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Auteur Sujet: Fil généraliste: les Dinosaures  (Lu 29695 fois)

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titilapin2

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Ivan Antonovich Efremov et la chasse aux Dinosaures par nos amis ET
« Réponse #15 le: 01 février 2009 à 14:46:16 »

@TDC,
Moi aussi j'apprécie les chroniques de notre ami du blog Merlin.

L'absence de ses sources ne nous permet pas parfois de valider ou non sa réflexion.

Voici ce que je trouve sur wiki sur ce scientifique: Ivan Antonovich Efremov.

Je trouve un grand déséquilibre entre la production scientifique d'Ivan Antonovich Efremov et celle prolifique du père de la science-fiction soviétique contemporaine qui adore Jules Verne par exemple.

L'absence de photos avec les crânes et l'impact des balles ne plaident pas en faveur de sa théorie.

Donc pour moi Ivan Antonovich Efremov et la chasse aux Dinosaures par nos amis ET ne me convaint pas du tout.

Fan de science-fiction, il existe plein d'auteurs parlant aussi par exemple du voyage dans le temps et de safari aux dinosaures mais par des terriens du futur.

Je pense même qu'il s'agit de son roman The star ships

Citer
I.A. Efremov "The star ships":
Plot of the story - find bone of a dinosaur with mysterious beam hole, then - skull humanoid alien and his "portrait", - has served as a starting point of the main philosophical construction Efremov: idea varios centers of reason in universe, similarity of ways, on which goes evolution on various planets (with by inevitability providing in result general physical shape and psychological design for all carriers of reason), and its inevitable prospect - of a Great Ring of civilizations.



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Ivan Antonovich Efremov

Un article de Wikipédia :

Ivan Antonovich Efremov (né le 22 avril 1907, décédé à Moscou le 5 octobre 1972) est un paléontologue, géologue et écrivain de science-fiction russe.


Travaux scientifiques
Professeur et docteur en sciences biologiques (1940), il a reçu le Prix Staline en 1952 pour ses travaux sur la taphonomie (c'est lui qui inventa le terme) et la chronologie géologique.


Œuvres de fiction
"Père de la science-fiction soviétique contemporaine[/b], il lui donna un nouvel élan et contribua largement à son essor au début des années 1960.

"L'auteur a été grandement influencé par ses lectures enfantines de Jules Verne, Conan Doyle, H. G. Wells ou J.-H. Rosny aîné. Il le dit d'ailleurs lui-même dans la préface de ses récits : « Dès l'enfance, je me passionnai pour les livres, pour le romantisme des voyages et des aventures, des phénomènes inexpliqués et des pays lointains. » Comme d'autres écrivains et explorateurs russes [1], pour ses expéditions paléontologiques, Ivan Efremov, en véritable chasseur de fossiles, a voyagé en Asie centrale et en Sibérie, ce qui lui a permis d'exhumer de nombreux fossiles de dinosaures, et a rassemblé certains de ses souvenirs de voyages dans une série de récits. Ses premières œuvres, écrites dans les années 1940, sont des nouvelles, et on y trouve déjà des récits d'anticipation politique.

Son utopie cosmo-politique, La Nébuleuse d'Andromède (1956-1957) et la contre-utopie L'Heure du Taureau (1968) sont des classiques de la littérature fantastico-philosophique. La Nébuleuse d'Andromède tente d'adapter les idées et idéaux communistes (en particulier sa vision de l'Homme, sans aucune ingérence du religieux) dans un univers de fiction qui en réaliserait la vision. L'Heure du Taureau décrit les tentatives pour mettre en place ce monde idéal.

L'écrivain a présenté un de ses livres, La Lame du rasoir (1959-1963) comme un "roman d'aventures". Dans ce roman, la découverte d'une couronne ancienne d'un métal inconnu et de son secret nous transportent de l'Union soviétique en Italie, en passant par l'Inde et l'Afrique, tout en se concentrant, à travers les préoccupations du héros, sur les possibilités cachées de l'Homme, sur la nature de la beauté. On doit également à Efremov quelques romans historiques, comme Taïs Afinskaïa (1971), qui parle de l'époque d'Alexandre le Grand, ou Velikaya Douga dont la seconde partie, Aux confins de l'œcumène (paru en 1949) a été traduite en français et évoque la Grèce antique. Dans cette œuvre, le dispositif qui encadre la vision du passé de la Grèce, de l'Égypte et de l'Afrique noire dans une évocation contemporaine, permet à l'écrivain de proposer une sorte de "contrat de lecture" tout particulier : le savant qui s'adresse dans un musée à un marin et à son amie, c'est bien sûr l'auteur lui-même s'adressant au lecteur ; il définit ainsi une lecture idéale, dans laquelle le plaisir de la rêverie et celui du savoir se mêlent harmonieusement : sans conflit.

C'est retrouver là le modèle des auteurs qu'Ivan Efremov avait goûtés en tant qu'enfant : ceux de Jules Verne et de sir Arthur Conan Doyle bien sûr, mais aussi ceux, qu'il connaissait peut-être, de Cutcliffe Hyne (The Lost Continent de cet auteur présente le même dispositif tout en encadrant l'imaginaire romanesque par une exploration scientifique) et de Rider Haggard (pour l'imaginaire antique, certes plus fantaisiste, et la rêverie sur la beauté éternelle - ici plus politique)."



Œuvres traduites en français

Romans
Aux confins de l'Œcumène (1949, Na kraiu oikumeny), Ed. du Progrès, 1979.
La Nébuleuse d'Andromède (1957, Tumannosti Andromedy), Ed. de Moscou, 1959. Editions Rencontres, Chefs-d'œuvre de la SF n° 1, 1970. Ed. Eons, Coll Futurs (Ebook) n° 28, 2005. Ed. Eons, Coll Futurs n° 28, 2005.
L'Heure du Taureau (1969, Chas Bika), Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 19… Ed. L'Âge d'Homme, 1969.
Cor Serpentis (?, ?), Ed. du Progrès, 19… Recueils, anthologies, omnibus...

Récits
Contes scientifiques (1953, Paccka3bI - Hayuhar Øahmacmuka), Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.

Nouvelles
Olgoï-Khorkhoï (1943, Olgoï-Khorkhoï) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954. in Le livre d'or : La Science-fiction soviétique, Pocket, Le Livre d'Or n° 5174, 1984.
L'ombre du passé (1954, ?) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954. in Opta, Revue Fiction n° 53, 1958. in Le brouillard du 26 octobre et autres récits sur la préhistoire, Gallimard, Coll. Folio Junior n° 172, 1981.
L'observatoire de Nour-i-Decht (?, ?) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.
La corne blanche (?, ?) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.
La roche sublunaire (?, ?) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.
Le lac hanté (?, ?) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.
Les vaisseaux du firmament (?, ?) "Звездные корабли" in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.
Rencontre au-dessus du Tuscarora (?, ?) in Récits - Contes scientifiques, Ed. En langues étrangères, Bibliothèque d'ouvrages d'anticipation scientifique, 1954.

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en anglais :
lien mort http://dv-vkpb.ru/wwwsites/ussr-eng/efremov.htm


I.A. Efremov "The star ships":
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I.A. Efremov "The heart of snake"
In this story Efremov describes the first contact humans with the representatives alien of reason

d'autres sites sur sa biographie: lien mort    http://www.astro.spb  u.ru/staff/serg/interests/literature/efremov/biography.html

« Modifié: 14 août 2012 à 23:31:45 par Diouf »
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Découverte du chaînon manquant des dinosaures
« Réponse #16 le: 17 février 2009 à 22:44:41 »

Publié le 16 février 2009 à 13h02 | Mis à jour le 16 février 2009 à 13h06

Découverte du chaînon manquant des dinosaures


Réplique de la tête du dinosaure Austroraptor cabazai présentée à Buenos Aires.

Un dinosaure omnivore, ancêtre le plus ancien des herbivores géants et chaînon manquant avec les carnivores, a été découvert dans le parc Ischigualasto-Vallée de la Lune (nord-ouest de l'Argentine), où il a vécu il y a 228 millions d'années, a déclaré lundi l'un des responsables de la découverte.

