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Auteur Sujet: Musicothérapie  (Lu 2900 fois)

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katchina

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Musicothérapie
« le: 13 Octobre 2015 à 23:37:20 »

Ce sujet a disparu a la suite d'un bug. Je remets donc ici les deux posts principaux.
L'échange qui a suivi ne pouvant être récupéré, la discussion est à nouveau ouverte
.





Musicophilia. La Musique, le Cerveau et nous,

Non-Fiction - 08/12/2010 (1104mots)
Comment se fait-il que les êtres humains trouvent du plaisir à produire ou à écouter des sons ? « Que la musique soit un langage, à la fois intelligible et intraduisible, fait de la musique elle-même le suprême mystère des sciences de l’homme, celui contre lequel elles butent et qui garde la clé de leur progrès », écrit Lévi-Strauss dans Le Cru et le Cuit.

Trois livres analysent l’émotion musicale dans des gammes différentes. La première, que suit Jean-Jacques Nattiez dans les textes du grand anthropologue, consiste à chercher à travers la musique les structures universelles de l’esprit humain ; la deuxième, illustrée par Jean-Yves Tadié, établit le relevé minutieux d’une subjectivité émue où Debussy apparaît comme un fantôme intime ; la troisième, non moins fine que les autres, s’égrène dans les études de cas dont le neurobiologiste Oliver Sacks a le secret : où l’on voit les humains confrontés aux curieuses fonctions et dysfonctions de leurs neurones...

Ce serait donc mal dire que la musique échappe aux savants : elle attire à elle leurs commentaires comme les sirènes appellent les navires. Tous ne font pas naufrage, ils y trouvent parfois une vigueur nouvelle. Ainsi, comment ne pas reconnaître dans la « structure comme totalité » - l’un des concepts fondamentaux de l’Anthropologie structurale - la prédilection de Lévi-Strauss pour les relations d’équivalence, de symétrie et d’inversion chères aux musiciens ? N’a-t-il pas fait de Wagner « le père irrécusable de l’analyse structurale des mythes » ? Les études en sémiologie comparée de Nattiez font la lumière sur ce que les positions de l’anthropologue comportent d’esthétique musicale - quitte à le confronter aux compositeurs de son temps ou aux grandes et éternelles questions « la musique raconte-t-elle une histoire ? ».

Au vu de ces enjeux intellectuels, les pathologies qui se rapportent à la musique prennent un relief nouveau. On rechigne d’abord à accorder à la médecine moderne le droit de s’y intéresser. Un neurologue qui se penche sur la musique verse facilement dans deux écueils : il peut élaborer une théorie néopositiviste qui prétendra ramener le phénomène musical à quelques connexions synaptiques et ce sera une manière savante de n’y rien comprendre ; ou bien, en voulant préserver l’authenticité d’une révélation, il sombrera dans un obscurantisme pseudo-mystique. Fort de son travail sur les anomalies cérébrales, Oliver Sacks évite avec aisance Charybde et Scylla. Dans tous ses livres, depuis l’inoubliable Homme qui prenait sa femme pour un chapeau éd. du Seuil, 1992, l’intérêt est le cas, la singularité du cas. En présentant un fascinant catalogue mêlé de réflexions, Oliver Sacks décrit des portes d’accès soudain ouvertes ou fermées, mais toujours inattendues, à la musique. Plutôt que vouloir en dissiper le mystère, il étudie les déformations, excès et pannes de notre système neuronal.

Un chirurgien est frappé par la foudre ; et, tandis qu’il a jusqu’alors été indifférent à la musique, le voici qui se prend de passion pour le piano, étudie Chopin, et se trouve subitement « possédé » par la musique, jusqu’à pouvoir ou plutôt devoir ! en composer. Comment expliquer cette musicophilie subite ? Peut-être par une lésion cérébrale ; mais Sacks remarque aussitôt qu’il existe des cas similaires sans lésions... Alors ?

