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Auteur Sujet: Fil généraliste: exobiologie: vie ailleurs - naissance de la vie - tardigrade  (Lu 10931 fois)

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dificultnspa

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Vu dans le Science et Vie No 1086 de Mars 2008, page 19 :

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EXOBIOLOGIE

La vie pourrait aparaître sur une lointaine galaxie.

Jamais la preuve de l'existence d'une vie extraterrestre n'a semblé si proche... et si éloignée ! Dans la galaxie Arp 220 située à 250 millions d'années-lumière de la terre, les chercheurs du radiotelescope d'Arecibo (Porto Rico) viennent de découvrir des signes de présence de molécules clés pour la formation du vivant ! Mise sur écoute par hasard, l'émission radio de cette galaxie a été scrutée à différentes longueurs d'ondes : le cyanure d'hydrogène et la méthanimine, qui possèdent des signatures spécifiques et uniques, ont ainsi été identifiés. Or, il suffit d'ajouter de l'eau à ce coctail et on obtient de la glycine, le plus simple des acides animés, l'une des quatre briques élémentaires des protéines ! La galaxie Arp 220 serait-elle en train de donner naissance à la vie ?

De la vie extraterrestre ? si loin ? Et pourquoi pas ensuite plus près, voire carrément à coté de chez nous?
Serait-ce le début, ou plutôt la continuité d'une divulgation ? car c'est vrai que depuis quelques temps on a aussi découvert des exoplanètes telluriques...
C'est la suite logique, non ?
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Sergio

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #1 le: 01 mars 2008 à 03:16:33 »

Salut difficultnspa,

En fait, on peut considérer qu'il n'y a rien de bien nouveau là-dedans, dans la mesure où, depuis de nombreuses années déjà, un grand nombre de scientifiques considéraient que la vie n'était jamais que l'aboutissement final et logique d'une suite de processus qui découlent les uns des autres, chacun mettant en place un terrain favorable au suivant. Un peu comme les séries botaniques qui se succèdent sans relâche jusqu'à un état d'équilibre. On voit ça par exemple dans la colonisation végétale de nouveaux terrains vierges comme les coulées de lave et les îles volcaniques nouvellement émergées.

Du nuages interstellaire de poussières (elles-mêmes issues de l'explosion catclysmique d'étoiles géantes dans le creuset desquelles se sont formés par fusion nucléaires les noyaux atomiques les plus lourds) émerge la nébuleuse protostellaire qui se condense sur elle même pour donner une ou des étoiles et leurs cortèges de planètes gazeuses et telluriques (une des plus célèbres pouponnières d'étoiles étant celle d'Orion). Sur certaines planètes, l'évolution chimique s'oriente vers la chimie organique, la chimie du carbone, la chimie de la vie...
Nul besoin de faire appel à une panspermie, cela se produit probablement tout seul si l'environnement chimique est favorable.

Après des centaines de millions d'années, le mélange d'eau et de molécules organiques de plus en plus complexes peut accoucher des premières structures autocatalytiques et reproductrices : des précellules !  :D  Puis des cellules réellement organisées apparaissent et c'est parti.

Si l'on finit par trouver quelque chose sur Mars dans les sédiments, ou même dans l'eau liquide supposée subsister en profondeur, ce pourrait être de cet ordre : des molécules organiques prébiotiques, plus avancé des précellules ou le bingo : des bactéries  :D :D :D         

Il y a quelqu'un qui a bien expliqué cet enchaînement naturel des processus conduisant du nuage de poussières galactiques à la vie dans son premier livre qui l'avait révélé au grand public : c'est Hubert Reeves avec Patience dans l'Azur.

Depuis la sortie de cet ouvrage, il y a pas mal d'années déjà, on n'a cessé de découvrir dans l'espace des molécules organiques toujours plus complexes et plus variées, l'excitante découverte des chercheurs d'Arecibo que tu mentionnes en constituant le dernier épisode.
Je reviens sur les exoplanètes : il y a 15 ans seulement les astronomes et astrophysiciens s'étripaient sur la probabilité de leur abondance. Mais nombre d'entre eux pensaient déjà qu'elles étaient fréquentes puisque découlant de façon naturelle de la condensation du nuage préstellaire en étoile. On sait ce qu'il en est aujourd'hui : on en découvre sans cesse et des chercheurs viennent récemment d'affirmer que les planètes telluriques sont probablement abondantes.

Donc, finalement, pour beaucoup d'astrophysiciens et de biologistes la très forte probabilté, d'une part, de l'omniprésence des planètes telluriques, et d'autre part, de la fécondité progigieuse de la vie partout dans l'Univers, était déjà devenue une évidence depuis une dizaine d'année.
Une évidence d'ordre statistique d'ailleurs (les scientifiques adorent les stats) : la probabilité pour que la vie soit unique (la Terre) ou très rare paraissant infiniment plus faible que l'inverse !!!

En tant que biologiste de formation et d'expérience (plus sur le végétal d'ailleurs), ma conviction sur l'évidence de la vie ailleurs est faite depuis longtemps. ;) ;)
Toutefois, là où je ne suis pas la plupart d'entre vous sur RIM, c'est sur l'interventionnisme ET dans l'évolution biologique terrestre. Je pourrais m'en expliquer ultérieurement.
« Modifié: 30 mars 2008 à 17:38:32 par rim952 »
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dificultnspa

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #2 le: 01 mars 2008 à 20:50:38 »

Je vais sûrement écrire quelque chose que beaucoup de personnes sur ce site trouveront évidentes mais petit rappel quand même :
- L'univers aurait entre 14 à 15 milliard d'années.
- La Terre a 4.5 milliards d'années.
- La présence des "descendants" du singe ne remonte qu'à quelques millions d'années.
- L'homo sapiens sapiens n'a que quelques centaines de milliers d'années.
- La civilisation telle qu'elle est admise à moins de 10000 ans.
- La civilisation moderne n'a vraiment commencé qu'avec la révolution industrielle du XVIIIème/XIXème siècle donc moins de 300 ans.
- Le premier vol d'un plus lourd que l'air n'a qu'un siècle.
- La première explosion d'une bombe atomique à un peu plus de 50 ans. (Bombe atomique moderne dixit ...)
- Le premier homme dans l'espace à moins de 50 ans
- Le premier pas de l'homme sur un astre autre que la terre à un peu plus de 40 ans
...
Les découvertes technologiques se sont accélérées depuis un siècle.

