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Auteur Sujet: Démission du président de l'APEC, membre du MEDEF  (Lu 759 fois)

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Démission du président de l'APEC, membre du MEDEF
« le: 13 Janvier 2011 à 13:24:27 »

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La lettre est arrivée ce matin au 55 de l'avenue Bosquet : le directeur des affaires sociales de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), Eric Verhaeghe, y annonce à Laurence Parisot qu'il démissionne de tous les mandats qu'il exerce au nom du Medef. Il occupait la présidence de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) depuis juillet 2009 et siégeait aussi, jusqu'à présent, aux conseils d'administration de l'Agirc, de l'Acoss, de la Cnav, de l'Unedic et de Pôle emploi.

Dans son courrier, Eric Verhaeghe rappelle que «depuis plus d'un an, (il) propose de réformer les structures de l'Apec» afin de les mettre en adéquation avec le droit européen et qu'il «ne se retrouve pas» dans le projet d'accord qui a été soumis par le patronat aux syndicats le 21 décembre sur le sujet. Plus globalement, il explique que «le seul geste utile» qu'il puisse faire aujourd'hui est de démissionner de tous ses mandats puisqu'il «ne partage plus les positions du Medef dans ces instances».

Mais il va plus loin. Il considère en effet que l'intérêt général impose des réformes «urgentes» pour construire un «nouvel ordre» social et qu'il n'en trouve «pas l'inspiration dans les propositions du Medef». «Au contraire», ajoute-il, «sur le coût travail ou les niches fiscales, elles (lui) paraissent à rebours de l'intérêt économique du pays».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/0201067629525-medef-le-patron-de-l-apec-claque-la-porte.htm

Et en même temps il va sortir un livre:
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Pour expliquer le cheminement qui l'a amené à cette conclusion, il publie jeudi un livre* décapant. Point de départ de sa réflexion : la crise de 2008 et l'attitude des grands patrons, à ce moment surtout préoccupés, selon lui, par la préservation de leurs avantages (parachutes dorés...) : « Alors que les entreprises allaient mal, que des charrettes de licenciements étaient annoncées, une seule chose occupait les esprits : la situation juridique des dirigeants ». Ce constat est pour lui un véritable choc qui, de fil en aiguille, lui fait prendre conscience que « sous couvert de mener de grandes réformes économiques libérales, une aristocratie a dévoyé notre régime démocratique et l'a capté à son profit ».

Le discours sur le coût du travail en France (trop élevé selon le patronat) en particulier, l'inquiète : « En pesant sur les conditions de vie des salariés, on pousse ceux-ci à s'endetter pour vivre. Or, la crise a démontré les dangers de l'endettement ». Il défend aujourd'hui l'idée que les « élites doivent assumer leur part d'effort » pour redresser la situation financière du pays : « Le niveau atteint par la dette ne permet plus de financer des baisses d'impôts ciblées sur les plus hauts revenus ». Des positions qui, on le comprend, rendaient difficile la poursuite de ses activités au sein du Medef. En revanche, à 18 mois des prochaines élections présidentielles, on peut parier qu'elles intéresseront nombre de politiques...

http://www.lexpansion.com/economie/demission-du-president-de-l-apec-la-revolte-d-un-ponte-du-medef_246785.html
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Celui qui ne remue pas ses chaînes ignore qu'il est prisonnier.
Tant qu'il y aura des abattoirs il y aura des guerres.