à aucun besoin de consommation, dans un pays en surproduction chronique...

Les conséquences de cette course à la productivité sont d'autant plus inquiétantes que cette série d'"incidents" n'a pas été relayée par les médias français... et que l'ASN elle-même est restée muette ! Où est la prétendue transparence quand le « gendarme du nucléaire », dont la mémoire semble d'ailleurs disparaître, ne signale plus du tout les incidents (4) ?

Cette fuite en avant les yeux fermés est gravissime. N’attendons pas un accident pour y mettre fin, et sortons du nucléaire au plus vite !

Contacts presse :
Marc Saint Aroman : 05 61 35 11 06 -
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20


--------------------------------------------------------------------------------

Notes :

1- La loi d'ouverture du marché de l'électricité a imposé de réduire les coûts de production de 30 % ; dans le même temps, les injonctions se multiplient pour accroître la production. On peut d'ailleurs s'attendre à ce que le rapport Roussely abonde dans ce sens, puisque c'est un objectif que lui a fixé Nicolas Sarkozy.

2- Source : http://www.saarbruecker-zeitung.de (http://www.saarbruecker-zeitung.de) ... L’information n’est pas passée dans les médias français, et a été transmise par des militants luxembourgeois.
Mod: page d'accueil

3- En octobre 2008, un assemblage combustible était restée accroché au Tricastin ; le même scénario s’était déjà produit en 1999 à Nogent sur Seine, et s'est récemment reproduit en novembre 2009 à la centrale de Gravelines.

4- Fait inquiétant, le site de l'ASN ne permet plus d'accéder à ses rapports annuels au-delà des trois dernières années. Une perte de mémoire qui permet d'éviter les remises en perspectives ? Nous puiserons donc dans nos archives pour montrer qu’en 1997 il y a eu – sur une des fonctions vitales pour le fonctionnement des réacteurs - 38 arrêts ou freinages des grappes de contrôle qui sont survenues sur les 58 réacteurs atomiques français …
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 avril 2010 à 14:24:00
Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse du mercredi 7 avril 2010

L’EPR : un désastre à ne pas exporter !

Rassemblement à Paris contre l'EPR et la politique nucléaire française

> Un rassemblement contre l'EPR et la politique nucléaire française, suivi d'une conférence de presse, aura lieu ce mercredi 7 avril à 19 h 30 à Paris, sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe (1, rue des Fossés Saint Bernard, Métro Jussieu).

Le 7 avril s’ouvre la deuxième session du « débat » public consacré au projet de réacteur EPR à Penly. Le Réseau « Sortir du nucléaire » ne reviendra pas sur l’écran de fumée que constitue cette opération de communication. Même le Président de la CPDP, M. Didier Houi, a émis des doutes sur la procédure, soulignant que les documents de la Programmation Pluriannuelle des Investissements présentaient la mise en service de l’EPR comme déjà établie !

A l’occasion de la deuxième session du « débat », consacrée à l’EPR et aux perspectives d’évolution internationale de la filière électronucléaire, le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle qu’il n’est pas souhaitable, et heureusement peu probable, d’imaginer de futurs développements internationaux pour l’EPR…

- Au vu de la dangerosité du réacteur EPR, il est scandaleux de prétendre l’exporter à l’étranger. L’EPR ne résisterait pas à la chute d’un avion de ligne, son système de pilotage l’expose à un risque d’accident grave, et trois Autorités de sûreté nucléaire ont émis de sérieuses réserves quant à sa sûreté. Toutefois, dans la langue de bois d’EDF, on considère que « l’établissement d’un communiqué commun aux trois autorités de sûretés britanniques, finlandaises et françaises constitue un point positif » [1] !

- Sur le plan économique, vendre l’EPR à l’étranger est une stratégie perdant-perdant. Les déboires et les retards sur le chantier finlandais sont tels que TVO, l'exploitant finlandais, réclame 2,4 milliards d’euros de pénalités. Au final, le surcoût de 2,4 milliards d'euros prix sera supporté par les contribuables français. De ce fait, les débouchés internationaux de l’EPR sont plus que restreints : à l’instar d’Abu Dhabi, il est fort probable que de nombreux clients se détournent de ce réacteur cher, dangereux et inconstructible. Quant aux rares pays qui se sont montrés intéressés, comme l’Italie, ils n’ont toujours pas trouvé de site.

- Selon toute probabilité, la seule perspective internationale pour l’EPR, si la construction d'un EPR à Penly a lieu, sera la vente de courant à bas prix à la Grande-Bretagne, aux frais des Français !

L’EPR est l'éléphant blanc de l'industrie nucléaire, à tel point qu'Areva et Mitsubishi tentent maintenant de vendre un réacteur de 1000 MWe (Atmea). Mais même la montée en puissance de nouveaux modèles, qu’ils soient français ou étranger, ne suffira pas à enrayer l’inexorable déclin du nucléaire au niveau mondial. Dans les 20 prochaines années, la moitié du parc nucléaire mondial aura fermé et les rares annonces de nouvelles constructions ne contrebalanceront pas la tendance [2]. Même avec des investissements massifs, les capacités industrielles limitées et l’épuisement programmé des réserves d’uranium condamnent les perspectives de la filière.

L’avenir est aux économies d’énergie et aux renouvelables. Mais la France, en dépit de tout bon sens, fait le choix de plomber les alternatives [3] et de soutenir une filière dangereuse et moribonde !

Un rassemblement contre l'EPR et la politique nucléaire française, suivi d'une conférence de presse, aura lieu le mercredi 7 avril à 19 h 30 à Paris, sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe (1, rue des Fossés Saint Bernard, Métro Jussieu).

Contacts presse :
Rémi Filliau - 06 30 13 35 30
Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20


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NOTES :

[1] "Débat public sur le dossier Penly 3", Rapport du maître d’ouvrage (EDF), p. 60

[2] Mycle Schneider et Anthony Frogatt, Etat des lieux 2009 de l’industrie nucléaire dans le monde, p. 6 : « Même si la Finlande et la France construisent chacune un ou deux réacteurs, la Chine part pour 10 nouvelles centrales et le Japon, la Corée et l’Europe de l’Est ajoutent quelques tranches, la tendance mondiale sera très probablement à la baisse pour les deux prochaines décennies ».

[3] Ainsi, les conclusions du rapport Ollier sur l’énergie éolienne multiplient les obstacles au développement de cette filière et aux objectifs d’atteindre 23% d’énergies renouvelables d’ici 2020 !
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 avril 2010 à 14:41:36
Chernobyl Day - Agissez avec nous pour sortir du nucléaire !

