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Auteur Sujet: Extinction massive du Permien-Trias  (Lu 5457 fois)

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labbe

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Extinction massive du Permien-Trias
« le: 07 mai 2008 à 13:14:24 »

Etonnant ce truc je ne connaissais pas.
Il y a eu extinction de la vie sur terre avant celle des dinosaures.

http://leweb2zero.tv/video/webrunner_91481346edc1c1e
admn : domaine à vendre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Permien
http://fr.wikipedia.org/wiki/Extinction_du_Permien


« Modifié: 23 mars 2014 à 18:03:37 par katchina »
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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume

harlock

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Re : Extinction massive du Permien-Trias
« Réponse #1 le: 09 mars 2009 à 23:14:21 »

Citer
Extinction massive du Permien-Trias : elle a peut-être été multiple !
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences       

Il y a 250 millions d’années la biosphère a connu ce qui semble être sa plus importante crise, celle de la frontière Permien-Trias. Mais s’agissait-il d’une seule catastrophe ? Un groupe de géologues vient de remettre en cause sa chronologie. L’unique couche servant de repère, celle du bassin du Karoo en Afrique du Sud, serait en fait multiple...

La mythique extinction des dinosaures, marquée par la fameuse couche K-T riche en irridium n’est rien si on la compare à la crise biologique qui a frappé le monde vivant il y a environ 250 millions d’années et marquant la limite séparant le Permien du Trias. Selon les estimations des paléontologues, tirées des archives géologiques, c’est en effet près de 90% des espèces marines qui ont alors disparu et de très nombreuses espèces terrestres, dont pas loin de 70% des vertébrés.

A cette époque, les ancêtres des dinosaures et ceux des mammifères, les reptiles mammaliens comme ceux dont on peut trouver les fossiles dans la Vallée de la Lune, se côtoient. Il n’existe alors qu’un seul continent, la Pangée, et un unique océan, la Panthalassa. Dans celle-ci, on peut encore trouver des trilobites et des crinoïdes mais les graptolites ont déjà disparu depuis 50 millions d’années.



Des trilobites du Maroc. Crédit : Geoffrey Notkin

Les trilobites ne survivront pas à la grande extinction du Permien-Trias et parmi les reptiles mammaliens, rares seront ceux du Permien que l’on retrouvera au Trias. Parmi eux se trouvent les Lystrosaurus dont les fossiles sont très abondants dans le bassin du Karoo en Afrique du Sud. Ce bassin contient d’ailleurs une couche bien particulière, la « zone morte », qui marque nettement le passage du Permien au Trias, sépare une zone riche en fossiles d’un autre qui en est dépourvue.

Des traces bien trop étalées dans le temps

C’est du moins ce qu’on croyait jusqu’à la publication récente dans Geology par le géologue Robert Gastaldo et ses collègues d’un article qui jette un pavé dans la mare. En effet, cette couche sert en quelque sorte de couche repère un peu partout sur la planète pour décrypter les événements qu'a alors connu la Pangée et on peut l’étudier particulièrement bien au Karoo. Or, selon les chercheurs, les différents affleurements qu’ils ont minutieusement étudiés en Afrique du Sud depuis 2003 montrent que la zone morte serait en fait multiple et correspondrait donc à des événements différents dans le temps. Il n’y a pas d’isochronisme du point de vue de la stratigraphie, comme le dirait un géologue.


La géologue Sophie Newbury devant la couche dénomée "la zone morte" Crédit : Robert Gastaldo, Colby College

Cette conclusion apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que plusieurs extinctions sont survenues en quelques millions d’années tout au plus. En fait, il n’y a pas encore de véritable consensus et plusieurs théories s’affrontent pour expliquer cette crise biologique majeure.

Une des explications est celle d’un événement volcanique important. Il s’agit des gigantesques épanchements volcaniques des trapps de Sibérie. D'une épaisseur de 3.700 mètres, les couches de laves s’y sont déposées en moins d'un million d'années et sur une superficie estimée à trois millions de kilomètres carrés. Curieusement d’ailleurs, d’autres épanchements avaient eu lieu huit millions d’années plus tôt en Chine, dans la région d’Emeishan. On peut donc soutenir qu’il y a eu au moins deux extinctions importantes liées à ces trapps.



