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Auteur Sujet: Le débat sur la fin de vie  (Lu 2545 fois)

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Nemo492

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Re : Re : Le débat sur la fin de vie
« Réponse #15 le: 25 Février 2015 à 10:34:41 »

...il n'est peut-être en réalité  question que d'échapper, grâce à un remède, à la peur "bleue"
qui nous cyanose tous lorsqu'il est question de notre mort.

Oui, l'échappatoire, c'est le recours à un produit abrutissant... Mais laissons à ceux qui souhaitent voir venir la mort en face, la possibilité de rester éveillés, pendant que le corps est progressivement libéré de ses souffrances...
Mais ce n'est même pas évoqué comme une possibilité dans les Directives anticipées !

La mort de Socrate
[Une hypothèse est que Platon fournit ici un récit adouci de la fin de Socrate pour des raisons politiques et pour lui donner une « mort noble ».

Mais quand même, et depuis 25 siècles au moins, on sait élaborer des cocktails qui permettent de rester conscient alors que les fonctions du corps sont peu à peu paralysées.]

« Socrate se coucha sur le dos, comme l'homme le lui avait recommandé. Celui qui lui avait donné le poison, le tâtant de la main, examinait de temps à autre ses pieds et ses jambes ; ensuite, lui ayant fortement pincé le pied, il lui demanda s'il sentait quelque chose. Socrate répondit que non. Il lui pinça ensuite le bas des jambes et, portant les mains plus haut, il nous faisait voir ainsi que le corps se glaçait et se raidissait.

En le touchant encore, il déclara que quand le froid aurait gagné le torse, Socrate s'en irait. Déjà la région du bas-ventre était à peu près refroidie lorsque, levant son voile, car il s'était voilé la tête, Socrate dit, et ce fut sa dernière parole :
- « Criton, nous devons un coq à Asclepios ; payez-le, ne l'oubliez pas.
- Oui, ce sera fait, dit Criton, mais vois si tu as quelque autre chose à nous dire. » À cette question il ne répondit plus ; mais quelques instants après il eut un sursaut. L'homme le découvrit : il avait les yeux fixes. En voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux.
»
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katchina

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Re : Le débat sur la fin de vie
« Réponse #16 le: 13 Mars 2015 à 14:38:48 »

Fin de vie : la sédation autorisée, l'aide active à mourir rejetée
Le Point - Publié le 12/03/2015 à 07:08 - Modifié le 12/03/2015 à 09:20

VIDÉO. Les députés ont voté dans la nuit de mercredi
le principal article de la loi Leonetti-Claeys qui ouvre
le droit, dans certains cas, à la sédation profonde.

Fin de vie : les députés rejettent l'aide active à mourir

L'Assemblée nationale a approuvé mercredi soir l'article central de la proposition de loi sur la fin de vie, autorisant dans certains cas le recours à "une sédation profonde et continue" jusqu'au décès. Cette possibilité de "dormir avant de mourir pour ne pas souffrir", selon l'expression d'un des deux auteurs du texte, Jean Leonetti (UMP), sera réservée à des malades atteints "d'une affection grave et incurable", et dans des situations précisément décrites par la proposition de loi.

La sédation pourra être décidée par l'équipe médicale lorsque la souffrance du malade, "dont le pronostic vital est engagé à court terme", ne peut être apaisée par des traitements analgésiques. Elle pourra aussi être mise en oeuvre lorsque le patient décide, comme la législation actuelle lui en donne déjà le droit, d'arrêter tout traitement, et que cette décision "engage son pronostic vital à court terme". Elle sera également possible "lorsque le patient ne peut pas exprimer sa volonté" et que le médecin a arrêté les traitements, comme il en a déjà actuellement le droit, car il refuse une "obstination déraisonnable" à le maintenir artificiellement en vie.

Registre des cas de sédations

Plusieurs députés UMP, membres de l'Entente parlementaire pour la famille, ont combattu cet article qui, selon Marc Le Fur (UMP), peut "provoquer une sorte de mort volontaire". Ils ont déposé en vain une série d'amendements visant d'abord à supprimer cet article, puis à introduire une série de dispositions en limitant la portée, comme une clause de conscience permettant aux médecins de refuser cet acte. Jean Leonetti, le coauteur du texte Alain Claeys (PS) et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine se sont opposés à ces amendements, comme ils s'étaient opposés dans l'après-midi à des amendements, venant d'une partie de la gauche, autorisant "une assistance médicalisée à mourir".

