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Auteur Sujet: Un monde sans argent ? (20.04.18)  (Lu 167 fois)

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Thierry.RIM

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Un monde sans argent ? (20.04.18)
« le: 20 Avril 2018 à 09:14:39 »

Ce vendredi 20 dès 23h sur Ici et Maintenant :

Un monde sans argent ?

Le vieux rêve totalitaire serait en passe de devenir réalité.
« Se passer d’argent liquide avec la complicité des personnes qui un peu partout dans le monde, mais surtout en Europe, trouvent qu’il serait plus simple de tout régler virtuellement.
Une enquête IFOP qui vient d’être mener pour la banque en ligne néerlandaise ING
va en ce sens.
Selon les résultats de cette enquête, un Européen sur cinq affirme ne quasiment plus se servir de monnaie papier (ou métal), pour privilégier le virtuel, qui correspond surtout, à l’heure actuelle, à l’utilisation d’une carte bancaire, à un virement, ou à un paiement en ligne.
Mieux encore, plus d’un Européen sur trois préférerait se passer désormais de liquidité.

Les plus réticents à l’abandon du paiement en espèces sont les personnes de plus de 65 ans. Autrement dit, ceux qui sont appelés à disparaître normalement  les premiers et dont, en tout état de cause, on ne tient plus trop compte dans une société qui a adopté le changement quotidien comme mode de vie.
Une « société sans liquidités n’est pas seulement possible, mais elle pourrait être acceptée par au moins une partie de la population dans beaucoup de pays européens ».
Il y a évidemment des réfractaires :
Les Allemands notamment sont depuis toujours, de grands consommateurs de liquidités.
Les commerçants également qui, dans beaucoup de pays, craignent que la disparition
du « cash »
L’idée pourrait, de ce fait, connaître des aménagements notamment parce que 88 % des Européens déclarent choisir généralement le paiement en espèces pour les achats inférieurs à dix euros ou pour les  67 % affirment utiliser systématiquement des billets (ou des pièces) pour leur repas du midi, ou un café.
La moitié encore des européens  reconnaît payer en liquide leur taxi ou, plus généralement, leur ticket de transport.
Mais ces exceptions, quoique notables, ne semblent pas devoir enrayer un mouvement largement soutenu par l’idéologie au pouvoir, et dont bon nombre de gouvernants ne cesse de faire la promotion, sous les motifs les plus divers.
En France on évoquait cette mesure en 2015 pour lutter contre le terrorisme.
Malgré l’aspect presque ridicule de l’idée, elle fait son bonhomme de chemin…
Même  Kenneth Rogoff, professeur d’économie et de sciences politiques à Harvard, qui a récemment  écrit un livre intitulé tout simplement : The Curse of Cash : La malédiction de l’argent liquide explique que la disparition des liquidités rendrait nos vies plus sûres. Résumant sa réflexion dans une tribune, il écrivait tranquillement :
« Je ne suis pas partisan d’une société sans liquidités, qui ne serait ni réalisable ni souhaitable actuellement. Pourtant une société sans argent liquide serait plus équitable et plus sûre ».

 « ni réalisable ni souhaitable » d’autant que les criminels, les vrais trouveraient toujours moyen de s’organiser. Côté évasion fiscale pas de problème pour les prochains car rares ceux  passant la frontière avec quelques dizaines de billets.
La vrai volonté de nos dirigeants est le contrôle.
Supprimer le « cash », c’est détruire le bas de laine et toutes les économies qui permettent aux plus misérables de s’en sortir tant bien que mal.
La seule autre possibilité de vivre normalement serait sans doute le troc.
Les sites d’échanges ou de dons vont bon train d’ailleurs actuellement.