Le 30 décembre 1969 à Hawaï, l'éruption du Mauna ulu sur le Kilauea a été à l'origine d'une fantastique cascade de lave. Les trapps de Sibérie, lors de leur mise en place, devaient générer des cascades et des flots de lave à des échelles bien plus grandes. Crédit : D.A. Swanson

D'autres indices plaident en faveur de la chute d’un petit corps céleste. Des fullerènes piégeant des isotopes d’hélium et d’argon, avec une signature cosmogénique, ont été découverts dans les couches datant de la crise Permien-Trias, mais la situation n’est pas claire.

Une autre hypothèse est que le réchauffement causé par l’injection de CO2 dans l’atmosphère par les trapps de Sibérie, en augmentant de plusieurs degrés la température de la planète, a provoqué la libération massive du méthane contenu dans les clathrates. Le méthane est un gaz a effet de serre puissant et au final, la température moyenne de la planète se serait élevée de 8 à 10°C !

Il est probable que, comme pour la crise KT, plusieurs facteurs se soient en fait conjugués. Peut-être des études complémentaires au niveau des différentes couches du Karoo marquant des extinctions permettront-elles de démêler l’écheveau complexe des multiples causes de la plus grande extinction connue ayant frappé la biosphère. Elles confirmeront sans doute le scénario final proposé par cette vidéo.





Les paysages désolés mais impressionnants du bassin du Karoo en Afrique du Sud. Crédit : StatoilHydro

SOURCE
« Modifié: 23 mars 2014 à 18:06:22 par katchina »
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dificultnspa

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Re : Extinction massive du Permien-Trias
« Réponse #2 le: 29 mai 2009 à 08:54:15 »

Une nouvelle explication ?

source
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Un volcan ravageur il y a 260 Ms d'années

AFP
29/05/2009 | Mise à jour : 07:39 | Ajouter à ma sélection
Une gigantesque éruption volcanique dans le sud-ouest de la Chine a provoqué une extinction massive de la vie marine sur l'ensemble du globe il y a 260 millions d'années, selon des travaux de paléontologues britanniques publiés jeudi aux Etats-Unis.

L'éruption, jusque-là inconnue, dans la région d'Emeishan, la montagne Emei, dans ce qui est aujourd'hui la province chinoise du Sichuan, a produit environ un demi-million de kilomètres cubes de lave recouvrant une superficie équivalente à cinq fois la taille du Pays de Galles, soit un peu plus de 100.000 km2, annihilant une grande partie de la vie marine tout autour de la planète.

Fait rare, ces chercheurs de l'université de Leeds en Grande-Bretagne, ont pu déterminer le moment précis de l'éruption et établir la relation directe avec l'extinction massive qu'elle a provoquée, expliquent-ils dans leur étude qui paraît dans la revue américaine Science datée du 29 mai.

Ils ont pu établir ces faits car l'éruption s'est produite à proximité de la mer dans des eaux peu profondes faisant que la lave apparaît aujourd'hui comme une couche de roche distincte prise en sandwich entre des épaisseurs de roches sédimentaires contenant de nombreux fossiles marins que l'on peut aisément dater.

La couche sédimentaire se trouvant directement sur celle formée de roches volcaniques provenant du volcan montre clairement une extinction massive de différentes formes de vie marine, clairement liée à l'éruption responsable d'une catastrophe environnementale de grande ampleur, expliquent les auteurs de l'étude.
De plus, d'énormes coulées de lave se sont produites à proximité de la côte dans des eaux peu profondes, provoquant de gigantesques explosions au début de l'éruption et envoyant de grandes quantités de dioxyde de soufre dans la stratosphère. Il s'agit d'un gaz incolore à odeur âcre et soluble dans l'eau.