24-25-26 avril 2010 - Journées internationales de mobilisation contre le nucléaire coordonnées par le Réseau "Sortir du nucléaire"
http://chernobyl-day.org (http://chernobyl-day.org)

> Inscrivez votre action locale ici :
http://chernobyl-day.org/spip.php?page=actions (http://chernobyl-day.org/spip.php?page=actions)

> Commandez gratuitement l'affiche ci-dessous, des bons de pectine à vendre pour venir en aide aux enfants de Biélorussie, masques... ici :
http://chernobyl-day.org/spip.php?article408 (http://chernobyl-day.org/spip.php?article408)

Pour en savoir plus, cliquer sur l'image ci-dessous :

image invalide




http://chernobyl-day.org/index.php (http://chernobyl-day.org/index.php)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 13 avril 2010 à 07:34:54
Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse du lundi 12 avril 2010

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l’accord nucléaire entre MM. Sarkozy et Berlusconi

M. Sarkozy et son homologue italien M. Berlusconi viennent de signer un accord sur le nucléaire dit « civil » [1], en opposition totale avec la volonté de leurs peuples respectifs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cet accord antidémocratique.

Le peuple italien a fait démocratiquement le choix de sortir du nucléaire par référendum, en 1987. L’Italie, où le dernier réacteur nucléaire a été arrêté en 1990, a depuis lors observé un moratoire sur la construction de nouvelles centrales. Le passage en force de M. Berlusconi est malheureusement classique, dès lors qu’il s’agit des intérêts de l’industrie nucléaire. Rappelons que les citoyens français, quant à eux, n’ont jamais été consultés par voie électorale au sujet du nucléaire.

L’accord passé entre M. Sarkozy et M. Berlusconi concerne notamment la construction de 4 réacteurs EPR. Il est douteux que ces réacteurs soient construits un jour : toujours en construction en Finlande, le premier EPR accuse déjà plus de 3 ans de retard et 3 milliards d’euros de surcoût, à la charge des contribuables français.

Le nucléaire n’est pas économiquement compétitif. Le prix du kilowattheure nucléaire est délibérément minimisé pour assurer la survie d’une industrie énergétique obsolète. Alors qu’EDF affichait un prix de revient du MWh atomique actuel à 36 €, l'industriel vient de rehausser son estimation à 40 €/MWh [2] … tout simplement parce que la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité) l'oblige à céder une part de sa production d’électricité à prix coûtant à ses concurrents.

Le 25 mars 2010, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et l’Agence Nucléaire de l’OCDE elles-mêmes ont publié un rapport qui enfonce le réacteur EPR. En effet, même en sous-estimant largement certains coûts et en faisant l’impasse sur d’autres, elles soulignent que l’électricité produite par l’EPR pourrait être bien plus chère que prévu. Selon Les Echos, l’explosion des coûts de l’EPR pourrait faire passer le prix de production de l’électricité à 55 €/MWh [3]. Et le rapport de l’AIE prévoit une fourchette de prix de production encore plus haute, de 42 à 69 €/MWh [4] !

En matière d’emploi également, le nucléaire est complètement à la traîne. A investissement égal, les économies d’énergie et les énergies renouvelables créent 15 fois plus d’emplois que le nucléaire ! [5]

Pour affronter la crise économique aussi bien que les enjeux écologiques, la seule politique énergétique pertinente sera fondée sur le développement des énergies renouvelables et la maîtrise des consommations électriques. Le nucléaire empêche la mise en place d'une telle politique. Il est donc urgent que les dirigeants français et italiens renoncent à cette technologie dangereuse, inefficace et trop coûteuse.

Contacts presse :

Marc Saint-Aroman, 05 61 35 11 06
Xavier Rabilloud, 04 78 28 29 22


Notes :

[1] http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=BNW100412_00005912&numligne=0&date=100412 (http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=BNW100412_00005912&numligne=0&date=100412)

[2] Les Echos, "La réforme du marché de l'électricité favorable à EDF", 22 mars 2010, http://www.lesechos.fr/info/energie/020429444236.htm (http://www.lesechos.fr/info/energie/020429444236.htm)

[3] Les Echos, "Marchés de l’électricité : EDF fait un geste pour la concurrence", 22 octobre 2009

[4] Costs of Generating Electricity, International Energy Agency and Nuclear Energy Agency, édition 2010 (rapport publié le 25 mars 2010). Voir en particulier le tableau 3.7.a, p. 61. Ces coûts sont calculés pour une durée d’exploitation de 60 ans, aussi hypothétique que dangereuse (aucun réacteur n’a encore atteint cet âge avancé, et les « trentenaires » comme Fessenheim et Tricastin montrent déjà de sérieux signes de fatigue).Voir : http://www.iea.org/press/pressdetail.asp?PRESS_REL_ID=298 (http://www.iea.org/press/pressdetail.asp?PRESS_REL_ID=298)

[5] Les Sept Vents du Cotentin, "Un courant alternatif pour le Grand Ouest – Quelles alternatives au réacteur EPR ?", 2006, http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&soussousmenu=courant-alternatif&page=index (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&soussousmenu=courant-alternatif&page=index)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 25 avril 2010 à 22:54:38
Chernobyl Day, coordonné par le Réseau "Sortir du nucléaire"

 " Plus de 210 actions prévues en France et dans 16 pays, du 24 au 26 avril 2010> Voir les actions
Le réacteur de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986. Chaque année, le Chernobyl Day met en lumière la catastrophe sanitaire toujours actuelle en Biélorussie, et soutient les milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’Histoire. Le Chernobyl Day 2010 se prolongera exceptionnellement, du 27 avril au 7 mai, en particulier à Paris, avec des actions contre le nucléaire militaire
"

http://chernobyl-day.org/ (http://chernobyl-day.org/)
Titre: Cernobyl et les monopôles magnétiques leptoniques
Posté par: là et demain le 25 avril 2010 à 23:22:36
Avez-vous entendu parler de cette hypothèse fort peu connue selon laquelle la fusion incontrôlée du RBMK de Cernobyl aurait eu pour origine l'émission de particules dont l'existence n'est pas prouvée est que l'on nomme "monopôles magnétiques leptoniques" ?
En effet, l'explosion n'a jamais eu lieu dans le cœur du réacteur, mais à côté au niveau du circuit caloporteur. Or rien n'a jamais pu expliquer comment cette explosion a pu endommager le cœur qui était situé plus loin, et l'endommager au point qu'il s'emballe et fonde...sauf l'existence de telles particules émises lors de l'explosion, et qui auraient assuré le lien.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 25 avril 2010 à 23:32:13
 ... Ha ben non alors !!
 Jamais entendu parler de ce bidule là !

