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Auteur Sujet: Vendredi 22 avril 2016  (Lu 6797 fois)

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roxane

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Vendredi 22 avril 2016
« le: 21 avril 2016 à 00:33:12 »

Antenne libre: l'esprit peut-il guérir le corps?
La science constate de plus en plus les effets de la pensée sur le corps, à travers les différentes études sur la méditation, nous comprenons d'avantage comment nos émotions et notre état d'être influe directement sur notre corps et en change même sa physiologie.
Vos témoignages de guérisons spontanées ou non, vos réflexions sur le sujet, seront les bienvenues!
« Modifié: 22 avril 2016 à 18:38:56 par katchina »
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Edith

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Re : VENDREDI 22 AVRIL 2016
« Réponse #1 le: 22 avril 2016 à 11:54:31 »

"L'esprit peut-il guérir le corps ? "... émission qui promet d'être intéressante !

Mais en supposant que l'on réponde affirmativement, est-ce "l'esprit" ...
( mais que met-on derrière ce terme ) qui guérit, ou ne serait-ce pas plutôt "le pouvoir de nous auto-guérir" (totalement méconnu ) que tous nous possédons cependant, et qu'il suffit d'actionner pour provoquer la guérison ? ... ( voir effet placebo, visualisation positive, méthode Coué et ... guérisons "miraculeuses") .

Quant aux effets incontestables que produit la pensée sur le corps, ils viennent d'être entièrement démontrés par l'expérience récente d'un tétraplégique qui a pu récupérer l'usage de sa main, puis de son bras et jusqu'à la nuque, "en utilisant simplement sa propre pensée !

En fait, c'est par un leurre, une sorte de supercherie, ou mieux encore "un tour de passe-passe", et non par liaison directe entre le cerveau et la main qu'on y est parvenu.
C'est là où les techniques modernes dévoilent enfin leur côté bénéfique puisque c'est grâce aux ordinateurs qu'un tel "miracle" put se produire.

La moelle épinière de ce tétraplégique ayant été irrévocablement endommagée par un accident, celui-ci n'avait donc plus la possibilité de commander la motricité de ses bras et de ses jambes.
Il s'agissait donc, pour les chercheurs, de trouver un moyen qui soit capable de rétablir une communication désormais court-circuitée entre un cerveau et une main, en passant par une autre voie ( en l'occurrence l'ordinateur ).

Il fut donc d'abord demandé au jeune homme "d'imaginer qu'il se servait de sa main".
Ayant localisé la zone cérébrale et les signaux électriques impliqués, une puce y fut implantée, qui transmit alors à un ordinateur les signaux émis par le vouloir du patient, lequel ordinateur, "après avoir décodé ces signaux"... (c'est en effet important !), put alors envoyer à son tour les ordres du cerveau à des bracelets installés sur l'avant-bras du tétraplégique, capables, eux, de stimuler électriquement ses muscles.

Cela n'est pas nouveau, on y travaille depuis 25 ans, et différents résultats positifs ont déjà été obtenus, au point de pouvoir désormais dire : " Lève-toi et ... remarche ! "

Certes c'est une "dé"-couverte fabuleuse pour les paralysés, mais ce qui devrait l'être pour nous tous, c'est que si grâce à de telles expériences nous est maintenant donnée la preuve - irréfutable -  que la pensée est une force "agissante", c.à.d. une force qui agit effectivement et se manifeste par des effets tangibles, alors ...

peut-être pourrions-nous réfléchir à tout ce que la pensée peut accomplir, exécuter, réaliser, effectuer, accroître, encourager et ... guérir,
mais aussi hélas :
desservir, décourager, désespérer, démoraliser, lasser et même ... tuer .

A nous de choisir entre ces deux pôles d'intérêt, car évidemment ce n'est pas la pensée qui "pense", mais le Moi.



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katchina

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Re : Re : VENDREDI 22 AVRIL 2016
« Réponse #2 le: 22 avril 2016 à 18:37:01 »

Quant aux effets incontestables que produit la pensée sur le corps, ils viennent d'être entièrement démontrés par l'expérience récente d'un tétraplégique qui a pu récupérer l'usage de sa main, puis de son bras et jusqu'à la nuque, "en utilisant simplement sa propre pensée !

Quel tétraplégique, où, quand, par quelle équipe ?

En un mot : SOURCE ?

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Edith

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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #3 le: 22 avril 2016 à 20:52:14 »

Non seulement cette expérience a été montrée sur les écrans télés, mais en cliquant "tétraplégique retrouvant l'usage de son bras", on a une pléiade  de récits de  l'expérience, relatant non seulement ce que la célèbre revue "Nature" a communiqué à son sujet, mais même les expériences antérieures  effectuées entre 2014 à 2016.
Je n'ai donc pas cru une seconde que l'on puisse croire que j'aie affabulé. Mille excuses.
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katchina

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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #4 le: 22 avril 2016 à 21:02:49 »

Je n'ai pas dit que tu avais affabulé, mais tu sais bien que le principe de base du forum est de citer ses sources, d'autant plus lorsque tu parles d'un cas en particulier.