"L'écoulement du magma dans les eaux marines peu profondes revient à jeter de l'eau dans une poêle chaude, provoquant des explosions spectaculaires qui ont produit d'énormes nuages de vapeur", explique le professeur Paul Wignall, un paléontologue de l'Université de Leed, principal auteur de cette recherche.
La projection de dioxyde de soufre dans l'atmosphère a, en formant d'épaisses couches nuageuses tout autour de la Terre, provoqué un refroidissement de la planète et fini également par déclencher des torrents de pluies acides.
L'étude des fossiles marins montre que le désastre environnemental s'est produit au début de l'éruption, relèvent ces chercheurs.

"L'extinction soudaine de la vie marine que nous pouvons clairement voir dans les fossiles montre la relation entre cette énorme éruption volcanique et la catastrophe environnementale mondiale, une corrélation qui a été souvent un objet de controverse", précise le professeur Wignall.
Des études antérieures ont tenté d'établir un lien entre le dioxyde de carbone (CO2) produit par les éruptions volcaniques et des extinctions de masse.
Mais dans la mesure où les effets de l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère sont progressifs, comme on le constate aujourd'hui avec le réchauffement du climat, le lien de cause à effet entre les éruptions volcaniques et les extinctions massives de la vie sur la Terre est difficile à établir, expliquent les auteurs de l'étude.
« Modifié: 24 mai 2010 à 23:50:22 par katchina »
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Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

titilapin2

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Re : Extinction massive du Permien-Trias
« Réponse #3 le: 14 août 2009 à 22:30:50 »

Extinction du Permien: les lacs salés en cause ?

image invalide
Le Terre au Permien

Il y a 250 millions d’années, la Terre a connu la plus grave extinction qui causa la perte de près de 95% des espèces marines et 70% des espèces terrestres : la crise du Permien. Dans une étude publiée dans la revue Doklady Earth Sciences (21 mars), une équipe internationale de chercheurs affirme avoir trouvé l’une des causes de cette catastrophe : les lacs salés.

L’équipe menée par Ludwig Weissflog (Helmholtz Centre for environmental research-UFZ, Leipzig, Allemagne) a trouvé des micro-organismes capables de produire des gaz halogénés, c’est-à-dire contenant du fluor, du chlore, du brome ou de l’iode, dans les bassins salés actuels. Cette découverte fut à l’origine de l’élaboration d’une nouvelle théorie expliquant la crise du Permien : ces gaz volatils aux effets toxiques sur la flore environnante, auraient été à l’origine d’un changement majeur de la composition de l’atmosphère.

Les chercheurs ont estimé le taux de gaz halogénés volatils provenant du bassin du Zechstein, une mer intérieure (aujourd’hui disparue) de l’époque du Permien de près de 600.000 km² située au niveau de l’actuelle Europe du Nord. D’après leurs calculs basés sur des données des lacs salés actuels, près de 1,1 million de tonnes de chloroforme, 1,3 million de tonnes de trichloroéthène, 1,3 million de tonnes de tétrachloroéthène et 0,050 million de tonnes de méthylcholoroforme émanaient chaque année de cette immense mer. Une quantité largement suffisante pour causer des dommages irréversibles sur la flore de l’époque et changer la composition de l’atmosphère.

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer la crise du Permien : la régression du niveau des mers, une baisse de salinité, un dérèglement climatique ou bien un évènement volcanique sans précédent. Il semblerait plutôt qu’une conjonction de certains de ces évènements soit à l’origine de cette crise biologique.

Les trapps (des empilements de coulées de lave basaltique au niveau de points chauds) auraient dégagé une quantité importante de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de poussières, induisant une modification du climat menant à plusieurs phénomènes : pluies acides, variations de la température, raréfaction de l’oxygène au niveau marin et atmosphérique. Selon une étude de Paul Wignall (Université de Leeds) en 2001, ce dérèglement a été accentué par la fonte massive de glaces sous-marines libérant du méthane, gaz à effet de serre très puissant.

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) prévoit une accentuation de la désertification d’ici les prochaines années. L’apparition de lacs salés risque d’augmenter et les gaz halogénés formés au niveau de ces bassins pourraient avoir des effets plus importants que prévus sur le climat.

Source : Sciences & Avenir

« Modifié: 28 novembre 2019 à 23:25:02 par Modération »
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