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Auteur Sujet: Les poèmes de nos poètes préférés  (Lu 20486 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Aloysius

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #30 le: 25 janvier 2010 à 12:03:55 »

A moins que ça ne soit ça?

tu crois?

non!

rassure nous Chou!

Et bé comme tu veux Katchi! Dis moi :)

c'est vrai que ça pourrait gonfler l'ego de certains, il vaut mieux éviter!

J' y mettrais donc seulement mes poemes préféres d'auteurs anonymes inconnus que je connais (et qui ne sont pas moi évidemment!)
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chou-rave

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #31 le: 25 janvier 2010 à 12:59:56 »

ce n'est pas moi qui décide ce que je dois taper, ce sont mes doigts.

Jeu pianote

Je n ai pas de poète préfèré, d'ailleurs je ne suis pas spécialiste de poésie.

Je ne suis pas poétologue.

Seulement je ne vois pas de frontière entre la poésie et la non poésie.
Entre un poete et quelqu'un qui ne l'est pas.

Meme quand Katchina est agacee, selon un certain point de vue ca peut etre poetique.

Et puis il n'est pas de meilleur poète que nous meme, parce les "autres" demeureront toujours des concepts, qu'on le veuille ou non.

et que la poesie, si elle doit exister quelque part, sera toujours en notre sein, que les "grands hommes" n'ont de grand que le nom, que nous sommes tous egaux devant les seins et les autres qu'il n'y a pas de meilleur, et que nul ne peut etre comparé.


Mais le "je", en tant que convention, continue, alors "je" m'efface de ce topic pour laisser place au rangement.
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Passer de l'amour de l'ordre a l'Ordre de l'Amour

katchina

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #32 le: 25 janvier 2010 à 13:06:57 »

Oui chou, tu as sans doute raison dans l'absolu, mais pour que ce forum ressemble à quelque chose il faut se cantonner à une certaine dualité.  ;)

« Modifié: 25 janvier 2010 à 13:26:43 par katchina »
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J'veux du soleil dans ma mémoire

Aloysius

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #33 le: 27 janvier 2010 à 08:39:21 »



 

                        El Desdichado



Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.


Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.


Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...


Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.


                                   Gérard de Nerval
                                     (1808-1855)
 
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Al198

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #34 le: 27 janvier 2010 à 16:24:08 »

Correspondances

La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.


Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,


Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.


Charles Baudelaire
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"Un peuple prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour un peu plus de sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre et fini par perdre les deux" Benjamin Franklin

Ysis

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #35 le: 31 janvier 2010 à 15:56:48 »

                                                       JOUR GRIS
 
 
   J'appartiens à un pays que j'ai quitté. Tu ne peux empêcher qu'à cette heure s'y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu'à cette heure l'herbe profonde y noie le pied des arbres, d'un vert délicieux et apaisant dont mon âme a soif... Viens, toi qui l'ignores, viens que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs qu'un fruit mûrit on ne sait où - là-bas, ici, tout près - un fruit insaisissable qu'on aspire en ouvrant les narines. Tu jurerais, quand l'automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu'une pomme trop mûre vient de choir, et tu la cherches et tu la flaires, ici, là-bas, tout près... Et si tu passais, en juin, entre les prairies fauchées, à l'heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s'ouvrir ton coeur. Tu fermerais les yeux, avec cette fierté grave dont tu voiles ta volupté, et tu laisserais tomber ta tête, avec un muet soupir... Et si tu arrivais, un jour d'été, dans mon pays, au fond d'un jardin que je connais, un jardin noir de verdure et sans fleurs, si tu regardais bleuir, au lointain, une montagne ronde où les cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur mauve et poussiéreux, tu m'oublierais, et tu t'assoirais là, pour n'en plus bouger jusqu'au terme de ta vie.
 
                                                                                 COLETTE
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Mille-feuilles

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #36 le: 01 février 2010 à 11:05:52 »

La Libération finale

ALORS QUE NOUS SEJOURNONS sur Terre aujourd’hui,
Les forces du mal nous obligent à prendre parti,
Car pour tester nos âmes elles sont un outil,
Et dussions-nous faillir, sur nous elles auront leur emprise.