 C'est (encore plus ) grave ?  :-[
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: là et demain le 26 avril 2010 à 10:42:28
J'ai entendu ça hier après-midi vers 16h sur France 5, au cours d'une émission enquête sur Cernobyl, appelée "Les détectives de l'histoire".
J'avoue que j'ai été moi-même très étonné.
http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Demandez-le-programme/LE-MAG/LE-MAG-N-47/articles/p-1063-Les-Detectives-de-l-histoire-Tchernobyl-qui-est-co.htm (http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Demandez-le-programme/LE-MAG/LE-MAG-N-47/articles/p-1063-Les-Detectives-de-l-histoire-Tchernobyl-qui-est-co.htm)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 16 mai 2010 à 20:56:36
28 avril 2010 : Blocage de l’Elysée par des antinucléaires :

Des antinucléaires ont bloqué la porte principale de l’Elysée pendant 30 minutes ce mercredi 28 avril 2010 à 10h30. Parmi les 15 activistes, 10 ont été arrêtés par les forces de l’ordre, dont un homme de 78 ans. Cette action était destinée à mettre symboliquement en arrestation le locataire de l’Elysée.


http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/jeune-action-pour-l-abolition-des/article/photos-du-blocage-de-l-elysee-par (http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/jeune-action-pour-l-abolition-des/article/photos-du-blocage-de-l-elysee-par)

 (Photos & vidéo sur la page)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 26 juin 2010 à 14:25:48
 " Convocation par la DST : le Réseau "Sortir du nucléaire" refuse l'arbitraire

Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 879 associations
agréée pour la protection de l'environnement

Communiqué de presse du 16 juin 2010

La Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a convoqué aujourd'hui au Ministère de l'Intérieur le directeur et les deux webmestres du Réseau "Sortir du nucléaire".

Le motif de cette convocation leur a été précisé par téléphone : depuis 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition en ligne des documents "confidentiel défense" qui révèlent que le futur réacteur EPR ne résisterait pas au crash d’un avion de ligne1.

Quel nouvel élément la DST cherche-t-elle à obtenir ? Les défauts de sûreté de l'EPR et ses surcoûts sont de notoriété publique. La révélation des informations "confidentiel défense" par le Réseau "Sortir du nucléaire" a déjà donné lieu à une procédure judiciaire ; elle a été classée sans suite en juin 2009. Au contraire, dans cette affaire, ce serait plutôt à l’État de fournir des informations : malgré des demandes répétées, et contrairement à ce que prévoit la loi, l'avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" n’a toujours pas eu accès au dossier pénal !

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", cette convocation est une pure mesure d’intimidation. À quelques jours de l'Assemblée Générale du Réseau "Sortir du nucléaire", l'État tente à nouveau de déstabiliser le mouvement antinucléaire en faisant pression sur des salariés militants.

C’est en toute légitimité que les trois personnes convoquées ont décidé de ne pas se rendre à cette convocation arbitraire. Elles savent qu'elles peuvent être arrêtées à tout moment et emmenées par la force. Il n'est pas question de céder devant un État qui prêche la transparence, mais classe "secret défense" ou "confidentiel défense" tout ce qui concerne le nucléaire, civil ou militaire.

Si ces arrestations devaient avoir lieu, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle tous les antinucléaires, et toutes les personnes attachées au respect des libertés fondamentales, à manifester leur solidarité et leur indignation.


Contacts presse :

        Daniel Roussée – 06 61 97 83 28
        Antoine Limouzin - 06 40 28 32 12
        Maître Busson - 06 72 12 72 47




1 - En réalité, aucun des 58 réacteurs nucléaires français déjà en fonctionnement ne résisterait au crash d'un avion de ligne. Les documents "confidentiel défense" peuvent être téléchargés ici :

 http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr-confidentiel&page=index (http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr-confidentiel&page=index)
  "
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 07 juillet 2010 à 13:30:00
Rencontres d’été du Réseau "Sortir du nucléaire"

Du 11 au 18 août
Lieu : Joigny (89)
Dernière modification : jeudi 3 juin 2010

Retrouvez toutes les informations sur les rencontres d’été (programme, informations pratiques, covoiturage, compte rendu au jour le jour) sur notre blog :

http://groupes.sortirdunucleaire.or (http://groupes.sortirdunucleaire.or)...

Comme chaque année, des Rencontres d’été sont organisées dans le but de :

 Se rencontrer, échanger, partager, se relaxer, s’amuser, s’exercer, se former et s’activer.
 Continuer de casser les grands tabous du nucléaire civil et militaire français
 Explorer les alternatives et ainsi…
 Travailler pour un monde plus acceptable et vivable ; ou tout simplement plus respectueux du vivant.

LIEU : A Bois Aux Coeures à Joigny. Nous sommes accueillis par le groupe Sortir du nucléaire 89.


http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/bourgogne/article/rencontres-d-ete-du-reseau-sortir-1721?date=2010-08 (http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/bourgogne/article/rencontres-d-ete-du-reseau-sortir-1721?date=2010-08)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 septembre 2010 à 16:45:22
Allemagne : la sortie du nucléaire s'éloigne, la démocratie et la sûreté reculent.

Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 883 associations agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué de presse du 7 septembre 2010

L'Allemagne, qui avait voté en 2001 la sortie définitive du nucléaire, prolongera finalement l'exploitation de ses centrales. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette décision antidémocratique, dangereuse et rétrograde.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'une centrale vieillissante est de plus en plus dangereuse. Prolonger l'exploitation d'un réacteur, c'est davantage de risques et davantage de déchets radioactifs, pour lesquels il n'existe aucune gestion satisfaisante au niveau mondial. Le choix allemand nuit gravement au développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie. C'est un diktat des gros industriels, qui bafoue l'avis de 65 % de la population. Souvenez-vous, en avril 2010, de la chaîne humaine de 120 000 antinucléaires contre cette prolongation. En Allemagne comme en France, les profits de grands groupes privés valent-ils plus que l'avis des citoyens ?


En 2009, face à la pression des industriels (E.On, ENBW, RWE, Vattenfalls), plus de 50 000 Allemands étaient dans la rue pour demander une sortie définitive du nucléaire. Les plus vieilles centrales allemandes, comme celle de Krümmel, multiplient déjà les pannes et les arrêts d'urgence [1] ; et pourtant, il est prévu de les maintenir en fonctionnement de 8 à 14 ans supplémentaires. Pour les déchets radioactifs allemands, la mine de sel d'Asse, autrefois présentée comme un site de stockage modèle, est maintenant submergée par des infiltrations d'eau, à tel point que les fûts radioactifs, déjà corrodés, vont devoir en être retirés. En l'absence de solution pour le stockage des déchets en Allemagne, la prolongation de la durée de vie des centrales est tout simplement anticonstitutionnelle [2].

En 2009, dans une lettre ouverte, l'agence allemande pour les énergies renouvelables a montré que le maintien du nucléaire freine le développement des énergies renouvelables. Pourtant, de nombreux territoires allemands pourraient déjà être autonomes en énergie [3]; même une grande ville comme Munich pourrait s'acheminer vers un approvisionnement faiblement carboné et sans nucléaire [4].

