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Auteur Sujet: Changement de Régime  (Lu 4444 fois)

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mu_tron

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Changement de Régime
« Réponse #15 le: 26 mai 2007 à 13:07:39 »

message posté sur un autre forum...



Objet : MESSAGE A LA HOT LINE

Monsieur, Madame,

Il y a un mois, j'ai changé ma version Chirac 2.0 par la
version Sarkozy 1.0 et j'ai noté que le programme a lancé
une application inattendue appelée
Maintenant_vous_allez_en_chier 1.0 qui a considérablement
réduit les performances de mon processeur.


Dans la notice, cette application n'était pourtant pas
mentionnée. De plus, Sarkozy 1.0 s'installe dans tous les
autres programmes et se lance automatiquement lors du
lancement de n'importe quelle application, parasitant
l'exécution de celles-ci. Des applications telles que
liberté_d_expression 8.9 ou Vivre_ensemble 3.2 ne
fonctionnent plus. De plus, des programmes occultes (virus
?) nommés Paranoia 11.5, Démagogy 7.0 et Autoritarism 9.5 se
lancent de temps en temps et soit plantent le système, soit
font que Sarkozy 1.0 se comporte de façon totalement
inattendue.


Je n'arrive pas à désinstaller ce programme, ce qui est très
embêtant, surtout quand j'essaye d'exécuter l'application
Joie_de_vivre 8.2. Par exemple, la commande :
/service_public.exe ne fonctionne plus. D'autres
utilisateurs de Sarkozy 1.0 m'ont fait part de l'existence
d'applications telles que T'as_tes_papiers Version 6.0 et
Allez_zou_charter_bamako Version 3.4 liée à l'utilisation de
Sarkozy 1.0 sur certains processeurs. J'envisage de revenir
à la version Chirac 2.0 que j'avais avant, mais cela à l'air
très compliqué.


Que faire ?


Un utilisateur démoralisé.






Réponse de la Hot-Line :


Cher Monsieur,


Votre plainte est très fréquente chez les utilisateurs de
Sarkozy 1.0, mais elle est due le plus souvent à une erreur
de conception de base. Beaucoup d'utilisateurs passent de
leur version Chirac 2.0 à Sarkozy 1.0 en pensant que Sarkozy
1.0 n'est qu'un programme d'utilitaires destiné à prolonger
les fonctionnalité de Chirac 2.0. Pr, il n'en est rien :
Sarkozy 1.0 est bien plus que cela, il s'agit d'un SYSTEME
D'EXPLOITATION COMPLET conçu pour gérer TOUTES vos
applications.


Il est entendu que le retour à Chirac 2.0 est impossible.


Deux options s'offrent à vous :
- Vous décidez de conserver Sarkozy 1.0, et vous attendez 5
ans, au mieux, avant d'opter pour un système d'exploitation
plus satisfaisant et performant. Dans ce cas, en ce qui
concerne les programmes Démagogy 7.0 ou Autoritarism 9.5, il
faut savoir que ce sont des programmes d'ancienne génération
utilisés sous le système Vichy.1940, qui aujourd'hui
connaissent des problèmes de compatibilité. Des mises à jour
de République_Française bientôt téléchargeables devraient
permettre de résoudre le problème. Evitez cependant
d'utiliser les touches Echap et Suppr trop souvent sous
Sarkozy1.0, car vous risquez de lancer des applications
néfastes comme C:/matraque_dans_ta_gueule.exe ou
C:/prison_ferme.exe. Pour éviter ces inconvéniants, pensez à
lancer régulièrement la commande
C:/manifestation_de_soutien_ump.exe pour tenter de
stabiliser quelque peu le système. ATTENTION : il va sans
dire que les déceptions lors de l'utilisation de Sarkozy 1.0
risquent d'être nombreuses.

- L'autre solution est une restauration d'une partie du
système. Il vous faudra assez prochainement ... le
patch Vote_à_Gauche_aux_Législatives pour récupérer une
partie des fonctionnalités de votre ordinateur et en
améliorer provisoirement les performances
IP archivée

Gilou

  • Invité
Sarozy Dallas même combat ?
« Réponse #16 le: 27 mai 2007 à 17:37:33 »

Bill Sarkozy

27 mai 2007

C’est génial ! Dès que je tombe sur Sarko à la télé, j’ai l’impression de me retrouver aux Etats-Unis dix ans en arrière, quand j’y vivais. Je revois Clinton faire son jogging tout sourire, n’hésitant pas à serrer des dizaines de mains, buvant de grandes gorgées heureuses d’eau minérale, jamais vu le sponsor, s’arrêtant même au mépris de toutes les lois du sport pour signer des autographes. Je revois les même images, comme s’il les avait achetées, les mêmes prises de vue, les angles, le cadrage, et le même dynamisme débordant d’un bel homme de cinquante ans nourri dès tout petit aux films américains, avec suffisamment de charme en tout cas pour séduire dix-huit millions de français. Je vois son souci de montrer la compassion (toute américaine) qu’il éprouve envers chaque membre de sa nation, pourvu qu’il ne s’agisse pas que d’une simple façade. Je constate le même amour effréné du star-system et de son clinquant, pourvu qu’il n’y perde pas son âme. Et j’ai vu aussi les mêmes bisous et caresses affectueuses distribués à femme et enfants devant des dizaines de caméras, les américains sont friands du genre. La seule question que je me pose après tous ces parallèles, c’est s’il fume lui aussi le cigare.

