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Auteur Sujet: Histoire sans fin (à compléter)  (Lu 9045 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Diouf

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #30 le: 17 décembre 2009 à 16:23:39 »

A qui parle-t-elle? Je suis seul dans la chambre, ne sait-elle pas comment je m'appelle... mais, tiens au fait, quel est cet endroit?
Je vois des gens entourés d'hommes en blanc, prendre leur bol matinal de Sun-Gazing, assis sur les bancs du jardin. D'autres marchent à pas lents en poussant un pied à roulettes muni d'une bouteille devant eux, une perfusion plantée dans le bras probablement....J'entends encore des cris...

Tout cela ne me réjouit pas trop , je ne sais pourquoi... je ne me souviens de rien...j'étais dans le grenier, puis il y eut cette fumée blanche, âcre à m'écorcher la gorge, la glotte, et tout ce qui suit...et cette nuit ...ah cette nuit...

image invalide 

J'entends:
-James [ah mais elle m'énerve à m'appeler ainsi], le Sun-Gazing ne fait pas partie de ton traitement, toi c'est le MgCl2 cul sec sans ajout, approche- toi, c'est l'heure.

Je me retourne et ...Crénom dédioux ! !?! ! Méconnaisssable la créature de la nuit ! Ouh maman j'ai peur...A moi...

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« Modifié: 17 octobre 2019 à 01:37:41 par Modération »
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Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. -Agatha Christie

katchina

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #31 le: 18 décembre 2009 à 13:55:38 »

Mais non ma chérie, réveille-toi, ce n'était qu'un mauvais cauchemar. Attends, je vais ouvrir les rideaux, un peu de lumière te fera du bien.

Regarde chérie, l'arbre arc-en-ciel a donné de nouveaux fruits dans la nuit, et la girafe et le coquelicot se sont réconciliés.

Allez debout, allons faire un tour dans la fôret magique.  :-*

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J'veux du soleil dans ma mémoire

Carthoris

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #32 le: 20 décembre 2009 à 00:11:09 »

Enfin magique... maléfique aurait-elle dû dire !
Nous n'avions pas fait cent mètres à travers bois que nous étions au milieu de gigantesques arbres tous identiques s’apparentant à des Métaséquoïas, on pouvait croire qu’ils avaient poussés les uns sur les autres, chacun d’entre eux cherchant à étouffer le suivant.
Cette atmosphère lourde nous donnait l’impression d’avancer en apnée nous continuâmes en silence projetés dans une forêt étouffante qui ne laissait rien filtrer de la lumière déjà faible en cette matinée.
Les pensées encore dans ma nuit torride et la fesses douloureuse à cause de la piqure de cette damnèe infirmière je ne pris pas garde que je m'enfonçais allègrement dans le marais avec son cortège de puanteur, d’humidité, de fatigue, de serpents… nous étions apparemment en pleine journée alors que la lumière du jour paraissait étonnamment faible, une sorte de clarté sans soleil.
 
La matinée passa ainsi et l’allure à laquelle nous nous déplacions nous permis d’observer à loisir la faune et la flore du marais. Apparemment les deux espèces animales les plus répandues dans ce secteur particulier étaient de gros oiseaux orange sympathiques et insectivores  avec 2 énormes plumes vertes SUR le derrière, ma compagne m'appris plutard que c'était des Palucans il y avait aussi un grand serpent blanc des marais Le Licarl sans sonnette capable de dévorer des taureaux d'une seule bouchée... enfin c'est ce que les vieux du pays racontent.
Bref nous arrivions enfin à la lisière de la forêt finissant enfin de déambuler dans cette merdouille de marais.
« Modifié: 20 décembre 2009 à 00:49:42 par Carthoris »
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là et demain

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #33 le: 20 décembre 2009 à 00:34:51 »

Mais où donc étais-je ? Certainement pas à Combray.
Et une question lancinante ne cessait de me taurauder l'esprit : pourquoi les palucans avaient deux énormes plumes SUR le derrière et non pas DANS le derrière ?
 