Désolée mais tous les lecteurs du forum ne sont pas des initiés qui regardent  les mêmes écrans de télé ni ne lisent les mêmes revues que toi.

Il serait bon de garder à l'esprit que tu t'adresses aussi à ceux qui ne connaissent pas le sujet, comme le font régulièrement les animateurs à l'antenne,  : "Pour ceux qui ne connaîtraient pas le sujet...".

Sans animosité aucune - bonne écoute  :)
« Modifié: 22 avril 2016 à 22:52:46 par katchina »
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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #5 le: 23 avril 2016 à 12:01:06 »

Message reçu 5/5, Katchina.
Et donc ..."pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler", nous allons poursuivre notre échange, puisque le sujet proposé par Roxane, et Dieu sait s'il était intéressant, n'a pas récolté de témoignages attestant que la force de la pensée pouvait nous guérir. Nos grands malades étaient probablement déjà au lit.

Nous allons donc poursuivre avec d'autres expériences  menées conjointement par d'autres équipes. ( source : Atlantico )

Cette fois c'est un singe qui s'est montré capable de déplacer le bras d'un second singe simplement par la pensée.
Comment fonctionne un dispositif "électrode-ordinateur" qui permet de traduire les "pensées" d'un "singe-maître"  afin d'actionner le bras du 2ème singe ?

"L'expérience menée par une équipe américaine de l'Université Cornell ( et publiée dans la revue Nature Communications ) a mis en présence deux macaques rhésus et un ordinateur.
L'idée était de prouver que le cerveau, par la seule pensée, pouvait contrôler un membre inerte paralysé, alors que toute communication par les nerfs et les muscles, était impossible.

Mais au lieu de tout faire avec un seul singe handicapé, l'équipe a préféré 2 singes pour une démonstration plus probante.

Le premier singe se trouvait face à un ordinateur, son cerveau ayant été préalablement muni d'électrodes pour capter ses ondes cérébrales.
Celles-ci furent ensuite interprétées par un puissant logiciel afin d'en tirer les intentions, souhaits, ou actions qu'il voulait réaliser.

A l'autre bout , un cable était relié à un second singe dont le bras avait été complètement paralysé par anesthésie. Pour être précis, ce cable était relié à la moelle épinière,  dont le rôle est de transmettre les impulsions nerveuses aux muscles.

Le résultat fut stupéfiant :  dans 82% des cas, lorsque le premier singe "pensait" mettre un curseur au cœur d'une cible, sur son écran d'ordinateur, ses intentions étaient interprétées par le logiciel, via ses électrodes, et transmises à le moelle épinière du second singe.

Celui-ci saisissait alors un joystick, comme dans un jeu video, et déplaçait le curseur pour le mettre au cœur de la bonne cible.

La pensée du premier singe était donc transmise, via un logiciel et un cable, au bras du second singe qui agissait pour lui.
Sans compter que les scientifiques ont même inversé les rôles plusieurs fois : le singe "maître" devenant alors "l'exécutant" et vice-versa. "

Plus fort encore, c'est maintenant un robot qui exécute l'ordre à lui donné ! ... Nous ne sommes pas loin du "côté obscur" de ces ... découvertes, tant dans le domaine militaire qu'au niveau psychothérapeutique .

Mais l'important pour moi hier, puisque c'en était le thème, était de favoriser un échange prouvant le réel pouvoir de notre esprit sur notre corps, ou disons de percevoir les conséquences - incalculablement bénéfiques - que nous pourrions récolter sachant que  la pensée pouvait nous "guérir".

Loin de moi l'idée de faire fi des traitements et de rejeter les médicaments pour n'utiliser que "l'idée" que nous pouvions nous guérir tout seuls !

C'est seulement  que s'il nous arrivait de "tomber" gravement malade, nous sachions au moins  qu'en "offrant" délibérément à notre médecin le "surplus" d'efficacité que représente pour lui notre foi en la guérison, nous pourrions augmenter, tant qualitativement que temporellement, l'efficacité de son traitement et que cela pourrait bien,qui sait, tout simplement nous sauver la vie.
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katchina

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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #6 le: 23 avril 2016 à 13:55:49 »

Conseils de lecture :

Un article concernant le livre de Phakyab Rinpoché dont la cas a été évoqué à l'antenne par Roxane, est ICI

Un ouvrage, qui date un peu, mais qui reste intéressant :

Quand l'esprit dialogue avec le corps
Entretiens avec le Dalaï-Lama sur la conscience, les émotions et la santé - sous la direction de Daniel Goleman.

Nos grands malades étaient probablement déjà au lit.
Nos grands malades n'étant pas guéris, ni par l'esprit, ni par les médicaments, ils n'avaient peut-être pas envie de témoigner.

