Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Auteur Sujet: Le feu à Notre-Dame : Pourquoi peut-on douter de la thèse de l'accident  (Lu 292 fois)

0 Membres et 2 Invités sur ce sujet

William M.

  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 7

LE FEU À NOTRE-DAME : POURQUOI ON PEUT DOUTER DE LA THÈSE DE L’ACCIDENT, ET PENSER QUE C’EST UN INCENDIE VOLONTAIRE, RÉALISÉ PAR DES CATHOLIQUES, ORGANISÉ DE L’INTÉRIEUR, ET PEUT-ÊTRE MÊME AU SOMMET DE L’ÉGLISE… 

Le 26 juin 2019, après un délai parfaitement délirant, plus de 2 mois de silence assourdissant, le parquet de Paris, responsable de l’enquête sur l’incendie de Notre Dame, consent enfin à lâcher en catimini un communiqué hautement farfelu :

-   « À l'issue de l'enquête préliminaire, "aucun élément" ne permet d'accréditer l'hypothèse d'une origine criminelle… D'autres pistes sont en revanche envisagées, dont un dysfonctionnement du système électrique ou un départ de feu lié à une cigarette mal éteinte… »

Il faut préciser que ce communiqué ne sort qu’après qu’ils l’aient laissé « fuiter » dans l’édition du mercredi 19 juin du Canard Enchaîné…

Et on remarque que cette déclaration se produit en plein milieu d’une canicule qui focalise toutes les attentions. Ce qui fait que, dans les news, ce communiqué sur l’enquête est bâclé en trente secondes, et qu’il disparaît des bulletins d’actualité avant la fin de la journée…   

Auparavant on avait déjà eu les divagations aberrantes de Rémy HEITZ, procureur de la République de Paris, lors de sa conférence de presse, dès le lendemain de l’incendie :

-   "Une enquête a été ouverte pour "destruction involontaire par incendie". La thèse accidentelle est privilégiée.".

Cette conclusion avant même le début de l’enquête montre jusqu’à l’obscénité que le Pouvoir a décidé, dès les premières minutes, que c’était un accident, et que ce ne serait jamais rien d’autre.

Il n’y a jamais eu, dans toute l’Histoire de l’Humanité, une seule société civilisée, dotée d’une police à peu près correctement faite, qui ai jugé que les incendies puissent être considérés à priori comme accidentels. Jamais.

Depuis toujours un incendie est toujours considéré comme potentiellement volontaire, criminel, sauf quand le feu se déclare après l’explosion d’un volcan, comme à Pompéi, ou quand la foudre est tombée sur la grange du Père Matthieu. Toujours. Partout… Ne serait-ce que parce que depuis toujours on connait l’existence de cette catégorie de fous qu’on appelle des pyromanes.

Un incendie est toujours considéré comme potentiellement volontaire, criminel, et ceci d’autant plus qu’il se produit dans un contexte conflictuel, entouré de circonstances faites de luttes entre personnes, entaché de querelles d’intérêts, de crises économiques etc. … 

Exactement comme dans n’importe quelle catastrophe ou accident dont on ne connait pas vraiment la cause.

Par exemple : si une personne meurt brutalement dans un accident sans témoin, on va forcément se poser des questions et enquêter sur le contexte dans lequel vivait cette personne. Problèmes de couple, de voisinage, conflits d’argent, de pouvoir, etc. … Tout entrera en ligne de compte. Et, selon que cette personne vivait paisiblement et sans histoires, on classera l’affaire accidentelle et sans suite, ou, au contraire, elle était engagée dans des relations conflictuelles, des luttes horribles, et alors on ouvrira des enquêtes serrées liées à ce faisceau de circonstances potentiellement criminogènes. 

Alors, en  ce qui concerne l’Église Catholique, le FAISCEAU DE CIRCONSTANCES qui peut faire soupçonner un incendie volontaire est énorme. Le déferlement de scandales horribles qui s’accumulent et qui se suivent jour après jour depuis des années, le discrédit exponentiel… Et, après l’incendie : le résultat qu’on a constaté : l’Église qui prend son éternelle pose de  martyre… une phase de sursit pour l’institution qui fuit de tous côtés, et l’étouffement, même temporaire, des accusations, par exemple le documentaire du 5 mars d’ARTE, etc. ??? Une « catastrophe » si profitable, une véritable « Divine Surprise », une « Manne Céleste »,  juste à ce moment-là dans l’histoire de l’Église ?...

