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Auteur Sujet: Chroniques de la violence ordinaire en France  (Lu 274 fois)

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Zorn

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Chroniques de la violence ordinaire en France
« le: 12 mars 2019 à 14:13:37 »

Un sujet pour mettre en lumière des faits en général totalement ignorés/tus par les grands medias, qui sont pourtant très révélateurs d'un certain climat dans le pays.

Un ex-candidat des 12 coups de midi meurt à l'âge de 23 ans dans une violente agression

Bastien Payet, un ex-candidat des 12 coups de midi, est mort dimanche à l'âge de 23 ans au CHU de Reims après avoir été violemment agressé par trois jeunes, rapporte L'Est républicain.
Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche à Reims. Accompagné de trois amis, deux femmes et un homme, Bastien Payet "a été pris à partie, roué de coups de poing et de pied dans la tête", indique le quotidien. Transporté dans un état critique au CHU, il est mort quelques heures plus tard.

Trois étudiants en BTS en alternance ont été mis en examen pour meurtre. Un des suspects a été arrêté "dans un état d’alcoolisation avancée, a indiqué le procureur de la République de Reims. "Les faits se sont déroulés en quelques secondes à peine", a-t-il ajouté. "Il est même possible qu'il n'y ait pas de mobile sérieux à cette rixe, plus exactement au fait que la victime ait reçu des coups."
La réaction de Christian Quesada

Le jeune homme, slameur et secrétaire du club de football de Saint-Brice-Courcelle, avait participé le 26 juin 2018 aux 12 coups de midi. Sa mort a suscité un vif émoi à Reims et dans la commune de Bétheny, dont il est originaire.

Christian Quesada, grand champion de l'émission de TF1, s'est lui aussi associé aux hommages en s'en est violemment pris sur Twitter aux coupables: "Assassiné lâchement par trois enculés à qui il reprochait des paroles déplacées envers des amies filles ... honteux. Quelle tristesse! Pensées à sa famille et ses proches!!"


Source: https://people.bfmtv.com/tv/un-ex-candidat-des12-coups-de-midimeurt-a-l-age-de-23-ans-dans-une-violente-agression-1650447.html
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Re : Chroniques de la violence ordinaire en France
« Réponse #1 le: 12 mars 2019 à 14:16:55 »

Nantes: Un homme blessé au couteau à la carotide dans le tramway (=égorgé - NDR)

Ce lundi matin, il se trouvait encore à l’hôpital pour une perforation du pharynx. Un jeune homme de 24 ans a reçu un coup de couteau à la carotide, dimanche matin dans le tramway nantais, aux abords de la gare. Les faits se sont déroulés peu avant 3 heures du matin.

Selon la police, la victime se trouvait à bord de la ligne 1 avec deux amis, quand il a demandé à trois hommes qui fumaient d’éteindre leurs cigarettes. Une remarque qui a fait monter la tension : après une bousculade, l’un des individus aurait sorti un couteau de son blouson et aurait tenté de porter plusieurs coups à la victime. L’un d’eux a atteint sa gorge, selon la police qui a visionné les images de vidéosurveillance.
Mis en examen

L’homme a été pris en charge par les secours avant d’être transporté au CHU de Nantes. Il a reçu une ITT de trois semaines. L’agresseur présumé et ses amis, tous les trois âgés d’une vingtaine d’années, ont été interpellés juste après, rue de Verdun.

Ce lundi, deux d’entre eux ont été déférés et mis en examen, rapporte la police. Le dernier a été laissé libre, n’ayant pas participé aux violences.


Source: https://www.20minutes.fr/faits_divers/2470051-20190311-nantes-homme-blesse-couteau-carotide-remarque-tramway
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Zorn

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Re : Chroniques de la violence ordinaire en France
« Réponse #2 le: 14 mars 2019 à 14:26:20 »

Où l'on apprend au passage, même si ce n'est pas le coeur de l'article, qu'un fiché S surveillé peut donc s'acheter une arme à feu sans aucun problème, sans que cela ne soit découvert...

Cet homme fiché S, soupçonné de liens avec la mouvance islamiste, a abattu sa femme, en juillet 2016 à Bonnières-sur-Seine.

C’est le crime d’un homme qui se pensait trompé et trahi. Adil Aazizi, 35 ans, doit répondre, jeudi matin devant la cour d’assises des Yvelines, à Versailles, de l’assassinat de son épouse Leïla, 29 ans, tuée d’une balle dans la tête, l’après-midi du 2 juin 2016 à leur domicile de Bonnières-sur-Seine.

Il est presque 21 heures ce soir-là, lorsque Adil prévient les gendarmes. Le jeune homme confie aux militaires qu’il vient de tuer sa femme et qu’il est en route vers le domicile de ses parents à Courcelles-les-Lens (Pas-de-Calais). Il ajoute qu’il a déposé son fils, âgé de 4 ans, chez son oncle à Paris et qu’ils trouveront sa voiture Suzuki Swift garée porte Maillot, dans laquelle se trouve encore l’arme du crime : un pistolet Mauzer de calibre 7,65.