Des traces voires des "preuves" de la présence extraterrestre sur Terre sont innombrables si on veut bien les chercher. En plus pas besoin de chercher bien loin, il suffit d'aller voir sur le site d'Anakin_nEo qui fait un travail énorme de compilation. Même pas besoin d'acheter des livres, internet suffit aujourd'hui, du moins pour des recherches simples. Si on veut faire des recherches appronfondies, il faudrait sûrement se rendre dans des bibliothèques et fouiller dans des livres anciens, faire des recherches sur des sites archéologiques et pourquoi pas se rendre dans les archives du Vatican, l'endroit le plus impossible d'accès à ce jour à mon avis mais sûrement le plus intéressant étant donné que depuis la création du christianisme, tout à été fait par les chrétiens pour escamotés à la vue du peuple les connaissances ancestrales et diabolisés tout ce qui était "autre".

Pourquoi ne serait-il pas possible que des intelligences soient apparues n'importe ou dans l'univers depuis qu'il existe.
Bien sur les premiers milliards d'années sont peut être à exclure, mais entre 5 milliards et maintenant, cela laisse du temps pour créer des êtres intelligents étant donnés que l'on commence à savoir que les planêtes telluriques sont plus fréquentes que ce que l'on pensait et que l'on découvre des molécules organiques indispensables à l'apparition de la vie dans de lointaines galaxies.

Si la Terre a 4,5 milliards d'années, elle a été créer à une époque ou l'univers avait déjà 10 milliards d'années. Rien ne peut nous empêcher de penser que des planètes pourrait avoir été créer lorsque l'univers n'avait que 5 milliards d'années, ou plus ou moins personne ne peut le savoir.
Il aurait pu y avoir des civilisations ayant notre développement technologique actuel il y a déjà 4 ou 5 milliards d'années. Si ces civilisations ne se sont pas détruites comme nous avons failli le faire, leurs progrès auraient pu se poursuivre graduellement et ces peuples auraient pu développés des technologies inconnues de nous à ce jour, colonisés d'autres systèmes stellaires, rencontrés d'autres peuples. Si ces civilisations ont perdurés jusqu'à nos jours, quels pourraient être leurs niveaux actuel ? En tout cas, si elles nous rencontraient aujourd'hui, nous devrions leur paraître comme un peuple bien barbare à leurs yeux.

Si parmis ces civilisations, il y en a une qui se trouvait suffisament développé pour maitriser tout ce qui a un rapport avec la vie et notamment la connaissance parfaite de ce qui compose l'ADN et les moyens de le manipuler ou de le transformer, ne pourrait il pas y avoir un intérêt à cette civilisation de trouver une planête "vierge" ou presque et de tenter de développer la vie telle qu'elle souhaiterait la voir. Bien sur il pourrait y avoir des erreurs ou des essais qui aboutissent à une impasse et il serait nécessaire parfois de faire une RAZ des expériences en cours.

Bien sur tout cela n'est que délire (ou pas) car c'est bien loin du darwinisme et même si j'aurais tendance à penser que le créationisme peut très bien s'accomoder d'une certaine dose d'évolution, la présence d'êtres venus d'ailleurs présent depuis des milliers d'années, ou plus qui sait, signalant leurs présences ponctuellement mais ne souhaitant pas manifestement se présenter à nous directement, il y en a peut être une qui se considère comme dans son laboratoire génétique et nous surveille derrière sa glace sans teint.
Si cette civilsation est présente sur Terre depuis des dizaines, des centaines de milliers voire des millions d'années, ce qui n'est pas grand chose en temps sidéral et qu'elle a atteint un niveau tel qu'il lui est facile de "créer" des entités biologiques, on ne peut pas exclure que nous pourrions être autre chose que le fruit exclusif d'une évolution darwinienne, d'autant plus qu'il existe des chainons manquant dans l'arbre généalogique de l'humanité qui ne peuvent être expliqué actuellement.

Une RAZ en 2012 ? Notre civilisation n'aura pas durer longtemps si cela se produit. Moins longtemps à priori que d'autres civilisations perdues, mais comme elles font partie du folklore ou des mythes, elles ne sont pas réelles n'est ce pas ?
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Akeenoya

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #3 le: 01 mars 2008 à 21:38:36 »

Ton post est intéressant dificultnspa. En effet nous ne pourrions être qu'un vaste champ d'expérimentation, notre Terre s'apparentant alors à une éprouvette en ébullition dans le labo d'un savant "fou".  Perspective mi-amusante mi-angoissante... :)

Je me permets juste de poster ici un lien qui aborde le thème du "chainon manquant", thème très confus dans l'esprit du grand public (et dans le mien) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cha%C3%AEnon_manquant_%28%C3%A9volution%29
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Arcanes

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #4 le: 30 mars 2008 à 17:08:22 »

Encelade, une lune de Saturne pourrait abriter de l'eau et peut-être la vie.

WASHINGTON (AFP) - La sonde américaine Cassini a détecté des températures et des molécules organiques complexes attestant de la présence d'eau et de conditions de vie possibles sur Encelade, une des lunes de Saturne, selon la Nasa.