«Il s'agit d'un omnivore, c'est un chaînon manquant entre les dinosaures carnivores et les herbivores géants quadrupèdes: une pièce très importante de l'histoire des dinosaures», a dit à l'AFP le directeur du Musée des Sciences naturelles de San Juan, Oscar Alcober.

La découverte des restes fossiles, qui a eu lieu en 2006, a été annoncée ce lundi simultanément sur internet par la revue scientifique américaine Plos One.

«Nous avons décidé de l'annoncer de cette façon, pour pouvoir compter sur le soutien de la communauté scientifique», a expliqué M. Alcober, auteur de la découverte avec le chef de paléontologie du musée, Ricardo Martinez.

«Nous avons choisi la revue Plos One car c'est un média en ligne, ce qui favorise la démocratisation des sciences», a-t-il ajouté.

Le dinosaure herbivore le plus grand du monde, Argentinosaurus Huinculensis, a été trouvé en 1989, dans la province argentine de Neuquén. Le dinosaure carnivore le plus grand, Giganotosaurus Carolinii, a été découvert en 1993 dans la même province argentine.

Source: http://www.cyberpresse.ca/sciences/decouvertes/200902/16/01-827893-decouverte-du-chainon-manquant-des-dinosaures.php
« Modifié: 26 octobre 2014 à 00:09:06 par katchina »
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palu

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #17 le: 21 juin 2009 à 16:45:05 »

Du nouveau dans les rapports oiseaux-dinosaures... Texte issu du site  http://www.ornithomedia.com

Une découverte fondamentale sur la respiration des oiseaux qui remet en cause leur parenté avec les dinosaures théropodes

Fonctionnement du système respiratoire des oiseaux

Les oiseaux possèdent un système respiratoire constitué de poumons et de sacs alvéolaires. Ces derniers agissent comme des ventilateurs pour créer un mouvement d'air continu et unidirectionnel vers les deux poumons vascularisés grâce aux mouvements du sternum et des côtes reliées.

Les différents sacs (cervical, claviculaire, thoracique et abdominal) sont positionnés dans toute la cavité corporelle et les poumons sont attachés à la paroi thoracique.

Les mouvements des côtes, du sternum et de l'appareil pelvien créent des changements de pression intra-cœlomique qui provoquent des changements des volumes des sacs. Les sacs postérieurs, et en particulier les deux grands sacs abdominaux, sont essentiels car ils reçoivent l'air inspiré issu des bronches avant qu'il n'arrive aux poumons.

La ventilation chez les oiseaux nécessite des articulations spécialisées entre les différentes côtes vertébrales et sternales et entre le sternum et les côtes sternales: ces articulations facilitent les mouvements dorso-ventraux du sternum.

Les sacs volumineux des oiseaux doivent être soutenus latéralement et postérieurement pour empêcher leur effondrement sur eux-mêmes qui pourrait résulter de la dépression lors de l'inspiration.

Une découverte essentielle :

Devon E. Quick et John A. Ruben, chercheurs à l'Université de l'Oregon (États-Unis) ont fait une découverte fondamentale publiée en juin 2009 dans le Journal of Morphology et financée par la National Science Foundation : on savait depuis longtemps que le fémur (l'os de la cuisse) des oiseaux était largement immobile même pendant leurs mouvements, contrairement à pratiquement tous les autres animaux terrestres actuels et disparus (dont les dinosaures).

Les deux chercheurs américains ont montré que c'était justement cette position fixe du fémur et sa musculature associée qui empêchaient les sacs de "s'effondrer" sur eux-mêmes lors de l'inspiration. Le synsacrum (os correspondant à la fusion des dernières vertèbres thoraciques, des 14 vertèbres lombaires et sacrées et des premières vertèbres caudales) fournit aussi un soutien indispensable.

John Ruben, professeur à l'université de l'Oregon, explique: "il est vraiment stupéfiant qu'après des siècles d'étude de la biologie des oiseaux et de leur vol nous n'ayons révélé que maintenant cet aspect fondamental de leur biologie".

Des caractéristiques indispensables

Si les dinosaures théropodes possédaient les capacités cardio-vasculaires et respiratoires des oiseaux, ils auraient disposé d'un système respiratoire proche de celui de ces derniers et ils auraient développé les caractéristiques indispensables suivantes:
- des mécanismes permettant des contractions latérales et ventrales de leur cage thoracique
- une expansion possible de la cavité abdominale (ce qui implique une zone pelvienne suffisamment vaste) pour accueillir des sacs aériens abdominaux volumineux
- un mécanisme squeletto-musculaire adapté pour empêcher l'effondrement sur eux-mêmes des sacs abdominaux pendant l'inspiration
Or à priori les théropodes ne rassemblaient pas tous ces éléments.

Les dinosaures théropodes ne disposaient pas d'un système respiratoire analogue à celui des oiseaux

Si les dinosaures théropodes ont aussi pu posséder des sacs abdominaux, il existe peu de preuves qu'ils aient fonctionné comme ceux des oiseaux; ils étaient semble-t-il bien plus petits, sans mécanisme similaire à celui des oiseaux pour leur ventilation. La pneumatisation (= présence de sacs aériens) chez les dinosaures pourrait avoir seulement été un moyen de réduire le poids de leur squelette.

Les théropodes étudiés par les deux chercheurs de l'université de l'Oregon ne présentaient pas les articulations spécialisées entre les côtes et le sternum facilitant les mouvements de ce dernier et possédaient une faible cavité pelvienne, en contradiction avec l'existence de sacs aériens volumineux.

En outre, il n'existait pas un support indispensable des sacs abdominaux: en effet, les gastralia (plaques osseuses ventrales) des dinosaures ne s'imbriquaient pas solidement avec les autres éléments osseux.

Si certains auteurs parlent d'une possible ventilation cuirassée des dinosaures par des mouvements des gastralia, il est peu probable que ces dernières aient pu transférer une dépression jusqu'aux sacs abdominaux. Les flancs des théropodes étaient largement ouverts et quasiment sans soutien (les longues côtes notamment étaient absents), et cette dépression aurait été dissipée.

Les chercheurs de l'université de l'Oregon concluent de tout cela qu'il existe peu d'éléments supportant l'hypothèse selon laquelle les dinosaures théropodes possédaient des sacs aériens similaires à ceux des oiseaux ou qu'ils présentaient une structure cardio-vasculaire différente de celle des crocodiliens. Cela corrobore une étude précédente montrant que la ventilation des poumons des dinosaures théropodes était plutôt du type crocodilien.

Les oiseaux ne peuvent donc descendre des dinosaures théropodes

Les dinosaures théropodes ne possédaient donc probablement pas les sacs aériens et les poumons proches de ceux des oiseaux. Ceci est en contradiction avec l'hypothèse selon laquelle l'anatomie cardio-vasculaire des théropodes était plus sophistiquée que celle des crocodiliens modernes.

Ce résultat constitue une nouvelle preuve que les oiseaux modernes ne descendent pas directement des dinosaures théropodes. Les oiseaux ont sûrement évolué selon un chemin parallèle à celui des dinosaures, selon un processus qui a commencé avant même que la plupart des dinosaures théropodes aient existé.

Ruben explique: "les premiers fossiles d'oiseaux sont plus anciens que ceux des dinosaures théropodes dont ils sont censés descendre! C'est gênant. En outre, l'un des arguments des partisans de ce lien est l'existence de similarités entre leurs poumons et ceux des oiseaux; or les dinosaures théropodes ont un fémur en mouvement quand ils se déplacent, et ils n'auraient donc pas pu avoir donc des poumons fonctionnant comme ceux des oiseaux. Leurs sacs aériens abdominaux, s'ils en avaient eu, se seraient effondrés sur eux-mêmes. Et cela remet sérieusement en cause cette théorie".

Pour Quick et Ruben, il est plus logique de penser que les oiseaux ont évolué séparément des dinosaures et qu'ils ont développé leurs propres caractéristiques comme les plumes, les poumons et le vol.