« Modifié: 28 décembre 2009 à 17:03:24 par là et demain »
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Carthoris

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #34 le: 20 décembre 2009 à 00:48:06 »


Il semblerait que la mémoire me joue des tours avec toutes ces aventures rocambolesques et sulfureuses et cette fichue piqure qui me fait perdre le sens des réalités, je reprends mon manuscrit et corrige l'erreur plus haut dans mon récit, les plumes était effectivement SUR le derrière en les agitant il parvenait même à décoller du sol avec une vivacité inouie.
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palu

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #35 le: 20 décembre 2009 à 02:03:12 »

Vraisemblablement l'infirmière avait-elle fourgué dans sa seringue une mauvaise contrefaçon de vaccin anti-palu pour me faire confondre ce qui est au-dessus de ce qui est sans dent...
 
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Mille-feuilles

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #36 le: 20 décembre 2009 à 12:35:45 »

Vraiment, cette situation devient intolérable !
 Apparemment Lami a encore modifié les paramétres du Stimulateur Psycho-Emotionnel. J'ai horreur de ces séances qui tournent à la confusion totale !

 J'arrache promptement l'électrode fixée à mon avant-bras et avalle deux pillules de Rikô-Rez dans l'espoir de retrouver un semblant d'équilibre pour la journée qui s'annonce éprouvante
 Tiens, Sophie m'a laissé un message sur le WT.4D !
J'approche ma main de la zone de réception, et aussitôt l'hologramme de ma secrétaire virtuelle apparait devant moi:
 "Bonjour Docteur ! N'oubliez-pas votre rendez-vous à Tashkent aujourd'hui !
 Bonne journée Docteur."
 
 Tashkent ! Pfff ! Quelle galére en perspective !
Il va falloir passer par le modificateur-dimensionnel ! La derniére fois ça m'a pris une bonne vingtaine de minutes !
 Depuis que les déssertes spatio-temp ont été privatisées, le service est vraiment en dessous de tout !
 Franchement; l'idée de supporter une correspondance par Bamako et Sirius, n'a rien de trés réjouissant !
« Modifié: 20 décembre 2009 à 13:54:46 par Mille-feuilles »
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"Prie comme si tu devais mourir aujourd'hui. Travaille ta terre comme si tu devais vivre éternellement."

là et demain

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Re : Histoire sans fin
« Réponse #37 le: 28 décembre 2009 à 16:53:04 »

La panne de modificateur-dimensionnel a duré 8 jours cette fois ! Tout ça à cause d'une turbine gelée.
Heureusement, mon Rhik-au-rhé, précieux breuvage moyen-oriental ne m'a pas fait défaut.
Pendant tout ce temps, il m'a emmené de nuages en nuages au pays des rêves.
J'y ai croisé Nounours et Pimprenelle, Pablo et Lca... non, ce n'était pas lui. Pas possible d'atteindre un tel niveau de conscience. Il faudrait utiliser d'autres médecines.
Mais là, maintenant, ici et demain, ce sera la descente, la chute, la fin du voyage. Je grelotte déjà et tire les couvertures à moi.
Mais bon sang, qui a crié comme ça et à qui appartiennent ces pas ? 
Je me demandais quelle heure il pouvait être ; j'entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d'un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l'étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu'il suit va être gravé  dans son souvenir par l'excitation qui doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour.
J'appuyais tendrement mes joues contre les belles joues de l'oreiller qui, pleines et fraîches, sont comme les joues de notre enfance. Je frottais une allumette pour regarder ma montre. Bientôt minuit. C'est l'instant où le malade qui avait été obligé de partir en voyage et a dû coucher dans hôtel inconnu, réveillé par une crise, se réjouit en apercevant sous la porte une raie de jour. Quel bonheur, c'est déjà le matin ! Dans un moment les domestiques seront levés, il pourra sonner, on viendra lui porter secours. L'espérance d'être soulagé lui donne du courage pour souffrir. Justement il a cru entendre des pas ; les pas se rapprochent, puis il s'éloignent. Et la raie de jour qui était sous sa porte a disparu. C'est minuit ; on vient d'éteindre le gaz ; le dernier domestique est parti et il faudra rester toute la nuit à souffrir sans remède.
Je me rendormais, et parfois je n'avais plus que de courts réveils d'un instant, le temps d'entendre les craquements organiques des boiseries, d'ouvrir les yeux pour fixer le kaléidoscope de l'obscurité, de goûter grâce à une lueur momentanée de conscience le sommeil où étaient plongés les meubles, la chambre le tout dont je n'étais qu'une petite partie et à l'insensibilité duquel je retournais vite m'unir.                     
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