Hier soir, le témoignage de Farid m'a particulièrement touchée et un peu désespérée car je ne vois vraiment pas quel conseil lui donner qui puisse l'aider. Mais comme il n'a pas évoqué de troubles corporels je ne sais pas si l'on peut parler "de l'esprit qui guérit le corps" dans ce genre de cas. C'est déjà bien, AMA, si les troubles émotionnels et la mésestime de soi ne provoquent pas de dégâts corporels (Dis-moi où tu as mal je te dirai pourquoi)

Par contre, l'expression d'Alain Corneau "amoureux de la maladie" ou quelque chose d'approchant, m'ouvre des perspectives, car j'ai toujours dit (alors que je ne suis jamais malade, ou si rarement) que si j'avais un jour une maladie grave je refuserais ce que préconisent les médecins "il va falloir se battre contre..." mais je ne veux pas me battre, même contre une maladie ! J'envisageais la possibilité d'apprivoiser, de faire avec...  mais bon, même si tomber amoureux d'une maladie qui veut notre peau me paraît extravagant, c'est une attitude à envisager.
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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #7 le: 23 avril 2016 à 17:23:08 »

Farid est venu plomber le sujet, parce qu'il n'a pas du "pratiquer" bien longtemps...

Il a semblé surtout semblé attaché au profil de son "enseignante".
Celle-ci ne lui aurait pas encore passé le message du non-agir,
puisqu'il ne parlait que de ce que nous aurions à "faire" en relaxation.
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On n'est jamais si bien trahi que par ses "amis" les plus proches..
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Re : Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #8 le: 23 avril 2016 à 20:04:47 »

Farid est venu plomber le sujet, parce qu'il n'a pas du "pratiquer" bien longtemps...

Il a semblé surtout semblé attaché au profil de son "enseignante".
Celle-ci ne lui aurait pas encore passé le message du non-agir,
puisqu'il ne parlait que de ce que nous aurions à "faire" en relaxation.

C'est pour cela que j'aurais aimé connaître l'impact de son état émotionnel sur son corps. Mais visiblement, le sujet même de l'émission lui est totalement passé au-dessus de la tête.
Dans l'état où il est, il me semble qu'il ne puisse appréhender ce que peut-être le non-agir.
Peut-être devrait-il employer des chemins détournés et commencer par ré-apprendre la concentration pour pouvoir ensuite ressentir un semblant de lâcher prise...

Je dis ça au cas où il viendrait lire...
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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #9 le: 23 avril 2016 à 20:30:54 »


Petit à petit, nous voici enfin arrivés au sujet proposé par Roxane : "l'esprit peut-il guérir le corps ? "
En d'autres termes, aurions-nous, sans le savoir un super toubib interne, des plus compétent, qui soit capable, chaque fois que nécessaire, de nous guérir.

Cette idée n'est pas nouvelle, car Andrew Weil, dans son ouvrage "Le corps médecin", paru en  95 attire l'attention sur la nature innée, intrinsèque, du processus de guérison. Le thème de ce livre est très simple : " Le corps peut se guérir lui-même. Il en a la possibilité parce qu'il possède un système réparateur. "

C'est aussi ce que disent :  le Dr A. Salmanoff, dans son ouvrage "Secrets et sagesse du corps", et le Dr Roger Godel dans son ouvrage "Vie et rénovation" .

Donc nous voilà déjà avec un corps qui semble programmé pour nous maintenir constamment en vie. (ce qui pourrait nous amener à penser que ce ne seraient que nos extravagances qui le détraquent ).

Mais Roxane, elle, fait intervenir "l'esprit". C'est pourquoi j'ai demandé: "mais que met-on derrière ce terme ? "

Les expériences avec les tétraplégiques nous ayant enfin apporté  la preuve - indiscutable - que la pensée avait le pouvoir donner l'ordre au corps  de lui obéir, plus question de dire "qu'il ne s'agit là que d'auto-suggestion"... (bien que quel que soit le moyen employé, un moyen qui mène à la guérison ne puisse être qu'un bon moyen !)

Ces expériences,toutefois, ne concernent que les nerfs "moteurs", ceux qui transportent la commande motrice depuis le système nerveux central vers les muscles,
alors que les informations sensorielles, elles, détectées par par des récepteurs situés à la périphérie pour être transmises au système nerveux central par des neurones sensitifs appelés "fibres afférentes". 
(V Wikipédia : Nerfs sensitifs et moteurs )

C'est pourquoi j'avais dit (en d'autres lieux ): Ou l'on pense, ou l'on perçoit, c'est l'un ou c'est l'autre.
Rappelons à toute fin utile que la prise de conscience "de" quelque chose se déroule obligatoirement  en trois phases :
réceptivité - décodage de la conscience - réponse du Moi sous forme de pensée, parole, ou action.

Lorsqu'un tétraplégique donne l'ordre à sa main de bouger, il est dans la troisième phase du fonctionnement cérébral, celle de l'émission de la pensée.

Mais supposons qu'au lieu de donner l'ordre à sa main de bouger, il donne maintenant l'ordre à son corps de guérir ! ...
Car s'il peut l'un, il peut forcément l'autre .

