2012 - 2013 => 2012 et tout ce qui s'en rapproche => Discussion démarrée par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 00:26:10

Titre: L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 00:26:10
Les causes du conflit.   
La situation politique en 2009 n'était pas plus complexe qu'à l'accoutumée. Seule une gestion particulièrement malheureuse de la situation conduisit à la catastrophe. Un échange nucléaire global, à 3000 Mégatonnes, n'est pas décidé immédiatement, mais est l'aboutissement d'une escalade conventionnelle puis nucléaire.

En 2009, la force motrice de la diplomatie mondiale est l'hégémonisme américain, auquel trois grands blocs essaient de faire face.

Europe
L'Union Européenne a perdu toute signification politique et
diplomatique avec l'entrée de la Turquie dans l'UE. Le sud de l'Italie et le nord de la Grèce sont devenues des zones de guerre civile larvée face à l'afflux de populations turcophones.

Des troupes de l'OTAN maintiennent un status quo face aux forces de police greques et italiennes. Ces deux pays, soutenus par la France, menacent de sortir de l'OTAN. Les autres pays européens, à l'exception de la Grande-Bretagne, s'apprêtent à dénoncer les accords commerciaux bilatéraux avec les Etats-Unis.

Chine
La Chine a dépassé le Japon en termes économiques, et travaille étroitement avec Tokyo à la stabilisation de la région.

En face, la Corée réunifiée, la péninsule indochinoise et Taiwan se sont adressées aux USA pour les protéger.

Les USA préparent un débarquement de troupes sur les îles Spratley, afin d'avoir la main sur les routes maritimes entre la Chine et l'océan Indien. La Chine a déclarée que l'occupation américaine des îles Spratley constituerait un "casus belli".

Les grandes villes chinoises sont secouées par des agitations pro-occidentales, soutenues par la CIA, dont le but est de décrédibiliser le régime, présenté comme corrompu et militariste.

Russie
La Russie vient d'entrer en Afghanistan pour soutenir les chefs de guerre qui dépendent d'elle.

Ses unités sont de loin supérieures en qualité et en matériel face aux ennemis affaiblis, et gagnent beaucoup de terrain. La population, exténuée par plusieurs années de guerres intestines, se rallie derrière la Russie.

La Russie soutient le gouvernement grec à faire sécession de l'OTAN, et des bâtiments de guerre russes sont en route vers la mer Egée, mais bloqués au Détroit du Bosphore.

Début mai 2009
Un détachement parachutiste américain atterrit sur les îles Spratley, et y installe un dispositif radar et antiaérien. Les forces navales chinoises et US se font face.Les manifestations de chômeurs chinois sont réprimées dans le sang.

La Grèce quitte l'OTAN et déclare la mobilisation générale. Des bâtiments grecs font route vers le Bosphore. La Turquie se met en état d'alerte générale.

La population mondiale est peu inquiétée par ces événements et ne les prend pas au sérieux. Les avertissements des spécialistes sont qualifiés "d'alarmiste" voire de "paranoïaque". Seul le déplacement de la Montre Atomique à 4 minutes avant minuit alerte les personnes prévenantes.

Mi-mai 2009
 La Chine déclare la loi martiale dans les villes. La Russie envoie une escadrille de chasse à Athènes. La France retire ses unités du dispositif OTAN en Epire du Nord, à la protestation des autres membres de l'UE.

En guise de représailles, les USA boycottent les produits français, et comme ceux-ci sont noyés dans la masse des produits européens, déclare une interdiction d'importation des produits de l'UE. Krach boursier sans précédent.

Les magasins sont pris d'assaut par la population paniquée, en dépit de communiqués minimisant l'importance des événements.

Pour ne pas ajouter à la crise, les gouvernements n'annoncent aucune mesure de protection civile -le risque nucléaire est encore estimé à 10%-, et invite la population à rester chez elle et à garder le calme.

26 mai 2009
Certaines personnes critiques (ingénieurs, chercheurs, personnalités) sont discrètement amenées dans des abris avec leurs familles, sous le prétexte de "Stages de survie" ou "d'exercices de sensibilisation".

Des stocks de nourriture et de carburant sont détournés vers ces abris, aggravant la pénurie rempante. Des licenciements massifs sont annoncés, la vie économique est interrompue.

Des unités grecques tentent de pénétrer en Epire du Nord, et subissent un bombardement US intense. Guerre aérienne au-dessus de la Grèce, nombreux appareils russes et américains détruits. Activité diplomatique intense entre ces deux pays.