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'associe aux protestations des citoyens allemands, et soutient la grande manifestation du 18 septembre à Berlin pour une sortie définitive du nucléaire.



Contacts presse : Charlotte Mijeon 06 75 36 20 20 - François Mativet 06 03 92 20 13


Davantage d'informations sur ce sujet : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Allemagne.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Allemagne.html)


Ligne presse permanente : 06 40 28 32 12



[1]http://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/0,1518,634339,00.html
[2] Dr. Cornelia Ziehm, Deutsche Umwelthilfe, janvier 2010. Ohne Endlager keine Laufzeitverlängerung - Zur Rechts- und Verfassungswidrigkeit einer Laufzeitverlängerung
[3]http://www.deenet.org/100­EE­Regionen.1023.0.html
[4] Wuppertal Institut für Klima, Umwelt, Energie, 2009. Sustainable Urban Infrastructure - Ausgabe München - Wege in eine CO2-freie Zukunft




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Ligne presse permanente : 06 40 28 32 12

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 883 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)

Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 septembre 2010 à 19:11:14
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)
recrute un ou une :

COORDINATEUR OU COORDINATRICE GÉNÉRAL-E ADJOINT-E

Date limite de réponse : vendredi 24 septembre 2010
Merci de rediffuser cette annonce à toute personne susceptible d'être intéressée

Le Réseau "Sortir du nucléaire", association loi 1901, est une fédération de 880 associations. Le Réseau est administré par un Conseil d’administration bénévole, constitué de 9 titulaires et 9 suppléants élus par son Assemblée générale. Le Réseau emploie 13 salarié-e-s.

L’activité du Réseau se décline en missions nombreuses et variées : organisation d'actions et de campagnes d’information, édition et diffusion d’une revue trimestrielle et de diverses publications, communication en direction des médias et du grand public, veille informationnelle et réaction à l’actualité, lien avec et coordination entre associations et militants, actions en justice, relations avec les associations antinucléaires étrangères, …

Le coordinateur général et le coordinateur général adjoint sont garants de la mise en œuvre des orientations décidées par l’Assemblée générale et le Conseil d’administration. Attachés à développer et promouvoir une vision transversale et prospective de l'action du Réseau, ils veillent à la coordination et à la cohérence de ses différents projets et activités.

Travaillant en collaboration étroite, le coordinateur général et le coordinateur général adjoint se concertent régulièrement pour se répartir missions et responsabilités. Cette collaboration est à envisager explicitement dans la perspective d'une véritable co-direction.

Les missions :

- Aide à la coordination générale du travail et de la vie de la structure (vision globale, suivi quotidien du travail avec le Conseil d’administration, supervision de nombreuses commissions, suivi des projets et du calendrier général, évaluation de la faisabilité des projets, préparation des Assemblées générales…)

- Aide à la direction administrative (organisation et animation de réunions, comptes rendus, dossiers administratifs divers…)

- Préparation de notes, synthèses et analyses aidant le Conseil d'administration et les différentes commissions à prendre des décisions informées (prospective, évaluation de projets, ...) ; participation à la réflexion stratégique

- Aide à la gestion des ressources humaines (organisation et suivi du travail de 13 salariés)

- Gestion et amélioration des outils de travail et amélioration des procédures

- Aide au suivi de la gestion financière (budget annuel de 1,2 million d’euros), recherche de nouveaux financements

- Remplace le coordinateur général dans ses missions lorsqu'il est absent

Le profil recherché :

- Réel intérêt pour la lutte antinucléaire et connaissance du Réseau "Sortir du nucléaire"

- Expérience professionnelle exigée en coordination et gestion d'équipe et de projets

- Expérience bénévole ou professionnelle dans le secteur associatif exigée

- Fortes aptitudes relationnelles et expression orale aisée

- Bonnes capacités d’organisation et de travail en équipe

- Sens des responsabilités, autonomie, fiabilité, rigueur intellectuelle et esprit d'initiative

- Adaptabilité, réactivité, gestion du stress

- Bonnes capacités rédactionnelles

- Familiarité avec les outils informatiques (utilisation quotidienne des mails et d’internet Word, Excel, Power Point... ; utilisation quotidienne et gestion de l’intranet de l’association)

- Connaissance des problématiques du nucléaire et des alternatives énergétiques

- Bonnes capacités de défrichage et d’apprentissage face à des problématiques insuffisamment connues

- Maîtrise de l’anglais (écrit et parlé)

- Des connaissances en droit du travail et en droit des associations seraient un plus.

Le poste est à pourvoir à compter du 2 novembre 2010.

Ce poste à plein temps sera basé au siège de l'association au 9 rue Dumenge, 69004 Lyon.

Durée de travail : 35 h de travail hebdomadaire + forfait cadre.

Travail ponctuel en soirée et week-end dans le cadre d’une collaboration étroite avec les administrateurs bénévoles et des militants.

Salaire : environ 2 200 € brut + avantages sociaux (tickets restaurant, participation à 50 % de votre mutuelle, épargne pour retraite complémentaire, prise en charge de 50 % des frais de transport en commun…)

Envoyez votre candidature (lettre de motivation, CV, photo), uniquement par mail, dans un seul document au format PDF exclusivement, d’ici le 24 septembre 2010 au plus tard, à :
recrutement@sortirdunucleaire.fr

Indiquer impérativement comme sujet de votre mail :
Recrutement coordinateur général adjoint

Merci beaucoup pour votre éventuelle candidature.

Le Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 09 septembre 2010 à 18:12:58
Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 883 associations agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué de presse du 9 septembre 2010

Missile nucléaire M51 : la France bafoue le droit international

Mercredi 8 septembre, la justice a examiné l'affaire des opposants au M51, le nouveau missile nucléaire d'attaque français. La justice reproche à sept activistes d'avoir occupé illégalement un radar au Centre d'Essai de Lancement de Missile (CELM) de Biscarrosse (Landes), le 1er décembre 2009, dans le cadre d'une inspection citoyenne. Chacun risque une amende de 150 euros.