Il existe certes des similarités entre les oiseaux et les dinosaures, et il est possible que les oiseaux et les dinosaures aient partagé un ancêtre commun qui aurait alors pu évoluer selon des chemins séparés vers les oiseaux, les crocodiliens et les dinosaures. La structure et la physiologie des poumons des crocodiles sont en fait beaucoup plus similaires à ceux des dinosaures qu'à ceux des oiseaux.

Ruben ajoute: "nous ne suggérons pas que les dinosaures et les oiseaux n'aient pas eu un ancêtre commun dans un passé lointain; cela est tout à fait possible mais il est clair que les oiseaux ont évolué seuls du début à la fin et qu'ils ne descendent pas directement des dinosaures théropodes qui ont vécu des millions d'années plus tard".

Source

Devon E. Quick , John A. Ruben, Cardio-pulmonary anatomy in theropod dinosaurs: Implications from extant archosaurs, Department of Zoology, Oregon State University, Corvallis, Oregon 97331, Journal of Morphology, 2009;

A lire aussi :

- Une analyse moléculaire confirme de lien entre le Tyrannosaure et les oiseaux
- L'étude d'un fossile de dinosaure a permis de comprendre l'apparition du système respiratoire des oiseaux
 
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L'impact de Chicxulub n'est pas responsable de l'extinction des Dinosaures
« Réponse #18 le: 14 août 2009 à 22:19:28 »

L’astéroïde de Chicxulub n’est pas coupable


lundi 27 avril 2009, 21:48:57 | nuitdestemps
moderation : ce blog n'existe plus




 

La chute d’un astéroïde ne suffirait pas à expliquer la fin des dinosaures, selon une nouvelle étude géologique du cratère d’impact de Chicxulub, au Mexique.

 

"C’est l’hypothèse la plus célèbre pour expliquer la fin des dinosaures mais elle n’est pas pour autant unanimement acceptée par la communauté des paléontologues. Le scénario d’un astéroïde meurtrier tombant sur Terre, injectant des tonnes de poussières dans l’atmosphère et bouleversant le climat de la planète, a été émis dans les années 80. Le cratère de 180 km de diamètre de Chicxulub, au Mexique, pourrait même être le site dudit impact.

 

Une nouvelle étude des sédiments du fameux cratère du Yucatán vient mettre un bémol à cette théorie. Les traces de l’impact seraient antérieures de 300.000 ans à la disparition des dinosaures, selon Gerta Keller (Princeton University, USA) et Thierry Adatte (université de Lausanne, Suisse).

 

La fin du règne des grands reptiles il y a 65 millions d’années coïncide avec la grande extinction de la fin du Crétacé et du début du Tertiaire, qui a vu disparaître 60% des espèces, notamment dans les océans. La couche sédimentaire dans laquelle se trouvent les sphérules de Chicxulub –des gouttes de sol qui ont fondu au moment de l’impact- est antérieure à la couche correspondant à l’extinction du Crétacé, selon Keller et Adatte. Ce décalage ne pourrait pas s’expliquer par les effets de l’impact lui-même, estiment ces chercheurs, car les sédiments qui se sont déposés entre les deux événements sont le fruit d’une lente accumulation.

 

De plus les chercheurs n’ont pas trouvé de différence entre le nombre d’espèces présentes dans les couches antérieures et postérieures à l’impact : ils estiment donc que cet astéroïde n’aurait pas provoqué d’extinction majeure. D’autres événements géologiques ont pu provoquer un hiver brutal à la fin du Crétacé, suggère Keller. Ces travaux sont publiés dans le Journal of the Geological Society."




Source: article paru sur [url=http://www.larecherche.fr]www.larecherche.fr[/url]

La météorite innocentée

"L'impact de Chicxulub n'est pas responsable de l'extinction en masse qui a vu disparaître les dinosaures et de nombreux organismes marins. Il précéderait celle-ci d'au moins 300 000 ans. Reste à trouver un autre cratère, encore plus grand, ou d'autres causes.


Depuis sa découverte dans la péninsule du Yucatán, au Mexique, au début des années quatre-vingt-dix, le cratère de Chicxulub est considéré comme la preuve indéniable qu'un astéroïde a provoqué une extinction en masse en percutant la Terre, il y a 65 millions d'années [1]. À la limite entre le Crétacé* et le Tertiaire*, les dinosaures et de nombreuses autres espèces auraient ainsi disparu dans une apocalypse de feu, suivie d'une période d'obscurité et de tsunamis géants. Mais ce scénario, parfait pour la télévision et largement diffusé, dans la littérature scien-tifique comme dans la presse grand public, ne repose pas sur des preuves convaincantes.

Très vite après son élaboration, des observations de terrain l'ont contredit. Au fil des ans, elles n'ont fait que s'accumuler. Par exemple, les incendies à l'échelle de la planète entière, hypothèse suggérée en 1991 par Wendy Wolbach, de l'université DePaul de Chicago, et fondée sur la découverte de suie dans de l'argile provenant de la limite Crétacé-Tertiaire n'ont pas été confirmés [2]. Bien au contraire, Claire Belcher, du Royal Holloway College de Londres, et ses collègues, ont récemment montré que, même en Amérique du Nord, aucun incendie de grande ampleur ne s'était produit à la suite de l'impact de Chicxulub[3]. Il n'y a pas plus de preuve d'une période prolongée d'obscurité, qu'aurait dû provoquer l'énorme quantité de poussière pulvérisée dans l'atmosphère: la production de phytoplancton à la surface des océans ne s'est pas arrêtée. Impossible aussi de prouver l'existence des raz-de-marée géants. Enfin, rien ne démontre que le cratère de Chicxulub date vraiment de la limite Crétacé-Tertiaire ou qu'il a provoqué l'extinction en masse. Une longue série de découvertes, échelonnées sur les quinze dernières années, m'amène à cette conclusion."

Billes de verre

"Revenons au début des années quatre-vingt-dix. Le lien entre le cratère de Chicxulub, découvert en 1991 au nord-est du Mexique [3], et la vague d'extinctions qui marque le passage du Crétacé au Tertiaire repose sur deux arguments principaux. Le premier: des gouttes de roche fondue sous l'effet d'un impact ont été retrouvées à travers toute l'Amérique centrale sous la forme de petites sphères de verre, appelées microtectites, tombées en pluie dans les heures qui ont suivi le choc. Datées par une -technique fondée sur la désintégration des -isotopes* radioactifs de l'argon par trois laboratoires entre 1991 et 1993, elles sont vieilles de 65 à 65,4 millions d'années [4]. Cet âge n'est pas contesté.

Le deuxième argument est l'hypothèse, émise en 1992 par Jan Smit, de l'Uni-versité libre d'Amsterdam, et ses colla-borateurs, selon laquelle l'impact de Chicxulub aurait provoqué un tsunami géant. Elle est nécessaire pour expliquer le dépôt très rapide des un à trois mètres de grès et des un à deux mètres de grès fins et d'argiles qui séparent le niveau à sphérules de verre et celui de la limite Crétacé-Tertiaire [5].

Dès sa formulation, cette hypothèse du tsunami a posé problème. En 1994, Toni Ekdale, de l'université de l'Utah, découvrit les premiers éléments qui ne cadraient pas avec ce scénario lors d'une mission de terrain que je dirigeais avec Wolfgang Stinnesbeck, de l'université de Karlsruhe. Il repéra de nombreux terriers et des traces laissées par des crabes, des vers et divers autres organismes vivant sur le plancher océanique, indice d'une sédimentation lente et réduite s'écoulant sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'années. Or, le raz-de-marée provoqué par la collision aurait déversé ses tonnes de sédiments dans les heures, tout au plus dans les jours, qui ont suivi le choc. Comment aurait-il laissé le loisir aux crabes, coquillages ou autres vers de vaquer tranquillement à leurs occupations? Dans l'article publié en 1998 qui présentait ces résultats, Wolfgang Stinnesbeck concluait donc que ces sédiments s'étaient déposés longtemps avant la vague d'extinctions [6].