28 mai 2009
La flotte chinoise engage les hostilités contre la flotte américaine. De nombreux bâtiments sont coulés, la flotte chinoise est contrainte de se retirer.

Dans la nuit au 29 Mai, trois charges nucléaires de champ de bataille de provenance chinoise détruisent la flotte US et les installations sur les îles Spratley. Le monde retient son souffle.

Deux heures après, un communiqué conjoint sino-américain annonce un cessez-le-feu : les deux pays vont s'efforcer de résoudre le conflit de manière exclusivement diplomatique, pour "ne pas suivre cette pente dangereuse".

Les voies routières aux abords des villes sont bloquées par des civils, empêchant tout approvisionnement. Scènes d'émeute près des stations services.

29 mai 2009
D'après les experts, le gros de la crise est passé. Beaucoup de civils, épuisés, décident de regagner leur domicile.

Plusieurs déclarations publiques indiquent de manière pragmatique un retour à la normale.

30 mai 2009 - 02h00 en Asie Centrale
 La junte militaire à la tête du Pakistan considère le moment opportun pour gagner des points, les USA devant empêcher toute réponse nucléaire dans un souci de stabilisation de la situation.

Le Pakistan lance deux missiles nucléaires de 0,5 MT chacun au-dessus des concentrations militaires russes. Les trajectoires des vecteurs correspondent à un scénario russe d'attaque nucléaire.

Les explosions ont lieu dans les montagnes afghanes, loin des centres de population et de la plupart des correspondant de presse.

L'EMP (ElectroMagnetical Pulse) annihile toutes les communications, appareils électroniques et lignes électriques dans un rayon de 500 Km autour du point d'impact. Les radars indiens sont gravement endommagés.

30 mai 2009 - 02h20 en Asie Centrale
Le président russe appelle son homologue américain, épuisé par les négociations avec les chinois.

Le président américain nie toute responsabilité dans ces attaques, mais la discussion dégénère très rapidement, le président US devenant très menaçant, en rapport avec ce qui se passe en Grèce.

Le président russe se croit dupé, et tient à garder l'initiative nucléaire dans ce qu'il pense être un conflit imminent. Il met ses forces en alerte maximale, et se prépare à lancer une charge nucléaire de champ de bataille sur la base US de Guam à 07H00, à titre préventif.

Il alerte son homologue chinois, qui met également ses forces en alerte.

30 mai 2009 - 03h30 en Asie Centrale
Toutes les puissances nucléaires de la planète sont mobilisées et préparent le dispositif d'urgence.

Le gouvernement chinois croit à son tour avoir été dupé, et rompt tout contact avec les USA, y compris le téléphone rouge.

30 mai 2009 - 05h00 en Asie Centrale
L'Inde a recu la confirmation que le Pakistan a fait usage de ses armes nucléaires. Les unités frontalières avec le Pakistan communiquent par estafette motorisée et par signaux lumineux uniquement.

Les unités n'ont rien à signaler, hormis leur incapacitation electronique : aucun missile ni radio ne fonctionne. Le gouvernement indien pense que les conditions sont idéales pour que le Pakistan lance une attaque nucléaire sur l'Inde.


30 mai 2009 - 06h30 en Asie Centrale
 Il est minuit et demi en Europe.

Un bombardier stratégique russe se dirige vers la base de Guam, en survolant l'Himalaya. Les stations radars indiennes le repèrent et transmettent des messages contradictoires.

Le gouvernement indien croit à une attaque pakistanaise, et envoient 11 missiles nucléaires sur le Pakistan, anticipant plus 70% de pertes dues à la défense antimissile.

Les satellites russes enregistrent les missiles stratosphériques, et croient à l'attaque américaine. Les satellites US croient à une action chinoise.

Un premier échange nucléaire américano-russe, de 400 Mégatonnes, est enclenché. Ses objectifs sont les installations militaires de l'ennemi.

La Chine se sent également visée par l'attaque et réplique par une attaque nucléaire générale en direction de l'Amérique du Nord.
    
30 mai 2009 - 06h45 en Asie Centrale
Le Pakistan a envoyé tous ses 24 missiles sur les grands centres de population en Inde.

La défense antimissile pakistanaise est inefficace. 9 charges nucléaires d'une mégatonne chacune explosent au Pakistan.