Ça fait vraiment une série de coïncidences qui auraient dû au minimum mettre la puce à l’oreille, inciter à la prudence, et exiger une véritable enquête en suspicion d’incendie volontaire, criminel, motivée par ce contexte flagrant… DOUTER DE LA THÈSE DE L’ACCIDENT, ET PENSER QUE C’EST UN INCENDIE VOLONTAIRE, RÉALISÉ PAR DES CATHOLIQUES EUX-MÊMES, ORGANISÉ DE L’INTÉRIEUR, ET PEUT-ÊTRE MÊME AU SOMMET DE L’ÉGLISE… 


CALENDRIER TRÈS PARTIEL DES ÉVÈNEMENTS CATHOLIQUES AUTOUR DE L’INCENDIE DE NOTRE-DAME :

1 : JUAN BARROS MADRID > Cet évêque de 61 ans est accusé par des victimes chiliennes d’avoir pu assister et participé aux actes pédophiles du père Fernando Karadima.

Celui-ci, ancien formateur de prêtres, âgé aujourd’hui de plus de 80 ans, a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican.
 
BERGOGLIO a nommé Juan BARROS évêque d’Osorno le 10 Janvier 2015.

Ni des protestations et manifestations, ni une pétition de la part de 30 des 41 prêtres du diocèse, ni une lettre signée par 51 membres du Congrès National ne sont parvenues à faire revenir Bergoglio sur sa décision de leur imposer Juan Barros comme évêque.

Lors de sa visite au Chili du 15 au 18 Janvier 2018, BERGOGLIO déclare à des journalistes chiliens:

-   « Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair ? »

Le 30 Janvier en réponse aux protestations du public, le Vatican envoie Charles J. Scicluna, archevêque de Malte et principal enquêteur de l’Eglise dans les affaires d’abus sexuels, pour refaire l’enquête sur Barros.

Dans le rapport de 2300 pages Mgr Scilcuna, remis le 20 mars, le successeur de Pierre affirme avoir lu des récits “crus, sans additifs ni édulcorants, de nombreuses vies crucifiées” par les abus commis par des membres du clergé. “Je vous confesse que cela m’a causé douleur et honte”, confie-t-il aux prélats chiliens. Contre cela, le pontife affirme être engagé dans un “chemin intérieur” pour être guidé par le Saint Esprit.
Le 8 Avril, BERGOGLIO convoque les évêques chiliens à Rome pour examiner le rapport de Scicluna.
Le 17 mai au terme de trois jours de rencontres à huis clos avec le souverain pontife, les évêques chiliens annoncent avoir tous présenté leur démission au pape François. En cause : leur gestion des cas d’abus sexuels, qui avait créé un large scandale.
Le 11 juin 2018, François a accepté la démission de Mgr Juan Barros car désormais il n’y a plus l’ombre d’un doute sur sa culpabilité !...

2 :  DONALD WUERL :
Vendredi 12 octobre 2018, Bergoglio a accepté la démission du cardinal américain, DONALD WUERL, soupçonné d’avoir couvert des actes de prêtres pédophiles lorsqu’il était évêque de Pittsburgh, de 1988 à 2006.

Abus sexuels perpétrés durant des décennies par plus de 300 « prêtres prédateurs » : au moins 1 000 enfants ont été victimes de leurs agissements, couverts par l’Eglise catholique de cet Etat. Scandale étouffé par Wuerl et ses complices.

Dans le rapport final, rédigé par un jury populaire, le cardinal Wuerl, qui fut évêque de Pittsburgh de 1988 à 2006, était cité à de nombreuses reprises comme l’un des responsables ecclésiastiques ayant contribué à étouffer le scandale. Il y avait eu depuis de nombreux appels à sa démission, y compris émanant de son propre clergé.

3 : Theodore McCARRICK, Cardinal  de Washington ( prédécesseur de DONALD WUERL) : est suspendu en juillet 2018 par le pape après des accusations d'abus sexuels.

Mc Carrick, une des personnalités les plus en vue de l'Église américaine, Cardinal de Washington, régulièrement invité à la Maison Blanche, avait forcé des séminaristes adultes à avoir des relations sexuelles avec lui.
 
Le pape François a ordonné à Theodore McCarrick de se retirer pour mener une vie de prière et de pénitence. Cette décision du souverain pontife est intervenue après que des responsables de l'Église américaine ont déclaré, dans le cadre d'une enquête séparée, que les allégations selon lesquelles McCarrick aurait sexuellement agressé un garçon de 16 ans il y a près de 50 ans étaient crédibles et fondées.

