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Auteur Sujet: Fil généraliste : Monsanto - OGMs - Glyphosate  (Lu 65938 fois)

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dificultnspa

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Kosciusko-Morizet : "Le système d'évaluation des OGM n'est pas satisfaisnt
« Réponse #15 le: 25 avril 2008 à 08:40:19 »

1ère partie

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-823448,55-1035865@51-1019229,0.html
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Nathalie Kosciusko-Morizet : "Le système d'évaluation des OGM n'est pas satisfaisant"

LEMONDE.FR | 18.04.08 | 15h22  •  Mis à jour le 24.04.08 | 12h24

Invitée en "chat", la secrétaire d'Etat à l'écologie a salué l'action de Nicolas Sarkozy qui, depuis le début de son mandat et "sur tous les sujets", "a arbitré en faveur de l'écologie".

ahim :  Comment va la secrétaire d'Etat en ce moment, après ses récentes altercations avec ses collègues du gouvernement ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet :  Je vais bien. Merci beaucoup. D'abord, je vais bien parce que j'ai reçu énormément de mots de soutien, de lettres très chaleureuses, très réconfortantes. Et je vais bien parce qu'on a eu finalement, Jean-Louis Borloo et moi, sur ce texte, de bons arbitrages, et le texte tel qu'il sort du Sénat est intéressant. 


richard.r :  Êtes-vous satisfaite de la dernière version de la loi sur les OGM, telle qu'elle a été adoptée au Sénat ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet :  D'abord, sur les principes, ce texte est intéressant et assez fort, et je crois que le maintien de l'amendement Chassaigne est une bonne chose. Le Sénat a juste précisé cet amendement, et pas du tout dénaturé, comme l'ont dit certains. 

Pour le reste, le texte, à mon avis, est bien, dans les limites très contraintes qui sont celles de la directive qu'il vise à transposer. Et là on tombe sur l'os, la directive, elle, est assez problématique. 

Par exemple, sur les parcs nationaux et régionaux, le projet de loi en l'état est le plus protecteur possible compte tenu de la directive, mais certains peuvent trouver que la directive elle-même est insuffisante. 

Au total, en l'état, je trouve le texte correct compte tenu des contraintes. Mais il nous faut surtout desserrer la contrainte, et pour ceci, utiliser la présidence française de l'Union eurpéenne. Nous avons commencé à le faire et à dire à la Commission européenne que le système d'évaluation des OGM n'était pas satisfaisant. 14 Etats membres européens nous suivent déjà. 


vertdo :  vous avez parlé de concours de lâcheté à bon escient. Pourquoi vous soumettre ensuite au diktat du premier ministre ? Votre poste de secrétaire d'état est-il plus important que vos convictions ? 78% des français vous ont soutenue, pourquoi lacher prise ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet :  Je ne rabats rien de mes convictions, et le plus important pour moi est que le texte de loi soit correct. Pour le reste, depuis dix ans que je fais de la politique et que j'essaie d''écologiser" ma famille politique, j'ai observé avec une grande constance que c'est de l'intérieur qu'on faisait bouger les choses. 


BOB43 :  Bravo pour votre courage mais n'auriez pas dû démissionner quand on voit le vote final ? 

Rahim :  Avez-vous songé un moment à démissionner lors de la dernière crise ?   

Nathalie Kosciusko-Morizet :  Pour moi, ce qui était important, c'était que le texte de loi soit correct. Et le président de la République, sur ce sujet comme sur tous les sujets qu'on lui a soumis en matière d'environnement depuis le début du mandat, a arbitré en faveur de l'écologie. Donc pourquoi aurais-je démissionné ? 

Le président de la République, depuis le début du mandat, a rendu six arbitrages sur des sujets majeurs concernant l'environnement, et à chaque fois en faveur de l'écologie : la création du grand ministère, le lancement du Grenelle de l'environnement, le bonus-malus sur les voitures, la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, l'arrêt du projet de mine d'or en Guyane, et enfin le maintien de l'amendement Chassaigne. 


Naaba :  Quel sentiment vous anime face au lobbying exercé au Parlement en faveur des OGM ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet :  Il y a toujours eu, et en particulier sur les questions d'écologie, l'expression forte de certains groupes d'intérêt au Parlement. 

Franchement, sur les OGM, mon sentiment est que les lobbies s'étaient exprimés bien en amont, au niveau de l'Union européenne, lors de la rédaction de la directive. Et c'est d'ailleurs le problème auquel nous avons été confrontés, car, de toute façon, la directive nous laissait peu de marge de manœuvre. 


