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Auteur Sujet: sevrage numérique...  (Lu 1581 fois)

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Diouf

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sevrage numérique...
« le: 09 juin 2014 à 16:44:41 »



Dans la revue Books parue il y a 2 mois, un article bien documenté sur nos accoutumances au numérique. Des sociétés y voient là une occasion d'offrir une pause à tous ceux qui veulent se payer une semaine de vacances comme avant avec d'autres.

Peut-on échapper au Web ?

Si vous voulez échapper au Web, au moins pour un temps, vous pouvez vous inscrire pour un séjour l’été prochain à Camp Grounded, une « colonie de vacances pour adultes », en Californie. Les règles sont simples, relève le New York Times : ni smartphone, ni ordinateur, ni tablette, pas même de montre. Interdiction de communiquer aux autres son vrai nom et de parler de son travail. Au menu : yoga, concours d’histoires drôles, ateliers d’écriture et… conversation. Imaginée par la société Digital Detox (« Désintoxication numérique »), l’initiative a rencontré un franc succès dès son lancement, en 2013.

Voilà pour le fun. Sans aller jusqu’à vous offrir un séjour débranché (mais très branché) en Californie, vous pouvez aussi vous mettre « au vert » pour un temps en feignant d’oublier votre smartphone ou, comme le techno-critique Evgeny Morozov, en le mettant dans un coffre-fort à minuterie (lire l'article). Vous pouvez encore acheter l’une des nombreuses applications qui vous permettent désormais de vous débrancher (mais ce genre d’application ne fait-elle pas encore le jeu des industriels du Web ?)


Avec ce que j'ai mis en gras bleu....maintenant faut payer pour vivre des actes de "vie normale" !

http://thedigitaldetox.org/portfolio/camp-grounded/
Sur ce site:
"Ensemble nous créerons une communauté où l'argent n'a pas grande valeur et où l'expression de soi, l'individualité, la camaraderie, la liberté et les souvenirs sont plus importants."


Extraits d'un autre article de ce même numéro:

Nous sommes les pantins du Web


Tout – nos recherches sur le Web, nos déplacements, nos achats, nos goûts, nos préférences politiques – est dûment enregistré et exploité. Les boutiques peuvent savoir que vous êtes dans les parages, les assureurs connaître votre état de santé, et les États profiler des suspects. Cela, nous l’avons laissé faire, nous l’avons choisi, tant est puissante notre aspiration à la servitude volontaire.

Une enquête du Wall Street Journal a révélé que « cinquante des sites les plus populaires (représentant 40 % des pages Web consultées par les Américains) ont installé au total 3 180 cookies dans un ordinateur test du Journal. En général à l’insu de l’utilisateur ».

Facebook a récemment annoncé à ses usagers son intention d’appliquer de nouvelles règles de confidentialité : « Vous nous autorisez à utiliser vos nom, photo de profil, contenu et informations dans le cadre d’un contenu commercial, sponsorisé ou associé (par exemple une marque que vous aimez) que nous diffusons ou améliorons. » En d’autres termes, Facebook se réserve le droit d’utiliser une photo de vous ou de vos amis à des fins publicitaires au bénéfice d’un de ses clients sans avoir à vous en demander la permission. (Au moment où Facebook annonçait son projet, il a dû présenter des excuses aux parents d’une adolescente victime de harcèlement qui s’est suicidée quand sa photo est apparue dans une publicité pour un site de rencontres.



D'autres extraits du même numéro, les articles ont plus de 25 pages en tout et sont très intéressants, on peut acheter les anciens  numéros sur le site de la revue, papier ou numérique.

Dans un rapport paru en 2011, le Forum économique mondial préconisait de considérer les données personnelles comme une « nouvelle catégorie d’actifs », déclarant qu’il s’agit là d’un « nouveau type de matière première équivalent au capital ou au travail ».

Partout aux États-Unis, les services de police utilisent les cartes Google, associées aux statistiques de la criminalité et aux informations des réseaux sociaux pour définir l’itinéraire des patrouilles ; et la moitié des États fait appel à divers modèles d’analyse prédictive de données pour les décisions de mise en liberté conditionnelle. Cela va même encore plus loin, constatent les auteurs de Big Data : « À l’avenir – et plus vite que nous le pensons –, un grand nombre de décisions relevant aujourd’hui du seul jugement humain seront assistées ou rendues par des systèmes informatisés… Au point peut-être d’identifier les “criminels” avant même qu’ils n’aient commis un crime. »
« Modifié: 12 août 2017 à 12:32:05 par Diouf »
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Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. -Agatha Christie