C’est pourquoi ce message il nous faut bien l’entendre,
Car le mal aujourd’hui est relâché dans toute sa puissance,
Et toutes les âmes qui semèrent le mal dans le passé,
Vont sentir en elles les ténèbres monter.

Ces forces séductrices de l’ombre en dedans,
Cherchent à plier notre esprit et nous mener à des errements,
Et au beau milieu de transgressions si malavisées,
Nous pouvons tomber bien bas alors que tous nous entendent crier.

Tandis que notre péché cherche à s’affranchir des vies passées,
Si nous savons saisir la lumière, notre perception peut s’illuminer.
Mais dussions nous réagir à cette montée des ténèbres,
Alors certainement le mal célèbrera encore un nouveau succès.

Faisons donc bien attention et soyons sans cesse vigilants,
Car le temps est désormais venu où nous pourrions finir en cendres,
Tout comme le charbon dans le feu est brûlé,
Car toutes nos dettes doivent être payées avant de nous retirer.

Ainsi, frères et sœurs, l’heure est venue de la récolte,
De jour et même de nuit jusqu’à l’aurore,
Car des puissances mauvaises et forces d’en bas
En hâte se précipitent, semant embûches sur leur passage.

Cette glaciale obscurité si éloignée de la Lumière,
Est extirpée de la Terre et cherche à attiser les querelles.
Tout ce qui est vengeance, ruse, haine, ayant maintenant libre voie,
Cherchera forcément à séduire tous ceux qui ne peuvent pas voir.

Tandis que les effets du mal de plus en plus de nous s’approchent,
Pour les affronter sans peur la juste compréhension nous servira de réconfort,
Car nous ne faisons que récolter ce que nous avons semé,
Calmement acceptons donc notre charge pour ne pas en rajouter.

Il faut maintenant que nos réactions négatives cessent,
Car autrement nous risquons de prolonger notre peine.
Si nous ne pouvons embrasser le karma comme à nous il se présente,
A nouveau nous nous égarerons et connaîtrons la souffrance.

Dussions nous cependant voir l’opportunité aujourd’hui offerte,
Nous pouvons alors saisir l’occasion et tenir le chagrin en échec.
Si nous plions notre volonté pour faire ce qui est juste,
La gloire qui est en attente restera à porté de vue.

Notre Dieu bienveillant du haut des cieux infinis,
Nous dit : « Maintenant est l’heure d’agir ou de mourir.
Oui, les âmes vivent éternellement, cela vous ne l’ignorez pas,
Mais ceux qui faillissent maintenant, choisissent un long retard ici-bas. »

« Ô chers et tendres enfants de Mon passé,
Ne voulez-vous pas voir la lumière et faire enfin Ma Volonté ?
Ou allez-vous sans fin errer dans la zone crépusculaire, 
De long en large, dans les confins du plan terrestre?

Ô quels enfants stupides vous fûtes,
Vivant pour vous-mêmes et pensant ne pas être vus,
Mais maintenant, mes chers, on connaîtra la vérité,
Alors tous préparez-vous à ce que votre passé vous soit montré.

Soyez de tout cœur résolus et intrépides dans la foi,
Malgré les erreurs commises, vous n’avez pas perdu le combat,
Car Ma grande compassion de très haut a décidé
De purifier toutes les âmes qui maintenant choisissent d’AIMER. »

Ainsi est venu le « temps des épreuves » dont il fut parlé autrefois,
Le temps de faire le bien ou d’être laissé pour compte dans le froid,
Notre esprit en cette saison aura besoin de rester,
En parfait contrôle de toute négativité.

Et quand nos sombres sentiments remonteront en surface,
En transperçant nos oreilles et en voilant notre regard,
Nous devrons rester bien calmes, avec nos mains sur les côtés,
Car ce n’est qu’ainsi que la tempête pourra être surmontée.

