Il faudrait poser la question à Joël Mesnard, puisque lui même de conteste pas la version de la rentrée atmosphérique, mais donne une analyse en parallèle de l'explication ovni et la rentrée.
Est-ce que Joël Mesnard a une preuve qu'il y a vraiment eu une rentrée atmosphérique ?
C'est plutôt Jean Sider qu'il faudrait interroger à ce sujet, lui qui a fait une remarquable enquête à ce propos intitulée "la légende de la fusée Russe" paru dans LDLN n°350 p33. Il remet les pendules à l'heure concernant les nombreux mensonges et contradictions de la version officielle.
Extraits:[...]
Le télex de la NASAL'explication par la fusée Russe a été lancée par le CNES à partir d'un certain télex de la NASA, que je reproduis ici [1], afin que le lecteur puisse constater la manipulation qui est à la base de cette "explication".
En effet à la première ligne de ce télex, on peut lire:
20925/1990-094C/GORIZONT 21 PLATFORM/ USSR
Le mot "Platform" ne signifie pas troisième étage de la fusée, mais plate-forme de connexion (partie séparant le dernier étage d'une fusée du satellite à mettre en orbite.[...]
[...]
La lettre circulaire du CNESElle a été envoyée le 27 Novembre à tous les témoins ayant déposé en gendarmeries ou écrit directement au CNES. Celle que j'ai reçue était accompagnée de quatre feuillets intitulés "les retombées du 05/11/1990"
Bien évidemment, cette lettre de réfère au télex de la NASA cité précédemment. Quant aux quatre feuillets, ils tentent, à l'aide de divers artifices, de montrer que les observateurs n'ont vu que la rentrée d'un troisième étage de fusée Russe.[...]
En p.3 de cette lettre-circulaire, on cherche à nous faire croire que les marins de la frégate Jean Bart, dans le golfe de Gascogne, auraient vu la rentrée au-dessus de l'Alsace, soit à une distance de 800km. C'est difficile à croire!
En effet, une plate-forme de connexion ne mesure que quelques mètres carrés seulement, entre 6 et 8m carrés. En conséquence, comme il est précisé en bas de la même page 3 que le "troisième étage est rentré à 100km d'altitude environ sur la France , et est ressorti à 83km d'altitude au-dessus de l'Allemagne pour probablement se disperser dans la région de Francfort,
voir un objet de taille aussi réduite à une telle distance constitue une impossibilité physique. [...]
Voilà pourquoi le CNES a transformé cette plate-forme en troisième étage: c'est beaucoup plus volumineux![...]
Le point de rentréeSelon le télex de la NASA, il se situe à 49.0° nord et 7.3° est, ce qui m'a été confirmé par le NORAD dans un courrier du 28/11/1990. Ces coordonnées correspondent à la ville de Bitche, en Moselle, non loin de la frontière allemande.[...] Le point de rentrée est celui où l'objet spatial frappe l'atmosphère. [...] C'est vers 110km que les objets satellisés, ayant décroché de leur orbite, deviennent incandescents. [...] Les météorites deviennent incandescentes vers 120km d'altitude et jusque vers 60km. Cela suggère que le chiffre de 110km ait pu être avancé par simple supposition, d'après l'altitude à laquelle les météorites deviennent lumineuses. Le point de rentrée au-dessus de Bitche pouvait donc se situer à plus de 110km. Dès lors, on comprend mieux pourquoi le NORAD dit que la rentrée s'est effectuée au-dessus du nord de l'Europe: la plate-forme de connexion serait rentrée dans l'atmosphère au-dessus de Bitche, pour ensuite survoler l'Allemagne, la Pologne et se disloquer au-dessus de la Lettonie, ou plus au nord, de l'URSS.
Le télex de la NASA donne divers points et horaires de la trajectoire "prior to decay", c'est-à-dire avant la désintégration. Et s'il précise que le point de rentrée se situe aux coordonnées correspondant à Bitche, cela veut dire que
l'objet aurait traversé la France intact, le point de rentrée n'étant pas le point de dislocation. Au reste,
le CNES (p3 de son rapport) parle de dispersion dans le région de Francfort. Et pour expliquer les nombreuses sources lumineuses observées, il évoque plusieurs objets qui se seraient détachés de la structure principale.[...]
Quel rapport avec les témoignages?Il n'y en a aucun. Non seulement les témoignages diffèrent énormèment par l'aspect des phénomènes observés et par leur "comportement", mais, nous l'avons vu à maintes reprises, bon nombres d'entre eux sont incompatibles avec l'explication à base de fusée Russe. Quand à la rentrée de la plate-forme de connexion, il ne semble pas qu'elle constitue une meilleure explication.
Relevé des anomalies existant entre l'explication officielle et les témoignages:- La fourchette horaire des observations dépasse largement celle, très limitée, de la prétendue rentrée. Le télex de la NASA parle d'environ une minute pour la "fenêtre de désintégration".
- La durée des observations est souvent très supérieure à une minute: parfois quatre, ou même cinq.
- Des phénomènes ont été observés en position stationnaire pendant un très long moment
- D'autres ont été vus se déplaçant dans des directions différentes de celle de "la rentrée".
- D'autres encore ont modifié carrément leur cap.
- Des observateurs ont noté que le phénomène occultait la ligne d'horizon ou un élément du paysage (colline, immeuble, etc...)
- Les formes les plus variées ont été observées, et décrites, souvent avec une grande précision.
- Des descriptions font état de masses noires, monolithiques, occultant les étoiles.
- Les lumières sont le plus souvent de diverses couleurs et disposées selon des schémas géométriques précis, avec fréquemment des symétries.
- De nombreux témoins affirment avoir vu ce qu'ils comparent à des faisceaux de projecteurs.
- Les tailles apparentes sont gigantesques dans de nombreux cas.A Dom-le-Mesnil, dans les Ardennes, le gendarme Lombard estima le phénomène à une altitude tellement basse (100m), qu'il tenta de mieux le détailler à l'aide de sa lampe-torche!! Comment peut-on imaginer qu'un objet de 3m de diamètre, même incandescent, situé à une centaine de kilomètres d'altitude, puisse produire une telle impression de proximité et de gigantisme?
CONCLUSIONTout ceci montre, avec documents officiels à l'appui, qu'une manipulation a été montée pour "expliquer" les observations du 05 Novembre 1990.
Notons que le 08 Novembre, Mr JJ Velasco, chef du SEPRA (CNES, Toulouse) disait ceci sur TF1: "Une rentrée de satellite ne pourrait, à elle seule, expliquer le phénomène. Elle pourrait l'expliquer tout au plus pendant quelques secondes, donc expliquer une forte lueur, mais elle ne pourrait pas expliquer la longue durée de l'observation, sur plusieurs minutes".
Ceci montre clairement que dès le 08 Novembre, M. Velasco avait déjà eu connaissance d'observations ayant duré plusieurs minutes. Le lendemain, O miracle: l'explication impossible était devenue l'explication officielle.....