Depuis 2006, les inspecteurs citoyens du collectif "Non au missile M51" tentent d'empêcher ces tirs d'essai en intervenant sur place, ou en perturbant le fonctionnement des instruments de mesure du CELM par des lâchers de ballons "métallisés". Pour Cédric Lucas, administrateur du Réseau "Sortir du nucléaire", « c'est incroyable d'entendre le Procureur réclamer 150 euros d'amende, alors que c'est l'État qui, le premier, ne respecte pas le droit. Les opposants au M51 agissent pacifiquement, à visage découvert, pour que la France applique enfin le droit international. Notre pays a signé le Traité de Non Prolifération nucléaire, qui nous engage dans la voie du désarmement nucléaire. C'est absolument scandaleux de voir que l'armée développe quand même un nouveau missile nucléaire. L'atome bafoue encore la démocratie. Le gouvernement dit que les caisses sont vides pour les retraites, l'hôpital ou l'école, mais l'armée française gaspille des millions d'euros avec le nucléaire. Nous ne voulons pas être complices d'un nouvel Hiroshima. »

Le Réseau "Sortir du nucléaire" soutient les actions non-violentes des opposants au missile M51, et appelle à les soutenir au tribunal le 3 novembre, jour du délibéré. Il rappelle que nucléaire militaire et nucléaire civil sont absolument indissociables. La France atomique reste une exception mondiale. D'autres pays de l'Union Européenne nous montrent la seule voie raisonnable : la sortie définitive du nucléaire, civil comme militaire.



Contact presse : Cédric Lucas

Davantage d'informations sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 10 septembre 2010 à 12:34:21
Allemagne : la sortie du nucléaire s'éloigne, la démocratie et la sûreté reculent.

Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 883 associations agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué de presse du 7 septembre 2010

L'Allemagne, qui avait voté en 2001 la sortie définitive du nucléaire, prolongera finalement l'exploitation de ses centrales. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette décision antidémocratique, dangereuse et rétrograde.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'une centrale vieillissante est de plus en plus dangereuse. Prolonger l'exploitation d'un réacteur, c'est davantage de risques et davantage de déchets radioactifs, pour lesquels il n'existe aucune gestion satisfaisante au niveau mondial. Le choix allemand nuit gravement au développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie. C'est un diktat des gros industriels, qui bafoue l'avis de 65 % de la population. Souvenez-vous, en avril 2010, de la chaîne humaine de 120 000 antinucléaires contre cette prolongation. En Allemagne comme en France, les profits de grands groupes privés valent-ils plus que l'avis des citoyens ?


En 2009, face à la pression des industriels (E.On, ENBW, RWE, Vattenfalls), plus de 50 000 Allemands étaient dans la rue pour demander une sortie définitive du nucléaire. Les plus vieilles centrales allemandes, comme celle de Krümmel, multiplient déjà les pannes et les arrêts d'urgence [1] ; et pourtant, il est prévu de les maintenir en fonctionnement de 8 à 14 ans supplémentaires. Pour les déchets radioactifs allemands, la mine de sel d'Asse, autrefois présentée comme un site de stockage modèle, est maintenant submergée par des infiltrations d'eau, à tel point que les fûts radioactifs, déjà corrodés, vont devoir en être retirés. En l'absence de solution pour le stockage des déchets en Allemagne, la prolongation de la durée de vie des centrales est tout simplement anticonstitutionnelle [2].

En 2009, dans une lettre ouverte, l'agence allemande pour les énergies renouvelables a montré que le maintien du nucléaire freine le développement des énergies renouvelables. Pourtant, de nombreux territoires allemands pourraient déjà être autonomes en énergie [3]; même une grande ville comme Munich pourrait s'acheminer vers un approvisionnement faiblement carboné et sans nucléaire [4].

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'associe aux protestations des citoyens allemands, et soutient la grande manifestation du 18 septembre à Berlin pour une sortie définitive du nucléaire.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 17 septembre 2010 à 16:38:01
Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 883 associations agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué de presse du 17 septembre 2010

Français, Allemands et Luxembourgeois demandent la fermeture de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle)

Le 18 septembre 2010, un rassemblement transfrontalier réunira Allemands, Français et Luxembourgeois sur le Pont de Schengen (Perl), pour demander la fermeture de la centrale nucléaire de Cattenom et la sortie du nucléaire. Des personnalités des trois pays rappelleront les risques croissants que Cattenom fait peser sur l'environnement et la démocratie, tandis qu'un Touareg évoquera la face cachée de l'uranium. Aux côtés des organisations allemandes et luxembourgeoises, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à une forte présence.

Ce printemps, le Réseau "Sortir du nucléaire" a alerté sur plusieurs incidents inquiétants survenus à la centrale de Cattenom : déformation de barres de combustible, fuite d'hydrogène, inondations dans la salle des machines... Cette série noire est la conséquence de la course à la productivité imposée par EDF : introduction de combustibles plus irradiés, qui usent plus vite les équipements (et génèrent plus de rejets radioactifs dans l'environnement), accélération de la cadence pour les sous-traitants, qui disposent de toujours moins de temps pour effectuer les opérations de maintenance... Ces derniers sont d'ailleurs en grève depuis plusieurs mois pour dénoncer le mépris dont ils font l'objet.

Dans une lettre ouverte à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, envoyée en avril dernier et signée par trois autres associations, le Réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé un manque flagrant de transparence : ces incidents inquiétants n'ont pas été publiés sur le site web de l'ASN. La censure semble également prévaloir sur place : les journaux locaux, qui relaient largement la communication promotionnelle de Cattenom, restent muets. Est-il normal que les problèmes d'un site nucléaire français ne soient connus que par les médias allemands et luxembourgeois ? Les centrales françaises ayant été construites en série, on peut malheureusement en conclure que des avaries similaires se produisent ailleurs en France et restent inconnues.

Si un problème survenait à Cattenom, c'est toute une Eurorégion densément peuplée (et déjà menacée par un projet de poubelle nucléaire à Bure) qui serait touchée. Le Luxembourg voisin, qui n'a jamais souhaité s'engager dans le nucléaire, n'a pas à faire les frais de la politique énergétique française.. Tout comme les Allemands, majoritairement opposés au recours à l'atome et déjà confrontés à une décision antidémocratique de prolongation de la durée de vie de leurs centrales.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: lcarl le 19 septembre 2010 à 13:31:15
Quelques questions:
- Combien d'energie la centrale de Cattenom produit-elle par an?
- Si on la fermait demain comment, par quoi et pour combien remplacerait-on cette energie?
- Y-a-t-il seulement des projets dans les tuyaux, notamment chez nos amis qui veulent toujours tout fermer sans proposer d'alternatives?
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 21 septembre 2010 à 17:05:37
Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 883 associations agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué de presse du 21 septembre 2010

Otages du Niger : le vrai prix de l'électricité nucléaire

Depuis le 16 septembre, aucune nouvelle des salariés enlevés au Niger. On parle d’AQMI, d’Al Quaïda, mais pas un mot sur les revendications des habitants du désert. Jamais n'est évoqué le contexte géographique, économique et humain d'une région qui produit l'uranium utilisé dans le tiers des centrales nucléaires françaises.

Les ressources mondiales en uranium sont limitées, réparties entre une dizaine de pays, dont le Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde. Selon l’ONU et la FAO, 47% des Nigériens sont en situation d’insécurité alimentaire (dont 86% des agriculteurs).