Les gendarmes retrouvent le corps de la victime et un test de grossesse positif


A 21 h 30, les gendarmes entrent dans ce logement HLM et découvrent sur le canapé le corps de Leila, tuée d’une balle dans la tempe. Les militaires mettent aussi la main sur un test de grossesse positif. Simultanément, le jeune homme est interpellé chez ses parents avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de Mantes-la-Jolie. Il passe immédiatement aux aveux et assure qu’il « a été trahi par sa femme », ce qui l’a « rendu fou ».

Cet après-midi-là, Adil est en colère. Son fils et sa belle-mère lui ont parlé de l’amant de sa femme. Il a même parlé avec lui au téléphone. Les deux hommes ont discuté de la grossesse de Leïla. Adil sait que cet enfant n’est pas de lui et craint qu’un autre prenne sa place.

Le mari trompé veut que Leïla avoue son infidélité. Il veut voir le contenu de son téléphone et exige qu’elle appelle cet homme et le fasse venir. Ils s’insultent. Il brandit son pistolet. Elle lance que l’arme est fausse. Il tire un premier coup de feu sur le côté pour prouver sa détermination. Adil repousse son épouse sur le canapé et selon sa version le coup serait parti sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. « C’est une thèse qui ne tiendra pas longtemps devant la cour, avance Me Juliette Delmadent, l’avocate de la partie civile, car l’accusé est venu armé dans l’appartement et l’expertise technique de l’arme montre que la détente n’était pas ultrasensible ».

http://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-aux-assises-pour-avoir-tue-sa-femme-d-une-balle-dans-la-tete-13-03-2019-8031081.php

édité pour mise en conformité avec le règlement
« Modifié: 21 mars 2019 à 23:39:05 par Modération »
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Re : Chroniques de la violence ordinaire en France
« Réponse #3 le: 27 mars 2019 à 19:42:17 »

Agressions à l'acide pt.3: la "mode" "anglaise" s'installe chez nous
Agression à l’acide à Montpellier : une jeune femme brûlée au visage
Une femme âgée d’une trentaine d’années a été secourue ce mardi à 17h30, dans la rue Anterrieu, non loin de l’avenue de la Liberté, dans le quartier de Figuerolles, avec des brûlures au visage, après un jet d’acide.

Les sapeurs-pompiers du Sdis 34 et une équipe du Smur-Samu 34 sont intervenus pour la prendre en charge. elle est transportée aux urgences du CHU Lapeyronie.
Quel mobile ?

Les policiers de la Sécurité publique sont sur les lieux. selon la victime qui est consciente, elle aurait été agressée par deux individus juchés sur un scooter. Arrivés à sa hauteur dans cette artère, le passager a jeté de l’acide sur la jeune femme à l’aide d’une petite bouteille, pour un mobile qui reste pour l’heure inconnu.

 Les agresseurs qui ont pris la fuite ne lui auraient rien volé.


https://e-metropolitain.fr/2019/03/26/agression-a-lacide-a-montpellier-jeune-femme-brulee-visage/
« Modifié: 27 mars 2019 à 20:13:16 par Zorn »
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Re : Chroniques de la violence ordinaire en France
« Réponse #4 le: 27 mars 2019 à 20:39:14 »

Un jour malheureusement comme un autre dans la nouvelle France.

Ce n'est pas dit explicitement dans l'article, mais on comprend que cette femme s'est installée volontairement dans le quartier de Barbès, et que cette agression a eu lieu rue Riquet, dans le 18e, qui est une rue absolument horrible. Je parle en connaissance de cause pour y avoir vécu quelques années.
Video complète dans l'article. J'encourage tout le monde à en regarder au moins les 5 premières minutes. La video parle aussi ensuite de l'inaction et de l'impuissance des différents services d'état.

L’humoriste Laura Calu raconte la violente agression subie avec son copain à Paris

Le jeune homme aurait été « lynché » par quatre hommes sous ses yeux.
Dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’elle rentre chez elle vers 2 heures du matin, « un mec dans la rue m’a insultée de pute devant Arthur (son petit ami) », explique-t-elle. La jeune femme répond à son harceleur qui s’en prend alors à elle. Son copain aurait ensuite tenté de s’interposer.

« Je n’ai pas eu le temps de souffler qu’il était en train de se faire assassiner devant mes yeux », retrace-t-elle, le visage grave.

« J’ai cru qu’ils allaient le tuer »

L’humoriste, en larmes face à la caméra, décrit ensuite les violences de trois hommes qui « ont lynché à coups de pied dans la tête contre les murs et les barres de fer ». Un quatrième agresseur serait arrivé pour asséner des coups dans la tête de son compagnon « pour le plaisir ». « J’ai cru qu’ils allaient le tuer », souffle-t-elle.

