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Auteur Sujet: Agriculture Intensive  (Lu 94 fois)

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Capitaine Renard

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Agriculture Intensive
« le: 01 septembre 2019 à 16:51:53 »

Interview de Christphe Gatineau, agronome auteur de « Eloge du ver de terre », 2018.

«Notre survie dépend des vers de terre»



Vous citez l'INRA qui constate que 80% des vers de terre ont disparu des sols cultivés en France. Pourquoi s'en inquiéter ?

Les vers de terre nourrissent le sol qui nourrit les plantes qui nourrissent les êtres vivants, les animaux et les hommes. C'est donc simple: notre survie dépend des vers de terre.

Mais notre modèle agricole a brisé ce cycle. L'agriculture pratiquée depuis 50 ans a décidé de ne plus collaborer avec la nature. Les pesticides et les labourages tuent les vers de terre. L'INRA constate que 25% des sols sont victimes d'érosion, qui est la conséquence de la disparition du vivant et du ver de terre.

Tant que le ver de terre ne sera pas reconnu, il sera impossible de le protéger.

Vous dites «en France 200 espèces d'insectes sont protégés par la loi sauf le bourdon, l'abeille, le ver de terre…». Serait-ce une solution de le protéger ?

Oui, il n'est d'ailleurs même pas considéré comme un animal et puis comment aider ce qui n'existe pas?! Par ailleurs, reconnaître le ver de terre reviendrait à reconsidérer notre modèle agricole et revoir toute notre façon de faire de l'agriculture.

Un ver de terre est un marqueur de la vie du sol et de sa bonne santé. Un sol riche en matière organique, et donc fertile, est habité par les vers de terre. A l'inverse, un sol mineral est déserté par les vers de terre car ils y meurt de faim. Pour éviter cette situation, auparavant, les paysans nourrissaient leurs sols: ils cultivaient des bandes fleuries et privilégiaient la diversité végétale pour favoriser les pollinisateurs et nourrir les sols et la vie animale qui s'y niche.

Est-ce déjà trop tard pour agir ?

Au stade de l'effondrement de la biodiversité que nous connaissons, il faut agir vite. Il faut que l'agriculture coopère avec la nature et la biodiversité. Il est important de nourrir les sols. Le lombric terrestre vit 8 ans en moyenne et donne naissance à une dizaine d'individus tout au long de sa vie... ce qui est peu.


suite & source :>> «Notre survie dépend des vers de terre» (lefigaro.fr) (2018)

Capitaine Renard

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Re : Agriculture Intensive
« Réponse #1 le: 01 septembre 2019 à 17:08:16 »

Les algues vertes de retour en Bretagne

Comme chaque année à la période estivale, les algues vertes recouvrent les plages du littoral breton. De quoi susciter l'agacement et la colère des habitants.

Odeur infecte, plages fermées, voiliers coincés au port... Chaque année pendant la période estivale, vacanciers et habitants sont confrontés à la prolifération des algues vertes en bord de mer. Arrivées avec six semaines d'avance, comme le rapporte l'association Halte aux marées vertes (HMV) à l'AFP, les premières algues vertes de l'année ont été observées dès la fin juin.

Deux nouveaux décès suspects dans le Finistère provoquent notamment l'inquiétude des associations. Un ostréiculteur de 18 ans est décédé brutalement en baie de Morlaix tout comme un homme d'environ 70 ans en baie de Douarnenez, deux zones où sont présentes les algues vertes. 

Nourries par les nitrates agricoles rejetés dans les cours d'eau, elles se transforment en marées vertes lorsque les conditions météorologiques leur sont favorables. Leur décomposition peut engendrer le dégagement de sulfure d'hydrogène (H2S), gaz toxique potentiellement mortel. Les résultats des analyses toxicologiques doivent révéler dans les prochains jours les causes exactes des décès.


Les algues vertes

Les algues vertes ne sont pas en cause dans la mort d'un ostréiculteur en Bretagne
Une BD se penche sur la pollution aux algues vertes des plages bretonnes
Algues vertes: l'État condamné à verser plus de 500 000 euros à Saint-Brieuc
Malgré la mise en place d'un second plan de lutte contre la prolifération des algues vertes il y a deux ans, leur éradication est lente et fastidieuse. Selon des modélisations scientifiques, un taux de nitrate d'environ 10 mg/litre est nécessaire pour empêcher la prolifération des "marées vertes" dans certaines baies très sensibles. Or, la concentration de ces rejets agricoles dans l'eau reste trop importante avec en moyenne 20,5 mg de nitrates par litre en 201, selon le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva). 


Vidéo & source :>> Les algues vertes de retour en Bretagne (lexpress.fr)