Dominique Pommier :  Lorsque vous n'étiez pas encore ministre, vous n'étiez pas favorable à la culture des OGM en plein champ. Avez-vous changé ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet :  C'est un peu plus complexe que cela. Lorsque j'étais députée, j'ai voté contre le rapport de mission parlementaire adopté conjointement par des députés de droite et de gauche, sur trois motifs : 

1) je trouvais que ce document ne prenait pas assez en compte le principe de précaution ; 

2) je trouvais que les propositions qui étaient faites sur la coexistence des cultures, et notamment sur les distances minimales de coexistence, étaient insuffisantes ; 

3) je trouvais qu'on écartait un peu vite le problème de l'étiquetage des produits animaux issus de bétail ayant consommé des OGM, même si la question est en effet très difficile. 

Autrement dit, je n'ai jamais eu d'opposition de principe aux OGM comme technologie. En revanche, il y a lieu d'être prudent et très exigeant sur chaque application, plein champ ou pas, et donc de regarder les choses OGM par OGM. C'est le sens de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810. 

Je rappelle quand même qu'on sort d'une situation dans laquelle il y avait 22 000 hectares d'OGM cultivés en France et peu d'encadrement juridique, pour une situation dans laquelle il n'y a plus d'OGM commercial cultivé en France, et bientôt un encadrement juridique clair. 


Catherine :  En dehors des sujets consensuels, comme l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments, génératrice d'emplois et de croissance, ne pensez-vous pas que les sujets polémiques du Grenelle (pesticides, OGM, autoroutes…) resteront lettre morte ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet :  Mais non. Je prends l'exemple des OGM. Ce que je viens de répondre sur la question précédente le démontre. Avec la clause de sauvegarde sur le Monsanto 810, on passe de 22 000 hectares cultivés à zéro. Et c'est la décision du président de la République dans la suite du Grenelle de l'environnement.

la suite :

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-823448,55-1035865@51-1019229@45-1,0.html
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-823448,55-1035865@51-1019229@45-2,0.html
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« Modifié: 16 décembre 2013 à 12:35:55 par lilou »
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arrêté anti-OGM
« Réponse #16 le: 05 mai 2008 à 14:25:46 »

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/05/01011-20080505FILWWW00456-aveyron-arrete-anti-ogm-dans-un-village.php

Citer
Aveyron: arrêté anti-OGM dans un village

Le village de Saint-Rome-de-Cernon situé dans l'Aveyron - le pays du Roquefort -, a pris un arrêté anti-OGM (organisme génétiquement modifié), voté à l'unanimité par le conseil municipal, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la mairie.

"Nous déclarons la commune hors OGM. C'est peut-être symbolique (...) mais on a une responsabilité de santé, de gestion du patrimoine et du territoire. Il est de notre responsabilité de prendre position sur des faits de société", a indiqué le maire (sans étiquette) Pierre Pantanella.

Source : AFP

Enfin des élus qui se bougent... dans le bon sens...
« Modifié: 10 août 2009 à 15:04:16 par dificultnspa »
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dificultnspa

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Re : arrêté anti-OGM
« Réponse #17 le: 05 mai 2008 à 15:10:38 »

Le fondateur d'Auchan traque les risques des OGM

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Gérard Mulliez, l'ancien patron de la célèbre enseigne de distribution, est le président d'honneur du Ceres. Cette jeune association va lancer une étude indépendante sur l’impact de la consommation d’organismes génétiquement modifiés pour la santé humaine.

Alors que le débat sur les OGM en France a fait rage jusque dans les rangs de la majorité présidentielle, Gérard Mulliez, le fondateur de l’enseigne Auchan veut faire entendre sa voix. « Dans l’état actuel des connaissances, il faut les interdire. Il est évident que le principe de précaution doit s’appliquer », tonne-t-il dans une interview exclusive accordée à L’Expansion.

Homme de conviction, peu soucieux du qu'en dira-t-on, celui qui est encore président du comité stratégique du groupe Auchan a décidé de s’impliquer. Il a accepté d’être le porte-drapeau, en tant que président d’honneur, du Ceres, une toute jeune association, née il y a un an. Acronyme de Consommateurs et entreprises responsables, celle-ci compte financer une étude indépendante sur l’impact de la consommation d’organismes génétiquement modifiés pour la santé humaine. Pour lui, « les études publiées jusqu’ici n’ont pas été développées suffisamment longtemps, et elles sont partiellement diffusées et souvent financées, si ce n’est réalisées, par les industriels et les distributeurs d’OGM ».