François aurait été au courant au moins depuis juin 2013, trois mois après son élection, lorsque Mgr Vigano affirme lui avoir dit que le prélat américain aurait « corrompu des générations de séminaristes et de prêtres » en les mettant dans son lit.

Mgr McCarrick avait cependant poursuivi sa carrière sans entrave.

Jusqu’à ce que François, forcé par les évènements, cesse de protéger celui qui avait été son propre protecteur, et qui a probablement été, grâce à l’étendue de ses moyens financiers, le principal levier de son élection en 2013.

Bergoglio a donc finalement été obligé de le contraindre à renoncer à son titre de cardinal…

C’est une affaire très complexe, et il faut chercher la documentation sur Bishopaccountability.org, ainsi que dans les lettres de Carlo Maria VIGANO (voir ci-dessous) pour commencer à en comprendre toute l’étendue.

4 : GEORGE PELL :
Le 25 février 2019, le verdict de culpabilité est annoncé.
Le 13 mars 2019, le cardinal est condamné à six ans de prison. Il en risquait cinquante.
À l'unanimité, le 11 décembre 2018, le jury a déclaré le cardinal Pell coupable d'agression sexuelle, notamment de cinq chefs d’accusation dont celle de « pénétration sexuelle sur un mineur de moins de 16 ans », rapportée par une première victime qui a témoigné à huis clos, et qui constituait le crime le plus grave.
Il est reconnu coupable en première instance d’agressions sexuelles commises sur deux enfants de chœur en 1996 et 1997, après la messe dominicale dans la cathédrale St Patrick à Melbourne. L'ex-archevêque, qui était responsable des finances du Saint-Siège et participa à l'élection de deux papes. C’est le plus haut responsable de l'Église catholique condamné. Les quatre autres cas relèvent d’« agressions sexuelles sur mineur de moins de 16 ans ». Le 27 février 2019, il est incarcéré.
Le cardinal pourrait subir un procès canonique et être déchu de l'état clérical, à l'instar du cardinal américain Theodore McCarrick, défroqué par le Vatican le 15 février 2019. Entre-temps, un porte-parole du Vatican a confirmé que le cardinal Pell n'était plus responsable du Secrétariat pour l'économie. Le juge a expliqué avoir tenu compte de «crimes odieux» commis par le prélat mais aussi de son âge avancé. Il a aussi souligné l'arrogance stupéfiante du cardinal. George Pell a fait appel de sa condamnation pénale pour actes de pédophilie: à l’issue d’une audience tenue le 6 juin 2019, les magistrats de la Cour suprême ont mis leur décision en délibéré. On ignore quand elle sera annoncée. Le cardinal fait cependant l'objet d'une nouvelle plainte selon laquelle il aurait couvert un prêtre qu'il savait abuseur d’enfants.
AFP et Reuters Publié le 08 juin 2019 Condamné pour pédophilie, le cardinal Pell est de nouveau visé par une procédure civile supplémentaire : l’ex-numéro trois du Vatican a été accusé, dans une plainte déposée au civil, d’avoir couvert un prêtre dont il savait qu’il abusait d’enfants.
5 : LETTRES DE CARLO MARIA VIGANO :
Le 25 août 2018, Viganò publia une lettre de 11 pages décrivant une série d'avertissements concernant le cardinal Theodore McCarrick. Deux mois plus tôt, en juin 2018, il avait été publiquement révélé que McCarrick avait abusé sexuellement de mineurs ainsi que de plusieurs séminaristes adultes. En conséquence, il démissionna de ses fonctions de cardinal.
Selon sa lettre, en 2000, Mgr Gabriel Montalvo et Mgr Pietro Sambi, nonces aux États-Unis, avaient informé le Vatican du « comportement profondément immoral de McCarrick auprès des séminaristes, de prêtres ». Cependant, d'après Carlo Maria Viganò, rien n'a été fait pour arrêter McCarrick. D'autres accusations viennent dans sa lettre : il accuse les cardinaux Angelo Sodano, Tarcisio Bertone et Pietro Parolin de n'avoir rien fait, alors qu'ils étaient au courant des comportements déviants de McCarrick.
Le pape François a ensuite réhabilité McCarrick en l'érigeant comme « son conseiller de confiance », en dépit du fait qu’il « savait depuis au moins le 23 juin 2013 que McCarrick était un prédateur sexuel. Il savait qu'il était un homme corrompu ».
Dans sa lettre, Carlo Maria Viganò accuse le pape François  Donald Wuerl, etc. etc. …d'avoir été au courant, au moment des faits, des actes de harcèlement sexuel posés par le cardinal Mac Carrick et dénonce le manque d'actions pour le stopper, et un énorme laxisme à son égard.
Dans la lettre contenant ces allégations, Carlo Maria Viganò demande au pape de démissionner :
« En ce moment extrêmement dramatique pour l'Église universelle, il [le pape François] doit reconnaître ses erreurs et, conformément au principe proclamé de tolérance zéro, le pape François doit être le premier à donner l’exemple aux cardinaux et aux évêques qui ont dissimulé les abus de McCarrick, et démissionner avec eux. »
LE 29 septembre 2018 il rédige UNE SECONDE LETTRE face au silence et aux dénis du Pape et des autres évêques et cardinaux.
Il y confirme et renforce les contenus de la première lettre : « Ni le Pape, ni aucun des cardinaux de Rome n'ont nié les faits que j'ai affirmés dans mon témoignage. « Qui ne dit mot consent » s'applique sûrement ici, car s'ils nient mon témoignage, ils n'ont qu'à se prononcer et à fournir des documents à l'appui de cette dénégation. Comment peut-on éviter de conclure que la raison pour laquelle ils ne fournissent pas la documentation est qu'ils savent que cela confirmerait mon témoignage ? etc. etc. … »