Alors maintenant imaginons que la connaissance du réel pouvoir de la pensée soit enseigné à l'école, ou même par les parents, peut-être n'entendrions-nous plus alors : " Ah mais qu'est-ce que tu t'imagines?... dans la vie on ne fait pas ce qu'on veut ! "

Quant à la médecine, aux soignants, aux malades et au commun des mortels, peut-être y aurait il une chance que l'on cesse de croire que le cancer soit incurable

Mas j'aimerais en terminer avec les paroles  qu'adressait le Dr Edouard Zarifian, un éminent médecin de l'âme que j'ai eu la chance de connaître, à ses patients gravement atteints.
(dans : "La force de guérir" ...

Comment guérir ? Il existe une force psychique en chaque être humain qui peut être identifiée par lui, mobilisée et fortifiée pour atteindre un but conforme à son désir.
Selon les circonstances, on appelle cette force la "volonté", la 'conviction", ou la "motivation".
En matière de soins, elle joue un rôle important et vient s'ajouter aux effets des interventions techniques du soignant.
C'est à celui-ci, par un travail qui demande une étroite collaboration et une relation chaleureuse avec le patient, de lui faire prendre conscience et de l'inciter à l'utiliser en le soutenant dans sa démarche.

On ne guérit pas si on ne le souhaite pas. Ce désir, cette force psychique entièrement dirigée vers la guérison, est ce qui permet aux psychothérapies de produire leur effet : la disparition de symptômes "qui résistaient à tout".
Elle est la force de l'esprit sur le corps.

Le désir de guérir, c'est la force de croire à la guérison, c'est la conviction de l'issue heureuse du résultat, c'est la conscience de sa propre force intérieure.
Les cancérologues et tous ceux qui se battent contre des maladies graves, longues et pénibles, savent bien que sans la force du désir de guérir qui anime le patient, leurs efforts ne connaîtront pas le plein succès. "
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Edith

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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #10 le: 24 avril 2016 à 12:14:24 »


Hello Katchina,  au point où nous en sommes j'aimerais encore éclaircir avec toi l'expression : " amoureux de la maladie", qu'aurait exprimée Alain Corneau.
Tu justifies en effet le bien-fondé de cette expression par "ton refus, si tu étais atteinte d'une grave maladie, d'avoir à te battre contre"...

Et tu termines en disant :
"que même si tomber amoureux d'une maladie qui veut notre peau te paraît extravagant, c'est peut-être une attitude à envisager".

Comment vois-tu les choses ?...  ou plus exactement ( car nous sommes proches du lâcher-prise si cher aux méditants ) comment peut-on envisager de guérir ( et Alain Corneau n'a pas guéri), en tombant amoureux de sa maladie ?

Certes on peut, mais seulement postérieurement  à la guérison, reconnaître les bienfaits que nous aura procuré la maladie, à savoir : ne plus s'intéresser qu'à l'essentiel, vivre pleinement chaque minute, ne plus en vouloir à personne, remercier pour la force acquise, et plus que tout bénir la vie ...

Mais lorsqu'on est sur le champ de bataille, au moment où notre vie est en jeu, est-ce la bonne solution que de "tomber amoureux..." de l'ennemi et donc d'être alors entièrement à sa merci ?  "Qui" prendra dès lors la relève pour espérer guérir ?   

Je comprends très bien ton idée de "ne pas se battre  contre", et elle est sûrement à développer, à condition que ce ne soit pas là le résultat d'un ras-le-bol insupportable,
 
sachant qu'en définitive les armes dont dispose le Moi ne sont nullement guerrières, puisqu'elles s'appellent :
- la prise de conscience libératrice,
- l'acceptation de notre responsabilité dans l'apparition de la maladie,
- le pardon enfin accordé à qui nous a gravement nui,
- la découverte du pouvoir de la pensée,
- et enfin l'acquisition de la persévérance ...

Même sans la maladie, si "préventivement" dirons-nous, nous nous servions de ces armes entièrement à notre portée, ce ne serait déjà pas si mal .

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katchina

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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #11 le: 24 avril 2016 à 19:54:58 »

Ok, je vais essayer de te répondre, un peu en vrac.

Milles excuses, j'ai cité de mémoire les propos de Roxane, cette histoire d'amoureux de la maladie n'est pas de Alain Corneau mais de Guy Corneau qui dit que la maladie nous invite a faire un effort amoureux envers nous-même. Mais bon, personne parmi ceux qui ont écouté, n'est venu me corriger.  :P

source

Certes ce n'es pas la même chose que d'entretenir une relation d'amour avec la maladie, quoique... Dans la mesure où à un moment donné tout ton univers est centré autour de la maladie c'est comme si le malade entretenait avec elle un syndrome de Stockholm. Je m'aime, la maladie fait partie de moi, donc...

Et c'est ce que je ne veux pas. Qu'une maladie grave devienne le centre de mon monde, que tout tourne autour d'elle et que par extension elle vampirise les énergies de mes proches.

Et ce n'est pas parce que je vais tomber gravement malade que je vais me mettre à m'aimer plus qu'avant.