Les missiles russes dirigés sur les bases américaines en Angleterre et en Allemagne sont interprétés, séparément, comme visant les centres de populations

La réponse nucléaire franco-britannique se fait sur les centres de population russes.

30 mai 2009 - 07h00 en Asie Centrale
Escalade des échanges nucléaires. 4000 Mégatonnes au total sont employés, desquels 75% ne seront pas interceptés.

30 mai 2009 - 07h30 en Asie Centrale
Une heure du matin en Europe Continentale. Les grands centre de population de l'hémisphère Nord sont tous détruits, ainsi que les mégapoles de l'hémisphère sud.

Admin : La video n'existe plus

A suivre.....
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Headek le 05 décembre 2008 à 00:51:12
Merci 11August !

Il ne me manquais que ça pour m'endormir tranquillement dans les bras de Morphée  ;D
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 00:53:13
Heure H - charge de 1MT

Dans un rayon de 1,5 kilomètres autour du point d'impact, plus rien ne subsiste. Les bâtiments sont rasés, les humains vaporisés dans les premières secondes. Il se crée autour du point d'impact un cratère de 400 mètres de large et 100 mètres de profondeur.

Entre 1,5 et 5 kilomètres du point d'impact, tous les bâtiments s'effondrent, les plus petits disparaissent. Dans les minutes qui suivent, un superfeu (incendie à l'échelle de la ville) consume les débris. Les humains sont consumés par la lumière et déchiquetés par les débris volants. Ceux qui sont très bien protégés de l'extérieur (cave, métro) périssent en quelques minutes en raison des fortes radiations et/ou suffoquent, parce que le superfeu a consommé l'oxygène de l'air ambiant. L'onde de choc atteint le cinquième kilomètre douze secondes après détonation. 100% de pertes humaines au bout de dix minutes.

Entre 5 et 10 kilomètres du point d'impact, les bâtiments sont sévèrement endommagés. Les humains exposés à la lumière de l'explosion subissent des brulures du troisième degré (la chair est cuite, la peau carbonisée) et ne survivent pas plus de quelques minutes. La chaleur et l'onde de choc enflamment les réservoirs de pétrole, les voitures et toutes les matières inflammables. La zone est en deux à trois minutes la proie d'un superfeu, qui crée un appel d'air centripète de 300 Km/h (les humains sont happés vers le brasier). Ceux qui ont pu se réfugier dans des caves suffoquent en deux à trois heures, ou succombent à la chaleur infernale que le superfeu crée autour de l'abri (précédents : Hambourg et Dresde 1944). 100% de pertes humaines en trois heures.

Entre 10 et 20 kilomètres autour du point d'impact (le quinzième kilomètre est atteint 40 secondes après détonation), les personnes exposées à la lumière et aux radiations reçoivent des brûlures du second degré et des blessures graves par des débris volants. En fonction de la capacité des bâtiments à résister à l'onde de choc, on compte de 5% a 50% de pertes humaines, dans la première journée.
Les retombées radioactives (fallout) tomberont 40 minutes après impact dans la vaste majorité de cette zone. Quiconque ne reste pas à l'abri, isolé de l'extérieur, durant deux jours -ceci représente entre la moitié et les trois-quarts de la population de ces zones- va être contaminé et mourra plus ou moins rapidement, dans la plupart des cas au bout de 4 semaines.

Le fallout cesse d'être dangereux au bout de deux jours, sauf si des bombes radioactives ont été employées en plus des bombes nucléaires, auquel cas les zones restent contaminées pour des décennies.

Au-delà de 20 kilomètres du point d'impact, les personnes exposées à la lumière de l'explosion sont définitivement aveuglées et peuvent recevoir des brûlures du premier degré et des blessures légères.
L'exposition aux retombées radioactives reste tout aussi fatale que précédemment, mais est plus localisée, en fonction de l'orientation du vent.

Dans une zone de 500 kilomètres autour du point d'impact, l'onde de choc électromagnétique (EMP, Electro-Magnetical Pulse) endommage irrémédiablement tous les appareillages électroniques non protégés par une cage de Faraday ou enterrés. Le courant électrique est coupé, les voitures modernes s'arrêtent, le téléphone et la radio ne marchent plus.

La coordination des services de secours, des pompiers, des forces de l'ordre et de l'armée devient ainsi impossible. Les unités dispersées de disloquent, en proie a la désertion, ou s'éparpillent dans des actions locales limitées.