Le 12 mars, Cassini a décelé une forte densité de vapeur d'eau et des molécules organiques complexes, en survolant le pôle sud d'Encelade à quelque 50 km d'altitude, ont indiqué mercredi des responsables de l'Agence spatiale américaine.

La sonde est passée directement dans un gigantesque geyser de glace jaillissant de failles courant sur la surface gelée du pôle sud de cette lune de 505 km de diamètre. Elle a détecté des températures de -93 degrés Celsius, suffisamment élevées pour laisser penser que les températures sous la surface d'Encelade seraient compatibles avec la présence d'eau à l'état liquide, un des critères pour que la vie soit possible, a déclaré John Spencer, l'un des scientifiques de la mission.

"Cela signifie qu'il y a un niveau d'énergie important déployé à la surface dans cette région", a-t-il ajouté. "Il est tout à fait possible qu'il y ait de l'eau à l'état liquide pas loin sous la surface de ces failles", a-t-il dit.

"Nous voyons sur Encelade les trois ingrédients de base à l'origine de la vie", l'énergie, les composants organiques et l'eau, a poursuivi Larry Esposito de l'université du Colorado, qui travaille sur l'imagerie de Cassini.

Il s'agit du 1er des 4 vols de Cassini prévus cette année pour explorer ce geyser qui serait formé à 90% de cristaux de glace d'eau.

Une étude publiée le 7 février par la revue scientifique britannique Nature tendait à confirmer qu'Encelade pourrait receler de l'eau sous forme liquide dans son sous-sol dans la région du pôle Sud.

L'analyse des vitesses d'expulsion des différents éléments des geysers détectés par la sonde américaine Cassini à proximité de la zone surnommée "rayures de tigre", laisse entendre qu'une partie proviendrait d'eau, expliquait alors le principal auteur, Jurgen Schmidt, de l'Université de Postdam (Allemagne).

Une première étude avait conclu que ces geysers pouvaient s'expliquer par l'effet des marées auxquels est soumis ce petit corps glacé, de par sa proximité avec Saturne. Il faut qu'un océan subsiste sous la couche de glace qui recouvre Encelade, du moins dans la région du pôle Sud, pour faire bouger la croûte de glace, concluaient les chercheurs. Les résultats de la nouvelle étude "impliquent que de l'eau sous forme liquide existe" bien, selon les auteurs de l'article publié en février.



spectre de masse qui montre les constituants chimiques prélevés dans la plume d'Enceladus.



Le panneau inférieur est un spectre de masse qui montre les constituants chimiques prélevés dans la plume d'Enceladus par Ion et spectromètre de masse neutre de Cassini's pendant le son voler-à travers de la plume le 12 mars 2008. Montrées [size=10pt][size=10pt]sont les quantités, dans la masse atomique par charge élémentaire (Daltons [DA]), de vapeur d'eau, de méthane, d'oxyde de carbone, d'anhydride carbonique, de produits organiques simples et de produits organiques complexes identifiés dans la plume.
[/size][/size]

Crédit : NASA/JPL/SwRI
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Sergio

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #5 le: 30 mars 2008 à 19:18:37 »

Merci difficult pour cette info sur Encelade que j'avais lue avec beaucoup d'intérêt sur les sites de news. ;)
J'en reviens à mon idée fondamentale : lorsque les conditions physico-chimiques sont réunies, il se forme à peu près automatiquement les premières molécules organiques complexes qui seront les précurseurs des acides aminés, des acides gras et des glucides. Donc, la vie peut apparaître ensuite sans que l'intervention exogène ne soit nécessaire.

Il est vrai, toutefois, qu'il y a bien loin de la soupe de macromolécules organiques à l'individualisation de structures catalytiques et autoreproductrices précellulaires. Alors ont peut imaginer, pourquoi pas, que là où des conditions naturelles favorables se manifestent, à savoir une évolution chimique aboutissant aux premières macromolécules organiques, un coup de pouce soit donné ensuite par des êtres intelligents qui introduiraient des bactéries histoires d'économiser quelques centaines de millions d'années de processus évolutif. C'est vrai que cette hypothèse est séduisante, incontestablement. Mais colle-t-elle à ce que l'on connaît de l'histoire de la Vie sur Terre ? Je n'en suis pas sûr.

Au passage, on se trouve face à une situation de serpent qui avale sa queue : si des bactéries sont utilisées par des êtres intelligents pour ensemencer des planètes où les conditions sont favorables à une évolution biologique, alors comment se sont formées ces bactéries elles-mêmes ? Il a bien fallu un processus initial aboutissant à la vie de façon autonome il me semble ?
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Sergio

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #6 le: 30 mars 2008 à 19:27:36 »

Oups ! Mes excuses Arcanes, c'est toi et pas difficultnspa qui a envoyé le post sur Encelade !
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TARTAR

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Re : Vie Extraterrestre ?
« Réponse #7 le: 01 avril 2008 à 14:49:13 »

Ceux qui ne croient pas que Dieu a créé le ciel et la terre en 6 jours et nuits, pensent que
la vie on la devrait au hasard et à la necessité.

Dans la soupe combinatoire fabuleuse que procurent les quarks (?) ,puis les particules qui se marient en atomes qui se fixent en macromolécules, faites tourner la grande cuiller des milliards d'années.
Il parait que lentement (vachement)  émerge un ordre...puis apparait la vie qui siège au sommet de cet ordre.
La conscience apparait-elle alors petit à petit  comme un chapeau posé sur ce siège?
Et l'esprit c'est quoi?
Si çà existe?

Et si tout çà était éternel et ne servait strictement à rien?
Hein?
Signé: Service pataphysique.
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Tout envisager, ne rien croire.

Paulo

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Bactérie ET isolée par des chercheurs portugais
« Réponse #8 le: 22 juillet 2008 à 12:47:13 »

Des chercheurs Portugais isolent la bactérie "ET"
Sérgio DUARTE

Des scientifiques portugais impliqués dans la découvert d'une nouvelle classe de bactéries. Les scientifiques de l'Université de Coimbra vont continuer à étudier "le microbe le plus étrange de ces 20 dernières années."