6 : 17 janvier 2019 > Mgr Luigi Ventura, l'ambassadeur du pape en France: est l'objet d'une enquête à Paris pour des "agressions sexuelles" > Des "mains aux fesses assez poussées" qui auraient été commises en janvier lors d'une cérémonie des vœux à l'Hôtel de Ville de Paris par ce prélat italien de 74 ans, lors d'une cérémonie le selon des sources concordantes.
L'enquête a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris, une information du Monde.
La mairie de Paris avait signalé au parquet, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, qu'un jeune cadre municipal s'était plaint d'attouchements répétés du nonce apostolique Mgr Luigi Ventura,
"Lors de ces vœux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d'attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin", a appris l'AFP dans l'entourage de la mairie.
Compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l'immunité diplomatique.
A la suite de ces révélations, le journal La Croix dit avoir recueilli d'autres témoignages de jeunes hommes, dont beaucoup sont proches de l’Église, qui "disent avoir subi les mêmes gestes – mains sur les fesses ou les cuisses, gestes équivoques – de la part de Mgr Ventura".
Mgr Ventura, docteur en lettres modernes et licencié en droit canonique (Université pontificale du Latran), est entré au service diplomatique du Saint-Siège en 1978.
Il a été affecté au service diplomatique aux nonciatures du Brésil, de Bolivie. Puis est devenu conseiller à la secrétairerie d'Etat, à la section pour les relations du Saint-Siège avec les États, en 1995

7 : AFFAIRES PREYNAT & CARDINAL PHILIPPE BARBARIN :

Le cardinal Barbarin est accusé de n'avoir pas signalé à la justice des faits de pédophilie, plus précisément des attouchements sexuels, commis par l'un des prêtres du diocèse : Bernard Preynat. Une plainte pour « non dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans vise Mgr Barbarin et son entourage. Le parquet de Lyon ouvre une enquête préliminaire.
Arrivé à la tête du diocèse en 2002, Mgr Barbarin avait pris connaissance de rumeurs en 2007. Il convoque Bernard Preynat, qui reconnaît les faits.
Philippe Barbarin lui impose une courte quarantaine puis lui délègue l'animation de trois paroisses jusqu'en 2015, le nomme à la tête de l'un des 18 doyennés du diocèse en 2011 et lui confie un jumelage avec le Liban.
En août 2015, suite aux pressions des plaignants et de la justice, la charge pastorale du prêtre est suspendue et ce dernier se retire au couvent des Petites Sœurs de Saint-Joseph, sous contrôle judiciaire. Selon la défense du prêtre, les faits étaient juridiquement prescrits en 2007.
17 février 2016 : le juge d'instruction décide d'instruire les plaintes pour « non dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans qui visent Mgr Barbarin et son entourage. . Il se base sur une modification de la loi sur le délai de prescription, qu'il estime rétroactive.
L'avocat de Preynat fait appel de cette décision.
Lors d'une conférence de presse, le cardinal Barbarin fait la déclaration suivante à propos des accusations portées contre le père Preynat : « La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits, mais certains peut-être pas ».
L'un des prêtres de son diocèse, lui-même victime, dénonce le « manque d'écoute » dont il ferait preuve et estime que « seul l’agresseur se réjouit de la préscription».
Laurent Wauquiez prend la défense du cardinal, ainsi que le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane.
Le 1er août 2016 l'enquête est classée sans suite par le procureur de la République de Lyon. Le parquet de Lyon confirme que « les autorités diocésaines avaient eu connaissance de soupçons visant le père Preynat entre 2005 et 2010, mais que cette période était couverte par la prescription »