L’un des intérêts du livre est qu’un cas y verse dans l’autre : de l’expérience commune, on passe d’une pichenette dans la pathologie, et réciproquement. Et des arrangements infinis sont possibles. Le cerveau humain est capable de tant d’adaptation qu’on peut trouver avec un phénomène d’abord involontaire des compromis qui l’humanisent : telle vieille dame américaine peut s’habituer à entendre « Frère Jacques » à chaque fois qu’elle fait des gâteaux français comme telle femme pasteur finit par limiter ses hallucinations musicales de cantiques aux heures de prière dans l’église, et par les exclure des heures de repas !

En même temps qu’il rend compte d’observations souvent sans réponse, Sacks permet aussi de mesurer ce que nous comprenons déjà. D’abord, que la musique affecte profondément l’activité corticale, et que celle-ci relève de fonctions antérieures même au langage. Le cerveau humain révèle alors une grande labilité. La puissance de la musique est telle qu’un air que l’on a en tête provoque le même effet que si on l’entend : « Le cortex auditif est aussi puissamment activé par l’imagination musicale que par l’écoute réelle d’une musique » p. 53. Il suffit d’annoncer la diffusion d’une chanson de Noël chantée par Bing Crosby pour que certains sujets croient l’avoir effectivement entendue : c’est l’effet « White Christmas » du nom de la chanson ! À ne pas confondre avec ces airs obsédants que l’on appelle avec bonheur les « vers cérébraux » de l’allemand Ohrwurm...

En quelques remarques intelligentes et drôles, Musicophilia éclaire ainsi le rapport de chacun à la musique : le livre laisse à penser que le cerveau humain ne cesse de contenir ses facultés dans d’étroites limites afin de maintenir l’équilibre général. Si celui-ci bascule, l’une ou l’autre peut donner d’étonnants résultats. Peut-être Sacks manque-t-il parfois d’interprétations scientifiques, mais c’est aussi ce qui fait le charme de ses écrits : après avoir livré des descriptions cliniques fines, il laisse la question irrésolue, libre de nous émouvoir, de nous émerveiller. L’essentiel est ici la justesse de ton : sans complaisance, plein d’humour, guidé par une curiosité aiguë et sincère, porté par l’empathie la plus juste, il montre encore une fois son aptitude à rendre compte de l’expérience subjective.

Expérience qui est au coeur du livre de Jean-Yves Tadié, fort d’une sympathie profonde avec Debussy. Mieux qu’un portrait du musicien, il se plonge dans son oeuvre comme pour en raconter les replis affectifs, les femmes qu’il aima, les hommes qui furent ses amis, et toujours, revenant sans cesse, le souci d’une vie intérieure à faire partager. Pour monter à la source, Tadié puise à pleines mains dans la correspondance du compositeur : c’est là qu’il recueille les impressions dont la musique de Debussy s’est fait l’écho. On découvre alors des images étrangement familières. « Bleue comme une valse, grise comme une plaque de tôle inutilisable », « notre bonne mère la Mer » inspire de belles pages où Tadié suit Debussy dans sa contemplation tragi-comique : « La mer continue à accomplir son va-et-vient sonore, qui berce la mélancolie de ceux qui se sont trompés de plage ! » On pourrait dire de la musique ce que Debussy dit de cette marine sonore qu’il a voulu recomposer : « C’est trop grand ! Puis je ne sais pas nager. »

SOURCE
« Modifié: 14 Octobre 2015 à 00:15:19 par katchina »
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katchina

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Re : Musicothérapie
« Réponse #1 le: 14 Octobre 2015 à 00:14:09 »

Musicothérapie et cinéma: Alive inside – A story of music and memory

Ce documentaire nous transporte dans l’univers de la musicothérapie. Dan Cohen est travailleur social aux États-Unis, à travers sa pratique il se rend compte que la musique peut aider les personnes âgées souffrant d’alzheimer et/ou de démence à retrouver leurs esprits.

