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Auteur Sujet: Le cerveau humain face au « cerveau » de la machine (synthèse ouverte)  (Lu 1275 fois)

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Ansata

  • Invité

Bonjour à toutes et à tous,

Nombre de livres (Les robots d’Asimov, les œuvres de Philip Kindred Dick entre autres) et de films (Blade Runner, IA, Ghost in the Shell 1/2, Matrix, Animatrix etc) ont déjà développé (parfois de façon très sérieuse) l’ambigüité que nous connaissons actuellement sur les possibilités que nous aurions (peut-être ?) à faire manifester un peu d’humanité à des machines.

Il est (régulièrement) dit que l’esprit a un contenu mental intrinsèque, il donne du sens aux choses (nous utilisons la sémantique) et les machines (ou tout autres objets qu’on interprète par une règle) ne peuvent être définies que de manière purement formelle (les machines utilisent la syntaxique avec des nombres/symboles). Mais qu’est-ce que le sens et qu’est-ce la manière formelle ? En partant de ces considérations/interrogations je vais essayer (par une synthèse des points de vue que j’ai lue (voir les sources à la fin de ce post) et par mon point de vue personnel) de développer/répondre à ces questions (j’indique des pistes que je n’ai pas encore étudié à a fin de ce post).

« Le jour où une machine saura reconnaître sa propre mécanicité dans une autre machine, alors elle franchira un grand pas vers son autonomisation ». Je pourrais réécrire cette même phrase par « Le jour où une machine saura se manifester à nous sans avoir appliqué une règle, alors elle aura franchi un grand pas vers son autonomisation » pour commencer ce post.

Je vous présente ci-dessous des comparaisons et analyses (d’un point biologique/scientifique) qui ont été faite entre le cerveau humain et le « cerveau » d’une machine.

- La transmission d’un signal dans le cerveau humain passe par des échanges au niveau ionique (des échanges de sodium/potassium (impulsion électrique) de par et d’autre de la membrane nerveuse par des pompes/canaux passifs utilisant les phénomènes de pressions osmotiques/aqueuses). Ces transmissions « humaines » possèdent donc une inertie beaucoup plus élevée qu’un déplacement d'électron dans un conducteur.

- Comparons maintenant les caractéristiques d’un ordinateur (de 2003) avec les caractéristiques d’un cerveau humain (données stables depuis 10000 ans). L’ordinateur : Nombre d’unités traitements (pour 10^8 portes logiques/cpu), stockage (10^10 bits ram, 10^11 bits disque), durée des cycles (10^-9 seconde), bande passante (10^10 bits/seconde), nombre de rafraichissement de la mémoire par sec (10^9). Et le cerveau humain : Nombre d’unités traitements (10^11 neurones), stockage (10^11 neurones, 10^14 synapse), durée des cycles (10^-3 seconde), bande passante (10^14 bits/seconde), nombre de rafraichissement de la mémoire par sec (10^14). Aussi avec les progrès technologiques les ordinateurs auront (sans doute) bientôt (en ~2020 selon la loi de Moore) autant de portes logiques (dans leurs cpu) que nous de neurones (dans notre cerveau), de plus les processeurs des ordinateurs exécutent une instruction par nanoseconde tandis que nos neurones sont des millions de fois plus lents. C’est un fait. Cependant les neurones/synapses (de notre cerveau) sont actifs simultanément alors que les cpu ne comportent eux que quelques processeurs (1,2, 3 voir 4 seulement). Donc même si les cpu ont une vitesse de commutation brute un million de fois supérieure, notre cerveau restera 100 000 fois plus rapide.

- John Searle dit dans son expérience de pensée « la chambre chinoise » que « l'application des règles ne peut conduire qu’à donner la bonne réponse ».

- Un boulier chinois/une calculatrice ne « calcule » rien seul. C'est nous qui interprétons le résultat du déplacement des boules/de l’électricité comme celui d'une addition. On pourrait dire aussi qu’une séquence d'ARN n'a pas de sens hors du ribosome qui va la traduire en protéine ; une information compressée n'a pas de sens hors de l'existence du décompresseur ; l'information décompressée elle-même n'a pas de sens hors des règles l'interprétation qu'on va lui appliquer etc (sachant que tout ces termes pourraient être nommés autrement les faits seraient là quand même).