En JUILLET 2016, A LA DEMANDE DE BERGOGLIO, qui a certainement été informé à l’avance de la décision de classement sans suite, avec le plus parfait cynisme, le cardinal Barbarin accompagne les jeunes lyonnais aux JMJ. L'archevêque de Lyon est un grand habitué de ces rassemblements de jeunes catholiques.

"Arrivez aux JMJ l'esprit complètement libre" leur rappelle Mgr Barbarin. "Je suis sûr que ce sera un très beau cadeau de Dieu pour chacun".

Mais l’association La Parole libérée qui soutient les victimes a ensuite fait appel de ce classement sans suite en recourant à la procédure de citation directe.

Le 7 janvier 2019 : un nouveau procès a lieu.

Verdict rendu le 7 mars 2019, Philippe Barbarin est reconnu coupable de non-dénonciation d’abus sexuel et condamné à six mois de prison avec sursis, par le tribunal correctionnel de Lyon.

Le même jour, au cours d’une conférence de presse, il déclare qu’il va se rendre à Rome pour remettre sa démission au pape. Le pape choisit de refuser sa démission, sous le prétexte de la présomption d'innocence.

Barbarin et ses avocats font appel. Nouveau procès qui doit se tenir le 28 novembre 2019.

Bernard Preynat devrait, lui, être jugé fin 2019 ou en 2020. Etc. etc. …

Cette affaire, est analysée dans le livre Grâce à Dieu, c'est prescrit de Marie-Christine Tabet.
Il a inspiré le film de François Ozon Grâce à Dieu. La sortie du film était menacée d'un report suite à deux recours, La justice rejette les deux recours.

8 : Le 20 février 2019 Le film « Grâce à Dieu » sort à la date prévue.

9 : 21 février 2019 : publication de « Sodoma : enquête au cœur du Vatican », dans une vingtaine de pays à la fois.
Livre de Frédéric Martel, qui décrit l'homosexualité au plus haut niveau de l'Église catholique. 632 pages, en France par Robert Laffont, et en sortie mondiale (au moins huit traductions).
Explore la place de l’homosexualité au cœur du Vatican, décrit une institution imprégnée d’une forte prégnance homosexuelle, alors même qu’elle condamne cette orientation : la Bible ordonne à plusieurs reprises d’assassiner les homosexuels.
Pendant quatre ans, l’écrivain a enquêté à Rome et dans de nombreux pays, notamment en Amérique latine. Il a parlé avec au total « près de 1 500 personnes ». Il a passé au Vatican une semaine par mois, hébergé régulièrement dans la cité-Etat ou dans deux de ses dépendances à l’invitation de prélats qui étaient aussi des sources directes.
Ce qui fait l’objet de milliers d’articles, de tweets, de couvertures de magazines, de sujets dans les radios, télés, etc. etc. …

C’est l’occasion de rappeler le fait suivant :

En juin 2017, le journal italien « Il Fatto Quotidiano » révèle que la police du Vatican a arrêté en pleine partouze une dizaine d’hommes, en pleins actes sexuels, et usage de stupéfiants, dans les appartements de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. L’occupant des lieux, Luigi Capozzi, alors secrétaire du cardinal Francesco Coccopalmerio, organisait des orgies homosexuelles, au cours desquelles ils se gavaient des drogues entrées massivement grâce à l’immunité de sa charge et au véhicule officiel qu’il utilisait. Arrestation qui faisait suite aux plaintes répétées des autres occupants du bâtiment à cause du bruit et des odeurs suspectes, des allées et venues nocturnes incessantes, etc. …
 
La Congrégation pour la Doctrine de la Foi n’est rien d’autre que l’ex-Saint Office de l’Inquisition !