Soyons donc retenus tout au long de notre chemin,
Ne faisant aucun mal pour ne pas connaître plus de chagrin,
Gardons la bride serrée sur notre bouche et nos pensées,
Et soyez bons envers autrui, en vivant dans la vérité.

Mais si nous ne renonçons pas à penser égoïstement,
En enfreignant ainsi la Loi, nous payerons une lourde amende.
Donnons donc ce que nous avons, tout ce que nous possédons,
Car si nous ne le pouvons, beaucoup de souffrance nous connaîtrons.

Avec un sou de trop dans la poche, jamais nous ne pourrons nous en aller ;
Par le trou d’une aiguille un chameau ne pourra jamais passer.
Nous pourrions nous battre pour garder ce qui nous est devenu cher,
Et ce à quoi nous sommes attachés peut vite devenir notre perte.

Donnons donc et servons autant que nous le pouvons,
Cherchant à atteindre tous ceux qui vers nous viendront.
La compassion et le pardon doit être ce qui nous importe,
Dans nos rapports avec tous ceux qui viennent frapper à notre porte.

Ainsi pour nous aujourd’hui est venu le temps
d’aider les pauvres comme ce fut le cas avant,
de prendre soin des nécessiteux, de nourrir les affamés,
de leur trouver une couche confortable et un oreiller.

Des vêtements aussi et des médicaments,
Tout cela aidera à adoucir leurs tourments.
Des refuges et des havres doivent être préparés ;
Les maisons familiales ; tout doit être partagé.

Mais tous les serviteurs et les aides secourables,
Doivent être prévenus d’avance de l’arrivée de pillards ;
Sans foi ni loi en hordes ils vont surgir,
Remplis de folie et voulant tout saisir.

Ces gens pleins de haine et de vengeance qui souffrent,
sont ceux qui auront le plus besoin de nous,
Car lorsque leur obscurité intérieure se dégagera pour se dissiper,
Eux aussi en sortiront tels des anges bien-aimés.

Nous devons donc aller vers eux et faire ce qui est adéquat,
Pour aider tous ces malheureux qui seront dans une mauvaise passe ;
Faire que tous les nécessiteux puissent être nourris, habillés, logés,
Et ainsi par notre charité nous serons libérés.

Il est crucial que nous comprenions tous enfin,
Que le destin de notre âme est entre nos propres mains ;
Si nous ne pouvons maîtriser les sentiments qui surgissent en nous,
Nous tomberons encore plus bas, entraînant nos proches avec nous.

Tout ce que nous avons causé sur la Grande Route de la Vie,
Quelle que soit la charge ou la honte, à la surface va surgir ;
Nous devons tous accepter ce qui nous arrive avec calme,
Par cette compréhension nous éviterons bien des déboires.

Car ce à quoi nous faisons face est un gigantesque défi,
Et pourtant c’est notre chance d’abandonner cette course égoïste,
Pour des pâturages plus verts et une joie à tout jamais,
Alors que des anges nous guident vers la porte qui conduit au Ciel.

Cependant les ténèbres par le doute tenteront de nous affaiblir,
Elles ne nous laisseront pas tranquilles, car le malheur aime la compagnie;
Depuis des siècles elles œuvrent sur Terre dans la clandestinité,
Avec comme arme la ruse, elles sont donc bien expérimentées.

En effet dans les ténèbres nos âmes peuvent apprendre,
Et pourtant ère après ère nous devrons savoir attendre,
Car nous devons traverser des épreuves pour connaître la réussite,
Avant de pouvoir nous élever jusqu’au portail de la Patrie.

La vie va devenir de plus en plus difficile maintenant,
Alors que de plus en plus d’âmes connaissent de nouveaux tourments,
Que de plus en plus nos nerfs sont durement éprouvés,
Les cœurs testés et les émotions trempées.

Nous ne devons pas faiblir mais regarder vers l’avant,
Bien que beaucoup vont souffrir et mourir probablement,
Car chaque âme doit faire son propre voyage,
Et chacun d’entre nous doit faire son choix.