Selon Wikipédia la musicothérapie est « une thérapie qui cherche à utiliser les propriétés supposées de la musique et du sonore comme support afin de rétablir, maintenir ou améliorer les capacités sociales, mentales et physiques d’une personne ».
--
À travers le documentaire, le travailleur social nous aide à comprendre tous les impacts positifs de cette approche, particulièrement auprès des personnes isolées et des personnes souffrantes.

« Alors que la démence continue d’affecter des millions d’Américains âgés, le film révèle la portée de la musique. Mené par un travailleur social Dan Cohen et tourné pendant trois ans par le cinéaste Michael Rossato-bennett, nous apprenons que les chansons appartenant au passé d’un patient peuvent réveiller des souvenirs et des émotions qui ont été endormies pendant des années, voire des décennies. D’innombrables exemples dans Alive Inside apportent la preuve que la musique stimule l’activité dans les régions touchées du cerveau et transforme la qualité de vie des personnes souvent laissées face à leur silence ».

----

Une version avec sous-titres français est aussi disponible mais sur la version France de Netflix.

source 1
source 2


vidéo de DT invalide (vidéo de remplacement)


« Modifié: 05 Mai 2017 à 23:48:14 par katchina »
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Kris

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Re : Musicothérapie
« Réponse #2 le: 03 Décembre 2015 à 10:00:16 »

Il est bien connu que la musique adoucit les mœurs. Il convient donc à chacun d'être sélectif dans les musiques qu'il écoute. Certaines musiques, plus que d'autres, sont susceptibles de générer en nous un certain calme et une certaine paix de l'esprit.

A  ce sujet, je me permets de rappeler une citation de Mistigri dans le fil sur Jacques Benveniste et la mémoire de l'eau. Il écrivait à propos des travaux de Joël Sternheimer :

pour répondre à Voyageur, connais-tu les travaux de Jean-Pierre Lentin sur les ondes (Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent) et de son ami Joël Sternheimer ?
Il a étudié les effets de la musique sur les plantes :

"Chacun sait que la musique agit sur l’humeur des humains et de certains animaux. Depuis les années 60, de nombreux chercheurs ont observé des effets de certaines musiques sur la croissance de plantes. Joël Sternheimer, Docteur en physique théorique et musicien, a proposé une explication de ces effets, permettant de les produire avec une précision moléculaire, depuis les plantes sensibles à leur environnement sonore jusqu'aux humains qui, par une écoute attentive, peuvent en reconnaître l'adéquation pour eux-mêmes. Ses recherches, depuis plus de 40 ans, ont prédit et indirectement mis en évidence que :

    * Les différents niveaux d’organisation de la matière (inerte ou vivante) sont reliés par des « ondes d’échelle » qui en assurent la cohérence
    * Lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés émettent des séquences de signaux quantiques qui constituent une mélodie spécifique de chaque protéine
    * Les transpositions audibles de ces mélodies peuvent influer en temps réel, via une forme de résonance entre fréquences successives, sur le taux de synthèse des protéines."

http://www.genodics.com/la-genodique-comment-ca-marche

Comme l'actualité nous confronte régulièrement avec des scènes ou des nouvelles violentes, il est important de se protéger de  ses influences qui peuvent nous porter préjudice. La musique est un des moyens de générer une certaine paix intérieure.
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katchina

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Re : Musicothérapie
« Réponse #3 le: 03 Décembre 2015 à 10:54:33 »

Citer
Il convient donc à chacun d'être sélectif dans les musiques qu'il écoute
Oui mon père - Amen et mea culpa si la musique qui réveille est parfois plus thérapeutique que celle qui calme,
mais si tu n'as pas visionné la vidéo, ni lu le bouquin et les liens sources, la discussion risque de virer en eau de boudin  ::)


Citer
je me permets de rappeler une citation de Mistigri dans le fil sur Jacques Benveniste et la mémoire de l'eau. Il écrivait

Pas Mistigri, mistigrigri - et pas "il" - Elle - mistigrigri est une fille.
« Modifié: 03 Décembre 2015 à 11:18:11 par katchina »
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DecemberTen

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Re : Re : Musicothérapie
« Réponse #4 le: 04 Décembre 2015 à 09:21:39 »

Il est bien connu que la musique adoucit les mœurs.