Ces appartements avaient été occupés pendant des années par l'ancien pape Benoit XVI, qui en avait été le président quand il était cardinal…

Le pape François a demandé la démission de Francesco Coccopalmerio, qui était jusqu’alors un de ses conseillers personnels favoris.

Coccopalmerio avait proposé la nomination comme évêque de ce Luigi Capozzi qui est maintenant envoyé dans un couvent en retraite forcée après une hospitalisation en clinique de désintoxication.

Selon le site de l’« International Business Times », le prélat aurait d’ailleurs fait par le passé deux overdoses...

10 : Du 21 au 24 FEVRIER 2019 : au Vatican, un sommet sur la pédophilie dans l’Église : le pape convoque à Rome les présidents de conférences épiscopales du monde entier. Pour « réfléchir à la prévention des abus sexuels sur les mineurs et les adultes vulnérables ». 190 participants.

Le pape François a osé comparer les agressions sexuelles sur mineurs perpétrées par le clergé catholique en se référant à la vieille rengaine biblique, et à toutes les accusations jamais prouvées, calomnies, qui imputent depuis toujours des « sacrifices » d'enfants aux « rites païens » des autres religions :

"Cela me rappelle la pratique religieuse cruelle, répandue par le passé dans certaines cultures, qui consistait à offrir des êtres humains - spécialement des enfants - en sacrifice dans les rites païens"…

Le souverain pontife argentin a aussi beaucoup insisté sur les dérives de certains membres du clergé "devenant un instrument de Satan". "Dans les abus, nous voyons la main du mal qui n'épargne même pas l'innocence des enfants". Pour lui, il est temps d'écouter "l'écho du cri silencieux des petits" qui se sont retrouvés devant "des bourreaux" aux "cœurs anesthésiés par l'hypocrisie et le pouvoir".

« Il s'agit de crimes abominables qui doivent disparaître de la face de la terre... Beaucoup de victimes cachées dans les familles et dans divers milieux de nos sociétés, le demandent », a-t-il en outre conclu dans son discours.

Quand on connait son attitude personnelle, systématique, depuis plus de 20 ans, à l’encontre des plaignants, et en faveurs des ecclésiastiques coupables et finalement condamnés (Mac Carrick, Juan Barros, Wuerl, Pell, Barbarin, etc. etc. …), c’est vraiment répugnant… 

Sur un plan concret, le chef de l'Eglise catholique s'est limité à demander un renforcement des consignes que les conférences épiscopales mondiales sont appelées à mettre en place.

Il a radoté le baratin habituel fondé sur des trucages statistiques selon lequel ce serait la même chose dans toutes les autres sphères de la société :  de fait, le pape a consacré un très long développement sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les secteurs, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. "Nous sommes, donc, devant un problème universel et transversal qui, malheureusement, existe presque partout", a-t-il insisté.

Bien entendu, pour lui, tout ça c’est surtout la faute des journalistes :

-« L'Eglise doit se mettre au-dessus des polémiques idéologiques et des politiques journalistiques qui instrumentalisent souvent, pour des intérêts divers, même les drames vécus par les petits".

"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour être sûrs que les horreurs du passé ne se répètent pas", a-t-il promis au nom de ses pairs. "Nous nous assurerons que ceux qui ont agressé ne soient plus jamais en mesure d'offenser à nouveau. Nous demanderons des comptes à ceux qui ont dissimulé des abus", a souligné l'archevêque de Brisbane… Blablabla…

Les organisateurs n'ont cessé de répéter que des plans d'action, voire des changements législatifs, seront mis en chantier dès la fin du sommet. On a distribué une feuille de route en 21 points spécifiant les démarches à entreprendre…

Les représentants d’associations de victimes de différents pays, ont aussitôt manifesté leur déception. Ils avaient fait le déplacement à Rome et réclament des décisions et des changements tangibles – renvoi systématique des prêtres fautifs de l’état clérical, révocation des évêques convaincus d’avoir protégé des coupables, publication des archives sur les abus et leur dissimulation….