Or, la plupart ne croient que ce qu’on leur enseigne,
Ignorant tous les dangers qu’une foi aveugle entraîne,
Car religion et Vérité sont bien éloignées l’une de l’autre,
Ainsi un nouveau départ est offert à tous par l’ère du Verseau.

Une nouvelle présentation pour tous ceux qui sur Terre cheminent,
Cherche à faire sortir l’âme de sa réserve pour qu’enfin elle réagisse,
Ainsi que chaque vrai cœur sous le soleil,
Peu importe ce qui dans le passé il avait pu faire.

Et ainsi en cette « fin des temps » prophétisée,
Nous est offerte une dernière chance de nous racheter ;
Une grande opportunité de quitter le froid pour chez soi enfin revenir,
La Libération finale qui nous fut jadis promise.

Mais à beaucoup on a enseigné que « Jésus nous sauvera »,
Pourtant ces paroles ne reflètent pas la vérité et sont nées d’une canaille,
Jésus n’est venu que pour nous montrer la voie,
Maintenant c’est notre tour d’agir comme il le fit lui-même en ce temps-là.

Il est clair pour certains que ces paroles ne sont pas nouvelles,
Pourtant celui qui peut voir sait qu’elles sont vraies,
Car chacun se sauve lui-même, de cela soyons certains,
Et ceci ne peut se faire qu’en AIMANT, ni plus ni moins.

Faisons maintenant l’effort d’être justes et vrais,
Car le Nouveau qui nous attend sur notre route est très près.
La Libération est pour chacun absolument certaine,
S’il agit comme un conduit pour le Soleil spirituel.

Hâtons-nous donc de voir cette vérité,
Et, au service de tous, que personne ne se tienne caché.
C’est nous qui choisissons où vont nos pas,
Faisons donc connaître notre force d’amour et de joie.

Ouvrons nos cœurs comme jamais auparavant,
Et libérons notre karma passé en étant encore plus aimants,
Car ce n’est que vraiment rachetés et lavés de tout
Que nous serons prêts à nous envoler vers la Patrie à la vue de tous.

Aujourd’hui les poubelles des récoltes sont pleines à craquer,
Du mal semé depuis des milliers d’années ;
D’actes accomplis dans le passé par des hommes résolus,
Qui jouèrent avec le feu mais ne s’en souviennent plus.

Alors que nous contemplons l’accomplissement de la Loi,
Tous nous nous souviendrons de ce que nous fîmes autrefois ;
Quand de vieux souvenirs ressusciteront pour que nous puissions les voir,
Nous comprendrons alors qu’il faut bien que justice se fasse.

Et pourtant notre tâche n’est pas de chercher vengeance,
Car l’univers apporte l’équilibre tout naturellement,
Ainsi nous pèlerins aguerris du passé,
Devons faire de notre mieux pour répandre rapidement cette vérité.

La Vérité et la connaissance anticipée de ce qui sera à l’avenir,
Porte en elle le pouvoir de rendre chacun libre,
Car nous avons avec nous pour guide la vraie compréhension,
qui dirige chaque jour nos pensées et nos actions.

Puissions-nous donc voir grâce à l’aide bienfaisante de la Vérité,
Puissions-nous chaque journée jouir d’une nouvelle clarté,
Ainsi nous pourrons trouver la sortie du labyrinthe de la vie,
Nos pensées complètement purifiées et tout le mal banni.

Devenus maintenant plus sereins et certainement plus sages,
Nous percevons enfin la gloire de ce très lointain rivage ;
Notre conscience blanchie et toutes les ténèbres évanouies,
Enfin ! Enfin ! nous nous rapprochons de la Patrie.


http://thenewcall.org/fr/nouvel_appel.htm
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là et demain

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #37 le: 01 février 2010 à 11:38:05 »

Beau texte, dont le caractère poétique n'est toutefois pas très affirmé.
Plein de vérités en tous cas, même si je ne peux, ni veux adhérer aux "vies passées".
Je n'en ai qu'une, celle-ci, et je la pense éternelle.
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Mille-feuilles

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #38 le: 04 février 2010 à 21:28:51 »

   L'alchimiste :

Rien encore ! - Et vainement ai-je feuilleté pendant
trois jours et trois nuits, aux blafardes lueurs
de la lampe, les livres hermétiques de Raymond-Lulle !