Perplexes, avec Thierry Adatte, de l'université de Neuchâtel, et Wolfgang Stinnesbeck, nous avons poursuivi l'investigation. Si ces couches de sable, de limon et de boue se sont déposées lentement, pourquoi donc la couche de microtectites qui matérialise la date de l'impact est-elle située au-dessous, alors que la limite Crétacé-Tertiaire, elle, est localisée plusieurs mètres au-dessus de ces dépôts? Le doute s'installait dans nos esprits: l'impact de Chicxulub aurait en fait eu lieu bien avant l'extinction et ne l'aurait par conséquent pas provoquée.

D'autant que la répartition des sphérules de verre posait également problème. Les microtectites -auraient dû toutes se déposer sur le fond de l'océan dans les heures suivant le choc. Or, ce n'est pas le cas. Elles sont disposées en deux couches, séparées par une -épaisseur de 15 à 20 centimètres de calcaire gréseux, lui aussi parcouru de terriers. Leur dépôt semble donc s'être interrompu durant une période suffisamment longue pour que les animaux aient laissé des traces sur le fond marin. Il y a par conséquent eu deux périodes de dépôt de microtectites.

Chacune de ces deux couches contient d'abondants débris, notamment du sable, des fragments de bois et des micro-organismes, attestant d'un dépôt en eaux peu profondes. Les sphérules se seraient donc d'abord déposées dans des eaux superficielles, avant d'être entraînées en profondeur par des courants. Autrement dit, les deux couches qui les contiennent ont été remaniées et ne représentent pas les dépôts tels qu'ils se sont mis en place. Nous avons alors recherché le dépôt original des microtectites tout au long des années -quatre-vingt-dix, lors de missions de terrain au -Mexique, en Haïti, au Guatemala et à Belize.

C'est à la fin de cette décennie que nous avons fait la découverte la plus importante. Lors d'une campagne au nord-est du Mexique, dans la région de Linares, avec six étudiants, nous avons systématiquement cartographié et étudié les roches de la fin du Crétacé, les couches gréseuses, limoneuses et argileuses et de microtectites dans une zone de plus de 160 kilomètres carrés. Résultat, des couches à microtectites ont été retrouvées dans des dizaines d'affleurements, parfois jusqu'à 15 mètres au-dessous de la limite Crétacé-Tertiaire. Face à ces observations, nous avons d'abord été très sceptiques: comment était-il possible que ces microtectites n'aient pas été remarquées plus tôt ?"

300000 ans avant

"Pouvaient-elles réellement s'être déposées sur le plan-cher océanique bien avant l'extinction en masse? Nous avons testé cette hypothèse sous tous les angles. Nous avons alors découvert que les sédiments situés direc-tement au-dessus de la première couche de sphérules, mais sous les grès, contiennent des espèces de microfossiles ? du microplancton marin ? du Crétacé supérieur, datées d'environ 300000 ans avant la limite Crétacé-Tertiaire.

Les sphérules étaient donc tombées du ciel quelque 300000 ans avant l'extinction, et certaines couches -avaient été remaniées à partir du dépôt original, confor-tant le scénario de l'érosion et du transport par les courants. Aucune autre explication ne tenait. Aucun événement tectonique de grande ampleur capable d'engendrer une telle configuration des archives sédimentaires ? édification de montagnes, effondrements de terrain ou autres séismes ? n'est en effet recensé à cette période. Toutes les couches sont en position quasi horizontale, telles qu'elles se sont déposées il y a quasi 65 millions d'années.

La conclusion s'imposait: nous tenions la preuve que l'impact de Chicxulub précède de 300000 ans la limite Crétacé-Tertiaire. Cela signifiait aussi que ce choc n'avait pas dévasté le vivant puisque aucune grande extinction significative ne s'est produite à ce moment-là. L'impact du bolide extraterrestre responsable de l'extinction à la limite Crétacé-Tertiaire, consigné dans les archives géologiques globales par une couche de sédiments riche en iridium, un métal plutôt rare dans la croûte terrestre, restait donc à découvrir.

La publication de nos résultats, en 2002, n'a pas suffi à convaincre la majorité des scientifiques [7]. On nous demandait sans cesse: mais comment autant de spécialistes auraient-ils pu se tromper si longtemps?

La réponse pouvait-elle venir du cratère lui-même?

Les forages réalisés dans les années soixante par la compa-gnie pétrolière mexicaine (Pemex) dans et autour de la structure circulaire s'étaient révélés incomplets. En 1975, dans une première étude, le géologue Lopez Ramos, de la Pemex, indiquait que des calcaires truffés de microfossiles ? des foraminifères* planctoniques ? étaient localisés au-dessus de la couche matérialisant l'impact[8]. Ces foraminifères s'étant tous éteints à la fin du Crétacé, cela prouvait que l'impact s'était produit bien avant l'extinction. Mais ces données n'ont pas pu être confir-mées car il n'y avait plus d'échantillons disponibles correspondant à l'intervalle de temps critique.

Nouveau forage

Seul un nouveau forage pourrait tirer au clair l'événe-ment de la fin du Crétacé. Plus d'une décennie après la découverte du cratère de Chicxulub, le programme de forage continental international décida ainsi de financer un forage à hauteur de plusieurs millions de dollars. Les opérations commencèrent le 9 décembre 2001 sur le site de Yaxcopoil, situé près de la ville de Mérida dans le Yucatán. La dernière carotte, extraite en avril 2002, atteint 1511 mètres de profondeur. Tous les échantillons passèrent par l'université de Mexico, où les carottes, d'un diamètre de 8 centimètres, furent scindées en deux dans le sens de la longueur et découpées en sections d'une longueur d'un mètre. La moitié fut archivée, l'autre distribuée aux 37 groupes de scientifiques sélectionnés pour les étudier. Rendez-vous était pris pour la présentation des premiers résultats lors d'un congrès qui devait se tenir en avril 2003, à Nice.

Ce forage, nommé Yax-1, situé à environ 60 kilomètres du centre du cratère, devait, sans l'ombre d'un doute, prouver que l'impact coïncidait avec la limite Crétacé-Tertiaire et avait provoqué la disparition des dinosaures. C'est d'ailleurs ce qu'annonça, à l'automne 2003, -Burkhard Dressler, du Lunar Planetary Science Institute à Houston, l'un des principaux responsables du projet, dans un rapport préliminaire [9]. Une annonce pour le moins prématurée.

En effet, l'analyse détaillée de nos échantillons réalisée avec la collaboration de Doris Stueben, de l'université de Karlsruhe en Allemagne, ne va pas dans ce sens [10]. Au contraire, elle confirme les données de terrain selon lesquelles l'impact précède l'extinction massive. C'est ce que nous avions annoncé à Nice, suscitant une vive controverse.

Quels sont les éléments du débat? Tout d'abord, entre 794 et 894 mètres de profondeur, le forage a rencontré une couche de « brèche d'impact », caractéristique de l'impact, de 100 mètres d'épaisseur. Cette brèche -consiste en un pêle-mêle de roches brisées, de quelques roches fondues et de sphérules. Au-dessous, les sédiments reflètent un environnement lagunaire dépourvu de foraminifères planctoniques. Au-dessus se trouve une couche de calcaire de 50 centimètres d'épaisseur, elle-même surmontée de la couche d'argile qui marque la limite Crétacé-Tertiaire. Immédiatement au-dessus de l'argile apparaissent de nouvelles espèces caractéristiques du Tertiaire [fig.1]. Toute l'énigme réside dans les 50 centimètres de calcaire: ils se sont déposés dans des eaux de 100 à 300 mètres de profondeur et contiennent de nombreux foraminifères planctoniques qui vivaient à la fin du Crétacé. Autrement dit, après la formation du cratère, du calcaire s'est déposé dans un océan contenant des espèces microplanctoniques qui ne disparurent que lors de la crise du Crétacé-Tertiaire. D'où deux possibilités: soit le calcaire a été déposé par la puissante vague de retour lors du remplissage du cratère après l'impact, comme le suggèrent Jan Smit et Burkhard Dressler; soit l'impact de Chicxulub est antérieur à la limite Crétacé-Tertiaire comme nous le pensons.