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Très controversé, le bitcoin est une monnaie immatérielle internationale autorégulée à la généalogie mystérieuse.
Tout d’abord créé comme un moyen de paiement il est devenu un placement spéculatif.
Le terme dérive de l'anglais coin, « pièce de monnaie », et bit, unité de mesure informatique.
Bitcoin  désigne à la fois système de paiement utilisable sur Internet et devise monétaire employée par ce système.
En principe, Bitcoin tient à jour un registre à la fois public et infalsifiable de toutes les transactions qui permet d'identifier chaque bitcoin depuis sa création.
En 2014, le magazine Newsweek a affirmé avoir découvert la véritable identité du créateur du bitcoin : Satoshi Nakamoto, un ex-physicien états-unien d'origine japonaise sexagénaire vivant en Californie.
Le bitcoin permet de régler un achat auprès d'un vendeur qui accepte ce type de paiement.
Contrairement par exemple aux paiements par PayPal, le bitcoin est sans frais, aucun intermédiaire ne touchant de commission.
Il peut notamment être échangé contre des devises et, dans certains pays, il est désormais possible de payer la course d'un taxi, de réserver une chambre d'hôtel ou même de se faire verser son salaire en bitcoins. Certains distributeurs de bitcoins ont été installés, permettant de faire des transactions. Mais ils ne délivrent pas d'argent physique.
Reste à définir sa valeur. Le taux, qui est extrêmement fluctuant, est défini sur différentes plateformes .
En mars 2014, un bitcoin valait environ 475 euros.
Le 16 décembre 2017, il a culminé à plus de 16.000 dollars (plus de 13.800 euros) contre quelques centimes d'euros seulement à son lancement.
Ces évolutions très importantes lui ont attiré de nombreux détracteurs, qui dénoncent la création d'une bulle spéculative.
De fait, certaines personnes achètent des bitcoins uniquement pour les revendre plus cher.
Actuellement, une douzaine de millions de bitcoins sont en circulation dans le monde, avec un potentiel de création d'ici à 2140 de nouveaux bitcoins normalement limités à 21 millions d'unités, censé ralentir avec le temps, selon le projet initial de 2009.

« Modifié: 24 Avril 2018 à 16:28:10 par katchina »
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Thierry.RIM

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Re : Ce vendredi 20 avril dès 23h : Un monde sans argent ?
« Réponse #1 le: 20 Avril 2018 à 22:17:08 »

L'ether : nouvelle monnaie virtuelle

C'est un programmeur canadien de 23 ans, Vitalik Buterin, passionné par le bitcoin, qui l'a inventée... L'ether est une monnaie virtuelle née seulement fin 2015, d'une technologie blockchain baptisée Ethereum et confiée à une fondation en Suisse. C'est un système proche de celui qui a permis l'essor du bitcoin, mais aussi une invention prise au sérieux. Microsoft, JP Morgan ou encore Intel se sont regroupés en mars dernier pour développer l'usage très prometteur d'Ethereum.

Moins sulfureuse que son grand frère, qui est, lui, très en vogue sur le «dark Web» (les activités illégales sur Internet), l'ether est l'unité de compte, la monnaie d'Ethereum. Cette blockchain crée sept ethers toutes les cinq minutes. Mais sur certains sites Internet, elle s'échange bel et bien contre des euros sonnants et trébuchants... à un cours très capricieux, comme celui du bitcoin, qui a connu plusieurs krachs financiers.

Un ether vaut 45 euros, mais le cours est volatil
Aujourd'hui, un ether (ETH) vaut environ 60 euros contre une dizaine d'euros il y a quelques mois. Le cours, qui dépend de l'offre et de la demande, est particulièrement volatil. Ouvrir un compte en ethers -90.000 ont été ouverts dans le monde-, y transférer des euros ou des dollars (par carte ou virement) pour acheter la crypto-monnaie, ou encore apprendre à se méfier des commissions de change (parfois 10% du montant converti) n'est pas si simple.

Pour faire connaître cette nouvelle monnaie qui veut changer les codes, de jeunes artistes ont donc accepté de participer à une exposition, à Paris, où leurs œuvres ne s'achèteront qu'en ether, jusqu'au 9 juin. À La Compagnie, dans le Xe arrondissement - un de ces lieux qui fleurissent dans la capitale pour promouvoir le coworking, héberger des start-up, et surfer sur l'innovation-, à côté des photos, toiles et œuvres numériques de ces jeunes artistes, un coin pédagogique fournit les explications nécessaires aux acheteurs tentés par ces œuvres dont les prix, autour de 10 à 50 ethers, restent encore raisonnables. Et qui sont prêts à payer dans une monnaie numérique.
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