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Auteur Sujet: Jean-Marc Wencker le 22 octobre 2007 23h  (Lu 1781 fois)

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Jean-Claude Carton

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Jean-Marc Wencker le 22 octobre 2007 23h
« le: 21 octobre 2007 à 08:06:40 »

Père jetable, un livre écrit par Jean-Marc Wencker en 2001, édité chez l'Harmattan

Avec un peu d'avance pour celles et ceux qui se sentent concernés par ce sujet !

Jean-Claude



http://polyrrhenium.free.fr
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denis49

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Jean-Marc Wencker le 22 octobre 2007 23h
« Réponse #1 le: 21 octobre 2007 à 22:33:32 »

che jean-claude combien de temps passez vous à préparer vos emission, compte te nu de la diversité et la richesse de vos emissions ce doit etre u travail de titans?
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Comité Parental

  • Invité
L'émission du Père jetable avec Jean-Marc
« Réponse #2 le: 27 octobre 2007 à 15:27:10 »

Bravo Jean-Marc !
Ton propos était très mesuré mais tu as dit ce que tu pensais de l'appareil judiciaire et des acteurs qui traitent des affaires douloureuses concernant les enfants. Beaucoup le font un peu n'importe comment et sans aucun état d'âme. Si les lois le permettent, pourquoi ne peux-tu pas voir et recevoir ton enfant ? L'émission a été très longue et il est bien difficile d'en faire une synthèse. Admets-tu ce que l'avocat t'a affirmé, te reprochant presque de ne pas avoir montré plus les dents, de ne pas t'être battu à fond, d'avoir été peut-être "trop tendre" ? J'ai trouvé que tu lui avais bien répondu. Ne pas être belliqueux ni excessif mais répondre coups pour coups. Ici Notre comité parental pense que tout ce qui passe en justice en matière familiale, est voué à devenir plus catastrophique au fur et à mesure que les dossiers s'empilent, que des gens s'en mêlent en perdant le fil de l'histoire. Cette femme qui voulait deux pères pour un enfant ou bien qui voulait choisir elle-même un ou des nouveaux pères pour l'enfant, cela ne choque personne ? Quand nous en parlons, les gens rigolent. Ils trouvent ça marrant ! Je ne blague pas. Il faudrait que ce soit considéré comme un crime, alors là personne ne rigolerait plus. Mais tant que l'appareil judiciaire fait toujours cadeau à un parent de capturer un enfant ou le prendre pour un objet, personne ne réagit. Tu l'as dit dans l'émission, ça doit arranger quelque chose quelque part, mais qui et quoi ? En tout cas vraiment Bravo. Tu as du courage. Et tu as très clairement fait peser les principales erreurs sur l'institution car c'est elle qui se dit responsable et apte à régler ou réguler les situations familiales.
Mais si c'est du n'importe quoi ? Merci à Jean-Claude, l'animateur. Nous l'avons trouvé vraiment au top pour un sujet aussi difficile et délicat.
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JMW

  • Invité
Jean-Marc Wencker le 22 octobre 2007 23h
« Réponse #3 le: 28 octobre 2007 à 16:55:57 »

Merci au Comité Parental pour ce message. J'ai tenté de faire de mon mieux pour que cette émission soit réussie (mais j'avoue que vers 3h du matin j'ai senti une baisse de régime due à la fatigue, j'aurais pu être plus performant !).
     Il est vrai que l'avocat présent a déclaré à plusieurs reprises que mon fils et moi ne nous voyons plus car je n'ai pas fait ce qu'il fallait faire, ou que je ne suis pas allé "jusqu'au bout". Ce à quoi il me semble avoir clairement répondu. Et puis d'abord c'est où "le bout" ? Est-ce la mort de l'un des deux parents ? Celle de l'enfant (au sens propre ou au sens figuré) ? Car la justice et les avocats ne font que vendre aux justiciables de l'artillerie pour qu'ils s'entre-tuent. Moi je ne veux tuer personne, pas plus que je ne veux être tué. Et dire à un homme qui a commencé les procédures AVANT la naisasnce d'un enfant et qui est encore dedans au bout de 8 ans : "tu n'es pas allé jusqu'au bout !" c'est pas très lucide. Humainement, peut on endurer les pressions et les contraintes financières  liées à de telles procédures, de la naissance à la majorité d'un enfant !?
     Au sujet de l'avocat présent sur le plateau, je pense que s'il avait eu le temps de lire "Père jetable" avant l'émission, il n'aurait pas commenté cette histoire de la même manière et aurait compris le fond du problème. Car durant mes procédures, les plus grands ténors des barreaux de France m'ont aussi dit que s'ils prenaient en mains ma procédure, tout s'arrangerait. Et une fois les rennes en mains... ils sont vite partis dans le décor et ont tout lâché (sauf mes euros).
     De toute façon, le simple bon sens parle de lui-même : s'il n'y avait pas un RÉEL problème de l'appareil judiciaire dans sa façon de "gérer" les conflits familiaux, pourquoi donc les nombreuses associations françaises de défenses des pères compteraient dans leurs rangs des dizaines de milliers d'hommes ? Des pères qui pour la plupart se plaignent de ne plus voir leurs enfants et chechent désespérement une solution à ce problème.
Et si ces problèmes n'existaient plus, ou étaient réglés autrement que par voie judiciaire, c'est pas moins de 75% des avocats français qui perdraient leur boulot.
A bon entendeur...
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Parents Enfants Médiation