Ils l'appellent ET à cause des ses caractéristiques étranges, mais cette nouvelle classe de bactéries a été découverte aux environ 1450 mètres de profondeur, dans la mer Rouge. Le micro-organisme a été étudié par un groupe de scientifiques qui comprenait une équipe de la Faculté des sciences et de technologie de l'Université de Coimbra (FCTUC), coordonné par Milton et André Costa Antunes.

Cette découverte est le résultat d'une enquête ouverte en 2004 avec une expédition dans la mer Rouge organisée par les chercheurs allemands. Plusieurs micro-organismes ont ensuite été isolés en Allemagne, avec la collaboration d'un groupe de scientifiques de l'Université de Ratisbonne. La qualification a été achevée à Coimbra. "La plupart des études biochimiques, physiologiques et le mode de vie des bactéries ont été faites par nous», a déclaré que le Costa JN Milton, du Département de biochimie.

Le micro-organisme "Haloplasma contractile" a été isolée par André Antunes, du Center for Neuroscience and Cell Biology, à partir d'échantillons recueillis à partir de la base de masses d'eau des puits de sel de la mer Rouge, où il n'y a pas de lumière ou d'oxygène.

Le ET montre Des caractéristiques très particulières et le coordonnateur de l'équipe portugaise n'a pas de doutes que "en termes de microbiologie fondamentale est le plus étrange et intéressant microbe découvert au cours des deux dernières décennies."

Les différences en ce qui concerne d'autres bactéries sont à la fois l'environnement dans lequel il vit ainsi que sa morphologie."Au-dessus de tout elle est très distincte, car elle a des tentacules qui se contractent et s'étendent comme cela n'a jamais été vu dans un autre microbe», explique Milton Costa.

Étant donné les différences profondes est difficile de comprendre pleinement ce micro-organisme il sera nécessaire de procéder encore à d'autres études. Il s'agit, par exemple, de séquencer le génome du microbe et de caractériser son environnement.

L'équipe portugaise va continuer impliquée dans l'étude et Milton Costa dit qu'ils sont "particulièrement intéressés de savoir ce que l'organisme accumule en réponse au sel. Il y a également maintenant un chercheur en Allemagne, qui étudie la mobilité de l'ET.

Dans le royaume de bactéries on connais un peu plus de vingt classes. Ce microbe représente un de ces groupes, mais avec des caractéristiques très différentes que celles constatées à ce jour.Dans l'évolution, une classe est un groupe d'organismes tels que les mammifères, les oiseaux et les insectes.

http://jn.sapo.pt/PaginaInicial/Sociedade/Interior.aspx?content_id=970304
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Comme d'habitude, si vous même ou vos collaborateurs étaient capturés ou tués, le Département d'État niera vous avoir donné un conseil aussi con.
...Cette bande s'auto détruira dans les 5 secondes !

bazenor

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Re : Bactérie ET isolée par des chercheurs portugais
« Réponse #9 le: 13 août 2008 à 23:30:20 »

Dans le même domaine certains comme Chandra et Janaki Wickramasinghe pensent que la vie aurait pu etre souflée depuis Venus...

Citer
Dans un article paru dans la revue Astrophysics and Space Science, les deux scientifiques du Centre d'astrobiologie de l'Université de Cardiff prétendent que des microbes extrémophiles pourraient éventuellement survivre dans l'atmosphère de Vénus, à la façon des microorganismes qu'on retrouve dans les sources thermales sulfureuses sur Terre.


Citer
Les Wickramasinghe vont néanmoins beaucoup plus loin. Après avoir étudié les données de Venus Express - un satellite de l'Agence spatiale européenne - et celle de SOHO, la paire de scientifiques suggère que, s'ils existaient, ces hypothétiques microbes pourraient même être transportés vers la Terre


http://science.branchez-vous.com/2008/07/des_microbes_provenant_de_venu.html
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titilapin2

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Fil généraliste: exobiologie: vie ailleurs - naissance de la vie - tardigrade
« Réponse #10 le: 20 septembre 2008 à 00:22:29 »

Le tardigrade capable de survivre au vide spatial

 


Les tardigrades ont aussi montré une résistance exceptionnelle aux températures extrêmes variant de moins 272 degrés Celsius à plus 151 degrés ainsi qu'à des pressions équivalentes à 300 fois celle de l'atmosphère.
Photo econologie.com
 
Agence France-Presse

Washington

Des tardigrades, petits animaux invertébrés à huit pattes mesurant deux millimètres au plus, connus pour leur résistance exceptionnelle, ont survécu au vide et aux radiations de l'espace, selon une expérience dont les résultats sont publiés mardi aux Etats-Unis.

C'est la première fois qu'un animal a été soumis à un tel test, soulignent les scientifiques européens qui ont mené cette expérience, dont les travaux paraissent dans la revue Current Biology du 9 septembre.

Comme leur habitat naturel, les mousses et les lichens, subissent souvent des sécheresses prolongées, ces animaux sont capables, après s'être en grande partie desséchés eux-mêmes, de ressusciter même après plusieurs années.

Les tardigrades ont aussi montré une résistance exceptionnelle aux températures extrêmes variant de moins 272 degrés Celsius à plus 151 degrés ainsi qu'à des pressions équivalentes à 300 fois celle de l'atmosphère.

Des tardigrades ont été embarqués à bord du vaisseau spatial européen FOTON-M3 lancé en septembre 2007 par une fusée russe Soyouz-U et exposés au vide de l'espace à 270 km d'altitude. Il s'agissait d'une des 43 expériences prévues pour ce vol automatique en orbite terrestre basse.