Un des rares amendements UMP adoptés prévoit que "les étudiants en médecine, les médecins, les infirmiers, les aides-soignants et les aides à domicile ont droit à une formation aux soins palliatifs". Un autre amendement voté, sur proposition des socialistes, fait obligation aux hôpitaux et autres établissements de tenir un registre, en respectant l'anonymat des intéressés, des cas de sédations jusqu'au décès. L'Assemblée a également adopté une autre disposition de la proposition de loi, affirmant plus nettement que dans la législation actuelle, "toute personne a le droit de refuser" un traitement, et précisant que "le suivi du malade reste cependant assuré par le médecin, notamment son accompagnement palliatif"

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« Modifié: 15 Novembre 2017 à 23:00:04 par katchina »
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katchina

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Re : Le débat sur la fin de vie
« Réponse #17 le: 20 Novembre 2017 à 23:05:54 »

La fin de vie, un débat interdit?

 18h03 , le 18 novembre 2017
TRIBUNE - le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) revient sur les oppositions de plusieurs associations à ce que la troisième assemblée mène un débat sur l'euthanasie.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), troisième assemblée constitutionnelle du pays et instance représentative de la société civile organisée, a annoncé qu’il se saisissait de la difficile question de la fin de vie. Ce sujet nous concerne tous, il divise profondément les Français. Certaines organisations ont immédiatement exprimé une hostilité violente. Le CESE ne s’attendait pas à ce déchaînement. Il ne s’agit pas pourtant d’être pour ou contre mais bien d’ouvrir le débat. S’agit-il d’un règlement de comptes? Le CESE a un passif avec ces organisations, qui lui avaient adressé une pétition sur le mariage entre personnes du même sexe. A l’époque dans l’impossibilité juridique d’y répondre, le CESE a manqué un rendez-vous.

Mais j’ai la conviction qu’il ne s’agit pas que de cela. Ces réactions posent la question de savoir si notre société est prête à débattre, ou si des organisations peuvent empêcher les travaux permis par la Constitution. Le CESE veut jouer son rôle et le jouera. Ce débat nous paraît être une priorité car il comporte des enjeux citoyens, éthiques, d’équité et de cohésion sociale, mais aussi parce que certains de nos voisins proches pensent et font différemment.

"Donnons-nous les moyens de ne pas fracturer le pays"

Nous avons identifié deux pétitions sur la fin de vie :  "Légalisation de l'aide active à mourir" et "Battons-nous pour obtenir une loi sur l'aide active à mourir". Notre réflexion intégrera leurs problématiques, mais sera plus large : tous seront entendus.

Le Comité consultatif national d’éthique saisi par le président de la République sur différents sujets particulièrement essentiels est chargé d’organiser des états généraux début 2018. La fin de vie pourrait en faire partie. Ne craignons pas que la société civile organisée ouvre le débat, et donnons-nous les moyens de ne pas fracturer le pays.

Patrick Bernasconi, président du Conseil économique, social et environnemental

source : http://www.lejdd.fr/societe/la-fin-de-vie-un-debat-interdit-3496301
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Nemo492

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Re : Re : Le débat sur la fin de vie
« Réponse #18 le: 20 Novembre 2017 à 23:52:11 »

Le Comité consultatif national d’éthique saisi par le président de la République sur différents sujets particulièrement essentiels est chargé d’organiser des états généraux début 2018. La fin de vie pourrait seulement en faire partie. Ne craignons pas que la société civile organisée ouvre le débat, et donnons-nous les moyens de ne pas fracturer le pays.

Patrick Bernasconi, président du Conseil économique, social et environnemental

"Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" (J. Chirac). encore une manière de gagner du temps en promettant
'des états-généraux début 2018'. Comme si le problème n'était pas urgent. La fin de vie pourrait en faire partie.

On verra bien d'ici là, ou bien ne verra rien du tout. Les français ont commencé à réaliser que les décisions se prennent d'en haut
et que les avis qui remontent de la base sont totalement négligés. Comme son intitulé l'indique, ce 'comité' est seulement "consultatif".
Encore une institution qui n'a aucun pouvoir de décision, ne servant qu'à pensionner des marionnettes.

Ces inconnus, même pas élus mais désignés par le pouvoir, se disent avoir formé la "troisième assemblée constitutionnelle du pays"..
Ils ne font qu'émettre des propositions, aux frais des contribuables. Source
« Modifié: 21 Novembre 2017 à 00:19:09 par Nemo492 »
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