  • Invité
Médiation familiale au coeur du sujet
« Réponse #4 le: 31 octobre 2007 à 10:25:58 »

Bonjour à Jean-Claude carton et à Jean-Marc,

Merci tout d'abord d'avoir permis à notre association PEM d'intervenir dans l'émission qui n'a certainement pas manqué de sensibiliser les auditeurs sur le lourd contentieux des enfants privés de père.

Nous espérons que le petit message de promotion de la médiation familiale aura atteint son but, celui de faire penser que la déjudiciarisation des conflits familiaux et la responsabilisation des parents à égalité ne font qu'un.

Au début de l'histoire de Jean-Marc, notre association qu'il avait questionnée, s'était trouvée devant un mur d'impossibilités. Rien n'avait jamais été prévu en Droit français pour autoriser un papa à faire reconnaître sa paternité si la mère la lui dénigrait.

Nous avons bûché presque trois années sur cette affaire, non seulement pour éviter de faire grimper des contentieux inutiles entre les parents, mais surtout pour centrer tous les débats sur l'intérêt de l'enfant.

Nous avions enfin la possibilité de demander l'application d'un article de la  Convention Internationale des Droits de l'Enfant : l'article 7. En substance, cet article précise que tout enfant a droit de connaître et d'être élevé par ses deux parents.

Après que Jean-Marc ait pu établir des relations avec son enfant pour la première fois de sa vie, alors que le petit garçon avait près de trois ans, cette histoire est partie à fond dans d'autres procédures et nous a complètement échappée.

Rien ne nous étonne du discours de Jean-Marc, qui a cru devoir privilégier une régulation judiciaire de la situation de l'enfant, parce qu'il ne pouvait d'ailleurs faire autrement. Il semble que la mère ne voulait pas sortir du terrain judiciaire et de son agressivité contre le père, puisqu'elle n'a jamais accepté la moindre proposition de médiation.

Nous ne sommes pas surpris qu'aujourd'hui, cinq années après, l'enfant ne puisse plus voir son père. Les juges ont trop laissé durer une situation de fait qui conférait à la mère et à la famille de la mère tout pouvoir, et sur l'enfant, et dans les procédures.

Nous sommes face à un paradoxe institutionnel de très haut niveau.
C'est l'apareil judiciaire qui n'a jamais montré la moindre neutralité dans les conflits entre hommes et femmes, entre pères et mères, qui demande à grand renfort de directives, aux médiatrices et médiateurs de rester neutres et impartiaux dans les mésententes parentales.

L'appareil judiciaire serait devenu une balance déréglée. Le livre de Pascal Dazin parle de l'Impasse de la justice. Elle ne sait plus comment se défaire des drames humains qu'elle génére par des procédures interminables autant qu'inutiles et coûteuses. Elle les confie à la médiation qu'elle prétend de plus pouvoir réguler. C'est là le paradoxe.

La médiation familiale, nous en sommes certains, aurait eu raison du conflit entre l'ex compagne de Jean-Marc et Jean-Marc. A la seule condition qu'un juge veuille bien ordonnancer une médiation familiale au lieu de programmer des enquêtes, des expertises, des points rencontres, des relances d'audiences et confrontations de dossiers contradictoires avocaturisés.

Nous avions demandé aux magistrats de nous confier cette médiation, puisque nous connaissions l'affaire dès son début. En vain.
La machine judiciaire a traité cette affaire comme d'habitude. Huit ans plus loin, tout est bloqué dans une rupture profonde entre le père et son enfant !

Depuis quand la société judiciaire républicaine rend-t'elle service aux mères en les chargeant de s'occuper quasi seules du sort d'enfants qu'elles ont souhaité mettre au monde avec un partenaire pour père ?

Nous vous invitons à vous rendre aussi sur le site Forum Forums, qui publie et regroupe de nombreuses réflexions sur les questions qui ont préoccupé cette émission. http://system.logic.free.fr.

Notre site de médiation :
Portail : http://www.mediation-familiale.com/
Blog Forum Faq : http://pem.mediation.free.fr/

Merci encore à Jean-Claude Carton pour le temps de parole qu'il nous a consenti.
Bravo pour cette émission qui a laissé enfin un père parler en détail de son histoire "d'objet jetable".

Alain Bouthier
Responsable Centre PEM
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