....à suivre....
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 00:57:40
Assistance médicale

Les blessés sont rassemblés dans des points de secours improvisés (la plupart des centres médicaux se trouvaient dans la zone de 20 kilomètres autour du point d'impact et sont impraticables ou dangereux en raison des retombées).

Le personnel médical est immédiatement submergé. Le triage (sélection des malades "prioritaires") n'est pas mis en place par ignorance du personnel, manque de critères de sélection ou impossibilité d'appliquer ces mesures.

La pression énorme que subit le personnel médical (stress, débordement, menaces violentes) rend l'assistance médicale concrètement nulle. La plupart du personnel déserte pour rejoindre ses proches.

Seuls quelques rares blessés seront emmenés, sur initiative personnelle et par l'entraide, dans des centres médicaux éloignés, eux-mêmes bientôt submergés, mais toutefois opérationnels jusqu'à l'épuisement rapide des médicaments.

Aspects psychologiques
Les premières quinze minutes après impact voient les survivants soumis à une panique très brutale. On assiste à nombre d'actes désordonnés et de cas de folie passagère, dont certains évolueront en folie définitive.

Après cette phase de panique surgit une phase de soulagement ("je suis toujours en vie") suivie immédiatement après d'une phase de remords intense, à la constatation de la gravité de la situation (proches disparus etc.) et au souvenir du propre comportement lors de l'alerte (on aura renversé une femme avec son bébé, pousse des gens hors de l'abri etc.). L'alternance très courte de ces deux phases crée un choc profond, qui peut parfois mener au suicide.

Une heure après impact, scission de la population entre hébétude et hyperactivité. Une seconde phase de panique commence lorsque les personnes soumises aux radiations meurent dans les premières heures après détonation ; cette panique est plus dispersée que la première, mais provoque des actes désespérés ("je vais bientôt mourir, autant en profiter").

Au terme de la journée apparaissent les premières victimes de mort par choc psychologique, syndrome alors seulement connu des champs de bataille.

Note:
Tiré du rapport "Medical Consequences of Nuclear Warfare"
realisé pour le congrès des Etats-Unis en 1986 :o (personne ne s'en souvient aujourd'hui...)
recompensé par un Prix Nobel


.....à suivre....
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 00:59:31
La civilisation à l'agonie

J+1
Plusieurs colonnes de piétons se mettent en route pour fuir la zone d'impact ou se réfugier à la campagne. Les forces de l'ordre sont désorganisées et victimes de désertions. Le pillage généralisé commence, ainsi que les premiers meurtres, pour acquérir une voiture diesel (les seules pouvant encore rouler), une moto, un générateur, de la nourriture stockable etc.

L'ordre social se disloque : la monnaie n'a plus de valeur, les valeurs sociales sont ignorées, la loi de la jungle apparaît. Chaque individu devient à la fois malfrat et victime.

Les superfeux combinés de toute la planète projettent des particules d'une fumée très dense (car composée d'éléments chimiques complexes) dans la stratosphère. Le ciel s'obscurcit graduellement. Les premières précipitations concentrent les radiations sur quelques zones dans lesquelles la population meurt dans la journée.

.....à suivre....
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 01:15:57
J+3
Les colonnes de réfugiés sont à court de vivres et d'eau, et se transforment en bandes de pillards. Les fermes et bâtiments isolés sont pris d'assaut, les localités situées loin des points d'impacts s'organisent en milices locales et repoussent les pillards ou arrivent à les canaliser dans des camps de réfugiés improvisés.

Les petites villes, épargnées par les bombes, s'organisent, instaurent la loi martiale et le rationnement et font protéger des dépôts de nourriture par les forces armées. Les institutions nationales (gouvernement, ministères) qui ont pu gagner les abris ont rétabli le contact avec les forces armées et commencent à organiser la coordination de la crise, d'abord au moyen de courriers motorisés ou à cheval, ensuite par radio.

J+5
    

La situation sanitaire est extrêmement préoccupante, du fait de l'absence d'eau courante ou propre, du grand nombre de blessures légères ou graves, d'un système sanitaire non opérationnel, des vomissements dûs à la situation dramatique ou à la contamination radioactive, enfin et surtout de centaines de milliers de cadavres en décomposition.

Beaucoup de survivants vivent dans un état profondément apathique, indifférents à la saleté extrême, leurs blessures ou leurs infections.