Donc hors de question de rentrer en guerre, de se battre. Les armes dont tu parles, je refuse de les considérer comme des armes, au mieux comme des moyens habiles, et comme tu le dis, pas besoin d'être malade pour utiliser ces moyens. Et si la maladie est incurable, je ne sais pas comment je réagirai, je ne pense pas que j'aurais envie de me battre, sans doute une forme de syndrome de Stockhom, "tu es là, tu es soit-disant incurable, qu'est-ce-que tu veux que j'y fasse" peut-être qu'être dans l'acceptation la fera reculer.

Pour les "petits bobos" du genre gros rhume, douleurs diverses, j'ai toujours refusé de leur accorder trop d'importance. Souvent la meilleure défense est la patience. La plupart des petits maux disparaissent comme ils sont venus si on ne se focalise pas dessus.
(J'ai fait des progrès, autrefois j'appelais ça "les traiter par le mépris").

C'est bien joli ce que raconte Guy Corneau mais parfois j'engueule mes douleurs d'arthrose "Dégage ! quand tu en auras marre de me torturer tu t'arrêteras." Et la douleur finit toujours par partir à un moment où à un autre.

Et puis, tout ça est très compliqué, on ne peut pas savoir comment on réagira à une situation avant d'y être confronté.  Comme on ne sait pas si c'est notre part angélique ou notre part d'ombre qui prendra le dessus dans une situation extrême.

Citer
sachant qu'en définitive les armes dont dispose le Moi ne sont nullement guerrières, puisqu'elles s'appellent :
- la prise de conscience libératrice,
- l'acceptation de notre responsabilité dans l'apparition de la maladie,
- le pardon enfin accordé à qui nous a gravement nui,
- la découverte du pouvoir de la pensée,
- et enfin l'acquisition de la persévérance ...

Pas armes, moyens habiles. Les points 1, 4 et 5 ok
Pour l'acceptation, non seulement la maladie vient nous casser les pieds, mais en plus c'est de notre faute... Je dis non à la culpabilité.
Pour le pardon, ce n'est pas si simple car pardonner n'est pas oublier. Pour l'instant, les nuisibles, je les ai rayés de la carte et suis passée à autre chose.

Comme tu peux le constater, après mes propos ailleurs sur le forum, concernant l'attrait du néant et la méfiance envers la réincarnationite, je ne suis pas prête pour entre dans le cercle vertueux des propos angéliques.

La seule chose que je demande c'est comme dans la chanson de Stephane Eicher, qu'on me laisse "déjeuner en paix" et à la maladie je demanderai certainement qu'elle me laisse partir en paix.
 
Citer
à condition que ce ne soit pas là le résultat d'un ras-le-bol insupportable,
Je suppose qu'un jour pas fait comme un autre, cela pourrait aussi être le cas. Peu pas savoir.
« Modifié: 24 avril 2016 à 20:08:27 par katchina »
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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #12 le: 25 avril 2016 à 11:20:42 »


Merci Katchina d'avoir pris le temps de m'éclairer sur cet incongru "amour de la maladie". J'y ai relevé des points essentiels quant au sujet dont nous débattons, qui pourraient même aider ceux qui sont confrontés à une grave maladie.

Mais d'abord ! ... tu n'as pas le moins du monde à présenter tes excuses pour avoir introduit dans le débat cette histoire "d'être amoureux de sa maladie" ! Tu vas voir pourquoi .

Comme tu es plutôt du genre "méticuleux" - voire "pointilleux" - quant à nos messages, en lisant "Alain Corneau", j'ai immédiatement pensé que tu te trompais car il  ne pouvait s'agir pour moi que de "Guy Corneau", d'autant  que je ne connaissais pas cet "Alain". Mais justement, parce que tu ne laisses passer aucune de nos erreurs, j'ai été vérifier et je suis tombée sur un réalisateur de films ... qui venait de mourir d'un cancer ! Ce qui m'a fait perdre du temps en essayant de trouver si cet homme avait poussé l'abnégation jusqu'à "aimer" sa maladie !

Du coup j'ai ré- épluché mon "Guy Corneau", que je possède depuis 2010, intitulé : "Revivre" et c'est alors que "l'idée" qui sous-tient l'expression en question m'est apparue nettement.
Cet ouvrage est du reste à recommander à quiconque serait atteint du cancer,car il est un vrai message d'amour et de foi en la guérison, et je ne peux qu'encourager la lecture d'un tel bain de jouvence.

Permets-moi donc de penser ... que ta soi-disant "erreur" fut tout simplement voulue - et même provoquée - par... l'Esprit ...
à seule fin que nous puissions développer encore le thème qui nous occupe.

Dans ce que tu as écrit, j'ai repéré plusieurs points intéressants à approfondir. Mais comme tu écris (avec du reste une certaine véhémence) :
"Pour l'acceptation, non seulement la maladie nous casse les pieds, mais en plus ce serait de notre faute ! Je dis non à la culpabilité !"...
et vu la persistance de cette confusion quasi générale entre "responsable et coupable", j'aimerais qu'une fois pour toute on cesse d'en faire usage.  Ce sera peut-être un peu long, mais me semble indispensable, d'autant plus qu'avec surprise j'ai redécouvert que Guy Corneau y consacrait lui-même un chapitre, que je vous transcrirai à la fin de ce que je vais tenter de dire.
Alors allons-y.