Gilou
IP archivée

Gilou

  • Invité
une autre analyse
« Réponse #17 le: 27 mai 2007 à 17:40:20 »

Devant la proposition de Nicolas Sarkozy d’instaurer une franchise sur les soins, Martin Hirsch, ancien président d’Emmaus et actuel membre du gouvernement, s’est dit opposé au projet. Quelques heures plus tard et après une entrevue avec Roselyne Bachelot, ministre de la santé, Martin Hirsch a dit être rassuré par la promesse que les "personnes en difficulté" ne seront pas concernées par la franchise.. Faut-il y voir un pas en arrière du gouvernement de François Fillon par rapport aux promesses électorales de Nicolas Sarkozy ?

Le communiqué publié par Roeslyne Bachelot nuance clairement le discours jusqu’ici tenu par Nicolas Sarkozy. Devant les craintes que font naître ce projet de franchises, Nicolas Sarkozy avait jusqu’ici juste réduit, peu à peu, le montant de la franchise. Si le projet UMP évoque une somme de 50 à 100 euros par an, Nicolas Sarkozy en est arrivé à « quelques centimes d’euros » par acte [1]. Reconnaître qu’il faut introduire de la solidarité en préservant de la réforme les personnes en difficulté est donc une nette évolution... qui revient en partie sur le projet de l’UMP !

Néanmoins, à réduire d’autant le montant de la franchise alors que l’on sait qu’il faudrait qu’elle soit de 66 euros par personne et par an pour juguler les 4 milliards d’euros de déficit prévisionnels de 2007, on peut se demander si ce projet de franchises ne devient pas une simple bataille idéologique.

Les critiques émises par les médecins généralistes renforcent l’idée selon laquelle le projet de franchise cache autre chose. En effet, selon leur analyse, ce projet a trois défauts :
-  elle serait un non-sens économique : loin de lutter contre la hausse des dépenses de santé, une telle franchise pourrait même inciter à l’augmentation des dépenses. En effet, 70% de la dépense totale est le fait de 10% de patients qui sont atteints de lourdes pathologies. Une fois la franchise payée, la logique économique serait de dépenser le plus possible sur l’année en cours.
-  elle serait l’inverse d’une politique cohérente de santé publique : avec une telle franchise, on cherche à dissuader les petits ou moyens consommateurs de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères et de reporter des actes de prévention à plus tard. La franchise défavorise donc la prévention... et retarder ou annuler des soins de prévention, c’est s’assurer de soins futurs lourds, beaucoup plus onéreux pour la collectivité.
-  elle traduirait une remise en cause fondamentale de la solidarité : la franchise marquerait le début de la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. Avec un tel système, on quitterait la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée. Du coup, un tel système pourrait désinciter les patients aux faibles revenus, mais pas assez pauvres pour en être dispensés, de recourir aux soins.

A en croire ces médecins généralistes, ce projet de franchise serait donc socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

Même si on ne partage pas les analyses de ces médecins, le débat sur la franchise des soins de santé ne semble pas pouvoir se limiter aux échanges de petites phrases intra-gouvernementale ! En effet, si certains y voient une attaque idéologique contre l’esprit de solidarité, n’est-il pas nécessaire que le débat public porte là-dessus ?

Derrière cette analyse se profile en effet des débats fondamentaux. Quelle place faut-il faire aux dépenses de santé privée ? A la solidarité collective ? Assurance ou solidarité ? Faut-il laisser se répandre l’idée selon laquelle les dépenses privées, parce que privées, seraient toujours préférables aux dépenses publiques ?

Petit éclairage international. Alors que les Etats-Unis dépensent 15,3 % de leur PIB pour la santé de leurs habitants (Attention, document au format PDF !), la France n’en dépense que 10,5 %, ce qui en valeur absolue signifie que les dépenses de santé par an et par habitant sont quasiment deux fois plus élevées aux Etats-Unis qu’en France . Le projet de Nicolas Sarkozy vise sans doute à rapprocher la France du système américain au sein duquel la part des dépenses publiques dans les dépenses de santé ne représente que 42 % des dépenses contre près de 80 % en France. Il faut néanmoins remarquer que, sur la période 1990-2004, ces dernières ont augmenté de 5 points de pourcentage aux Etats-Unis contre moins de 2 points en France...

Le débat sur la franchise de soins gagnerait donc sans doute à être abordé frontalement sur ses divers versants idéologiques, histoire de favoriser l’appropriation citoyenne des divers enjeux. Allez, Martin Hirsch, encore un petit effort !

[1] Le Quotidien du Médecin, 9 Février 2007
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mu_tron

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Changement de Régime
« Réponse #18 le: 29 mai 2007 à 09:09:50 »

Sarkozy, banlieues, agents provocateurs

Qui se souvient des incendies de bus d'octobre 2006 ? Survenus dans un contexte étrangement calme, certains incendies ont laissé une impression « d'organisation » : les incendiaires étaient cagoulés et armés et s'évanouissaient aussitôt leur forfait commis. Inversement, d'autres incendies avaient une allure « amateur » et étaient commis par des jeunes gens qui voulaient imiter les premiers et qui, malheureusement, ont parfois failli tuer des passagers, comme à Marseille.


Suite: http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0951
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