Non rien, si ce n'est avec le sifflement de la cornue
étincelante, les rires moqueurs d'un salamandre qui se
fait un jeu de troubler mes méditations.

Tantôt il attache un pétard à un poil de ma barbe,
tantôt il me décoche de son arbalète un trait de feu
dans mon manteau.

Ou bien fourbit-il son armure, c'est alors la cendre
du fourneau qu'il soude sur les pages de mon formulaire
et sur l'encre de mon écritoire.

Et la cornue, toujours plus étincelante, siffle le
même air que le diable, quand Saint Eloy lui tenailla
le nez dans sa forge.

Mais rien encore ! - Et pendant trois autres jours et
trois autres nuits, je feuilletterai, aux blafardes
lueurs de la lampe, les livres hermétiques de
Raymond-Lulle ! 


 Aloysius Bertrand
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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #39 le: 05 février 2010 à 16:23:16 »

Être ange
C'est étrange
Dit l'ange
Être âne
C'est étrâne
Dit l'âne
Cela ne veut rien dire
Dit l'ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
Étrâne est plus étrange qu'étrange
Dit l'âne
Étrange est
Dit l'ange en tapant des pieds
Étranger vous-même
Dit l'âne
Et il s'envole.


Jacques Prévert - Fatras (1966)
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Ysis

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #40 le: 07 février 2010 à 12:18:25 »

FLEUR DU DESERT
 
La petite fille que nous avions remarquée se tenait assise contre un mur éboulé d’argile crue, quelques cubes moulés à la main, à demi effrités et fondus, ce qui demeure d’un logis indigène après une courte pluie et une longue sécheresse. Elle pouvait compter cinq ans d’âge, et resplendissait de coquetterie mélancolique. Ses chevilles de biche, croisées, jouaient dans des khalkhals d’argent grossier; à ses bras tintaient des fils ton de métal, et nous touchâmes, avec une curiosité de barbares, ses petits pieds encroûtés de la vase du ruisseau, ses mains précieuses jamais lavées, brunies de henné. Elle avait de grands sourcils démesurés, peints en noir vif sur son front, un bouche fière aux commissures charnues, bien endentée, et des yeux sans âge, langoureux entre les cils épaissis de fard. Une étoile bleue marquait chaque ronde pommette, une flèche bleue divisait le menton. Des signes bleus, groupés, prolongement entre les yeux la ligne des sourcils. Un haillon rougeâtre, tordu sur les cheveux, laissait voir deux minuscules tresses poussiéreuses, arrondies sur l’oreille en cornes de bélier; d’autres lambeaux de cotonnade livraient aux regards ici un genou délié, là un flanc creux de petit lévrier. Le talus éboulé imitait exactement le ton de sa peau, un jaune clair mystérieusement mêlé de rose, et la petite fille immobile semblait née l’instant d’avant, fraîchement pétrie d’argile blonde, modelée d’une poignée de désert.
 
COLETTE
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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #41 le: 08 février 2010 à 11:17:00 »

" Mais ce sont les enfants de demain qui sont appelés par la vie ; ils la suivent de pied ferme et la tête haute. Ils sont l’aurore des frontières nouvelles. Aucune fumée ne voilera leurs yeux et aucun tintement de chaînes ne couvrira le son de leurs voix. Ils ne sont pas nombreux, mais la différence est celle qui existe entre un grain de blé et une meule de foin. Personne ne les connaît, mais ils se connaissent. Ils sont comme les sommets qui peuvent se voir et s’entendre, à l’inverse des cavernes qui ne peuvent ni entendre ni voir. Ils sont la graine que la main de Dieu a fait tomber dans le champ, cette graine qui percera sa cosse et ondulera ses feuilles naissantes au soleil. Elle croîtra en un arbre puissant avec des racines plongeant dans le cœur de la Terre et des branches qui s’élèveront dans le ciel. "

Kahlil Gibran
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Mille-feuilles

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #42 le: 08 février 2010 à 22:30:09 »

Le Batelier de Dieu :

 

Je veux faire passer mon bateau, de nombreuses fois,

Par-dessus l’abysse après la mort,

Et quitter mon foyer céleste

Pour revenir sur les rivages de la Terre.