"Sommes-nous responsables de nos maladies ? "
Poser une telle question, c'est s'exposer à n'avoir comme réponse qu'un vibrant : "Bien sûr que non !"
Mais si le plus naturellement du monde vous demandez à un ami s'il estime que nous soyons entièrement responsables de nos paroles et de nos actes... alors là c'est une autre chanson, car c'est à demi offusqué qu'il vous sera répondu : " Evidemment !  En voilà une question !"

Pourquoi un jugement aussi sélectif ?
D'autant que curieusement ces jugements peuvent s'inverser puisque par exemple nous ne manquons pas de déclarer "que si cet alcoolique a récolté une bonne cirrhose il n'a qu'è s'en prendre à lui même parce qu'il est entièrement responsable de ce qui lui arrive ".
Mais que si nous nous retrouvons avec un ulcère à l'estomac , nous ferons tout pour lui trouver une cause exonérant totalement notre responsabilité : "C'est héréditaire, et d'ailleurs ma mère en avait déjà un! Alors tu vois ! ... "

Que penser d'une telle antinomie ? D'où peut venir que l'on puisse à la fois être choqué à l'idée d'avoir une quelconque responsabilité dans l'apparition de nos maladies, tout en affirmant par ailleurs qu'on s'estime responsable de sa façon de penser et de vivre ?

C'est aux termes "responsable" et "coupable" que nous le devons.
Car nous les confondons, dans les deux sens  que possède le mot "confondre" , à savoir :
-dans celui de "réunir pour ne former qu'un ", mais également
- dans celui de "prendre une chose pour une autre".

Si bien que, conséquence directe de cette confusion, la raison pour laquelle nous portons des jugements si différents, c'est que s'avouer responsable sous-tend dans notre esprit - et nous le savons parfaitement - l'obligation de réparer les torts que nous avons pu causer. Ce qui dérange évidemment, et c'est pourquoi nous sommes devenus si habiles pour nous justifier, nous innocenter, mais surtout à rejeter nos "fautes" sur autrui, ou à tout le moins sur une cause "indépendante de notre volonté".

Le dictionnaire, quant à ce "devoir de réparation" ne laisse aucun doute là-dessus :
"Être responsable s'applique à celui qui est tenu de réparer les torts qu'il a causés, ou de souffrir les peines qu'il mérite par le fait qu'il doit répondre de ses actes comme de ceux des personnes dont il est le répondant."

"Répondre" ( de ce qu'on fait ) est en effet la racine du mot responsabilité .

Nous voilà donc maintenant avec un "coupable", puisque "quelqu'un" a commis une faute. Mais qu'elle soit vénielle ou gravissime, il va de soi que ce ne peut être qu'une personne jugée responsable de ses actes qui ait à assumer cette faute. La preuve en est que les crimes commis par un individu jugé "irresponsable" restent impunis.

Mais comme il est difficile, n'est-ce pas, à partir du moment où nous confondons " responsable" et "coupable", d'admettre que nous ayons pu être pour quelque chose dans l'apparition d'un cancer ! Car alors, effectivement, il ne pourrait être que cruel, dans l'état de détresse où se trouve un malade atteint du cancer, de lui déclarer qu'il en soit responsable.

Vu la persistance de cette confusion quasi systématique entre ces deux termes, j'aimerais donner de la responsabilité une idée beaucoup plus saine, ce que je ferai après les commentaires que toi, ou chacun d'entre nous, pourrait faire sur cet "avant-propos" ! ...





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katchina

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Re : Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #13 le: 26 avril 2016 à 00:12:46 »

Comme tu es plutôt du genre "méticuleux" - voire "pointilleux" - quant à nos messages, en lisant "Alain Corneau", j'ai immédiatement pensé que tu te trompais car il  ne pouvait s'agir pour moi que de "Guy Corneau"
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Permets-moi donc de penser ... que ta soi-disant "erreur" fut tout simplement voulue - et même provoquée - par... l'Esprit ...
à seule fin que nous puissions développer encore le thème qui nous occupe.
Je ne sais par qui ou quoi a été provoquée cette erreur, mais le pire est que j'ai bien entendu Alain et non Guy puisque lorsque j'ai entendu Roxane dire qu'il avait survécu j'ai tiqué et suis allée vérifier sur la page wikipédia d'Alain Corneau.

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Dans ce que tu as écrit, j'ai repéré plusieurs points intéressants à approfondir. Mais comme tu écris (avec du reste une certaine véhémence)
Oui avec une certaine véhémence. J'aurais pu employer le style lénifiant et édulcoré de la bobo qui écume les innombrables rayonnages de développement personnel, mais ça m'est venu comme ça.