Après le retour de la capsule sur Terre, il s'est avéré que la plupart des tardigrades, encore appelés «ours aquatiques», selon la traduction de l'anglais («water-bears»), avaient résisté non seulement au vide spatial mais aussi à des doses de rayons ultraviolets mille fois plus grandes qu'à la surface du sol et mortelles pour la plupart des organismes vivants.

Ils ont pu non seulement sortir de leur état d'hibernation au contact de l'eau sans présenter aucune altération biologique, mais même se reproduire normalement, indiquent les chercheurs.


Source: http://www.cyberpresse.ca/article/20080909/CPSCIENCES/80909129/5143/CPSCIENCES
« Modifié: 11 janvier 2009 à 01:25:29 par titilapin2 »
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titilapin2

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le tardigrade un animal surdoué de l'adaptation
« Réponse #11 le: 20 septembre 2008 à 11:42:21 »

Le tardigrade : un paradoxe de l'évolution

Découvert au XVII iéme siècle, ce petit animal continue encore aujourd'hui de surprendre par ses caractéristiques de résistance exceptionnelles.


Source: http://olivier.geoffroy.club.fr/webiologie/mon%20tardigrade2.html
modération : lien mort




Le tardigrade est un petit animal ubiquitaire ne dépassant pas les 2 mm, qui représente un embranchement à lui seul tant sa classification pose des problèmes aux biologistes, il serait actuellement raproché à l'embranchement des arthropodes.On en connait actuellement plusieurs espèces.
C'est une espèce dulçaquicole dont les diverses études ont montrés des résultats stupéfiants qui nous permettent de lui octroyé à ce jour le titre très disputé du superchampion de la résistance animale. En effet, dans des conditions très défavorables, il est capable de se vider de son eau, de se momifier en quelque sorte, et passant en cryptobiose. Dans un état d'anhydrobiose presque absolu, suspend quasi totalement son métabolisme au point que les instruments les plus puissants dont nous disposons actuellement, ne peuvent en déceler la moindre traces.
Le tardigrade en cryptobiose prend une forme de tonnelet très compact (presque opaque au microscope) ce qui lui permet de diminuer sa surface d'évaporation et ainsi de limiter les pertes en eau qui pourraient être fatales aux organites très sensible à la dessiccation. L'animal produit alors un sucre qui prend lieu et place de l'eau de son corps ce qui permet de limiter l'altération des membranes suffisamment pour qu'elle puissent être réparées lors de la réhydratation. Ce phénomène existe aussi chez un crapaud et un écureuil des neiges, qui produisent une sorte de glycérol qui remplace leur eau et qui joue le rôle d'antigel. On sait en effet que ce sont les cristaux de glace qui se forment lors de la congélation qui endommagent les membranes cellulaires, condamnant la cellule.
Le composé qui prend lieu et place de l'eau ne forme pas de cristaux et permet à la cellule de survivre à la congélation Seuls les rotifères, les nématodes (qui s'enkystent), quelques insectes et crustacés sont capable à l'instar du tardigrade d'entrer en cryptobiose. Le tardigrade peut maintenir cet état quiescent pendant des siècles voire des millénaires, avant que les conditions ne redeviennent favorable et qu'il ne recouvre miraculeusement la vie. Des spécimens de tardigrade ont été découverts dans une calotte glaciaire dont l'age a été estimée à plus de 2000 ans et sont revenus à la vie.Cette forme de résistance lui permet non seulement de suspendre le cours du temps mais aussi de survivre aux agressions des températures extrêmes et de nombreuses agressions chimiques.
Il peut en effet supporter des amplitudes thermiques énormes, des expositions à -272,9 °C pendant 20 heures, ou dans l'air liquéfié à -190 °C pendant 25 mois, ou au contraire à des températures supérieures à plus de 150° c ils survivent sans problème dans le vide absolu, ou, à l'inverse, à une pression hydrostatique de 600 mégapascals, soit 6 fois la pression exercée au fond de l'océan à -10 000 mètres de profondeur, alors que, normalement, dès 30 mégapascals, soit 300 fois la pression atmosphérique, les membranes cellulaires, les protéines et l'ADN subissent des dommages irréversibles). Ils resistent également à des rayonnements ionisants extrêmement durs (ultraviolets,....) mais aussi à des bombardements aux rayons X ainsi qu'à des substances chimiques toxiques et des poisons qui auraient immanquablement la plupart des organisme de sa taille. De plus, dans ce domaine le tardigrade est loin d'avoir livré tous ses secrets.
Comme nous l'avons vu, le tardigrade est un animal suréquipé pour résister à tout, il est même suradapté.
Certains animaux sont connus pour vivre dans des milieux extrêmes, comme les riftias ou les bactéries thermophiles par exemple, qui vivent au proche voisinage des sources hydrothermales, sous des températures et des pressions énormes.
Les vers de glace quant à eux, peuvent résister à des froids extrêmes et une portion très faible d'oxygène. Ces animaux sont parvenus à s'adapter à ces milieux extrêmes que par un procédé évolutif très long et très sensible. Cette adaptation est si fine et si élaborée, que les organismes qui en bénéficie sont très sensibles aux variations même faible de son milieu. Ils sont généralement adaptés très efficacement aux conditions de leur milieu mais pas du tout aux conditions à l'extrême opposé.
Le froid, le chaud, le manque ou l'absence d'o2, la présence de co2, le manque d'eau, de substances nutritives, la présence de substances toxiques, toutes ces conditions défavorable à la vie, ont engendrer des organismes qui sont parvenus à s'adapter spécifiquement à ces dernières. Cependant l'adaptation spécifique, bien que très efficace et forcement bien élaborée, ne peuvent permettre aux organismes qui l'on développée, de supporter des conditions de vie différentes de celles de leur biotope respectif, du fait même de la spécificité de leur adaptation. Cela rejoint le concept darwinien selon lequel les niches écologiques les plus développées et les mieux adaptées sont aussi les plus fragiles. L'adaptation spécifique est soumises aux éternels compromis de la vie, d'une certaine manière elle est très efficace et d'une autre elle est très restreinte pour les mêmes raisons. Le compromis semble être un grand dogme de la vie, qui fait que chaque avantage octroyé est associé un inconvénient.
Le tardigrade quant à lui semble se soustraire de ces inévitables compromis. Les conditions extrêmes que nous avons évoquées précédemment paraissent très défavorable à la vie, mais aucune ne semble incompatible avec la survie du tardigrade.
Le tardigrade est capable de résister à des conditions que l'on ne rencontre même pas sur terre, où finalement elles semblent clémentes à l'échelle de celles que l'on rencontre ailleurs dans l'univers. La nature ne faisant jamais rien au hasard, on peut alors se demander à quoi lui sert d'être si résistant, puisque sur terre il est véritablement suréquipé. Comment la sélection naturelle a t'elle pu agir sur les caractéristiques du tardigrade pour lui permettre de conserver des attributs qu'elle n'a pas pu tester?
La sélection naturelle par son action sélective tend à conserver toutes les variations qui apparaissent utiles à l'animal, mais pour que son action soit efficace, faut-il encore que ces variations puissent être testées par les conditions d'un milieu et qu'elles présentent un avantage quelconque. La tardigrade est résistant à des conditions que l'on ne peut pas rencontrer sur terre, donc soit la sélection naturelle, lui a fait conserver ces caractéristiques extrêmes sans pouvoir les sélectionner réellement, en supposant qu'une suradaptation ne puisse pas être défavorable à l'animal. Soit la sélection naturelle n'a conserver que certaines de ses caractéristiques qui lui sont indispensables, et ces super-résistances n'auraient été conservées que par hasard.