Sédimentation lente

Le remplissage par des vagues suppose des courants extrêmement forts capables d'éroder et de transporter des matériaux depuis les parois du cratère, en particulier des roches plus anciennes. Or, on n'en voit aucune trace. Au contraire, la plupart des sédiments sont très finement laminés ? à l'échelle millimétrique ?, attestant d'un environnement marin calme. Les seules interruptions sont trois petites couches d'un centimètre d'épaisseur à stratification oblique, qui pourraient indiquer l'existence d'un environnement plus agité. De plus, il y a cinq couches fines d'argile verte et de glauconite*. Ces couches vertes sont cruciales: elles se sont en effet formées en plusieurs dizaines de milliers d'années dans des eaux peu agitées et sur le fond. Et elles ont toutes été colonisées par des animaux marins fouisseurs. Nous en concluons donc que le calcaire et les couches vertes se sont déposés en quelques dizaines de milliers d'années, et que la brèche sous-jacente est bien antérieure à la limite Crétacé-Tertaire.

Peut-on préciser la chronologie? L'assemblage de foraminifères planctoniques est diversifié mais pauvrement conservé. Pour cette raison, Jan Smit et José Arz, de l'université de Saragosse, en Espagne, ont affirmé qu'il ne s'agissait que de cristaux. Cependant, le second vient tout récemment de confirmer la présence d'espèces de la fin du Crétacé dans ces calcaires [11]. La comparaison entre les images de lames minces faites sur des échantillons de notre calcaire et les images de foraminifères de référence montre que l'agencement des loges, leur nombre, leur forme et leur morphologie générale sont les mêmes. Pour nous, il s'agit donc bien d'espèces ayant vécu au cours des 300000 dernières années du Crétacé. C'est-à-dire de l'âge attribué aux sédiments marneux situés au-dessus de la plus ancienne couche de microtectites, au nord du Mexique dans les affleurements proches de la ville de Linares.

Polarité magnétique

Les inversions du champ magnétique terrestre enregistrées par les sédiments sont un autre chronomètre. Les 500 derniers millénaires du Crétacé se sont globalement écoulés durant l'épisode appelé « chron 29R », dont la polarité est inverse. Selon les analyses de Mario -Rebolledo Vieyra, de l'université nationale autonome de Mexico, on retrouve bien cette polarité dans les 50 centi-mètres de calcaire extraits du forage Yax-1.

Un âge correspondant à la fin du Crétacé est également indiqué par les isotopes stables de cette couche calcaire, analysés par le laboratoire de Doris Stueben. Le signal donné par les isotopes du carbone est typique des valeurs de la fin du Crétacé, valeurs qui chutent ensuite lorsque l'on passe la limite Crétacé-Tertiaire. Si le sédiment était constitué d'un pêle-mêle de cailloux d'origines et d'âges différents, comme on pourrait s'y attendre dans l'hypothèse du tsunami, ce signal devrait être au contraire tout à fait chaotique ? et il ne l'est pas. Autant d'arguments qui accréditent la thèse d'un impact antérieur à l'extinction en masse.

Tout indique donc que l'impact de Chicxulub ne fut qu'un élément d'une série de catastrophes qui s'abattirent sur Terre vers la fin du Crétacé. L'extinction en masse coïncide avec un autre impact, probablement bien plus important, qui est à l'origine de la couche riche en iridium. Les traces d'au moins trois autres collisions plus petites ont été repérées, même si leur datation reste imprécise.

Réchauffement global

Cette pluie de bolides extraterrestres s'est déroulée à une époque de volcanisme très actif qui provoqua un effet de serre important et un réchauffement global de la planète [fig.2]. Même les eaux profondes des océans se réchauffèrent de 4 °C au plus fort de l'événement, il y a 65,2 à 64,4 millions d'années. La collision de Chicxulub, il y a 65,3 millions d'années pourrait bien, elle aussi, avoir participé à ce réchauffement.

Cette élévation de température affecta la circulation océanique: le transfert des nutriments des grands fonds vers la surface s'amoindrit sérieusement, provoquant une modification de la stratification des masses d'eau et une réduction du nombre de niches écologiques. Le tout a conduit à une compétition accrue entre les êtres vivants.

Les volcans aussi

Les espèces tropicales hautement spécialisées en ont particulièrement pâti. La diversité biologique globale a décru durant les derniers 500000 ans du Crétacé et beaucoup d'espèces ont été poussées aux limites de l'extinction. La diversité des dinosaures s'est réduite progressivement; les rudistes*, les ammonites* et beaucoup de bivalves ont disparu. Puis, près de la fin du Crétacé, le volcanisme s'est intensifié considérablement dans le Deccan, en Inde, comme l'a montré Vincent Courtillot, de l'Institut de physique du Globe de Paris [12]. Enfin vint le coup final qui sonna le glas des dinosaures: une collision importante, suffisamment pour provoquer à l'échelle mondiale le dépôt d'une fine couche d'iridium, dont le cratère n'a pas encore été découvert. À ce stade toutes les espèces marines tropicales (les foraminifères planctoniques) furent balayées ? soit environ les deux tiers du cortège d'espèces. Les espèces capables de tolérer des conditions changeantes survécurent encore 200000 ans, mais furent poussées vers l'extinction par des rivales récemment apparues.

Ce scénario conduit inévitablement à d'autres -questions sur le rôle des collisions et du volca-nisme dans l'évolution. Par exemple, quelle doit être l'importance d'un impact pour qu'il provoque une vague d'extinctions? Les cratères des 350 derniers millions d'années fournissent quelques indications. En analysant la relation entre le diamètre de ces cratères et le nombre de genres qui se sont éteints il apparaît que tous les impacts connus ne coïncident pas avec des périodes d'extinctions [fig.3]. Sans surprise, les plus petits cratères (25 à 50 kilomètres de diamètre) n'ont pas vraiment d'effets sur le vivant. Mais, plus étonnant, c'est aussi le cas de cratères qui atteignent 100 kilomètres de diamètre: comme le montrent deux impacts de cette ampleur, qui se sont produits à la fin de l'Éocène (il y a 35,5 millions d'années) à seulement 200000 ans d'écart. Chicxulub, avec 145 kilomètres de diamètre, est le plus grand cratère connu. Comme nous venons de le voir, il n'a pas selon nous provoqué d'extinctions significatives. Un autre cratère de grande taille, celui de Woodleigh en Australie, de 120 kilomètres de diamètre, précède l'extinction de la fin du Dévonien il y a 354 millions d'années. À l'instar de Chicxulub, il n'a pas eu d'effets perceptibles.

Un autre cratère

Seule l'extinction du Crétacé semble donc être corré-lée à un impact, comme l'atteste la couche planétaire d'iridium. Si l'on extrapole les effets des impacts -connus, celui-ci, associé à la disparition de 45 % des genres vivants, devrait avoir creusé un cratère de plus de 250 kilomètres de diamètre. Aucun cratère aussi grand n'a cependant été découvert à ce jour. Sankar Chatterjee, de l'université technologique du Texas, a suggéré l'existence d'un cratère, surnommé «Shiva», dans l'océan Indien, recouvrant le continent indien et le volcanisme du Deccan, mais cela n'a pas encore été démontré de façon convaincante.

Néanmoins, si la vague d'extinctions s'explique par les effets combinés d'une collision importante et d'un volcanisme intense, alors le cratère pourrait être plus petit. Au final, il se pourrait bien que les extinctions en masse ne résultent pas de collisions importantes, mais simplement de la combinaison d'impacts et d'épisodes volcaniques provoquant des conditions rares de stress aigu pour le vivant."
Gerta Kelle

[1] A.R. Hildebrand et al., Geology, 19, 867, 1991.

[2] W.S. Wolbach et al., GSA. Spec. Paper 247, 391, 1990.

