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Auteur Sujet: Une histoire (démarrée par Issa) texte complet mis à jour régulièrement  (Lu 2037 fois)

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katchina

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Je mets à jour, ici, au fur-et-mesure, le texte complet de l'histoire démarrée par Issa.

Ce fil est verrouillé.

Pour continuer l'histoire, rendez-vous
ICI
« Modifié: 07 janvier 2014 à 11:06:51 par katchina »
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J'veux du soleil dans ma mémoire

katchina

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Re : Une histoire (démarrée par Issa) texte complet
« Réponse #1 le: 23 décembre 2013 à 17:40:27 »

Monsieur Durand est un homme ordinaire. Il habite dans une ville de la banlieue de Paris. C’est un simple facteur qui voit le jour se lever à nouveau ce lundi. Ce jour lui annonce une journée à priori ordinaire. Il s’apprête à prendre le chemin de son travail comme d’habitude. Monsieur Durand ignore qu’aujourd’hui, il va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie …

Un regret toutefois, après quelques tours de roue sur son vélo un peu vétuste, il s'aperçoit que son paquet de Gauloises a du rester sur le rebord du buffet. Revenir en arrière lui ferait perdre de précieuses minutes, alors Durand poursuit sa route, en pestant un peu sur cette inattention. Soudain, il aperçoit à quelques mètres devant lui un petit objet cylindrique abandonné sur la chaussée. Serait-ce la réponse, parfaitement synchrone, à sa préoccupation ? C'est bien une cigarette qu'il vient de ramasser, quoique son aspect, en forme de cône, soit un peu inhabituel. Il ne se soucie pas davantage de cette particularité, et gratte une allumette. Puis il reprend sa route en tirant de longues bouffées sur ce cadeau inattendu...

De longues bouffées...en longues bouffées... bigre ! c'est que le chemin semble de plus en plus ...comment dire...bizarre n'est pas le terme, pas plus qu'ordinaire...le vélo de Mr. Durand s'emballe ou est-ce plutôt son coup de pédale qui s’accommode tant bien que mal des détours surprenants d'une route qui encore hier n'était qu'une ligne droite lui permettant de rêver ? Les rêveries ne sont pas à l'ordre du jour, pas maintenant ni ici.
Oh, comme l'air est parfumé à cet endroit...une effluve agréable entoure l'homme et son vieux vélo.

Cette effluve l'enveloppait de plus en plus comme un épais brouillard. Le monde autour de lui disparaissait. Tout d'un coup il commença à s'élever doucement dans l'air, comme un ballon de foire.
-Je flotte, s'écria M Durand. Je vole!
-Oui, tu voles, et ça n'a rien d'extraordinaire, lui dit une oie cendrée (anser anser) aux yeux rêveurs qui faisait sa migration annuel vers le Sud.

Il volait, une oie lui adressait la parole. Devenait-il fou ?
Soudainement le brouillard disparu. Il n’était plus en train de voler. Il avait des douleurs partout au corps. Il gisait par terre. L’oie n’était plus là. C’était un vieil homme qui se tenait devant lui.

En l"apercevant Mr.Durand reprend subitement ses esprits,  ahuri,  en s'exclamant " Ciel..mon sosie ....

Le vieil homme esquissa alors un léger rictus et prit soin de remettre la bicyclette de Mr Durand sur ses roues. Tout en la maintenant en équilibre d'une main par le guidon, l'homme, sourire aux lèvres, tendit l'autre main en direction de Durand, qui avait autant les yeux écarquillés que rougis, afin de l'aider à se relever.

Quand leurs mains se touchèrent M. Durand ressentit comme une décharge électrique qui brûla ses mains et secoua son corps de haut en bas. L’inconnu se volatilisa comme par magie et M. Durand se trouva encore une fois en vélo pédalant comme un forcené.
C’est pas mon jour de chance, se répétait-il comme un automate. Qu'est-ce qu'il va m'arriver encore? Le ciel va-t-il tomber sur ma tête?
En ce moment le ciel s'obscurcit et un violent orage de grêle éclata sur lui, ce qui finit par réduire son corps meurtri en un pitoyable amas de chaire moribonde.
Je n'en peux plus, souffla-t-il à peine, qu'on... me fiche... la... paix..., je... meurs..., je... renonce... volontiers... à cette vie... de souffrance...
Alors un rayon de soleil perça les ténèbres et tel qu'un ange annonciateur du dernier espoir l'oie aux yeux rêveurs dont nous avions déjà fait la connaissance, survola le pauvre martyr et lui projeta une toute petite crotte qui atterrit avec une précision millimétrique entre les yeux du malheurex.
Son corps maceré, son âme purifiée et son troisième oeil subitement ouvert, le pauvre M. Durand attint l'illumination.

Oui, il atteignit son illumination à lui et le voilà revenu chez nous sur RIM pour présenter son premier bouquin “La voie de l’oie ou n’importe coin”.
Mais méfiez vous des apparences, car dans ce monde, rien n'est ce qu'il paraît, n'est-ce pas M. Durand alias Swami Dingh?

Dring ! Dring ! Dring ! Monsieur Durand se réveilla en sursaut ! Ainsi ce n'était qu'un rêve ? Si oui, que fait ce livre “La voie de l’oie ou n’importe coin” sur sa table de nuit ? Swami Dingh existe-t-il vraiment ?  Et quelle est cette date affichée sur son calendrier électronique ? Combien de jours, voire de mois, a-t-il dormi ?