On peut également penser que le tardigrade aurait subit une sélection naturelle ailleurs que sur terre où des conditions extrêmes auxquelles il est résistant se rencontrent.

Cette réalité a incités certains biologistes à avancer l'hypothèse selon laquelle la provenance du tardigrade pourrait être extérieure au globe terrestre. L'hypothèse de l'origine extra-terrestre du tardigrade. Quoi qu'il en soit et quelle que soit son origine , le tardigrade reste tout de même un animal surdoué de l'adaptation, un organisme exceptionnel qui a encore beaucoup de secrets à nous livrer et dont nous ne possédons à l'heure actuelle que très peu d'informations en comparaison à l'intérêt qu'il peut susciter au sein de la communauté scientifique. Il montre à lui seul le pouvoir infini de la nature à concevoir des êtres vivants extraordinaires d'ingéniosité, de diversité, et d'adaptabilité à toutes les conditions que les lois de la physique et de la chimie ont imposés dans l'univers.

« Modifié: 19 mars 2010 à 23:01:45 par katchina »
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Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #12 le: 20 septembre 2008 à 11:44:56 »


Le tardigrade, un animal capable de survivre dans l’espace

Il y a des bestioles que l’on ne tue pas d’un coup de tatane. Tremblez camarades phobiques, voici la bestiole increvable, le tardigrade (ou water bear). C’est un petit animal multicellulaire d’un millimètre, proche des arthropodes qui vit à peu près partout sur la planète. L’équipe d’un chercheur suédois, Ingemar Jönsson, de l’université de Kristiangard en collaboration avec l’ESA, a lancé le programme Tardis (Tardigrades in space) destiné à tester la résistance des tardigrades .

Ils ont embarqué dans une fusée Soyouz quatre espèces de tardigrades. Une fois en l’air, ils ont été exposés aux dures conditions de vie dans l’espace… N’importe quel animal mourrait rapidement dans ces conditions. Avant même que le vide ne provoque une “extrême déshydratation” - selon les termes de l’article publié dans Current Biology- le rayonnement ultraviolet (UV), 1000 fois supérieur à celui sur la terre, aurait détruit ses chromosomes.

Au bout de dix jours, ces touristes spatiaux s’en sont plutôt bien sortis. La plupart d’entre eux ont survécu, ce qui confirme leur résistance hors-pair. Ce n’est finalement qu’une médaille de plus au revers de leur veste. On savait déjà les tardigrades capables de supporter une amplitude thermique gigantesque, du zéro absolu à 150°C, le vide ou encore les pressions d’un hypothétique océan de 60 000 mètres de profondeur (600 mégapascals). Plus étonnant encore, les tardigrades peuvent entrer en cryptobiose, un état dans lequel leur activité est limitée au strict minimum, pour “s’adapter à un stress physiologique”.



Ces prouesses ne leur sont pas d’une grande utilité sur cette terre -à part quand ils se font torturer par des scientifiques. Les conditions terrestres sont bien trop clémentes pour qu’ils puissent se servir de tous leurs dons. Certains avancent même l’hypothèse d’une origine extraterrestre du tardigrade. Il aurait fait des années-lumières en état de cryptobiose, planqué sur une comète…

Plus sérieusement, les chercheurs suédois estiment que les tardigrades de l’espace ne sont pas sortis indemnes de leur voyage. Les UV ont endommagé leur ADN, mais certaines bêtes auraient réussi à le “réparer” pour survivre. C’est à la compréhension de ce mécanisme que vont s’atteler Ingemar Jönsson et son équipe. Le but ? Que l’homme imite le tardigrade, notamment lors des radiothérapies qui détruisent les cellules cancéreuses mais endommagent aussi les cellules saines.

http://sciences.blog.lemonde.fr/2008/09/10/le-tardigrade-un-animal-capable-de-survivre-dans-lespace/


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Tardigrades are a paradox. There are less than 1,000 species globally yet they can survive anything-temperature extremes, starvation, irradiation, dehydration, vacuums, and the pressures of the deep sea. So the obvious question is whether tardigrades can survive space.? The program is called TARDIS (Tardigrades In Space) and you Dr. Who fans will catch the reference. In the words of the TARDIS program...