Cet uranium profite à AREVA, mais il nuit aux Nigériens : en quelques années, deux mines d’uranium et 130 permis de recherche minière ont spolié les habitants et les terres agro-pastorales voisines. À cause de l'extraction de l'uranium, on assiste à une destruction de la flore et la faune, à une contamination de l’air par les poussières et les gaz radioactifs, et à une très importante contamination de l’eau, accompagnée de l’épuisement de deux grandes nappes fossiles, à hauteur de 70% de leurs réserves. Les mineurs nigériens travaillent dans des conditions épouvantables pour leur santé. La population locale est malade de la radioactivité. Voilà le vrai prix de l'électricité nucléaire, payé ici par les seuls Nigériens.



La facilité avec laquelle s'est opéré l'enlèvement des salariés d'AREVA et de Vinci pose de nombreuses questions... La France envoie sur place une importante assistance militaire, alors que d'autres enlèvements dans la région, sans liens avec AREVA, avaient laissé le gouvernement français quasiment indifférent.

Cet événement dramatique, qui plonge des familles dans l’angoisse, doit aussi nous rappeler la dépendance énergétique de la France. La production d'EDF SA nécessite de l'uranium en provenance de pays instables et dangereux comme le Niger. Cet épisode met en lumière le néocolonialisme français, cette "Françafrique" qui génère de nouveaux conflits, pille les ressources naturelles, détruit l'environnement, met en péril les populations autochtones, mais aussi les employés d’entreprises comme AREVA ou Vinci.



Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à la France de prendre en compte la crise humanitaire et écologique liée aux mines d'uranium, au Niger et ailleurs. S'il fallait répercuter le coût de cette crise sur le prix du Kilowattheure, ce serait la fin du mythe de l'électricité nucléaire "bon marché". L'avenir n'est pas au nucléaire, mais aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables.


Contact presse : Jean-Pierre Minne

Plus d'informations : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/uranium.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/uranium.html)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Imagine le 21 septembre 2010 à 18:44:12
(http://www.france-info.com/IMG/jpg/nucleaire-ok.jpg)
(http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L425xH373/carriere_uranium_niger-9dbe9.jpg)
(http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090505123642.jpg)
(http://www.bastamag.net/IMG/jpg/Image_3.jpg)
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Imagine le 21 septembre 2010 à 18:45:10
mines d'uranium au Niger (http://www.youtube.com/watch?v=IQ2npiFt-3g#)
Mines d'uranium au Niger - 2 (http://www.youtube.com/watch?v=8Alhf5rCifU#)
Titre: Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: lcarl le 27 septembre 2010 à 06:34:43
Quelques questions:
- Combien d'energie la centrale de Cattenom produit-elle par an?
- Si on la fermait demain comment, par quoi et pour combien remplacerait-on cette energie?
- Y-a-t-il seulement des projets dans les tuyaux, notamment chez nos amis qui veulent toujours tout fermer sans proposer d'alternatives?
Merci MAT de ne pas me repondre au moins ca me fait m'interesser de plus pres a un autre sujet.
- La centrale de Cattenom est la 7eme centrale du Monde en energie installee et la deuxieme de France derriere celle de Graveline. Elle a produit en 2009 8% de la production d'electricite en France.
Donc c'est une tres grosse centrale.
La centrale produit 34 TWh par An ce qui coute approximativement 1.5 million d'Euros par an.
Donc je repose ma question: Peut-on produire 34 TWh par An pour 1.5 million d'Euros.
Merci de me repondre pour ceux qui savent.
Cet article est excellent et donne une tres bonne idee de beacoup de choses et surtout du pourquoi de la hausse des prix.
http://energie.lexpansion.com/prospective/tarif-de-l-electricite-edf-poule-aux-ufs-d-or-_a-34-4748.html (http://energie.lexpansion.com/prospective/tarif-de-l-electricite-edf-poule-aux-ufs-d-or-_a-34-4748.html)
Je ms suis appuye dessus pour calculer le prix de l'electricite de meme que je me suis appuye sur l'article de wiki sur Cattenom
http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Cattenom (http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Cattenom)
PRISE D'OTAGES
Que c'est bon de se refaire une sante militante sur le dos de gens pris en otage.
Le premier probleme est celui de la repartition des richesses issues de l'exploitation de ressources naturelles ce probleme se pose dans TOUS les pays du monde et avec acuite dans les pays les moins developpes et les moins democratiques.
Le second probleme est geopolitique l'Afrique et ses richesses sont depuis lomgtemps un terrin d'affrontement pour les pays les plus riches et les plus gourmants em richesses naturelles: les anciennes puissances coloniales toujours presentes par un moyen ou par un autre, plus politiques et discret avec le Commomwealth pour le Royaume-Uni, et de facon plus visible pour la France avec ses militaires et son reseau diplomatique. Les Etats-Unis se sont invites dans la partie en entrant par le Liberia pays fondes par des anciens esclaves noirs et qui ont garde et entretenu d'excellentes relation avec Washington. La Chine a fait une entree remarquee sur ce continentdont les richesses facilement accessibles excitent ses appetits ou l'a conduit sa place de 1ere usine du monde.
Ces pays sont donc enngages dans une lutte de tous les instants pour garder leur place ou prendre celle des autres.
L'utilisation de groupes extremistes dont on ne sait jamais qui ils sont vraiment et qui les manipule fait parti du jeu.
Mais vous aussi Mesdames et Messieurs les anti-nucleaires demandez-vous pour qui vous roulez. 
Titre: Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 03 octobre 2010 à 10:15:07
Quelques questions:
- Combien d'energie la centrale de Cattenom produit-elle par an?
- Si on la fermait demain comment, par quoi et pour combien remplacerait-on cette energie?
- Y-a-t-il seulement des projets dans les tuyaux, notamment chez nos amis qui veulent toujours tout fermer sans proposer d'alternatives?

  "Questions pour questions":

 Combien de Kilowatts sont dilapidés chaque nuits pour illuminer des zones industrielles désertes, des autoroutes avec 10 voitures/heures, des villes dont les habitants sont tous confortablement installés "dans les bras de Morphée", etc, etc. (Sans compter le gaspillage absurde que constituent les lampadaires mal réglés, mal dirigés, qui semblent implantés là, pour éclairer la voûte céleste... ).

 Les premiers projets "alternatifs" proposés par les "jamais contents" "qui veulent toujours tout fermer", ont toujours consisté en des réductions drastiques de consommation, par l'adoption de modes de vie plus proches de notre Terre-Mére. Cela bien-sûr, ne pouvant débuter que par une prise de conscience  et donc par un travail d'information sur les enjeux.

 Il est certain que si l'on part du postulat, qu'il nous faille dépenser "34 TWh par An pour 1.5 million d'Euros" (citation Icarl) - sans aucunement évoquer les multiples "inconvénients" (Euphémisme...), inhérents à la Production d'Energie d'Origine Nucléaire, il est aisé de faire passer les "Alternatifs" pour de "Gentils Zozos"....