Laura Calu a assisté impuissante à la scène, s’étonnant de l’indifférence de certains automobilistes. « Je hurle, j’appelle à l’aide. Je ne comprends pas que, dans un quartier comme celui-là, il n’y ait pas de flics, que rien ne se passe. »

Suite et source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-humoriste-laura-calu-raconte-la-violente-agression-subie-avec-son-copain-a-paris-27-03-2019-8040501.php

Retranscription de la video à partir de 14min40
« …Moi j’avais très envie de vivre dans ce genre de quartier. J’adore mon quartier. Depuis que je suis à Paris, j’ai toujours vécu là. J’adore mon quartier parce que ça me prouve en fait qu’on peut vivre ensemble parce que j’étais persuadée, et je le fais tout le temps vous le savez… mais non en fait… Je fais que ça moi… de défendre les gens… Mon pauvre Arthur c’est un mec… qui passe sa vie à défendre les autres aussi… par plein de manières différentes… qui déteste l’injustice enfin… Et du coup ben voilà ça nous tombe dessus. Des gens comme nous ben en fait heu… J’pense ben voilà heu… qu’on est des gens qui… se battent pour ouvrir les mentalités pour heu… pour accepter tout le monde, pour avoir peur de personne, pour avancer heu… Mais on est dégoûté, on va se barrer, on va laisser tomber. »

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Zorn

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Re : Chroniques de la violence ordinaire en France
« Réponse #5 le: 11 avril 2019 à 19:08:31 »

Gardanne : il avait été éviscéré après une rixe dans un bar
Jugé en correctionnelle, un Gardannais de 48 ans a écopé de 5 ans de prison

À l'issue d'une bagarre dans un bar de Gardanne, Mustafa, un habitué des lieux, a grièvement blessé Jean-François, laissé pour mort en pleine rue et sauvé de justesse par une voisine.

La classique bagarre de bar, entre plusieurs clients, et Bozo. Coups de bouteille, coups de poing et un taulier pressé d'évacuer.

Remonté par l'alcool, et plus encore, par quelques rails de coke, Jean-François, pourtant inconnu du bouge, échange des coups avec Mustafa, un habitué, avant d'être mis à la porte, avec l'ami Bozo et tous les clients.

Mais le quadragénaire réalise qu'il a oublié son portable. Alors il retourne le chercher... et le reçoit en pleine tête, lancé par Mustafa, qui le poursuit dans la rue, le blessant grièvement à plusieurs reprises. "Tu sais pas qui je suis, je vais te tuer", lance-t-il à Jean-François qui tente de fuir, et ressent soudain de vives douleurs dans le dos et l'abdomen. "C'est bon, t'as gagné", répète ce dernier, qui sent alors une boule sortir de son ventre. Mustafa, qui vient de l'éviscérer, s'éloigne enfin tandis que sa victime rampe encore. Il ne devra son salut qu'à une voisine, qui découvrant la scène, appelle les secours et empêche Jean-François de se vider totalement de son sang. Les clients, eux, sont aux abonnés absents.

Dans le box des prévenus, ce mercredi après-midi, difficile d'imaginer Mustafa, doux bonhomme de 48 ans, en train d'étriper Jean-François. Tous deux, pourtant, peuvent s'estimer heureux. Malgré de graves blessures et un bras droit irrémédiablement infirme, Jean-François a survécu. Quant à Mustafa, mis en examen pour tentative de meurtre et placé en détention, il échappe finalement à la cour d'assises. Les faits ont été "correctionnalisés" par le juge d'instruction, rappelle la présidente du tribunal, Emmanuelle de Rosa. Mais il risque encore 10 ans de prison.

En lavant ses mains ensanglantées dans une fontaine avant de jeter ses habits et de rentrer chez lui, Mustafa a vite réalisé qu'il était "allé trop loin". Il a fini par se rendre à la gendarmerie. "C'est tout de même un comportement étrange, pour quelqu'un qui n'est pas un voyou", note la juge qui peine à comprendre,


https://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/5452605/gardanne-il-avait-ete-eviscere-apres-une-rixe-dans-un-bar.html

Verdict: 5 ans de prison.


Tout y est dans ce fait divers et cet article : édulcoration de la tentative d'assassinat, tant au plan de la qualification judiciaire, donc de la juridiction retenue, que du ton journalistique, mise en équivalence relativiste de la victime et du coupable, qui "peuvent tous deux s'estimer heureux", et enfin, le happy end à la française quand on apprend que "Mustafa, mis en examen pour tentative de meurtre et placé en détention, il échappe finalement à la cour d’assises." va prendre 5 ans seulement, donc la moitié, pour une tentative de meurtre qui a échoué par accident.
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