« C’est inadmissible qu’il n’y ait pas de financement public, alors que les moyens existent. C’est pourquoi nous avons décidé de financer une étude dont on publiera objectivement les résultats, qu’ils soient positifs ou négatifs », renchérit Jean-Pierre Blanc, directeur général des Cafés Malongo et vice-président de Ceres. Quelques entreprises et une centaine de particuliers ont déjà apporté 200.000 euros, il leur reste à trouver 600.000 euros.

Le protocole des études toxicologiques est défini et prêt à être mis en œuvre. « On va bientôt démarrer », assure Gérard Mulliez, qui veut que l’on soit « sûr de la non-toxicité des OGM pour l’homme avant de les diffuser auprès du plus grand nombre ». Peu adepte du politiquement correct, il refuse « que l’on se retrouve dans vingt ans avec des OGM partout, sans l’avoir voulu mais par le simple fait que le pollen se dissémine, et réaliser à ce moment là que ce n’est pas bon pour la santé. Je crois qu’il est temps que les ministres actuels se remémorent le scandale du sang contaminé. »
« Modifié: 10 août 2009 à 15:05:08 par dificultnspa »
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Diouf

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Re : OGM: quand Monsanto sème la terreur
« Réponse #18 le: 05 mai 2008 à 20:31:23 »


No thanks: An anti-Monsanto crop circle made by farmers and volunteers in the Philippines.
« Modifié: 31 août 2009 à 11:03:37 par Diouf »
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Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. -Agatha Christie

labbe

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Re : OGM: quand Monsanto sème la terreur
« Réponse #19 le: 05 mai 2008 à 20:35:09 »



Excellente bonne idée de leur part... chapeau !!!
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clara

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Bonjour,

Un petit sondage en ligne cherche à promouvoir les OGM auprès des
décideurs européens à l'aide d'un projet FP6 porté par des scientifiques (ou plutôt des "scientistes" : votes en faveur à 90% pour l'instant...)
Si vous êtes contre , faites le savoir! ça ne prend que 10 secondes et ne nécessite même pas de comprendre l'anglais :
il suffit de répondre par non aux 3 questions posées sur le lien ci-dessous.
Heure limite : 20 heures aujourd'hui.
 

---------------------------- Message original ----------------------------
Objet:   [EUROBI '195'] Quick 3-question yes-no survey on GMOs
De:      "MartinSharman" <martin.sharman@ec.europa.eu>
Date:    Mar 6 mai 2008 10:37
À:       "EU Research on Biodiversity" <EUROBI@googlegroups.com>
--------------------------------------------------------------------------


Colleague,

There is a "quick online poll" entitled "Agriculture in the 21st
century" accessible through the website at
http://www.gmo-compass.org/eng/home/

This poll, which consists of 3 radio-button questions, closes today May
6th at 8:00 pm.

The website, GMO Compass, is supported under the Sixth Framework
Programme.  It is the work of science journalists in favour of GMOs.

So far the results of the poll can be interpreted as being
overwhelmingly in favour of the use of GMOs in agriculture.

Cordially,

Dr Martin Sharman
Policy Officer - Biodiversity and Ecosystems
Unit DI-4 Management of Natural Resources
CDMA 3/165
Directorate General for Research
European Commission
B-1049 Brussels, Belgium
Street address (not for mail): Rue du Champ de Mars 21
 Fax: (+32) 2 295 05 68
 Phone: (+32) 2 295 97 98
martin.sharman@ec.europa.eu
 
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port-royal-transworld

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Mission accomplie, Clara.
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Carthoris

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Piqure de rappel: "Je mets du round up, je cultive mon cancer"
« Réponse #22 le: 08 mai 2008 à 14:06:49 »


Toujours bon de rappeller ce genre de chose (grrrrr j'avais encore 1/2 litre dans mon garage)

Citer
L’American Chemical Society a publié en mars 2002, les resultats inattendus de l’equipe « cycle cellulaire et developpement » du CNRS de Roscoff. 
Ainsi, l’innocuite du glyphosate se trouve de plus en plus sévèrement remise en cause, surtout depuis que son lien avec la deregulation de l’activité cellulaire et donc le risque de cancer, a été mis en evidence. Le glyphosate incorporé dans le pesticide Roundup provoque une anomalie sur « un régulateur de la division cellulaire » dont la défaillance est à l’origine de cancers chez l’homme. 
« Nous nous sommes interessés au glyphosate [..] Mais nous nous ne nous attendions pas à trouver un effet de ce composant à priori connu et considéré comme relativement anodin [..] C'est un facteur de risque certain de cancer » Pr. Robert Bellé CNRS
:

Lien
 Modération: Cette page n'existe pas.
mais pour les plus sceptiques, vous pouvez simplement taper "roundup cancer" dans votre moteur de recherche

« Modifié: 16 décembre 2013 à 12:37:25 par lilou »
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Xavier

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Le gouvernement wallon et Nature&Progrès ont rédigé un decret de coexistence ogm.
Ce décret est stricte en ce qui concerne la cohabitation des différentes formes d'agriculture.
Il se veut dissuasif envers les agriculteurs qui voudraient utiliser des ogm pour leurs cultures.

http://www.levif.be/actualite/article.jsp?articleID=16551&sectionID=56&siteID=72
Modération: Page d'accueil.
http://www.levif.be/belga/politique/78-4-47573/ogm--le-ministre-lutgen-reaffirme-son-opposition.html
Modération: Page d'accueil.
http://www.natpro.be/
admn : le lien ouvre sur une page actualisée

http://www.natpro.be/~natpro/pdf/CP/CP08_05_09.pdf
« Modifié: 16 décembre 2013 à 12:38:45 par lilou »
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Carthoris

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Signé, dans quel pays on vit, comment de tels passages en force sont ils permis ?????
« Modifié: 21 mai 2008 à 13:09:09 par Carthoris »
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jerome

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C 'est fait ! Signé !
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dificultnspa

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L’agriculture doit redevenir locale
« Réponse #26 le: 24 mai 2008 à 11:16:21 »

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=940

Citer
L’agriculture doit redevenir locale

Horizons et débats  >  2008  >  N°20, 19 mai 2008  >  L’agriculture doit redevenir locale

L’EED (Service des Eglises Evangéliques en Allemagne pour le Développement) salue les résultats du rapport mondial sur la situation de l’agriculture (International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development/IAASTD), qui a été établi par 400 scientifiques et représentants gouvernementaux pour évaluer un développement prometteur de l’agriculture dans le monde.
Le rapport final signé par 60 Etats est le résultat d’un processus entre les Etats qui a duré trois ans et représente le consensus scientifique international actuel concernant les questions de l’agriculture.
«Bien que les Etats-Unis et les représentants de l’industrie chimique agricole aient essayé d’affaiblir sa position, la commission vient d’annoncer le grand changement dans la polititque de l’agriculture dont on a tellement besoin.» C’est ce que dit Rudolf Buntzel, chargé d’affaires concernant les questions de l’alimentation au plan mondial, au sein du Service des Eglises Evangéliques pour le Développement.
«Les résultats viennent juste au bon moment. Les révoltes dues à la famine en Egypte, au Cameroun et à Haïti ont montré au monde entier que les pauvres ne profitaient que peu du progrès technique dans la production alimentaire.»
L’EED constate:
•    On ne peut pas résoudre le problème de la faim en modernisant l’agriculture à tout prix. Ce qui est prometteur, c’est plutôt un développement agraire qui prend en considération la multitude des formes de l’agriculture dans le monde entier. Pour faire profiter les paysans pauvres qui constituent 70% des personnes qui souffrent de famine, l’agriculture doit être adaptée aux conditions locales et les marchés locaux doivent être ouverts à l’exploitation.
•    La libéralisation des marchés alimentaires a ruiné les agriculteurs des pays pauvres. On a seulement renforcé le pouvoir des «paniers de pain» de notre monde – c’est-à-dire les prairies de l’Amérique du Nord et du Sud et les régions de l’Europe qui se prêtent bien à l’exploitation agricole. Cela a des conséquences fâcheuses maintenant, car les prix sur le marché mondial ont atteint tout d’un coup un niveau exorbitant. Les produits alimentaires importés sont devenus inabordables pour les pauvres.
C’est à juste titre que le nouveau consensus scientifique international met actuellement en question des solutions globales uniformes pour la technique et pour le trafic agricole illimité.
«L’EED se sent confirmé dans sa conception du travail de développement dans les régions rurales, affirme Buntzel. Nous avons toujours misé sur les capacités des paysans, sur l’amélioration de leurs méthodes traditionnelles et leurs propres sortes de cultures. Nous ne faisons pas confiance à la chimie agricole, aux sciences des laboratoires et au génie génétique. En plus, nous nous engageons pour l’autonomie alimentaire nationale des pays pauvres en aliments de base, au lieu de motiver les paysans à produire pour le marché mondial et à importer les produits alimentaires.»
Il faut un changement dans l’agriculture surtout en Afrique. Les gens là-bas doivent être encouragés et qualifiés pour augmenter les rendements de leurs terres par leur propres moyens et connaissances. L’agriculture doit redevenir profitable aussi pour les paysans dans les pays en voie de développement. Ils profitent de la hausse mondiale des prix des produits alimentaires seulement si l’augmentation n’est pas tout de suite dévorée par les coûts augmentés de leur exploitations et si les marchés sont de nouveau servis localement.    •