- Si un ordinateur ne calcule rien tout seul alors comment multiplie-t-il six par sept (par exemple) (pourquoi/comment obtient-t-il quarante-deux) ? En fait il va additionner six à lui-même pendant six fois : Il convertit d’abord tous les chiffres en notation binaire (des 0 et des 1), puis il applique un simple algorithme sur la notation binaire jusqu’à atteindre le niveau inférieur de traitement auxquelles les seules instructions sont du type « imprimer un 0, effacer un 1 ». Tous les niveaux supérieurs de traitement de l'information se réduisent à ce niveau inférieur. Seul le niveau inférieur existe, les niveaux supérieurs sont tous des « comme si ».

Mon point de vue maintenant sur les questions (du début de ce post).

- Le fonctionnement de notre corps humain (régit par notre cerveau (sans qu’on connaisse son langage de programmation)) évolue par notre esprit (constituant du cerveau et du corps) = Lorsque l’humain a froid il peut dire j’ai froid et (mettre une veste évidemment, ou) prendre du recul (grâce à son esprit/au choix) sur ce froid ce qui va transformer ses anciennes connections du cerveau par de nouvelles connections (plus « solides/endurantes ») du cerveau qu’il utilisera lors d’une prochaine perception de ce froid.

- Le fonctionnement du corps d’un robot (régit par son cerveau) l’oblige à connaitre son langage de programmation (et l’évolution de son corps sera également une application du langage de programmation de son corps) (l’application d’un langage de programmation n’est pas l’esprit (car l’application n’est pas le constituant du cerveau et du corps de ce robot (l’esprit humain a choisi de s’incarner/constituer son cerveau/corps mais le robot n’a pas eu de choix de s’incarner/constituer son cerveau/corps))) = Lorsque le robot a froid il peut dire j’ai froid et (mettre une veste évidemment, et) ne pas prendre de recul (n’ayant pas d’esprit/pas de choix) sur ce froid (il peut uniquement appliquer son langage de programmation pour modifier sa perception de ce froid).

- Je différencie l’application d’un langage de programmation (1 cause pour 1 conséquence) avec le choix (permit par l’esprit). Aussi je pourrais remplacer le terme langage de programmation par le mot règle.

- En fait nous avons peut-être (avec l’électricité/magnétisme) assemblé des modèles/aides à s’ancrer dans l’illusion du temps (avant (se souvenir)/après (prévoir)) et avons appelé cela avec divers noms (machine/ordinateur/robot (sachant que le principe d’application du langage de programmation est toujours rester le même)).

- Etre face à un robot qui nous manifeste ses perceptions (sensations) n’en fait pas un humain car il ne fait qu’appliquer son langage de programmation (lui permettant de stagner/modifier ses perceptions/manifestations). Si un robot nous dit ce qu’il ressent c’est qu’il nous manifeste (par un coller d’un copier/coller (comme la manifestation d’un écran d’ordinateur)) une perception programmée. La confusion peut être facile/rapide (et accommodante), je prendrais pour exemple le film Blade Runner où le test d'empathie Voight-Kampff (« l’analyse pour une personne de sa respiration/rythme cardiaque/dilatation de la pupille/rougissement de la peau/phéromones émises ») est censé définir si une personne est humaine ou si c’est une machine, mais encore une fois on ne test que la bonne/mauvaise application d’un langage de programmation (non la présence d’un corps (filtre) astral/émotionnel).

- Je pense que ce qui se manifeste à nous (par notre naissance) (indépendamment de la connaissance du langage de programmation de notre corps) c’est notre esprit/potentiel du choix (peu importe que notre cerveau soit rapide ou non à appliquer son langage de programmation). Nous amenons (par notre esprit) la possibilité d’application du langage de programmation de notre cerveau (par notre cerveau) pour notre corps humain. Le robot n’amène pas de possibilité (il applique uniquement).

- Nous (humain) pouvons prendre du recul (par le choix) sur le Je qu’on manifeste (lorsqu’on applique un langage de programmation) pour développer son Soi (qui n’est attaché à aucune règle/langage)) (nous pouvons ainsi nous rendre compte que nous avons une conscience (infinie/détachée du temps/espace et douée d'abstraction)), à la différence de la machine qui ne développera jamais de Soi (mais dont les constituants (matière) pourront évoluer (à leur rythme)).

- Je finirai ma petite analyse en disant que l’esprit n’ayant pas de règle le choix nous est (infiniment) permis (nous permettant peut-être d'approcher notre Être profond). Ce qui permet nos choix c’est notre conscience (qui a son siège dans l'âme (selon FB - CVIM)). FB dit d’ailleurs (dans le CVIM il me semble) que ce ne sont pas nos yeux physiques qui regardent.

