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Auteur Sujet: Un programme d’étude de langage extra-terrestre  (Lu 2070 fois)

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titilapin2

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Un programme d’étude de langage extra-terrestre
« le: 22 Octobre 2008 à 22:17:03 »

Un programme d’étude de langage extra-terrestre


En cas de réception de message extra terrestre, il est nécessaire d'établir un protocole de décryptage de leur langage
Crédits : Joka2000
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Un programme bien singulier est en cour d’élaboration Outre-manche. Un superordinateur capable d’identifier d’éventuels messages venus de l’espace, mais aussi de les décrypter. Cette initiative répond à un véritable besoin de notre civilisation explique le chercheur. Car si les extra terrestres nous découvraient, la barrière de la langue rendrait les contacts complexes.

John Elliott est professeur à l’université de Leeds. Il développe un logiciel capable de détecter, sinon la langue, du moins la structure de langage. Il s’agit d’un premier pas, avant pourquoi pas, de décrypter des phrases et des mots.

A la base de son programme, John a créé une base de données qui comprend 60 langues différentes, de toutes les parties de notre monde. A partir de ces exemples existants, il cherche des structures communes, propices à décrire une forme de langage universelle, ou une méthode d’analyse.

Il estime que même un langage d’un être venu d’une planète située à des milliers ou millions d’années lumière de la notre, doit comporter des schémas reconnaissables. D’ailleurs la complexité du langage préfigurera, selon lui, l’avancée de la civilisation extra-terrestre. Si on se retrouve face à un langage extrêmement sophistiqué, cela peut signifier que la civilisation avec laquelle nous serions en contact soit beaucoup plus avancée que la notre.

Il précise « le langage doit être structuré d’une certaine façon, autrement il est inefficace ». Des recherches antérieures ont montré qu’il est possible de déterminer les signaux présents dans la langue. Le Dr Elliott a été plus loin dans cette démarche en essayant de programmer un logiciel apte à décrypter des mots et des phrases.

Toutes les langues de notre monde possèdent des ‘termes fonctionnels’, nécessaires à la structure. En français, ce sont des par exemple les conjonctions de coordination (mais ou et donc or ni car ?), mais aussi les parenthèses, ou les hypothèses matérialisées par des ‘si’. Toutes ces fonctions de base doivent se retrouver dans d’autres langages.

Après un examen poussé de sa base de données gigantesque, le Dr Elliott estime que ces ‘termes fonctionnels’ sont présents au moins tous les neufs mots. Cette taille limite de la longueur d’une phrase semble correspondre au niveau cognitif de l’être humain, c'est-à-dire à la quantité d’information que l’on est capable d’emmagasiner à la fois.

Cette taille limite peut évoluer dans le langage d’espèces venues d’une autre planète. Donc analyser leurs phrases est une première étape pour tenter de comprendre la longueur moyenne de celles-ci. On estime que plus les espèces seront intelligentes, plus les phrases seront longues.

Une autre fonctionnalité de ce super calculateur est de détecter les types de mots : noms, verbes, adjectifs… Et ce quand bien même leur signification nous échappe. Vu que les mots ne sont pas toujours à la même place, et possèdent des structures très différentes, le chercheur a du compiler un nombre considérable de langues. Si on reçoit un message venu de l’espace, il sera intégré et comparé à l’ensemble des langages que nous connaissons. Conscient des limites de son expérimentation, John Elliott souligne qu’il faudra un ‘livre de code’ beaucoup plus poussé pour parvenir à comprendre le langage.

Mais comme Champollion avant lui, qui a su décrypter les hiéroglyphes égyptiens, le linguiste américain Sheri Wells-Jensen souligne qu’il faut bien commencer quelque part

Plusieurs messages ont été envoyés par notre espèce dans l’espace, dans l’espoir d’en recevoir un en retour. Le premier signal radio émis à été fait en 1974 à Arecibo. D’autres tentatives ont suivi, dont la plus audacieuse a été réalisée en 1999. Le document est téléchargeable Ici (pdf anglais.

 


Voici les images issues du projet Cosmic Call, qui vise à communiquer avec les extra-terrestres. Ce projet a mené plusieurs opérations visant à ‘jeter des bouteilles à la mer’, c’est à dire envoyer des informations de plusieurs natures, afin d’attirer l’attention d’éventuels civilisations extra-terrestres.

J.L.
Unisciences.com
21/10/2008

http://www.unisciences.com/maths/news/langage_extra_terrestre.php?id=299
modération : lien sur page d'accueil

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Le Lapin Terrier vous invite à visiter SETI et compagnie si vous voulez aller plus loin SETI ouvre TOI  ;)
« Modifié: 15 Septembre 2012 à 23:10:51 par katchina »
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franck97

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Re : Un programme d’étude de langage extra-terrestre
« Réponse #1 le: 27 Avril 2013 à 14:11:52 »

Les habitants de l'île de La Gomera aux Canaries, petite île au relief très morcelé, avec des vallées sans communications faciles entre elles, à tel point que ses habitants ont inventé un extraordinaire langage sifflé, le Silbo (le « sifflement » en espagnol). Ils communiquent encore de nos jours avec ce langage à travers les larges vallées de l'île. Il s'agit d'une langue dans laquelle les différents éléments significatifs sont obtenus avec des sifflements de différentes tonalités et de différentes longueurs. Malgré un vocabulaire restreint, des conversations entières peuvent être sifflées. C'est la forme de communication au niveau sonore le plus élevé sans aide extérieure (amplification) ; la portée de ces sifflements peut atteindre 8 à 10 km. Le Silbo a été inscrit en 2009 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité sous le titre « Le langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), le Silbo Gomero ». Il est enseigné dans les écoles depuis 1999 grâce à l'initiative du gouvernement des îles Canaries.