 

Je veux charger mon bateau,

Avec ceux qui attendent,

Les assoiffés restés en arrière,

Et les porter près du bassin opale

Rempli de joie aux reflets irisés,

Où mon Père répand

Son élixir de paix qui apaise tout désir.

 

Oui, je reviendrai encore et encore !

Enjambant un million de rochers de souffrance,

Les pieds ensanglantés je reviendrai,

Si besoin est, un trillion de fois,

Aussi longtemps que je sais,

Qu’un frère égaré est resté en arrière.

 

Je Te veux, oh Seigneur,

Afin que je puisse Te donner à tous.

Libère-moi donc, oh Dieu,

De l’esclavage du corps,

Afin que je puisse montrer aux autres

Comment ils peuvent se libérer eux-mêmes.

 

Je veux Ta béatitude éternelle,

Afin uniquement de la partager avec les autres,

Afin que je puisse montrer à tous mes frères,

La voie du bonheur,

Pour toujours et à jamais, en Toi.



 Parahamsa Yogananda
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Karmayata

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #43 le: 15 février 2010 à 15:21:09 »

.oO(peut-être pas mon "poème" ou "poète" préféré, mais ces paroles de chanson me font vibrer. Keny Arkana parle avec ses tripes)Oo.

Keny Arkana - Cinquième Soleil (Enfants du Quinto Sol)



Mon espèce s'égare, l'esprit qui surchauffe
Les gens se détestent, la guerre des égos
21ème siècle, cynisme et mépris
Non respect de la Terre, folie plein les tripes

Frontières, barricades, émeutes et matraques
Cris et bains de sang, bombes qui éclatent
Politiques de la peur, science immorale
Insurrection d'un peuple, marché des armes

Nouvel Ordre Mondial, fusion de terreur
L'homme l'animal le plus prédateur
Le système pue la mort, assassin de la vie
A tué la mémoire pour mieux tuer l'avenir

Des disquettes plein la tête, les sens nous trompent
Le 3ème oeil ouvert car le cerveau nous ment
L'être humain s'est perdu, a oublié sa Force
A oublié la Lune, le Soleil et l'atome

Inversion des pôles, vers la haine se dirige
A perdu la raison pour une excuse qui divise
L'égoïsme en devise, époque misérable
Haine collective contre rage viscérale

Une lueur dans le coeur, une larme dans l'oeil
Une prière dans la tête, une vieille douleur
Une vive rancoeur, là où meurt le pardon
Où même la foi prend peur, allez viens nous partons

Des lois faites pour le peuple et les rois tyrannisent
Confrérie et bizness en haut de la pyramide
Ca sponsorise le sang, entre chars et uzis
Innocent, dans un ciel aux couleurs des usines

Un silence de deuil, une balle perdue
Toute une famille en pleurs, un enfant abattu
Des milices de l'état, des paramilitaires
Des folies cérébrales, des peuples entiers à terre

Bidonvilles de misère à l'entrée des palaces
Liberté volée, synonyme de paperasse
Humanité troquée contre une vie illusoire
Entre stress du matin et angoisses du soir

Des névroses plein la tête, les nerfs rompus
Caractérisent l'homme moderne bien souvent corrompu
Et quand la ville s'endort, arrive tant de fois
Une mort silencieuse, un SDF dans le froid

Prison de ciment, derrière les oeillères
Le combat est si long pour un peu de Lumière
Les familles se déchirent et les pères se font rares
Les enfants ne rient plus, se bâtissent des remparts

Les mères prennent sur elles, un jeune sur trois en taule
Toute cette merde est réelle donc on se battra encore
C'est la malatripa qui nous bouffe les tripes
Une bouteille de vodka, quelques grammes de weed