Why should we send dry aquatic invertebrates into space, an environment that certainly is not normal for these animals?...One would be: to see if these animals, as the first ever, are able to cope with the extremely dry conditions of deep vacuum and the harmful solar and galactic radiation up there. In the past, several biologists have suggested that tardigrades may be one of the few animals that have a chance to come back alive after a trip in real space. Finally we will be able to find out if this is true....At a more mechanistic biological level, exposure of organisms to space conditions will reveal how living cells react to the potentially very stressful impact of space parameters. And organisms that can handle the damaging space parameters will be important sources of knowledge for how to generate the space ecosystems that will be necessary for the more permanent human establishments in space that is envisaged today.

Source: http://scienceblogs.com/deepseanews/2007/09/tardigrade_space_program.php

« Modifié: 20 septembre 2008 à 13:24:27 par titilapin2 »
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Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #13 le: 20 septembre 2008 à 12:02:04 »



Tardigrades In Space (TARDIS)
Tardigrades In Space or "TARDIS" is the first research project to evaluate the ability of tardigrades to survive under open space conditions. TARDIS is one of the projects within the Biopan-6 research platform provided by European Space Agency (ESA), and will be sent into space with the russian FOTON-M3 mission.


 

The Foton M-3 capsule carries a 400 kg European experiment payload with experiments in a range of scientific disciplines - including fluid physics, biology, crystal growth, radiation exposure and exobiology.
The capsule spends 12 days orbiting the Earth, exposing the experiments to microgravity and, in the case of a handful of experiments also exposing them to the harsh environment of open space, before re-entering the atmosphere and landing in the border zone between Russia and Kazakhstan.

Credits: ESA

26 September 2007
The reentry capsule for the Foton-M3 spacecraft, which has been in low-Earth orbit for the last 12 days, successfully landed this morning in an uninhabited area 150 km south of the town of Kustanay in Kazakhstan, close to the Russian border, at 09:58 CEST, 13:58 local time.
 
The unmanned Foton spacecraft, which was launched on 14 September from Baikonur Cosmodrome, in Kazakhstan, carried a payload of 43 European experiments in a range of scientific disciplines – including fluid physics, biology, crystal growth, radiation exposure and exobiology.
The mission was intensively monitored throughout by 65 engineers and scientists located at ground stations at Esrange, in Kiruna, Sweden, and at the Russian flight control centre, TsUP, in Moscow, Russia. Thanks to a close cooperation with the Canadian Space Agency, ground stations in St. Hubert and Saskatoon were also used to receive data from the spacecraft. 
 
 
 The Foton capsule carried a payload of 43 experiments

“I am extremely pleased with the success of the Foton-M3 mission,” says Josef Winter, Head of ESA’s Payload and Microgravity Platform Division. “All operations during the mission were flawless. The hard work and dedication of all involved has contributed to make this mission a success. I would like to congratulate our Russian counterparts and thank them for their outstanding cooperation.”

Helicopters were immediately at the landing site to start recovery operations, including the retrieval of experiment hardware. The European experiments will now be returned to the labs at ESA’s research and technology centre, ESTEC, in Noordwijk, the Netherlands, tomorrow evening. After further inspection at ESTEC the experiments will be returned to the scientific institutions where the data will be analysed over the coming months.
 
 
 
Foton-M3 launched from Baikonur Cosmodrome on 14 September 

Only in-depth analysis will reveal the full extent of the scientific return of the mission, although data received during the flight already shows promising results - the Italian and US team responsible for the GRADFLEX (GRADient-Driven Fluctuation EXperiment) experiment received preliminary confirmation of a 10-year-old fluid science theory.

A further highlight of the mission was yesterday’s deployment of a small reentry capsule from the outside of the Foton spacecraft. The Second Young Engineers’ Satellite (YES2) experiment saw the release of the beachball-sized Fotino capsule from the end of a tether to demonstrate the smart possibility of returning small payloads to Earth.

"I am extremely satisfied that we could fly a very high number of experiments during the Foton-M3 mission and that they all worked out well. Some of them will even be further elaborated onboard the International Space Station," says Martin Zell, ESA's Head of Research Operations for the Directorate of Human Spaceflight, Microgravity and Exploration.


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What is the aim of TARDIS?
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Why should we send dry aquatic invertebrates into space, an environment that certainly is not normal for these animals? There are many answers to this question. One would be: to see if these animals, as the first ever, are able to cope with the extremely dry conditions of deep vacuum and the harmful solar and galactic radiation up there. In the past, several biologists have suggested that tardigrades may be one of the few animals that have a chance to come back alive after a trip in real space. Finally we will be able to find out if this is true.

At a more mechanistic biological level, exposure of organisms to space conditions will reveal how living cells react to the potentially very stressful impact of space parameters. And organisms that can handle the damaging space parameters will be important sources of knowledge for how to generate the space ecosystems that will be necessary for the more permanent human establishments in space that is envisaged today.

The TARDIS experiment consists of two sets of samples: one set exposed to both space vacuum and solar radiation, and another set exposed to space vacuum only. All tardigrade specimens included in the study are in a dry, anhydrobiotic state. Species included are: Richtersius coronifer, Milnesium tardigradum, Echiniscus testudo, Ramazzottius oberhaeuseri. These are all known to be very tolerant to desiccation.

Once on the ground again, these samples will be analysed for survival and reproductive potential, and for damage on DNA.

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Friday, November 2, 2007  Tardigrades at public focus!


Although I knew that many people find tardigrades very interesting I must admit that I did not expect such an interest in the TARDIS project! Information about the TARDIS project has been broadcasted all over the world. And almost every day I get e-mails from journalists and other people interested in knowing more about the project and about tardigrades in general. So it seems that the TARDIS project has really brought this animal group into a public focus. I hope this will also lead to an increased interest in tardigrades from professional biologists. Today, there are probably less than 100 tardigrade researchers in the world.