« Honnêtement, c’est un blabla pastoral, la faute du diable. Ils noient le poisson, ça permet de ne pas aborder directement les problèmes de l’Eglise », a commenté le Suisse Jean-Marie Fürbringer, place Saint-Pierre. « C’est très décevant », a regretté le Britannique Peter Saunders. « Il n’y a rien sur la tolérance zéro, l’exclusion définitive de violeurs d’enfants et des agresseurs sexuels employés par l’Eglise ! »

Il fallait être d’une pitoyable crédulité pour attendre de ce colloque romain autre chose qu’une tentative de communication, des gesticulations publicitaires, de la poudre aux yeux propagandiste, etc. … 


11 : 5 MARS 2019 diffusion sur ARTE du documentaire « Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise » enquête consacrée aux viols commis par des ecclésiastiques sur des religieuses.

Résultat d’une investigation menée pendant deux ans dans plusieurs pays par les journalistes Elizabeth Drévillon, Marie-Pierre Raimbault et Eric Quintin, le documentaire va bien au-delà de la dénonciation des sévices endurés par les membres des communautés religieuses, pour s’intéresser à la responsabilité du Vatican dans la protection des prêtres violeurs.

1,5 million de téléspectateurs en France, soit une part de marché trois fois supérieure à la moyenne.

Entre le 5 mars et le 5 avril, date à laquelle il a été retiré de la plate-forme de replay, il avait été vu 495 721 fois en France.

ARTE en a suspendu la rediffusion Internet, à la suite d’une plainte en référé d’un prêtre allemand validée par le tribunal d’instance de Hambourg. La chaîne a été contrainte de ne plus diffuser ce documentaire consacré aux viols commis par des ecclésiastiques sur des religieuses.

La chaîne risque une amende pouvant aller jusqu’à 250 000 euros, ainsi que deux ans d’emprisonnement, si elle diffuse le documentaire.

Les témoignages recueillis montrent combien il est complexe pour les victimes de réaliser et de faire admettre qu’elles ont été violées. La liste des abjections serait très longue ; par exemple, lorsqu’une des victimes tombe enceinte les solutions proposées par la hiérarchie vont de la plus simple – la future mère est purement et simplement bannie de la communauté, à l’avortement dans la plus grande discrétion, en passant par : proposer « d’offrir son enfant à Dieu », c’est-à-dire de l’abandonner.

Celles qui s’expriment évoquent l’épreuve immense que fut pour elles de s’opposer à leurs bourreaux.

A ce titre, le documentaire porte une charge particulièrement violente contre le Vatican. Il impute au pontificat de Jean Paul II d’avoir favorisé cette culture de l’impunité en minimisant systématiquement les accusations. Le prêtre Pierre Vignon, exclu du tribunal ecclésiastique de Lyon, pour avoir réclamé la démission du cardinal Philippe Barbarin, relève que les sanctions, quand sanction il y a, sont in fine toutes soumises pour approbation au Vatican.

Heureusement, à la mi-juin 2019, le documentaire supprimé du site ARTE est disponible sur YOUTUBE.

Et tout ça, ce n’est que « La pointe émergée de l’iceberg »…
« Modifié: 27 juin 2019 à 19:56:50 par Modération »
IP archivée

katchina

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Femme
  • Messages: 18515

Beaucoup trop long et beaucoup d'amalgames. Le sujet est "l'incendie" pas le procès de l'église catholique, ni la pédophilie.

Citer
CALENDRIER TRÈS PARTIEL DES ÉVÈNEMENTS CATHOLIQUES AUTOUR DE L’INCENDIE DE NOTRE-DAME
Je ne vois pas de lien direct entre ton calendrier et l'incendie. Ce n'est qu'une interprétation subjective.

De plus, tu ne donnes aucun lien source concernant les affirmations/informations énoncées ce qui est contraire au règlement accepté lors de l'inscription.
IP archivée
J'veux du soleil dans ma mémoire

William M.

  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 7
Re : LE LIEN ENTRE L'INCENDIE ET LE CONTEXTE EST LE SUIVANT...
« Réponse #2 le: 01 juillet 2019 à 11:34:55 »

Bonjour

Merci de votre réponse.

Le lien entre l’incendie à Notre Dame et le contexte des affaires de pédophilie, et autres, dans l’Église est le suivant :

Prenons par exemple le cas d’une femme qui tombe du haut d’une falaise, le long duquel elle se promène sur un sentier, tous les soirs, seule, après le dîner. Aucun témoin de sa chute mortelle. Elle était mariée depuis 10 ans.
 
