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Auteur Sujet: Victor HUGO  (Lu 7117 fois)

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Aloysius

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Victor HUGO
« le: 20 septembre 2010 à 15:07:58 »

Merci beaucoup pour cette nouvelle porte qui s'ouvre.

Je me permets de l'ouvrir avec un grand homme dont l'oeuvre résonne encore à chaque instant:

Victor HUGO.

A sa mort vers 1880 il a laissé un tel vide que c'est ni plus ni moins l'homme qui a créé le plus important défilé mortuaire : 2 millions de personnes de l'aube au crépuscule venus de France et de toute l'Europe ont défilé partout dans Paris pour saluer son génie.

...et quelle vie il a mené, menant de front politique et littérature !



...à suivre
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Mille-feuilles

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Re : Victor HUGO
« Réponse #1 le: 25 septembre 2010 à 22:07:00 »

NB:

  Place des Vosges, à Paris (France  :P), un musée est consacré à V. Hugo, dans une maison qu'il a habitée.
« Modifié: 06 juillet 2013 à 11:37:01 par katchina »
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"Prie comme si tu devais mourir aujourd'hui. Travaille ta terre comme si tu devais vivre éternellement."

lilou

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Re : Victor HUGO
« Réponse #2 le: 25 septembre 2010 à 23:43:59 »

Je me souviens avoir lu "L'homme qui rit" je ne serais vous en parler de façon syntétique, je vous propose un extrait trouvé sur le net.
http://www.bacfrancais.com/commentaire/7-hugo-l-homme-qui-rit.php

Victor Hugo : L'homme qui rit (Extrait)

Je représente l'humanité telle que ses maîtres l'ont faite. L'homme est un mutilé. Ce qu'on m'a fait, on l'a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l'intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles ; comme à moi, on lui a mis au coeur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement. Où s'était posé le doigt,de Dieu, s'est appuyée la griffe du roi. Monstrueuse superposition. Évêques, pairs et princes, le peuple c'est le souffrant profond qui rit à la surface. Mylords, je vous le dis, le peuple, c'est moi. Aujourd'hui vous l'opprimez, aujourd'hui vous me huez. Mais l'avenir, c'est le dégel sombre. Ce qui était pierre devient flot. L'apparence solide se change en submersion. Un craquement, et tout est dit. Il viendra une heure où une convulsion brisera votre oppression, où un rugissement répliquera à vos huées. (...) Tremblez. Les incorruptibles solutions approchent, les ongles coupés repoussent, les langues arrachées s'envolent, et deviennent des langues de feu éparses au vent des ténèbres, et hurlent dans l'infini ; ceux qui ont faim montrent leurs dents oisives, les paradis bâtis sur les enfers chancellent, on souffre, on souffre, on souffre, et ce qui est en haut penche, et ce qui est en bas s'entrouvre, l'ombre demande à devenir lumière, le damné discute l'élu, c'est le peuple qui vient, vous dis-je, c'est l'homme qui monte, c'est la fin qui commence, c'est la rouge aurore de la catastrophe, et voilà ce qu'il y a dans ce rire, dont vous riez !

Victor Hugo, L'Homme qui rit (1869)


HUGO, Victor – L’Homme qui rit
Livre audio gratuit
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/hugo-victor-lhomme-qui-rit.html

et: http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_qui_rit
« Modifié: 25 septembre 2010 à 23:59:40 par lilou »
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lilou

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Re : Victor HUGO
« Réponse #3 le: 28 septembre 2010 à 23:09:32 »



 Victor HUGO   (1802-1885)

A un poète aveugle

Merci, poète! -- au seuil de mes lares pieux,
Comme un hôte divin, tu viens et te dévoiles ;
Et l'auréole d'or de tes vers radieux
Brille autour de mon nom comme un cercle d'étoiles.

Chante ! Milton chantait ; chante ! Homère a chanté.
Le poète des sens perce la triste brume ;
L'aveugle voit dans l'ombre un monde de clarté.
Quand l'oeil du corps s'éteint,l'œil de l'esprit s'allume.
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Aloysius

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Re : Victor HUGO
« Réponse #4 le: 01 octobre 2010 à 11:05:09 »

NB:

Place des Vosges, à Paris (France  :P ), un musée est consacré à V. Hugo, dans une maison qu'il a habitée.








...Juste à côté de son pote Théophile GAUTHIER, d'ailleurs!...et il est sympa? Hein! Mille-feuilles...J'y suis allé il y a quelques temps avec des amis!

Je ne savais pas que l'Homme qui rit avait été mis en film, Alia!...ça me donne envie de le voir!

Pour compléter le beau poème posté par Lilou:

Voici un de ses plus beaux et touchants...quand on connait l'histioire du poème!
 
 
 



                    Demain, dès l'aube


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
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Aloysius

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Re : Victor HUGO
« Réponse #5 le: 11 octobre 2010 à 10:31:02 »

Joseph ROUMANILLE (1818-1891) écrivain occitan, professeur à Avignon, co-fonda avec Frédéric MISTRAL et 5 autres poètes le Félibrige (mouvement littéraire).

Il rencontra* plusieurs fois Victor HUGO (1802-1885)  et ils visitèrent ensemble l'église St Didier.

*(ceci selon son arrière arrière petit-fils Pierre HUGO)

Dans cette église avignonnaise, HUGO put discuter avec le sonneur de cloches, Clément FANOT, un homme difforme et romanesque..."tout jeune encore et déjà fort épris de l'amour des cloches"...

...et qui fut à l'origine du personnage de QUASIMODO.
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Aloysius

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Re : Victor HUGO
« Réponse #6 le: 15 octobre 2010 à 10:24:00 »

20 000 lettres d'amour!
 