Les superfeux s'éteignent faute de combustible. Le ciel est désormais continuellement obscurci, on ne peut plus différencier le jour de la nuit ; les températures sont inférieures de 20 degrés Celsius aux normales saisonnières, c'est le début de l'hiver nucléaire. Tout ce que l'atmosphère contient en eau tombe au sol sous forme de précipitations violentes (grêle). Les récoltes sont détruites.

Les cellules de crise sont mises en place, et ont dressées un premier bilan de la situation : comme chaque année, les stocks de nourriture sont très bas, en prévision des récoltes imminentes. L'EMP et ses conséquences ont mis hors d'usage la plupart des dépôts frigorifiques que l'attaque nucléaire n'a pas détruit ; il en est de même pour les réserves frigorifiques des particuliers.

On ne sait pas combien de temps durera l'hiver nucléaire, on table encore sur une à deux semaines, mais cela n'a plus d'incidence sur la situation alimentaire : la famine est inévitable et sera de grande ampleur. La cellule de crise doit mettre en place une procédure de triage très sévère pour l'ensemble de la population située en dehors des abris.

J+7
Ceux qui à cette date ont survécu aux brûlures et blessures causées par l'attaque sont viables à plus long terme. Les réfugiés sont maintenant dispersés sur l'ensemble du territoire, et sont à 40% sous contrôle près des villes, les 60% restants étant des bandes de vagabonds.

La cellule de crise soumet son plan de triage, basé sur la fin proche de l'hiver nucléaire et des récoltes dans 18 mois. Le plan prévoit la sauvegarde des 10% de la population civile les plus utiles (en priorité les techniciens, les agronomes et les ingénieurs), dont 65% de jeunes femmes fertiles afin d'assurer un repeuplement optimal. Il s'agit de recruter ces personnes individuellement, sous couvert du secret.

Beaucoup des élus régionaux n'étant pas éligibles à ce plan, la loyauté au plan d'urgence n'est pas respectée, et le plan de triage devient connu du public. Les hypothèses de ce plan -la famine imminente- le deviennent également. Dans la même journée, la plupart des villes font sécession et sombrent dans le désordre civil. De nouvelles factions voient le jour et commencent à se disputer le pouvoir.

La diffusion des informations relatives au plan de sauvetage font subir une forte menace de dislocation aux forces armées, à laquelle succombent plus de la moitié des unités. Les éléments loyaux des unités disloqués se rassemblent avec difficulté auprès des unités loyales.

Certains dépôts militaires sont pris d'assaut par des militaires sécessionnistes, plusieurs bases et stocks d'armes sont pillées. Les forces militaires loyales répriment la sécession dans le sang, et reconquièrent plusieurs bases, pour par la suite ne plus les quitter.

J+10
Les villes sont à feu et à sang. Une lutte panique entoure les réserves de nourritures restantes. Des factions armées s'organisent par quartiers et par village, et attaquent les factions ennemies et les civils isolés.

Des centaines de civils quittent les villes pour gagner les bases de l'armée, dans l'espoir d'être recueillis dans le cadre du plan de sauvetage. Les vieilles personnes et les enfants sont systématiquement repoussés, et la sélection parmi les restants est extrêmement sévère. Malgré cela, le quota par base est atteint dans la journée. Devant la pression grandissante des réfugiés, l'armée reçoit de la cellule de crise l'autorisation d'ouvrir le feu sur les civils.

Cette décision achève de briser l'illusion d'un retour à la normale. Hormis quelques exceptions -ceux qui sont certains d'être recueillis par le gouvernement-, la population civile évite à partir de ce jour les militaires.

Dans les zones d'impact, les corps en décomposition, la stagnation des eaux, la faible immunité des survivants et des conditions de vie non hygiéniques favorisent l'émergence d'épidémies de typhus, de dysenterie et de choléra, que personne n'est plus en mesure d'endiguer.

J+15
Les villes sont désormais toutes ravagées par les désordres civils. Les factions armées règnent sur le terrain et massacrent les civils sans distinction, pour éliminer des "bouches à nourrir". L'approvisionnement en eau et énergie en dehors des abris et des bases militaires est définitivement interrompu.

La couche de sédiments opaques dans la stratosphère apparaît d'une grande stabilité. Avec les maigres moyens qui leurs restent, plusieurs nations préparent des expéditions scientifiques afin de l'examiner.

J+1 mois
La cohésion sociale a définitivement disparu. Ayant rassemblé toute la nourriture des villes, les factions de quartier commencent a s'entre-déchirer pour le contrôle des réserves accumulées.