Imaginons deux contextes différents :

-   Soit son mariage est idéal, elle s’entendait avec son mari comme aux premiers jours, tous leurs amis témoignent qu’ils roucoulaient comme 2 pigeons, et d’ailleurs, la semaine avant sa chute, ils étaient allés chercher les billets pour faire un voyage d’amoureux à Venise, etc. …

-   Soit, au contraire, leur couple était en plein naufrage, les amis sont horrifiés par les scènes de ménages incessantes, ils sont à couteaux tirés, et d’ailleurs, un mois avant sa chute, elle a demandé à son avocat d’entamer des démarches pour divorcer. Si elle divorce, comme c’est elle qui possède tout, son mari sera réduit à la misère et à devenir clochard ou à faire des boulots de sous-prolétaire…

C’est évident que, suivant lequel de ces deux contextes est vrai, la police, la justice, et leurs entourages en général, vont être convaincus qu’il s’agit bien d’un accident, ou, au contraire, soupçonner que le mari a poussé sa femme du haut de la falaise et il y aura, soit un classement sans suite, soit une enquête sévère. Selon le cas : mariage idéal, classement sans suite, ou couple au bord du divorce : interrogatoires, analyses, expertises et contre-expertises, etc…   
 
Pour l’incendie de Notre Dame c’est pareil : si l’Église était dans une phase normale, sans histoire, on pourrait admettre sans discuter la thèse de l’accident. Mais, étant donné le contexte horrible où, tous les jours, l’Église est la cible d’accusations épouvantables, il est évident que cet incendie lui apporte un moyen d’en détourner l’attention, de se positionner comme victime, de faire pleurer Margot et de déclencher une immense vague de soutiens médiatiques, politiques, financiers, etc. … on a bien vu que c’est très exactement ce qui s’est passé, et il est légitime de se demander si ça n’a pas été fait exprès, etc. …

Alors, comme on sait qu’un grand nombre des plus hauts hiérarques de l’Église sont des fous furieux, des canailles sans scrupules et prêts à tout… L’Histoire passée et présente en apporte des dizaines de milliers de preuves… Les incendies volontaires ne sont pas l’exception, c’est très courant. On peut vraiment, et à juste titre, se remémorer un exemple qui vient immédiatement à l’esprit : l’incendie du Reichstag du 27 février 1933.

D’accord, c’est très long... Mais je le répète : ce n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Merci de votre attention à ceux qui prendront le temps de s’y intéresser. Par exemple en passant du temps sur bishop-accountability.org

Quant aux sources de ce que j’avance : avec tous les noms et les références que je donne, tout se retrouve et se vérifie très facilement en trois clics sur Google… De plus, comme vous interdisez de mettre des liens hypertextes dans les post, donc, les sources ne peuvent être que dans le contenu textuel…

IP archivée

Nemo492

  • Administrateur
  • *******
  • En ligne En ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 14927
Re : Re : LE LIEN ENTRE L'INCENDIE ET LE CONTEXTE EST LE SUIVANT...
« Réponse #3 le: 01 juillet 2019 à 12:13:39 »

Quant aux sources de ce que j’avance : avec tous les noms et les références que je donne, tout se retrouve et se vérifie très facilement en trois clics sur Google… De plus, comme vous interdisez de mettre des liens hypertextes dans les post, donc, les sources ne peuvent être que dans le contenu textuel…

Aucune excuse pour ne pas citer les sources qui pont servi à rédiger ce texte,
si long que personne ne parviendra au bout.. C'est totalement contre-productif.
IP archivée
On n'est jamais si bien trahi que par ses amis les plus proches..
Mais tant que tu n'as rien, on ne risque pas de te le prendre.
http://cryonautes.com - http://protocole-oracle.com

katchina

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Femme
  • Messages: 18515

Ta comparaison ne tient pas la route, tout simplement parce que pour l'Eglise, Notre-Dame-Dame est un lieu sacré.

Qu'à défaut de réécrire la Bible, tu écrives une histoire qui conforte tes opinions c'est une chose ; mais ce n'est qu'une histoire.
Or tu es sur un site d'information, donc tu dois sourcer :

- 1 Comme le dit Nemo, les sources qui t'on servies à rédiger ce texte (qui a plus sa place dans le sujet sur la pédophilie que sur l'incendie)

- 2 Les sources qui permettent d'apporter un commencement de PREUVE de ce que tu allègues.

A défaut, c'est juste une ébauche de SF, en aucun cas une information.
« Modifié: 01 juillet 2019 à 14:05:43 par katchina »
IP archivée
J'veux du soleil dans ma mémoire