Source: Service des Eglises Evangéliques pour le Développement du 18 avril 2008, www.eed.de

De toute façon c'est la seule solution pour éviter que les populations locales souffrent d'un manque en nourriture de base.
Quand celle ci est importée d'un pays à un autre, les gens sont soumis aux prix et donc aux moyens qu'ils disposent pour se la procurer.
Si par contre elle est produite sur place, elle serait, de toute facon, non soumise aux lois du marché international et aux spéculateurs qui s'enrichissent sur la "vie" des autres.

« Modifié: 16 août 2009 à 11:06:40 par dificultnspa »
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labbe

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Re : L’agriculture doit redevenir locale
« Réponse #27 le: 24 mai 2008 à 11:57:48 »



C'est clair !
Ca aurait dû être fait depuis longtemps. Mais aussi dans d'autres domaines en particulier le textile et l'artisanat. Bref dans tous les domaines.

Un Article Suisse qui traite du sujet.
Dialogue imaginaire entre un grand-père et sa petite-fille
« Grand-père, pourquoi les paysans s’opposent-ils au libre-échange ? »
par Werner Wüthrich


La mode est au libre-échangisme, y compris en matière agricole. Cependant, le début de famine mondial auquel nous assistons aujourd’hui conduit l’opinion publique à s’interroger sur les conséquences réelles du dogme néo-libéral. Un rappel historique est le bienvenu.

http://www.voltairenet.org/article157081.html

Ca me rappelle un texte que j'avais posté
http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=2761.0
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labbe

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Mondialisation
« Réponse #28 le: 24 mai 2008 à 18:38:27 »

Quand on parle de mondialisation et qu'on diabolise ce terme il ne s'agit pas de nier une chose fantastique qui se produit : le rassemblement de tous les peuples de la terre (ou niveau de conscience terrestre pour employer une notion qui nous est chère).
Mais bel et bien de comprendre que la seule mondialisation que l'on nous propose est une mondialisation économique et non d'une mondialisation fraternelle.
La mondialisation en soi est une bonne chose.

Et c'est là que le discours des puissants est vicieux.
A t'on besoin d'acheter une chose produite a l'autre bout du monde sous prétexte d'ouverture sur le monde ? Je parle là de besoin quotidien.
Je regardais hier le magasine Thalassa. Il y était question d'archipels de petites îles. Ces gens avaient tout potentiellement pour vivre heureux. Des fruits, du bois, du poisson etc.
Mais suite a l'occupation historique US pendant la guerre de 40 il n'étaient plus capable de se sentir bien dans un monde autonome. La dépendance était crée. Ils rêvaient d'amérique....; alors que les Américains rêvaient sûrement d'îles paradisiaques  :D

Tout cela pour dire que le protectionnisme ne rime pas forcément avec fermeture sur soi.
Il peut très bien s'inscrire dans une ouverture humaniste et culturelle sur le monde.
Mais chaque Nation.... la France comme les autres se doit de produire le maximum chez elle.

Il faut comprendre que cette affaire d'exportation et d'importation est une simple affaire de businessmans qui s'enrichissent sur la détérioration des conditions de vie. Il s'agit d'une forme de jeu de société dont nous ne somme que les pions.

Un grand pays est un pays fort. Un pays qui produit le maximum en interne. Et devinez quoi ?
Après nous avoir vanté son modèle antisocial, anti vie, anti culturel... c'est ce que vont tenter les USA.
Ils faut produire des machines (comme en allemagne), il faut produire de la nourriture, il faut produire de tout dans un pays.
Ca donne du travail et donc pas de chômage.
Et ca donne un pays fort et autonome.
En bref un pays libre apte a s'ouvrir sur le monde, aider les autres pays et servir de modèle.
J'espère que bientôt les élites le comprendront.

« Modifié: 24 mai 2008 à 18:51:06 par labbe »
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dona_666

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Re : L’agriculture doit redevenir locale
« Réponse #29 le: 27 mai 2008 à 00:09:30 »

locale... mais surtout en jouant sur la qualité (ont a ce savoir faire)face au modèle sans gout du mondialisme!
 un bon moyen de tenir la concurrence "la qualité"!!!
(un bon coup de pied au cul au monde-selon-monsanto)
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