Exemple de langage sifflé El Silbo:  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c3/Silbo.ogg

Il existe d'autres langages sifflés dans les Pyrénées, au Mexique, en Thaïlande ou en Turquie, par exemple. Il existe au monde environ 60 langages sifflés différents.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Silbo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iles_Canaries


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DecemberTen

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Re : Un programme d’étude de langage extra-terrestre
« Réponse #2 le: 27 Avril 2013 à 15:24:24 »

Ces langages sifflés existaient aussi en France, en Suisse, en Italie, Espagne, dans des endroits généralement montagneux ou vallonnés.
Certains anciens l'emploient sans doute encore, mais ça doit être rare.
C'était un moyen pour communiquer de loin.
Je me souviens avoir vu des reportages français sur ces anciens langages.
En gros, c'était les intonations employées dans le langage parlé régional, mais dont il ne subsistait, lorsqu'il était sifflé, que les seules intonations, le chant.
Quand on crie à quelqu'un qui est loin un "Ca va ?" par exemple, il est facile de le transférer par un sifflement reprenant l'intonation de cette interrogation (une note basse plus une autre plus haute et montante); et comme, en général, ces intonations parlées sont toujours identiques régionalement, ben on devine rapidement ce que l'autre siffle. ;)
Un "ça va" peut se traduire par deux notes sifflées, avec une intonation d'interrogation.
Evidemment, il y a des phrases plus complexes.
Un "tu viens manger ?" 3 notes semblables basses, se terminant par une autre plus haute et montante, avec intonation d'interrogation, etc..
Bien entendu, la situation ou l'heure à laquelle on utilisait ce sifflement avait aussi une signification.

ysatis

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Re : Un programme d’étude de langage extra-terrestre
« Réponse #3 le: 26 Juillet 2016 à 00:44:22 »

Pyrénées: le langage sifflé d'Aas vit toujours et s'enseigne

Pyrénées: à Laruns, les élèves sifflent sans cesse durant leur leçon, redonnant vie à une forme de langage tombée en désuétude

Au collège de Laruns (Pyrénées-Atlantiques), les élèves bilingues français-occitan sifflent sans cesse durant leur leçon, redonnant vie à une forme de langage tombée en désuétude, qui se pratique aussi en Grèce et aux Îles Canaries (Espagne).

"Hoù Baptista, apèra lo medecin!", siffle Philippe Biu, professeur d'occitan et de langage sifflé à l'université de Pau, venu prêter main-forte à Nina Roth, enseignante d'occitan du collège de Laruns.

Deux doigts placés sous la langue, Paul, 12 ans, s'exécute en sifflant la même phrase que Philippe Biu. Il la siffle de manière stridente sous les applaudissements enthousiastes de ses petits camarades, puis la traduit en français: "Baptiste, appelle le médecin!"

"Le cours de M. Biu les stimule", sourit Nina Roth. "Pour pouvoir siffler, il faut d'abord maîtriser l'occitan. Comme ça les amuse de siffler, ils font rapidement des progrès en occitan", résume-t-elle.

Dans un large sourire, Paul explique: "C'est moins ennuyeux que d'apprendre l'anglais. C'est sifflé, c'est ludique". Charlotte et Philippine, 14 et 12 ans, acquiescent, avec toutefois un regret de taille: "On n'arrive pas encore à sortir un son!"

Panagiotis Tzanavaris, maître-siffleur grec qui pratique le langage sifflé dans le village d'Antia, perdu au creux d'une vallée de l'île d'Eubée, assiste au cours. "Kalimera", siffle-t-il, un "bonjour" grec repris aussitôt par les siffleurs en herbe.

"Notre technique d'enseignement permet de reprendre n'importe quelle langue en sifflant", explique Philippe Biu. "C'est émouvant d'avoir M. Tzanavaris parmi nous".

Suite et source
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katchina

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Re : Un programme d’étude de langage extra-terrestre
« Réponse #4 le: 05 Septembre 2018 à 17:11:44 »

Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!

Kate Morgan — Traduit par Yann Champion — 6 août 2018 à 14h00 — mis à jour le 6 août 2018 à 14h00

Dans l’éventualité d’un premier contact, les très jeunes enfants pourraient être les seuls capables de décrypter rapidement une langue extraterrestre.

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Essayer des choses qui semblent stupides

Catharine Echols, professeure à l’université du Texas qui étudie l’acquisition du langage, explique que les très jeunes enfants sont non seulement capables d’apprendre à parler une langue couramment bien mieux que les adultes, mais qu’ils sont aussi plus flexibles par rapport à ce qu’ils classent comme faisant partie du langage. Cette flexibilité pourrait vraiment se révéler très pratique si nous rencontrions des sons qui n’existent pas sur Terre.

Pour confirmer ses dires, Catharine Echols renvoie à des études selon lesquelles les enfants de 13 mois qui apprennent des mots sont plus susceptibles d’associer des sons non linguistiques (un bip, un signal ou autre bruit) à la description d’un objet que les enfants plus âgés, qui favorisent la parole au fur et à mesure qu’ils grandissent. Mais la fenêtre est étroite et ce type de malléabilité du cerveau ne dure pas. «Dès l’âge de 20 mois, les enfants n’accepteront plus qu’un bruit de sifflet ou d’harmonica puisse servir à désigner un objet, énonce Catharine Echols. Ils n’accepteront plus que les mots.»

source : article complet ici :
slate
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