 Mais réjouissons-nous donc - après avoir eu la Joie d'expérimenter, Tchernobyl et "Deep Water" - le Progrés progresse sans cesse, et voilà qu'apparaissent les Centrales Nucléaires Flottantes (On se demande comment nous avions pû survivre jusqu'à présent sans cela...).

"Lancement de la première centrale nucléaire flottante:

Fin juin, la première centrale nucléaire flottante du monde a pris la mer depuis St-Pétersbourg, en Russie. Dénommée "Akadmik Lomonosov", l'unité mise à l'eau devrait entrer en service d'ici avril 2012 selon les prévisions de Rosatom, l'agence fédérale de l'énergie atomique russe. Destinée à être installée dans la péninsule du Kamtchatka dans l'océan Pacifique, au large de la ville de Vilyuchinsk, cette centrale nucléaire flottante doit faire une halte préliminaire à Mourmansk pour "faire le plein" d'uranium.
Lancement de l'Akademik Lomonosov - Actuellement, on compte une soixantaine de centrales flottantes de production d'électricité, à l'échelle planétaire, mais aucune nucléaire.
Grâce à ses 2 réacteurs, cette centrale devrait délivrer une puissance électrique de 70 MW (à comparer aux 1 600 MW de l'EPR français, non flottant). Si cette puissance et l'aptitude à dessaler l'eau de mer n'ont pas changé par rapport au projet présenté début 2008, les dimensions de la barge accueillant les installations nucléaires ont apparemment été revues à la baisse, avec une longueur de 144 m pour une largeur de 30 m.
D'une durée de vie estimée à 38 ans, la centrale devrait connaître trois cycles de fonctionnement de 12 ans entrecoupés de deux phases de maintenance/rechargement en uranium. Durant les périodes de production, le combustible nucléaire usagé sera stocké sur l'Akadmik Lomonosov, dans des conteneurs spécifiques pour éviter tout risque de contamination. "

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4408 (http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4408)
Titre: Re : Re : Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: lcarl le 03 octobre 2010 à 14:36:08
Combien de Kilowatts sont dilapidés chaque nuits?
Le gaspillage et comment le reduire? Ca c'est un excellent sujet sur lequel je te rejoins. Apprendre a ses enfants a eteindre la lumiere dans la chambre et ce genre de petits details qui accumules font une grande difference a long terme. Je te rejoins sur ce point. Mais il n'est pas question non plus de vivre avec des lampes a petrole ou de se deplacer dans des carrioles tirees par des chevaux.
Citer
Il est certain que si l'on part du postulat, qu'il nous faille dépenser "34 TWh par An pour 1.5 million d'Euros...
On ne part pas de ce postulat. Je demande juste comment on remplace ce que l'on veut supprimer. Il ne suffit pas d'arriver avec ses ciseaux pour tout couper-ce que n'importeb qui peut faire, il faut aussi proposer des solutions realistes et honorables pour tous! Sinon effectivement on passe, au mieux, pour un gentil zozo.
Citer
Tchernobyl et "Deep Water".
Il y a eu des accidents nucleaires. Sans aucun doute. La question est de savoir pourquoi? Peut-on construire un nucleaire plus sur?
La question la plus aigue a mon sens est plutot la maitrise et la main mise des multinationales sur l'energie, et l'exercice d'un controle et d'un racket sur les individus.
Ce qui de fait interdit toutes les initiatives alternatives- solaire, air comprime, magnetique, qui seraient une vraie solution plutot que la reduction drastique qui conduirait a une involution encore plus dramatique du monde.
Regarde les Mormons qui sont pour moi les gens les plus conscients ecologiquement, meme si c'est sans le vouloir, des Monsieur Jourdain de l'ecologie, ils n'ont pas evolue depuis 200 ans! Si c'est ce que tu veux....
Il y a des idees communes ou les gens peuvent se retrouver mais l'intransigeance et un radicalisme irresponsable evite cela.
Les ennemis des hommes ne sont pas les autres hommes mais ceux qui les tiennent en esclavage par toutes sortes de moyens. Dont l'energie.
Bien a toi Mille-Feuilles et auplaisir de te lire et de se rejoindre sur cette question qui doit rassembler et non pas diviser.
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 07 octobre 2010 à 16:50:05
Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 876 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse du 7 octobre 2010

L'énergie nucléaire enterrée par ses déchets !

Henri Proglio, PDG d'EDF SA, a visité le 30 septembre 2010 le site pressenti pour l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse). À cette occasion, il s'est inquiété du coût de ce projet, qui a plus que doublé en 8 ans. Estimé initialement à 15 milliards d'euros par l'Andra en 2002, il pourrait revenir finalement à 35 milliards d'euros.

Une facture exorbitante

Les associations du Réseau "Sortir du nucléaire" dénoncent depuis de nombreuses années l'impossible gestion des déchets radioactifs, véritable "talon d'Achille" du nucléaire. Cette question est enfin abordée sous l'angle économique. Alors que la France, partout dans le monde, fait la promotion d'une énergie nucléaire officiellement "propre et bon marché", la réalité pourrait bien démentir ce discours.

L'enfouissement des déchets les plus dangereux (type HMAVL*) à 500 mètres de profondeur coûterait 35 milliards d'euros à lui tout seul.

Mais il faudra y ajouter :

- le coût de l'enfouissement des déchets type FAVL, à 200 mètres de profondeur (projet en attente) **

- le coût des déchets à vie courte (types TFA et FAVC), actuellement répartis sur trois sites : Morvillers, Soulaines Dhuys et La Hague.

- le coût sanitaire des rejets permanents de radioactivité par l'industrie nucléaire

- le coût du futur démantèlement des installations nucléaires (centrales, centres de recherche, etc.)

- le coût des activités connexes telles les transports de matières radioactives

Une quarantaine d'années de production nucléaire génère des problèmes pour des centaines de milliers d'années, et des surcoûts délirants dès aujourd'hui.
Pour le réseau "Sortir du nucléaire", la filière électro-nucléaire est dans l'impasse : il faut en sortir au plus vite !

L'enfouissement social

Par ailleurs, des divergences se font jour entre l'Andra, agence publique chargée de l'enfouissement des déchets, et EDF SA (qui produit les déchets et paie leur enfouissement à hauteur de 80 %). Ce conflit ne masque-t-il pas l'impuissance technologique et le manque de certitude sur le sort de ces déchets ?

EDF SA raisonne avant tout en termes économiques et voudrait reprendre la main sur le projet de Bure. L'Andra met en avant une pseudo "sûreté" : les surcoûts seraient en partie liés au principe de "réversibilité", censé permettre de récupérer les déchets enfouis.