[3] C.M. Belcher. et al., Geology, 31, 1061, 2003.

[4] G. Izett et al., Science 252, 259, 1991 ; V.L. Sharpton et al., Science, 359, 819, 1992.

[5] J. Smit et al., Geology, 20, 99, 1992.

[6] A. A. Ekdale et W. Stinnesbeck, Palaios, 13, 593, 1998.

[7] G. Keller et al., GSA Spec. Paper, 356,145, 2002; G. Keller et al., ERS, 1283, 1, 2003.

[8] E. Lopez Ramos, in The Gulf of Mexico and the Caribbean, Plenum, New York, p. 257, 1975, dirigé par A.E.M Nairn et F.G. Stehli

[9] B.O. Dressler et al., EOS Trans. Am. Geophys Union, 84, 125, 2003.

[10] Gerta Keller et al., PNAS, 101, 3753, 2004.

[11] J. Arz et al., Mateoritics Planet. Sci., 39, 1099, 2004.

[12] V. Courtillot, Evolutionary Catastrophes, Cambridge University Press, 1999.

Deux décennies de résultats et de controverses



1980

"Luis Alvarez, prix Nobel de physique 1968, et son fils Walter, de l'université de Berkeley, découvrent en Italie que la couche d'argile qui matérialise le passage du Crétacé à l'ère tertiaire (limite K/T) est anormalement riche en iridium, un élément rare dans la croûte terrestre. Ce métal proviendrait des débris d'une gigantesque météorite qui, en percutant la Terre voilà 65 millions d'années, aurait provoqué une extinction massive des espèces."

1981

"Glenn Penfield et Antonio Camargo, de la Pemex, rapportent l'existence, autour du port de Chicxulub, au Yucatán, au Mexique, d'une structure circulaire qu'ils interprètent comme un cratère d'impact."

1983

W. Zoller, de l'université du Maryland, découvre que le volcan Kilaulea, à Hawaii, rejette de l'iridium. Un scénario selon lequel un volcanisme intensif serait à l'origine de l'extinction en masse voit le jour.

Découverte de cristaux de spinelle très riches en nickel, à la limite K/T.

1984

Bruce Bohor, de l'U.S Geological Survey, découvre, dans les sédiments de la limite K/T, une multitude de grains de quartz qui portent les traces d'un choc extrême-ment violent, tel que celui provoqué par une météorite s'écrasant sur Terre. On parle de «quartz choqués».

1989-1990

À la limite K/T, la Terre connaît une période de volcanisme très actif. En Inde, les trapps du -Deccan émettent des volumes de lave gigantesques: -Vincent Courtillot, de l'Institut de physique du Globe de Paris, défend la thèse du rôle prépondérant du volcanisme dans la crise biologique Crétacé-Tertiaire.

1991

Nouvelle interprétation du cratère de Chicxulub. Il correspondrait à l'impact de la limite K/T.

1991-1992

Les minéraux de la roche fondue à la base de la -dépression du cratère sont datés de 64,98 ± 0,05 million d'années. Cet âge de l'impact est conforté par des datations faites sur des billes de roche vitrifiées lors de l'impact d'un astéroïde à la surface de la Terre, découvertes à Haïti et au nord du Mexique.

1992

Jan Smit, de l'Université libre d'Amsterdam, propose que l'impact de Chicxulub aurait provoqué un tsunami géant. Cela expliquerait le dépôt très rapide des couches qui séparent le niveau à billes de verre et celui de la limite K/T.

1993

Une étude des spinelles présentes dans toutes sortes de météorites, prouve que les spinelles nickélifères de la limite K/T, découvertes 10 ans plus tôt, résultent de la fusion et de l'oxydation d'une météorite.

L'hypothèse du tsunami est fortement critiquée.

1995-1996

Des doutes sont émis quant à l'âge précis du cratère, sa taille et son lien avec la disparition des espèces de la limite K/T.

1996

Tout autour du golfe du Mexique, la limite K/T est marquée d'une succession particulière de sédiments qui accrédite la thèse du tsunami.

1997

Des études sismiques en mer donnent une nouvelle image du cratère ; un bassin en anneaux concentriques, d'environ 200 kilomètres de diamètre.

1998

La composition des roches montre qu'avec l'énorme nuage de poussière l'impact a aussi injecté très rapidement de grosses quantités de gaz à effet de serre, entre autres dans la haute l'atmosphère.

Première réunion internationale à Mérida. Objectif: lancer un projet de nouveau forage?"
« Modifié: 14 août 2012 à 23:37:02 par Diouf »
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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #19 le: 06 octobre 2009 à 10:02:52 »

leprogres.fr
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De formidables traces de dinosaures découvertes dans l'Ain


le 05.10.2009 20h03



EXCLUSIF. De multiples traces de dinosaures ont été repérées sur la commune de Plagne, dans l'Ain (entre Oyonnax et Bellegarde-sur-Valserine, à une heure de Lyon). La qualité des traces, leur taille, la longueur des pistes (qui révèlent le déplacement de ces animaux impressionnants) feraient de ce site le plus important d'Europe.
 
Ce lieu a incontestablement été fréquenté par de nombreux sauropodes (dinosaures herbivores de grande taille) avant de devenir le paradis des marcheurs, Une découverte «colossale» selon les deux paléonthologues qui travaillent sur le site. Jeudi matin, cette découverte sera rendue publique. Le Progrès a pu cependant se rendre sur le site et obtenir quelques informations sur cette découverte, qui fera sans doute grand bruit dans le monde scientifique.




leprogres.fr
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Plagne : 124 habitants et des dinosaures géants


le 06.10.2009 04h00



Le village de Plagne est encore tranquille. Perché en plein cœur d'une nature généreuse, entre Oyonnax et Bellegarde. Lentement l'automne s'installe.

C'est là, pas tout à fait par hasard, que la grande découverte a eu lieu. C'était en avril dernier sur ce chemin forestier en direction de Moulin-de-Charix plus connu jusqu'alors pour être une piste de débardage, qu'une piste de dinosaures. Mais c'était sans compter sur une nouvelle découverte des géologues amateurs de la société des naturalistes d'Oyonnax (SDNO). Après Coisia en 2004, ce sont encore eux qui ont mis au jour ce nouveau site exceptionnel. Encouragés par les empreintes de diplodocus, très abîmées, trouvées à Belleydoux l'an dernier, ces passionnés ont continué leurs investigations. Juste quelques kilomètres plus loin. Et c'est finalement, Patrice Landry et Marie-Hélène Marcaux qui ont fait l'incroyable découverte de Plagne.

Sur une surface de plusieurs hectares, des dalles calcaires de la fin du Jurassique portent des empreintes de pas (il y en aurait une centaine) et des pistes prouvant le passage d'énormes sauropodes. Dès la découverte, la dimension des empreintes et la longueur prévisible des pistes en font un site exceptionnel au niveau mondial. Vu la taille des empreintes (1,20 à 1,45 m de long), les spécialistes évaluent le poids des dinosaures entre 30 et 40 tonnes.

Mais le secret reste bien gardé. Tout l'été, les scientifiques se relayent pour travailler à des fouilles. Le site pourrait être le plus vaste jamais mis au jour.

Aujourd'hui pourtant, seuls des rubans accrochés à des branchages délimitent la zone. Quelques panneaux indiquent que « des fouilles paléonthologiques sont en cours ». Les habitants de Plagne et des environs en ont fait un lieu de balade dominicale sans se douter une seule seconde de l'ampleur de la découverte. Et cette dernière dépasse la petite commune rurale du Haut-Bugey forte de 124 âmes. Personne, pas même le maire, ne sait encore quelles seront les conséquences ou les retombées de cette découverte. Rien n'est prévu, aucun parking à proximité de ce qui n'était encore qu'un chemin de débardage il y a quelques mois. Pas de restaurant, de bar non plus… Pour l'heure.