Il convient donc à chacun d'être sélectif dans les musiques qu'il écoute.

Non, pas du tout, je vois que tu n'as jamais assisté à un concert de métal..., où les participants vont par exemple simplement se défouler, dégager une certaine """violence""" très libératrice et même jouissive (description non exhaustive)...; il convient alors si l'on tient absolument à sortir cette phrase d'une grande banalité, cet argumentum ad nauseam, de préciser "certaines musiques adoucissent parfois certaines mœurs, ou peuvent apaiser"...

Non, absolument pas, la musique est plus qu'un médicament ou une chose qu'on sélectionnerait selon des besoins bien précis, on écoute ce qu'on aime, au moment où on en a envie, ce choix pouvant être très éclectique et dépendant par exemple de son humeur du moment...

Dans le cas qui nous préoccupe en ce début de fil, la musicothérapie dans le cadre de la maladie d'Alzheimer et/ou d'une démence, si tu avais regardé la vidéo, tu comprendrais que le thérapeute propose à chaque personne touchée par cette maladie, une musique qu'elle a aimé, qu'elle a écouté plus jeune, quelle qu'elle soit, jazz, blues, pop, rock ou métal, aucune importance tant que ça la reconnecte avec ses souvenirs, sa mémoire, et que ça lui fait du bien.

Pour info, le fil s'intitule "Musicothérapie", il n'est pas limité aux seules pathologies de démences.
Il est donc ouvert à d'autres cas où la musique peut être thérapeutique.

Par contre, je veillerai personnellement à ce qu'on en reste au sujet du fil, par ailleurs "épinglé", car il nous semble d'importance !
Grand merci. :)
« Modifié: 04 Décembre 2015 à 09:49:01 par DecemberTen »
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Kris

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Re : Musicothérapie
« Réponse #5 le: 04 Décembre 2015 à 21:07:41 »

J'ai découvert récemment une jeune harpiste Anja Linder qui en dépit d'un très grave traumatisme subit suite à un accident consécutif à un violent orage lors d'un concert en 2001 à Strasbourg. Alors que tous les thérapeutes lui conseillaient de renoncer à la musique, elle s'est battue contre l'évidence. Aujourd'hui elle est une harpiste reconnue et elle est enseignante au conservatoire de Strasbourg. Elle joue sur une harpe qui fut au départ spécialement conçue pour elle. C'est une harpe électropneumatique qui minimise l'usage des pédales. Je trouve que cette jeune femme est une illustration du pouvoir thérapeutique que peut exercer la musique.

Témoignage de Anja Linder à TedxParis 2013


Ma vie, c'est jouer et avancer avec légèreté | Anja Linder | TEDxParis

« Modifié: 04 Décembre 2015 à 22:26:58 par katchina »
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DecemberTen

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Re : Musicothérapie
« Réponse #6 le: 05 Décembre 2015 à 08:33:52 »

Il en va de même pour beaucoup de musiciens, chanteurs, je pense qu'on peut avancer, "pour tous".

La musique est, d'une manière ou d'une autre un baume au cœur, un compagnon aussi pour le musicien, très souvent une thérapie.
Mais lorsque le musicien ne peut plus s'exprimer; c'est très souvent un crève-coeur, une énorme blessure à vif.
Je pense tout récemment à Phil Collins qui a confié après avoir perdu l'usage de ses doigts, avoir voulu mourir.
Heureusement, il est toujours là et se remet en selle. Il ne jouera pas de son instrument préféré, il ne le peut plus, mais il lui en reste un autre qui fonctionne toujours lui, c'est sa voix. On attend Phil très prochainement :)
Personnellement, et puisque d'aussi loin que je me souvienne, je fais de la musique, j'ai toujours dit que si j'avais à choisir entre deux infirmités, entre la cécité et la surdité, je choisirais sans hésiter la cécité; je ne supporterais pas de vivre sans musique...