- Petite touche d’humour sur la crédulité/l’espoir de certains : En 1997 le cours de l’action d'IBM quadrupla dans les mois qui suivirent la victoire de Deep Blue sur Garry Kasparov. Une large partie du grand public était en effet persuadée qu’IBM venait de mettre au point le vecteur d’une explosion de l’intelligence et que cette compagnie en tirerait profit. L’espoir fut déçu : une fois sa victoire acquise, Deep Blue, simple calculateur évaluant 200 millions de positions à la seconde, sans conscience du jeu lui-même, fut reconverti en machine classique utilisée pour l'exploration de données.

Voici à présent mes questions : Peut-on assimiler la conscience à l’esprit (est-ce que l’esprit/conscience sont tout les deux immortels) (si ce n’est pas le cas je corrigerai mon texte) ? Nous perdons notre cerveau physique (par la mort physique) parce que ce cerveau est limité par la limitation du plan où il se trouve (physique) (nous ayant fait le choix d’expérimenter cette limitation) ? Est-il possible à des scientifiques d’abuser de l’occultisme pour faire « descendre » une conscience dans une machine (les Meurois-Givaudan semblent dire que l’expérience a déjà été tentée et réussie) ? Aussi face au robot qui vous dira « Je suis vivant comme toi, je vis dans l’illusion du temps et de l’espace mais je peux comme toi évoluer grâce au pouvoir du moment présent », comment réagirez-vous ?

Et les pistes (que je vais étudier) = Les algorithmes quantiques, la non calculabilité (castor affairé etc), les enseignements de FB (CVIM, PMA), les derniers progrès en matière d’intelligence artificielle, le post « la vérité vrai sur les machines qui pensent » du forum forums.futura-sciences.com.

Merci à toutes/tous pour votre lecture et votre partage de points de vue personnels.

Bonne journée à tout le monde !

Benjamin

NB 1 : J'ai posté ce même sujet sur le forum forums.futura-sciences, voici l’adresse : http://forums.futura-sciences.com/neuropsychologie-psychologie/423196-cerveau-humain-face-cerveau-de-machine-synthese.html.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_chinoise
http://interstices.info/jcms/c_19387/le-cerveau-un-ordinateur
http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Sciences/vitesse-notre-cerveau-sujet_64830_1.htm

admn : les images ne sont plus disponibles
« Modifié: 05 novembre 2014 à 19:18:23 par katchina »
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Tartar

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Re : Le cerveau humain face au « cerveau » de la machine (synthèse ouverte)
« Réponse #1 le: 23 septembre 2010 à 15:52:43 »

Hou-là Ansata.
Ce fil nécessite un forum à lui seul.
Biomecanique:CVIM et PMA puissance maximale aerobie) ?
Qui est l'enseignant FB?
ETC...

Ceci dit (et bien avant votre  peut-être) Didier de Plaige avait mis en "ondes" une machine simulatrice de dialogues.
Aux prémices de Ici & Maintenant..çà marchait bien avec sans doute un Apple IIe...

Par ailleurs:

Encore une science de la tête le  Computation(n)alisme .
"Certains sont allés jusqu'à définir la compréhension en termes fonctionnalistes : puisque le dispositif de la Chambre chinoise fonctionne, il faut dire qu'il suffit à la compréhension. L'autre type de réponse concède que Searle a raison, mais tente de complexifier le schéma en ajoutant de nouveaux traits, par exemple la possibilité d'apprendre de nouvelles règles, la faculté d'interagir avec son environnement, etc., qui permettrait de parler d'une compréhension véritable, et non d'une simple simulation. Searle a alors adapté son argument pour prendre en compte ces nouvelles facultés, tout en continuant à nier qu'une machine ne puisse faire autre chose que simuler la compréhension."
IN:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Computationnalisme


Conscience:
Petit Larousse (fatigué) 1979:
"Perception plus ou moins claire des phénomènes qui nous renseignent sur notre propre existence"
Une gosse "boucle" en somme.
Le premier qui m'écrit un programme de "conscience" (humaine ou pas) a gagné un I-pod.

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Charlie

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Re : Le cerveau humain face au « cerveau » de la machine (synthèse ouverte)
« Réponse #2 le: 24 septembre 2010 à 14:53:39 »

C'est toute la différence entre un système Risc et Cisc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/RISC
http://fr.wikipedia.org/wiki/CISC
Charlie
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