Émilie Chaumet




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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #20 le: 15 février 2010 à 16:09:07 »

http://www.dinosoria.com/extinction-dinosaures.html

Alors? saurons nous enfin le fin mot de l'Histoire? En tout cas ça pourrait corroborer l'hypothèse que quelques dinos aient pu survivre jusqu'a nous (Loch Ness, Ogopogo, et autres figurines d'Acambaro). Sait on jamais on peut toujours rêver.
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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #21 le: 01 mars 2010 à 09:06:57 »

Une nouvelle étude apporterait la preuve que les oiseaux ne descendraient pas des dinosaures terrestres comme il est majoritairement admis actuellement dans la communauté scientifique spécialisée. Ils pourraient avoir eu un ancêtre commun, mais ils sûrement évolué séparément. De plus, les raptors, comme le Velocipator, pourraient en fait être des oiseaux non volants.

Dans un article publié en février 2010 dans la revue Proceedings of the National Academy (PNAS) intitulé "Paleobiology and the origins of avian flight", John Ruben, professeur à l'Oregon State University, commente les données d'une étude tridimensionnelle présentée en janvier 2010 dans PNAS.

Cette étude a été réalisée à partir d'un modèle en trois dimensions d'un fossile de Microraptor gui réalisé pour reconstituer son type de vol.

Sources : http://www.ornithomedia.com/infos/breves/breves_art1_143.htm

- John Ruben (2010). Paleobiology and the origins of avian flight. Proceedings of the National Academy of Sciences. Date de mise à jour: 15/02.
http://www.pnas.org/content/107/7/2733.extract

- Sciencedaily (2010). Bird-from-Dinosaur Theory of Evolution Challenged: Was It the Other Way Around?. Date d emise à jour: 10/02.
http://www.sciencedaily.com/releases/2010/02/100209183335.htm

- David E. Alexandera, Enpu Gong, Larry D. Martina, David A. Burnham, Amanda R. Falk (2010). Model tests of gliding with different hindwing configurations in the four-winged dromaeosaurid Microraptor gui. Proceedings of the National Academy of Sciences. Date de mise à jour: 25/01.
http://www.pnas.org/content/107/7/2972.abstract


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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #22 le: 05 mars 2010 à 15:44:10 »


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Plus de doute, c'est bien un astéroïde qui a anéanti les dinosaures

Publié le 05/03/2010 à 15:24 Le Point.fr

Les dinosaures ont été effacés de la surface de la Terre il y a 65 millions d'années par un gigantesque astéroïde, puissant comme un milliard de bombes atomiques, ont annoncé une cohorte de scientifiques, espérant clore pour de bon le débat intense sur cette question.

Ce verdict final rendu public jeudi émane d'un panel international de 41 chercheurs qui ont étudié 20 ans de données sur ce qui a causé l'extinction du Crétacé-Tertiaire (KT), qui a décimé plus de la moitié des espèces de la planète. Les scientifiques ont conclu qu'un astéroïde d'environ 15 kilomètres de large s'était abattu sur Chicxulub dans la province actuelle du Yucatan au Mexique.

"L'astéroïde aurait frappé la Terre avec une puissance un milliard de fois plus élevée que la bombe atomique d'Hiroshima", ont affirmé les chercheurs dans le journal Science . "Il aurait charrié des matériaux à grande vitesse dans l'atmosphère, déclenchant une réaction en chaîne qui a provoqué un refroidissement, éradiquant une grande partie de la vie sur Terre en l'espace de quelques jours", ont-ils ajouté. L'événement a constitué un tournant majeur parce qu'il a permis aux mammifères de devenir l'espèce dominante sur Terre.

Certains scientifiques ont affirmé que les dinosaures et d'autres espèces, comme certains grands reptiles marins, avaient disparu à la suite d'une série d'éruptions volcaniques qui ont sévi pendant 1,5 million d'années dans ce qui est aujourd'hui l'Inde. Ces éruptions ont déversé suffisamment de lave pour remplir la mer Noire à deux reprises et auraient provoqué un refroidissement de l'atmosphère et des pluies acides à grande échelle.

Mais les preuves récoltées par les auteurs de l'étude publiée dans Science ont montré que les écosystèmes marins et terrestres ont été détruits rapidement lors de l'extinction du KT, faisant exclure aux scientifiques l'hypothèse de la responsabilité des volcans dans l'extinction des dinosaures.





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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #23 le: 24 mars 2010 à 09:08:42 »


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Une nouvelle espèce de dinosaure a été découverte dans l'Etat désertique de l'Utah, dans l'ouest des Etats-Unis.
 


Ces ossements ont été découverts dépassant du grès, au pied d'une falaise, en dessous d'une ancienne habitation Anasazi (population amerindienne). (photo: AFP)

Enseveli dans l'effondrement d'une dune de sable vraisemblablement il y a 185 millions d'années, ce nouveau dinosaure était certainement herbivore et un parent proche des sauropodes, selon des recherches publiées dans le journal «PLoS One» de mardi.

Baptisé Seitaad ruessi, cette espèce mesurait entre 3 et 4,5m de long et entre 90cm et 1,2m de haut. Ces ossements ont été découverts dépassant du grès, au pied d'une falaise, en dessous d'une ancienne habitation Anasazi (population amerindienne).

Aucun humain ne vivait à l'époque des dinosaures, mais les chercheurs estiment que les ossements auraient pu être visible par les populations indiennes vivant autour du site.

Le nom de cette nouvelle espèce «Seitaad» vient de «Seit'aad» un monstre de sable qui enterrait ses victimes dans les dunes selon une légende Navajo, expliqué les chercheurs.

Ces restes étaient-ils à l'origine de cette légende? «Il y a beaucoup de spéculation, mais tout est possible», a estimé Mark Loewen, paléontologiste au Musée d'histoire naturelle de l'Utah, et professeur au Département de géologie et de géophysiques de l'Université de l'Utah. Une des habitations Anasazi abritait l'empreinte d'un pied de dinosaure dans son centre, a-t-il souligné.

Quant à «ruessi», c'est en hommage au poète et naturaliste Everett Ruess, disparu dans l'Utah en 1934.

Le squelette est quasiment complet à l'exception de la tête, un doigt de pied et une partie du tibia, a-t-il ajouté, avançant que leur disparition est probablement due à l'érosion.

Les ossements découverts dans l'Utah ressemblent à ceux des autres sauropodomorphes en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique, tous végétariens, a-t-il expliqué.

Ce nouveau dinosaure a été découvert en 2004 par un artiste local qui étudiait les peintures rupestres, mais les ossements ont été extraits l'année suivante par des scientifiques du musée.

Si des restes de dinosaures ont été retrouvés dans l'Utah, les fossiles sont plus rares dans les zones de gré du territoire Navajo, et en général de petits animaux. AP


Sur le Net:

Bibliothèque publique de la Science: http://www.plos.org

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #24 le: 12 mai 2010 à 23:02:12 »

ou en anglais
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Argentine: traces de dinosaures géants

AFP
12/05/2010 | Mise à jour : 21:57

Des nouvelles traces de pieds de dinosaures géants, mesurant jusqu'à 1,20 mètre de diamètre, ont été découvertes en Patagonie argentine, dans la province de Neuquen (sud), a annoncé mercredi Jorge Calvo, géologue de l'Université nationale de Comahue.
"Il y a beaucoup de traces de dinosaures sauropodes de différentes tailles", déclare le chercheur dans un communiqué, qualifiant la découverte de "spectaculaire" dans une région surnommée le "Jurassic Park" argentin, en raison de la profusion de traces et d'ossements de dinosaures retrouvés.

Les empreintes ont été aperçues par hasard par une professeure de yoga qui s'exerçait à l'air libre dans la zone dite de Los Barreales, dans le nord-est de la province de Neuquen. "J'ai d'abord vu un fossé très étrange, ensuite un autre et un autre et je me suis rendu compte que c'était des traces d'une marche de dinosaures", a raconté Silvia Cuevas.

"Les traces de Los Barreales se trouvent en bon état de conservation", a expliqué Jorge Calvo, directeur du Centre de Recherches paléontologiques Lago Los Barreales.
Selon lui, ces traces datent d'il y "90 millions d'années".