Voici une très belle musique de John Miles, mondialement connue, et qui exprime fort bien et simplement, ce que la plupart des musiciens, chanteurs ressentent lorsqu'ils s'expriment, car même sans paroles, c'est bien entendu un langage.

John Miles - "Music" (traduction ci-dessous respectant l'idée)
Sûr que si un jour j'étais touché par l’Alzheimer et qu'on me passe ça, je reviens à moi !!  ;)


La musique fut mon premier amour, et ce sera mon dernier
Musique du futur, et musique du passé

De vivre sans ma musique, serait impossible (à faire)
Dans ce monde de désordres, ma musique me permet de m'en tirer

La musique fut mon premier amour, et ce sera mon dernier 
Musique du futur, et musique du passé
Et musique du passé
Et musique du passé
La musique fut mon premier amour, et ce sera mon dernier
Musique du futur, et musique du passé

De vivre sans ma musique, serait impossible (à faire)
Parce que dans ce monde de désordres, ma musique me permet de m'en tirer

Kris

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Re : Musicothérapie
« Réponse #7 le: 18 Décembre 2015 à 20:50:18 »

Marc VELLA est pianiste, compositeur, écrivain et poète. Il commence le piano à l'âge de 5 ans. Il obtient à 25 ans le prix de composition à Paris.

Ses œuvres se sont imposées dans les concours internationaux de piano. Il remporte en juin 1999 le 1er prix de composition à Rome. Mais Marc Vella décide de quitter les univers confinés des conservatoires et des salles de concerts pour découvrir le monde en mettant son piano sur une remorque.

Marc Vela a traversé plus de 40 pays et parcouru plus de 200 000 kilomètres avec son piano sur les routes du monde. Il aura fait découvrir la musique à de nombreuses populations et dans de nombreux lieux insolites.  Sans cette initiative, ces populations auraient eu très peu de chances de faire cette découverte.

Je vous laisse découvrir le documentaire consacré à Jean-Yves Bilien à Marc Vella.



L'éloge de la fausse note, Marc Vella - Film documentaire de Jean-Yves Bilien
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katchina

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Re : Musicothérapie
« Réponse #8 le: 01 Avril 2016 à 19:03:38 »

Chanter, c'est bon pour la mémoire et contre la douleur
Les CHU de Lyon et Saint-Étienne viennent de lancer une étude pour mesurer le bienfait du chant sur les troubles de la mémoire et les douleurs chroniques
.

La pratique du chant permettrait de réduire la douleur ! Et même d'améliorer les capacités cognitives des personnes atteintes de troubles de la mémoire ! Afin de valider scientifiquement ces hypothèses, des médecins chercheurs des CHU de Lyon et de Saint-Étienne viennent de lancer une étude destinée à prouver les bienfaits de la pratique du chant et de la faire accepter comme véritable thérapie.
Plusieurs études médicales ont déjà tourné autour du sujet. Pour démontrer notamment que le pouvoir relaxant de la musique permettait de diminuer les douleurs chroniques des patients. Ou encore l'effet positif de l'audition d'une musique familière sur le fonctionnement cognitif, les états anxieux ou dépressifs des malades atteints de troubles de la mémoire.

L'étude du docteur Isabelle Rouch, épidémiologiste au service neurologique du CHU de Saint-Étienne et responsable de la cellule d'observation de la maladie d'Alzheimer, et du professeur Bernard Laurent, responsable du centre d'évaluation et du traitement de la douleur au CHU de Saint-Étienne, est novatrice : « Aucune étude n'a cherché à étudier le bénéfice de la musique sur la douleur chez les patients atteints de troubles de la mémoire, alors que des liens ont été récemment mis en évidence entre troubles du fonctionnement cognitif et douleurs physiques », explique Isabelle Rouch.