Certains ne reviennent pas, le sevrage est violent
Subutex injecté dans une flaque de sang
Des enfants qui se battent, un coup de couteau en trop
Ce n'est plus à la baraque que les mômes rentrent tôt

Ils apprennent la ruse dans un verre de colère
Formatage de la rue, formatage scolaire
C'est chacun sa disquette, quand les mondes se rencontrent
C'est le choc des cultures, voire la haine de la honte

Les barrières sont là, dans nos têtes, bien au chaud
Les plus durs craquent vite, c'est la loi du roseau
Non rien n'est rose ici, la grisaille demeure
Dans les coeurs meurtris qui à petit feu meurent

Ne pleure pas ma soeur, car tu portes le Monde
Noble est ton coeur, crois en toi et remonte
N'écoute pas les bâtards qui voudraient te voir triste
Même Terre Mère est malade, mais Terre Mère résiste

L'Homme s'est construit son monde, apprenti créateur
Qui a tout déréglé, sanguinaire, prédateur
Babylone est bien grande mais n'est rien dans le fond
Qu'une vulgaire mascarade au parfum d'illusion

Maîtresse de nos esprits crédules et naïfs
Conditionnement en massif, là où les nerfs sont à vif
Dans la marge c'est la rage, bastion des galériens
Ensemble nous sommes le Monde et le système n'est rien

Prends conscience mon frère, reste près de ton coeur
Méfie-toi du système assassin et menteur
Eloigne-toi de la haine qui nous saute tous au bras
Humanité Humaine, seul l'Amour nous sauvera

Ecoute le silence quand ton âme est en paix
La Lumière s'y trouve, la Lumière est rentrée
Vérité en nous-mêmes, Fruit de la Création
N'oublie pas ton Histoire, n'oublie pas ta Mission

Dernière génération à pouvoir tout changer
La Vie est avec nous, n'aie pas peur du danger
Alors levons nos voix pour ne plus oublier
Bout de poussières d'étoile, qu'attends tu pour briller

Tous frères et soeurs, reformons la chaîne
Car nous ne sommes qu'un divisé dans la chair
Retrouvons la joie, l'entraide, qu'on s'élève
Une lueur suffit à faire fondre les ténèbres

S'essoufle ce temps, une odeur de souffre
La fin se ressent, la Bête envoûte la foule
Les symboles s'inversent, se confondent les obsèques
L'Etoile qui fait tourner la roue se rapproche de notre ciel

Terre à l'agonie, mal-être à l'honneur
Folie, calomnie, peu de coeur à la bonne heure
Ignorance du bonheur et de la magie de la vie
Choqué par l'horreur, formé à la survie

L'époque, le pire, une part des conséquences
Le bien, le mal, aujourd'hui choisis ton camp
L'être humain s'est perdu, trop centré sur l'avoir
Les étoiles se concertent pour nous ramener sur la voie

Quadrillage ficelé mais passe la Lumière
Aie confiance en la vie, en la force de tes rêves
Tous un Ange à l'épaule, présent si tu le cherches
Quand le coeur ne fait qu'un avec l'esprit et le geste

Le Grand Jour se prépare, ne vois-tu pas les signes
La mort n'existe pas, c'est juste la fin des cycles
Cette fin se dessine, l'humain se décime
Espoir indigo, les Pléïades nous désignent

Lève ta tête et comprends, ressens la Force en ton être
Dépasse Babylone, élucide le mystère
Rien ne se tire au sort, que le Ciel te bénisse
Enfant du Quinto Sol, comprends entre les lignes...
« Modifié: 15 février 2010 à 15:59:54 par Karmayata »
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Daignez analyser la vague plutôt que d'en décrire l'écume

Al198

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Re : Les poèmes de nos poètes préférés
« Réponse #44 le: 15 février 2010 à 15:32:12 »

Wow...!! Effectivement ça envoie dur, très beau texte et c'est ce qu'il faut pour faire bouger les conscience espèrons qu'un max de gens l'entendent !
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"Un peuple prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour un peu plus de sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre et fini par perdre les deux" Benjamin Franklin