François-Michel Gonnot, président du conseil d'administration de l'Andra, a déclaré à l'AFP : « on ne pourra pas donner le sentiment de chercher des économies à tout prix. La sûreté conditionne l'acceptabilité de la population. (...) Il n'y aura pas de solution à la gestion des déchets s'il n'y a pas d'acceptation des populations ».

La "réversibilité" impacte peut-être financièrement la phase de construction/remplissage du site. Mais cela ne veut en aucun cas dire que l'on pourra récupérer les colis de déchets au-delà de la phase d'exploitation du site (100 ans environ). Il s'agit d'un leurre social, censé aplanir les doutes d'une société toute entière, et rendre l'enfouissement socialement acceptable, alors que c'est bien un stockage définitif qui est projeté.

Aujourd'hui des milliers de tonnes de déchets radioactifs sont déjà en attente, et le Réseau "Sortir du nucléaire" demande :

- l'arrêt de la production nucléaire dans les meilleurs délais, et un débat national sur les choix énergétiques

- une évaluation juste, complète et précise de la facture de gestion des déchets nucléaires, et de son impact sur le coût de l'électricité produite par la filière nucléaire

- l'arrêt de tout projet d'enfouissement


Contact presse : Corinne François
Davantage d'informations sur les déchets nucléaires : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/dechets-nucleaires-le-casse-tete.html (http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/dechets-nucleaires-le-casse-tete.html)


* L'enfouissement définitif est la voie retenue pour les déchets HMAVL (Haute et Moyenne Activité à Vie Longue), contre l'avis de nombreuses associations

** Les recherches de sites d'enfouissement des Déchets Faiblement radioactifs à Vie Longue ont dû cesser en 2008 sous la pression citoyenne
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: Mille-feuilles le 09 octobre 2010 à 16:36:12
 @ Icarl:

Salut à toi !
 " Le gaspillage et comment le reduire?":

 Je ne peux aucunement prétendre avoir les réponses à toute la ribambelles de questions soulevées par l'absurdité du système...
 Néanmoins, j'ai déjà donné quelques pistes de réponses dans mon post précédent en évoquant le gaspillage énergétique flagrant que constitue l'illumination nocturne de zones quasiment désertes.
 
 Tu dis également qu"il n'est pas question non plus de vivre avec des lampes a petrole ou de se deplacer dans des carrioles tirees par des chevaux."...
 (Ceci est un "point de détail", mais, l'exemple des "chevaux", me parait moyennement adapté, car la plupart des transport actuels s'effectuent avec l'Energie "Pétrole", et non avec de l'Electricité d'origine Nucléaire...).
Tu cites également les Mormons comme "exemple à ne pas suivre"...
 Permets-moi cependant d'avoir un autre point de vue sur la question.
 Je ne connais pas grand-chose aux préceptes spirituels des Mormons, mais si l'on s'en tient à l'aspect "écologique", le fait de vivre avec des lampes à pétrole (ou des bougies, pourquoi pas ?), et de se déplacer avec des chevaux (ou avec nos pieds, pourquoi-pas ?), ne me semble pas plus effrayant, ni plus humiliant, ni plus désagréable que de SAVOIR que nous sommes actuellement en train de polluer Atomiquement la Planéte... (Et il me semble que toute Société sensée, devant  la gravité d'une telle polution, choisirait logiquement le cheval et la bougie... Mais cela n'est que mon point de vue/goût personnel, et je ne rêve - malheureusement - guère, qu'il se généralise prochainement...,  et cela n'empêche pas d'informer...).
 
( D'autre part, faut-il rappeler, qu'une grande partie de l'Humanité actuelle, serait certainement fort heureuse d'avoir l'aide d'un cheval pour les travaux agricoles, ou pour les transports ?)

 Lorsque tu évoques
" [...] les initiatives alternatives- solaire, air comprime, magnetique, qui seraient une vraie solution [...]", je ne peux qu'être d'accord avec toi et veux bien troquer ma vieille tondeuse Nucléaire, contre la prochaine génération équipée de Moteur Magnétique...  ;)

 D'accord aussi quand tu dis:
 " La question la plus aigue a mon sens est plutot la maitrise et la main mise des multinationales sur l'energie, et l'exercice d'un controle et d'un racket sur les individus."
 Au delà (ou en deça ?) des défis environnementaux gigantesques que nous sommes "gentiment" en train de léguer aux générations futures, le Nucléaire "Civil", semble bien en peine de pouvoir s'accorder avec la Démocratie. Il ne faut également pas perdre de vue le "Nucléaire Militaire", car ces deux filières, sont étroitement liées (Cf: l'Abomination des "Armes à uranium appauvri", utilisées en "Ex-Yougoslavie" et en Irak, et ... ailleurs ?).

 Enfin:
il est toujours possible de rendre une technologie "plus sûre", mais même en "fonctionnement normal", et sans compter la pollution radioactive diffuse, dite "de faible intensité"  >:( , une Centrale Nucléaire rejette dans l"environnement" (c'est à dire: là où nous vivons: CQFD !!!  :P ), des quantités notables de divers produits chimiques nécessaires à son fonctionnement (Je n'ai plus les chiffres exacts sous la main, mais ça doit pouvoir se trouver facilement sur le net...).
 Et "aussi sûre" que soit la technologie, il y a toujours des limites à cette "sûreté" (Imprévus, "facteurs Humain, etc)
 Lorsque l'on parle de Mutations (Aberrations, Monstruosités, ...) Génétiques, et d'ordres de grandeurs de Milliers d'années, pour  ce qui est de la durée d'un accident potentiel, comment accepter de prendre de tels risques ?
 
Titre: Re : "Sortir du nucléaire" Tricastin, projets d'enfouissement..
Posté par: mat le 14 octobre 2010 à 15:23:21
Réseau "Sortir du nucléaire", fédération de 876 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/ (http://www.sortirdunucleaire.org/)

Communiqué de presse du 14 octobre 2010

Tricastin : 40 000 euros d'amende pour le pollueur AREVA-SOCATRI

Le 14 octobre 2010, le tribunal correctionnel de CARPENTRAS a condamné AREVA-SOCATRI à une peine de 40 000 euros d’amende, pour avoir caché à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) le grave incident qui s’est déroulé en 2008 dans ses installations du TRICASTIN.
Le Réseau "Sortir du Nucléaire", qui s’était constitué partie civile, obtient 8000 euros de dommages-intérêts et la publication de la décision dans « La Tribune » et « Vaucluse Matin ». Nous regrettons cependant que le Tribunal ait relaxé AREVA SOCATRI du délit de pollution de l’eau, et que la condamnation reste en deçà des réquisitions du Procureur de la République (qui avait requis 100 000 euros d’amende, ainsi que la fermeture de l’unité de production en cause).

Il s’agit dans tous les cas d’une décision sans précédent, qui est justifiée pa