Une thérapie à part entière

Depuis un mois, l'étude est donc lancée avec un échantillon de soixante patients, âgés de 60 ans et plus, présentant à la fois des troubles débutants de la mémoire et des douleurs chroniques. La moitié d'entre eux sont affectés à un atelier peinture, l'autre moitié à un atelier chant encadré par un maître de chœur professionnel. Pendant les quatre mois d'étude, les choristes-patients, accompagnés au piano, travaillent un répertoire de leur jeunesse, « Ma liberté » de Moustaki, « Padam » et « Mon amour de Saint-Jean » de Piaf, « Quand on n'a que l'amour » de Brel, qui fera l'objet de concerts à Lyon et à Saint-Étienne.
Des évaluations sont réalisées directement après chaque atelier, puis également un mois après chaque atelier. Le docteur Isabelle Rouch confie déjà observer le bienfait des séances sur les patients pour en mesurer l'impact sur la mémoire à moyen terme. « Le chant entraîne des vibrations dans toutes les cellules du corps et augmente la production d'endomorphines, qui diminuent la douleur et procurent une sensation de bien-être, explique Isabelle Rouch. De plus, chanter stimule de nombreux processus cognitifs tels que la mémoire à court et à long terme, la planification, l'attention et engage de nombreuses zones cérébrales. »
L'étude finalisée, financée par France Alzheimer, la Fondation Apicil et le Fonds Brou de Laurière, permettra de quantifier précisément ses résultats. Et de faire reconnaître la pratique active du chant comme une thérapie à part entière, de l'intégrer officiellement dans un parcours de soins permettant de baisser les doses de psychotropes.

Source : Catherine Lagrange - Publié le 01/04/2016 à 09:00 | Le Point.fr
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katchina

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Re : Musicothérapie
« Réponse #9 le: 14 Juillet 2016 à 19:03:27 »

Quand le violoncelle atténue la douleur liée aux soins

Des patients plus détendus grâce au "pansement Schubert" prodigué par une art-thérapeute qui joue du violoncelle pendant qu'ils reçoivent des soins douloureux: lancée il y a quelques années à l'hôpital Sainte-Périne à Paris, l'initiative est vivement encouragée par les soignants.

"La musique bouleverse les patients au point que cela a un impact sur eux-mêmes et sur la douleur liée aux examens" indique le Dr Jean-Marie Gomas, coordinateur du Centre Douleurs Chroniques et Soins Palliatifs de l'hôpital, qui dépend de l'Assistance publique-Hopitaux de Paris (AP-HP).

Un des pionniers en matière de soins palliatifs en France, le Dr Gomas a été convaincu de l'intérêt de l'art-thérapie grâce à sa rencontre avec la violoncelliste musicothérapeuthe Claire Oppert.

Le jeune femme, qui travaillait alors auprès de patients atteints d'Alzheimer dans des Ehpad (maisons de retraite), accepte de participer à un projet structuré visant à mesurer les effets bénéfiques de séances de musique vivante chez des patients en soins palliatifs, souvent soumis à des soins douloureux (pansement d'escarre, toilette, pose de cathéter veineux...).
"Les premiers résultats sont extraordinaires, la plupart des patients sont touchés au plus profond d'eux-mêmes" explique la musicienne à la voix douce.

Forte d'une longue expérience de musique vivante auprès des patients, elle précise que même chez ceux qui sont dans le coma, "on sent une décontraction au niveau de la respiration".

"On ne guérit pas, mais on cherche à s'adresser à la partie saine de la personne malade", poursuit la violoncelliste.

Financé par le Fondation Apicil qui lutte contre la douleur, le projet a débuté en 2014. Il s'est fixé comme objectif de mesurer les effets d'une à trois séances de musique vivante jouée en direct lors d'actes douloureux, dans les chambres de 200 patients. Chaque séance se construit en collaboration avec l'équipe médicale et la famille.

