Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Auteur Sujet: Les Jarawas - Qui se souviendra des hommes ?  (Lu 339 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

katchina

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Femme
  • Messages: 18315
Les Jarawas - Qui se souviendra des hommes ?
« le: 03 Octobre 2017 à 00:54:58 »



Qui se souviendra des hommes ?

Genre : Documentaire - Société  Année : 2014 Résumé de Qui se souviendra des hommes ?

Les Jarawas évoluent dans un paradis encore intact. Descendants des premiers hommes qui, il y a 70 000 ans, ont quitté l'Afrique pour partir à la découverte du monde, ils ont été les premiers habitants d'Asie du Sud-Est. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 400 à vivre sur les îles Andaman dans l'océan Indien. Leur monde parfait est sur le point de basculer. Ils sont les victimes des braconniers qui mettent en péril leur mode de vie. Pour la première fois, ils racontent leur histoire à Alexandre Dereims, prix Albert-Londres 2009

source : http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/programme/qui-se-souviendra-des-hommes-f120401542

Rediffusion : jeudi 5 octobre à 01h30

*******

Les Jarawa
menacés par l'organisation de safaris humains

Confrontés aux ‘safaris humains’.

Bien que la Cour Suprême indienne ait ordonné la fermeture de la route principale qui traverse la réserve des Jarawa, elle est toujours ouverte aujourd’hui et les touristes l’empruntent, soumettant les Jarawa à de véritables ‘safaris humains’. Des braconniers pénètrent également dans la réserve.

En 1999 et en 2006, les Jarawa ont été atteints par une épidémie de rougeole – une maladie pourtant bénigne mais qui a anéanti de nombreuses tribus après leur premier contact avec le monde extérieur.

On pense que les ancêtres des Jarawa et des autres tribus des îles Andaman ont fait partie des premières migrations humaines parties d’Afrique. Plusieurs centaines de milliers de colons indiens vivent maintenant sur ces îles, dépassant largement en nombre les tribus autochtones.

Comment vivent-ils ?
Aujourd’hui, environ 400 Jarawa vivent en groupes de 40 à 50 personnes dans des chaddhas – leurs maisons.

Comme la plupart des peuples autochtones qui vivent encore en autosuffisance alimentaire, les Jarawa prospèrent et leur population ne cesse de s’accroître.

Les Jarawa chassent le cochon sauvage et la tortue et pêchent avec des arcs et des flèches dans les récifs coralliens des crabes et des poissons, tels que des pangas ou des anguilles et des poissons Leiognathida. Ils collectent des fruits, des racines, des tubercules et du miel. Leurs arcs sont fabriqués à partir du bois chooi, que l’on ne trouve pas sur leur territoire. Ils doivent parcourir de longues distances jusqu’à l’île Baratang pour en trouver.

Aussi bien les hommes que les femmes jarawa collectent le miel sauvage dans les grands arbres. Lors de la collecte, les membres du groupe entonnent des chants pour exprimer leur joie. Ils mastiquent la sève d’une plante répulsive – ooyekwalin – qu’ils pulvérisent sur les abeilles pour les éloigner. Une fois débarrassés des abeilles, les Jarawa peuvent prélever leur nid qu’ils mettent dans un panier pour l’emporter sur leur dos. Les Jarawa prennent toujours un bain après avoir consommé du miel.

Une étude réalisée sur leur santé a révélé que leur ‘statut nutritionnel’ était ‘optimal’. Ils ont une connaissance approfondie de plus de 150 plantes et de 350 espèces d’animaux.

‘Les Jarawa des îles Andaman jouissent des richesses de la nature. Leurs forêts leur apportent bien plus que ce dont ils ont besoin’.
Anvita Abbi, Professeur de linguistique, Université de Jawaharlal Nehru

En 1998, des Jarawa ont, pour la première fois, commencé à sortir de la forêt pour visiter les villes et les villages voisins.

En 1990, les autorités locales ont annoncé un ‘projet’ à long terme visant à installer les Jarawa dans deux villages dont l’économie serait basée sur la pêche et où les Jarawa pourraient pratiquer leurs ‘sports’, à savoir la chasse et la collecte. Ce projet était si normatif qu’il précisait même le type de vêtements que les Jarawa devraient porter. La sédentarisation forcée a été fatale pour d’autres tribus des îles Andaman, de la même manière que cela l’a été pour les tribus récemment contactées dans le monde entier.

Suite à une campagne de grande envergure menée par Survival et d’autres organisations indiennes, le projet de réinstallation a été abandonné, et en 2004, les autorités ont annoncé une nouvelle politique radicale : les Jarawa seraient autorisés à déterminer leur propre avenir, et l’intervention du monde extérieur dans leur vie serait maintenue au minimum. Ce fut un énorme succès pour cette campagne indienne et internationale.

A quels problèmes sont-ils confrontés ?
Parmi les quatre tribus qui vient dans les îles Andaman, la situation des Jarawa est la plus préoccupante.

Ils sont confrontés à de nombreuses menaces :

La grande route qui traverse leur réserve et amène des milliers d’étrangers, dont des touristes, au cœur même de leur territoire. Les touristes traitent les Jarawa comme des animaux dans un parc à safari.

Les colons et les braconniers pénètrent dans la réserve et chassent le gibier dont les Jarawa dépendent.

Cette invasion expose les Jarawa à des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés. Une épidémie pourrait les décimer.
Les abus sexuels perpétrés à l’encontre des femmes jarawa par les colons, les chauffeurs de cars et les braconniers.
Les pressions les forçant à s’intégrer à la société dominante indienne.
Le sort des Grands Andamanais et des Onge est une preuve vivante de ce qui pourrait arriver aux Jarawa si leurs droits de contrôler les allées et venues sur leur territoire et de choisir leur propre modes de vie ne sont pas reconnus.

source et suite : https://www.survivalinternational.fr/peuples/jarawa
IP archivée
J'veux du soleil dans ma mémoire