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Nous voilà donc maintenant avec un "coupable", puisque "quelqu'un" a commis une faute. Mais qu'elle soit vénielle ou gravissime, il va de soi que ce ne peut être qu'une personne jugée responsable de ses actes qui ait à assumer cette faute. La preuve en est que les crimes commis par un individu jugé "irresponsable" restent impunis.
---
Mais comme il est difficile, n'est-ce pas, à partir du moment où nous confondons " responsable" et "coupable", d'admettre que nous ayons pu être pour quelque chose dans l'apparition d'un cancer !
Si il ne faut pas confondre responsable et coupable, il ne faut pas non plus confondre faute et erreur.
Pour reprendre ton exemple de la cirrhose du foie je dirais que la cause de cette cirrhose est dûe à des erreurs dont l'acoolique est responsable. Si tu parles de faute, cela induit la culpabilité.

Citer
D'autant que curieusement ces jugements peuvent s'inverser puisque par exemple nous ne manquons pas de déclarer "que si cet alcoolique a récolté une bonne cirrhose il n'a qu'è s'en prendre à lui même parce qu'il est entièrement responsable de ce qui lui arrive ".

Je ne pensais pas à ce genre de maladies mais aux maladies virales. Ma seule erreur serait de ne plus avoir à l'esprit le réflexe méthode Coué  "Méchant virus la porte est fermée, va voir ailleurs si j'y suis"
Et les maladies infantiles ? Quelle était ma part de responsabilité dans le déclenchement de ma varicelle (karmique ?).
Et quelle est l'erreur à imputer individuellement aux victimes de maladies professionnelles, aux victimes de l'amiante, etc...
Et pourquoi, si c'était un problème d'erreur et de responsabilité les enfants seraient-ils plus touchés que les adultes par les cancers tyroïdiens, dans la zone de Tchernobyl

Mais pour en revenir au sujet de l'émission qui est notre pouvoir d'auto-guérison, (pouvoir que je ne nie pas) il y a une manière de présenter les choses qui ne pourra pas fonctionner avec moi :

Si j'ai bien compris, il s'agit du raisonnement suivant :

La maladie a pour cause mes erreurs qui sont de ma responsabilité en conséquence de quoi, pour guérir il me faut commencer par renouer un lien d’amour et de joie avec moi-même (Guy Corneau)
Sauf que c'est l'inverse, quand je fais des erreurs et que je suis responsable de leurs conséquences, je ne peux pas m'aimer (et encore moins plus qu'avant, et sans doute pas dans la joie).  Par contre, la maladie, par un effet pervers pourrait bien me rendre totalement égoïste en me poussant à ne plus me préoccuper que de nous deux (elle et moi ! Quel drôle de couple).

La seules chose positive qu'une maladie puisse m'apprendre c'est la le lâcher-prise (ne pas brasser du vent à me révolter dans le vide) et la patience.

Pour finir sur une note positive, il me faudrait considérer la maladie comme un partenaire de Tai-Chi :

Pratique du Tui Shou
Elle s'adresse à tous pratiquant(e)s pour leur permettre d’assimiler et d’intégrer les subtilités de l'art interne, de sorte que la rencontre ne dégénère pas en un exercice de force brute à deux, ni à un conflit d'égo. La pratique du Tuishou permettra d'appréhender la notion de plein et de vide grâce au toucher doux, et sentir le flux continuel du changement qui s'opère toujours dans la réalité, en suivant la ligne de moindre résistance, comme l'eau. Finalement en pratiquant les tuishou, le pratiquant(e) réagit en considérant l'autre non plus comme un adversaire mais bien comme son complémentaire.

edit : je dis "sans doute pas dans la joie" car je n'oublie pas, pour l'avoir vécu, que dans les moments difficiles la joie est le signe que nous sommes sur la bonne voie (je pense aux Dialogues avec l'Ange de Gitta Malash)
« Modifié: 26 avril 2016 à 02:32:15 par katchina »
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Re : Vendredi 22 avril 2016
« Réponse #14 le: 26 avril 2016 à 11:07:07 »


J'ai bien noté tes remarques, mais si tu le permets j'y répondrai après t'avoir entièrement livré ma pensée, sauf qu'en quelque sorte tu as introduit toi-même ce dont j'allais parler en disant :

" que s'il ne fallait pas confondre responsable et coupable, il ne fallait pas non plus confondre faute et erreur"  ajoutant que dans l'exemple de la cirrhose du foie, tu dirais
"que la cause de cette cirrhose est due à des erreurs dont l'alcoolique est responsable".

Je continue donc .

Il est une loi, universelle et irréfutable, selon laquelle :
"Il ne peut exister d'effet qui n'ait une cause, ni de cause qui ne produise un ou plusieurs effets."

Ce qui est vérifiable sur les plans physique, affectif, mental et même spirituel, tout autant qu'en Physique, Médecine ou Biologie.
Si bien que quelle que soit la branche  à laquelle s'intéresse l'esprit humain, personne ne pourra jamais nier qu'il existe toujours un rapport étroit entre une cause et un ou plusieurs effets.
Et comme c'est une loi à laquelle personne ne peut se soustraire, cela veut très exactement dire que rien de ce qui arrive dans notre vie n'est jamais gratuit ni fortuit,  que derrière chaque rencontre que peut faire l'âme humaine, derrière ses bonheurs ou ses malheurs, et derrière les événements particuliers ou coïncidences qui ont émaillé sa vie...

il y aura toujours eu, délibérée ou pas, une cause, une intention, ou la volonté que quelque chose soit.