92 patients ont déjà reçu à ce jour "le pansement Schubert", une référence à la première art-thérapie musicale réussie de Mme Oppert en Ehpad: les soins chez une malade douloureuse, explique-t-elle, n'étaient possibles que lorsqu'elle jouait le mouvement lent du deuxième trio de Schubert.

Son répertoire s'est considérablement étoffé depuis: Brahms, Mozart... mais aussi de la musique japonaise, voire du rock maghrébin "lorsqu'on me le demande".

Elle précise avoir choisi le violoncelle car c'est un instrument proche de la voix humaine, "avec des fréquences facilement accessibles" quel que soit le niveau socio-culturel ou l'état cognitif du patient.

L'idée est de provoquer une "contre-stimulation sensorielle", soit réduire un excès de stimulation chez des patients confrontés à des douleurs aigües ou chroniques, explique le Dr Gomas.

"Les séances se construisent en collaboration avec l'équipe médicale et la famille. Elles durent en moyenne 15 à 20 minutes mais peuvent durer plus ou moins longtemps, selon l'état de santé des patients. Rares sont ceux qui refusent (moins d'un sur dix), en général parce qu'ils se sentent +trop fatigués+".

Des résultats préliminaires de l'étude font état d'une atténuation de la douleur de 10 à 30%, mais "tout n'est pas forcément quantifiable", note de son côté Nathalie Aulnette, directrice de la Fondation Apicil.

Elle ajoute que le problème est désormais de "pérenniser" les expériences d'art-thérapie menées dans les hôpitaux et qui portent également sur la danse, le théâtre, ou la peinture.

Ces expériences viennent s'ajouter aux autres méthodes recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS) comme la sophrologie, l'hypnose ou la relaxation pour le soulagement des douleurs.

13/07/2016 12:19:06 -  Paris (AFP) -  © 2016 AFP

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DecemberTen

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Re : Musicothérapie
« Réponse #10 le: 16 Août 2016 à 12:53:49 »

Encore un témoignage sur les bienfaits de la musicothérapie sur les démences.

Le britannique Ted McDermott, est atteint de la maladie d'Alzheimer depuis trois ans.
Pour activer sa mémoire, son fils Simon fait chanter son père qui a toujours chanté et adoré la musique !

"Il a chanté tout au long de sa vie. Son surnom est "The Songaminute Man" tout simplement parce qu’il connaît un nombre incalculable de chansons.
Ces dernières années, ses souvenirs se sont vraiment détériorés.
Souvent, il ne me reconnaît même plus. Cette maladie est horrible. Mais, à chaque fois qu’il chante, il semble de retour parmi nous"



Simon a également créé une cagnotte pour récolter de l’argent au profit de la Alzheimer’s Society, une association qui vient en aide aux personnes atteintes par cette maladie.
Cette cagnotte fonctionne bien car en seulement deux mois, la somme récoltée atteint déjà 45.000 euros, preuve que la démence touche de nombreuses personnes, qu'elles soient ou pas, concernées par la maladie...
La musique est un lien universel, elle semble vraiment, comme le démontre le documentaire "Alive inside", faire partie intrinsèque de l'humain depuis très longtemps, et peut-être même avant toute forme de langage.
Elle nous touche au plus profond de notre être, nous parle, nous stimule et nous permet de communiquer, ce y compris lorsque tout lien semble définitivement rompu...

Il est vraiment insupportable AMA, que les médecins, les scientifiques, ne prennent pas plus au sérieux l'effet thérapeutique de la musique sur les pathologies, préférant sans doute prescrire des calmants et assommer les patients, plutôt que de former et mettre plus de personnel à leur disposition...
Bien entendu, du point de vue du thérapeute, il est plus rentable et plus satisfaisant pour l'ego, de prescrire de "savantes" bouillies chimiques, alors qu'ils n'en connaissent pas toujours parfaitement le mode de fonctionnement et les effets secondaires souvent catastrophiques.
Même si je ne nie pas que certains médicaments soient réellement efficaces et nécessaires, et si je ne crois pas aveuglément à tout remède de bonne fame, ni en la panacée universelle, dans ce cas-ci, l'efficacité d'une thérapie alternative peu couteuse comme l'est la musicothérapie est évidente.