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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #25 le: 01 mars 2012 à 20:23:57 »

Des puces géantes à l’assaut des dinosaures ?

Publiant leurs travaux dans Nature, des chercheurs français ont découvert en Chine de grands insectes fossilisés apparentés aux puces, qui devaient se nourrir du sang des premiers mammifères et des petits dinosaures du Jurassique et du Crétacé.

Source
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zetareticuli

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #26 le: 23 juillet 2013 à 22:08:33 »

DECOUVERTE : une queue de dinosaure de cinq mètres de longueur au Mexique

Un groupe de paléontologues a découvert, dans une région désertique du nord du pays, les restes fossilisés d'une queue de dinosaure longue de cinq mètres et vieille de soixante-douze millions d'années. La queue, dont les 50 vertèbres ont été mises au jour dans l'Etat de Coahuila, frontalier avec les Etats-Unis, composait probablement la moitié du corps du dinosaure, qui appartenait à la famille des hadrosauridés.

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #27 le: 15 août 2013 à 22:52:32 »

Un fossile de 160 millions d'années explique l'avènement des mammifères

La découverte en Chine d'un fossile de rongeur de 160 millions d'années, dévoilée jeudi dans la revue américaine Science, contribue à expliquer comment les petits mammifères préhistoriques ont prospéré au temps des dinosaures. | Zhe-Xi Luo/Chongxi Yuan

La découverte en Chine d'un fossile de rongeur de 160 millions d'années, dévoilée jeudi dans la revue américaine Science, contribue à expliquer comment les petits mammifères préhistoriques ont prospéré au temps des dinosaures.
Ce fossile est celui du plus ancien des mammifères multituberculés, des petits rongeurs qui ont disparu il y a plus de 60 millions d'années. Il appartient à une nouvelle espèce, baptisée Rugosodon eurasiaticus.

Selon les chercheurs, le squelette presque complet de ce spécimen d'environ 17 cm de long fournit des indices clé sur les traits anatomiques qui ont permis aux multituberculés de s'adapter avec succès à leur environnement, à l'instar des dents servant à ronger des plantes mais aussi de la chair animale. L'articulation de ses chevilles lui permettait également de pivoter sur lui-même.
Les scientifiques, dont Chong-Xi Yuan de l'Académie des sciences géologiques à Pékin et l'un des principaux auteurs de la découverte, relèvent que le Rugosodon a ouvert la voie à l'émergence de mammifères friands de végétaux et vivant dans les arbres.
Les multituberculés ont prospéré durant le Crétacé (-145 à -65,5 millions d'années), qui correspond à l'ère des dinosaures.
Comme les rongeurs d'aujourd'hui, les multituberculés occupaient une très grande variété de niches écologiques, que ce soit en surface, en sous-sol ou dans les arbres. Ce nouveau fossile, qui ressemble à un rat, possédait un grand nombre de traits dont les espèces apparues ultérieurement ont hérités, précisent les chercheurs, dont les travaux paraissent dans la revue Science datée du 16 août.
"Les espèces de multituberculés qui vivaient à la fin du Crétacé étaient extrêmement fonctionnelles et diversifiées. Certains spécimens pouvaient sauter, d'autres creuser des galeries, d'autres encore grimper aux arbres. Enfin, beaucoup vivaient en surface", indique Zhe-Xi Luo, coauteur de l'étude.
"Ce qui est surprenant quant à la découverte du Rugosodon, ce sont les caractéristiques de ses chevilles. Elles permettaient des rotations importantes adaptées à la vie dans les arbres, or cet animal vivait au niveau du sol", note-t-il. Source
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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #28 le: 16 octobre 2013 à 02:51:49 »

Un moustique 'gorgé de sang' vieux de 46 millions d'années

Lundi, des chercheurs américains ont annoncé avoir découvert un moustique fossilisé, vieux de 46 millions d’années, et contenant encore un composé du sang dans l’abdomen. Un fossile unique au monde. Un moustique mort il y a des millions d'années mais encore rempli de sang... Ça ne vous rappelle rien ? Jurassic Park bien sûr ! Mais ici nous sommes bel et bien dans la réalité : des chercheurs américains ont annoncé avoir mis la main sur un moustique fossile "gorgé de sang" qui serait vieux de 46 millions d'années. C'est la première fois au monde qu'une telle découverte est réalisée.

Dale Greenwalt, principal auteur de cette découverte, indique que le fameux insecte a été trouvé dans la collection d'un entomologiste américain donnée au Musée d'Histoire naturelle de Washington. Et dès qu'il l'a aperçu, le scientifique a su qu'il était en face d'un spécimen extrêmement rare. Le fossile de moustique le plus ancien jamais retrouvé date de 95 millions d’années. Celui-ci n’a "que" 46 millions d’années, mais l'autre ne contenait pas de sang, souligne Dale Greenwalt. Au cours de leur étude, Greenwalt et ses collègues ont bombardé le moustique fossile à l'aide de molécules de bismuth, un métal lourd, qui a le pouvoir de vaporiser les composés chimiques présents dans le fossile. Transportés par l'air, ces composés ont alors pu être analysés par un spectromètre de masse, une machine qui identifie les éléments chimiques grâce à leur masse atomique. L'avantage de cette technique est qu'elle ne détruit par l'échantillon alors que d'autres nécessitent le prélèvement de petites portions du fossile, a expliqué le scientifique.

Un composé de l'hémoglobine caché dans le fossile Suite et source

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Re : Fil généraliste: les Dinosaures
« Réponse #29 le: 23 novembre 2013 à 02:19:23 »

Un nouveau dinosaure carnivore identifié

Une nouvelle espèce de dinosaures carnivores ayant vécu au Crétacé supérieur a été identifiée aux Etats-Unis, prenant place sur le podium des trois plus grandes espèces jamais découvertes en Amérique du nord, ont annoncé vendredi des paléontologues dans la revue Nature Communications.
"Siats meekerorum", un nom qui fait référence au monstre mangeur d'hommes d'une légende indienne, est seulement le second dinosaure de la famille des carcharodontosaures, des dinosaures carnivores gigantesques, découvert en Amérique du Nord.

Le premier carcharodontosaure nord-américain, Acrocanthosaurus atokensis, avait été découvert en 1950.
Le fossile de Siats décrit par Lindsay Zanno (Muséum de Sciences naturelles de Caroline du Nord) et Peter Makovicky (Muséum Field d'Histoire naturelle de Chicago) appartenait à un individu de plus de 9 mètres, pesant au moins 4 tonnes. En dépit de ce gigantisme, les os sont ceux d'un jeune animal.
Les chercheurs estiment qu'un animal adulte pouvait atteindre la taille d'Acrocanthosaurus, les deux espèces rivalisant pour la place du deuxième plus grand dinosaure carnivore d'Amérique du Nord, derrière le féroce Tyrannosaure rex, qui pouvait avoisiner les 7 tonnes.
Selon les chercheurs, au Crétacé supérieur (il y a entre 100 millions et 66 millions d'années), Siats semait ta terreur sur un territoire correspondant aujourd'hui à l'Etat de l'Utah. On ignorait jusqu'à présent qui tenait le rôle de premier prédateur à cette époque en Amérique du Nord.
A l'époque où régnait Siats, le paysage était verdoyant, peuplé de dinosaures herbivores, tortues, crocodiles et d'autres prédateurs comme les premiers tyrannosaures.
"Les carcharodontosaures ont régné plus longtemps en Amérique du Nord que nous ne l'attendions", a souligné Lindsay Zanno. En fait, Siats comble une lacune de plus de 30 millions d'années dans le registre fossile, période qui a vu le rôle de prédateur principal passer des carcharodontosaures au Crétacé inférieur aux tyrannosaures à la fin du Crétacé.
Siats aurait ainsi empêché les petits tyrannosaures de s'établir au sommet de la chaîne alimentaire. Ce n'est qu'après leur disparition que les tyrannosaures ont pu évoluer en énormes prédateurs. Source
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