An important step towards a greater recognition of tardigrades as potential biological model organisms was recently taken by the National Human Genome Research Institute (NHGRI, USA), when they decided that the whole genome of a tardigrade (Hypsibius dujardini) should be sequenced within the next few years. Needless to say, this will open up a wide range of possibilities to go deeper into the genetics and physiology of tardigrades, including investigations that may eventually solve the mystery of the extreme tolerances of these animals.

So there is much to look forward to if you are interested in these animals!!

The analyses of the TARDIS samples are still in progress. Please have patience![/color

Upplagd av K. Ingemar Jönsson, Docent på Friday, November 02, 2007

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Thursday, October 4, 2007  Space tardigrades ready for analyses!


The hardware with TARDIS samples has now been returned to the Swedish laboratory. No damage could be observed so the hardware part of the experiment worked fine. The software part, i.e. the tardigrades, will now be examined, and this will take a few months. Survival of exposed and non-exposed animals will be monitored , and reproduction patterns recorded. And the analyses of damage to DNA will soon be initiated. When all these analyses are ready, we will know if these pioneer tardigrades were able to stand their trip through space.

Upplagd av K. Ingemar Jönsson, Docent på Thursday, October 04, 2007

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Monday, September 17, 2007  Tardigrades in orbit!



Last Friday, the FOTON-M3 satelite was successfully sent into orbit, and the Biopan-6 platform was opened, exposing tardigrades of the TARDIS experiment to open space. The satelite will now orbit the earth at a 90 min. interval until 26 September, when the FOTON capsule hopefully lands in an area near the Kazakhstan-Russian border. Read more about the FOTON-M3 mission at http://www.esa.int/esaCP/SEMQDB13J6F_index_0.html
While waiting for the tardigrades to complete their trip in space, you may want to find out some more about tardigrades. Here are some great sites on the web:
Tardigrade Newsletter
Martin Mach's Monthly Journal on Tardigrada
Goldstein Lab
Upplagd av K. Ingemar Jönsson, Docent på Monday, September 17, 2007

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Friday, September 7, 2007  Tardigrade samples delivered to ESA for integration into Biopan-6!



Yesterday, 6 September, the TARDIS hardware with samples were delivered to the European Space Research and Technology Centre (ESTEC) south of Amsterdam. Integration of all scientific hardware are now taking place.
One week from now, on 14 September, the first tardigrades in history will experience real space conditions.


Upplagd av K. Ingemar Jönsson, Docent på Friday, September 07, 2007

Source: http://tardigradesinspace.blogspot.com/
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Les tardigrades sont appelés également Ours d'eau (water bear)
« Réponse #14 le: 20 septembre 2008 à 12:10:00 »

 


TARDIGRADES


Librement traduit de "The Ecology of Greenland" pages 287-288, cf. page Bibliographie

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Cryptobiosis : Il s'agit d'une forme extrême de tolérance à la congélation dans laquelle l'animal est capable d'endurer une complète déshydratation qui lui permet de survivre des années à des températures extrêmement basses, dans certains cas proches du 0 absolu à -273°C.

Les tardigrades sont appelés également Ours d'eau (water bear) à cause de leur morphologie et leur manière de se mouvoir qui rappellent celles des ours. Ils forment un groupe proche des arthropodes. Avec une longueur de 0.05 à 1.25 mm ils sont parmi les plus petits animaux multicellulaires.


Malgré l'absence de système circulatoire et d'organe respiratoire, l'anatomie du tardigrade est extrêmement complexe. Leur corps est couvert d'une couche de chitine comme les insectes. Les mâles recherchent activement les femelles, la plupart des espèces ayant des comportements de séduction et des rites d'approche.

Les tardigrades vivent selon les espèces dans les mousses, les lichens ou dans la mer. Ils sont dispersés sur la planète entière, des grandes profondeurs marines aux pics himalayens. A l'inverse des autres groupes d'espèces, leur nombre ne décroit pas avec la température des régions polaires. En fait, plus de la moitié des 600 espèces recensées aujourd'hui vivent en arctique ou en antarctique. 115 espèces sont connues au Groenland et seulement 33 au Danemark.

Les tardigrades sont capables de rivaliser avec les autres animaux microscopiques jusque dans les environnements les plus sévères. Leur incroyable capacité à survivre est liée au fait que beaucoup d'entre eux sont capable de dessication durant n'importe quelle étape dans leur cycle de vie. Par exemple, des oeufs de tardigrades sont régulièrement trouvés dans les échantillons qui sont testés pour apporter des informations sur le contenu en pollen pour les personnes victimes d'allergies



Le tardigrade Adorybiotus coronifer en état de cryptobiosis. Longueur 0.2 mm.


Les études de laboratoires ont démontré que les tardigrades en état de dessication, la cryptobiosis*, sont capable de supporter des conditions aussi drastiques que des radiations radioactives, le vide et les solvants organiques jusqu'à 96% d'alccol ou d'éther. Dans cet état,  les tardigrades peuvent être chauffé jusque 100°C ou placé dans l'hélium liquide à la température de -272°C sans être endommagés. On présume que le métabolisme de l'animal est entièrement stoppé du fait qu'aucun processus biologique ne peut avoir lieu en l'absence d'eau.

Cet état peut durer plusieurs années. En condition d'humidité normale les tardigrades meurent habituellement environ après 7 ans, mais ils sont capables de survivre bien plus longtemps dans un milieu cryogène. Ceci est probablement vrai également pour le tardigrade de l'Inlandsis groenlandais qui ne semble pas subir de dégel chaque été.


Source: http://www.diagonale-groenland.asso.fr/groenland_tardigrade.htm
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