Quand est-ce que la raison et le bien-être du patient l'emporteront-ils enfin sur l'argent, le profit et l'ego...?

D'autres vidéos de Ted et Simon sont disponibles sur sa chaine Youtube: https://www.youtube.com/channel/UC6tmams7km6i0O9m9m3MP0Q
C'est qu'il a une très bonne voix Ted, et il chante juste, en plus ! :)

« Modifié: 16 Août 2016 à 14:26:55 par DecemberTen »
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katchina

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Re : Musicothérapie
« Réponse #11 le: 09 Juin 2017 à 23:20:15 »

La danse est un peu la musique du corps c'est pourquoi je poste cette vidéo ici.


TV : « Une jeune fille de 90 ans », coup de foudre en gériatrie

A voir aussi ce soir [7 juin]. Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian filment la résurgence des sentiments que produit chez des patients atteints de démence sénile la présence d’un chorégraphe (sur Arte à 20 h 55).


Une jeune fille de 90 ans - ARTE


Comme le prince charmant, Thierry Thieû Niang arrive dans le château endormi pour le réveiller. Chorégraphe enclin à franchir les frontières (il a souvent travaillé au théâtre, entre autres avec Patrice Chéreau), il anime deux journées à Ivry-sur-Seine dans le service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix. Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, les réalisateurs, Hélène Louvart, l’opératrice, le filment dansant ­devant et surtout avec les patients, souvent atteints d’une forme ou une autre de démence.

S’il ne s’agissait que de cela – voir des corps affaissés sur des fauteuils roulants reprendre conscience d’eux-mêmes, des regards éteints se rallumer, entendre des paroles enfouies remonter à la surface –, ce film, qui a été présenté dans nombre de festivals, à commencer par celui de Locarno en 2016, aurait déjà trouvé sa raison d’être.

Pour une fois, le regard porté sur la démence sénile ne suit pas le mouvement descendant de la perte de la mémoire puis de la conscience, mais part en prospection à la recherche de pépites – souvenirs, expressions, gestes –, que la seule présence du chorégraphe sort de leur gangue : les larmes d’une vieille dame d’origine asiatique, que l’on aurait crue catatonique, les bonnes histoires d’une autre, qui préservera jusqu’à son dernier mot un accent parisien en voie de disparition… Tout ce que la routine de l’internement, de la vie hospitalière tend à masquer est évident, par la grâce de la musique et de la danse.


CINEMED 2016 : Valéria Bruni Tedeschi "Une jeune fille de 90 ans" (Documentaire)


Et, en plus, il y a Blanche, la jeune fille du titre. Elle a 90 ans, elle est belle et triste. Elle tombe amoureuse de Thierry Thieû Niang, d’un coup, absolument. Ce qui se passe entre l’homme au corps presque parfait et la femme qui n’est plus maîtresse de ses mouvements va au-delà de l’incident amusant, de l’histoire que se raconteront les soignants pendant des semaines. L’attachement que forme Blanche est violent, douloureux, comme n’importe quelle histoire d’amour.

Le chorégraphe est bouleversé, mais aussi – et la caméra le saisit parfaitement – un peu accablé par cette responsabilité, qui s’abat sur lui à l’improviste. Pour lui, Blanche sort de sa torpeur, de sa résignation. Son esprit altéré par la maladie retrouve des éclairs de lucidité qui semblent la porter aux nues avant de l’abattre dans une tristesse sans fond. Ce qui a commencé comme une promenade au fond des bois de la fin de vie devient une tragédie amoureuse, un peu comme si le roi Lear s’invitait chez Roméo et Juliette.

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Re : Musicothérapie
« Réponse #12 le: 18 Mai 2018 à 00:06:49 »

Pourquoi je vie ça aide aussi en musique
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