Des bandes de pillards sillonnent la campagne à la recherche de nourriture, contribuant à y répandre le typhus et le choléra. Le cannibalisme fait son apparition, aussitôt suivi par la chasse à l'homme. Les individus les plus faibles, vieillards, blessés et enfants, y succombent en premier.

Les différentes missions stratosphériques rapportent toutes que l'hiver nucléaire est un phénomène auto-entretenu, et que seul son "balayage" systématique est à même d'en retirer les particules opaques. Ce plan étant absolument irréalisable, la Terre ne connaîtra donc plus le soleil.

Les bases militaires commencent à manquer de fioul et souffrent de l'interruption des voies de communications, les routes étant devenues impraticables et dangereuses. Ordre leur est donné de se rassembler autour des abris, afin de constituer des périmètres militaires.

Les cellules de crise sont dissoutes, pour être remplacées par le commandement de chaque abri. Dès lors s'établit définitivement la distinction entre "survivants des abris" et "survivants de l'extérieur".

Il y a un mois, le monde était encore normal.

J+2 mois
     

90% de la population d'avant-guerre a succombé aux attaques nucléaires et à leurs conséquences. Villes et villages sont désormais des endroits fantômes. Les "survivants de l'extérieur" vivent sur leur stock de nourriture et, lorsque celui-ci est épuisé, partent à la chasse a l'homme. Plusieurs individus, victime du choc, de la dépression, de l'isolement et de la nostalgie, se suicident, laissant parfois un appréciable stock de nourriture derrière eux.

Des petites communautés tentent de créer des serres, mais ces tentatives seront sans succès : soit l'énergie manque pour les faire fonctionner, soit elles sont attaquées par des vagabonds, soit encore elles sont insuffisantes pour nourrir toute la communauté.

L'avenir de l'humanité repose dès lors dans les mains des survivants des abris, qui devront prendre les décisions nécessaires à la survie de l'humanité.

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Voilà un scénario absolument effroyable, mais tout à fait plausible.

N'oublions pas que le nombre de têtes nucléaires encore existant à la surface du globe suffirait à anéantir plus de cent fois notre planète:

 Pays détenteurs signataires du TNP (Traité de Non-Prolifération)
Cinq pays sont juridiquement reconnus comme « états dotés de l'arme nucléaire » par le TNP, voici leur arsenal en mars 2006 :

    * la Russie : 16 000, dont 5 830 actives ;
    * les États-Unis : 9 962, dont 5 735 actives ;
    * la France : 348 têtes actives ; réduction à un peu moins de 300 en projet (déclaration du président Nicolas Sarkozy du 21 mars 2008);
    * le Royaume-Uni : plus de 200, dont un peu moins de 200 actives.
    * la République populaire de Chine : environ 200, dont environ 145 actives ;

 Pays détenteurs non-signataires du TNP

Trois pays, non-signataires du TNP, disposent de l'arme nucléaire :

    * l'Inde : 40 à 50 têtes, presque toutes actives ; a réalisé le 18 mai 1974 son premier essai nucléaire, officiellement à but pacifique. Le 11 mai 1998, elle réalise son premier essai militaire.
    * le Pakistan : 50 à 60, presque toutes actives ; a réalisé quelques jours après l'Inde, le 28 mai 1998, son premier essai nucléaire.
    * Israël : disposerait d'armes nucléaires. Une centaine seraient actives. Selon un ancien technicien de la Centrale nucléaire de Dimona, Mordechaï Vanunu, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques.

Soit un total de plus de 12000 têtes nucléaires actives.....
Source: Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_nucl%C3%A9aire)

Effroyable, n'est-ce-pas??

Je comprend que l'on puisse avoir des craintes dans notre monde actuel et je pense aussi que la situation n'est pas irréversible.
Faire prendre conscience au plus grand nombre de ce danger permanent est un moyen de faire pression sur nos dirigeants pour qu'ils n'oublient pas ce sur quoi ils dorment: la réelle possibilité d'anéantir l'humanité.
Titre: Re : Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 01:24:47
Merci 11August !

Il ne me manquais que ça pour m'endormir tranquillement dans les bras de Morphée  ;D
;D
Désolé Headek, le but n'est pas de foutre la trouille mais bien de réveiller les consciences, quelques peu endormies sur le sujet depuis quelque temps, il me semble.
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Headek le 05 décembre 2008 à 01:38:19
Citation de: Elevenaugust
Désolé Headek, le but n'est pas de foutre la trouille mais bien de réveiller les consciences, quelques peu endormies sur le sujet depuis quelque temps, il me semble.