En 1833, Julienne Gauvain (1806-1883) alias Juliette Drouet a 27 ans et interprète la princesse Negroni dans la pièce de Victor Hugo Lucrèce Borgia.

i56.tinypic.com/2ylmcyb.jpg
modération: image supprimée.

Hugo tombe aussitôt follement amoureux d'elle!

Dans la nuit du 16 ou 17 février 1833, il deviennent amants!

 De 1833 à la mort de Juliette en 1883 , c'est 50 années de passion et de correspondance qoutidienne, soient 20 000 lettres écrites par Juliette à Victor.

Hugo arrête d'écrire en 1883, étonnamment,  et lui survit 2 ans!

...la source d'amour était tari, sa plume s'est tue!
« Modifié: 15 mars 2015 à 11:12:35 par lilou »
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DecemberTen

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Re : Victor HUGO
« Réponse #7 le: 16 octobre 2010 à 11:49:06 »


Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;

Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;

- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -

Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit :
 - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel. !

« Modifié: 17 octobre 2010 à 14:01:43 par DecemberTen »
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DecemberTen

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Re : Victor HUGO
« Réponse #8 le: 02 décembre 2012 à 15:59:12 »

On vit, on parle, on a le ciel et les nuages
Sur la tête ; on se plaît aux livres des vieux sages
On lit Virgile et Dante ; on va joyeusement
En voiture publique à quelque endroit charmant,
En riant aux éclats de l'auberge et du gîte
Le regard d'une femme en passant vous agite
On aime, on est aimé, bonheur qui manque aux rois !
On écoute le chant des oiseaux dans les bois
Le matin, on s'éveille, et toute une famille
Vous embrasse, une mère, une sœur, une fille !
On déjeune en lisant son journal. Tout le jour
On mêle à sa pensée espoir, travail, amour
La vie arrive avec ses passions troublées
On jette sa parole aux sombres assemblées
Devant le but qu'on veut et le sort qui vous prend
On se sent faible et fort, on est petit et grand
On est flot dans la foule, âme dans la tempête
Tout vient et passe ; on est en deuil, on est en fête
On arrive, on recule, on lutte avec effort ...
Puis, le vaste et profond silence de la mort !

Argonot

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Re : Victor HUGO
« Réponse #9 le: 02 décembre 2012 à 18:33:05 »

Victor Hugo a pratiqué le spiritisme pendant un certain temps .
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article86
Selon le docteur Jean de Mutigny , Victor Hugo était atteint de " paraphrénie fantastique " :
" Comment le poète a-t-il pu arriver à ce véritable dédoublement de la personnalité ? Le diagnostic du docteur Jean de Mutigny est simple Victor Hugo était atteint d’une maladie mentale appelée la paraphrénie fantastique.

Voici quelques-uns des symptômes de cette maladie, tels qu’on les trouve dans l’Abrégé de psychiatrie (Éditions Masson) : Début. La paraphrénie fantastique débute généralement avant la trentaine par une phase d’inquiétude et d’anxiété... Peu à peu, des idées extravagantes et des hallucinations se succèdent, qui visent non seulement les relations du sujet avec son entourage, mais tous les éléments, les conflits politiques anciens ou actuels, et surtout les forces cosmiques. "

Victor Hugo a aussi réalisé des dessins , dont certains auraient été inspirés par des " esprits " :
http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm
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TheKid

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Re : Victor HUGO
« Réponse #10 le: 28 juin 2013 à 15:06:55 »


Oui, je suis le rêveur ; je suis le camarade
Des petites fleurs d'or du mur qui se dégrade,
Et l'interlocuteur des arbres et du vent.
Tout cela me connaît, voyez-vous. J'ai souvent,
En mai, quand de parfums les branches sont gonflées,
Des conversations avec les giroflées ;
Je reçois des conseils du lierre et du bleuet.
L'être mystérieux, que vous croyez muet,
Sur moi se penche, et vient avec ma plume écrire.
J'entends ce qu'entendit Rabelais ; je vois rire
Et pleurer ; et j'entends ce qu'Orphée entendit.
Ne vous étonnez pas de tout ce que me dit
La nature aux soupirs ineffables. Je cause
Avec toutes les voix de la métempsycose.
Avant de commencer le grand concert sacré,
Le moineau, le buisson, l'eau vive dans le pré,
La forêt, basse énorme, et l'aile et la corolle,
Tous ces doux instruments, m'adressent la parole ;
Je suis l'habitué de l'orchestre divin;
Si je n'étais songeur, j'aurais été sylvain.
J'ai fini, grâce au calme en qui je me recueille,
A force de parler doucement à la feuille,
A la goutte de pluie, à la plume au rayon,
Par descendre à ce point dans la création,
Cet abîme où frissonne un tremblement farouche,
Que je ne fais plus même envoler une mouche!
Le brin d'herbe, vibrant d'un éternel émoi,
S'apprivoise et devient familier avec moi,
Et, sans s'apercevoir que je suis là, les roses
Font avec les bourdons toutes sortes de choses ;
Quelquefois, à travers les doux rameaux bénis,
J'avance largement ma face sur les nids,
Et le petit oiseau, mère inquiète et sainte,
N'a pas plus peur de moi que nous n'aurions de crainte,
Nous, si l'oeil du bon Dieu regardait dans nos trous ;
Le lys prude me voit approcher sans courroux,
Quand il s'ouvre aux baisers du jour ; la violette
La plus pudique fait devant moi sa toilette ;
Je suis pour ces beautés l'ami discret et sûr
Et le frais papillon, libertin de l'azur,
Qui chiffonne gaîment une fleur demi-nue,
Si je viens à passer dans l'ombre, continue,
Et, si la fleur se veut cacher dans le gazon,
Il lui dit: «Es-tu bête ! Il est de la maison.»

ToToR

Contemplations
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