C'est alors qu'une angoisse l'étreint. Et le courrier ! Qu'est devenu le courrier dont il avait la charge ?  Pris de panique, il décroche son téléphone "Allo la Poste, allo ?" - "Il n'y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé" répétait en boucle une voix synthétique.
Et si le courrier avait tout bonnement disparu ? Combien de destins ont été bouleversés si cette hypothèse s'avèrait réelle ?.
Il lui fallait absolument éclaircir ce mystère, retrouver les lettres disparues et les restituer à leurs destinataires.

Alors lui vint cette idée de contacter à Burgos, son vieil ami Pablo qui saurait surement le sortir de cette impasse.
Il avait apprécié depuis plusieurs années ses embryons de poèmes, diffusés en permanence sur le forum d'une radio,
dont l'auteur génial était depuis plusieurs décennies exilé en Espagne.
Lui seul pourrait finalement lui proposer un moyen d'échapper à ses boucles mentales infernales.
Il composa le code du pays, puis celui de la région... et enfin les derniers chiffres de son correspondant.

- Allo.. Pablo ?
- Si soy yo, quien habla ?

- Ès Swami Dingh !

- Olà qué tal ?


II

Ce matin là à la poste les collègues de Swami Durand ont décidé de ne pas l'attendre pour commencer à installer les décorations de Noël, en effet, Monsieur Brétim le chef du service y est même allé de sa participation  personnelle en déposant sur le guichet des accusé de réception une guirlande et quelques friandises à accrocher dans le sapin (en plastique...économies oblige), ressorti hier soir par Ghislain (mandats internationaux). Les éclats de voix et les rigolades fusent toute la matinée lors de l 'installation de l'arbre, c'est à peine s'ils remarquent l'absence de S.Durand.


Ce fut Monsieur Brétim quelques minutes plus tard qui donna le cri d'alarme.
- Au secours! Il est où Durand? Les lettres! Elles refusent d'être manipulées, classées, délivrées si Durand n'est pas là. Elles deviennent de plus en plus agressives... elles menacent de s'auto-immoler par le feu devant l’ambassade de Laponie. C'est le chaos!

III

Madame Durand se réveilla en sursaut au milieu de la nuit, toute angoissée.
-Mon Dédé est en danger, soupira-t-elle.
Cette femme extraordinaire prit le récepteur et dit d’un ton ferme
-Alphonse, préparez la voiture. On part immédiatement pour Paris.

Une fois arrivés devant la porte de M. Durand, on sonna plusieurs fois, mais en vain.
Providence Durand (née Jekyll) fit un signe imperceptible à son chauffeur. À l'aide d'un délicat coup de pied Alphonse fit sortir la porte de ses gonds (est-ce qu'une femme centenaire devrait renoncer à avoir un chauffeur bien baraqué pour ces petits services qui nous facilitent la vie, cela dit entre parenthèses et pour la petite histoire?)
Providence Durand (née Jekyll) entra dans la maison apparemment vide et jeta un coup d'oeil autour d'elle. Une feuille de papier toute chiffonnée sur le plancher attira immédiatement son attention. Alphonse la ramassa et la lui donna. À peine eut-elle lu son contenu que son visage devint sombre. La page avait été arrachée avec violence d’un livre par une main d’homme ou de bête et Providence Durand (née Jekyll) subitement se mit à chantonner à mi-voix. Alphonse ajouta tout de suite sa voix de basse profonde à cette barbare mélopée.
Quel était le contenu de cette feuille mysterieuse?
Quel était le but de ce subit chant inhumain?


Oui. Providence Durand (née Jekyll), la grand-mère centenaire de M. Durand, ne se laissait point intimider par le destin, si cruel fût-il.

Une fois arrivés devant la porte de M. Durand, on sonna plusieurs fois, mais en vain.
Providence Durand (née Jekyll) fit un signe imperceptible à son chauffeur. À l'aide d'un délicat coup de pied Alphonse fit sortir la porte de ses gonds (est-ce qu'une femme centenaire devrait renoncer à avoir un chauffeur bien baraqué pour ces petits services qui nous facilitent la vie, cela dit entre parenthèses et pour la petite histoire?)
Providence Durand (née Jekyll) entra dans la maison apparemment vide et jeta un coup d'oeil autour d'elle. Une feuille de papier toute chiffonnée sur le plancher attira immédiatement son attention. Alphonse la ramassa et la lui donna. À peine eut-elle lu son contenu que son visage devint sombre. La page avait été arrachée avec violence d’un livre par une main d’homme ou de bête et Providence Durand (née Jekyll) subitement se mit à chantonner à mi-voix. Alphonse ajouta tout de suite sa voix de basse profonde à cette barbare mélopée.
Quel était le contenu de cette feuille mysterieuse?
Quel était le but de ce subit chant inhumain?

Angoissée par l’idée de retrouver son petit, s’étant donné la mort comme lui indiquait la lettre dans laquelle l’homme torturé par l’idée qu’il était devenu totalement devenu cinglé n’en pouvait plus. La femme se précipite dans le taxi dans lequel elle demande au chauffeur de foncer vers de domicile de son petit-fils. Une fois arrivée la femme coure vers l’appartement ; elle sonne une fois, une seconde fois. Aucune réponse. La Troisième sonnerie émet un son plus aigu. Le soleil se lève et durant ouvre les yeux. Il tourne la tête vers la droite ; son réveille émet une quatrième sonnerie. Il l’éteint, se lève et se dirige vers le balcon. Un temps resplendissant. N’est-ce qu’un rêve ?

.../...  à suivre

« Modifié: 12 juin 2014 à 23:33:58 par katchina »
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