Je suis d'un naturel parano,mais je suis friand de ce genre de lecture .
D'ailleurs j'ai un serieux penchant pour les films catastrophes  :D

Ma femme me dis d'ailleurs lorsqu'elle est en colère:
"Retourne sur ton forum de fin du monde !"  ;D

Bref,les scénarios apocalyptique ne manque guère avec l'arrivée de la date fatidique,bien que pseudo-hypothetique pour le moment.
Mais la crise mondiale suscite également de nombreux questionnement quand a l'avenir de l'humanité,c'est effrayant et en même temps "excitant" dans l'optique d'un production hollywoodienne.

N'empeche que pour la petite histoire,quand je fais mes courses,je regarde les dates les plus lointaines de DLC sur les boites de conserves.... :-\
La parano est peut-etre un bon moyen de se préparer  8)
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Zoll le 05 décembre 2008 à 01:59:21
Faut que j'aille m'acheter du pop corne pour le film.   
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: cosmos le 05 décembre 2008 à 02:59:53
Threads, un docu-fiction très peu passé sur les écrans qui retrace les différentes étapes d'une attaque nucléaire.
C'est en Anglais mais on comprend très facilement  >:(

http://video.google.com/videoplay?docid=-2023790698427111488 (http://video.google.com/videoplay?docid=-2023790698427111488)
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: jerome le 05 décembre 2008 à 07:36:58
L ' est drolement féroce , la femme de Headek   :P ;D
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Headek le 05 décembre 2008 à 08:24:12
L ' est drolement féroce , la femme de Headek   :P ;D

M'en parle pas,elle me martyrise  ;D
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: TDC le 05 décembre 2008 à 10:12:00
J'adore cette musique, c'est quasi hypnotique... (celle de la première vidéo de ce fil)

Quelqu'un en aurait il les infos, et éventuellement la version complète, dispo au téléchargement ??? Svp ...
Titre: Re : Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 05 décembre 2008 à 10:35:37
J'adore cette musique, c'est quasi hypnotique... (celle de la première vidéo de ce fil)

Quelqu'un en aurait il les infos, et éventuellement la version complète, dispo au téléchargement ??? Svp ...
Hello TDC, avec plaisir!

Il s'agit de la BO du film "Requiem for a dream" (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26602.html), film sorti en 2001
Cette musique a été composée par Clint Mansell et le titre est "Fall: Marion Barfs".
Version écoutable sur deezer (http://www.deezer.com/#music/result/all/clint%20mansell).
Version longue sur deeze (http://www.deezer.com/#music/result/all/clint%20mansell)r.

Quant au téléchargement, ben légalement ;D c'est ici (http://smart.allocine.fr/call/cliccommand/756034/7928343866?http://clk.tradedoubler.com/click?p=23753&a=1128523&url=http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=41228773&s=143442&partnerId=2003), avec Itunes 9.99€ l'album entier.


Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: TDC le 05 décembre 2008 à 12:56:29
Merci bien, Monsieur "Le Onze", je regarderai ces liens dès mon retour.
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: dificultnspa le 05 décembre 2008 à 18:25:01
Les grands centre de population de l'hémisphère Nord sont tous détruits, ainsi que les mégapoles de l'hémisphère sud.



Ya plus qu'a espérer que nos petits copains là haut (ou la dessous) ne laissent pas faire cela...

Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Mille-feuilles le 05 décembre 2008 à 19:20:13
Espérons certes, mais:
"Aidons-nous, pour que le Ciel - et la Terre - nous aident !"
Titre: Re : Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: elevenaugust le 06 décembre 2008 à 00:51:47
Merci bien, Monsieur "Le Onze", je regarderai ces liens dès mon retour.
Petite correction: l'original c'est "Lux Aeterna" par Clint Mansell.
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Mille-feuilles le 26 décembre 2008 à 19:44:41
Une valeur sûre dans un monde en déroute: le bulletin météo (de TF1 bien-sûr !):

http://www.dailymotion.com/relevance/search/meteo%2Bdu%2Bfutur/video/x6vlej_la-meto-du-futur_fun
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Nemo492 le 26 décembre 2008 à 23:58:12
Propos supprimés : malsains, sans aucune preuve,
aucune source sérieuse, vérifiable,
que des suppositions...
Le forum de RIM n'est pas une poubelle.
Titre: Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Cyrill le 28 décembre 2008 à 00:19:43

La fin du monde en 2025...

mercredi 24 décembre 2008 par Zone-7

(Source : Cyberpresse)

Nous sommes le 1er octobre 2020. Manhattan a été frappé en plein coeur par un ouragan dévastateur, ce qui a obligé les États-Unis à héliporter loin de New York les chefs d’État de la planète réunis à l’Assemblée générale de l’ONU.