Aucun symptôme, qu'il soit physique ou circonstanciel, inexpliqué ou validé, aucune métamorphose qui nous paraisse curieuse et même aucun miracle ...
rien de ce qui peut apparaître ou se produire dans une vie humaine, ne peut prétendre exister sans qu'une cause :
-normale,
- intentionnelle,
- ou même inexplicable ...
n'en ait provoqué l'existence.
En conséquence de quoi, il ne peut qu'en aller de même pour le cancer.
Or, plus de cent causes sont actuellement proposées pour l'émergence d'un cancer. Certains cancérologues en font même des patchworks en associant plusieurs causes, comme par exemple dans le cancer du larynx, dont il me fut précisé par un oncologue de Villejuif : "qu'il ne pouvait apparaître que si à la fois l'on buvait et fumait, mais pas si l'on se contentait de seulement boire ou fumer."

Avec un tel déferlement de causes qui, vu leur nombre, ne peuvent être que présumées, je ne vois vraiment pas pourquoi une cause d'origine "psychique" ne pourrait pas entrer en jeu dans le déclenchement d'un cancer ou de toute maladie du reste.

Quant au "hasard",  ce mot qui permet si souvent de noyer le poisson et d'ainsi tirer son épingle du jeu , il ne cache pour moi que le propre "dessein" du hasard, à savoir :

"mener opportunément des volontés encore inconscientes vers le but auquel elles aspirent".

(Il me semble que ce qui nous est arrivé à l'une et à l'autre au sujet des "Alain" ou "Guy" Corneau le démontre aisément ! )

Mais pour en revenir à la responsabilité, voici selon moi ce qui justifie, et même peut aussi  être des plus bénéfique, de  reconnaître que l'on soit responsable de nos pensées, de nos paroles, ou de nos actions. :

En premier lieu,  reconnaître que l'on soit responsable de quelque chose, c'est "donner un sens à ce qui nous arrive". C'est identifier la cause (réelle !) pour laquelle un événement s'est produit dans notre vie.
Et c'est d'autant plus important que notre premier réflexe sera toujours de nier toute implication dans ce qui nous arrive de malheureux. C'est sans doute pourquoi, parce qu'elle n'a pas encore trouvé "la vraie cause du cancer", la médecine "se doit" de justifier son impuissance  en inventant chaque jour une "cause" nouvelle. Cela lui sauve la face, quant aux malades... puisque ceux qui devraient les guérir n'ont que des "pis-aller" à leur proposer... les voilà exonérés d'avoir à se demander s'ils ne seraient pas "quelque part" responsables de ce qui leur arrive.

Mais bien au-delà de tout cela, voilà pour moi la véritable utilité de se reconnaître "responsable" de nos maladies :

Si c'est moi qui ai  "provoqué" cette maladie (peu importe pourquoi), il est alors évident que je suis tout autant libre de renverser la vapeur ...  Non ? 
Et je le peux  en "provoquant" cette fois  la guérison, ce que je sais maintenant être possible puisque la pensée en a incontestablement le pouvoir( comme démontré plus haut avec le tétraplégique).

C'est peut-être là le plus beau cadeau que puisse nous apporter l'acceptation de notre responsabilité.
Mais s'obstiner à chercher des arguments pour démontrer que l'on n'est pas du tout "coupable" de ce qui nous arrive, c'est perdre du temps, un temps infiniment précieux pour la guérison.

Mieux vaudrait se dire :
"Cette notion de responsabilité ne m'a jamais effleuré l'esprit. Elle est déconcertante et loin d'être plaisante. Mais si l'hypothèse que l'on me présente ici avait un fond de vérité, je ferais peut-être bien de vérifier moi-même si dans mon propre vécu l'évidence de ma responsabilité ne va pas quelque part me sauter aux yeux."

Perdre son temps en vaines obstinations est inutile, et mieux vaudrait commencer sans tarder "un travail de réconciliation"... (non avec soi-même comme on nous le rabâche sur tous les tons) mais un travail de "réconciliation avec la responsabilité".
On n'y perdra rien et l'on y gagnera tout, car au lieu de se morfondre en se demandant "Pourquoi moi ?... qu'ai-je bien pu faire pour mériter cela? ", on pourra alors mettre en chantier le plus exaltant des défis : notre guérison.
Vous n'avez strictement rien fait "de mal" , et personne n'est là pour vous punir... même pas vous !

Vous avez seulement fait, comme il en est pour chacun d'entre nous...

"ce qu'à un moment donné de votre vie vous n'avez pu faire d'autre que ce que vous avez fait".
Et point final.

Les choses étant maintenant ce qu'elles sont,
et puisqu'il n'existe pas de décision qui ne produise d'effets... il ne vous reste plus que la liberté de vous guérir totalement et définitivement.




 

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