Contrit, le président américain prend la plume, le soir venu, et rédige quelques mots dans son journal personnel : « Le problème, c’est que nous espérions que cela ne se produirait pas, du moins pas tout de suite. Après tout, les scientifiques soutenaient que les pires effets des changements climatiques ne surviendraient que bien plus tard. »

Cette mise en scène n’a pas été imaginée par un auteur de politique-fiction, mais plutôt par la crème de la crème des services américains de renseignement, le National Intelligence Council. Organisme réunissant le FBI, la CIA et les autres agences du genre, ce dernier rédige aux quatre ans un important rapport destiné au président et aux décideurs, afin de dessiner les contours de l’avenir qui les attend.

Pourquoi en parler aujourd’hui ? Parce que la plus récente version du document, dévoilé il y a quelques semaines, conclut que l’environnement et les changements climatiques auront un impact géopolitique majeur au cours des 15 prochaines années.

Plus significatif encore, ces enjeux se retrouvent dans le tout premier paragraphe de Global Trends 2025. On évoque dans le document une éventuelle pénurie d’eau et de nourriture, un déclin marqué de la production de pétrole, un bouleversement climatique incontrôlable ainsi qu’une multiplication des conflits liés à l’un ou à l’autre de ces graves problèmes.

« Le plus grand danger de tous, précise-t-on, pourrait venir de la convergence et de l’interaction simultanée de ces différentes tensions. »

Il ne s’agit pas là des prédictions de Greenpeace, mais bien de l’agence des agences américaines de renseignement, qui avait en quelque sorte prédit les attentats du 11-Septembre dans son rapport de 2000.

Ce document devrait donc se retrouver sur la table de chevet de tous les leaders de la planète, alors que s’amorcent les dernières négociations internationales sur le climat, dans la foulée de la Conférence de Poznan qui s’est terminée la semaine dernière.

On a beaucoup parlé, ces dernières semaines, des dangers que représenterait un réchauffement planétaire de plus de 2 degrés Celsius. Mais on a trop souvent esquivé les impacts géopolitiques d’une telle situation.

On parle de sécheresse, mais pas des guerres qui éclateront pour le contrôle des ressources comme l’eau. On parle du pic pétrolier, mais pas des conflits qui augmenteront avec le déclin de la production d’or noir. On parle de la montée des eaux, mais pas des problèmes politiques que représentera la multiplication des millions de réfugiés climatiques.

Il est donc intéressant de parcourir ce rapport - qui se lit d’ailleurs comme un roman de John le Carré -, afin de bien comprendre ce à quoi pourrait nous mener un accord international post-2012 aussi lénifiant que le protocole de Kyoto qu’il remplacera : essor des conflits liés aux ressources, multiplication par deux du nombre de pays aux prises avec de graves pénuries d’eau, prolifération des maladies causées par la pollution, emballement du dérèglement climatique, etc.

Dans son journal personnel d’octobre 2020, le président note sa « fierté » d’avoir contribué à étirer la période de prospérité sans précédent qu’a connue l’humanité. « Mais il est vrai que nous ne nous sommes pas suffisamment préparés pour faire face au coût environnemental de cette croissance irresponsable. »

Fiction ? Ou réalité en devenir ?

http://newsoftomorrow.org/spip.php?article4634
Titre: Re : Re : L'escalade vers l'irréversible - Le scénario du pire
Posté par: Mille-feuilles le 28 décembre 2008 à 10:45:54
Propos supprimés : malsains, sans aucune preuve,
aucune source sérieuse, vérifiable,
que des suppositions...
Le forum de RIM n'est pas une poubelle.

De quels propos s'agit-il ?
Ceux du fil dans son ensemble (débuté le 5/12) ?
Ceux du message ("humoristique") précédent ?
Une autre réponse déjà supprimée ?
Ce post me semble un peu "hermétique"....